La Nation Bénin...
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La 7e édition de la Rencontre des belles images africaines à Parakou (ReBi@P) placée sous le thème « Femme et démocratie en terre béninoise» relève désormais du passé. A l’heure du bilan, son promoteur, Erick Nougloï, espère voir les femmes considérées autrement.
A quelques jours de l’élection des membres de la 8e législature de l’Assemblée nationale du Bénin, le thème « Femme et démocratie en terre béninoise » sous lequel la 7e édition des ReBi@P a été organisée, est plus que d’actualité. L’instant des quelques jours qu’a duré le festival à Parakou a été l’occasion pour leur rendre un vibrant hommage.
L'objectif, a expliqué le délégué du festival, Eric Nougloï, est d’amener les femmes à s’impliquer massivement dans le processus démocratique en cours au Bénin. « Pour jouer notre partition, nous avons voulu, au niveau du 7e art, leur faire un clin d’œil», a-t-il indiqué. «J’avoue qu’elles y ont fait un travail de fourmi. Je le dis au regard du nombre de prix ou de distinctions qu’elles ont remportés », se défend Eric Nougloï. Aussi, estime-t-il, que pour avoir beaucoup travaillé pour le développement du cinéma béninois, elles peuvent également être d’une grande contribution pour notre démocratie. Il suffit, insiste-t-il, de leur faire confiance.Ce serait, selon lui, une manière d’accélérer leur autonomisation afin qu’elles puissent apporter leur pierre à la construction de l’édifice national.
Faisant le bilan du festival qui s’est déroulé du 19 au 23 décembre dernier à Parakou, Eric Nougloï assure être sur la bonne voie. En dépit des difficultés auxquelles l’évènement a été confronté au cours de la présente édition, il ne regrette pas de l’avoir initié depuis plusieurs années. Faire rayonner le cinéma africain au Bénin, et plus précisément dans la cité des Kobourou, décentraliser les activités cinématographiques très concentrées au Sud vers le septentrion et permettre aux professionnels du cinéma d'aller à l'école de ces films projetés dans la sous-région, tels sont les principaux objectifs poursuivis.
L’histoire de Eric Nougloï avec le ReBi@P a commencé depuis le Burkina Faso. Il y a décidé en partenariat avec le Fespaco de prendre leurs meilleurs films et de les diffuser aux populations. En 7 ans de ReBi@P, c'est environ 400 films projetés, 50 pays participants et trois films à son actif.

L’évaluation intellectuelle des enseignants du secondaire s’est effectivement déroulée au Ceg1 de Natitingou dans l’Atacora, malgré le boycott par la majorité.
Des salles presque vides. Tel est le constat fait, samedi 12 janvier dernier, au Ceg 1 de Natitingou. Sur environ 600 enseignants agents permanents et contractuels de l’Etat et vacataires du secondaire qui y étaient attendus, dans le cadre de l'évaluation intellectuelle, seulement 77 ont accepté se prêter à l’exercice, a-t-on constaté sur place.
Ils étaient pourtant très nombreux à investir très tôt, samedi dernier, le centre de composition de Natitingou. Mais au retentissement de la sirène, seulement 77 ont pris place dans les salles de composition pour se faire évaluer. Ceux qui rechignent à se soumettre à l’exercice ont été évacués de l’enceinte du centre d’évaluation par la Police républicaine.
A l’image du centre du Ceg 1 de Natitingou, le boycott a été presque général dans le département de l’Atacora, peut-on relever.
Selon Biga Alassane, superviseur départemental de cette session d’évaluation diagnostique des enseignants du secondaire, c’est seulement à Matéri qu’il y a eu un fort taux de participation.
En déplorant la situation, Biga Alassane a martelé que, contrairement à ce que pensent la plupart des enseignants, l’objectif poursuivi par le gouvernement à travers cette évaluation est notamment d’apprécier le niveau réel des enseignants, afin de mieux cerner les besoins en matière de renforcement de capacités.
« Dans tous les secteurs de l’administration publique, le personnel a toujours été évalué d’une manière ou d’une autre. C’est donc dans l’ordre normal des choses dans le secteur éducatif que le gouvernement a décidé d’évaluer périodiquement les enseignants», a rappelé Abdoulaye Affo, secrétaire général du département de l’Atacora. Avant de donner officiellement le top de l’évaluation, Abdoulaye Affo a aussi évoqué l’enjeu de cet examen diagnostic.
