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Le directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss), Dramane Diatéma, a fait un point de presse, ce lundi 6 novembre, pour porter un démenti contre les déclarations de l’ancien président du Conseil d’administration de ladite caisse, Laurent Mètognon, relatives au placement de fonds de la Cnss. Lesquelles faisant état de ce que l’actuelle équipe dirigeante de la caisse aurait placé 4 milliards de F Cfa auprès de la Bibe.
Indexé par le Conseil des ministres du 2 novembre dernier, dans une affaire de placements hasardeux et à risques des fonds de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss), l’ancien président du Conseil d’administration de ladite caisse, Laurent Mètongnon, a entrepris une campagne médiatique pour justifier les faits à lui reprochés. Ce dernier aurait insinué que la nouvelle équipe de la caisse, a également fait un placement de 4 milliards de F Cfa auprès de la Bibe. Insinuation réfutée par le directeur général de la Cnss, Dramane Diatéma, qui est monté au créneau hier.
Selon lui, il s’agit d’un placement « inopportun » de 17 milliards F Cfa auprès de ladite banque que l’équipe actuelle de la caisse a décidé de retirer, à son arrivée. Ses diligences lui ont permis de récupérer la somme de 1 milliard de F Cfa avant que la banque ne lui fasse observer les risques auxquels les deux parties sont exposées, si la Cnss tenait à faire un autre retrait. La caisse ayant pris la mesure des risques, a décidé de participer au nouvel actionnariat de la Bibe, explique son directeur général. « La Cnss, compte tenu de ses placements importants à préserver, avait un intérêt évident à ce que la banque soit sauvée », développe-t-il.Mais les choses se passeront autrement pour la Cnss.
« Espérant que l’acquisition de ses actions se ferait en déduction de son avoir dans les livres de la banque, la Cnss se verra opposer par la décision du tribunal, qu’il fallait libérer effectivement les souscriptions », poursuit-il. Sur ce point, le conférencier fait référence à l’extrait de jugement Add n°044/2017/-2ème Ch-Com du 26 septembre 2017 qui indique que le tribunal « nomme l’expert-comptable Serge Vincent Dossou-Gbété pour vérifier si les montants des actions requises par l’Etat béninois et la Cnss ont été effectivement libérés et sont réellement présents dans les caisses de la banque ».
C’est en application de cette décision de justice que la Caisse nationale de sécurité sociale a libéré sa souscription au capital de la banque à hauteur de 4,5 milliards de F Cfa, explique le directeur général. Les déclarations de l’ancien Pca de la Cnss, Laurent Mètongnon sont donc archifausses, martèle-t-il. La démarche de la caisse, argumente-t-il, « vise clairement à sauver les placements inopportuns qui ont été faits par le Conseil d’administration au moment des faits entre 2014 et 2015 ». Dramane Diatéma indique que lesdits placements comportaient des risques énormes de pertes pour la caisse et pour les travailleurs assujettis.
Il conclut que les fonds placés à la Bibe restent des avoirs incertains. « Je porte à la connaissance de l’opinion que pour la certification des états financiers de la caisse pour l’exercice 2016, les commissaires aux comptes ont exigé que les fonds placés à la Bibe soient provisionnés ». Il en déduit que les placements effectués entre 2014 et 2015 à la Bibe, dans les conditions qui étaient celles de ladite banque, étaient impertinents.

Le placement sur la période d’avril 2014 à octobre 2015 d’un montant de 17,5 milliards de francs Cfa à la Banque internationale du Bénin relevé par le Conseil des ministres du jeudi 2 novembre dernier, a fait monter au créneau, le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni. Au cours de la conférence de presse animée, ce lundi 6 novembre à Cotonou, il a donné des précisions de façon factuelle sur le dossier estimant que chacun doit apporter les preuves pour couper court à la polémique.
Le placement de fonds dans une banque en faillite est « un acte anormal de gestion », soutient le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni. Il n’y a pas, selon lui, un autre mot pour qualifier cet acte, a-t-il déclaré au cours d’une conférence de presse animée, ce lundi dans les locaux du ministère à Cotonou. Il a trouvé curieux qu’une personne physique ou une entreprise prenne la décision d’aller placer de l’argent dans une banque en faillite. Car, à partir du moment où en tant que personne physique, il n’est pas souhaitable de placer son argent dans une telle banque qui éprouve des difficultés financières, ce n’est pas les cotisations des travailleurs qu’il faut y placer. «Nous ne sommes pas dans un contexte où la Cnss n’avait pas le choix de ses investissements. Il n’y avait pas de contraintes à aller vers la Bibe », déclare le ministre de l’Economie et des Finances qui se demande s’il n’y avait pas une idée derrière cette opération. Pour lui, la gestion en bon père de famille exige qu’un tel acte ne se produise pas.
