La Nation Bénin...
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L’athlète international béninois de Taekwondo, Jéhudiel Kiki, 24 ans, catégorie senior -68 Kg s’est adjugé, dimanche 9 juin dernier, la médaille de bronze à l'Open d'Autriche de Taekwondo. Plusieurs fois champion du Bénin et l’un des six athlètes béninois bénéficiaires des bourses de la Solidarité olympique, il vient de faire retentir l’hymne national à Innsbruck en Autriche.
Le Bénin est monté sur la troisième marche du podium à l'Open d'Autriche de Taekwondo grâce au boursier olympique Jehudiel Kiki. Le jeune athlète a remporté la médaille de bronze à cette compétition qui s’est déroulée du 7 au 9 juin dernier à Innsbruck. Médaillé d'or lors de la 38e Coupe internationale Reutlingen en Allemagne, en janvier dernier, Jéhudiel Kiki vient de faire une fois encore la fierté du Bénin et de la famille du Taekwondo en particulier. Comme à son habitude, il a su puiser dans ses potentialités pour s’imposer face à des athlètes venus du Niger, de la Slovaquie et du Danemark. Il fait notamment parler son savoir-faire et son adresse lors des combats.
L’athlète au parcours élogieux s’est imposé respectivement face au Danois 7-6, au Slovaque 15-5, au Nigérien 6-4 avant de tomber face au Croate 10-18. Faut-il le rappeler, Jéhudiel Kiki a connu le haut niveau depuis juin 2010 lors de la Coupe du monde francophone de la discipline à Cotonou. Il a à son actif beaucoup d’autres médailles, notamment lors des Jeux africains juniors à Rabat au Maroc en 2010, lors de la Coupe Onatel à Ouagadougou
en 2014, de la Coupe du Monde francophone en 2016 et du Tournoi international de l’Amitié à Lomé en 2017. Après cette médaille de bronze, Jéhudiel Kiki n’a pas baissé les bras ; il se prépare pour l'Open de Luxembourg qui aura lieu le week-end prochain n

La maladie virale dite de la dengue nécessite des dispositions particulières pour se prémunir contre ses conséquences. C’est un appel du ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, contenu dans un communiqué en date du 7 juin 2019. « Chères populations, la dengue est une maladie qui sévit chez nous.
Elle est dangereuse et tue très rapidement lorsqu’on prend certains médicaments, notamment des anti-inflammatoires non stéroïdiens tels que l’aspirine, l’ibuprofène, le diclofénac », a informé le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin. Poursuivant, il a déclaré que la dengue est transmise par les piqûres de moustiques et se manifeste par la fièvre suivie de courbatures, maux de tête ou de ventre, vomissements simples ou avec du sang, douleurs articulaires, fatigue, saignements souvent mortels. Face à ces signes, rendez-vous immédiatement au centre de santé le plus proche, a conseillé le ministre.
Au titre des conseils pratiques pour lutter contre la dengue et repousser sa propagation loin des familles et des communautés, il revient à chacun d’assainir son cadre de vie en le rendant propre. Aussi, est-il conseillé de détruire les gîtes de larves de moustiques, pulvériser les domiciles, utiliser des crèmes répulsives ou prioritairement la moustiquaire imprégnée à longue durée d’action. Il faut rappeler que l’observance des règles sus-citées éviterait des ennuis de santé à la population.
Alexis METON

Les députés à l’Assemblée nationale ont adopté, ce jeudi 6 juin, les modalités et la clé de répartition des représentants de la huitième législature au sein des Parlements régionaux et de certaines institutions nationales. Ils se retrouvent donc en plénière, jeudi 13 juin prochain, pour finaliser et valider les noms des 26 représentants qui seront retenus.
