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Nouvelles

Entretien avec Edouard Wallace, ancien conseiller à l’Arcep-Bénin: « La qualité des communications passera par une meilleure gouvernance »

Dix ans déjà que l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep-Bénin) exerce dans l’intérêt des utilisateurs des services de ce secteur. Une mission qu’évoque, à travers cet entretien, Edouard Wallace, socio-anthropologue, communicateur, ancien conseiller auprès de cet organisme qui veille également sur la qualité des offres faites par les différents opérateurs aux consommateurs.

En tant qu’ancien conseiller à l’Arcep, quel sens donnez-vous à la mission de cet organisme face aux droits des consommateurs de services de communications électroniques notamment ceux liés aux opérateurs GSM ?

Edouard Wallace : La mission de l’Arcep-Bénin quant à la promotion des droits du consommateur des communications électroniques et de la poste est fixée par la loi n°2014-14 du 9 juillet 2014 relative aux communications électroniques et à la poste en République du Bénin. Il s’agit notamment de « veiller à protéger les droits et intérêts des utilisateurs des services de communications électroniques et de la poste ».
Pour ce faire, le régulateur s’est doté, au plan stratégique, d’une commission technique spécialisée (Ctp) destinée aux consommateurs et au plan opérationnel, d’une direction des Affaires juridiques et des Relations avec les consommateurs (Dajrc) dont dépend le service Relation avec les consommateurs (Src). Il a enfin noué un accord de partenariat avec huit associations de consommateurs du secteur avec qui il développe des projets d’intéret commun.

Quel est l’intérêt à réguler le secteur des télécommunications ?

La régulation du secteur est un véritable défi pour les acteurs concernés, qu’ils soient acteurs gouvernementaux, opérateurs de téléphonie mobile ou associations de consommateurs. Elle est importante pour préserver les droits des acteurs du marché, garantir leurs intérêts, veiller aux règles de libre concurrence, éviter la défaillance du marché, protéger les droits du consommateur et assurer la continuité du service aux consommateurs.
La régulation des communications électroniques consiste à assurer le respect de la réglementation par les opérateurs de réseaux et les fournisseurs de service du secteur des communications électroniques. Elle est du ressort d'une autorité de régulation qui doit être strictement indépendante de toute influence des entreprises dont elle doit réguler le fonctionnement, et qui doit être autonome par rapport au Gouvernement pour éviter des conflits d'intérêt par rapport à la mission de cette autorité.
Les sanctions infligées aux opérateurs GSM en ce qui concerne la qualité des services fournis aux consommateurs participent-elles à l’assainissement des pratiques et par conséquent à la satisfaction de la clientèle ?
Vous posez une double question. Les sanctions en elles-mêmes ne sont en rien des solutions au défi actuel du secteur, celui de la qualité de service. Elle sert à renflouer les caisses de l’Etat.
La satisfaction des utilisateurs passe plutôt par : la qualité du réseau de l’opérateur, l’accessibilité économique et géographique aux produits et services, des paramètres propres à chaque utilisateur, tels que les performances de son terminal, le contrat qu’il a choisi auprès de son opérateur, sa situation (à l’extérieur ou à l’intérieur d’un bâtiment, en situation statique ou en mouvement à plus ou moins grande vitesse, etc.), sa localisation par rapport aux stations de base du réseau ou encore du nombre d’utilisateurs dans le réseau. La question de l’homologation des terminaux agréés est cruciale ici et devra trouver une réponse idoine avec le régulateur.

Ces sanctions ne renflouent-elles pas plus les caisses du Trésor public qu’à faire le bonheur des consommateurs ?

Cela est évident. Le renflouement des caisses de l’Etat par les sanctions infligées aux opérateurs de téléphonie mobile ne règle pas les problèmes du consommateur, notamment celle de la qualité de service.
La qualité de service dans le secteur passera par une meilleure gouvernance, une bonne tenue des opérateurs de téléphonie mobile, une veille permanente des organisations de la société civile au sujet des offres et stratégies commerciales des opérateurs GSM et une bonne tenue du consommateur sur le marché?

Société 05 oct. 2017


Poursuite du Projet d’appui à la diversification agricole: 27,5 milliards FCfa de crédit autorisé par le Parlement

L’Assemblée nationale a adopté, ce mardi 3 octobre, le projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de financement additionnel signé à Cotonou le 2 juin dernier, entre la République du Bénin et l’Association internationale de développement (Aid) dans le cadre du Projet d’appui à la diversification agricole (Pada). Ce crédit dont la ratification par le Gouvernement a été autorisée par les députés se chiffre à 27 484 598 300 F Cfa.

