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Nouvelles

Autorisations de ratification au Parlement : 212 milliards F Cfa pour l’eau, les routes, l’électricité et les logements sociaux

Les députés étaient en séance plénière, vendredi 6 octobre dernier. Ils ont autorisé le Gouvernement à ratifier quatre accords de financement d’un montant total de 212 milliards F Cfa au profit des secteurs vitaux tels que l’eau potable, les routes, l’électricité et les logements sociaux.

Quatre dossiers d’autorisation de ratification ont été adoptés, vendredi dernier par les députés, dont le projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de financement additionnel signé à Washington le 14 juillet 2017 entre la République du Bénin et l’Association internationale de développement (Aid) dans le cadre du projet d’amélioration des services énergétiques (Pase). Il s’agit également du projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de prêt signé le 23 août 2017 entre la République du Bénin et export-import bank (Eximbank) de Chine dans le cadre du financement du projet de renforcement du système d’alimentation en eau potable des villes de Savè, Dassa-Zoumè, Glazoué et environs. Il y a aussi le projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de prêt signé à Cotonou le 12 septembre 2017 entre la République du Bénin et la Banque ouest-africaine de développement (Boad) dans le cadre du financement partiel du projet de viabilisation du site et de construction de 1300 logements sociaux à Ouèdo dans la commune d’Abomey-Calavi. Le dernier projet de loi est celui portant autorisation de ratification de l’accord de crédit signé par échange de courriers le 12 juillet 2017 entre la République du Bénin et la Banque du Brésil dans le cadre du financement partiel du projet de construction des routes Kétou-Idigny-Igbodja-Savè (85km), Omou-Illadji-
Mossoukagbé-Ayékotonyan (26,6km) et Savè-Okè Owo-Frontière du Nigeria (27,5km).
Le montant total de ces quatre accords fait 212 milliards de francs Cfa environ. Leur examen a été fait en un débat général unique. Mais le projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de crédit signé par échange de courriers le 12 juillet 2017 entre la République du Bénin et la Banque du Brésil dans le cadre du financement partiel du projet de construction des routes Kétou-Idigny-Igbodja-Savè (85km), Omou-Illadji-Mossoukagbé-Ayékotonyan (26,6km) et Savè-Okè Owo-Frontière du Nigeria (27,5km) a plus retenu l’attention des députés. D’un coût de 99,64 milliards de francs Cfa, ce projet va permettre de favoriser notamment la sécurité routière et le confort des usagers, la réduction du coût d’exploitation des véhicules et du temps de parcours, l’optimisation des échanges commerciaux avec le Nigeria et l’amélioration de la compétitivité du corridor Bénin. Cet accord, comme les trois autres, a été adopté à l’unanimité des députés à l’exception de l’honorable Guy Mitokpè qui a émis des votes d’abstention. Le suppléant de Candide Azannaï, ex-ministre délégué chargé de la Défense du Gouvernement du président Patrice Talon, n’a pas manqué d’expliquer à la plénière le sens de son vote. Selon lui, son abstention depuis quelque temps par rapport aux dossiers de ratification n’est pas un jeu fantaisiste. Il a fait ce choix parce que le Gouvernement ne le rassure pas par rapport à la bonne gestion des fonds.

Abimbola, Okounlola et Okoundé exultent !

« C’est par élégance que je vote abstention sinon je devrais émettre un vote négatif », a précisé le député de la 16e circonscription électorale.
A l’issue de l’adoption des quatre dossiers, les députés Jean-
Michel Abimbola, André Okounlola et Jean-Eudes Okoundé ont animé un point de presse au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Ils ont dit toute leur satisfaction de voir aboutir ces dossiers surtout le projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de crédit signé par échange de courriers le 12 juillet 2017 entre la République du Bénin et la Banque du Brésil dans le cadre du financement partiel du projet de construction des routes Kétou-Idigny-Igbodja-Savè (85km) Omou-Illadji-Mossoukagbé-Ayékotonyan (26,6km) et Savè-Okè Owo-Frontière du Nigeria (27,5km) et celui portant sur l’accord de prêt signé le 23 août 2017 entre la République du Bénin et export-import bank (Eximbank) de Chine dans le cadre du financement du projet de renforcement du système d’alimentation en eau potable des villes de Savè, Dassa-Zoumè, Glazoué et environs. Les trois députés, ressortissants de ces différentes localités, ont félicité le chef de l’Etat, Patrice Talon, et son Gouvernement pour sa grande capacité de mobilisation de ressources financières. Selon eux, la concrétisation de ces projets, dont l’importance n’est plus à démontrer pour les populations bénéficiaires, va permettre de sortir ces zones de l’enclavement en matière de fourniture d’eau potable et de routes?

Actualités 09 oct. 2017


Conseil national ordinaire à Abomey: Le parti de Azannaï se déclare désormais de l’opposition

C’est désormais clair, la parti Restaurer l’espoir (Re) de l’ancien ministre Candide Azannaï est officiellement dans l’opposition. C’est la principale décision du conclave du parti ce samedi 7 octobre à Abomey. 

