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Nouvelles

Grève du personnel des services judiciaires et administratifs: Seuls les déferlements spéciaux ont eu lieu à Porto-Novo

La grève d’avertissement de 48 heures déclenchée, ce mercredi 18 octobre, par six organisations syndicales du personnel non magistrat du secteur de la justice a été un franc succès au tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo. C’est du moins, le constat qui a été fait hier au niveau de ce palais de justice.

Toutes les activités étaient paralysées. Pas de signe d’agents non magistrat. Tous les bureaux, notamment celui du greffier en chef du tribunal, les secrétariats du greffe, du parquet et même celui du président du tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo, étaient fermés. Faute d’agents d’appuis incontournables dans l’appareil judiciaire, aucune audience ne pouvait se tenir. Toutes les salles d’audience étaient hermétiquement fermées. Les prévenus en détention préventive à la prison civile de Porto-Novo qui devraient passer devant le juge hier n’ont pu quitter la maison d’arrêt.
Seul le procureur de la République près le tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo, Forent Gbodou, était en poste avec certains de ses substituts. Le patron du parquet d’instance et ses substituts recevaient les gardés-à-vue déférés devant eux par les commissariats et des gendarmeries, soit pour les prorogations du délai de garde à vue soit pour la suite à donner au dossier pour ceux dont les enquêtes ont été bouclées ou ont atteint le délai de huit jours maximum prévu pour la garde-à-vue. Ces déferlements spéciaux ont occupé hier le parquet d’instance qui était contraint de le faire pour assurer la continuité du service public de la justice vaille que vaille. Ce qui fait que seuls les mouvements des éléments de la police et de la gendarmerie étaient perceptibles hier dans la cour du tribunal. Sinon, c’est le désert. Les justiciables qui n’étaient pas informés de la grève et qui se pointaient au niveau du palais de justice pour faire tel ou tel acte sont retournés bredouilles. Deux stagiaires ont été positionnés au niveau du service des retraits et invitaient les justiciables à repasser vendredi prochain pour leurs préoccupations, notamment celles de légalisation de pièces, d’établissement ou de retrait d’autres actes. Le mouvement se poursuit encore ce jeudi 19 octobre. Les grévistes menacent de durcir le ton la semaine prochaine pour passer à 72 heures de grève si le ministre chargé de la Justice n’accorde pas une oreille attentive à leur plateforme de revendications composée de vingt-un points?

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Actualités 19 oct. 2017


Gestion d’une coopérative et la production vivrière dans le Couffo: La FAO boucle une série de formations au profit des groupements féminins

Plus de 300 femmes des communes d’Aplahoué, de Dogbo et de Djakotomey ont bouclé, samedi 14 octobre 2017, deux semaines de sessions de renforcement de capacités sur la création et la gestion d’une coopérative agricole, d’une part, et sur la production vivrière, maraîchère et les activités post-récoltes, d’autre part.

La série de formations est initiée dans le cadre du projet TCP/BEN/3504 : «Appui à l’autonomisation de la femme en milieu rural par l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et le renforcement des capacités communicatives, relationnelles et de leadership» en cours d’exécution depuis 2015 par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP) au profit des groupements féminins du Couffo.

Comment créer une coopérative selon les normes de l’Organisation pour l'Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA) ; Comment bénéficier en tant que coopérative de financement auprès des institutions nationales et sous-régionales de microcrédit ; Quelles sont les stratégies marketing à mettre en œuvre pour rentabiliser les activités d’une coopérative et Comment mettre en œuvre des stratégies de lobbying auprès des autorités et des acteurs de la société civile pour le développement communautaire ? C’est sur ces thématiques que les membres d’une dizaine de groupements féminins d’Aplahoué, de Dogbo et de Djakotomey ont été entretenus dans le cadre de la première session de formation, d’une semaine, qui s’est déroulée au Centre de promotion sociale (CPS) d’Aplahoué pour les femmes de cette commune et celles venues de Djakotomey et à l’arrondissement de Tota, pour les groupements féminins de Dogbo. Les formateurs, deux ingénieurs agronomes spécialisés sur les questions de vie associative au sein de la Direction de la Législation rurale des organisations professionnelles et de l’Entreprenariat agricole (DLROPEA), Maximien Affanou et Rodrigue Adikpéto, ont mis l’accent sur la nécessité pour ces femmes de dépasser le stade de groupement féminin pour celui de coopérative afin de mener des activités économiques plus rentables et en vue d’assurer également un bon leadership pour le développement de leurs communautés. A travers des modules de formation expliqués en langues locales Adja et Fon, ils ont familiarisé ces femmes aux notions de Plan d’affaires, législations et règlements communautaires de l’OHADA, vie associative, stratégies marketing et leadership pour le développement de leurs localités. «L’objectif de cette formation est de promouvoir l’esprit associatif et le renforcement des capacités organisationnelle des groupements de femmes rurales en vue de leur autonomisation économique et sociale», a précisé la coordonnatrice du projet TCP/BEN/3504, Mme Gladys Lokossou Tossou. « Après avoir doté ces groupements féminins en divers matériels et équipements dans le cadre du projet, nous les sensibilisons à présent à créer des coopératives avec un capital social et une bonne gestion commerciale pour des revenus plus importants, pérennes et mieux répartis», a-t-elle indiqué.

