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Les directeurs de l’informatique et de pré-archivage et les chefs cellules informatiques de l’administration ont pris part à Cotonou, ce mardi 24 octobre, à un séminaire de formation sur l’utilisation de solutions de sécurité Kaspersky. Il s’agit pour le laboratoire de solutions de sécurité informatique de sensibiliser les participants sur les avancées en matière de protection des systèmes d’informations.
L’insécurité reste l’envers du décor de l’internet dont la connexion expose souvent les usagers au piratage et autres pertes de données sur leurs ordinateurs. C’est pour sensibiliser les administrateurs des systèmes d’informations de l’administration publique et du secteur privé béninois que la société Informatique systèmes télécoms (Ist) a partagé avec ces derniers les offres du laboratoire Kaspersky pour la sécurisation des données informatiques.
Selon Auguste Ahmed Ndendé, directeur général d’Ist qui représente la marque au Bénin, cet atelier vise à montrer aux participants les dangers et les informations sur la sécurité des systèmes d’informations de l’administration publique. « La plupart des administrateurs utilisent des produits Kaspersky mais nous avons voulu ce retour pour leur montrer les bonnes pratiques, les sensibiliser sur les bons produits à utiliser afin de mieux sécuriser leurs systèmes d’informations », souligne-t-il. Il poursuit que la rencontre s’inscrit dans la droite ligne de l’accompagnement du Programme d’action du Gouvernement qui prévoit la mise en place d’un système d’informations robuste et fortement sécurisé pour l’administration publique. « Il est important de protéger les données de l’administration. Bientôt nous aurons le Ravip. Il faut aussi bien protéger les données personnelles des citoyens afin qu’elles ne tombent dans les mains des personnes malveillantes », insiste Auguste Ahmed Ndendé.
« Nous nous sommes rendu compte qu’il y avait des besoins de formation et de sensibilisation. Certaines versions de nos
licences ne sont pas bien utilisées, il fallait donc faire ce séminaire pour aider les utilisateurs à faire le choix, et aussi, et à être au parfum de tout ce que nous faisons en tant que Kaspersky », soutient Didier Constant Pambou, directeur du Réseau Partenariat Afrique de l’Ouest et du Centre de Kaspersky. Il rappelle que Kaspersky n’est pas seulement un antivirus simple, mais toute une solution de sécurité informatique. « Nous avons des professionnels qui vont aider les administrateurs des systèmes d’informations de l’administration publique et du secteur privé à faire le choix du bon produit et à mieux évaluer les menaces », précise-t-il, tout en affirmant que le Bénin est un pays modèle pour la sécurité informatique.
Les outils Kaspersky
Trois outils Kaspersky ont fait l’objet de discussion avec les participants : Le Kaspersky Endpoint Security Select, le Kaspersky Endpoint Security Advanced et le Kaspersky Total Security. La version « Select » comprend le déploiement et la protection des terminaux mobiles, en s’appuyant sur le module de gestion de flotte mobile (Mobile Device Management) et sur une solution de contrôle contre les programmes malveillants destinée à ces plates-formes.
La version « Advanced » permet à l’entreprise de déployer et d’administrer ses procédures informatiques, de protéger ses utilisateurs des programmes malveillants et d’éviter la perte de données tout en optimisant les performances de l’environnement informatique.
Quant à Kaspersky Total Security for Business, c’est à ce jour, selon les promoteurs, la plate-forme de protection et d’administration la plus complète du marché des antivirus. Ses offres vont du chiffrement à la gestion des systèmes sans oublier la protection globale contre les programmes malveillants. Il sécurise les réseaux et la productivité des ordinateurs du terminal qu’il utilise et du lieu où il se trouve.
Le laboratoire Kaspersky est un éditeur de solutions de sécurité en système d’informations. Il est reconnu chez les utilisateurs des outils informatiques comme un antivirus alors que le laboratoire offre un éventail plus large de solutions de sécurité pour les systèmes d’informations.

Le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Tonato a lancé ce mardi 24 octobre à Cotonou, le Projet de renforcement de capacités pour la gestion des produits chimiques et leurs déchets en lien avec la mise en œuvre des accords internationaux ratifiés par le Bénin. Il s’agit d’un projet qui a pour but d’apporter des solutions idoines en vue d’une gestion rationnelle desdits produits.
Dans le monde entier, le problème de la gestion des produits chimiques et de leurs déchets s’accroît. Et selon l’Organisation de coopération et de développement économiques, la production mondiale de produits chimiques en 2020 aura augmenté de 85% par rapport à 1995.
Au Bénin, le secteur de l’agriculture est le plus grand utilisateur de ces produits chimiques. En lançant le Projet de renforcement de capacités pour la gestion des produits chimiques et leurs déchets en lien avec des accords internationaux ratifiés par le Bénin, le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Tonato, a souligné que la quantité de produits chimiques utilisée dans le secteur de la filière coton a crû de 1 972 764 litres en 1993 à 2 453 880 litres en 2010, soit un accroissement de 24,39% en 17 ans. Il ajoute que les laboratoires de recherches et pédagogiques, sans oublier ceux des centres de santé connaissent aussi, ces derniers temps, un essor remarquable.
Ces chiffres, déclare le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, sont en constante augmentation. Ils obligent donc, souligne-t-il, à réfléchir sur les effets néfastes de ces substances sur la santé humaine et des différents compartiments de l’environnement que sont : l’air, l’eau et le sol ainsi que sur les moyens à déployer pour limiter leurs impacts.