Nombreux sont ceux qui se demandaient les raisons de la tenue du Conseil national du parti Restaurer l'espoir. Désormais, plus aucun doute ne subsiste. Le parti Restaurer l’espoir quitte la mouvance présidentielle et s’installe dans l’opposition. 

C’est dans une ambiance festive que s’est déroulée cette rencontre du parti de l’ancien ministre. Grande mobilisation des militants et militantes, accueil triomphal réservé à leur leader, Candide Azannaï. Hymne national en Fon et slogans vantant sa  bravoure.  Commencé en fanfare, cette rencontre statutaire du parti a pris la décision, en définitive, de s'inscrire en opposition au régime actuel.

Deux grandes décisions ont été prises après examen des rapports des deux commissions d’experts du parti instruits par le troisième congrès ordinaire à se prononcer sur l’impact des actions du régime actuel et sur la qualité des relations du parti avec  lui jusqu’au 27 mars dernier.  Ces décisions ont été annoncées par le député Guy Mitokpè, secrétaire général du parti et applaudies par les 120 délégués du parti présents à ce Conseil.

La seconde décision est relative à l’exclusion de l’honorable Patrice Nobimè Agbodranfo, député du parti. Il est officiellement exclu du parti Restaurer l’espoir pour s’être mis en marge de la ligne idéologique de son parti. 

Actualités 07 oct. 2017


Cathédrale Notre-Dame de Porto-Novo : Une campagne d’évangélisation démarre ce jour

La cathédrale Notre-Dame de l’Immaculée conception de Porto-Novo entame, ce vendredi 6 octobre, une campagne d’évangélisation de trois jours sur l’esplanade de la paroisse. Elle sera conjointement animée par le Renouveau démocratique, la Fraternité Fiat et la Communauté de la foi audacieuse.

Le thème central retenu est : « Or, voici qu’à présent, dans le christ Jésus, vous qui jadis étiez loin, vous êtes devenus proches, grâce au sang du christ » tiré d’Ephésiens chapitre 2 verset 3. Il sera meublé de plusieurs sous-thèmes notamment « L’amour de Dieu pour l’humanité », « Le péché et le pardon » et « La réconciliation et le pardon ».
Cette campagne d’évangélisation s’inscrit dans le cadre des festivités marquant le jubilé des 150 ans d’évangélisation de cette église. Elle vise à permettre aux fidèles de la paroisse de raviver leur foi et de réveiller le don de Dieu qui sommeille en eux pour une vie spirituelle accomplie. Aussi, vise-t-elle à étendre le règne de Dieu sur la terre et gagner de nouvelles âmes pour le christ par l’annonce de la bonne nouvelle.
Les trois jours d’évangélisation ne seront pas faits que de l’annonce de la bonne nouvelle. Un programme alléchant élaboré à cet effet par le curé de la cathédrale, le père Charlemagne Afidja Koudhorot, prévoit que la campagne sera ponctuée notamment d’animations, de récitations de chapelet et de séances de prédication. Les travaux seront clôturés, dimanche 8 octobre prochain, par une messe suivie de procession eucharistique, d’intercession et de témoignages.
Il faut rappeler que la messe solennelle de célébration des 150 ans d’évangélisation au niveau de la cathédrale Notre-Dame de l’Immaculée conception de Porto-Novo aura lieu le 25 novembre prochain. Les préparatifs vont bon train sur le terrain pour la réussite de l’événement religieux?

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Société 06 oct. 2017


Suppression de la gratuité des inscriptions dans les universités : Une décision qui n’émane pas du Gouvernement

Le 2 octobre dernier, lors du lancement de la rentrée académique 2017-2018, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Marie Odile Attanasso, a annoncé que les inscriptions redeviennent payantes dans les différentes entités des universités publiques. Pour clarifier cette décision qui soulève un tollé, le directeur de cabinet du ministre, Bienvenu Koudjo, a animé une conférence de presse, ce jeudi 5 octobre, pour apporter des clarifications.