Renforcer les capacités des groupements en production vivrière et activités post-récoltes
La seconde session de formation qui a aussi duré une semaine et qui a pris fin, samedi dernier, a été consacrée au renforcement des capacités des mêmes groupements féminins dans la production vivrière, maraîchère et les activités post-récoltes. Elle a été animée par le responsable du sous-programme Cultures maraîchères à l’Institut national des recherches agricoles du Bénin (INRAB), Amel C. G. Mensah, qui a développé des modules sur différentes techniques de production ainsi que sur le stockage, les transformations agro-alimentaires (manioc en gari, les produits maraîchers, etc.). L’accent a été mis particulièrement sur la gestion d’une pépinière, l’itinéraire technique de production des cultures maraîchères de grande consommation, la reconnaissance des ravageurs des cultures maraîchères et les bonnes pratiques en matière de traitement phytosanitaire. « Il s’agit, à travers cette session, d’améliorer les capacités techniques des femmes rurales pauvres dans la production vivrière et maraîchère qui constitue la principale activité en milieu rural », a souligné la coordonnatrice du projet TCP/BEN/3504: « Appui à l’autonomisation de la femme en milieu rural par l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et le renforcement des capacités communicatives, relationnelles et de leadership », Mme Gladys Lokossou Tossou.

Source : FAO

Société 19 oct. 2017


Toilette intime chez la femme: Les précautions pour une bonne hygiène

La toilette intime chez la femme se révèle être une nécessité depuis la nuit des temps. Cette commodité quotidienne doit être accomplie de manière adéquate pour éviter les infections ainsi que les ennuis de santé.

Maintenir ses parties intimes saines se révèle être primordial pour la femme. La toilette intime regroupe l’hygiène corporelle et s’appuie sur les organes génitaux externes de la femme. Elle consiste à assurer une hygiène locale parfaite, tout en respectant le milieu intérieur très fragile que constitue le vagin. Ainsi, la toilette intime doit être faite de manière habituelle.
Solange, la soixantaine, nous confie que chaque matin, dès qu’elle se lève du lit, la première des choses à faire est de se rendre immédiatement à la douche pour faire sa toilette. Pour s’assurer que cela a été bien fait, en se lavant, elle utilise au moins un seau d’eau potable.
Nimath, la quarantaine, utilise, elle, un produit pharmaceutique. En ce qui la concerne, Natacha, étudiante âgée de 22 ans, à défaut des produits pharmaceutiques, déclare se servir du savon Palmida.
Tout cela montre réellement que les femmes procèdent de diverses manières pour leur toilette intime. Ce qui n’est pas sans conséquences sur leur santé.
La toilette intime est partie intégrante de la vie de la femme et nécessite un soin absolu.

Les bons comportements

Pour avoir une flore vaginale saine, il faut apprendre à adopter les bons comportements. Selon Dr Tiburce Houndeffo, gynécologue obstétricien au centre national hospitalier et universitaire Hubert K. Maga (Cnhu - Hkm) de Cotonou, «Il est recommandé de faire sa toilette intime à chaque fois qu’on se lave. Étant donné que l’écosystème est en fonction, les secrétions vaginales sont physiologiques. Il faut toujours faire sa toilette de l’avant vers l’arrière, c’est-à dire du vagin vers l’anus». Cela vise à ne pas ramener les germes dans l’appareil génital. « Il faut rincer soigneusement et sécher avec une serviette propre afin d’éliminer toute trace d’humidité », recommande-t-il.
La femme a le devoir de bien faire sa toilette intime pour son bien-être, surtout après avoir été aux selles, bien prendre soin de la toilette, car une légère ignorance va générer des conséquences graves sur le vagin. «Attention, on parle de toilette externe (vulve, lèvres et clitoris) uniquement, car l’intérieur du vagin est autonettoyant. Si vous allez en profondeur du vagin, cela risquerait de modifier l’acidité vaginale », avertit le médecin.
Par conséquent, pour éviter toute contamination d’infection vaginale, il est indispensable de connaître les accessoires nécessaires pour sa toilette intime.
Rien n’est bien compliqué chez la femme pour sa toilette intime, à condition de respecter quelques conseils de bon sens et d’utiliser un soin spécifique, estime le spécialiste. Pour une bonne toilette intime chez la femme, « Il suffit simplement d'utiliser de l’eau potable, la main plutôt qu’un gant de toilette qui peut garder et propager des germes», indique-t-il. « On n’a ni besoin d’introduire quelque chose dans le vagin, ni d’utiliser un produit pharmaceutique pour la toilette intime. La femme qui ne souffre d’aucune infection n’a pas besoin de faire usage des produits chimiques », insiste-t-il. « Certains produits comme le liquide Saforelle, Lactacyd et bien d’autres sont recommandés en cas d’infection », signale-t-il. En effet, il faut d’abord consulter un médecin et qu’il constate que les leucorrhées qui doivent être constituées de cellules vaginales comportent d’autres germes ou éléments. Alors, c’est en ce moment que le médecin, après avoir examiné la femme, est obligé de lui indiquer quel genre de produit elle doit utiliser. « Simplement à cause d’un produit, vous pouvez favoriser la destruction des germes vaginaux », indique-t-il. La toilette intime ne nécessite même pas de filer le doigt dans le vagin, car lorsque vous faites cela et que le doigt est souillé par exemple, vous amenez un germe qui vient créer le déséquilibre ou perturber l’écosystème qui existait.
Par ailleurs, il est conseillé de faire la toilette à chaque instant que l’on urine, car cela permet d’atténuer la teneur en acide de l’urine. La toilette intime chez la femme joue des rôles multiples. Elle permet d’hydrater l’épiderme et d’apaiser les muqueuses?