Qui a pris la décision de placer les fonds de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) à la Banque internationale du Bénin (Bibe) entre 2014 et 2015 ? Pourquoi ce dernier a-t-il pris cette décision et pour quel intérêt ? Ce sont les deux préoccupation soulevées par le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni hier pour dire qu’il faut recentrer le débat. Selon lui, la Bibe est une banque qui a des difficultés financières terribles depuis le début des années 2000. Pour preuve, dit-il, la Commission bancaire de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) a envoyé en 2011, la notification de retrait de l’agrément à cette banque. Entre 2014 et 2015, explique-t-il, il s’agissait d’une banque qui était en faillite et qui ne pouvait plus honorer ses engagements, une banque qui était dans une situation critique et en administration provisoire.
Au sein de la Cnss, explique Romuald Wadagni, l’organisation des opérations de placement exige que la direction générale propose et le Conseil d’administration et son président valident. A titre d’exemple, il brandit un document selon lequel le 11 septembre 2014, la direction générale de la caisse a proposé le placement d’un milliard de francs Cfa à 6,40 % par an auprès de la Bibe. Et selon le procès verbal d’une session du Conseil d’administration qu’il a exhibé, chaque membre aurait donné son avis. Celui du président proposait de porter le placement de un milliard à trois milliards de francs Cfa. Autrement dit, le Conseil d’administration et son président ont la responsabilité dans la question des placements, a-t-il insisté.
Le ministre de l’Economie et des Finances a fait également référence à un rapport de la Commission bancaire de l’Uemoa qui date de juillet 2016 concernant une banque en faillite pour dire qu’il est fait état de ce qu’au sein de la Bibe, il a été mis en place un système de commission d’apporteur d’affaires et de prime de renouvellement qui sont des primes indexées sur des placements effectués et qui sont versés aux décisionnaires des placements. Ces primes, dit-il, sont payées en espèces. Alors, il faut faire le lien, indique-t-il?

En prélude à leur explication en mars prochain face aux Eperviers du Togo, dans le cadre de la deuxième journée des éliminatoires de la Can Cameroun 2019, les Ecureuils du Bénin affrontent les Diables Rouges du Congo demain, mercredi 8 novembre au stade de Kintélé à Brazzaville. C’est à la faveur des matches des journées internationales Fifa. La délégation béninoise séjourne depuis ce lundi 6 novembre dans la capitale congolaise.
A l’occasion des matches des journées Fifa de novembre, les Ecureuils du Bénin seront les hôtes à jouer des Diables Rouges du Congo, ce mercredi 8 novembre. C’est à 15 h 30 que la délégation béninoise au nombre de laquelle, il y avait sept joueurs évoluant dans le championnat national de Ligue 1 de football, a quitté l’aéroport international de Cotonou, à bord d’un vol en partance pour Brazzaville. Comme joueurs locaux, il s’agit de Nabil Yarou et Marcellin Koukpo des Buffles FC du Borgou, de Rodrigue Fassinou et Mama Séibou de l’Aspac, de Ibrahim Ogoulola des Requins Fc de l’Atlantique, de Steve Glodjinon de la Jac et de l’enfant prodige du football béninois, Charbel Gomez de Esae Fc. Ils séjournent depuis ce lundi 6 novembre, dans la capitale congolaise où, le capitaine Stéphane Sessègnon et les autres joueurs professionnels convoqués les ont rejoints.
C’est dans l’optique de se préparer pour les différentes échéances qui les attendent, que les deux sélections ont décidé de profiter de ces journées Fifa, en s’affrontant à travers ce match international et amical. La préoccupation des Diables Rouges entraînés par Sébastien Migné reste comment finir avec les éliminatoires de la Coupe du monde, Russie 2018 zone Afrique, sur une bonne note. Ils ont, à l’occasion, battu le rappel de la troupe. Excepté Fabrice Ondama, tous les cadres de la sélection à l’instar de Thievy Bifouma, Prince Oniangué ou Delvin Ndinga ont été convoqués. Désormais hors course, les Diables Rouges affrontent les Cranes de l’Ouganda, à l’occasion de la sixième et dernière journée de la compétition, dimanche 12 novembre prochain à Brazzaville. Quant aux Béninois, ils iront défier Emmanuel Adébayor et ses coéquipiers des Eperviers du Togo en mars prochain à Lomé, dans le cadre des éliminatoires de la Can Cameroun 2019.