Les responsables des associations d’étudiants sont montés au créneau, il y a quelques jours, pour dénoncer la décision du Gouvernement de faire payer les frais d’inscriptions dans les universités publiques à compter de cette année académique. Face à cette situation, le directeur de cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Bienvenu Koudjo, entouré des recteurs des différentes universités concernées par la décision, est monté au créneau pour apporter des clarifications afin de situer l’opinion publique.
Selon lui, il s’agit d’une vieille décision prise depuis l’année dernière à Bohicon au cours d’un atelier qui avait réuni tous les acteurs de la communauté universitaire, y compris les associations estudiantines et la société civile.
« Cette décision devait s’appliquer l’année dernière, donc la communauté universitaire devait s’attendre à l’application cette année », précise-t-il.
Mais, le chef de l’Etat avait demandé le report de l’application de cette décision pour permettre aux parents de mieux se préparer.
Les montants annoncés par le ministre sont en dessous des montants prévus lors de l’atelier de Bohicon.
Le recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, Brice Sinsin, porte-parole des recteurs, rappelle qu’au cours de l’atelier tenu à Bohicon en 2016, il y avait la présence de toute la communauté universitaire et il en est ressorti que les parents d’étudiants contribuaient peu au budget de l’université, donc la décision a été prise de porter les frais d’inscription à 50 000 francs. Car, il fallait faire quelque chose pour augmenter le budget des universités. Brice Sinsin souligne qu’il y a plusieurs charges auxquelles doivent faire face les rectorats, tels que l’entretien des véhicules pour la sortie d’immersion des apprenants, dans les facultés classiques, l’organisation des examens.
Compte tenu des circonstances, le chef de l’Etat a demandé non seulement de retarder la prise d’effet d’un an mais au lieu de 50 000francs, le Gouvernement l’a ramené à 25 000 francs Cfa.
Les raisons de cette décision, selon le recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, est d’amener le Bénin à s’aligner sur ce qui se fait dans les autres pays de l’Uemoa.
L’inscription à l’université était payante avant la décision prise par le Gouvernement en 2008 de la rendre gratuite. Entre temps, les montants se fixaient en fonction des problèmes qui se posent et il fallait prendre en compte l’accroissement de l’effectif. Donc, la décision de faire payer les inscriptions à l’université n’est pas prise par le Gouvernement, mais par la communauté universitaire.

Actualités 06 oct. 2017


Incendie à Porto-Novo: Oloyé et son chauffeur condamnés à 24 et 18 mois de prison ferme

24 mois d’emprisonnement ferme et deux millions F Cfa d’amende pour trafic illicite de produits pétroliers et 18 mois de prison ferme plus cinq cent mille francs Cfa d’amende à payer au Trésor public pour les chefs d’inculpation d’homicide involontaire, d’incendie involontaire et blessures involontaires. Ce sont les peines infligées respectivement contre Joseph Midodjiho alias Oloyé, 64 ans et Nicolas Tankpinou Alodégnon, chauffeur de profession âgé de 44 ans, par le tribunal correctionnel de première instance de première classe de Porto-Novo. Ce dernier a statué contradictoirement et en premier ressort en fin d’après-midi de ce vendredi 6 octobre, l’affaire de l’incendie survenu suite à la chute d’un camion chargé de plusieurs dizaines de bidons d’essence de contrebande au petit matin du mercredi 4 octobre dernier au quartier de Louho dans le cinquième arrondissement de Porto-Novo. Lequel incendie a fait un mort, une fillette complétement calcinée, deux blessés dont un grièvement et dix maisons réduites en cendres. Le juge s’est appuyé dans sa condamnation sur des dispositions du code pénal et celles du décret de 1983 qui réprime le trafic illicite de produits pétroliers sur toute l’étendue du territoire de la République du Bénin. Les intérêts-civils sont envoyés à plus tard. Les deux prévenus ont quinze jours pour relever appel du jugement s’ils ne sont pas d’accord.    

L’affaire a été jugée en procédure de flagrant délit. En effet, les choses sont allées très vite au tribunal de première instance de Porto-Novo. Alors que d’aucuns s’attendaient à voir les deux prévenus présentés au procureur de la République puis l’affectation du dossier à un juge d’instruction pour la suite de l’affaire, c’est plutôt à une procédure de comparution immédiate qu’on a eu droit. Tout a été fait très rapidement. L’audience a commencé à 18h30mn et a duré jusqu’à 19h45mn où le débat a été clôturé après les dépositions des deux prévenus, les réquisitions du ministère public et la plaidoirie des avocats. Une suspension sera ensuite observée pour permettre au tribunal de céans de se retirer pour délibérer.

Tous complices du drame ?

Au retour du délibéré à 20h 49m, le président de céans annonce le verdict du jugement. Oloyé, propriétaire du camion et des marchandises a écopé de la lourde peine par rapport à son chauffeur qui a obtenu six mois de moins que lui. Le tribunal n’a pas trop suivi ainsi les réquisitions du ministère public qui a retenu contre chacun d’eux la peine de trois ans d’emprisonnement ferme pour homicide involontaire, incendie involontaire et blessures involontaires à l’endroit du chauffeur Nicolas Tankpinou Alodégnon et complicité des trois chefs d’accusation en plus de trafic illicite de produits pétroliers contre Joseph Midodjiho alias Oloyé. Les deux prévenus ont été défendus par les Maîtres Raphaël Hounvènou, Saturnin Agbani et Hervé Soukpon. Ils ont battu en brèche les réquisitions du procureur de la République surtout en ce qui concerne les délits de complicité d’homicide involontaire, d’incendie involontaire et de blessures involontaires retenus contre leur client Oloyé. Selon eux, s’appuyant sur la jurisprudence, il ne saurait y avoir de complicité dans un délit involontaire. Le tribunal de céans leur donnera par la suite raison lors du délibéré. Mais les avocats ont plaidé en revanche coupable pour le délit de trafic illicite de produits pétroliers ; tout en invitant le tribunal de céans à tenir compte du contexte social de cette activité qui nourrit des milliers de personnes au Bénin et du jeu des politiques dont la complaisance dans la lutte contre ce commerce illicite a conduit à ce drame qu’on déplore aujourd’hui. « Cette audience interpelle tout le monde. Nous sommes tous complices du drame », insiste la défense qui considère Oloyé qui exerce cette activité depuis 48 ans comme un cobaye. La sentence du juge tombée, les deux prévenus ont été embarqués aussitôt par la police en direction de la prison. Le tribunal de première instance de Porto-Novo et ses alentours étaient hautement sous surveillance policière. Un dispositif spécial de sécurité a été pris pour prévenir certainement un éventuel soulèvement compte tenu surtout du statut d’Oloyé qui n’est pas n’importe qui dans le secteur de vente des produits pétroliers de contrebande.    