Santé 19 oct. 2017


Grève du personnel des services judiciaires et administratifs: Le mouvement largement suivi au tribunal de Natitingou

Le personnel non magistrat du tribunal de première instance de Natitingou a suivi le mot d’ordre de grève de 48 heures lancé conjointement par six syndicats de la maison ‘’Justice’’. Le constat est patent.

Bureaux du secrétariat du greffe clos, salle d’audience déserte…L’arrêt collectif de travail d’avertissement de 48 heures décidé par les organisations syndicales est bien effectif au tribunal de première instance de Natitingou. L’entrée principale de l’instance judiciaire et sa cour en témoignent dès l’accès. Le personnel des services judiciaires et administratifs, notamment non magistrat, a vidé les bureaux laissant le soin aux justiciables de s’en rendre compte, une fois sur les lieux. « La grève est suivie à 100% et nous continuons de veiller à ce qu’aucun agent ne mette pieds au tribunal de Natitingou pour travailler », indique Bienvenu Boulo, assistant des services judiciaires, rencontré hors des murs de l’instance judiciaire.
Jamais, fait-il observer, aucun mouvement du genre n’a été enregistré, avec une coalition forte d’autant d’organisations syndicales. Toute chose qui justifie, selon lui, le malaise qui règne au sein de la maison ‘’Justice’’.
« Toutes les activités judiciaires sont bloquées d’autant plus qu’un magistrat ne peut fonctionner sans greffier », constate Pierre Bandé Yérima, président du tribunal, joint au téléphone. S’estimant incapable de juger de la pertinence d’un tel mouvement, il indique que le personnel magistrat, par contre, est en poste. Ce qui a d’ailleurs été constaté dans les couloirs du parquet. Le personnel de soutien a brillé par son absence, laissant le procureur et ses substituts inactifs.
Au-delà des revendications formulées à travers la motion de grève, des préoccupations majeures sont évoquées par Bienvenu Boulo. «Nous ne tenons pas à une augmentation de nos salaires ni de nos primes, mais que tout au moins l’on respecte les textes. Nous n’avons pas de dotation pour acheter de l’encre. Nous prenons les actes des justiciables, mais nous n’arrivons pas à les traiter», note-t-il, très remonté, tout en avançant par ailleurs que « un agent non formé est un handicap pour la justice». Bien qu’il avoue sa peine à voir les justiciables insatisfaits, il avance que c’est au bout des luttes qu’on arrive à avoir gain de cause?

Actualités 19 oct. 2017


Classement Fifa/Coca-Cola: Le Bénin gagne neuf places et se hisse au 79e rang

L’instance faîtière du football mondial a publié, ce lundi 16 octobre à son siège à Zurich, son classement mensuel. De la 88e place qu’il occupait en septembre, le Bénin est classé 79e. Ce classement a également déterminé les équipes qui seront tête de série pour le tirage au sort final de la Coupe du monde, Russie 2018, qui aura lieu le 1er décembre prochain à Moscou.

Nette progression du Bénin dans le dernier classement Fifa/Coca-Cola qui a été publié, ce lundi 16 octobre. Avec les neuf places qu’il a gagnées, le football béninois a pris la 79e place.
Cette performance n’est pas le fait du hasard. Le bon comportement des Ecureuils au récent tournoi de l’Ufoa au Ghana, ainsi que les deux dernières sorties, lors des journées Fifa respectivement face aux Lions de l’Atlas maison du Maroc et les Panthères du Gabon, ne sont pas passés inaperçus.
Sur le plan africain, le Bénin occupe le 18e rang. L’objectif, tout au moins, serait qu’il intègre prochainement le top 10 sur le plan continental. Pour ce faire, il faudra que le travail se poursuive à tous les niveaux. C’est du développement du football béninois qu’il en va.
Le classement de ce mois d’octobre a surtout permis à la Fifa de déterminer les têtes de série pour le tirage au sort de Russie 2018 qui aura lieu le 1er décembre prochain. Ainsi, le chapeau 1 comprendra donc la Russie, en tant que pays hôte, l'Allemagne, le Brésil, le Portugal, l'Argentine, la Belgique, la Pologne, et la France, en tant que sélections les mieux positionnées au classement mondial Fifa/Coca-Cola en octobre 2017?

Sports 17 oct. 2017


Conseil des ministres: Les Ape débiteurs du Fnpeej sommés de rembourser leurs dettes

Le Conseil des ministres s’est réuni vendredi, le 13 octobre 2017, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l’Etat, chef du Gouvernement.

Au cours de la séance, le Conseil a approuvé plusieurs dossiers.