Après le Congo, le Bénin livrera un autre match dans le cadre de ces journées Fifa. Ce sera face aux Taïfa Stars de la Tanzanie le dimanche 8 novembre prochain au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou à Cotonou?

Le Bureau de restructuration et de mise à niveau (Brmn) a organisé, les 31 octobre et 2 novembre derniers à Cotonou, des séances d’échanges avec les consultants nationaux ou bureaux d’études d’une part et avec les chefs d’entreprises industrielles d’autre part. Les opportunités du Programme de restructuration et de mise à niveau (Prmn) ont été soulignées à la faveur de ces rencontres.
Plus d’une cinquantaine d’industriels ayant adhéré au Programme de restructuration et de mise à niveau (Prmn) et plus encore pour ce qui est des consultants nationaux ou Bureaux d’études, ont pris part, les 31 octobre et 2 novembre derniers, à des échanges avec des responsables du Bureau de restructuration et de mise à niveau (Brmn).
« Votre présence ici se justifie par le fait que nous ne faisons rien par nous-mêmes mais mobilisons plutôt le savoir-faire national et international », a souligné le directeur général du Brmn, Airy Lucius Tonato, face aux consultants nationaux.
A la rencontre avec les industriels, il a laissé entendre que c’est le lieu pour eux d’exprimer leurs difficultés dans la mise en œuvre de la phase 1 du Prmn, afin que lors de la rédaction de la phase 2, afin que le Brmn puisse tenir compte de ces difficultés et autres rigidités notées.
Pour ce faire, Airy Tonato a exhorté les interlocuteurs du Brmn à un langage de vérité. Les consultants nationaux ont abordé des sujets ayant rapport avec la présentation de nouveaux outils, les conditions de mise en œuvre du partenariat entre eux et le Brmn et le rapport de l’étude sur l’évaluation du Programme de 2008 à 2014. Outre ces deux derniers points, les industriels, eux, se sont intéressés en particulier à la présentation de nouveaux produits, notamment la restructuration, l’accompagnement à l’éligibilité et le diagnostic groupé.
Les Bureaux d’études ou consultants nationaux sont des partenaires du Brmn en ce sens qu’ils aident ce dernier à atteindre les objectifs du programme de restructuration et de mise à niveau, à travers « la mise en œuvre des diagnostics et la proposition de plans d’affaires aux entreprises, a souligné le directeur général du Brmn. Ils bénéficient de programmes ponctuels et réguliers de formation et de sensibilisation en matière de restructuration et de mise à niveau.
Quant aux entreprises industrielles, elles sont aussi des partenaires mais surtout les grands bénéficiaires du Prmn, en matière d’investissements matériels et immatériels à travers des primes que l’Etat leur donne par le truchement du Brmn.
Pour adhérer au Prmn, les structures intéressées devront remplir une fiche d’adhésion, présenter une note descriptive de l’activité principale ainsi que des copies du registre de commerce, des statuts de l’entreprise et de l’Identité fiscale unique (Ifu). Aussi, doivent-elles donner la preuve de la déclaration à la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) d’au moins un salarié pour les très petites entreprises et d’au moins cinq pour les petites et moyennes entreprises ou industries (Pme/Pmi) et les grandes entreprises. La copie des états financiers des deux dernières années à la date de soumission sera déposée aux impôts par l’entreprise qui doit également présenter une attestation de non faillite et une déclaration sur l’honneur à participer et à faciliter le processus de mise à niveau.
Par Cell. Com. BRMN
Economie 07 nov. 2017

Par une correspondance en date de ce lundi 6 novembre adressée au président de l’Assemblée nationale, l’honorable Dossou Guy Mitokpè a annoncé son adhésion au groupe parlementaire ‘’La voix du peuple’’, groupe appartenant à l’opposition parlementaire.
Il justifie cet acte par sa volonté de se porter « au secours de la démocratie contre les manigances politiciennes qui tendent à fragiliser l’opposition parlementaire en ces moments ».
« La fragilisation de l’opposition parlementaire peut être préjudiciable à toute notre démocratie. Sa disparition fera disparaître la majorité elle-même », insiste-t-il dans sa correspondance publiée sur sa page facebook.
Politique 06 nov. 2017

Adieu la grève qui secoue depuis plusieurs semaines le secteur de la santé, était-on tenté de dire quand le comité interministériel a annoncé, vendredi 3 novembre dernier, un aboutissement heureux des négociations avec les partenaires sociaux. Mais le collectif des syndicats en grève, de son côté, ne décolère pas et annonce plutôt la poursuite du mouvement de débrayage.