 

 

Actualités 06 oct. 2017


Accord de Paris sur les changements climatiques: Vulgarisation du Plan climatique du Bénin à Malanville

Le Plan climatique du Bénin a fait l’objet d’une vulgarisation du 3 au 4 octobre à Malanville. C’est dans le cadre de l’accord de Paris sur les changements climatiques.

Le Bénin est préoccupé par la mise en œuvre de l’Accord de Paris sur les changements climatiques. En témoigne le séminaire itinérant sur la vulgarisation du Plan climatique du Bénin organisé dans les communes. La commune de Malanville a accueilli, les 3 et 4 octobre, les travaux de cet atelier organisé par le Cadre d’analyse et de veille stratégique (Cavs).
Cet atelier vise à présenter les effets des changements climatiques ainsi que leurs impacts négatifs sur le cas particulier du bassin du fleuve Niger au Bénin. Il s’agit également de faire voir aux participants les mesures de lutte proposées dans le plan du Bénin contre ces changements.
Selon le représentant du préfet de l’Alibori, Bakary Yaya, les populations subissent déjà les effets pervers des changements climatiques. Comme preuves, il évoque les graves inondations ayant entraîné des pertes en vies humaines à Malanville et ses environs. Pour le maire de la commune, Inoussa Dandakoè, la vulgarisation de ce plan arrive à point nommé. Les affres de ces changements, explique-t-il, ses administrés les vivent quotidiennement. Aussi, souhaite-t-il que ce plan soit rapidement mis en œuvre. Ce qui permettra aux populations de sa commune de comprendre que les bassins et les berges lagunaires ne sont pas destinés à être occupés. Les autorités locales ont été invitées à ne plus les recaser dans ces zones à fort risque d’inondation, au cours des opérations de lotissement.
Le Conseil économique et social (CES) est fortement représenté aux travaux de cet atelier. Il y a aussi les représentants d’autres structures impliquées dans la gestion de ces questions?

Environnement 05 oct. 2017


Grave incendie à Porto-Novo : L’essence frelatée fait un mort, deux blessés et d’énormes dégâts matériels

Une fille calcinée, deux blessés dont un grièvement et dix maisons réduites en cendre. C’est le bilan d’un incendie causé par un camion titan chargé de bidons d’essence frelatée et qui s’est renversé dans le quartier de Louho, situé dans le 5earrondissement de Porto-Novo, au petit matin de ce mercredi 4 octobre.

Le quartier de Louho dans le 5e arrondissement de Porto-Novo est dans la tristesse. Il est sous le choc d’un grave incendie qui s’est produit au petit matin de ce mercredi 4 octobre. Le feu n’a rien laissé sur son passage. Le bilan, lourd, fait état d’une fille de 14 ans calcinée, deux blessés dont un brûlé au second degré, tous des apprentis du chauffeur du camion actuellement en fuite, et dix maisons carbonisées avec tout leur contenu dont des ateliers et des boutiques. L’incendie n’a pas épargné les installations de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee). Un poteau électrique fait en bois et des câbles de la Sbee ont brûlé complètement, perturbant pendant plusieurs heures la fourniture de l’énergie électrique dans cette zone. Tout rentrera dans l’ordre dans l’après-midi d’hier après l’intervention de l’équipe technique de la Sbee.
Par rapport à l’origine de l’incendie, tous les témoins sont unanimes. Le feu a été occasionné par un gros porteur chargé de plusieurs dizaines de bidons d’essence frelatée communément appelée « kpayo ». Les témoins parlent d’un chargement de 30 000 litres d’essence de contrebande destinée au marché informel de Cotonou et environs via la lagune de Porto-Novo. Les bidons d’essence devraient être déposés au niveau de la lagune de Porto-Novo du côté de Louho avant d’être récupérés par la suite par les piroguiers en destination de Cotonou. Un circuit habituel connu de tous les habitants du quartier. Mais ce mercredi 4 octobre, tout a viré au cauchemar pour eux.
Selon des témoignages recueillis sur place, le gros porteur a eu une panne technique, son ressort amortisseur au niveau de la remorque aurait cédé. Ayant perdu l’équilibre, le camion s’est renversé avec tout son contenu en pleine agglomération à quelques encablures de la lagune de Louho. Cette chute a été suivie quelques instants après, racontent les témoins, d’une grande explosion des bidons d’essence. Le feu va envahir toute la zone en consumant tout sur son passage. Le ruissellement de l’essence renversée a accéléré la propagation des flammes qui ont réduit en cendre dix paquets de maisons ainsi que des boutiques et ateliers.