I. Mesures normatives.

Le projet de décret ci-après a été adopté :

1.1 Projet de décret modifiant le décret n°2012-133 du 7 juin 2012 portant création, attributions, organisation et fonctionnement du Comité interministériel de pilotage de la Politique nationale de décentralisation et déconcentration (CIP-PONADEC).

Le Gouvernement a adopté en décembre 2009, le document de Politique nationale de décentralisation et de déconcentration (PONADEC). Un Comité interministériel de pilotage (CIP) chargé du suivi-évaluation de la mise en œuvre de cette politique a été créé par décret n°2012-133 du 07 juin 2012.
C’est pour corriger certaines insuffisances et rendre le comité plus efficace que le présent décret prévoit des modifications substantielles relatives au Secrétariat permanent de la PONADEC, notamment son érection au rang de direction technique du ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale.
Il est désormais assigné à cet organe ainsi reconstitué, la production de rapports annuels sur l’état de la gouvernance locale au Bénin.
Par ailleurs, le niveau de représentativité des ministères au sein du Comité interministériel a été relevé et porté à l’échelle des secrétaires généraux, ou de leurs adjoints ou, à défaut, à celle des directeurs de la Programmation et de la Prospective des ministères. Aussi, le nombre de représentants de l’Association nationale des communes du Bénin (ANCB) est-t-il passé à deux (02).
Le Conseil des ministres a adopté le décret et instruit le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale de prendre, en collaboration avec le ministre de l’Economie et des Finances, les dispositions nécessaires pour sa mise en application effective.

II. Communications

Les communications suivantes ont été approuvées :
2.1 Approbation de la Charte nationale de reddition de comptes au niveau des collectivités territoriales au Bénin.

Le Conseil a approuvé la volonté manifestée par les élus locaux de souscrire à la présente charte qui vise à instaurer et pérenniser, au niveau communal, la culture de reddition de comptes aux fins d’une gestion transparente et participative des affaires publiques locales.
Le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale a été instruit, de prendre les dispositions nécessaires en vue de faire vulgariser ladite Charte et veiller à son application dans toutes les collectivités territoriales de notre pays.
Le même ministre est instruit d’envisager, en collaboration avec l’Association nationale des communes du Bénin, les mesures tendant à renforcer le caractère impératif de cette volonté de promotion de la bonne gouvernance, largement exprimée par les maires à travers cette charte.

2.2 Recrutement d’un Consultant pour l’amélioration du système pénitentiaire.

Le Conseil des ministres a examiné une communication du garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, relative au recrutement d’un Consultant dans le cadre du renforcement du système pénitentiaire de notre pays. L’objectif visé est de mettre fin à la surpopulation carcérale, à l’endettement de l’Etat en matière d’alimentation et de transport des détenus. Il vise également l’amélioration des soins médicaux aux détenus.
En approuvant la communication, le Conseil des ministres a autorisé le garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, de procéder au recrutement d’un cabinet ayant l’expertise nécessaire, dans le domaine spécifique des questions pénitentiaires pour conduire une telle étude.

2.3 Contribution du Bénin au programme de bourses de l’Institut Mandela pour les études de développement (MINDS).

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération a présenté au Conseil des ministres, une communication relative à la contribution de notre pays au programme de bourses de l’Institut Mandela pour les études de développement (MINDS).
L’Institut MANDELA pour les études de développement (MINDS) est une institution panafricaine visant le développement holistique et exhaustif, à court, moyen et long termes pour l’Afrique, à travers des politiques et pratiques adaptées en matière de gouvernance et de développement économique.
Somme toute, il s’agit de créer un modèle de développement basé sur les réalités typiquement africaines.
La contribution de notre pays à ce programme de bourses, vise à encourager les initiatives de formation de ressources humaines de qualité à l’échelle africaine, pour le développement du continent, et la lutte contre le chômage des jeunes. Elle participera en outre de l’effort de mobilisation de ressources pour l’Union africaine, en vue des œuvres communes de réduction de la pauvreté et d’accélération de la croissance sur tout le continent.
Le Conseil des ministres a approuvé la communication et instruit le ministre de l’Economie et des Finances, de mettre à la disposition dudit Institut, la subvention allouée, au titre de l’année 2017.
Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération est instruit de notifier à MINDS, l’accord du Gouvernement, et de prendre les dispositions nécessaires pour la mise en œuvre effective de cette décision.

2.4 Manifestations au Bénin.

Le Conseil des ministres a autorisé l’organisation, dans notre pays, des manifestations ci-après :
- concert au profit des enfants et adolescents dans le cadre de la Campagne « Tolérance Zéro » au mariage des enfants, qui aura lieu le 14 octobre 2017 à Cotonou;
- 37e Journée mondiale de l’alimentation et 21e édition du Téléfood, qui auront lieu le 16 octobre 2017 à Natitingou.

2.5 Participation à des rencontres internationales.

Le Conseil des ministres a marqué son accord pour la participation de notre pays aux différentes rencontres internationales ci-après :
- séance solennelle de haut niveau de la 23e Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les Changements climatiques (COP 23), qui se tiendra à Bonn, en Allemagne, les 15 et 16 novembre 2017;
- conférence sur le lancement de l’Alliance mondiale des terres arides (GDA), qui se déroule à Doha, au Qatar, du 12 au 18 octobre 2017;
- conférence mondiale sur la réduction des menaces biologiques, qui se tiendra à Ottawa, au Canada, du 31 octobre au 2 novembre 2017;
- Assemblées annuelles du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, qui se tiennent à Washington DC, aux Etats-Unis, du 13 au 15 octobre 2017.