Pour José Tonato, le projet lancé hier a pour but d’apporter des solutions idoines en vue d’une gestion rationnelle des produits chimiques et de leurs déchets au Bénin. C’est un projet qui comprend, indique-t-il, six composantes techniques. La première est l’analyse de la situation sur la gestion des produits chimiques suivie de la deuxième qui est relative au renforcement des cadres législatifs et réglementaires nationaux pour ces produits chimiques et leurs déchets.
En ce qui concerne la troisième composante, le ministre du Cadre de vie et du Développement durable indique qu’elle est liée à l’amélioration du cadre institutionnel, tandis que la quatrième s’occupe de la stratégie et des outils pour la gestion desdits produits.
La cinquième composante est le renforcement des capacités des parties prenantes dans la gestion de ces produits, ainsi que le partage d’informations ; puis enfin la sixième composante qui consiste en la mise en place dans les cadres budgétaires nationaux pour la mise en œuvre de la gestion desdits produits.
Une question fondamentale
En applaudissant l’avènement de ce projet, le président du Réseau des parlementaires pour le climat, l’environnement et le développement, Jean-Michel Abimbola, dira que la problématique de la gestion de l’environnement et plus précisément la gestion des produits chimiques est une question fondamentale. Il a remercié le Gouvernement pour avoir regroupé les différents acteurs autour de la question. Le parlementaire a promis que l’Assemblée nationale jouera sa partition dans la mise en place des cadres réglementaires d’une mise en œuvre efficace de ce projet pour le bien-être des populations béninoises.
Pour sa part, la représentante de l’Onu-Environnement, Nalini Sharma, a rappelé que le Bénin a ratifié différentes conventions sur les produits chimiques. Mais il n’a pas les moyens pour la gestion de ces produits et leurs déchets. Elle espère que ce projet permettra effectivement de renforcer les capacités pour une meilleure gestion desdits produits.
La gestion des produits chimiques pour un environnement sain est l’une des priorités assignées au ministère du Cadre de vie et du Développement durable à travers des engagements pris au niveau international. Ces engagements sont aussi pris par le Gouvernement à travers le troisième pilier de son programme d’action qui œuvre pour l’amélioration du cadre de vie des populations. Et c’est dans ce cadre que s’inscrit le projet initié par le ministère du Cadre de vie et du Développement durable et qui a été lancé hier.

Démarrés en 2014, les travaux de construction d’un pont métallique sur l’axe Ouèdèmè-Agamè, deux arrondissements de Lokossa, sont en souffrance. Le député Dakpè Sossou a déploré cet état de choses, samedi 21 octobre dernier à Lokossa dans le Mono. C’était au cours d’une conférence de presse qu’il a animée dans le cadre du démarrage imminent de l’aménagement et du bitumage de la route Lokossa-Ouèdèmè-Dévé-Aplahoué-Frontière Togo.
Mais le député de la dix-huitième circonscription électorale ne s’est pas contenté seulement de dénoncer la situation. Dakpè Sossou dit plaider pour la reprise du chantier de construction en ce qui concerne la finition dont le marché a été confié au génie militaire qui, selon lui, a abandonné les travaux.
En effet, le pont métallique est un ouvrage de franchissement d’un cours d’eau qui sépare les arrondissements d’Agamè et de Ouèdèmè.
Le deuxième secrétaire parlementaire a également exhumé un autre projet de construction de pont métallique sur l’axe Doukonta-Zoungamè pour plaider sa prise en compte dans le budget de l’Etat, exercice 2018. Le précédent Gouvernement avait prévu la construction dudit pont sur le tronçon, justifie-t-il, dans le but de désenclaver Doukonta et Zoungamè, deux villages de Lokossa.
Lors de la conférence de presse, le député avait à ses côtés le maire de la ville, Pierre Awadji, et plusieurs autres acteurs politiques du Mono.
Désiré C. VIGAN
A/R Mono-Couffo

La société de manutention Coman SA a commémoré, jeudi 19 octobre dernier dans l’enceinte portuaire, les mille jours sans accident mortel. A l’occasion, Koen De Backker, directeur général de Coman SA, a souhaité voir renforcée la sécurité au niveau de la plate-forme portuaire à travers l’exigence « detwistlocks » au niveau des camions.
« Depuis mille jours, nous n’avons pas eu d’accident grave », s’est réjoui le directeur général de Coman SA, Koen De Backker, pour exprimer sa grande satisfaction par rapport aux mesures mises en place pour assurer la sécurité des travailleurs sur les parcs à conteneurs de la société. C’était à la faveur d’une cérémonie fort simple qui a réuni, jeudi dernier dans l’enceinte portuaire, des représentants du personnel de la société ainsi que d’autres acteurs portuaires dont le secrétaire général du Port autonome de Cotonou représentant la directrice générale.
Le directeur général de Coman SA a expliqué que ce rendement est le fruit des mesures de sécurité revues et renforcées mises en place depuis 2014. Le 27 décembre 2014, a rappelé M. Koen De Backker, un événement tragique s’est produit sur un parc à conteneurs où l’on a enregistré le décès d’un conducteur de camion. Cette situation a rendu nécessaire la prise de certaines mesures. D’une part, il a été mis en place un plan de circulation aux normes internationales, améliorant ainsi l’existant. D’autre part, ajoute-t-il, il a été également élaboré des procédures et des formations relatives aux opérations sur le parc à conteneurs. C’est l’ensemble de ces mesures qui a concouru à passer mille jours sans accident mortel sur les parcs à conteneurs, a-t-il insisté avant de souhaiter qu’il y ait beaucoup d’autres mille jours sans accident.