Triste sort !

Le feu, dans sa furie, a calciné une fillette de 14 ans, une écolière en classe de Cm1. Celle-ci a quitté ses géniteurs à Adjarra et est arrivée, il y a seulement deux semaines, chez sa grand-mère pour aller à l’école. Mais elle ne savait pas qu’une mort tragique l’attendait ce mercredi. Le corps calciné de la fillette a été découvert dans une chambre. Le chef de la famille, Tidjani Sagbo, pêcheur, se dit surpris par ce drame. Car, selon lui, il a vidé tous les occupants de son agglomération dont la victime pour les mettre à l’abri du pire dès qu’il a vu le camion se renverser. Mais il dit ne pas savoir à quel moment la fille est retournée dans la chambre. Le corps a été enterré hier même par ses parents, sur instruction du procureur de la République près le tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo. Ce dernier a ouvert une enquête pour que soient élucidées les circonstances du drame et situées les responsabilités. La police est actuellement sur le dossier. Selon le chef quartier de Louho, Paul Kinsou, le bilan du drame aurait pu être plus lourd si les sapeurs-pompiers n’étaient pas venus à temps sur les lieux pour vite circonscrire et maîtriser les flammes. L’autre chose qui a amoindri le bilan, se réjouit-il, est que les populations étaient encore en éveil cette nuit-là. Sinon ce serait un carnage si les gens s’étaient déjà endormis avant l’explosion, relève Paul Kinsou. Le chef de la famille et le chef quartier appellent le Gouvernement au secours pour les accompagner dans la reconstruction des maisons. Par ailleurs, l’on continue de rechercher jusqu’ici les vrais auteurs de cet homicide involontaire. Juste qu’au moment où nous mettons sous presse, le chauffeur du camion n’est pas retrouvé. Il a pris la clé des champs. Seules les ferrailles du camion immatriculé BC 7931 RB se trouvent encore sur les lieux du drame. Une victime grièvement brûlée est retrouvée. Il s’agit d’un apprenti qui n’est rien d’autre que le petit frère germain du chauffeur. Mais cela n’a pas été facile de le retrouver. Il avait été caché dans un cabinet médical clandestin où il suivait des soins. Certainement pour éviter que la main ne soit mise sur lui pour l’amener à faire des révélations par la suite, surtout sur le propriétaire des marchandises. Des rumeurs persistantes et sérieuses mettent à l’index un puissant opérateur économique bien connu dans le secteur du commerce illicite de l’essence frelatée dans l’Ouémé et même dans tout le Bénin. Le propriétaire du produit risque gros devant la justice.

Session extraordinaire à la mairie

La situation a mobilisé hier un ballet de personnalités sur le terrain. Les autorités de la préfecture de l’Ouémé, le maire de Porto-Novo et autres sont descendus sur les lieux du drame pour s’enquérir de l'ampleur des dégâts. Le directeur départemental de la Santé de l’Ouémé, Dr Simplice Tokpo ; le médecin-coordonnateur de la Zone sanitaire Aguégués-Sèmè-Podji-Porto-Novo, Dr Rodrigue Kohoun ; le médecin de Porto-Novo, Dr Alain Kossoko et le docteur François Ahlonsou, deuxième adjoint au maire de Porto-Novo, étaient aussi sur le terrain pour évaluer le volet sanitaire du drame surtout des blessés. Grâce à leur détermination, ils ont retrouvé l’apprenti chauffeur, un adolescent de 19 ans. Il était hospitalisé dans un cabinet médical de fortune avec la grand-mère de la fille décédée. Celle-ci n’était pas blessée mais sentait un malaise dû au choc psychologique consécutif au drame. Une situation qui contraint son hospitalisation. Elle serait hors de danger tout comme le second apprenti du chauffeur du camion qui s’en est sorti, lui, avec quelques brûlures légères. Ce dernier était déjà parti du cabinet de soins avant l’arrivée des médecins.
Face au tableau clinique surtout de l’apprenti grièvement brûlé, la délégation des médecins a décidé de référer, séance tenante, le patient du cabinet médical de fortune vers le centre hospitalier universitaire départemental de l’Ouémé-Plateau. Elle a fait venir une ambulance qui l’a transporté, sous l’œil vigilant du Dds de l’Ouémé, en direction des services d’urgences du Chud O/P où il suit depuis l’après-midi d’hier, des soins intensifs. Il a été embarqué avec la grand-mère de la fille décédée qui sentait quelque malaise. Compte tenu de la grève des agents des hôpitaux publics, une équipe médicale a été réquisitionnée pour la prise en charge sanitaire sans faille des deux victimes. Selon le Dds de l’Ouémé, Dr Simplice Tokpo, le ministre de la Santé, Alassane Séidou, informé, suit de près l’évolution de la situation sanitaire des malades.
Aux dernières nouvelles, on annonce que le conseil municipal de Porto-Novo organise, ce jeudi 5 octobre, une session extraordinaire sur la question pour apprécier l’ampleur de la situation et voir dans quelle mesure accompagner les victimes?