2.6 Comptes rendus.

2.6.1 Situation des débiteurs du Fonds national de promotion de l’entreprise et de l’emploi des jeunes (FNPEEJ), agents de l’Etat ou cadres occupant des postes de responsabilité dans l’Administration publique.

Le ministre du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales a rendu compte au Conseil des ministres, de la situation des débiteurs du Fonds national de promotion de l’entreprise et de l’emploi des jeunes (FNPEEJ), agents de l’Etat ou cadres occupant des postes de responsabilité dans l’Administration publique.
Le déclenchement des opérations d’évaluation et de recouvrement des créances du FNPEEJ, a permis de constater que certains débiteurs de la première phase (2008-2012) sont des agents de l’Etat, ou des cadres qui ont intégré la Fonction publique, certains à la faveur d’une nomination à des postes de responsabilité.
En attendant l’aboutissement de la procédure de sélection d’une agence pour un recouvrement plus rapide des créances du Fonds, il s’avère nécessaire de prendre toutes les dispositions utiles pour faire solder, par les agents concernés, leurs dettes vis-à-vis du FNPEEJ.
En approuvant ce compte rendu, le Conseil des ministres a décidé des mesures ci-après :
- un délai moratoire de trois (03) mois est accordé aux débiteurs cités pour solder leurs comptes vis-à-vis du FNPEEJ ; ce délai court du 1er novembre 2017 au 31 janvier 2018;
- tout débiteur cité, n’ayant pas soldé son compte à l’issue de cette période moratoire, sera d’office soumis, à partir du 1er février 2018, à un recouvrement forcé, à concurrence du montant restant dû au Fonds, et conformément aux textes régissant chaque catégorie de débiteurs. Ceux occupant des postes de responsabilité sont automatiquement relevés de leurs fonctions.
Le ministre de l’Economie et des Finances et le ministre du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales, en collaboration avec le garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation et tous les autres ministres concernés, sont instruits de prendre les dispositions nécessaires pour l’application effective de cette décision.

2.6.2 Rencontres au Bénin.

Le Conseil des ministres a approuvé les comptes rendus de l’organisation dans notre pays, des rencontres ci-après :
- atelier d’appropriation de la loi n° 2011-27 du 28 janvier 2012 portant conditions de recours au référendum en République du Bénin, qui s’est tenu à Kétou, du 8 au 10 mars 2017;
- revue de la coopération bénino-américaine, qui s’est tenue à Cotonou, du 13 au 14 avril 2017.

III- Mesures individuelles
Des nominations ont été prononcées.

Au ministère de la Justice et de la Législation,

Sur proposition du ministre, et après avis du Conseil supérieur de la Magistrature, sont nommés :

• A la Chancellerie

Directeur des Affaires civiles, pénales et des Grâces: Monsieur Olatoundji Bachrou LAWANI ;

• A la Cour d’Appel d’Abomey

Procureur général : Monsieur Pierre Dassoundo AHIFFON ;

• Au Tribunal de première instance de première classe de Cotonou

Procureur de la République: Monsieur Gilbert Ulrich
TOGBONON

• Au Tribunal de première instance de deuxième classe de Savalou,

Président : Monsieur Antoine Kokou HOUEZE.

Enfin, monsieur Marc Hermann ARABA, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, est relevé de ses fonctions.

Fait à Cotonou, le 13 octobre 2017.

Le secrétaire général
du Gouvernement,

Édouard OUIN-OURO

Actualités 17 oct. 2017


Campagne électorale rectorale à l’Uac: La liste Fi-Fa à l’assaut des électeurs des campus de l’Ouémé

La campagne électorale en vue des élections rectorales à l’Université d’Abomey-Calavi bat son plein sur le terrain. Les candidats de la liste « Fi-Fa Gouvernance participative » étaient, ce lundi 16 octobre, à la conquête des électeurs des campus de Porto-Novo, Dangbo et Adjarra où ils ont dévoilé leur vision pour les trois prochaines années s’ils sont entre-temps élus.

