La Nation Bénin...
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Les adeptes du culte Oro sont interdits de manifestation jusqu’à nouvel ordre sur l’ensemble du territoire de la commune d’Akpro-Missérété. Cette décision de suspension a été prise par le conseil communal et mise en exécution par arrêté du maire de la commune Michel Bahou.
Elle fait suite aux actes d’une violence rare qui ont émaillé la dernière célébration de la divinité Oro dans la commune surtout dans l’arrondissement de Katagon. Des forces de sécurité et de défense de la commune ont noté des coups et blessures volontaires lors de leurs opérations de maintien de l’ordre et en ont rendu compte à l’autorité communale. « La fête du culte Oro qui s’est déroulée dans la commune d’Akpro-Missérété est une fête de règlement de comptes voire politique », dénonce le maire Michel Bahou. Il en veut pour preuve le comportement d’un groupe d’adeptes qui s’est rendu au domicile du chef de village de Tchian pour réclamer sa tête pour aller construire une forêt sacrée. « Des gens ont brandi des tronçonneuses pour menacer des gendarmes », condamne l’autorité communale. « Il leur a été interdit de fermer la voie inter-Etats passant par Akpro-Missérété, mais des adeptes de Oro l’ont bloquée. Nous avons dû faire appel aux forces de sécurité pour que l’ordre soit rétabli », poursuit Michel Bahou pour montrer combien les manifestants ont franchi le Rubicond. Pis, à l’en croire, une femme en travail très avancé qui se rendait dans une maternité pour aller accoucher s’est vue bloqué le passage pendant plus de deux heures d’horloge en dépit de ses supplications et douleurs. Elle n’a été autorisée à poursuivre son trajet qu’après l’intervention des éléments de la gendarmerie. « Il est aussi arrivé que des adeptes soient allés dans la maison d’un pasteur frapper à la porte de sa femme qui a dû joindre son mari au téléphone. Dès que le mari est arrivé, ces gens l’ont terrassé, lui ont versé de l’huile et du sodabi sur la tête. C’est encore grâce à l’intervention de la brigade de gendarmerie de Katagon que nous avons pu sauver ce pasteur... », se désole le maire visiblement très fâché contre les adeptes du culte Oro. Neuf parmi ces derniers ont été arrêtés et jetés à la prison civile de Porto-Novo pour répondre de leurs forfaitures.
Le maire a tenu à rencontrer tous les adeptes du culte Oro pour leur notifier de vive voix la décision de suspension jusqu’à nouvel ordre prise par le conseil communal. Mais il a été noté à cette rencontre, l’absence des adeptes de Katagon où les violences et les troubles à l’ordre public ont été plus enregistrés. Le maire Michel Bahou dit ne pas être las. Il annonce programmer bientôt une autre rencontre avec ces derniers pour leur passer le message?
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Société 12 oct. 2017

Une mission de sensibilisation et de contrôle des gaz d’échappement des véhicules motorisés a démarré, ce mercredi 11 octobre à Abomey.
Ce mercredi à Abomey, les conducteurs des véhicules motorisés dans la ville d’Abomey ont été sensibilisés sur la pollution atmosphérique qu’occasionnent les gaz d’échappement. Un contrôle des gaz d’échappement de leurs véhicules a eu lieu afin de les amener à comprendre l’état de leurs moteurs et savoir comment les réparer afin de moins polluer l’atmosphère et éviter par conséquent la destruction de la couche d’ozone. Cette activité de sensibilisation et de contrôle, a été organisée par le ministère du Cadre de vie et du Développement durable (Mcvdd) sur toute l’étendue du territoire national, dans le cadre du «mois de l’habitat » afin d’assurer un environnement sain aux populations, a indiqué Salustiano Zonon, directeur départemental du Cadre de vie et du Développement durable qui conduit la mission dans les départements du Zou et des Collines. « Les gaz d’échappement des motos et des véhicules, participent beaucoup à la pollution de l’atmosphère et beaucoup de personnes en sont malades aujourd’hui », déplore-t-il. Ceci est dû à l’état du moteur des moyens courants de transport. L’activité a consisté à contrôler le degré de pollution en gaz de chaque véhicule à partir de sa teneur en monoxyde de carbone normalement inférieur ou égal à (2) et en hydrocarbure normalement inférieur ou égal à (150). A la fin de cette vérification, les conducteurs reçoivent une fiche montrant l’état du moteur du véhicule et donc le problème à régler pour éviter de polluer l’environnement.