Le Projet d’appui à la diversification agricole (Pada) bénéficie désormais d’un financement complémentaire pour sa seconde phase. Le crédit porte sur un montant de 41,9 millions d’euros équivalant à 27 484 598 300 F Cfa sur un coût global du projet estimé à 35 711 610 994 F Cfa. Le financement additionnel est accordé par l’Association internationale de développement (Aid) de la Banque mondiale dans le cadre de la poursuite jusqu’au 28 février 2021 du Pada dont la phase initiale a pris fin le 30 juin dernier.
Le projet de loi portant autorisation de l’accord de financement complémentaire a été adopté, ce mardi 3 octobre, par les députés en présence du ministre chargé de la Justice, Me Joseph Djogbénou, représentant son collègue en charge de l’Agriculture. Il vise essentiellement la consolidation et la mise à échelle des réalisations de la phase initiale, relève la Commission des Finances et des Echanges qui a étudié le dossier et élaboré le rapport.
La phase initiale du Pada qui a démarré en 2012 a permis, entre autres, au Bénin d’atteindre plus de 158 000 bénéficiaires directs du projet induisant ainsi la hausse des revenus ruraux, de porter la production à l’hectare de noix de cajou de 0,45 tonne au début du projet à 0,6 tonne, de porter la production à l’hectare d’ananas de 50 tonnes au début du projet à 57,4 tonnes, d’accroître la production de poissons de 2,8 tonnes à l’hectare au début du projet à 4,5 tonnes/ha. Les impacts du projet ont permis au Bénin de mieux se positionner sur le marché international de la noix de cajou et de l’ananas.
La seconde phase du projet ambitionne surtout de capita-liser les acquis énumérés supra et d’amener le secteur agricole à l’adoption à grande échelle des technologies améliorées de production, de post-récolte, de transformation et d’entreposage.
Le financement complémentaire obtenu s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de développement agricole et du Plan stratégique de développement du secteur agricole (Pasdsa, 2017-2021), détaille la commission des Finances et des Echanges de l’Assemblée nationale. De façon spécifique, le financement additionnel permettra de promouvoir et d’améliorer la productivité et la valeur ajoutée en ce qui concerne les spéculations ciblées et orientées vers la sécurité alimentaire, d’améliorer les chaînes de valeur orientées vers l’exportation et de développer des systèmes de multiplication des semences de riz, de maïs, des alevins de poisson-chats et de tilapia, des plants d’anacardiers et des rejets d’ananas.

Exhortations

Les députés intervenus lors du débat général se sont réjouis du taux de concessionnalité de ce financement qui dégage un élément don de 62,2%. Pour les parlementaires, ce taux alléchant témoigne de la capacité du Gouvernement à mobiliser les ressources extérieures à un moment où celles-ci se raréfient de plus en plus. Ils encouragent le Gouvernement à continuer dans ce sens pour décrocher des accords de ce genre au profit d’autres projets de développement du Bénin. Plusieurs députés dont Nourénou Atchadé et Valère Tchobo ont recommandé la construction de mini-barrages pour permettre aux producteurs de cultiver des tomates et autres produits maraîchers de contre-saisons. Il est inadmissible, martèlent-ils, que le Bénin suffisamment arrosé exporte des tomates, des pommes de terre, des oignons des pays comme le Burkina Faso non traversé ni par la mer ni par les cours d’eau. Il faut construire des canaux d’irrigation pour permettre aux producteurs de disposer de produits en toute saison, plaident-ils.
Le député Bida Nouhoum Youssoufou a saisi l’occasion pour dresser un réquisitoire sévère contre les cadres du ministère chargé de l’Agriculture. Selon lui, de 2012 à ce jour, il y a eu plus de 30 milliards de francs Cfa injectés dans le seul secteur agricole. Mais, chose curieuse, déplore-t-il, il n’y a rien comme réalisations palpables sur le terrain. Ce qui pose, selon lui, le problème de la pertinence des projets agricoles. Bida Nouhoum Youssoufou salue, tout de même, les efforts du régime du Nouveau départ surtout dans le secteur du coton pour inverser la tendance. Des efforts que reconnaît également dans le secteur cotonnier, son collègue Abdoulaye Gounou. Selon lui, il est possible que le Bénin atteigne la barre des 500 000 tonnes de coton cette année avec les productions sur le terrain. Mais il a insisté auprès du Gouvernement à qui il demande de prendre les dispositions idoines pour tracer les pistes rurales afin de permettre l’évacuation du coton surtout dans la zone des 2KP, c’est-à-dire Kérou, Kouandé et Ouassa-Pèhounco. Si rien n’est fait dans l’immédiat pour désenclaver ces zones cotonnières, la quantité escomptée risque de ne pas être au rendez-vous au grand dam surtout des producteurs qui vont perdre, relève le député Abdoulaye Gounou.
Le ministre Joseph Djogbénou a promis que tout ira bien. Selon lui, le Gouvernement est à pied d’œuvre avec l’Association interprofessionnelle du coton (Aic) pour que la production cotonnière ne souffre d’aucune insuffisance sur toute la ligne?