Il faut noter que dans l’Atacora, plus de 1500 enseignants du secondaire étaient attendus dans le cadre de cette évaluation. Ceux qui ont répondu à l'appel seront évalués en pédagogie pratique et en culture générale.

Le gouvernement japonais a fait don de 5379 tonnes de riz au Bénin. Une donation qui entre dans le cadre du renforcement de la sécurité alimentaire, selon la partie japonaise. La cérémonie de réception des stocks a eu lieu, vendredi 11 janvier dernier, dans l’enceinte du Port autonome de Cotonou.
Le Bénin bénéficie de nouveau d’une importante aide alimentaire grâce à sa coopération avec le Japon. D’un montant d’environ un milliard cinq cent soixante-cinq millions de francs Cfa, la subvention qui est à sa 7e édition est destinée à l’achat de riz par le Japon en liaison avec le Bénin. Le gouvernement japonais, à travers ce don, envisage aider le Bénin à combler son déficit alimentaire. Après avoir fait la genèse de l’accord entre le gouvernement du Japon et le Bénin, Serge Ahissou, ministre de l’Industrie et du Commerce affirme que ce don est la concrétisation de la volonté manifestée par les gouvernements du Bénin et du Japon à travers la signature des notes échangées dans le cadre de la fourniture de l’aide alimentaire japonaise au titre de l’année fiscale 2017. « En vue de pallier le déficit céréalier que connaissent certains pays en développement comme le Bénin, le gouvernement du Japon accorde chaque année et ce depuis 1982 au Bénin une aide alimentaire », a informé le ministre. Conformément aux accords conclus entre les deux gouvernements, les recettes issues de la vente du riz doivent être au moins égales aux 2/3 de la valeur de la marchandise, clarifie-t-il. Ces recettes doivent également servir à accompagner le gouvernement béninois dans la mise en œuvre de programmes sociaux tels que la gratuité de l’éducation et des soins de santé et la réalisation de microprojets à caractère sociocommunautaire tels que la construction des modules de classe, des centres de santé, des hangars de marchés, a détaillé le ministre Serge Ahissou. Il n’a pas manqué de remercier le gouvernement japonais pour son accompagnement dans la lutte pour la sécurité alimentaire.
Selon l’ambassadeur du Japon Kiyofumi Konishi, ce don de riz de 5 379 tonnes s’inscrit dans le cadre de l’assistance alimentaire de l’année fiscale 2017 et représente une contribution de son pays au renforcement de la sécurité alimentaire du Bénin. Il s’agit d’un don qui va permettre de réaliser divers projets de développement socio-économique grâce aux fonds de contrepartie qui seront constitués à partir de la vente de ce riz, a expliqué l’ambassadeur très satisfait des relations entre les deux pays. Il n’a pas manqué d’exprimer le souhait du gouvernement japonais de voir le Bénin subvenir à ses propres besoins en riz du fait de ses énormes potentialités dans le domaine agricole.

Les députés ont tenu une séance plénière à l’hémicycle, vendredi 11 janvier dernier, au cours de laquelle ils ont autorisé le gouvernement à ratifier deux accords de prêt d’un montant total de 17,022 milliards F Cfa au profit de la réhabilitation de la section Béroubouay-Malanville du corridor Cotonou-Niamey et de la compétitivité économique du Bénin.
Deux dossiers d’accords de prêt ont été passés au peigne fin par les députés à l’Assemblée nationale vendredi 11 janvier dernier. Le premier concerne l’accord de prêt, d’un montant de 3,822 milliards F Cfa, signé à Cotonou le 12 novembre 2018 entre la République du Bénin et le Fonds africain de développement (Fad) dans le cadre de la mise en œuvre du projet d’appui à la compétitivité économique du Bénin. Le second dossier est relatif au projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de prêt, d’un montant de 13,2 milliards F Cfa, signé à Bali en Indonésie, le 11 octobre 2018, entre la République du Bénin et le Fonds de l’Opep pour le développement international (Ofid), dans le cadre du financement partiel du Projet de réhabilitation de la section Béroubouay-Malanville du corridor Cotonou-Niamey longue de 169,4 km. Ce dernier projet a surtout retenu l’attention des députés en ce sens qu’il ambitionne globalement de promouvoir l’intégration régionale et accroître les échanges commerciaux entre le Bénin et les pays voisins à savoir le Niger, le Burkina Faso, le Togo et le Nigeria à travers l’amélioration des conditions de transport sur le corridor Cotonou-Malanville-Niamey. Et de façon spécifique, informe la commission des Finances et des Echanges présidée par le député Raphaël
Akotègnon qui a présenté le dossier en plénière, l’accord de prêt permettra la réhabilitation du tronçon Fleuve Goubafari- Malanville long de 20,8 km du lot 2 de la section Béroubouay-Malanville du corridor Cotonou-Niamey en vue de faciliter la fluidité du trafic aux usagers de la route. Autrement dit, la réalisation de ce projet permettra au tronçon Béroubouay-Malanville de jouer pleinement son rôle de désenclavement du Nord du Bénin et favorisera, entre autres, la sécurité routière et le confort des usagers ; la réduction du coût d’exploitation des véhicules et du temps de parcours ; l’optimisation des échanges commerciaux ; la contribution au renforcement et à la modernisation du réseau routier ; l’amélioration de la compétitivité du corridor béninois au niveau sous-régional ; l’amélioration des conditions de vie des populations et le renforcement de l’intégration régionale.