Ce résultat a été salué par le président de l’Association des commissionnaires agréés en douanes, Mama Taïrou, qui estime qu’il témoigne du pragmatisme et du professionnalisme dont Coman SA a su faire preuve dans sa gestion quotidienne des opérations portuaires. Cela n’a été possible que grâce à l’action collective de la direction générale, des conducteurs ainsi que du personnel administratif, opérationnel et technique, a-t-il laissé entendre. « C’est un honneur pour le port. Cela contribue à la compétitivité du port », souligne-t-il.
Pour sa part, le directeur de la capitainerie, Léon E. Adda, commandant du Port, note que la sécurité est l’épine dorsale de toutes les activités. Soucieux de la sécurité, renchérit-il, une opération d’assainissement a démarré dans l’enceinte portuaire depuis quelque temps. Cela a contribué à créer de la fluidité dans la circulation à l’intérieur.
Renforcer la sécurité
Mais non encore totalement satisfait de cette performance en matière de sécurité, Koen De Backker annonce un nouveau projet. Il s’agit d’un dispositif pour empêcher les conteneurs de tomber sur les agents non seulement au niveau du terminal mais aussi dans l’enceinte portuaire, explique-t-il. Cela permettra également d’éviter des accidents mortels des citoyens dans la ville et sur les routes. « Nous allons sécuriser les camions en les obligeant à se munir de twistlocks », indique-t-il. A l’en croire, c’est une bonne pratique adoptée dans la plupart des ports du monde mais que le Bénin, malheureusement, n’a pas encore mise en place. Comme il le précise, Coman SA à elle seule ne saurait réussir ce projet. Au nombre des obstacles qui pourraient rendre difficile sa mise en œuvre, avertit-il, figurent les moyens financiers à investir. C’est pourquoi il souhaite l’implication de tous les acteurs dans sa mise en œuvre. « Ce n’est pas quelque chose que nous ferons tous seuls », a-t-il dit.
Le directeur de la capitainerie Léon G. Adda, commandant du Port, salue cette initiative du groupe Coman SA de renforcer les mesures de sécurité. Même son de cloche de la part de Abdel Salim Maladé, président des Associations des transporteurs routiers de l’Afrique de l’Ouest qui revient sur le projet de sécurisation des camions pour souligner sa pertinence. « Nous allons rouler en sécurité et nos camions et nos employés vont mieux se porter et les conteneurs iront à bon port sans aucun danger », se réjouit-il par avance en promettant le soutien de son association.
Pour Augustin F. Tonan, secrétaire général du Port autonome de Cotonou, trois choses caractérisent un port : l’espace, la sécurité et la fréquentation. Si ces trois données ne sont pas au rendez-vous, il n’y a pas de port, souligne-t-il avant de mettre l’accent sur la sécurité qui occupe une place importante?

Les méthodes modernes de contraception sont encore sujettes à certaines polémiques dans les rangs des femmes. Arlette Akouèïkou, sage-femme et conseillère pays au Fonds des Nations Unies pour la Population (Unfpa), apaise les bénéficiaires desdites méthodes. Elle lève un coin de voile sur les tabous en la matière et met l’accent sur la responsabilité des parents pour une sexualité responsable dans le rang des adolescents et jeunes.
La Nation : Les femmes sont souvent réticentes à adopter les méthodes modernes de contraception en raison d’un certain nombre de difficultés qu’elles évoquent. Qu’en est-il ?
Alertte Akouèïkou : Lorsqu’une femme en arrive à adopter une méthode moderne de contraception, c’est qu’elle a décidé de commun accord avec son mari de prendre un temps de repos entre deux grossesses, afin de mieux s’occuper de sa famille et se consacrer à ses activités. Il arrive qu’en adoptant ces méthodes, elles soient confrontées aux effets secondaires liés auxdites méthodes. Lorsque la femme n’y est pas préparée psychologiquement, cela devient très difficile à supporter pour elle. En tant que prestataire de ces services, nous devrions faire l’effort de dialoguer avec elles et leur parler des effets qui peuvent survenir éventuellement, afin de leur permettre de retourner au point de prestation où la méthode leur a été offerte pour leur prise en charge.
La prise en charge peut être juste psychologique. La femme bien qu’ayant été prévenue, a besoin d’être rassurée face aux effets secondaires. Et tout rentre dans l’ordre. Mais lorsqu’il s’agit d’un effet secondaire lié à un trouble hormonal, il existe également une prise en charge médicamenteuse qui doit être faite pour l’accompagner. Lorsque les femmes sont confrontées aux effets secondaires et qu’elles ne sont pas bien accompagnées, cela constitue un motif d’abandon de la méthode. Dans ces conditions, elles deviennent des actrices de rumeurs au sein de leurs communautés, du moment où elles ont eu à vivre des situations difficiles incommodantes. C’est ce à quoi nous devrions veiller. Si en tant que professionnels, nous avons pris le temps de les prévenir par rapport à la survenue de ces effets secondaires, elles sont plus préparées.
C’est pratiquement la même démarche de prévention qu’on adopte en ce qui concerne la vaccination des bébés où nous prévenons les mères d’administrer quelques doses de paracétamol ou d’Efferalgan aux enfants avant la vaccination En procédant ainsi, nous amoindrissons l’effet et préparons psychologiquement les femmes à mieux faire face aux effets secondaires qui les affolent.
Il y a encore un travail à faire avec les prestataires de méthodes modernes de contraception pour qu’elles puissent rassurer les bénéficiaires.