Au total, cinq rencontres successives ont été tenues avec le collectif des syndicats du secteur de la santé pour désamorcer le mouvement de débrayage qui frappe les hôpitaux publics depuis le 30 août dernier. Après les négociations du 28 septembre puis des 6, 12 et 19 octobre derniers, l’offre faite aux syndicalistes de la santé par le comité interministériel présidé par le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané et composé de ses collègues en charge de la Santé, de la Fonction publique et des Finances n’a pas été concluante avant la rencontre du vendredi 3 novembre dernier sanctionnée par une brève déclaration de presse des membres du Gouvernement.
En attendant la reprise des négociations, le 16 novembre prochain, le Gouvernement « donne son accord de principe pour régler, dans les meilleurs délais, les préoccupations relatives à la carrière des agents » et un document faisant le point de l’évolution du traitement des dossiers a été remis aux partenaires sociaux, a déclaré le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané au terme des négociations.
Pour ce qui est des exigences financières des travailleurs de la santé, le Gouvernement, malgré l’état de la situation financière « particulièrement difficile » de l’Etat, s’est tout de même engagé pour le paiement d’une partie de la prime de risque et de la prime de motivation. « Plus précisément, le Gouvernement prend l’engagement de payer immédiatement le tiers de ces deux primes, soit 2 469 158 000 francs Cfa », a indiqué le ministre d’Etat. Les deux autres tiers seront payés sur deux semestres. Ainsi, en un an, le Gouvernement aura soldé les arriérés sur les deux primes.
En définitive, le Gouvernement a marqué sa volonté de satisfaire aux revendications du collectif des syndicats du secteur de la santé et de faire cesser la grève dans ce secteur d’activité très sensible, apprécie Abdoulaye Bio Tchané qui va en profiter pour lancer « un appel solennel aux partenaires sociaux du secteur de la santé en particulier et à tous les travailleurs du ministère de la Santé, à reprendre le travail dans l’intérêt de nos populations »
Pour rappel, quatre revendications essentielles étaient à la base du mouvement de débrayage dans le secteur de la santé. Il s’agit entre autres, de la mise à la disposition des syndicats du rapport de la commission de réformes du secteur de la santé, du rapportage pur et simple de la décision de création d’un comité technique de mise en œuvre desdites réformes, de la mise sur pied d’un comité regroupant les représentants des acteurs sociaux et les différents corps en vue d’étudier à fond le rapport de la commission des réformes et faire les propositions subséquentes?
« La grève continue bel et bien », disent les syndicalistes
Les responsables syndicaux du secteur de la santé semblent toujours se montrer sourds à l’appel à la reprise du travail lancé par le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané à la suite des négociations avec eux. Durant le week-end, plusieurs parmi eux se sont fait entendre et disent n’avoir conclu aucun accord avec le Gouvernement.
« La grève continue bel et bien cette semaine », a confié sans ambages à notre rédaction, Maxime Armand Daga, secrétaire général du Syndicat national des techniciens infirmiers et sages-femmes anesthésistes réanimateurs du Bénin. « Le Gouvernement n'a pris aucun engagement avec le collectif des syndicats du secteur de la santé. Il a pris unilatéralement cette décision en ce qui concerne le dégel de la crise qui secoue le secteur de la santé », laisse entendre le syndicaliste. Selon lui, les déclarations du ministre ne traduisent pas la réalité de la séance tenue avec l’Intersyndicale de la santé. Séance au cours de laquelle « aucun consensus n'a été trouvé », souligne-t-il.
Le compte rendu de ladite séance rédigé par les travailleurs et parvenu à notre rédaction rapporte que la clé de paiement des primes suggéré par le Gouvernement n’a pas reçu l’assentiment de l’Intersyndicale qui s’est montrée intransigeante sur le paiement de la moitié de la prime de motivation de 2007 et le reste suivant leur modalité en deux semestres. « Notre mouvement de grève n'est pas basé uniquement sur de l'argent », nuance ledit compte-rendu. « Si le Gouvernement a fait l'effort de mobiliser 2,4 milliards F Cfa, il peut bien trouver les 600 millions F Cfa restants pour payer la moitié de la prime de motivation, pensent les syndicalistes. D’ailleurs pour eux, le ton n’est pas encore à la radicalisation car, malgré la grève, les populations bénéficient des soins dans les centres de santé.
Quelle va être alors la suite avec ces déclarations contradictoires? L’Intersyndicale de la santé soutient pour sa part qu’il rendra compte des propositions du Gouvernement à sa base qui avisera.