Actualités 04 oct. 2017


Formation politique: Le Prd en université de vacances à Dangbo samedi prochain

Les cadres du Parti du renouveau démocratique (Prd) se retrouvent, samedi 7 octobre prochain, en université de vacances à Dangbo pour discuter de certains sujets d’intérêts politiques majeurs. Les objectifs de ce conclave ont été dévoilés, ce mardi 3 octobre à Porto-Novo, à la faveur d’un point de presse animé par le maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou, président du comité d’organisation des assises.

« Quels avenirs pour les partis politiques au Bénin ?», c’est le thème central de l’édition 2017 de l’université de vacances qu’organise, samedi 7 octobre prochain à Dangbo, le Parti du renouveau démocratique (Prd). Il a été dévoilé ce mardi 3 octobre, au cours d’un point de presse animé par le maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou, président du comité d’organisation des travaux. Il était entouré pour la circonstance de deux autres membres de la direction exécutive nationale du parti, en l’occurrence Wabi Fagbémi et Awawou Alabi.
Dans ses propos liminaires, Emmanuel Zossou a précisé toute l’importance que revêt une université de vacances pour le Prd, devenue pratiquement une tradition pour le parti. Celle-ci s’insère surtout dans la formation des militants et des cadres du parti, souligne-t-il. Ainsi, après Sèmè-Podji, Avrankou et Cotonou, le choix a été porté sur Dangbo d’abriter, samedi prochain, l’édition 2017 de ce conclave qui vise trois objectifs principaux.
Primo, à travers l’organisation de cette rencontre, souligne le président du comité d’organisation, le Prd veut montrer à la face du monde son soutien ferme, franc et indéfectible aux réformes politiques en cours au Bénin notamment la réforme du système partisan et surtout l’encadrement légal du financement des partis politiques. « Le Prd se veut être au cœur de cette réforme », insiste Emmanuel Zossou qui informe que la question sera au centre des réflexions pour la survie des partis politiques et du système démocratique.
La deuxième raison fondamentale qui justifie la tenue de l’Uv 2017, poursuit Emmanuel Zossou, est l’appropriation du Programme d'action du Gouvernement (Pag) par les militants du Prd. Cela répond à un besoin exprimé par les cadres du parti qui ont manifesté le désir ardent de mieux s’imprégner du contenu du Pag afin de contribuer efficacement à sa vulgarisation dans les structures de base, explique-t-il. L’université de vacances de Dangbo 2017 offrira aux cadres cette opportunité de remise à niveau à travers des communications qui leur seront présentées par des membres du Gouvernement et autres experts avertis du Pag.
Enfin, les retrouvailles de Dangbo devront-elles également permettre au Prd d’évaluer les préparatifs du quatrième congrès ordinaire du parti qui aura lieu avant la fin de cette année 2017.
L’organisation régulière des universités de vacances témoigne de tout le sérieux et de la rigueur qui caractérisent le Prd, depuis sa création, dans sa détermination à forger un personnel politique de qualité. « Le Prd est un parti école et travaille toujours à apporter des réponses aux interrogations de ses militants. Le Prd reste et demeure une école d'information, de formation politique et de préparation des jeunes et des femmes à la vie politique», soutient Emmanuel Zossou. Les résolutions et recommandations des assises de Dangbo permettront de booster le Pag, la réussite du quinquennat du président Patrice Talon, la réforme sur le financement des partis politiques et la mobilisation des militants pour la tenue effective du prochain congrès ordinaire, conclut le président du comité d’organisation.

Politique 04 oct. 2017


Qualité de la connexion internet au Bénin: Rafiatou Monrou met les fournisseurs devant leurs responsabilités

Le ministre de l’Economie numérique et de la Communication (Menc), Rafiatou Monrou, a tenu une séance d’échanges, ce mardi 3 octobre, avec les fournisseurs d’accès internet. Objectif: faire un diagnostic des problèmes liés à la fiabilité de la connexion internet et mettre les acteurs devant leurs responsabilités.

La rencontre de ce mardi entre le ministre de l’Economie numérique et de la Communication (Menc), Rafiatou Monrou, et les fournisseurs d’accès internet, se veut une séance de vérités et d’engagements au profit de la qualité de la connexion internet au Bénin. L’autorité l’a organisée pour permettre aux acteurs du domaine de s’entendre sur un minimum avec elle en ce qui concerne la disponibilité, la stabilité et la qualité de l’internet.
« Je souhaiterais qu’on ne parle plus jamais d’arrêt de la connexion internet au Bénin. Je voudrais que vous preniez la mesure de l’enjeu pour qu’on puisse garantir aux populations la connexion internet à plein temps », insiste-t-elle.
Faisant le point des incohérences notées ces derniers jours, elle relève que les trois quarts des prestataires de services internet ne sont pas connectés aux deux câbles sous-marins. Elle évalue le taux d’utilisation du premier câble à 10 % et le second à 50 %. Aussi, déplore-t-elle les perturbations relevées la semaine dernière quant à la stabilité de la connexion internet dans les rangs des Gsm.
Toute situation qu’elle qualifie d’inadmissible au regard des efforts du Gouvernement au profit du secteur. Pour elle, la fiabilité de l’internet n’est plus un luxe, mais une nécessité. Il est extrêmement important que le Bénin prenne les mesures nécessaires pour atteindre cet objectif. « Il est hors de question que les fournisseurs d’accès internet traînent les pas au regard des efforts du Gouvernement au profit du secteur. Je sais qu’il n’y a pas d’équipement panne zéro, mais avec ses deux câbles sous-marins, le Bénin s’est donné tous les moyens pour combler les attentes des populations », souligne-t-elle.
Le minimum, c’est que tous les acteurs puissent se mettre en règle, insiste Rafiatou Monrou. « Je ne vais pas tolérer qu’un opérateur exerçant au Bénin puisse être seulement sur le câble Sat 3 ou le câble Ace », prévient le ministre de l’Economie numérique et de la Communication.
Après ces mises au point, elle a permis à ses interlocuteurs de s’expliquer sur les points évoqués. Tour à tour, les fournisseurs d’accès internet présents à la rencontre lui ont exposé leurs difficultés et les diligences envisagées pour combler les attentes des populations. Ils plaident en général pour la baisse de la tarification en ce qui concerne l’internet et la poursuite des réformes au profit du secteur.