On se rend compte que les effets secondaires varient d’une femme à une autre. Comment l’expliquer ?
C’est une question d’organisme. Chaque femme est un spécimen unique. Une femme A peut réagir à une méthode d’une façon donnée tandis qu’une femme B n’aura aucune réaction face à la même méthode. Tout dépend de la constitution de l’organisme de chaque femme.
Il arrive que certains prestataires fassent de ces effets secondaires un tabou. De votre position, pouvez-vous apporter des éléments d’assurance là-dessus ?
Il existe plusieurs effets secondaires. L’absence de menstruation, par exemple. Dans les situations normales, lorsqu’une femme n’a pas ses règles, c’est qu’elle est enceinte. Mais dans le cas d’espèce, cette situation est liée à l’effet des pilules, parce que l’organisme réagit à la nouvelle molécule qui se retrouve dans son corps. Il se peut également que la femme soit soumise à des saignements intermittents qui durent dans le temps. Cela nécessite une prise en charge psychologique et médicamenteuse de sa part pour régulariser son cycle.
Il peut y avoir des règles plus abondantes que la normale. A ce niveau également, il faut rassurer la femme. D’autres commencent encore à prendre du poids, tout simplement parcequ’elles étaient sous la hantise de la survenue d’une grossesse non désirée. Mais avec les méthodes modernes contraceptives, elles sont à l’abri des grossesses non voulues. Les différents effets secondaires se gèrent au cas par cas. Lorsqu’elle est bien suivie, la femme ne perçoit plus la méthode comme une source de problèmes.
Lorsqu’on évoque les méthodes contraceptives aujourd’hui, il n’est plus un secret que les adolescentes et les jeunes filles sont aussi concernées. A partir de quel âge peut-on leur administrer ces méthodes ?
Selon les textes en vigueur au Bénin, on n’est majeur qu’à 18 ans. A cet âge, on est encore adolescent. Pour ceux qui sont sexuellement actifs avant 18 ans, cela relève de la responsabilité de leurs parents d’insister sur le dialogue et de renforcer leur éducation.
Le fait de mettre l’adolescente sous contraceptif n’est-il pas une porte ouverte à la débauche ?
La toute première étape, c’est de pouvoir apporter l’information de qualité à nos jeunes frères et sœurs, à nos jeunes filles et garçons pour qu’ils comprennent que le sexe fait appel à de la responsabilité. Le sexe n’est pas un jeu d’enfant. Il revient aux acteurs impliqués dans cette problématique de pouvoir apporter l’information qu’il faut à ces enfants afin qu’ils puissent s’assurer une sexualité responsable. Les professionnels des médias ont un grand rôle à jouer en la matière. Leur offrir une méthode contraceptive n’est pas synonyme de la dépravation.
Lorsqu’on a passé le cap de l’information et de la sensibilisation, et qu’on a suffisamment mis l’accent sur l’abstinence sans dissuader les jeunes, il faut leur conseiller de se prémunir ou de porter le préservatif masculin ou féminin. Le préservatif est une double protection à la fois contre les infections sexuellement transmissibles et les grossesses non désirées. Offrir une méthode contraceptive à un adolescent ou à un jeune n’est pas une porte ouverte à la débauche. Et si on arrive à en offrir, c’est avec l’accord des parents qui sont dans un rôle d’accompagnement. On ne peut pas leur offrir simplement des contraceptifs à tout vent, du fait de leur ‘’rythme sexuel’’.
Comment les parents peuvent-ils assurer cet accompagnement auprès de leurs enfants adolescents sexuellement actifs ?
Il faut être à l’écoute et trouver des moments pour discuter avec eux. Lorsqu’un parent utilise comme stratégie les représailles pour éduquer son enfant, il passe à côté de l’essentiel. Il faut privilégier le dialogue avec les adolescents, être surtout à leur écoute et créer un climat de confiance entre eux et soi-même. A partir de cet instant, ils sont plus à l’aise à partager leurs préoccupations et peuvent bénéficier d’un accompagnement à travers l’utilisation des services de planification familiale auprès des professionnels de santé. Ces derniers doivent aussi user de stratégies pour éduquer les adolescents pour une sexualité responsable.
Société 24 oct. 2017

Avec l’adoption de la loi sur les hépatites par l’Assemblée nationale et la validation du plan stratégique national de lutte contre ces maladies du siècle au Bénin, fin octobre 2017, les malades des hépatites pourront vivre aussi longtemps que possible. Nicolas Kodjoh, point focal de l’hépatite au ministère de la Santé, rassure les populations à travers cet entretien.
La Nation : Quelle est la situation de l’hépatite au Bénin ?
Nicolas Kodjoh : En ce qui concerne les hépatites virales, le premier élément concerné est le nombre de personnes qui souffrent de cette maladie dans notre pays. Pour avoir ces données, le ministre de la Santé a diligenté une enquête de prévalence en 2013. Ceci a été fait dans tous les départements chez les donneurs de sang. Cette enquête a révélé que l’hépatite B est à un taux de prévalence de 9,9 %. Le taux de prévalence de l’hépatite C était de 4,12 %, donc à peu près de 400 000 personnes sont malades de l’hépatite C. Au total, au Bénin, environ 1 400 000 personnes sont atteintes d’hépatite B ou C, mais malheureusement plus de 95% d’entre elles ne se sentent pas malades. Donc il y a des porteurs malades qui s’ignorent et qui circulent gaillardement pendant au moins vingt ans avant d’être exposés à des complications avec son corolaire de cirrhose de foie qui est cause de décès. Face à ça, les études menées dans notre pays ont montré que malgré la gravité de cette maladie, elle ne fait pas encore l’objet d’une priorisation dans les programmes maximaux de santé.