A l’unanimité
Le coût total hors taxe et hors douane du projet de réhabilitation de la section Béroubouay-Malanville est estimé à 78, 210 milliards F Cfa répartis comme suit :13,2 milliards F Cfa, soit 17% du coût du projet à la charge du Fonds de l’Opep pour le développement international et 65, 010 milliards F Cfa, soit 83% du coût du projet à la charge de la Banque islamique de développement (Bid) adopté par l’Assemblée et ratifié par le gouvernement en septembre 2018. Le financement obtenu du Fonds Opep pour le développement international est assorti de certaines conditions. Il s’agit de la durée de remboursement qui est de 20 ans dont 5 ans de différé ; la marge bénéficiaire qui est de 1,5% l’an sur le montant décaissé et non encore remboursé et la commission de service de 1% l’an sur le montant décaissé et non encore remboursé. La date d’entrée en vigueur du prêt est le 9 janvier 2019 et la périodicité de remboursement est la semestrialité. Ces caractéristiques permettent de dégager un élément don de 23,6%, renseigne la commission des Finances et des Echanges. Ce prêt non moins concessionnel qui vient boucler définitivement le financement de la réhabilitation de la section Béroubouay-Malanville du corridor Cotonou-Niamey a séduit le député Nassirou Bako Arifari, natif de la région. Il a insisté sur l’importance de cette route économiquement stratégique et félicité le gouvernement pour avoir réussi à mobiliser le financement de sa réalisation avant d’appeler ses collègues députés à voter tous en faveur de l’adoption du dossier. L’appel de Nassirou Bako Arifari a été suivi. La ratification de l’accord de prêt par le gouvernement a été autorisée à l’unanimité, tout comme le dossier concernant le crédit du Fonds africain de développement (Fad) dans le cadre de la mise en œuvre du projet d’appui à la compétitivité économique du Bénin.
Actualités 14 janv. 2019

Le président de la Fédération internationale de football association (Fifa) en séjour au Bénin dans le cadre d’une tournée africaine était le jeudi 10 janvier à la présidence de la République. L’audience suivie d'une séance de travail entre le patron du football mondial et le président Patrice Talon a permis à l’hôte du Bénin de toucher du doigt les nombreux efforts et investissements faits dans le secteur. Et il s’en félicite.
Gianni Infantino est au Bénin depuis ce jeudi dès les premières heures. Le président de la Fédération internationale de football association (Fifa) a en effet foulé le sol béninois au petit matin du jeudi 10 janvier. Le patron du football mondial et sa suite ont été accueillis chaleureusement par les ministres des Affaires étrangères et des Sports et une foule de supporters ayant effectué le déplacement.
Le président de la Fifa a ensuite rallié la présidence de la République pour une audience avec le président Patrice Talon et d’autres membres du gouvernement. Audience au cours de laquelle le sport a été au cœur des échanges. «J’aimerais remercier le président pour son accueil et remercier tous ceux qui ont la charge du football. Nous nous sentons chez nous et je peux dire qu’aujourd’hui, Cotonou est la capitale mondiale du football », a laissé entendre le président de la Fifa, Gianni Infantino à la fin de son entretien avec le président Talon. « Nous avons pu constater, au cours de cet entretien, que le chef de l’Etat béninois est un véritable passionné de football comme tout le peuple béninois d’ailleurs. Mais le président en parle avec une énergie tout particulière, je dirais même unique, certainement exemplaire», apprécie fasciné, le patron du sport roi.