Cette activité de sensibilisation et de contrôle va durer entre un et deux mois, avant la phase de répression. Cette opération de contrôle à été faite sur plus d’une soixantaine de véhicules et plus de la moitié ne répondait pas aux normes. Ce jour, la mission de contrôle et de sensibilisation aurra lieu dans la ville de Bohicon.
Par Fidèle DJIMADJA et Michel MASSESSI (stag) A/R Zou-Collines
Société 12 oct. 2017

La nageuse béninoise Nafissath Radji, sociétaire du club de la Bceao, a porté haut l’étendard du Bénin au championnat des jeunes de natation qui s’est déroulé à Dakar le 8 octobre dernier dans la catégorie des cadettes.
Sur les huit épreuves courues, elle a obtenu huit médailles en or, notamment sur les 400 mètres nage libre, 200 mètres brasse, 100 mètres nage libre, le 100 mètres dos.
P. G.
Sports 11 oct. 2017

Les acteurs agricoles ont tenu, ce mardi 10 octobre à Cotonou, un atelier de lancement de l’élaboration du programme national de développement de la filière soja. Il s’agit de concrétiser l’agenda de promotion de cette spéculation retenue parmi les filières prioritaires du Gouvernement.
L’enjeu de sécurité alimentaire et nutritionnelle ne peut aujourd’hui occulter la filière soja qui prend du volume dans la production agricole nationale. Retenue parmi les dix filières à promouvoir dans le cadre du Plan national d’investissement agricole et de la sécurité alimentaire et nutritionnelle (Pniasan), cette spéculation sera bientôt dotée d’un programme national de développement. L’élaboration de ce document reçoit le soutien des partenaires techniques et financiers du secteur agricole, en l’occurrence la coopération allemande. Andreas König, directeur résident de la Giz, soutient que l’initiative de concevoir un document qui fédère les initiatives éparses et soutient l’action publique dans le temps est indispensable dans un contexte où le Programme d’action du Gouvernement (Pag) a retenu le soja comme une filière émergente. « La promotion d’une filière nécessite des actions soutenues du secteur privé dans un cadre politique cohérent et efficace. L’élaboration et la mise en œuvre d’un programme national de développement de la filière soja constitue la voie idéale pour assurer une synergie d’actions entre le secteur public et le secteur privé et une meilleure coordination des interventions sur cette filière », soutient-il.
Gaston Dossouhoui, secrétaire technique du Bureau d’études et d’appui au secteur agricole de la Présidence de la République, précise que la promotion du soja s’inscrit dans la vision du Gouvernement d’apporter des réponses techniques aux défis majeurs du secteur agricole. Il informe que le soja est une spéculation qui assure la protection du sol, contribue à la mise en place d’une chaîne de valeurs résiliente en même temps qu’il joue un rôle primordial dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle.
Filière dynamique
« Le soja est une culture stratégique qui contribue à la restauration et au maintien de la fertilité de nos sols qui se dégradent de plus en plus sous la pression des actions anthropiques conjuguées avec les effets des changements climatiques. Il joue un rôle important dans la gestion durable des terres pour une productivité améliorée », appuie Françoise Assogba Komlan, secrétaire général du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Elle reconnaît que cette spéculation s’est peu à peu imposée comme une filière dynamique impliquant plusieurs acteurs intervenant sur divers maillons dont notamment la fourniture de semences et autres intrants, la production de soja grain, la transformation de soja en divers produits (huile, lait, fromage, tourteaux, farines enrichies) et la commercialisation. Pour Françoise Assogba Komlan, le programme national de développement de la filière soja est un outil dédié, non seulement à l’opérationnalisation du Pag et du Pniasan mais aussi pour la mobilisation des ressources en faveur du secteur. « Le processus devant aboutir au programme devra s’intégrer au contexte actuel et être conduit de façon cohérente, participative, consensuelle et inclusive. La démarche capitalise les acquis du secteur en se conformant au document de la stratégie nationale de promotion des filières agricoles », souligne-t-elle.