Attentes et engagements

« La fibre optique est le principal moyen pour nous d’avoir une qualité de service supérieure à celle que nous offrons aujourd’hui à nos abonnés », plaide le directeur général de canal +, Adrien Bourreau. Même doléance de la part des responsables du réseau de téléphonie mobile Mtn qui affirment poursuivre les efforts en faveur de la qualité des prestations.
En ce qui concerne Bénin Télécom service, son représentant, César Dégbé, explique les démarches effectuées par la structure : « Nous travaillons actuellement avec Bénin Télécom infrastructures sur la redondance des deux câbles. Notre principal handicap, c’est de n’être pas à la table Ace. Nous attendons les réformes envisagées à ce niveau pour être pleinement membre du Gie et au même niveau que nos concurrents ».
A son tour, le directeur général de Moov-Bénin, Ahmed El Attat, apaise : « Au niveau de Etisalat, nous sommes très conscients de la situation, nous en avons tiré les leçons nécessaires ; nous œuvrons à avoir une visibilité sur l’avenir et à améliorer nos prestations ».
Des éléments de réponse aux préoccupations de l’autorité ministérielle, des promesses aussi, mais elle attend plus des acteurs pour relever le niveau de la connexion internet au Bénin. Par rapport aux points soulevés, elle en appelle à la vigilance de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep-Bénin) pour procéder dans un délai de deux semaines aux vérifications en termes de capacité internet auprès des fournisseurs. Elle a également instruit Bénin Télécom de « revenir sur les tarifs afin de permettre au pays de profiter de l’internet ».
Pour elle, la rencontre doit ouvrir de nouvelles perspectives en faveur de la qualité de la connexion internet au Bénin. Tout fournisseur d’accès à internet qui s’exclurait de ce processus en ferait les frais, a-t-elle averti.

Actualités 04 oct. 2017


Commune de Bonou: Le maire Emmanuel Zounmènou à nouveau destitué

Le vent de destitution qui plane sur le maire de Bonou a livré son secret ce mardi 3 octobre. Emmanuel Zounmènou a été destitué par l’ensemble de ses collègues conseillers par 8 voix pour, 0 contre, 0 abstention et 0 bulletin nul.

La neuvième voix devrait être celle du maire lui-même puisque le conseil communal compte au total neuf membres. Mais Emmanuel Zounmènou a préféré opter pour la politique de la chaise vide pour ne pas prendre part au scrutin.
Le vote de défiance a été supervisé par le chargé de mission du préfet de l’Ouémé, Igor Aholou. Conformément à la procédure, les regards sont depuis hier tournés vers le préfet de l’Ouémé. Il revient à Joachim Apithy de constater par un arrêté la destitution du maire Emmanuel Zounmènou rétabli dans ses fonctions en août dernier par la Cour suprême qui a annulé l’acte du préfet le suspendant de son poste. Le préfet dispose de quinze jours pour constater cette destitution. Une fois la destitution constatée, il va désigner le premier adjoint au maire, Henri Tolégbè, pour assurer l’intérim et gérer les affaires courantes. C’est à ce dernier que reviendra la charge d’organiser l’élection du nouveau maire de Bonou.
Il faut rappeler que le processus de destitution d’Emmanuel Zounmènou a été déclenché le lundi 28 août dernier, seulement cinq jours après sa reprise de service. Sept conseillers communaux de Bonou, non contents du rétablissement par la haute juridiction du maire précédemment suspendu, lui ont adressé par exploit d’huissier, une correspondance dans laquelle ils demandent la convocation d’une session extraordinaire devant statuer sur un vote de défiance à son encontre. Les conseillers frondeurs réunis au sein du Collectif de la majorité absolue des conseillers communaux de Bonou évoquent comme griefs, entre autres, des actes de désaccord grave dans sa gestion et une crise de confiance au sein du conseil communal. Ampliation de la correspondance a été faite au préfet de l’Ouémé et au ministre chargé de la Décentralisation. C’est donc un éternel recommencement à Bonou qui pourrait connaître son cinquième maire en deux ans de mandat si la procédure en cours va à son terme?