Dans ces conditions, les malades ont de mauvaises croyances sur leur maladie. Ils ne se sentent pas malades et les croyances qu’ils ont sont souvent fausses. Les médecins aussi ne sont pas préparés pour cela, faute de formations sur cette maladie, comme c’est le cas avec le Vih/Sida ou le paludisme. Il y a également un défaut de médecins spécialistes pour prendre en charge les malades. Actuellement, le Bénin ne compte que huit médecins spécialistes, tous à Cotonou ou Parakou pour 10 000 000 d’habitants. Autrement dit, sur les 77 communes, il n’y a que deux communes qui soient couvertes par les spécialistes.
Face à cette situation, y a-t-il espoir pour venir à bout de l’endémie virale B et C ?
Il y a de l’espoir. L’Organisation mondiale de la Santé (Oms) a pris les hépatites comme priorité de santé publique depuis 2010 mais ce n’est que l’année dernière que le ministère de la Santé a pris conscience de cette maladie. Les plaidoyers faits en direction du ministère de la Santé et en direction des députés ont permis d’aboutir à l’adoption d’une loi à l’Assemblée nationale pour combattre les hépatites. Le Gouvernement a été aussi sensible à la question des hépatites. Donc l’engagement du Gouvernement, à travers le ministère de la Santé, a été très déterminant. En plus de cette loi, il y a un plan stratégique national qui est en train d’être élaboré et qui sera validé les 25 et 26 octobre 2017. Ce plan stratégique est la réponse nationale du Bénin face à l’endémie virale B et C qui, actuellement, tue autant de monde que la tuberculose et le Vih/Sida.
Est-ce à dire que les hépatites sont plus dangereuses que le Sida ?
Le rapport mondial de l’Oms 2017 montre clairement que les hépatites tuent aujourd’hui autant que la tuberculose, mais beaucoup plus que le Vih/Sida. Et dans le monde entier y compris le Bénin, lorsqu’on prend les quatre maladies infectieuses et les plus meurtrières qui sont la tuberculose, le Vih/Sida, le paludisme puis les hépatites, on sait que depuis 2000, les trois maladies Vih, tuberculose et le paludisme font l’objet de programme de santé publique dans tous les pays. Malheureusement, l’hépatite a été laissée pour compte. Avec l’engagement du Bénin et la communauté internationale, ces trois maladies, prioritaires jusqu’à présent, ont vu leur mortalité chuter. C’est pour cela que le Sida qui était la première cause de décès est passé maintenant derrière les hépatites. Et c’est maintenant que la communauté internationale a commencé par parler des hépatites avec des dates mémorables. En 2014, l’Assemblée mondiale a recommandé aux Etats d’avoir des plans nationaux de lutte contre les hépatites. Cela a trainé jusqu’en 2015. Et c’est en cette année que l’Assemblée mondiale du système des Nations Unies a intégré à Genève la question des hépatites dans le programme du développement durable à l’horizon 2030. Ainsi, les Etats sont sollicités pour la mise en place de plans stratégiques nationaux et c’est pour y répondre que le gouvernement a intégré les hépatites dans le plan national de développement sanitaire 2017-2021. Maintenant, les hépatites font clairement partie du Programme d’action du Gouvernement. Après la validation du plan, sa mise en œuvre sera faite par un programme national comme le Sida, la tuberculose et le paludisme.
Au-delà de la loi et du plan stratégique dont vous venez de parler tantôt, existe-t-il des traitements efficaces contre les hépatites aujourd’hui ?
Il existe bel et bien des traitements efficaces qui sont disponibles au Bénin. Parce qu’avec les plaidoiries de la Société civile en direction des pouvoirs publics, les médicaments ont été rendus disponibles au Bénin. Donc pour l’hépatite B, on peut soigner les malades par un médicament qu’on peut prendre seulement en un comprimé par jour. Avec ce médicament, comme les sidéens, les microbes ne se multiplient plus dans le sang, les lésions régressent, le malade peut vivre et dépasser 100 ans et mourir d’une autre maladie que l’hépatite. A côté de ce médicament, toujours à propos de l’hépatite B, il y a un autre médicament administré par une injection pendant 48 semaines à raison de 10 000 000 F Cfa avec les soins. C’est le seul qui, au bout de quelques années seulement, peut permettre l’élimination du microbe et rendre le malade définitivement immunisé. Son seul problème est qu’il coûte excessivement cher. La boîte coûtait 250 000 /mois, soit 3 000 000 F Cfa par an. Le ministère a fait de grands efforts et ce médicament est cédé aujourd’hui à 7 000 F Cfa la boîte au Cnhu pour les malades éligibles au traitement. Tout le monde n’est pas traité ; il y a des porteurs sains. Pour ce qui concerne l’hépatite B, le tiers soit les 30 % sont des porteurs sains, c’est-à-dire que le microbe est dans leur foie mais il ne se multiplie pas. Ainsi il n’entraîne aucune complication. Ceux-là n’ont pas besoin de traitement parce qu’il n’y a pas un médicament qui tue le microbe dans le corps humain. Le médicament agit en empêchant les microbes de se multiplier. Le second tiers a une hépatite minime dont le microbe se multiplie très peu et s’accommode avec son hôte. Et ces malades peuvent aussi vivre pendant longtemps. Les cas les plus graves sont ceux qui ont l’hépatite active. Les microbes se multiplient beaucoup, désorganisent complètement le foie qui perd complètement toutes ses fonctions qui entraînent la cirrhose de foie.