Depuis des années, la coopération allemande œuvre déjà à la promotion de la filière soja à travers le projet Promotion de l’agriculture (ProAgri), le Projet de Centres d’innovations vertes pour le secteur agroalimentaire (ProCiva), le Projet de Protection et réhabilitation des sols pour améliorer la sécurité alimentaire (ProSol) et le Projet de sécurité alimentaire et renforcement de la résilience (ProSar)?

Après Paris, le président de la République a séjourné au Burkina Faso où il a eu, ce mardi 10 octobre, un entretien avec le chef de l’Etat de ce pays, Roch Marc Christian Kaboré. Les échanges ont porté, entre autres, sur des projets intégrateurs sous-régionaux.
La visite du chef de l’Etat béninois Patrice Talon à son homologue burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré au palais Kosyam a permis aux deux hommes de prendre plusieurs décisions importantes, d’une part pour la coopération bilatérale, et d’autre part pour la sous-région ouest-africaine en général.
Le point de cette visite parvenu à notre rédaction indique qu’au cours de leurs échanges, « évoquant le contentieux juridique frontalier entre les deux pays, les deux chefs d’Etat ont convenu de faire respecter les termes du communiqué conjoint du 19 mai 2009 ainsi que les dispositions du Compromis de saisine de la Cour internationale de justice (Cij) signé le 7 septembre 2009, afin de préserver la paix et la sécurité entre leurs populations riveraines de la frontière ». Ils ont également convenu d’organiser dans les meilleurs délais la cérémonie d’échange des instruments de ratification dudit Compromis, afin de diligenter la saisine de la Cij. Le même compte-rendu précise qu’au sujet de « la protection et l’exploitation du Parc W d’Arly et de la Pendjari, les deux chefs d’Etat ont convenu d’une part, de la nécessité de réduire les activités humaines préjudiciables à son intégrité, et d’autre part d’intensifier leurs efforts en vue de faire de ces espaces agroécologiques, un pôle d’attraction écotouristique d’envergure ».
Patrice Talon et Roch Marc Christian Kabore ont aussi exprimé leur convergence de vues sur la nécessité de mettre en œuvre de grands projets intégrateurs routiers, ferroviaires et énergétiques dans l’espace Uémoa. Ils ont, précise le communiqué, «réaffirmé leur ferme volonté de voir se concrétiser le projet de la boucle ferroviaire Cotonou-Parakou-Dosso-Niamey-Ouagadougou-Abidjan pour favoriser les échanges commerciaux et l’intégration régionale ».
Actualité oblige, les deux dirigeants ont exprimé leurs préoccupations devant la persistance de foyers de tension en Afrique et ont appelé les protagonistes à privilégier le dialogue et la concertation pour un retour définitif à la paix. Ils ont, par ailleurs, «condamné les essais nucléaires de la République populaire démocratique de Corée qui menacent la paix dans la péninsule coréenne, et ont appelé à un respect des résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité ».
Enfin, ils ont « lancé un appel en faveur d’une gouvernance mondiale plus transparente, démocratique et équilibrée, qui accorde notamment une meilleure place à l’Afrique ».
Les deux chefs d’Etat ont aussi animé un point de presse au cours duquel le président Patrice Talon a, une nouvelle fois, salué la qualité de la coopération entre le Bénin et le Burkina Faso, puis exprimé sa satisfaction pour la qualité de cette visite de travail. « Il en a d’ailleurs profité pour inviter son homologue au Bénin, lequel a accepté de tout cœur. A charge pour les diplomates d’en fignoler l’organisation », précise le document. Profitant « de la proximité de la célébration du 30e anniversaire de la disparition du capitaine Thomas Sankara, (le dimanche 15 octobre prochain), il a eu un mot». Il l’a présenté comme « une icône qui nous a tant inspirés, et qui a représenté beaucoup pour nous en termes de dignité du continent africain ». Après l’étape du pays des hommes intègres, Patrice Talon s’est envolé pour Abidjan et est attendu ce jour à Accra au Ghana?