Thibaud C. NAGNONHOU,
A/R Ouémé-Plateau

Politique 04 oct. 2017


Descente du ministre en charge de l’Enseignement secondaire à Lokossa : Lucien Kokou annonce des travaux de réfection du Ceg 2 pour 2018

Le Ceg 2 de Lokossa a reçu la visite surprise du ministre en charge de l’Enseignement secondaire dans l’après-midi du mardi 3 octobre dernier. Lucien Kokou s’y est rendu pour toucher du doigt l’état de dégradation des infrastructures de l’établissement.

Alors que les cours se déroulaient hier dans quelques-unes des 25 salles de classes du Ceg 2 de Lokossa situé au quartier Zongo, un cortège ministériel sobre surgit à la grande surprise de Léopold Sossoukpo, chef de l’établissement, et de ses collaborateurs de l’administration. Le ministre Lucien Kokou, en charge de l’Enseignement secondaire, a choisi de s’y rendre ainsi pour, a-t-il dit, constater non seulement l’effectivité de la rentrée scolaire mais surtout toucher du doigt l’état de dégradation des infrastructures de l’établissement, objet d’un récent reportage télévisé.
Le ministre et sa délégation restreinte effectueront une visite guidée pour constater l'état des murs lézardés qui tiennent lieu de salles de classe. Le Ceg 2 érigé en 1995, presque au milieu d’une brousse sur une superficie de plus de 2 ha manque aussi de clôture. Toutes choses qui, selon le directeur Léopold Sossoukpo, entraînent la baisse des effectifs d’année en année tant des parents craignent pour la sécurité de leurs enfants. A titre illustratif, il indique que pour cette rentrée scolaire, l’effectif n’est que de 850 élèves contre 1075 en 2016 et 1427 en 2015.
Aux dires du ministre Lucien Kokou, cette situation sera bientôt conjuguée au passé et le personnel d’encadrement tout comme les apprenants retrouveront le sourire. « Les travaux de réfection du Ceg 2 sont prévus dans le budget exercice 2018 du ministère en charge de l’Enseignement secondaire », a-t-il révélé avant d’appeler les usagers à la patience. Outre cette annonce effectuée par le ministre, le directeur du collège ajoute qu’une Organisation non gouvernementale internationale a promis de construire un module de huit salles de classe, à condition que l’établissement contribue à hauteur de 10% au financement du budget des travaux de construction. Si l’autorité de tutelle s’est montrée favorable à soutenir cette initiative, elle rappelle toutefois qu’une étude de sol est désormais obligatoire avant toute autorisation de nouvelle construction d’infrastructures. Ce principe remis en vigueur, par le Gouvernement sur toute l’étendue du territoire national, insiste le ministre, vaut particulièrement pour Lokossa. Pour le ministre, si une telle étude avait été réalisée au préalable, on aurait évité au Ceg 2 la situation des murs fendillés du fait des caractéristiques du sol. Lucien Kokou révèle que les travaux d’un cabinet européen sollicité au sujet d’une situation similaire, au niveau du Lycée technique de Lokossa, ont conclu qu’en général« le sol est très mouvant » dans cette commune du Mono?

Education 04 oct. 2017


Don des Etats-Unis d’Amérique à la Police nationale: L’Ocertid équipé pour contrer le trafic de drogue

Les moyens de la Police nationale pour faire efficacement face au trafic de drogue ont été renforcés, ce mardi 3 octobre, par un lot d’équipements offerts par l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin. Le don destiné à l’Office central de répression du trafic illicite de drogue au Bénin (Ocertid), est d’une valeur de 180 millions francs Cfa.