J. F. M.

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia, a bouclé pour le compte de l’année 2017, sa tournée annuelle de prise de contact avec les préfets, par les départements de l’Atlantique et du Littoral, vendredi 3 novembre dernier. Cette tournée, démarrée en juillet dernier, lui a permis d’échanger avec les acteurs à la base sur les orientations stratégiques du Gouvernement et les initiatives en matière de gestion des problèmes liés à la sécurité intérieure.
Brigades de gendarmerie sans infrastructures adéquates et sans moyens roulants, effectifs d’agents insuffisants, commissariats de police sans locaux, problèmes de délimitation entre des arrondissements et des villages et quartiers de ville, inexistence des comités locaux de sécurité au niveau des villages et des quartiers de ville, vols et enlèvements d’enfants, cas de noyades, de mariages forcés, de braquages, d’assassinats, coups et blessures volontaires, etc. Que ce soit à Allada dans le département de l’Atlantique ou à Cotonou dans le Littoral, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique Sacca Lafia en a eu plein les oreilles vendredi dernier, en ce qui concerne les problèmes d’insécurité. Les chefs d’arrondissement, les chefs de village comme des chefs de quartier des deux départements n’ont pas hésité à lui étaler la réalité de ce qu’ils vivent dans leurs localités au quotidien.
A la préfecture d’Allada, le préfet de l’Atlantique Jean-Claude Codjia, a fait le point au ministre des maux qui minent son département et les efforts qui sont en train d’être faits. Pour lui, son département se crédite de la plus forte démographique au Bénin avec ses 1 398 229 habitants, ses huit communes pour 74 arrondissements. Ce département a une couverture sécuritaire à la charge d’une part de neuf unités de commissariats de police placées sous la coordination d’une direction départementale et, d’autre part, de 32 brigades de gendarmerie complétées par 8 postes avancés, relevant d’une compagnie de gendarmerie, sans oublier le groupement des sapeurs-pompiers.
Avec une telle population et les problèmes de plusieurs ordres, les acteurs de ces différentes unités se trouvent, selon le préfet de l’Atlantique, constamment sous pression, face à l’insécurité.
A Cotonou, le même exercice a été fait par le préfet Modeste Toboula qui, après avoir salué les efforts des forces de sécurité, a déploré le manque de moyens à la disposition de ces forces. Sur les 13 commissariats d’arrondissement dans la seule municipalité de Cotonou que compte le département, au moins trois n’ont pas encore de locaux. Il a plaidé pour qu’en dehors de l’Etat central qui vient en appui à ces unités de sécurité, que la mairie de Cotonou accompagne également les efforts du Gouvernement en dotant ces unités d’infrastructures et de moyens roulants comme cela se fait dans d’autres communes.
Pacte de coproduction de la sécurité
Dans les deux départements, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia, a reconnu les efforts consentis par les populations, les élus locaux et les responsables des forces de sécurité publique pour mieux juguler les phénomènes de criminalité. Fort de ce constat, il affirme que les populations sont mieux sécurisées que par le passé, que les gendarmes, les policiers et les pompiers sont plus présents sur le terrain à leurs côtés pour les protéger, les secourir et les assister.
Selon Sacca Lafia, tout cela n’est pas suffisant. Car, il y a encore quelques cas de braquage, de violences sur les voies publiques, de conflits entre les éleveurs et les agriculteurs, sans oublier les cas de sinistres dus aux inondations, des incendies de maisons, des accidents sur les routes. «Tout cela nous amène à améliorer nos différentes prestations et à rechercher l'insécurité zéro au profit des paisibles populations », indique le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Cette promesse ne peut se réaliser, à son avis, sans la coopération, la collaboration et la complicité de la population à la base sous le contrôle des préfets, des maires et des chefs d’arrondissement et des chefs de village et de quartier.
Le ministre en charge de la Sécurité estime que pour l’avenir, il faut travailler ensemble pour l’élaboration d’un pacte départemental de coproduction de la sécurité pour atteindre zéro insécurité d’ici la fin de cette année. C’est pour cela que son ministère a mis en place un mécanisme pour faciliter l’atteinte des objectifs de cette mission à eux confiée par le Gouvernement, explique-t-il. Celle de garantir la sécurité aux paisibles populations des villes et campagnes, d’assurer la libre circulation des personnes et de leurs biens, puis de porter secours et assistance aux populations en cas de sinistre ou de catastrophe.

La troisième édition des Trophées Aské a été lancée, vendredi 3 novembre dernier à Cotonou. C’est une initiative de l’Ong Ekin qui vise à célébrer le mérite des femmes battantes en Afrique. Le thème retenu cette année est intitulé, « Protégeons la jeune fille mère ».