Flavien Gbéto, Philippe Lalèyè, Siaka Massou et Arsène-Joël Adéloui, candidats respectivement aux postes de recteur, premier, deuxième et troisième vice-recteurs de l’Université d’Abomey-Calavi sous la bannière de la liste commune baptisée « Fi-Fa Gouvernance participative » nourrissent de grandes ambitions pour l’Uac. Ils ont dévoilé cette vision, ce lundi 16 octobre, aux électeurs des campus de l’Ouémé notamment de la Faculté des sciences humaines d’Adjarra, de l’Institut de mathématiques et des sciences physiques (Imsp) de Dangbo, de l’Institut national de la jeunesse, de l’éducation physique et sportive (Injeps) et de l’Ecole normale supérieure de Porto-Novo. Ils étaient en campagne sur chacun de ces campus pour le compte des élections rectorales du 30 octobre prochain à l’Uac.
« Je suis un homme d’actions. Je suis venu prendre des engagements avec vous », déclare sans ambages le professeur Flavien Gbéto, face aux électeurs de l’Ecole normale supérieure de Porto-Novo. Pour lui, il ne s’agit pas de venir faire des promesses qui n’engagent que ceux qui y croient. Il dit avoir d’ailleurs horreur des discours démagogiques et sans lendemain. Flavien Gbéto estime avoir suffisamment donné la preuve lors de son passage en tant que doyen de la Faculté des lettres, arts et sciences humaines (Flash) de l’Uac. Il a annoncé à toute l’assistance de l’Ens composée d’enseignants, des personnels administratifs, techniques et de services et des représentants des responsables d’étudiants, que sa gouvernance sera basée sur la justice. « Il faut de la justice dans la gestion des maigres ressources financières de l’Université », insiste-t-il avant de poursuivre que seule cette gestion rigoureuse des fonds pourra permettre à l’Uac de faire face aux nombreux problèmes auxquels elle est confrontée et qui sont presque identiques d’une entité universitaire à une autre. Flavien Gbéto promet dans ce cadre de soulager la peine des campus universitaires sous tutelle à travers la rétrocession automatique des ressources encaissées issues des inscriptions d’étudiants et autres. Ce qui permettra à chaque entité universitaire de ne plus avoir à faire chaque fois recours au rectorat pour ses dépenses de fonctionnement à l’interne telles que celles liées à la formation et à la recherche scientifique. Il y aura un processus de double quittance : l’une pour le rectorat et l‘autre pour l’établissement qui accueille l’étudiant inscrit, précise le professeur Dodji Amouzouvi, directeur de campagne de la liste « Fi-Fa Gouvernance participative ». « Nous allons mettre fin à la caporalisation académique où le rectorat s’impose aux écoles et établissements sous-tutelle. Ce dirigisme doit cesser », promet Dodji Amouzouvi. Le directeur de campagne invite toute l’assistance à faire confiance à la liste de Flavien Gbéto qui est, selon lui, la meilleure des cinq en lice à l’Uac pour une université financièrement, socialement et administrativement bien gouvernée.
L’occasion a été saisie par les candidats de recenser les doléances de l’Ens notamment des enseignants, des personnels administratifs, techniques et de services et des étudiants. Tour à tour, Flavien Gbéto, Philippe Lalèyè, Siaka Massou et Arsène-Joël Adéloui ont pris la parole pour rassurer les uns et les autres de ce que les choses vont positivement changer s’ils leur accordent massivement leurs suffrages le 30 octobre prochain pour porter leur liste à la tête du rectorat de l’Uac?

Société 17 oct. 2017


Autorisation de ratification d’accords de prêt au Parlement : 10 milliards F Cfa pour quatre barrages dans le septentrion

Le Parlement a donné son quitus, ce jeudi 12 octobre, au Gouvernement pour la ratification d’un accord de prêt d’un montant de dix milliards F Cfa auprès de la Banque ouest-africaine de développement (Boad) pour la construction de quatre barrages à buts multiples dans les communes de Nikki, Kandi, Ouassa-Péhounco et Kérou.

Les sites de Séréwandirou, commune de Nikki ; Wéna à Kandi ; Sinaou à Ouassa-Péhunco et Bassini à Kérou seront bientôt dotés de barrages à buts multiples. C’est du moins ce qui ressort de l’examen du projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de prêt d’un montant de dix milliards F Cfa, signé par échange de courriers le 27 avril dernier entre la République du Bénin et la Banque ouest-africaine de développement (Boad). Il s’agit d’un financement partiel qui s’inscrit dans le cadre du Projet de développement des infrastructures socio-économiques et de sécurité alimentaire dans le bassin du Niger.
Ce financement dont la ratification a été autorisée hier à l’unanimité des députés va permettre de contribuer à une croissance socio-économique soutenue dans le bassin du Niger à travers la maîtrise de l'eau et le développement d'infrastructures rurales utiles à l'amélioration des conditions de mise en marché des produits agricoles. De façon spécifique, le projet vise, en dehors de la construction de quatre barrages à buts multiples, l’aménagement de 169 ha en aval desdits barrages en vue de la production de riz et des cultures maraîchères, la réalisation de huit étangs piscicoles et l'empoissonnement des plans d'eau des barrages, la construction d'abreuvoirs et de marchés à bétail et des actions de renforcement des capacités des populations bénéficiaires et de protection de l'environnement. Ce projet contribuera par ailleurs à l'intensification et à l'accroissement de la production agricole, pastorale et halieutique, l'amélioration du cadre de vie des populations bénéficiaires du projet, la création d'emplois, la lutte contre la pauvreté et à la création de la richesse additionnelle. Et cela, à travers la construction de quatre retenues d'eau d'une capacité totale de 8,2 millions m3 , l'aménagement de 169 ha en aval des retenues d'eau en maîtrise totale de l'eau et mise en valeur en double culture, la délimitation et le reboisement de 250 ha de bande de servitude pour la protection des berges des barrages, l'aménagement de 24 km de pistes d'accès aux quatre sites et de 40 km de couloirs d'accès aux barrages pour le bétail, l'acquisition de quatre motoculteurs, de quatre décortiqueuses calibreuses, de quatre batteuses, de huit kits d'étuvage de riz et de cinquante bâches…
Le coût global du projet, hors taxes et droits de douane, est estimé à 11,850 milliards de francs Cfa réparti dont 10 milliards de francs Cfa au titre du prêt de la Boad, 100 millions de francs Cfa à la charge des institutions de microfinance et 1,750 milliard de francs Cfa à la charge du budget national. Le prêt de la Boad dont l’autorisation de ratification a été donnée hier est assorti d’un taux d’intérêt de 3,60 % l’an avec six mois de périodicité de remboursement étalé sur une durée de 18 ans dont 5 ans de différé.
Tous les députés qui sont intervenus dans le débat général qui a précédé l’adoption de ce dossier ont tous loué le caractère très pertinent du projet. La construction de ces barrages permettra de booster les activités agricoles et pastorales dans les localités cibles du projet. Toutefois, Garba Yaya, Idrissou Bako et Mohamed Gibigayé, qui semblent mieux connaître lesdites localités, ont relevé quelques insuffisances dans le dossier. Il y a certains aspects techniques, selon eux, qui ont été omis dans l’élaboration du projet tels que la qualité des espèces ligneuses devant être utilisées pour le reboisement des barrages et le tracé des couloirs de passage des animaux qui iront à l’abreuvoir. Ils suggèrent au Gouvernement de tenir compte de ces observations pour une bonne exécution et la réussite du projet.
Les inquiétudes de ces députés seront dissipées par le ministre chargé de l’Eau, Jean-Claude Houssou qui les a rassurés de ce que le projet sera conduit dans les règles de l’art.