A l’unanimité, les députés ont adopté, ce jeudi 6 juin, à l’hémicycle, les rapports de la Commission des Lois, de l’Administration et des Droits de l’Homme relatifs aux modalités et à la clé de désignation des représentants de l’Assemblée nationale au sein des Parlements régionaux et des institutions nationales. Les Parlements régionaux concernés sont le Parlement panafricain, le Comité interparlementaire de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Cip/Uémoa) et le Parlement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). L’Assemblée nationale a quinze sièges à pourvoir au niveau de ces trois Parlements régionaux à raison de cinq postes par institution. Les trois institutions parlementaires supranationales ont fait l’objet de rapport unique. Lequel rapport définit la clé de répartition des sièges retenant le principe à valeur constitutionnelle de représentation proportionnelle majorité/minorité. Sur la base de cette clé, trois sièges reviennent à la majorité parlementaire c’est-à-dire l’Union progressiste forte de 46 députés et deux sièges à la minorité parlementaire, le Bloc républicain composé de 37 députés. L’Union progressiste s’en sort, au total, avec neuf sièges contre six pour le Bloc républicain après la répartition des quinze sièges à pourvoir pour le compte des trois Parlements régionaux. Mais si pour les Parlements régionaux, la Commission des Lois, de l’Administration et des Droits de l’Homme présidée par le député Orden Alladatin a présenté un rapport unique, à propos des modalités et de la clé de répartition des sièges au sein de certaines institutions à caractère national, elle a procédé au cas par cas. Ici, il y a au total onze sièges à pourvoir par la Représentation nationale à raison de six au titre de la Haute cour de justice (Hcj), deux à la Commission béninoise des Droits de l’Homme (Cbdh) et trois pour le compte de l’Autorité de protection des données à caractère personnel (Apdp). La clé de répartition adoptée hier partage équitablement les six postes de la Haute cour de justice entre les deux groupes parlementaires, c’est-à-dire trois sièges pour l’Union progressiste et trois pour le Bloc républicain. Les deux sièges en jeu au niveau de la Cbdh sont également équitablement répartis à raison d’un siège de part et d’autre.
Cas des députés réélus
En ce qui concerne l’Apdp, l’Union progressiste s’en sort avec deux sièges et le Bloc républicain un siège, en vertu toujours du principe à valeur constitutionnelle de la représentation proportionnelle majorité/minorité sur la base de laquelle la Commission des Lois, de l’Administration et des Droits de l’Homme a fait tout le partage des sièges. Les quatre rapports présentés ont été entérinés par tous les députés présents et représentés. La plénière a été ensuite suspendue pour permettre aux deux groupes parlementaires de tenir les pourparlers nécessaires. Ces négociations sont indispensables d’autant que certains députés de la septième législature sont réélus. Et les textes qui organisent la plupart de ces Parlements régionaux et autres institutions à caractère national prévoient que soient reconduits au sein de ces organismes les députés qui ont renouvelé leur mandat pour leur permettre de continuer à garder leur position. Il s’agit des députés Bida Youssoufou, David Gbahoungba et Nazaire Sado actuellement membres du Parlement de la Cedeao, Lucien Houngnibo, Sossou Dakpè et Janvier Yahouédéhou pour le compte du Cip/Uémoa, Rosine Dagniho et Justin Agbodjété au titre du Parlement panafricain. Au niveau de la Haute cour de justice, on retrouve les députés Adam Bagoudou, Janvier Yahouédéhou et Benoît Dègla, Wallis Zoumarou et Valère Tchobo du côté de l’Apdp et Rosine Dagniho à la Cbdh. Tous ces députés réélus devraient conserver normalement leurs postes au sein de ces différentes structures nationales en tenant compte du quota de sièges qui revient à chaque groupe parlementaire.
Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, président de céans, alors a donné jusqu’à jeudi 13 juin prochain pour permettre aux deux groupes parlementaires d’harmoniser la liste des députés devant occuper les 26 sièges, qui sera ensuite validée par la plénière. Les députés se retrouvent donc le jeudi prochain en plénière pour vider ce dossier de désignation de leurs représentants au sein des Parlements régionaux et institutions à caractère national, une tradition en début de législature de l’Assemblée nationale.

Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, s’est entretenu, ce mercredi 5 juin, avec trois délégations dont celle du bureau du Parlement des jeunes du Bénin.