L’autre élément de satisfaction de Gianni Infantino porte sur la vision des autorités béninoises pour le développement du football. « Nous avons pu parler de ce que nous allons faire ensemble avec le Bénin pour développer le football avec la fédération béninoise. J’ai pu personnellement constater le travail qui est effectué par le président, le gouvernement et par le ministre en charge des Sports; c’est extraordinaire!», exulte le numéro 1 de la Fifa. Il confie même avoir suggéré au ministre en charge des Sports, Oswald Homeky, de changer la dénomination de son département en ministère du football eu égard au vaste programme de la promotion de ce sport mis en place par le Bénin. « Nous allons négocier cela après », lance-t-il avec sourire.
Le Bénin innove par des actions qui fascinent l’instance dont il a la charge et il a tenu à le marteler. «L’engagement et les travaux qui sont effectués aujourd’hui partout dans le pays non seulement pour le développement du football qui est le sport phare, mais aussi de tous les sports avec un engagement très conséquent sur les infrastructures, sur l’éducation, sur le développement, c’est exactement le même axe que nous avons à notre niveau». Gianni Infantino « félicite tout particulièrement le président pour le travail qu’il fait avec sérieux ».
Des investissements pour le futur
Dans sa déclaration à la presse à sa sortie du cabinet présidentiel et à la suite de la signature d’un mémorandum avec le Bénin relativement à la promotion du sport scolaire, le président de la Fifa, sans doute fasciné par l’importance de ce qui est prévu, a tenu là encore à féliciter les autorités béninoises. « Comme je le disais lors de la réunion, ce ne sont pas des dépenses, mais des investissements pour nos jeunes et sur le futur », apprécie-t-il. De quoi susciter au niveau du ministre en charge des Sports, une fierté qu'il a du mal à cacher. « Nous sommes très fiers et très heureux de recevoir le président de la Fifa, et c’est aussi avec beaucoup de fierté que nous accueillons cette visite historique car, c’est la première fois qu’un président de la Fifa arrive au Bénin », souligne Oswald Homeky. Il se dit aussi « sensible aux engagements de la Fifa qui a accepté signer ce mémorandum d’entente avec le Bénin pour le sport à l’école ». Pour lui, « c’est une première et c’est aussi la première fois que la Fifa signe un mémorandum avec un Etat ». Et si la Fifa a accédé à cette demande du Bénin, c’est, à l’en croire, « parce que ce programme des classes sportives rentre dans la droite ligne de ce que la Fifa envisage de faire pour le sport scolaire ». Au cours de la séance de travail, le programme des associations sportives communales, les académies départementales et l’ambitieux programme de construction d’infrastructures avec 22 stades, actuellement en construction au Bénin, (34 autres vont suivre), ont été présentés à la délégation de la Fifa. « La jeunesse béninoise recommence à rêver », assure le ministre Oswald Homeky qui rappelle que le Bénin a été malade pendant longtemps, qu’il était même en crise le 6 avril 2016, quand le président Talon prêtait serment. « Nous avons tout fait pour tourner la page de cette crise », se soulage-t-il.
Fierté aussi !
« Nous serons fiers d’être un exemple, vous avez cru en nous et vous ne serez pas déçu ». Cet engagement fort et même solennel a été pris par le ministre en charge des Sports, Oswald Homeky, devant le patron du football mondial, lui demandant de croire en la volonté et aux engagements des autorités béninoises. « Le président Patrice Talon est un visionnaire qui a l’énergie pour mettre en pratique sa vision et nous à la Fifa et au niveau de la fédération béninoise, nous sommes fiers d’être à ses côtés pour le soutenir dans ce sens », laisse entendre Gianni Infantino, visiblement très satisfait de ses échanges avec le président de la République. « Avec l’engagement et la passion que je note pour le football dans ce pays et la structuration mise en place, avec le président Mathurin (de Chacus), nous sommes sur le même chemin, nous allons travailler ensemble », promet-il. « Nous suivons avec grande attention les réformes en cours au niveau du Bénin et nous voulons que le pays soit un exemple et qu’on puisse le montrer dans le monde et je crois que les ingrédients sont là », conclut enfin le président de la Fifa.
Actualités 11 janv. 2019

Le président de l’Assemblée nationale, Adrien Houngbédji, et ses collègues députés ont échangé les vœux de nouvel an ce lundi 7 janvier. Cette cérémonie, la dernière pour le compte de cette législature, a été une occasion pour les parlementaires de faire le bilan de leurs travaux.