Le cas est très différent de l’hépatite C. Celle-ci a des médicaments qui sont très efficaces avec une guérison totale et définitive dans un délai de trois mois. Ces médicaments se vendent également à Cotonou.
Les derniers malades que nous avons évacués pour l’hépatite C ces derniers moments, l’Etat a dû débourser pour chacun d’eux 30 000 000 F Cfa. Actuellement, ces mêmes médicaments sont disponibles à Cotonou et sont à 600 000 F Cfa. Avec le plan qui est en train d’être mis en place, les médicaments vont coûter beaucoup moins cher. Car, ils seront subventionnés avec l’appui de l’Etat et de ses partenaires techniques et financiers. Donc ce qui a été fait pour le Sida va être fait pour les hépatites. Et d’après la stratégie mondiale de lutte contre les hépatites, ces médicaments seront gratuitement cédés à tous les malades.
Que pourriez-vous nous dire les facteurs de risques et les moyens de prévention des hépatites ?
Comme nous le savons, le virus le plus grave est le virus B. Il est présent dans tout ce qui sort du corps humain : la salive, la sueur, les larmes, les urines et le sperme. Le virus de l’hépatite C meurt en quelques minutes alors que le virus de l’hépatite B peut rester vivant et contagieux pendant sept jours. Voilà ce qui fait la gravité de cette maladie. Donc tout ce qui sort du corps humain est contaminant. Si bien que les facteurs de risque sont l’ensemble de tout ce qui est de la transfusion sanguine, ceux qui ont des tatouages sur le corps, ceux dont les parents ont l’hépatite, et ceux qui ont des rapports sexuels avec des personnes contaminées. La prévention consisterait à éviter tous ces facteurs cités ci-dessus. L’hépatite se comporte comme le Sida. Tout se passe par le sang. Donc la prévention, c’est d’éviter les injections qui ne sont pas à usage unique, les scarifications, les tatouages. Et il faut surtout prendre des soins dans un centre de santé agréé par l’Etat et par un personnel qualifié. Dans les centres de santé non agréés on fait des actes à risque de transmission.
Santé 24 oct. 2017

L’Agence de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep) a organisé, ce lundi 23 octobre à Cotonou, un atelier sur les ressources critiques de l’Internet. Il s’agit de sensibiliser les acteurs du secteur sur les mutations en cours dans la gestion des identifiants uniques.
Noms de domaine, adresses IP ou encore serveurs racines, la gouvernance de ces ressources critiques de l’Internet revêt un enjeu stratégique qui échappe souvent aux pays africains. C’est pour permettre au Bénin de ne pas rester à la traîne que l’Agence de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep) a choisi de renforcer les capacités d’une trentaine d’acteurs des technologies de l’information et de la communication (Tic). Cet atelier qui se tient en partenariat avec l’Icann (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) a permis aux participants d’aborder différents aspects des transformations en cours, notamment l’évolution de l’Iana (Internet Assigned Numbers Authority) vers le Pti (Public technical Identifiers), la mise en place des nouveaux noms de domaines, la gestion technique des registres, les relations entre registres et registraires.
Selon Flavien Bachabi, président du Conseil de régulation de l’Arcep, les ressources critiques de l’Internet sont des ressources précieuses qui méritent une attention particulière au regard de l’intérêt grandissant que suscite l’Internet. « Sans une coordination rigoureuse des opérations et procédures de gestion de la masse d’informations et de données véhiculées sur Internet, la gestion des informations et la fluidité des recherches sur la toile présenteraient plus de risques que d’opportunités », souligne-t-il. Il rappelle que l’Arcep, en sa qualité de régulateur du secteur des communications électroniques et de la poste, est un acteur clé de la coordination de ces ressources, d’autant que selon la loi 2014-14 du 9 juillet 2014, elle doit veiller « à la gestion inclusive des ressources critiques afin qu’elles servent à la communauté et au développement de l’économie numérique au Bénin». Il soutient que l’atelier, au-delà de la maîtrise de la gestion et de l’exploitation des registres et registraires, vise aussi à promouvoir une plus grande participation du Bénin aux activités de développement des politiques liées aux identifiants uniques de l’Internet au sein de l’Icann. Dans le jargon des communications électroniques, le registre est l’organe technique qui assure la commercialisation des noms de domaines, et les registraires, les entreprises ou particuliers qui achètent ce domaine.
Foire aux noms de domaines
« Nous sommes en train de mettre en branle une campagne pour le roulement de la clé publique devant sécuriser le nom de domaine au maximum. Il devient alors nécessaire que les acteurs béninois en soient imprégnés et jouent leur partition », précise Pierre Dandjinou, vice-président de l’Icann pour l’Afrique, l’organisation internationale qui coordonne les ressources critiques de l’Internet. Il soutient que les mutations en cours dans ce domaine garantiraient le développement d’un Internet ouvert, sécurisé et inclusif si les acteurs béninois y sont embarqués. Il s’agit, in fine, d’amorcer le travail de génération d’étiquettes pour les noms de domaines internationalisés dont les langues et scripts béninois. « En définitive, l’Internet, c’est aussi du business, et l’enjeu, c’est comment faire en sorte qu’une partie de l’argent de l’internet reste en Afrique et au Bénin », conclut-il.