Le bureau du Parlement des jeunes du Bénin (Pjb) a été la première délégation reçue ce mercredi 5 juin, par le président de l’Assemblée nationale. Celle-ci est allée présenter ses félicitations au président Louis Vlavonou et lui faire l’état des lieux de l’institution sous tutelle de l’Assemblée nationale. « Le président de l’Assemblée nationale du Bénin vient d’être élu et nous sommes le parlement des jeunes, une institution sous tutelle de l’Assemblée nationale, il était de bon ton que nous puissions venir auprès de l’autorité parlementaire nouvellement élue pour lui présenter d’abord nos vives félicitations et lui faire ensuite l’état des lieux de l’institution que nous représentons », a confié Aymard Konty, président du Parlement des jeunes du Bénin. Selon lui, le Pjb qui est à sa deuxième mandature fonctionne normalement, administrativement et techniquement, tel que prévu par les textes, depuis son installation en 2017 pour un mandat de trois ans. Toutefois, tout ne tourne pas totalement rond. La délégation a exposé les difficultés au président de l’Assemblée nationale qui y aurait accordé une oreille attentive. « Nous sommes en train d’initier des propositions de lois à déposer sur la table du bureau de l’Assemblée nationale dans le but de favoriser l’emploi et l’employabilité des jeunes du Bénin, puisqu’actuellement, nous remarquons que nous sortons nombreux des universités et l’Etat ne peut pas nous embaucher tous. Donc, il faille que nous trouvions des mécanismes pour que chacun, de son côté, puisse trouver son pain », ajoute-t-il.
Aymard Konty dit avoir des raisons d’espérer pour la résolution de ces problèmes au regard du parcours exaltant du président Louis Vlavonou qui a milité tout le temps en faveur des jeunes, des femmes à travers des initiatives de propositions de lois dans ce sens. Le président du Parlement des jeunes du Bénin loue le sens d’écoute de Louis Vlavonou qui a donné des instructions fermes à ses collaborateurs à l’effet d’organiser très prochainement une séance de travail pour discuter de toutes les préoccupations soulevées pour la bonne marche du Parlement des jeunes du Bénin.
Louis Vlavonou s’est entretenu ensuite avec une délégation du Réseau africain des personnels des Parlements (Rapp), un cadre de concertation apolitique et professionnel qui a pour but de renforcer les capacités du Parlement et de promouvoir le travail bien fait pour donner une bonne image de l’institution parlementaire. Selon le président du Rapp, Parfait Vidécé Comahoué, le président de l’Assemblée nationale a loué la démarche avant de promettre de travailler avec le réseau pour la réussite de la mission à lui assignée.
Le président Louis Vlavonou a bouclé la série de ses audiences de ce mercredi, avec une délégation du Collectif des jeunes cadres de la commune de Bantè. « Nous avons sollicité une audience auprès du président de l’Assemblée nationale pour lui expliquer un peu la situation sociopolitique de la commune pour Bantè. Nous comptons sur son dynamisme, sa capacité pour nous aider à trouver des issues favorables pour sortir la jeunesse de cette mauvaise situation », confie à la presse, le porte-parole de la délégation, Faustin Arouko. Il dit avoir saisi l’occasion pour plaider que les actions de l’Assemblée nationale, 8e législature, soient orientées surtout vers la jeunesse qui a besoin d’être motivée.

( Quatre autres condamnés et deux relaxés )
L’ex-préfet du Littoral Modeste Toboula a été condamné à 12 mois d’emprisonnement ferme et à deux millions F Cfa d’amende par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) qui a rendu son verdict ce lundi 3 juin, dans l’affaire de bradage de domaine de l’Etat sis au quartier de Fiyégnon 1 dans le 12e arrondissement de Cotonou.
Il est retenu contre lui l’infraction d’abus d’autorité pour laquelle le ministère public représenté par le procureur spécial près la Criet, Gilbert Ulrich Togbonon a requis contre lui, lors de l’audience du lundi 27 mai dernier, la peine de 18 mois d’emprisonnement ferme et un million F Cfa d’amende. Modeste Toboula, placé sous mandat de dépôt le 20 février dernier, retourne donc en prison pour purger le reste de sa peine estimé à neuf mois environs. La cour a fixé également sur leur sort tous les six autres prévenus du dossier incarcéré le même jour que l’ancien préfet du Littoral. Ainsi, les sieurs Basile Djossouvi et Basile Kougblénou ont été relaxés purement et simplement. Ils recouvrent donc leur liberté. Quant Magloire Saïzonou et aux géomètres Clément Dari et SalifouAssah, ils ont écopé chacun de cinq ans d’emprisonnement ferme et d’une amende de cinq millions FCfa. La cour a suivi ici les réquisitions du ministère public qui a requis la même peine. Mais avant d’y arriver, la cour a requalifié les faits de complicité d’abus de fonction et de délit d’initié à l’égard des prévenus Clément Dari et SalifouAssah. Elle a retenu les infractions de fausse attestation et de complicité de stellionat contre Clément Dari et de complicité de fausse attestation et complicité de stellionat contre son collègue SalifouAssah. Magloire Saïzonou a été retenu pour les faits de stellionat. Poursuivant son verdict, la cour condamne René Ganmavo à 12 mois d’emprisonnement ferme et à 100 mille Francs Cfa d’amende pour l’infraction de fausse attestation.