La septième législature, lentement mais sûrement, tire à sa fin. Elle achève son mandat en mai prochain. C’est dans cette ambiance de fin de législature que les députés à l’Assemblée nationale se sont retrouvés, ce lundi, pour sacrifier à la tradition de présentation de vœux de nouvel an. Comme de coutume, l’occasion a été saisie pour faire le bilan du travail abattu par le Parlement dans ses différents domaines de compétences, notamment en matière de production législative, de contrôle de l’action gouvernementale et de la diplomatie parlementaire. Ce bilan a été fait par le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Eric Houndété qui a présenté, au nom de tous les députés, les bons vœux de ses collègues au président, Me Adrien Houngbédji.
Selon Eric Houndété, au total 141 textes de lois ont été adoptés par la septième législature depuis le début de la mandature le 16 mai 2015. 22 lois ont été votées en 2015 ; 36 en 2016 ; 44 en 2017 et 39 en 2018. Le premier vice-président de l’Assemblée nationale note avec satisfaction que plusieurs de ces lois sont d’importance capitale sur les plans sociopolitique et économique. Aussi, l’Assemblée nationale a-t-elle examiné favorablement plusieurs autres textes non moins d’intérêt majeur dont les lois de finances de l’Etat et celles portant autorisation de ratification d’accords de crédits, de conventions et autres protocoles signés entre l’Etat béninois et ses partenaires au développement pour un montant de plusieurs centaines de milliards F Cfa.
Maillon faible
Toutefois, le porte-parole de circonstance des députés va déplorer le bilan dans le domaine du contrôle de l’action gouvernementale, le second volet de la mission du Parlement. A ce niveau, Eric Houndété trouve que ce domaine a été pratiquement le talon d’Achille de la 7e législature. Le bilan ici n’est pas du tout reluisant. Le premier vice-président de l’Assemblée nationale illustre son constat par des statistiques. Selon lui, sur 105 questions orales avec débat formulées par les députés de 2015 à ce jour, seulement 26 sont examinées. Il y a eu 5 questions orales sans débat dont une seule examinée ; 27 questions écrites dont 6 ont pu avoir de réponse et 42 questions d’actualité dont 20 traitées.
Au total, 179 questions, toutes catégories confondues, ont été adressées au gouvernement, mais seulement 53 d’entre elles ont été examinées sur les quatre ans de législature, fait savoir Eric Houndété. Ce qui l’amène à conclure que le contrôle de l’action gouvernementale reste l’un des maillons faibles de la septième législature. Or, pour Eric Houndété, la vivacité d’un Parlement se mesure surtout à l’aune des initiatives de contrôle de l’action gouvernementale. C’est cela qui permettra de répondre aux attentes des Béninois de voir leur Parlement assumer efficacement sa mission constitutionnelle de contrôle du gouvernement.
Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji est d’avis avec Eric Houndété par rapport au bilan de la législature en matière de contrôle de l’action gouvernementale. Mais il avoue avoir fait de son mieux afin d’inverser la tendance. Il rappelle avoir organisé en novembre 2016 une rencontre avec les membres de la conférence des présidents de l’institution parlementaire pour réfléchir sur la question. La réunion avait retenu que soient consacrées aux travaux de contrôle de l’action gouvernementale les journées de mardi et jeudi de chaque semaine. Ce qui devrait permettre d’améliorer les choses. Mais le constat, malgré cette proposition, est que la situation ne s’est toujours pas améliorée. Le président de l’Assemblée nationale tourne alors son regard vers la prochaine législature qu’il invite déjà à approfondir la réflexion pour redresser la pente par rapport au contrôle de l’action gouvernementale.

La Cour constitutionnelle a tenu, jeudi 3 janvier dernier, sa première audience plénière de l'année 2019. Au rôle, des recours électoraux, des requêtes portant sur des présomptions de violation de la Constitution, de non-respect de décision de justice, d'atteinte aux droits de la défense... Les délibérés de ces différents dossiers sont intervenus vendredi 4 janvier.
Au terme de sa première audience de l'année 2019, la Haute juridiction a rendu 44 décisions. Des décisions sur des requêtes de diverses natures. Ainsi, la Cour a pu reconnaître la violation de l'article 35 de la Constitution et l'atteinte à l'intégrité physique du sieur Édith Toudonou par le maréchal des logis Hervé Toviessi et son supérieur, le chef de Brigade d'Akassato d'alors. Le plaignant, Édith Toudonou, expose en effet que le gendarme Hervé Toviessi l'aurait brutalisé après son interpellation, pour lui faire porter des déclarations mensongères et que son supérieur, le chef de la brigade d'Akassato d'alors, aurait cautionné les faits. Ni le maréchal des logis Hervé Toviessi, ni le chef brigade ne s'étant fait représenter à l'audience de mise en état pour s'expliquer, la cour a rendu sa décision en l'état.