Société 05 oct. 2017


Audiences du président de l’Assemblée nationale : La diplomatie et la promotion du genre au menu

Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, a reçu en audience, ce mercredi 4 octobre, plusieurs personnalités à son cabinet. La diplomatie, la traite humaine et la promotion du genre étaient au cœur des échanges.

L’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin a été la première personnalité reçue, ce mercredi 4 octobre, par le président de l’Assemblée nationale. Lucy Tamlyn dit avoir échangé avec Me Adrien Houngbédji sur des sujets d’intérêts communs. « On a surtout parlé de la question du genre, notamment ce qu’il faut faire pour promouvoir les femmes dans les instances de prise de décisions et plus spécifiquement ce qu’on peut faire pour augmenter le nombre de femmes députées au sein de l’Assemblée », a confié à la presse la diplomate américaine. Elle se réjouit de l’intérêt particulier que le président Adrien Houngbédji accorde à la question du genre. Le président de l’Assemblée nationale lui a fait part de toutes les activités qu’il a entreprises à cet effet, a-t-elle indiqué. « Nous avons également discuté de la nécessité de lutter contre la traite humaine. C’est pour nous une grande priorité et l'implication du Parlement dans cette lutte s’avère indispensable », a ajouté Lucy Tamlyn.
A sa suite, le président Adrien Houngbédji a échangé avec le nouvel ambassadeur du Bénin près le Japon, Makarimi Abissola Adéchoubou. A la veille de son départ pour rejoindre son nouveau poste, il a jugé utile d’aller dire au-revoir au président de l’Assemblée nationale et de recueillir de lui quelques conseils et orientations avisés pour la réussite de sa mission à Tokyo. « Le président Houngbédji m’a donné les conseils qu’il a l’habitude de donner à mes prédécesseurs en vue du renforcement de la coopération entre les deux pays », souligne Makarimi Abissola Adéchoubou qui assure de les mettre en pratique.
 Le directeur du développement des affaires du Plan Bénin, Michel Kanhonou, quant à lui, est allé échanger avec Me Adrien Houngbédji par rapport à la célébration, le 11 octobre prochain, de la Journée internationale de la jeune fille. « Nous sommes allés voir le président de l’Assemblée nationale pour partager avec lui nos préoccupations et les activités que nous projetons dans le cadre de cette journée », a confié l’hôte du président Adrien Houngbédji. Il s’agira essentiellement, à en croire Michel Kanhonou, de faire incarner par les jeunes filles, le rôle de certaines personnalités dont celui du président de l’Assemblée nationale?

Actualités 05 oct. 2017


Recensement à vocation d’identification de la population (Ravip): L’espoir pour des élections crédibles

L’enthousiasme des Béninois à l’avènement de la démocratie n’a duré que le temps de la première élection. A l’origine de ce mirage, la duplication d’identité, l’émission de fausses cartes d’électeur, les fraudes électorales et bien d’autres tracasseries administratives. L’espoir mis dans l’informatisation des listes électorales n’a pas tenu la promesse des fleurs. Le Bénin, berceau de la démocratie en Afrique, ambitionne de tourner cette page avec le Recensement initial administratif à vocation d’identification de la population (Ravip).

Un pari que veut gagner le président de la République, Patrice Talon. Le vendredi dernier, entouré de la plupart des élites politiques dont le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, il a lancé au palais de la République le Recensement initial administratif à vocation d’identification de la population (Ravip). Un recensement qui, à terme, permettra à chaque Béninois (vivant au Bénin comme à l’étranger) et aux étrangers résidents d’avoir un identifiant unique et d’offrir au Bénin de pouvoir constituer son « registre civil ».
Un important outil de maîtrise de la population, a reconnu à la fois le ministre d’Etat, secrétaire général à la Présidence, M. Pascal Irénée Koukpaki et le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji au cours de la cérémonie de lancement.
Me Adrien Houngbédji, en rappelant que la certification de l’identité est un préalable à la transparence en période électorale, a témoigné combien la mise en marche du processus du Ravip tient à cœur au chef de l’Etat, garant de la démocratie et de l’Etat de droit.
Des échos de cette rencontre au sommet de l’Etat, il ressort que tout citoyen ayant 18 ans aura gratuitement sa carte civile certifiée, numérique et biométrique à multiple usage.
Le lancement du processus de Ravip semble donc sonner comme une offensive tacite contre les auteurs de duplication ou de multiplication d’identité à des fins électoralistes, contre les ennemis de la démocratie.
L’instauration d’un environnement hostile à la duplication d’identité permettra de mieux assurer non seulement la sécurité des Béninois, mais aussi, de rassurer les électeurs qu’en période électorale, leurs suffrages seront comptabilisés pour le candidat et qu’ils ne seront pas spoliés. Elle apparaît donc comme une incitation du citoyen (déçu par le cafouillage de l’organisation des élections) à retrouver l’enthousiasme qui a fait battre son cœur à l’avènement de la démocratie suite à la Conférence des forces vives de la nation de février 1990.
La création d’un environnement du genre poussera sûrement les Béninois qui ne cessent de nourrir dans leur cœur une certaine antipathie pour les processus électoraux, peu transparents, de voir se réaliser leurs vœux de participer aux scrutins le cœur tranquille, sans craindre les fraudes électorales et de s’emballer davantage pour la démocratie.
C’est bon de créer un environnement favorable à l’investissement ; c’est aussi important d’œuvrer à la création d’un climat de sympathie et d’enthousiasme exempt de tracasseries administratives en période électorale.