Mais cette sentence est jugée trop lourde par les avocats des prévenus qui menacent de faire ce même lundi 3 juin, un pourvoi en cassation du verdict devant la Chambre judiciaire de la Cour suprême.
Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Photo : archives Toboula

Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou a reçu en audience, mercredi 29 mai dernier à son cabinet, deux délégations dont celle du député ivoirien Yéo Fozié, porteur d’une information relative à l’organisation prochaine en Côte d’Ivoire, de la conférence régionale des Commissions parlementaires de défense et sécurité de l’Afrique de l’Ouest, du Sahel et de l’Afrique centrale.
« Je suis venu rencontrer le président de l’Assemblée nationale du Bénin, accompagné d’un représentant de la Fondation Konrad Adenauer parce que nous ambitionnons d’organiser la conférence régionale des Commissions parlementaires de défense et sécurité de l’Afrique de l’Ouest, du Sahel, de l’Afrique centrale à Abidjan en juin prochain », a laissé entendre le député ivoirien Yéo Fozié. Celui-ci dit avoir entrepris, en sa qualité de président de la commission défense et sécurité, une tournée dans la sous-région pour s’entretenir avec les présidents des Assemblées et certains de ses collègues députés sur les tenants et les aboutissants de ce grand rendez-vous. Cette conférence régionale, selon Yéo Fozié, vise à mutualiser les compétences et les expériences dans le domaine de la sécurité qui est devenue collégiale avec le développement de nouveaux défis sécuritaires tels que le terrorisme, les trafics de tout genre. Un tel combat ne peut se mener individuellement par les nations pour circonscrire tous ces dangers. « Nous avons pensé que dans le domaine de la politique, nous allons mutualiser nos forces à travers un réseau de toutes les commissions de défense et sécurité dans nos assemblées respectives ; on pourrait faire des propositions correctes et efficaces à nos gouvernements », explique Yéo Fozié. Il n’oublie pas le contrôle de l’action gouvernementale qui pourrait aussi être amélioré grâce au partage d’expériences à l’intérieur de ces commissions parlementaires de défense et de sécurité. Il salue, à l’occasion, le président de l’Assemblée nationale qui a prêté une oreille attentive à sa préoccupation et l’a rassuré de ce que le Bénin jouera pleinement sa partition, surtout que ce réseau est né à Cotonou en 2018. « C’est un bébé béninois, on doit pouvoir compter sur le Bénin pour l’aider à avancer et à grandir correctement, de façon harmonieuse », poursuit le député ivoirien qui dit partir totalement satisfait des échanges qu’il a eus avec le président du parlement béninois.
Le président Louis Vlavonou a reçu ensuite le bureau du Conseil des sages et notables de Porto-Novo venu le féliciter pour sa brillante élection à la tête de l’Assemblée nationale. « Nous aurions pu attendre comme il en fut le cas, pour vos prédécesseurs, Bruno Amoussou, Antoine Kolawolé Idji, Mathurin Coffi Nago, qui nous avaient honorés de leur visite, à notre siège. Mais, nous avons voulu aller vers vous, bousculant votre calendrier, pour vous rencontrer », précise le président du Conseil des sages de Porto-Novo, Urbain Karim da Silva avant de revenir sur les objectifs de l’association créée il y a plus de trente ans et régie par la loi 1901.

Des présidents et membres des instances de régulation des pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), par ailleurs juristes experts en régulation des médias et technologies de l’information et de la communication (Tic), ont rendu visite au président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), hier.