Des trophées Aské pour célébrer le leadership féminin. C’est une initiative de l’Ong Ekin dont la finalité est d’honorer le parcours et les mérites des femmes africaines qui se singularisent par leur bravoure. L’aventure, commencée en 2015, paraît plus que nécessaire pour valoriser et récompenser les femmes battantes. Elle concourt à la visibilité des femmes dont le parcours peut inspirer.
La présidente du comité d’organisation, Chimène Sossah, souligne l’importance des trophées Aské : « Il s’agit de mettre en lumière les femmes fortes et battantes qui ont su montrer, malgré les difficultés, leur capacité à devenir des leaders du continent ». La présente édition récompense dix femmes africaines qui se sont fait remarquer par leur leadership.
Au-delà des femmes, les trophées Aské s’étendent aussi aux filles et les préparent à gravir des échelons en vue de contribuer à la marche d’un continent en pleine évolution. « Les femmes africaines sont capables d’excellence, de leadership, et parce qu’elles sont les prémices d’une Afrique émergente, nous nous devons d’accompagner le rêve de toutes les filles afin qu’elles deviennent des femmes Aské de demain », souligne-t-elle.
Le thème retenu dans ce cadre, « Protégeons la jeune fille-mère » traduit la volonté des organisateurs de lutter contre les grossesses précoces et de mettre en place des mécanismes de protection des filles.
Pour le parrain de l’évènement, Moïse Fiadjo, la protection de la jeune fille passe par trois préalables. Le premier suppose une prévention de la survenue des grossesses précoces, en prenant conscience de la fragilité de la jeune fille. « Il faut que nous arrivions à parler de la sexualité aux jeunes filles avant que la sexualité ne leur parle », insiste-t-il. La protection secondaire consiste à mieux gérer sa sexualité en l’accompagnant durant toute sa vie sexuelle. Le troisième volet de la protection, conclut-il, vise à encourager des lois pouvant inciter la jeune fille-mère à continuer ses études ou à apprendre un métier.
Pour lui, le développement du pays dépend de l’épanouissement des filles, relève des femmes battantes. « Tant vaut la jeune fille, tant vaut la nation. Tant vaut la jeune fille, tant vaut la lumière de la nation. Tant vaut la protection de la jeune fille, tant vaut le mieux-être de la nation », insiste-t-il.
Et pour faire comprendre davantage aux jeunes filles leur valeur, Olga Johnson, directrice générale d’Energie pour l’Afrique, s’est plutôt montrée pédagogue. « Le plus important pour votre avenir, c’est de bien travailler à l’école afin de prendre en main votre destin. Préparez votre avenir, vous avez le droit de rêver », lance-t-elle, invitant les jeunes filles à s’estimer et à avoir confiance en elles-mêmes.
Au programme de la troisième édition des trophées Aské, la pose de la première pierre du centre de formation polytechnique des jeunes filles-mères à Porto-Novo. « Je rêve de voir à travers ce centre de formation, des jeunes mères qui reprennent l’espoir et se battent pour leur avenir et celui de leurs enfants », souhaite la présidente du comité d’organisation, Chimène Sossah.
Le lancement de la troisième édition des trophées Aské est marqué également par des ateliers autour du bien-être et de l’accomplissement de la jeune fille/femme, une formation sur la transformation des produits tropicaux et une formation en entreprenariat de la jeunesse féminine?

Le député Domitien N’ouemou, président du mouvement ‘’Nouvelle Vision pour la Fraternité et le Développement’’, à la tête de la coalition des mouvements et partis politiques de la Rupture de la troisième circonscription électorale est allé, samedi 4 novembre dernier à la rencontre des responsables des différentes coordinations de Matéri et Tanguiéta pour les inviter à sensibiliser les populations à la base sur les multiples avantages du Recensement administratif initial à vocation d’identification de la population (Ravip).
C’est d’une seule voix que les leaders politiques de la troisième circonscription électorale ont échangé avec les responsables des différentes coordinations de la coalition des mouvements et partis politiques de la Rupture à Matéri et à Tanguiéta. A leur tête, Domitien N’ouemou, Ange N’koué, Antoine Dayori et Kyansi Yantibossi ont appelé les chefs de cellules de base à être leur porte-voix auprès des populations face à l’enjeu que constitue le Recensement administratif initial à vocation d’identification de la population (Ravip). Dans un contexte marqué par une campagne d’intoxication contre ce qui reste, à leurs yeux, un outil de développement, ces personnalités politiques ont balayé du revers de main les diverses charges portées à l’encontre du Gouvernement de Patrice Talon en initiant ledit recensement. Face à de nombreux responsables de cellules de base, le député Domitien N’ouemou a indiqué que le Ravip constitue la pierre angulaire du développement durable auquel aspire le Gouvernement à travers le Pag. Les populations, à son avis, ne devraient en aucun cas manquer l’occasion de se faire enrôler. « Si nous ne sortons pas de nos maisons avec nos enfants, nous aurions raté le train du développement. Faisons en sorte que la troisième circonscription électorale soit la première des régions du Bénin à s’inscrire en masse pour cette opération qui constitue au regard de ses multiples avantages un salut pour nos populations », souligne-t-il.