Au 31 décembre 2015, le parc internet global du Bénin est évalué à 2 229 642 abonnements dont 74 601 abonnements Internet fixe et 2 155 041 abonnements Internet mobile, soit un taux de pénétration de 21,62 %, selon les données de l’Arcep. Depuis 2012, le marché de l’Internet mobile a explosé avec l’avènement de la technologie 3G puis 4G. Estimé à 4,44 % en 2012, le taux de pénétration Internet mobile est passé à 20,89 % en décembre 2015. Au premier trimestre 2017, le parc Internet mobile est de 3 675 192, soit une pénétration de 32,84 %?

Professeure agrégée des facultés de droit public, Dandi Gnamou siège désormais à la chambre administrative de la Cour suprême en qualité de conseiller. Elle y a été nommée par le président de la République, sur proposition du président de la Cour suprême.
Dandi Gnamou fait désormais une nouvelle expérience professionnelle à la Cour suprême. Elle siège au sein de la chambre administrative de la haute juridiction en qualité de conseiller au titre de juriste de haut niveau ayant au moins quinze ans d’expérience professionnelle. La nomination de la professeure agrégée des facultés de droit public a été consacrée par le chef de l’Etat par décret présidentiel sur proposition du président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, après avis du Conseil supérieur de la magistrature. Et cela, conformément aux dispositions de l’article 134 de la Constitution du 11 décembre 1990 et reprises par l’article 6 de la loi n°2004-07 du 23 octobre 2007 portant composition, organisation, fonctionnement et attribution de la Cour suprême. Lesquelles dispositions stipulent que « les présidents de chambre et les conseillers sont nommés parmi les magistrats et les juristes de haut niveau, ayant quinze ans au moins d’expérience professionnelle, par décret pris en Conseil des ministres par le président de la République, sur proposition du président de la Cour suprême et après avis du Conseil supérieur de la magistrature ». Cet article permet ainsi aux enseignants chercheurs en droit et disposant de quinze ans d’expérience professionnelle au moins de siéger au sein de la Cour suprême en qualité de conseiller, c’est-à-dire de juge au même titre que les magistrats de siège.
Avant Dandi Gnamou, il y a eu les cas notamment de Samson Dossoumon, Grégoire Alayé et Etienne Ahouanka qui ont servi en tant que conseillers à la Chambre administrative de la Cour suprême. Etienne Ahouanka est encore en poste au sein de cette juridiction. Ils ont été nommés dans les mêmes conditions que Dandi Gnamou, seule femme agrégée en droit public au Bénin depuis 2013. Elle a prêté serment, jeudi dernier au siège de la haute juridiction à Porto-Novo. Cette prestation de serment consacre sa prise de fonction officielle. A ce titre, elle participera, pour la première fois de ses seize années de carrière professionnelle entamée en France en 2001, à la cérémonie de rentrée judiciaire solennelle des membres de la Cour suprême prévue pour jeudi 26 octobre prochain. Ce qui annonce une carrière riche à cette tête fêlée du droit public qui venait d’avoir à peine 40 ans. Comme quoi, aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années?

Les sept centrales et confédérations syndicales du Bénin ont pris d’assaut, vendredi 20 octobre dernier, les rues de Cotonou pour se faire entendre par le Gouvernement de Patrice Talon. A travers une marche pacifique et responsable, elles réclament un dialogue social pour une meilleure gestion de la vie sociale, économique et politique du Bénin.
Des travailleurs du secteur public comme du secteur privé ont pris d’assaut, vendredi 20 octobre dernier, les rues de la capitale économique du Bénin pour exprimer leur ras-le-bol. Banderoles et pancartes en main et scandant des paroles hostiles au Gouvernement de Patrice Talon, les marcheurs partis de la Bourse du Travail ont échoué au ministère de la Fonction publique et du Travail en passant par le commissariat central de Cotonou, l’Etoile rouge, le carrefour mosquée de Cadjèhoun, devant l’église Bon pasteur et la place des martyres. Bien encadrés par les forces de sécurité publique, les marcheurs ont respecté la ‘’ligne rouge’’ du préfet et ont fait montre de discipline et de maturité. Reçus par le ministre de tutelle, les responsables des centrales et confédérations ont fait part de leurs revendications à Adidjatou Mathys. Il s’agit de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb), de la Centrale des syndicats unis du Bénin (Csub), de la Centrale de syndicats du privé et de l’informel du Bénin (Cspib), de l’Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin (Unstb), de la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin), de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb), de la Confédération des organisations syndicales indépendantes du Bénin (Cosi-Bénin). Pour les responsables de ces organisations, le Gouvernement n’a pas encore comblé les attentes des Béninois qui étaient enthousiastes en portant le président Patrice Talon au pouvoir.
Dans leur motion, les centrales et confédérations syndicales ont exigé, entre autres, le respect et la protection des droits humains et syndicaux, le respect des engagements contenus dans la Charte nationale du dialogue social, l’abrogation de la loi n° 2017-05 du 29 août 2017 fixant les conditions et la procédure d’embauche, de placement de la main-d’œuvre et de résiliation du contrat de travail en République du Bénin ; la satisfaction urgente des revendications des travailleurs du secteur de la santé, objet des grèves actuelles ; le règlement des problèmes de l’éducation nationale objet des bruits de bottes qui s’annoncent ; la revalorisation du point indiciaire des agents de l’Etat et une augmentation du Smig assortie de la hiérarchisation des salaires minima dans le secteur privé et parapublic ; l’arrêt des privatisations sous toutes ses formes, de la spoliation du patrimoine national et le retour de celui-ci dans la giron de l’Etat ; l’abrogation pure et simple du décret n° 2017, 485 du 2 octobre 2017 fixant les modalités de collaboration des organisations estudiantines avec l’Etat et les autorités des universités publiques en République du Bénin ; la reconnaissance par la Haac et par toutes les institutions de l’Etat, de la liberté de la presse et la non-discrimination en matière de diffusion des médias au Bénin, ainsi que l’accès à la presse de service public. Elles exigent également des mesures d’accompagnement des acteurs de l’économie informelle afin de les sortir de la précarité et de la pauvreté ; et le retour à l’emploi de toutes les victimes des licenciements « abusifs », consécutifs à la liquidation des entreprises et structures publiques.