Ceci, en marge du séminaire de l’Uemoa sur la vulgarisation des directives portant sur le dépôt légal, l’utilisation de l’image et les droits d’auteurs et droits voisins au sein de l’Union. Ledit séminaire se tient à Cotonou et les présidents des instances de régulation du Niger, du Mali, de la Côte d’Ivoire ainsi qu’un membre de l’instance de régulation du Sénégal, ont souhaité présenter leurs civilités à Adam Boni Tessi. Ils voudraient également partager quelques préoccupations avec lui notamment, sur les travaux de ce séminaire qu’abrite le Bénin sur les droits d’auteurs. La délégation était conduite par Kabir Sani, juriste expert en régulation des médias et Tic de l’Uemoa et président du Conseil supérieur de la communication du Niger. Au sujet des assises de Cotonou, il a signifié au président de la Haac que les échanges ont été fructueux entre les régulateurs et les représentants des délégations des huit pays invités. Kabir Sani n’a pas manqué de témoigner la gratitude de sa délégation à l’endroit des autorités béninoises, notamment celles de la Haac pour l’accueil chaleureux qui leur a été réservé à Cotonou.
Ariel GBAGUIDI (Stag.)

Le recteur de l’Université de Parakou, Prosper Gandaho et le doyen de la Faculté de droit et de science politique (Fdsp), Mocktar Adamou étaient face aux professionnels des médias, vendredi 17 mai dernier. Ils ont rappelé les circonstances dans lesquelles l’incendie de la faculté est survenu dans la nuit du 11 au 12 mai dernier. L’occasion leur a également permis d’annoncer les décisions qui ont été prises pour sauver l’année académique dans cet établissement universitaire.
Pour sauver l’année académique en cours à la Faculté de droit et de science politique (Fdsp) de l’Université de Parakou, suite à l’incendie survenu dans la nuit du 11 au 12 mai, un certain nombre de décisions ont été prises. En dehors du dépôt d’une plainte contre x devant le tribunal, les examens des mois de mars et de mai derniers ont été invalidés. Les examens du deuxième semestre en cours ont également été annulés. La dernière décision reste l’organisation d’une session unique à partir du 10 juin prochain au niveau de la faculté. Telles sont en substance les grandes lignes du message que le recteur de l’Université de Parakou, Prosper Gandaho et le doyen de la Fdsp, Mocktar Adamou, ont voulu porter à la connaissance de l’opinion publique, à travers leur conférence de presse du vendredi 17 mai dernier. Ils rassurent que l’organisation de cette session unique ne vise pas à pénaliser les étudiants concernés. D’ailleurs, pour les aider à mieux se préparer, les enseignants ont été instruits pour organiser, chacun dans sa matière, des séances de Travaux dirigés à leur intention.
En effet, plus de 60.000 copies des examens anticipés des Licences 1, 2 et 3 de la Fdsp entreposées ont été consumées par le feu. L’organisation matérielle desdits examens, leur surveillance, les travaux de secrétariat, la confection des feuilles, les travaux de correction en pool, qui ont coûté au total 26 039 500 F CFA sont ainsi partis en fumée.
Quant aux copies des examens de la journée du samedi 11 mai dernier, de la Licence 1 comptant pour le deuxième semestre, n’étant pas dans le local particulièrement touché, elles n’ont pas été atteintes. Il en est de même pour celles des auditeurs des Masters.
Aucun court-circuit n’ayant été constaté, la thèse d’un incendie provoqué est de plus en plus plausible. Selon le recteur Prosper Gandaho, il s’agit d’un acte crapuleux. « A qui profite le crime ? Seules les enquêtes en cours permettront d’apporter la réponse à cette préoccupation », a-t-il indiqué. « Dans tous les cas, ces différentes mesures qui ont été prises, traduisent la volonté du gouvernement et celle de notre université à continuer d’assurer une bonne organisation des activités académiques, surtout de garantir la crédibilité des examens au niveau de tous les établissements de formation et de recherche de l’Université de Parakou », a insisté le recteur.

Le parti Force cauri pour le développement du Bénin (Fcdb) du professeur Soumanou Toléba s’est prononcé sur l’actualité sociopolitique nationale le samedi 11 mai dernier, à Cotonou, en présence de ses militants fortement mobilisés pour la circonstance. A l’occasion, les membres de ce jeune parti porté sur les fonts baptismaux, le 15 décembre 2018 à Ouakè, ont expliqué à leurs militants, les démarches menées dans le but de se conformer à la loi portant Charte des partis politiques aux fins de prendre part aux élections législatives du 28 avril dernier. Somme toute, le parti a été recalé, et ses militants s’en désolent.
La situation sociopolitique nationale préoccupe le parti Force cauri pour le développement du Bénin (Fcdb) du professeur SoumanouToléba. Face à la presse et aux militants, les responsables de ce jeune parti ont analysé le contexte politique post-électoral et appelé à la paix, se démarquant ainsi des agissements de l’opposition dont il se réclame.