Invitant les populations à ne pas se laisser distraire par les guéguerres politiciennes, Antoine Dayori a relevé que le Ravip n’est aucunement conçu pour servir aux élections présidentielles ni législatives, comme l’avancent certains. Mieux, il est loin d’être initié, selon l’ancien ministre Ange N’koué, pour servir à maintenir Patrice Talon au pouvoir en 2021. Encore qu’il n’en avait pas eu besoin pour se faire porter à la tête du pays avec un taux de 65 %, relève-t-il.
Avantages du Ravip
Franck Tigri, vice-président du mouvement ‘’Nouvelle Vision pour la Fraternité et le Développement’’, appréciant tout comme Yves Kouaro Chabi, chargé de mission du chef de l’Etat, les avantages du Ravip, a souligné que les citoyens sont les seuls à tirer profit de cet outil d’autant plus qu’il vise à planifier le développement et à répondre aux préoccupations de l’heure.
Entrée en vigueur depuis le 19 juin 2017, la loi portant identification des personnes physiques en République du Bénin s’affiche, estime-t-il, comme une solution initiale d’élaboration du registre national de population. Durant six mois, il sera procédé au recensement de personnes âgées de 0 à X ans aux fins de leur permettre de disposer à terme d’un numéro personnel d’identification et d’une carte nationale électronique. Des Béninois résidant au pays ainsi que des non nationaux sont visés par l’opération.
Outre régler définitivement la situation des citoyens sans acte de naissance, elle servira à divers usages notamment la carte d’identité nationale électronique. Cette carte aux multiples fonctions, note-t-il, servira de base à tous les actes administratifs à effectuer à compter de sa date d’entrée en vigueur conformément à la loi. Sans compter sa contribution à l’effectivité de l’Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch), projet de sécurité sociale cher au Gouvernement.
Il a par ailleurs fait observer que les citoyens ne disposant d’aucun papier administratif peuvent également se faire enrôler pour bénéficier du précieux sésame sur la base de témoignages.
Passée l’étape de sensibilisation, les différents leaders se sont déplacés vers les postes d’enregistrement pour se faire enrôler. Ceci, pour montrer l’exemple à leurs militants et sympathisants qui semblent en attendre beaucoup de cette opération comme l’ont exprimé Sorikoua Sambiéni, maire de Matéri et Paul Souwin, premier adjoint au maire de Tanguiéta.
La construction de routes et d’infrastructures de base au profit de la région de la Pendjari et l’amélioration des conditions de vie des populations constituent la teneur de leurs doléances à l’endroit du Gouvernement.

Le complexe hôtelier Golden Tulip Hôtel Le Diplomate a officiellement ouvert ses portes, vendredi 27 octobre à Cotonou. La splendeur de cet hôtel 4 étoiles, propriété du groupe Chagoury Frères, a de quoi drainer la clientèle haut de gamme du Bénin et de la sous-région.
Golden Tulip Hôtel Le Diplomate s’ouvre comme un géant dans le parc hôtelier national. Ce complexe 4 étoiles qui jouxte le Palais des Congrès de Cotonou est déjà adopté par de nombreux résidents et visiteurs du Bénin, comme le premier choix d’hébergement et de rencontres avant son ouverture officielle vendredi 27 octobre dernier. Propriété du groupe Chagoury Frères, cet
hôtel est membre du Louvre Hôtels Group qui, à travers cette chaîne, signe pour la première fois sa présence en Afrique de l’Ouest francophone. L’hôtel est composé de 116 chambres et 8 suites, toutes entièrement équipées selon les normes internationales élevées. Il est doté d’une piscine, de jardin, de salons, de restaurant et des salles de conférences.
Pascal Demarchi, directeur général de l’hôtel, dit toute sa fierté de se retrouver à la tête d’une équipe fantastique de 140 employés. Il soutient qu’en peu de temps, Golden Tulip Hôtel Le Diplomate est devenu un établissement de référence sur la place de Cotonou et aspire à devenir une chaîne incontournable dans la sous-région ouest-africaine. « Ici, tout gravite autour du client. Nos clients bénéficient d’un accueil chaleureux associé aux normes élevées du luxe 4 étoiles international », précise-t-il.