La 6e session extraordinaire de 2017 clôturée

Les députés ont clôturé, ce jeudi 12 octobre, les travaux de la sixième session extraordinaire de l’année 2017 de l’Assemblée nationale ouverte le jeudi 28 septembre dernier, à la demande de la majorité d’entre eux et aussi du chef de l’Etat. Ils ont bouclé, hier, les quinze jours prévus par la Constitution pour la durée maximale d’une session extraordinaire. Mais avant de fermer les travaux, le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Eric Houndété, président de céans, a fait le point de la production législative au cours de cette session extraordinaire. Selon lui, il y a eu six séances plénières pendant les quinze jours de travaux au cours desquelles ont été examinés et adoptés les dix points inscrits à l’ordre du jour dont le projet de budget de l’Assemblée nationale gestion 2018. Les neuf autres dossiers concernent des autorisations de ratification d’accords de prêts pour la poursuite du programme d'action du Gouvernement dans les secteurs notamment de l’eau, des infrastructures routières, de l’énergie et des logements sociaux. Le montant global des accords de prêt dont la ratification a été autorisée se chiffre à la somme de 349,019 220 milliards F Cfa, informe Eric Houndété. Il félicite les présidents des commissions techniques et ses collègues députés qui ont permis à la session extraordinaire d’atteindre un taux de 100% de réalisation.
Avec la clôture hier, les députés renouent désormais avec leurs vacances. Ils reprendront le chemin de l’hémicycle, le jeudi 26 octobre prochain, à la faveur de l’ouverture des travaux de la seconde session ordinaire de l’année 2017 encore appelée session budgétaire de l’Assemblée nationale.

Th. C. N.

Actualités 13 oct. 2017


Autorisation de ratification d’accords de prêt au Parlement : 25 milliards F Cfa pour la route Lokossa-Dévè-Aplahoué-Frontière du Togo

L’aménagement et le bitumage de la route Lokossa-Dévé-Aplahoué-Frontière du Togo sera bientôt une réalité. La ratification de l’accord de prêt y relatif a été autorisée, ce jeudi 12 octobre, par les députés à l’Assemblée nationale.