La Fcdb, selon ses responsables, est un parti de l’opposition, mais celle constructive, c’est-à-dire qui ne critique pas pour critiquer mais qui apporte une alternative à la gouvernance. SoumanouToléba a, d’entrée, rappelé les démarches que son parti a menées pour se conformer à la loi n°2018-23 portant Charte des partis politiques en République du Bénin, afin de prendre part aux élections législatives du mois d’avril dernier. Malgré toutes les formailités remplies pour obtenir le certificat de conformité, la Fcdb n’a pas pu franchir l’étape de la Cena, pour présenter ses candidats aux dernières législatives. Cette situation, à en croire le professeur, n’a pas agréé les militants. « On n’est pas contents parce que notre dossier a été rejeté. Notre parti n’est pas content », a affirmé SoumanouToléba. Il a été soutenu par son conseiller spécial à la jeunesse, Fred Houénou qui déplore tous les événements survenus le 1er mai dernier avec comme conséquence des affrontements sanglants. «Mais on ne va pas appeler à casser la République parce qu’on n’est pas contents», a ajouté le professeur. Selon ses explications, le bureau politique du parti s’est réuni et a même jugé inopportun de porter recours devant la Cour constitutionnelle, en bon légaliste. « Notre parti ne souhaite pas que nous soyons divisés, il ne souhaite pas non plus la violence. Que Dieu fasse que la paix règne au Bénin », a-t-il martelé. Son souhait est que le chef de l’Etat appelle l’ensemble de la classe politique incessamment pour que, dans un dialogue inclusif,on puisse se parler pour trouver un consensus.
Opposition constructive
L’opposition constructive, pour la Force cauri pour le développement du Bénin, selon Fred Houénou, conseiller spécial à la jeunesse, consiste à amener les gouvernants à justifier leurs choix et leurs actions devant le peuple. Fred Houénou n’entend pas donner une quelconque caution aux interminables appels à détruire le Bénin. « Ce que nous souhaitons tous, c’est la paix dans le pays », a-t-il insisté. Il fait savoir que le pays ne peut se développer que lorsque les forces politiques, bien que critiques de la gouvernance d’un chef de l’Etat, proposent des solutions pour l’améliorer. L’ancien ministre Alain François Adihou épouse cette idée et souligne qu’il est difficile de gérer un pays. Par ailleurs, il est séduit par le courage du chef de l’Etat dont les réformes politiques, bien que difficiles, ont permis au Bénin de passer de 254 partis politiques à environ cinq. Au regard du succès que le Bénin engrange sur le plan économique, Alain François Adihou souligne que le régime actuel a commencé à réformer les bases économiques du Bénin en mettant en place un appareil de production de richesse.
« Il y a l’industrie touristique, mais le gouvernement doit assurer la veille permanente pour que les cas d’insécurité ne viennent pas à altérer les multiples efforts consentis », conseille-t-il. Il souffle également au gouvernement que le peuple l’attend sur le chantier du social et de la modernisation de l’école.

Energie Football club de la Société béninoise d’Energie électrique (Sbee) s’est incliné face à l’Association sportivve Oussou Saka, samedi 11 mai dernier, lors de la 30e journée du championnat national de Ligue 1. Ainsi, le club poursuit sa descente aux enfers.
Au repos lors de la journée précédente, Energie Football club de la Société béninoise d’Energie électrique, 16e au classement avant cette journée avec 30 points, a été battu par l’Association sportive Oussou Saka (Asos) sur le score de 1-0 sur le terrain de l’Université d’Abomey-Calavi. Cette victoire permet à l’Asos de se relancer en attendant sa prochaine sortie contre Soleil Football club à Cotonou. Energie Football club pour sa prochaine rencontre devra prendre sa revanche sur Béké de Bembèrèkè qui l’avait battu (1-0) lors de la phase aller pour espérer améliorer son positionnement. Quant à Avrankou Omnisports, il a été contraint au nul (0-0) par Soleil Football club qui totalise désormais 19 points mais reste la lanterne rouge de la randonnée. Resté sur 7 victoires, 10 matchs nuls et 10 défaites en 27 sorties, Energie Football club, vice-champion en titre devra se réveiller pour sortir de la zone rouge.
Société 13 mai 2019