Des kits de détection de drogues, des détecteurs portatifs de drogues et trois véhicules 4X4 de marque Toyota land cruiser, constituent, entre autres, les équipements offerts, ce mardi 3 octobre par l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à la Police béninoise. D’un coût total de 180 millions F Cfa, ils sont et destiné à l’Office central de répression du trafic illicite de drogue au Bénin (Ocertid).
« A travers ce don, le Gouvernement des Etats-Unis d’Amérique entend contribuer à empêcher le flux des drogues illicites qui traversent les frontières du Bénin », a déclaré l’ambassadeur américain, Lucy Tamlyn, lors de la remise officielle des équipements. Et si les Etats-Unis ont jugé utile de faire ce que le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia a qualifié de « énième don », c’est justement parce que les victimes du trafic de drogue, ce ne sont pas les seuls consommateurs. « Les familles, les amis et les voisins des personnes impliquées s’en trouvent aussi affectés », relève l’ambassadeur Lucy Tamlyn.
« Les vies brisées, les familles déchirées, les avenirs hypothéqués » du fait de la drogue constituent, selon l’ambassadeur des États-Unis, des motifs suffisants pour déclarer la guerre à ce crime. « Les réseaux qui contrôlent les trafics de drogue sont ceux que l’on retrouve également dans d’autres activités hautement criminelles », sans oublier que « ces groupes criminels menacent la stabilité des Etats, indique Mme Tamlyn. D’où ce devoir que ressent la représentation diplomatique américaine à Cotonou d’unir ses forces à celles de l’Ocertid pour venir à bout des stupéfiants. Sur ce chantier, le soutien du Gouvernement américain ne fera pas défaut et se tient aux côtés du Bénin dont il veut soutenir les efforts « pour promouvoir un avenir de paix, de sécurité et de prospérité » pour la nation béninoise et ses générations futures, assure l’ambassadeur.
En tout cas, contre « ces fous furieux qui jouent à s’en prendre à des personnes paisibles », le ministre Sacca Lafia souhaite que la Police nationale les combatte pour apporter la paix, la tranquillité et la sérénité à toutes les populations. En cela, il apprécie le soutien des Etats-Unis et sa constante sollicitude aux côtés du Bénin.
Idrissou Moukaïla, directeur général de la Police nationale et patron des éléments de l’Ocertid, structure bénéficiaire, s’inscrit dans la même logique. Il rassure de l’utilisation rationnelle des équipements offerts pour produire de bons résultats.

Actualités 04 oct. 2017


32e Journée mondiale de l’habitat: Pour des logements durables et accessibles

Le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Didier Tonato, a procédé, ce lundi 2 octobre, au lancement officiel des manifestations commémoratives de la Journée mondiale de l’habitat 2017 au Bénin. C’était à Cotonou en présence des autorités politico-administratives et des acteurs intervenant dans le secteur de la construction.

« Politique d’habitat pour des logements accessibles », c’est sous ce thème que la communauté internationale commémore la trente-deuxième Journée mondiale de l’habitat. Pour le ministre du Cadre de vie, José Didier Tonato qui a procédé au lancement des manifestations entrant dans le cadre de ladite journée, cette thématique implique plusieurs axes de réflexions et entre surtout en droite ligne du Programme d’action du Gouvernement (Pag). Les logements accessibles, résilients et durables constituent, selon lui, l’un des projets phares du Gouvernement qui envisage de construire 20 000 logements sociaux et économiques. C’est la preuve que les politiques d’habitat sont inscrites en bonne loge dans le Pag, à en croire le ministre.
Avoir un toit, est le rêve de tout Béninois, quelle que soit sa catégorie socio-professionnelle, rappelle le ministre du Cadre de vie qui signale que « ces vingt dernières années, la forte croissance urbaine observée au Bénin a aggravé les problèmes d’habitat ». José Didier Tonato souligne également qu’en 2022, le Bénin devrait compter 12,9 millions d’habitants, avec une population urbaine de 55%. Cette perspective démographique annonce plusieurs défis économiques et sociaux à relever dont celui du logement des ménages urbains.
Selon une étude menée en 2013, les demandes en logements à pourvoir sur la période 2010 à 2020 sont évaluées à environ 320 000, retient le ministre du Cadre de vie. Pour résoudre cette problématique, les Gouvernements qui se sont succédé depuis 1960 ont initié plusieurs projets de promotion immobilière en lien avec la politique de l’habitat. La vision de l’Etat à travers sa déclaration de Politique nationale de l’habitat est de faciliter l’accès du plus grand nombre à un logement décent et à moindre coût et par conséquent contribuer à la réduction de la pauvreté.
Ainsi, développe le ministre du Cadre de vie, les objectifs fixés par cette politique sont déclinés en cinq points : définir et mettre en œuvre une politique foncière conséquente et une stratégie nationale du logement, encadrer l’autopromotion, développer la culture de la promotion immobilière et promouvoir de nouveaux axes de financement.

Logements décents pour tous

Afin de relever cet important défi d’accès des Béninois à un logement décent et en tirant leçon des échecs et insuffisances des précédents programmes immobiliers initiés par l’Etat, le nouveau Gouvernement, indique José Didier Tonato, s’engage dans la mise en œuvre de cette politique nationale (pour le programme de 20 000 logements économiques et sociaux) avec l’accompagnement volontariste de l’Etat pour faciliter l’accès réel des logements aux bénéficiaires en fonction de leurs capacités de paiement ; et enfin la professionnalisation des acteurs, la création d’emplois et la promotion du partenariat public-privé (Etat, entreprises, banques et assurances) en vue de l’essor du secteur immobilier.
Le coût du programme des 20 000 logements est évalué à environ 350 milliards sur cinq ans et vise l’accès de 150 000 Béninois à des logements sociaux et économiques parmi les populations à revenus moyens, les salariés du public et du privé, les artisans, les agriculteurs et les commerçants. Un programme qui répond à la stratégie sectorielle d’aménagement des villes durables et qui contribuera à la réalisation de l’objectif de développement durable n° 11 : « d’ici à 2030, assurer l’accès de tous à un logement et des services de base adéquats et sûrs, à un coût abordable et assainir les quartiers insalubres ». Il s’agira, relève-t-il, de garantir la qualité des matériaux et d’apporter des réponses claires aux problèmes spécifiques au secteur y compris l’efficacité énergétique et le confort.
Après le lancement de la journée, le ministre a procédé au lancement du salon de l’habitat, précisant que les activités commémoratives de la Journée de l’habitat s’étendent sur tout le mois d’octobre et dans tous les départements du pays.
Le lancement des activités a pris fin par une visite des stands du salon international de l’immobilier et des matériaux modernes sur l’esplanade du stade général Mathieu Kérékou. Les stands sont ouverts jusqu’au 12 octobre prochain?