Par une requête en date du 13 juillet 2018, les sieurs Jacob Hounkanrin et Tampignou Djossou ont dénoncé une présumée violation du droit d'accès à la justice. Le tribunal de première instance de deuxième classe avait ordonné leur dédommagement par la société d'assurance dont la responsabilité a été engagée suite à un accident survenu en 1980 mais lorsqu'il s'est agi de payer le dédommagement, l'avocat de la défense a opposé le fait qu'il ne se soit pas constitué en partie pour défendre ses clients. Les plaignants ont signalé les faits au tribunal, puis à l'Ordre national des avocats qui n'ont pas apporté de réponse au dossier depuis plus de 25 ans. «Le droit de voir sa cause jugée dans un délai raisonnable a été violé», a déclaré la cour qui précise que ce droit a créé des préjudices aux ayants droit qui méritent des dédommagements auxquels s'exposent ceux qui ont retardé le droit de voir la cause jugée en un délai raisonnable. Ainsi, le tribunal et l'Ordre national des avocats devront dédommager les plaignants.
Dans sa requête, le sieur Alain Tchansi dénonce quant à lui le Centre des œuvres universitaires sociales (Cous), la Soneb et la Sbee pour violation de ses droits fondamentaux. Il expose que le Cous, la Soneb et la Sbee ont respectivement détruit ses équipements, lui ont coupé l'eau et l'énergie. Le Cous expose que le plaignant à qui un kiosque avait été attribué pour ses activités commerciales a voulu une reconduction de cette concession sans contrepartie. Le directeur de la Soneb fait savoir que le plaignant n'est pas un abonné de la Soneb et qu'il aurait hérité des installations de son frère qui, lui, devait trois mois d'arriérés. La Sbee précise qu'une fois qu'elle met à disposition de l'énergie, sa distribution par le Cous ou l'Uac n'est pas de son ressort. Considérant que le plaignant demande à la Cour de régler un différend entre lui, le Cous, la Sbee et la Soneb, alors qu'un tel contentieux relève du juge de la légalité, la Cour s'est déclarée incompétente.
Recours contre l'Exécutif
L'avocat Sadikou Alao et le pharmacien Alphonse Gonçalves ont formé un recours en inconstitutionnalité du relevé 11.9 du Conseil des ministres portant compte rendu d'état de la lutte contre les faux médicaments et relatif à la suspension de l'Ordre des pharmaciens. Ils exposent que, suite à la décision de condamnation par le tribunal de première instance de Cotonou de New Cesamex et des grossistes répartiteurs, alors même que cette décision a fait l'objet d'un appel, le Conseil des ministres, sous le rapport du ministre de la Justice d'alors, a suspendu l'Ordre des pharmaciens pour une durée de 6 mois. Ils présument une violation de la séparation des pouvoirs, une violation de la présomption d'innocence, une violation de la liberté d'association et du droit à la défense. Considérant que le Conseil des ministres ne s'est pas prononcé sur la culpabilité et a simplement pris acte d'une situation puis tirer les conséquences qui s'imposent, considérant que la mesure de suspension prononcée par le conseil des ministres n'est pas une exécution d'une décision de condamnation, mais une mesure conservatoire provisoire... ; la Cour constitutionnelle a décidé qu'il n'y a pas violation de la Constitution.
Présumant une violation de la Constitution par le chef de l'Etat, le sieur Blaise Kouton expose que, le 26 janvier 2018, Simplice Dato a démissionné de la Cour constititionnelle, mais le président de la République n'a pas procédé au remplacement de celui-ci dans le délai légal d'un mois. La Cour constitutionnelle ayant déjà rendu une décision sur la régularité de la démission de Simplice Dato ainsi que sa conformité à la Constitution et à la loi organique sur la Cour constititionnelle, a purement et simplement déclaré la requête irrecevable pour autorité de la chose jugée.