Patrice Talon élevé à la dignité de Grand-Croix du Faso
Le président Patrice Talon a été élevé, lundi 9 octobre dernier à Ouagadougou, à la dignité de Grand-Croix, par le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré. C’est la plus haute distinction dans l’Ordre national du “Pays des hommes intègres’’, pays frontalier au Bénin, que le chef de l’Etat foule pour sa première visite officielle, après dix-huit mois passés au pouvoir.
Patrice Talon a saisi l’occasion de sa visite pour réaffirmer son engagement à redorer le blason de la coopération bénino-burkinabé et de l’intégration africaine, à lutter contre la pauvreté en Afrique en général et au Bénin en particulier?
J. F. M.

Le séjour du chef de l’Etat dans la capitale française lui a permis de présenter un bilan d’étape du Programme d’action de son gouvernement à la diaspora béninoise vivant en Europe. Mais c’est surtout les grands chantiers que le gouvernement Talon entrevoit d’engager d’ici peu pour transformer le Bénin qui a retenu l’attention des Béninois de l’étranger qui ont échangé, samedi 7 octobre dernier à Paris, avec le président de la République et sa suite.
«Nous sommes venus partager avec vous les avancées réalisées dans la mise en œuvre du Programme d’action du Gouvernement et ce qu’il reste à faire pendant les trois ans et demi à venir. Ce que nous avons mis en place n’est pas du rêve, c’est ce dont nous sommes capables », a expliqué le chef de l’Etat, face à la diaspora, samedi 7 octobre dernier. Le président de la République dit comprendre « l’impatience » de ses compatriotes quant aux résultats d’envergure. Il dit l’être aussi. « Je savais bien que les grands résultats ne seront pas immédiats, mais nous avons bâti les fondamentaux pour que chacun donne le meilleur de lui-même », a confessé le chef de l’Etat à Paris.
« En 2017, nous avons mis 180 milliards F Cfa contre 160 autorisés par le Fonds monétaire international. Sur les autres années, on tournait autour de 80 milliards d’engagement. C’est dire qu’en réalité, le Gouvernement est plus porté sur le social qu’aucun autre avant lui. Il s’agit ici de social structurel et non plus de dilapidation des ressources publiques », a expliqué la délégation aux Béninois de l’extérieur. Au niveau des microcrédits, de la césarienne, de la prise en charge du paludisme, des subventions pour les écoles, des primes pour les enseignants, du programme de cantines scolaires… d’énormes ressources ont été décaissées par le budget national, selon le ministre Romuald Wadagni.
L’environnement des affaires a été abordé lors de la rencontre. Il a été assaini pour inciter les investisseurs privés à venir investir dans le pays, a assuré le ministre de l’Economie et des Finances. Pour preuve, 50 lois sont votées en 18 mois dont 9 adoptées pour l’amélioration du climat des affaires. Il s’agit, entre autres, de la réforme du Code foncier, du lancement du chantier du cadastre, de la réforme fiscale du foncier… L’administration publique n’a pas été du reste. Des réformes ont été également engagées à ce niveau et le train de vie de l’Etat s’est trouvé fortement réduit avec la limitation du nombre de ministères, des décrets pris pour revoir la taille des cabinets ministériels et des structures sous tutelle des ministères, la suppression des structures budgétivores...
Au total, la rencontre du président Patrice Talon avec la diaspora béninoise vivant en France et régions, samedi 7 octobre dernier à Paris, place Vendôme, aura été utile et important à plus d’un titre. Quoique vivant loin du pays, celle-ci a pu toucher du doigt ce qui est fait depuis le 6 avril 2016 au pays, ce qui est en cours, ce qui est engagé et ce qui reste à faire.