Pour Alain Sebah, président de Golden Tulip Afrique francophone, la présence du groupe au Bénin découle de la qualité de visionnaire des Frères Chagoury avec qui le partenariat s’est établi tout naturellement. « Je suis fier de ce projet magnifique, fier de son accomplissement. C’est une belle aventure qui commence avec cet établissement qui offrira une prestation de qualité et aura un niveau d’exigence internationale », appuie-t-il. Alain Sebah estime que l’appartenance de la chaîne au Louvre Hôtels Group va propulser son développement pour faire d’elle, l’une des destinations incontournables de l’Afrique de l’Ouest francophone. « Nous sommes un acteur sérieux sur la scène hôtelière mondiale et nous mettrons toute notre expertise en jeu pour mieux porter ce nouveau-né », parie-t-il.
Hommage à feu Assad Chagoury
L’ombre d’Assad Chagoury, ancien consul honoraire du Liban au Bénin, a plané sur le cérémonial d’ouverture du joyau. L’aîné de la fratrie avait porté à bout de bras la vision et le projet avant d’être fauché par la mort, le 11 février 2014. Tony
Chagoury, porte-parole du Groupe Chagoury et Frères, a tenu à lui rendre hommage. « Assad doit être fier de savoir ce qui a été réalisé. Malgré les obstacles, notre navire n’a pas chaviré. C’est un pari gagné », assure-t-il, annonçant au passage la création dans les tout prochains jours d’une fondation Assad Chagoury dédiée à l’éducation. A en croire le porte-parole des investisseurs, l’idée d’investir dans l’hôtellerie tient de la volonté des Frères Chagoury d’apporter leur pierre à la promotion du secteur touristique national. Avant Golden Tulip, le groupe revendique une cinquantaine d’années de présence au Bénin, grâce notamment à la création en 1979 de la société La Roche spécialisée dans la distribution des matériaux de construction, de Agro Roche en 1990, l’industrie plastique Betra en 1996, l’investissement immobilier avec Chafco Estate & Property en 2009, la téléphonie mobile avec Chaftel en 2000, les télécommunications avec Easy Com en 2011 mais également la restauration et l’exploitation des parcs de loisirs avec le Cercle en 2009. « Nous continuons de déployer notre stratégie de diversification de nos activités. Le choix porté sur le groupe Louvre Hôtels de renommée internationale réside dans le sérieux, la flexibilité, et l’intérêt manifeste de développer son savoir-faire en Afrique francophone », explique Tony Chagoury.
Le coût global de l’investissement est estimé à plus de 13 milliards F Cfa dont une bonne partie réalisée sur fonds propres. Mais le promoteur a tenu à saluer l’accompagnement des partenaires financiers, Ecobank Bénin et Boa Bénin en l’occurrence, qui ont très tôt compris la portée du projet et l’ont soutenu sans ménagement.
Exemple d’intégration !
« La famille Chagoury est un exemple d’intégration au Bénin. On ne peut que bénéficier de l’accompagnement de l’Etat si l’on investit autant dans son pays d’adoption », affirme Ange N’Koué, alors ministre du Tourisme et de la Culture, présent à l’inauguration en compagnie de trois autres membres du Gouvernement. Pour lui, l’investissement réalisé par le groupe Chagoury Frères s’inscrit en droite ligne de l’ambition du Gouvernement qui, à travers son programme d’action, travaille au renforcement de la capacité d’hébergement au Bénin. Il a salué la détermination du promoteur dont l’action vient agrandir l’écosystème hôtelier et touristique du pays. « Le tourisme doit contribuer à la croissance économique. Nous sommes dans la bonne direction. Avec les réformes en cours dans le secteur, les réceptifs hôteliers feront de bons chiffres d’affaires. Le tourisme a de beaux jours devant lui », poursuit le ministre.
Louvre Hotels Group, filiale de Jin Jiang International Holdongs Co. Ltd, est un acteur majeur du secteur de l’hôtellerie mondiale dont le portefeuille comporte aujourd’hui 1300 hôtels dans 52 pays. Il dispose d’une offre hôtelière complète de 1 à 5 étoiles avec les marques historiques telles que Première Classe, Kyriad, Campanile, Tulip Inn, Golden Tulip, Royal Tulip.
La chaîne Golden Tulip, créée depuis 1960, est présente dans 45 pays. Son univers fonctionne avec trois marques bien connues à savoir Golden Inn, Golden Tulip et Royal Tulip, soit un total de 240 hôtels.