Recours électoraux
Lors de son audience, la Cour constitutionnelle a ordonné l'insertion de certains citoyens sur le Fichier électoral national et leur inscription sur la Liste électorale permanente informatisée. Il s'agit de : Ignace Adigbli, Calixte Sèna Acabassi, Charlotte Okpèchan, Mathieu Yarigo, Aboudou Latif Sidi, Rianatou Tidjani, Codjo Jorès Tonato, Phidelphin Gbènan Dores Ayihounton, Phidelphin Gbènan Ayihounton, Mémoria Sannou, Pierre Nanhoum, Cédric Aïssi, Flobert Aïssi, Nicole Voda, Dieudonné Ahouansou, Bona Adam Soulé, Jean-Louis Fanou, Abdoul Zakari, Bérénice Sannou... D'autres citoyens ont vu leurs requêtes rejetées notamment : Edmond Anagni, Lionel Houéto, Agossou Damien Hounkpatin, Sourou Félix Gnansounou, Geneviève Ayohouton, Jérémie Abayomi, Sovi Jean Arcadius, Enoch Amégbédji, Jules Hounkpatin...
La Cour a aussi ordonné la délivrance d'une carte d'électeur à Christelle Tandjè, la rectification du patronyme du sieur Abaccus Mivécan dans le Fen, le transfert de Corneille Ayité vers le centre de vote du lieu de sa résidence actuelle. Elle a déclaré irrecevable la requête du Cos-Lepi d'inscrire certains citoyens sur la Lépi. Elle s'est, par ailleurs, déclarée incompétente pour le rétablissement d'un centre de vote supprimé mais a nommément ordonné le transfert de certaines personnes défavorisées par cette suppression vers le centre de vote de leur choix?

Un nouveau projet pour porter le théâtre en direction des scolaires et faire d’eux des acteurs de l’éducation civique dans la ville de Cotonou. L’initiative émane de l’acteur culturel Sébastien Davo qui entend par ailleurs assurer une relève de qualité au théâtre.
Une pièce de théâtre sur le harcèlement sexuel en milieu scolaire, joué et mis en scène par des élèves du collège d’enseignement général de Houéyiho et leurs pairs d’autres établissements privés de Cotonou. Elle est mise en scène par Odjo Isaac Adonon, sous la supervision du formateur Barnabé Ayosso et du coordonnateur du projet, Sébastien Davo. Elle dénonce un fait de société qui constitue un frein au développement du pays. C’est donc pour dénoncer le phénomène et sensibiliser leurs camarades que les bénéficiaires du projet, Bill Rhétice, dans le rôle de Grâce, Abel Agbadjigan dans le rôle du professeur, Vanessa Méya dans le rôle de Sandra, Christelle Tonoukouin dans le rôle d’Akwa, leur ont offert ce tableau riche en enseignements.
Des amateurs sur la planche qui rivalisaient de génie et d’imagination pour porter leurs différents rôles sous les ovations de leurs camarades et des responsables d’établissements scolaires. Une pépinière qui fera sans doute parler d’elle dans les années à venir au théâtre comme une relève qui a eu, très tôt, la chance de passer par le moule des professionnels. Pour le moment, seulement trois établissements sont concernés par cette initiative qui s’étendra sous peu à tous les établissements de la ville de Cotonou. Sous cet angle, c’est beaucoup plus le second volet du projet qui sera mis en exergue, explique Sébastien Davo, le concepteur. Le comédien et metteur en scène n’est pas seulement soucieux de la relève au théâtre. Il faut, selon lui, faire du théâtre un instrument de lutte contre l’incivisme dans la ville de Cotonou et dans toutes les autres villes du Bénin. Ce qui passera par la distraction via le théâtre, soutient-il.
A chaque étape du projet, les thématiques seront étudiées et choisies en fonction des besoins. Mais d’ores et déjà, Sébastien Davo se félicite des retombées de ce projet qui permet d’avoir aussi bien de jeunes comédiens que des metteurs en scène. Pour l’heure, l’aventure a été possible dans les trois collèges bénéficiaires grâce au Fonds des arts et de la Culture dont la direction a été le partenaire financier, explique Sébastien Davo.

Les éléments de la Police républicaine du commissariat frontalier de Police d’Owodé, dans la commune de Sèmè-Podji, n’ont plus de cadre de travail. Tous les bâtiments abritant le commissariat sont partis en fumée suite à un incendie occasionné par un camion chargé de produits pétroliers. Le véhicule a pris feu aux environs de trois heures du matin ce mardi 1er janvier, juste à hauteur du commissariat. Même si l'on ne déplore pas de pertes en vie humaine, le bilan du drame n’est pas non moins lourd.