L’exercice est innovant et plusieurs des Béninois de l’extérieur, selon les membres de la délégation qui séjournent aux côtés du chef de l’Etat en visite à Paris, l’ont apprécié. La présentation du Programme d’action du Gouvernement (Pag) et des maillons essentiels qui y sont contenus a permis à la diaspora d’apprécier les efforts de Talon et de ses collaborateurs pour transformer le pays. Comme au lancement du Pag en décembre dernier, plusieurs ministres ont planché. Deux cents Béninois de l’étranger étaient attendus, mais plus d’un millier était présent à cette rencontre, a-t-on appris de source proche de la délégation en séjour en France.
« La diaspora est repartie satisfaite », se permet-on alors de soutenir au sein de la délégation, à la suite de cette séance de travail, surtout que le chef de l’Etat a pris sur lui de répondre « sans tabou » à toutes les questions qui lui ont été posées à l’occasion.

Les compositions pour le concours d’entrée dans les écoles normales supérieures (Ens) de Porto-Novo et de Natitingou, se sont déroulées, ce lundi 9 octobre, dans le centre du Collège d’enseignement général 1 (Ceg1) d’Abomey.
Ils étaient neuf cent neuf candidats à composer, ce lundi 9 octobre au Collège d’enseignement général 1 (Ceg1) d’Abomey, le centre départemental, pour le concours d’entrée dans les écoles normales supérieures (Ens) de Porto-Novo et de Natitingou. Neuf filières sont concernées : Lettres modernes, anglais, espagnol, allemand, histoire-géographie, mathématiques et informatique, sciences de la vie et de la terre, physique-chimie-technologie et philosophie, précise Bernard Kinhounmè, chef centre. Outre la matière de leur spécialité, les candidats ont été évalués en culture générale. Ils ont été invités à expliquer et à commenter une citation, extraite de L’arbre fétiche de l’écrivain béninois Jean Pliya : « La construction d’une nation moderne peut exiger parfois la destruction de certaines reliques du passé ».
La première épreuve, c’est-à-dire celle de culture générale, s’est déroulée de 9 h à 12 heures. A la fin de cette épreuve, certains ont trouvé l’épreuve abordable. C’est le cas d’Olivier Fohovi, candidat pour la filière « allemand », pour qui « L’épreuve est un peu bonne ». Tout comme lui, Fidèl Ekété, candidat pour la filière « Lettres modernes » est rassuré: « L’épreuve était abordable et je suis sûr d’avoir bien travaillé ». David Gougni, candidat pour la filière « Mathématiques et informatique » à l’Ens Natitingou trouve, lui aussi, que l’épreuve n’est « pas mal » et qu’il peut espérer.
Selon le chef centre, tout s’est bien passé, il n’y a eu aucun incident. Les candidats aux concours d’entrée à l’Ecole normale supérieure de l’enseignement technique (Enset) de Lokossa à l’Institut national supérieur des classes préparatoires aux études d’ingénieurs (Inspei) de Savalou, composeront respectivement les 16 et 23 octobre prochains?

L’Ensemble artistique national (Ean) a lancé, il y a quelques jours, le recrutement de ses sociétaires pour la saison artistique 2017-2018. Plusieurs candidatures ont été enregistrées à cet effet et c’est ce jour que démarrent les castings.
Les trois composantes de l’Ensemble artistique national (Ean) que sont la section Théâtre, la section Ballet national et le Chœur polyphonique renouvellent dès ce jour leurs membres. Conformément à la tradition en vigueur au niveau de cette structure sous tutelle du ministère en charge de la Culture, il est lancé à l’orée de chaque saison artistique, un recrutement de nouveaux membres pour étoffer et renouveler les acteurs de l’Ean. Cette année, les avis à recrutement ont été annoncés, il y a quelques jours, et les concernés ont déposé leurs dossiers. Cette année, le recrutement a la particularité d’être décentralisé et plusieurs localités béninoises vont accueillir les castings.
Natitingou sera la première étape et accueille ce mardi 10 octobre 2017 à partir de 9 h, membres du jury et candidats. Suivra demain mercredi 11 octobre, l’étape de Parakou. Jeudi 12 octobre prochain à Abomey, le recrutement sera à sa dernière étape. Il faut préciser que les responsables des trois composantes de l’Ean sont connus.