Les manifestants espèrent que cette gigantesque marche de protestation sonnera le déclic pour amener les autorités en place depuis avril 2016 à mettre en place une politique inclusive qui prenne en compte la satisfaction des besoins du peuple.

La campagne de commercialisation du coton graine 2017-2018 a été officiellement lancée, vendredi 20 octobre dernier dans l’arrondissement de Sèkèrè, à Sinendé. Pour offrir la possibilité de mieux rémunérer les producteurs et les inciter à toujours battre les records, l’Association interprofessionnelle du coton (Aic) a retenu les prix d’achat les plus avantageux au niveau de la sous-région.
Depuis des décennies, c’est pour la première fois que la campagne de commercialisation du coton graine a été précocement lancée, soit au mois d’octobre. Par le passé, elle avait difficilement lieu en novembre.
Le top de la vente a été donné, vendredi 20 octobre dernier à Sèkèrè, dans la commune de Sinendé, pour permettre aux producteurs de récolter à temps leur coton afin de ne pas courir les risques liés à la mouille et aux incendies. Dans le septentrion, le coton n’attend qu’à être récolté pour son évacuation vers les usines.
L’autre nouvelle dont se réjouissent les producteurs, c’est le prix d’achat du coton graine que les égreneurs se proposent de leur payer, au cours de la campagne actuelle. Il sera de 275 F Cfa le kilogramme dont 260 F Cfa pour le producteur, en ce qui concerne le coton graine premier choix et 210 F Cfa s’agissant du coton graine deuxième choix. A ce prix, il faudra évidemment ajouter les 15 F Cfa de fonction critique mis à la disposition de l’Aic.
Pour le président de l’Aic, Mathieu Adjovi, c’est le prix d’achat le plus élevé pratiqué par les égreneurs au niveau de la sous-région. Il s’agit, a-t-il expliqué, d’éviter toute sortie frauduleuse du coton béninois hors du territoire.
Un autre record en vue
La campagne 2017-2018 porte sur 530 000 ha d’emblavure mesurée au GPS dont 65 000 ha ayant subi la méthode d’intensifiés. « Nous espérons une production graine de plus de 550 000 tonnes », a laissé entendre Mathieu Adjovi.
Au cours de la campagne précédente, c’est une production record de 451 000 tonnes de coton graine qui avait été réalisée. Ce record s’apprête donc à être battu, ont fait constater le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé et le maire de Sinendé, Akibou Yaya. Ils se sont, tous les deux, réjouis du choix porté sur l’arrondissement de Sèkèrè pour accueillir cette cérémonie de lancement.
Procédant au lancement de la campagne, le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Lazare Sèhouéto a assuré que son démarrage en octobre devrait pouvoir satisfaire les transporteurs sans lesquels il ne saurait y avoir d’égrenage et de commercialisation du coton. « Le temps qui sera mis pour procéder à l’évacuation du coton produit en si grande quantité, leur permettra de ne pas avoir le stress et de travailler méthodiquement, conformément au plan établi par l’Aic », a indiqué le ministre. Il a, par ailleurs, attiré l’attention de l’assistance sur l’état de décrépitude du parc gros porteurs et la nécessité pour les transporteurs de le réhabiliter. Son souhait est de ne plus voir les efforts des producteurs échoués au bord de la route. Le ministre a souhaité que la campagne se déroule avec les meilleures pratiques.
Avant lui, son collègue de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Delphin Koudandé, a invité les producteurs à ne vendre que dans leurs Coopératives villageoises de producteurs de coton (Cvpc) d’origine. « Le plan d’évacuation indiquant pour chaque commune l’usine de destination devra être rigoureusement respecté », a insisté le ministre.
D’ores et déjà, les transporteurs présents à la cérémonie ont promis jouer leur partition pour la réussite de la campagne. Il en est de même pour les égreneurs qui ont également fait procéder à la révision de leurs usines. Pour accompagner le programme d’intensification élaboré par l’Aic, ils ont mis à sa disposition environ 3 milliards de francs Cfa pour 100 000 ha d’emblavure. Le président de l’Aic, Mathieu Adjovi, a tenu particulièrement à remercier la Société de développement du coton (Sodeco), l’Association internationale des contrôleurs d'assurances (Aica) et le Label coton du Bénin (Lcb) pour leurs appuis à la filière. Il s’est également prononcé par rapport aux doléances soulevées par le président de la Fédération nationale des Cvpc, Tamou Gani Badou. Le Gouvernement a déjà mis à la disposition du ministère en charge des Travaux publics, une enveloppe de 4 milliards F cfa pour la réfection des pistes cotonnières. Les problèmes de l’octroi des crédits récoltes et du paiement des prestations de marché coton n’ont pas été occultés. Enfin, les cotonculteurs seront payés au fur et à mesure de l’évacuation de leurs récoltes vers les usines. C’est par l’ouverture du marché que la cérémonie a pris fin?