En effet, en dehors des bâtiments partis en fumée, l’incendie a également emporté un important matériel de travail. Il s’agit notamment des ordinateurs et autres matériels informatiques, des tenues des policiers, des véhicules en fourrière, celui du commissaire ainsi que des motos. L’armurerie du commissariat, constituée d’une vingtaine d’armes, n’a pas non plus résisté aux flammes. Seulement, le conducteur du camion à la base de cet incendie est jusque-là introuvable. Il a pris la poudre d’escampette après le drame. Une enquête est ouverte pour tirer au clair les circonstances de la survenue de l’incendie et situer les responsabilités.
Aussitôt informé de la situation, le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, et le directeur départemental de la Police républicaine de l’Ouémé, Gaudens Sègbo, sont descendus sur le terrain pour toucher du doigt l’ampleur des dégâts. L’autorité préfectorale a promis voir avec le conseil communal de Sèmè-Podji dans quelle mesure un nouveau domaine situé au bord de la voie bitumée Djrègbé-Dja-Owodé pourrait être mis à disposition pour la construction d’un nouveau commissariat. Mais dans l’urgence, un local sera provisoirement affecté pour servir de lieu de travail au personnel afin de lui permettre d'accomplir sans désemparer sa mission sécuritaire surtout en cette période de fin d’année au niveau de la frontière d’Owodé.
Th. C. N.

Expédit Houessou, Euric Guidi et le député Alexis Agbélessessi, tous leaders de la 17e circonscription électorale, ont organisé, samedi 29 décembre dernier à la Maison des jeunes de Comé, dans le Mono, un géant meeting pour informer les populations des actes du congrès constitutif de l’Union progressiste, un parti politique de la mouvance présidentielle au Bénin.
L’Union progressiste (Up) est un parti à dimension nationale né sur les cendres de plusieurs mouvements politiques dont ceux des acteurs majeurs de la 17e circonscription électorale. Elle est portée sur les fonts baptismaux depuis le 1er décembre 2018 à Cotonou. Environ un mois après cet important événement, des leaders tels qu’Expédit Houessou, Euric Guidi et le député Alexis Agbélessessi se prêtent à la restitution des actes du congrès constitutif du parti. Ils ont entamé cette activité, le samedi 29 décembre dernier, par une tournée dans les communes d’Athiémé et de Comé. En attendant d’effectuer aussi des descentes dans les arrondissements, la tournée du samedi dernier a pris fin par un géant meeting organisé à la Maison des jeunes de la cité des Wachi. Les militants et sympathisants des communes de Comé, Grand-Popo et Athiémé formant la 17e circonscription électorale ont pris part à cette sortie politique.
Le logo a été présenté en ses éléments à la population en langues mina, pedah et sahouè au cours du meeting, ainsi que la vision du parti, ses instances de décision, ses ligues. Les militants ont eu droit également à la présentation de quelques avantages de la réforme du système partisan au Bénin dont les fruits sont les nouveaux partis portés sur les fonts baptismaux.
Avantages pour la 17e circonscription
La création de l’Up a induit la simplification de l’échiquier politique, notamment dans la 17e circonscription électorale et fait prévaloir un climat d’apaisement des tensions politiques, indique le président du comité d’organisation de la rencontre, Paul Kpèhounou. Confirmant cette bonne ambiance, Expédit Houessou, Euric Guidi et le député Alexis Agbélessessi estiment que c’est un coup de maître qui conforte le bilan du chef de l’Etat. A les en croire, aucune des précédentes tentatives de réforme du système partisan au Bénin n’a réussi à instaurer un tel contexte politique dans le pays. Expédit Houessou explique que la particularité du contexte actuel réside dans la disparition effective des partis fusionnés, puis l’émergence de la force de l’argumentaire et des propositions. Ce faisant, soutient-il, « le président Patrice Talon a consacré la fin des particules pour le règne des grands partis capables de promouvoir le leadership à l’échelle nationale ». A sa suite, le député de la circonscription, Alexis Agbélessessi, pense à des économies qui découleraient des réformes. « Le président Talon nous a fait faire économie de l’argent parce que les dépenses que nous faisions pour aller l’un contre l’autre seront moindres. Ensuite, il y a l’économie des invectives car, si vous êtes en joie avec vos proches, tout marche ». Les forces politiques de la 17e circonscription électorale adhèrent entièrement à la vision du chef de l’Etat, appuie Euric Guidi, qui souligne que Comé, Athiémé et Grand-Popo constituent des bastions sûrs de l’Up. Le maire Pascal Hessou témoigne qu’effectivement, grâce à la création de l’Up, des filles et fils de Comé, jadis adversaires, se sont réconciliés pour le bonheur du parti et le développement du pays.
Politique 31 déc. 2018