Actualités 03 oct. 2017


70 ans de l’église du christianisme céleste : Les projecteurs éteints sur les manifestations à Porto-Novo

Lancées le 20 mai dernier, les manifestations entrant dans le cadre du 70e anniversaire de naissance de l’église du christianisme céleste (Ecc) ont connu leur épilogue, vendredi 29 septembre dernier, au stade Charles de Gaulles de Porto-Novo. Elles ont pris fin par un culte d’actions de grâce auquel ont pris part les ministres Joseph Djogbénou et Oswald Homéky, représentant le Gouvernement, ainsi que plusieurs députés.

Le culte d’action de grâce de clôture de la commémoration des 70 ans de naissance de l’église du christianisme céleste a été une occasion pour les fidèles et dignitaires de cette religion de sceller leur unité. « L’église de Dieu n’est pas divisée. Ce sont les hommes qui sont divisés. Nous sommes une église indivisible et nous resterons toujours ensemble », a déclaré le révérend prophète pasteur Bennett Akandé Adeogun, chef suprême de l’église du christianisme céleste, dans son homélie. Tout en reconnaissant les différentes difficultés qui ont jalonné la marche de cette église, il trouve que celle-ci n’a pas deux fondateurs et le seul siège mondial est à Porto-Novo.
Revenant au thème de la semaine relatif à la préservation de l’héritage de Papa Oshoffa, père fondateur de l’église, Bennett Akandé Adeogun a exhorté toute l’assistance à plaire à Dieu en travaillant pour être un instrument de sa gloire. Car, ajoute-il, la grande récompense est celle qui nous est réservée dans les cieux. Il a également expliqué qu’il n’existe une seule autorité établie sur terre qui ne vient de Dieu ; comme pour inviter l’ensemble des Béninois et tous les Africains à l’amour de la patrie et à la culture de la paix et de l’acceptation de la différence. « …Mais si tu écoutes sa voix et si tu fais tout ce que je te dirai, je serai l’ennemi de tes ennemis et l’adversaire de tes adversaires. Mon ange marchera devant toi… Il n’y aura dans ton pays ni femme qui avorte, ni femme stérile. Je remplirai le nombre de tes jours », a repris le numéro un mondial de l’Ecc du livre d’exode chapitre 23 verset 20 à 26. Et il poursuit : « Si quelqu’un veut aimer la vie et voir des jours heureux, qu’il préserve sa langue du mal et ses lèvres des paroles trompeuses … Car les yeux du seigneur sont sur les justes mais la face de Dieu est contre ceux qui font le mal ». Le révérend pasteur mondial de l’église du christianisme céleste a, pour finir, prié pour le Gouvernement du Bénin et son chef et pour la paix et la stabilité socioéconomique dans tous les pays du monde.
Le culte d’action de grâce a été concélébré par le suprême évangéliste Woli Thomas Boton qui a aussi rassuré toute l’assistance de l’unité qui règne au sein de l’église. Mais avant l’homélie, le dignitaire Prosper Dah Guèdènon a rappelé l’historique de la naissance de l’église pour mieux édifier les fidèles. Les manifestations se sont poursuivies par une réjouissance populaire jusqu’au culte de 22 h dans les régions et sur les différentes paroisses de l’église?

Société 03 oct. 2017


Recensement administratif initial à vocation d’identification de la population : Les membres de la Commission de supervision installés

Vendredi 29 septembre dernier à la Présidence de la République, le chef de l’Etat a procédé à l’installation officielle des membres de la Commission nationale de supervision du Recensement administratif initial à vocation d’identification de la population (Ravip). Une opération qui aboutira à de nombreuses retombées au nombre desquelles la carte d’identité nationale électronique. Une révolution en vue dans la gouvernance au Bénin !