Environnement idéal

La mise en place d’une commission de supervision du Recensement initial administratif à vocation d’identification de la population (Ravip) que pilotent le ministre de la Justice, de Législation et des droits de l’Homme, Me Joseph Djogbénou, et le député, Nassirou Arifari Bako, ancien président de la Commission de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi) et beaucoup d’autres ministres dont celui de l’Intérieur et de la Sécurité publique, témoigne de la volonté du Gouvernement d’instaurer un environnement idéal à l’organisation des élections. Un environnement d’affection pour les élections et la démocratie.
L’aboutissement du registre civil apparaît donc comme un préalable favorable à l’organisation d’élections exemptes de reproches majeurs. Tout au moins, le Ravip appaiserait les Béninois contre les suspicions qui planent sur la constitution de la liste électorale et par conséquent sur les résultats des scrutins. L’atteinte de cet objectif permettrait au Béninois d’avoir une autre image du processus électoral et de ne plus participer sur la pointe des pieds aux scrutins.
Selon le Réseau de savoir électoral (Rse), dans la plupart des pays, l’identification des électeurs éligibles qui se présentent au bureau de vote n’est pas chose simple. Le processus électoral doit être conçu de façon à garantir que seules les personnes légitimement inscrites puissent voter et que les personnes qui se présentent au bureau de vote sont bien celles qu’elles prétendent être.
La mise en place d’un registre civil est donc un préalable à l’organisation des élections crédibles. En absence d’un registre civil fiable, l’identification des électeurs peut être un processus beaucoup plus complexe et même assez lourd pour les administrateurs électoraux, a fait remarquer la même source. C’est particulièrement vrai dans un pays qui n’a pas de registre civil et où les citoyens ne portent habituellement pas de pièces d’identité.
Avec la carte d’identité de l’électeur, toute administration électorale soucieuse d’efficacité se préoccupe beaucoup de la sécurité du système, et en particulier du risque de falsification. C’est pourquoi le Mexique a adopté, en août 1990, un système de carte d’identité à sécurité renforcée. Neuf éléments de sécurité ont été intégrés dans la conception de la carte, ce qui empêche pratiquement toute duplication ou modification, a indiqué la même source. Ces éléments comprennent, entre autres, un code barres, un hologramme, la photographie et la fusion moléculaire.
L’érection des barrières anti- duplication ne suffit pas à elle seule pour annihiler le fléau. Il faut inculquer à tous les Béninois, par la sensibilisation, des antidotes contre la duplication des cartes d’électeurs et sensibiliser pour guérir chaque citoyen des germes de fraude et de tricherie.
L’instauration d’un environnement anti-fraude est un grand pas que vient de franchir le gouvernement. Une synergie d’actions : notamment, le couplage du climat anti-fraude et l’enseignement de la vertu seraient aussi utiles à la lutte contre le phénomène. Agir et ne jamais se lasser d’agir est mieux que stagner. Celui qui stagne recule.

Actualités 05 oct. 2017


Identification des personnes physiques en République du Bénin: Plus qu’un recensement, un outil de développement

A compter du 1er novembre et ce, pour une durée de six mois, le Bénin procèdera au Recensement initial administratif à vocation d’identification de la population (Ravip). Plus qu’un simple recensement, l’opération se veut un outil au service d’une gouvernance plus structurée.