Il s’agit du comédien et dramaturge, Nicolas Houénou de Dravo pour le poste de metteur en scène de la troupe nationale de théâtre, Coffi Adolph Alladé comme maître chorégraphe du Ballet national et Simon Dédji comme maître du Chœur polyphonique de l’Ensemble artistique national. Le jury devant apprécier les candidats lors des castings sera élargi au responsable de chaque section?

La compagnie de gendarmerie de Lokossa a désormais un nouveau commandant, le capitaine Germain Comlan Oreko. La passation de commandement, au cours de laquelle Geneviève Fagnimon, commandant sortant, a passé le témoin, a eu lieu, vendredi 6 octobre dernier à la gendarmerie de Lokossa. C’était en présence du préfet du Mono et du directeur départemental de la Police.
Conscient de la lourde responsabilité qui lui est confiée, le commandant entrant s’est engagé à donner le meilleur de lui-même. « Aujourd'hui, je suis en charge de la sécurité de Lokossa et ses environs. Dans la même dynamique que mon prédécesseur, je vais essayer de maintenir l'ordre », a-t-il promis non sans demander la collaboration de tous. « Ce que je demande à la population, c'est de collaborer avec nous pour que règne la sécurité », plaide le capitaine Germain Comlan Oreko.
Il faut noter que ce dernier avait déjà fait ses preuves, de 2011 à 2013, à la tête de la brigade territoriale de Sèmè-Kraké?
Elom KPADONOU (Stag.) A/R Mono-Couffo
Société 10 oct. 2017

Un séminaire s’est ouvert, ce lundi 9 octobre à Porto-Novo, pour renforcer les capacités des députés pour l’adoption d’une loi sur les changements climatiques. Les travaux devront accoucher de propositions concrètes pour l’amélioration du cadre juridique de la protection de l’environnement au Bénin.
« Enjeux et risques liés aux changements climatiques, urgence d’une riposte nationale ». Ce thème est au cœur d’un séminaire d’incitation des députés à l’adoption d’une loi sur les changements climatiques. Il est organisé par le ministère chargé du Cadre de vie en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud). Les travaux ont été ouverts, ce lundi 9 octobre à Porto-Novo, par le premier vice-président de l’Assemblée nationale. Pour Eric Houndété, l’organisation de cet atelier est la preuve édifiante de la détermination du Bénin à lutter contre les effets néfastes du dérèglement climatique au Bénin. Le jeu en vaut bien la chandelle, selon lui, face aux manifestations du phénomène qui fait notamment de « vents violents aux effets dévastateurs qui endommagent les habitats et les infrastructures, les sécheresses sévères qui détruisent le biotope et rendent les terres incultes, sources de famine, les inondations catastrophiques, sources d’énormes pertes de récoltes ». Ces phénomènes qui sèment la tristesse et la désolation au sein des populations, doivent interpeller les députés qui doivent agir avec les moyens dont ils disposent pour arrêter ces catastrophes naturelles. Eric Houndété reconnaît, certes, les efforts déjà faits par le Parlement à travers l’adoption de nombreux textes dont la loi-cadre sur l’environnement et la ratification de bon nombre de conventions ayant pour objet la protection de l’environnement, comme par exemple l’accord de Paris sur le climat. « Ce cadre juridique actuel de la protection de l’environnement dans notre pays semble insuffisant face à l’évolution de la nature et aux changements du climat», souligne le premier vice-président de l’Assemblée nationale. Eric Houndété salue dès lors l’organisation de ce séminaire visant à mieux informer les parlementaires des risques liés aux changements climatiques et du niveau de mise en œuvre de la riposte nationale. Il souhaite que les différentes communications puissent permettre aux députés d’être sensibilisés sur les impacts liés aux changements climatiques au Bénin, de clarifier les modalités de fonctionnement du Fonds vert pour le climat, de livrer les efforts consentis par le Gouvernement dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique et d’exposer le contenu de l’avant-projet de la loi sur les changements climatiques au Bénin?
Actualités 10 oct. 2017