L’Assemblée nationale a voté, il y a quelques semaines, la loi n° 2017-08 du 19 juin portant identification des personnes physiques en République du Bénin. Pour formaliser les dispositions de ladite loi, le Gouvernement a pris deux décrets : le décret n° 2017-377 du 2 août définissant le cadre institutionnel du Recensement administratif initial à vocation d’identification de la population (Ravip) et le décret 2017-379 du 2 août portant nomination des membres de la Commission nationale de supervision, et du comité technique de pilotage. Il restait à mettre en place les instances chargées de conduire les opérations prévues dans ce cadre. C’est désormais fait. Le président de la République a procédé, vendredi 29 septembre dernier à la Présidence de la République, à l’installation des membres de la Commission nationale de supervision du Ravip. Occasion pour le chef de l’Etat de rappeler auxdits membres ses attentes.
Cette commission est « chargée de veiller au déroulement normal, transparent de cette opération importante, si utile pour notre nation », a indiqué le président Patrice Talon dans son bref speech. Des attentes, le chef de l’Etat dit en avoir également quant à la finalité du processus ainsi enclenché. Il espère concrétiser « la carte à tout faire » pour ses compatriotes. « Je n’ai pas de doute qu’à la fin du processus, chacun de nous aura un identifiant unique et par suite, une carte d’identité nationale biométrique et électronique qui nous permettra d’effectuer toutes nos formalités administratives et civiles », espère le président de la République pour qui, « notre pays aura franchi un pallier ». Cette lettre de missions à peine voilée que le chef de l’Etat a adressée aux neuf représentants de l’Assemblée nationale et aux neuf représentants du Gouvernement qui composent la commission, retient également l’attention des ministres.
Pascal Irénée Koupaki, ministre d’Etat, secrétaire général à la Présidence de la République, révèle les gains que tire le Bénin de la mise en place de cette commission et de ses activités. « Une population n’est pas une masse homogène dont les entités individuelles ou collectives sont interchangeables entre elles. Elle est avant tout une notion démographique ; cela suppose sa connaissance analytique, socio-catégorielle détaillée et fine », souligne-t-il. « La maîtrise de la population permet de mesurer les enjeux et les défis des politiques de développement et d’orienter la programmation du développement », poursuit-il.
Le recensement de la population et la gestion de l’identité de ses ressortissants, indique le ministre d’Etat, « constituent un enjeu majeur notamment en termes de développement économique, de services rendus aux citoyens, d’assistance et de maintien de la sécurité intérieure ». Pour ce faire, le Gouvernement a prévu de mettre en place un programme d’envergure portant sur la constitution d’un fichier national, poursuit Pascal Irénée Koupaki.

Convaincus de la nécessité de l’identification de chaque Béninois

La Commission mise en place, vendredi 29 septembre dernier, de l’avis du président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, aura pour mission principale de recenser tous les Béninois vivant ou non sur le territoire national ainsi que les étrangers vivant au Bénin. Justifiant le fondement d’un tel projet, il soutiendra que « le Ravip permettra à notre pays de disposer d’une base de données fiables susceptibles de renseigner sur les étrangers et la population béninoise ». A terme, indique le président du Parlement, « le Bénin disposera d’informations fiables, collectées, traitées, conservées dans une base nationale de données nominative, biométriques, personnelles, sociales et démographiques ».
Aussi, pense-t-il que « la mise en place d’un tel outil ouvrira sans nul doute des perspectives heureuses pour le règlement heureux des récurrents problèmes relatives notamment à l’état civil et à la certification de l’identité réelle des personnes et offrira aux étrangers vivant au Bénin, l’occasion d’être recensés et identifiés». Elle permettra également d’ouvrir de nouvelles perspectives en matière d’encadrement de l’immigration, espère-t-il.
Pour le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, « Il est prouvé qu’une identification maîtrisée de la population contribue à l’élaboration et à la mise en œuvre d’une politique cohérente de développement économique ». Mieux, « Il ne saurait y avoir une politique efficace sans une maîtrise des données relatives à la population et l’absence de l’identification complète des personnes mettrait l’Etat dans l’incapacité d’asseoir une politique rigoureuse de satisfaction des besoins essentiels », estime-t-il. Le Bénin échapperait au train de la modernité qui est arrimé aux technologies modernes de l’information et de la communication, s’il ne s’inscrivait pas dans la logique d’une telle opération, assure le président du Parlement.
Le Ravip se déroulera sur une période de six mois à partir du 1er novembre prochain. Il est prévu des rencontres d’échanges et d’informations avec les acteurs stratégiques pour réussir la mobilisation sociale?

Membres de la Commission

Président : Joseph Djogbénou
1er vice-président : Nassirou Bako Arifari
2e vice-président : Johannes Dagnon
1er rapporteur : Cyrille Gougbédji
2e rapporteur : Léon Degny

Membres
Gérard Gbénonchi
Sacca Lafia
Romuald Wadagni
Barnabé Dassigli
Adidjatou Mathys
Aurélien Agbénonci
Abdoulaye Bio Tchané

Superviseurs départementaux représentants de l’Assemblée nationale
Issifou Amadou (Borgou-Alibori)
Nouhoum Bida Youssoufou (Atacora-Donga)
Jean-Eudes Okoundé (Zou-Collines)
Jérémie Adomahou (Mono-Couffo)
Noël Akissoé (Ouémé-Plateau)
Patrice Agbodranfo (Atlantique Littoral)

Actualités 02 oct. 2017


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