La loi n° 2017-08 portant identification des personnes physiques en République du Bénin est entrée en vigueur depuis le 19 juin 2017. Elle prévoit dans ses dispositions la mise en place d’un registre national de population et des registres communaux sur la base des éléments d’identification des personnes au Bénin. Les 94 articles contenus dans cette disposition légale suscitent beaucoup d’espoir. Ceci, parce qu’elle permettra de mieux planifier le développement équilibré du pays.
L’Etat béninois s’est rendu compte que de nombreux citoyens ont des difficultés à prouver leur identité. Or l’exigence de plus en plus accrue de la preuve de l’identité pour bénéficier de certains droits (droits sociaux, droits économiques, droits politiques) se fait sentir à tous les niveaux. De même, les tracasseries administratives auxquelles sont soumises les populations à la quête de la carte d’identité, du casier judiciaire ou du passeport deviennent insupportables.
Le Gouvernement a donc décidé de mettre en œuvre les dispositions de la loi sus citée en initiant le Recensement initial administratif à vocation d’identification de la population (Ravip). Lequel se veut « une solution initiale d’élaboration du registre national de la population ». Vendredi 29 septembre dernier, les membres de la commission nationale de supervision de cet outil ont été installés par le chef de l’Etat. Occasion pour lui d’ailleurs de leur rappeler la mission qui est la leur. Mais ce cahier de charges, les intéressés semblent déjà se l’approprier. « De cette opération dépendra pour l’Etat la constitution du registre national et pour chaque commune du registre communal de la population. Nous attendons de nos concitoyens et des responsables à divers niveaux la disponibilité totale pendant la phase initiale. C’est celle qui permettra de constituer les registres de base. Après il y aura les adaptations et les mises à jour confiées à une agence que la loi a créée : l’Agence nationale d’identification de la population (Anip). Pour le moment c’est l’Agence nationale de traitement (Ant) qui assure cette mission », dévoile le ministre en charge de la Justice, Joseph Djogbénou, président de la Commission. Selon lui, la seule demande de l’Etat dans le cadre de cette opération, c’est la disponibilité du citoyen.

« Cette opération n’a aucun caractère politique »

A travers le Ravip, le Gouvernement projette de doter chaque Béninoise et Béninois d’un Numéro personnel d’identification (Npi) sur la base duquel il pourra obtenir une carte d’identité nationale électronique aux multiples fonctions. « Ce numéro personnel d’identification figurera sur tous les actes officiels qui l’identifient au sein de la société. Le numéro personnel d’identification est individuel, personnel, incessible et permanent ». L’autre finalité de cette opération, c’est de doter le Bénin d’un registre national de population pour « régler définitivement la situation des citoyens sans acte de naissance, donc favoriser la mise en place d’un état-civil moderne et fiable ». De ce fait, indique un document rendu public aux fins d’élucider le Ravip, « tout citoyen recensé recevra, à la fin de l’opération, une carte unique multifonctions. Ce sera une carte à tout faire, une carte qui simplifie la vie ».
En clair, le Ravip est loin d’être un instrument politique comme tentent de le faire croire certains. « Cette opération n’a aucun caractère politique et que cela a un but administratif », réfute le ministre Joseph Djogbénou. « Une naissance au Bénin a besoin d’être connue pour la programmation des besoins et la mise en œuvre des politiques de développement. Aujourd’hui nous sommes dans les estimations et les estimations ne font pas le développement. Il faut que nous nous attelions au train des pays modernes et l’une des clés de cette modernité, c’est la capacité pour un Etat d’identifier réellement ses citoyens », expliquait-il, il y a quelques jours, à la suite de l’installation des membres de la commission dont il a la charge. Le Ravip permettra donc de regrouper toutes les données relatives à l’identification des personnes physiques, d’établir des statistiques, de préserver l’historique de ces données et de garantir l’authenticité des données enregistrées. Le registre national qui en sera issu servira de base à la production des documents d’identification à toute personne, notamment la carte nationale d’identité, les documents de voyage, le permis de conduire, etc. ainsi qu’à la production des données nominatives, personnelles et biométriques qui seront mises à la disposition de l’organe désigné par la loi, selon l’article 13 de la loi 2017-08.

Une opération à but administratif

Le député Nassirou Bako Arifari, premier vice-président de la commission nationale de supervision du Ravip, ne digère pas lui certaines critiques formulées contre ce projet dont il dit tant de biens. « Nous ne sommes pas dans une opération liée à un enjeu de pouvoir particulier. Nous sommes en train de mener une opération administrative à buts multiples », nuance-t-il. Puis, il soutient que « cette opération va permettre d’instituer au Bénin le Npi qui suivra son détenteur de la naissance à la tombe. Tous les actes de sa vie en tant que citoyen seront régis par cette carte », illustre le député. Mieux, cette carte offre au Bénin l’opportunité de s’aligner d’une part sur les exigences de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) relative à la carte d’identité biométrique et d’autre part, l’aligne sur les exigences de la modernité au plan international. Celui-ci se montre en tout cas très enthousiasmé par la réalisation du Ravip.
« Les différentes expériences de recensement général de la population et de l’habitat ont fonctionné sur la base, certes de couverture de l’ensemble du territoire national, mais assorti de projection à des moments donnés et périodiquement (tous les dix ans), il faut repartir sur le terrain pour recenser la population. On n’arrive jamais à identifier personnellement et individuellement chacun des citoyens et donc on finit toujours par faire des projections. Avec la nouvelle opération Ravip, il s’agira de recenser nommément chacun des citoyens de notre pays ainsi que les étrangers qui y vivent », salue le député. D’ailleurs, précise-t-il, on ne devrait pas confondre le Ravip avec les opérations antérieures. Lesquelles avaient des finalités différentes et les contextes de réalisation ne sont pas les mêmes n

Actualités 05 oct. 2017


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