Plus rien ne bloque désormais l’aménagement et le bitumage de la route Lokossa-Dévè-Aplahoué-Frontière du Togo. Les travaux bénéficient d’un montant de 25 milliards F Cfa sous forme de prêt de la Banque ouest-africaine de développement (Boad). Et ceci, sur un coût total du projet estimé à 26,536 milliards francs Cfa dont 1,536 milliard de francs Cfa au titre de la contribution du Bénin. Le dossier de l’accord de prêt signé à Cotonou le 12 septembre 2017 entre la République du Bénin et la Boad dans le cadre du financement partiel de ce projet a été adopté hier par l’Assemblée nationale. Le Gouvernement est donc autorisé à ratifier l’accord de prêt pour la réalisation des travaux. Le prêt a été conclu au taux d’intérêt de 6,90 % l’an sur le montant décaissé et non remboursé. Il est contracté pour une durée de dix ans dont trois ans de différé.
Les caractéristiques de l’accord de prêt ont été présentées à la plénière par la commission des Finances et des Echanges qui a élaboré le rapport en examen. Tout en reconnaissant la pertinence du projet, plusieurs députés se sont intéressés au taux d’intérêt du prêt. Ils l’ont trouvé non concessionnel et trop onéreux.
Le député Valentin Djénontin relève que l’accord n’est pas trop avantageux pour le Bénin en termes de rentabilité. Son collègue Paulin Gbénou saute sur la question pour d’abord saluer le Gouvernement qui, selon lui, fait déjà bien par rapport au régime précédent en matière de mobilisation de ressources extérieures, avant de l’inviter à faire davantage mieux pour décrocher des prêts à des taux plus alléchants que celui de la Boad destiné à la construction de la route Lokossa-Dévè-Aplahoué-Frontière Togo. Mais ils ont été convaincus par le président de la commission des Finances et des Echanges. Dans une réponse technique, Raphaël Akotègnon leur a expliqué que le taux d’intérêt d’un prêt dépend des risques encourus et non de son impact social. Ce qui justifie la variation du taux d’intérêt d’un projet à un autre. Il sera appuyé par le ministre en charge de l’Energie, Jean-Claude Houssou, représentant son collègue chargé des Infrastructures. Il a fait part des difficultés actuelles de la Boad qui ne dispose plus de ressources concessionnelles parmi ces offres de prêt. La banque elle-même va collecter des fonds sur le marché pour les revendre. Ce qui oblige la Boad à ne pas descendre en deçà de certains seuils dans ces offres de prêt, a expliqué le ministre Jean-Claude Houssou pour dédouaner le Gouvernement qui, confie-t-il, a obtenu ce taux de 6,90 % après d’âpres négociations avec la banque. Des réponses qui ont sans doute convaincu les députés qui ont, à l’unanimité, adopté le projet de loi portant autorisation de l’accord de prêt signé à Cotonou le 12 septembre 2017 entre la République du Bénin et la Boad dans le cadre du financement partiel du projet d’aménagement et du bitumage de la route Lokossa-Dévé-Aplahoué-Frontière du Togo.
La réalisation du projet permettra spécifiquement de réduire d’environ 50 % les coûts d'exploitation des véhicules sur l'axe et également de moitié le temps de parcours actuel. Aussi, la réalisation de ce projet permettra-t-elle à 26 706 personnes supplémentaires d'emprunter cette route, 316 315 tonnes de marchandises supplémentaires de transiter par cette voie, et de faciliter la création de 7 324 emplois dont des emplois directs notamment en main-d’œuvre. Le projet prévoit par ailleurs la construction de clôtures pour les écoles, les marchés, les centres de santé et de huit modules de trois classes avec bureaux et magasins?

Actualités 13 oct. 2017


Environnement: Un concours pour rendre Cotonou propre

Afin de lutter contre la pollution environnementale au Bénin, une nouvelle Organisation non gouvernementale dénommée « Bénin villes propres » est née. Elle a démarré, ce jeudi 12 octobre à Cotonou, ses activités par le lancement d’un concours dénommé « Mon quartier, quartier le plus propre de Cotonou » en présence du préfet du Littoral et de diverses autres personnalités intervenant dans le secteur.

Un concours dénommé « Mon quartier, quartier le plus propre de Cotonou » pour inciter les citoyens à œuvrer à l’assainissement de leur milieu de vie. Telle est l’initiative mise en place par une nouvelle Organisation non gouvernementale dénommée Bénin villes propres (Bvp), dont le président est Alain Adjibadé. Ce projet qui concerne le Bénin entier se consacrera, dans sa phase pilote, à Cotonou. Pour ce faire, ladite Ong entend soutenir, accompagner et récompenser toute initiative visant à donner à la capitale économique son image de ville métropole. Les quartiers candidats pour multiplier leur chance de réussir à ce concours devront privilégier les actions de sensibilisation à travers des audiences populaires, le porte à porte, a souligné Alain Adjibadé, président de l’Ong.
Rendre Cotonou propre étant un défi qu’essaie de relever en vain la mairie de Cotonou depuis quelques années, Isidore Gnonlonfoun, maire intérimaire de cette commune, donne sa bénédiction à cette initiative. « Le dépôt anarchique des ordures sur les trottoirs, les ouvrages d’assainissement des zones fluviales annulent tous les efforts que nous consentons quotidiennement pour rendre la ville de Cotonou attrayant et propre » a-t-il déclaré. Il rassure l’initiateur de l’accompagnement de la mairie à travers le partenariat déjà mis en place.
Modeste Toboula, préfet du Littoral et parrain de l’évènement, a signifié que rendre le cadre de vie sain et vivable pour le citoyen est d’abord un devoir constitutionnel pour les collectivités locales quand on se fie à la Constitution béninoise. Il ajoute que l’accompagnement des citoyens serait favorable à la réussite de cette mission. Modeste Toboula appelle donc la population béninoise en générale et celle de Cotonou en particulier à participer à la réussite du projet en « changeant de comportement afin de favoriser le développement du tourisme ».
Les prix réservés aux cinq quartiers gagnants du concours lancé coûtent au total 26 millions de francs Cfa. Il s’agit précisément de 10 millions pour le premier, 7 millions pour le deuxième, 5 millions pour le troisième, 3 millions pour le quatrième et 1 million au cinquième. Même si la somme entière n’est pas encore trouvée, le préfet a remercié, lors de la cérémonie, les partenaires qui se sont déjà mobilisés.
Des productions audiovisuelles visant la sensibilisation de la population sur l’attitude à adopter pour maintenir son cadre de vie sain et attrayant ont été projetées à l’assistance et seront bientôt diffusées dans les médias.
La cérémonie a été clôturée par un coup de balai symbolique effectué par les autorités présentes.

Environnement 13 oct. 2017


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