La Nation Bénin...



Résultat pour : unicvv card, 【 Visit Amsiga.com 】 ojM3t2s., high balance bins, bin fullz, cvv me card shop JYCL

Nouvelles

Rédaction législative: Les cadres de l’administration parlementaire outillés

Une formation s’est ouverte au palais des Gouverneurs à Porto-Novo, ce mardi 26 septembre, à l’intention des cadres de l’administration parlementaire qui appuient les députés dans leurs missions constitutionnelles. C’est une initiative de l’Union interparlementaire (Uip) en collaboration avec l’Assemblée nationale du Bénin pour leur permettre de mieux rédiger les lois.

Permettre aux cadres fonctionnaires parlementaires de renforcer leurs capacités techniques en matière de rédaction législative afin d’améliorer aux côtés des députés les propositions de lois et les amendements. C’est le but de la formation qui s’est ouverte, ce mardi 26 septembre, à l’hémicycle à Porto-Novo au profit des cadres de l’administration parlementaire.
Pendant deux jours, les participants seront outillés sur les nouvelles règles internationales de la rédaction législative. Ce qui leur permettra de se mettre au pas par rapport aux nouvelles techniques en vogue en matière de procédure de proposition de lois et du droit d’amendements afin d’éclairer de façon subséquente les députés dans leurs missions constitutionnelles de législateurs et de contrôleurs de l’action gouvernementale.
La formation sera meublée par plusieurs communications notamment l’introduction à la légistique et la démarche légistique avec en point de mire les préalables à la rédaction de la proposition de loi, la rédaction proprement dite de la proposition de loi, la technique de rédaction de la proposition de loi et les types de dispositions législatives. Le droit des amendements et la coopération entre élus, assistants parlementaires et fonctionnaires parlementaires seront aussi abordés au cours des deux jours de travaux axés sur des enseignements théoriques et des exercices pratiques. La formation est assurée par deux experts burkinabè et sénégalais dépêchés par l’Union interparlementaire (Uip), initiatrice de ce séminaire en collaboration avec l’Assemblée nationale du Bénin.
Pour le secrétaire général administratif de l’Assemblée nationale, Thomas Dassi, qui a lancé les travaux, au nom du président de l’Assemblée nationale, cette formation permettra aux cadres parlementaires d’être aguerris pour mieux répondre à leurs missions dans les règles de l’art. Thomas Dassi remercie l’Uip pour cette vision de booster la performance de l’Assemblée nationale en termes de production législative, notamment le droit des députés d’initier des propositions de lois ou de proposer des amendements permettant de prendre en compte les aspirations du peuple. Ce faisant, souligne-t-il, elle contribue au renforcement de la démocratie et de l’état de droit au Bénin. Thomas Dassi informe que cette vision de l’Uip est en phase avec celle du président de l’Assemblée nationale du Bénin, Me Adrien Houngbédji qui a toujours souhaité que les agents parlementaires soient un modèle dans leur rôle d’assistance et d’appui aux députés afin de permettre à ces derniers de mieux s’acquitter de leurs missions pour le bien-être du peuple dont ils détiennent leur légitimité.
La formation prend fin ce mercredi 27 septembre. Demain, ce sont les députés eux-mêmes qui seront outillés?

Actualités 27 sept. 2017


Assainissement de base et hygiène en milieu scolaire: Travailler dans des conditions convenables, malgré les pluies

La rentrée des classes, effective depuis une semaine, doit compter avec les pluies au sud comme au nord du pays. Aurore G. Egounlety Biokou, responsable à la formation et à la communication du Partenariat national de l’eau du Bénin, livre dans cet entretien, quelques conseils et directives aux responsables d’établissements et parents d’élèves pour permettre aux écoliers et élèves de travailler dans des conditions convenables et adéquates en cette période pluvieuse.

La Nation : Qu’entend-on par assainissement de base ?

Aurore G. Egounlety BIOKOU : L’assainissement de base concerne tout ce que l’on entreprend pour assurer un environnement sain pour une bonne santé. En quelque sorte, l’ensemble des règles d’assainissement et d’hygiène qu’il importe d’observer pour bien se porter.

Que faire pour garantir un assainissement convenable dans les écoles ?

Cela passe par l’accès à l’eau potable dans les écoles, l’accès à des latrines munies de dispositifs de lavage de mains et au savon, de même que les dispositifs de lavage de mains hors toilettes. Il faut également ranger dans ce registre les dispositifs d’entretien des salles de classes, notamment les balais, poubelles, du détergent pour le lavage de sol et l’entretien du cadre de vie des enfants et tous autres dispositifs qui visent à les mettre dans de meilleures conditions de travail.

Quelles mesures convient-il alors d’observer pour garantir un assainissement adéquat dans les écoles par ces temps de pluie ?

Il pas faut éviter que les enfants pataugent dans les eaux stagnantes pour éviter de contracter des maladies liées à l’eau. Il importe de veiller à ce que les eaux ne stagnent pas sur une longue période dans la cour de l’école en les évacuant par exemple à l’aide de moto-pompe. Ceci permet d’éviter la multiplication des parasites comme les moustiques, vecteurs de paludisme.

Pour assurer l’accès de l’eau potable aux élèves, quelles dispositions doivent observer les responsables d’établissements ?

Nous leur conseillons d’assurer des services d’assainissement de base et d’hygiène dans les écoles, de veiller à doter les classes de dispositifs de lavage de mains, d’eau potable et de dispositifs d’entretien des classes et des latrines.

N’y a-t-il pas une organisation particulière relative à des mesures du genre ?

Justement, dans les écoles, il est normalement prévu un maître responsable de l’hygiène avec la mise en place des clubs de santé scolaire. Il incombe aux directeurs d’assurer la fonctionnalité de ces clubs ou maîtres responsables d’hygiène.

Comment cela fonctionne-t-il ?

Ce sont des clubs d’enfants responsabilisés pour le suivi de leurs pairs dans les classes, dans le domaine de l’observance des règles d’hygiène en question. On peut également relever à ce sujet un vieil arrêté qui établit tout cela. Mais il reste à savoir si les gens l’appliquent encore, sinon que c’est seulement lors des examens professionnels que les acteurs du système éducatif s’intéressent à cette organisation pratique.

Le Partenariat national de l’eau du Bénin dispose-t-il d’un plan en faveur de cette couche vulnérable ?

Le Partenariat national de l’eau du Bénin (Pne) se soucie de l’application de ces dispositions qui doivent être fonctionnelles dans les écoles d’où les actions qu’il y mène depuis 2008, à travers la mise en place d’un manuel appelé "L’eau, l’hygiène et la santé " utilisé surtout dans les classes du cours moyen.
Le Pne a également mis en place, une initiative appelée "Les clubs avocats de l’eau" expérimentée dans quelques écoles pilotes pour la promotion de l’assainissement de base et de l’hygiène des écoles. Aujourd’hui, le Pne, en consortium avec des partenaires tels que Protos et Helvetas, des Ong ou structures qui promeuvent la disponibilité de l’eau potable pour tous, est en train de mener un plaidoyer à l’endroit des ministères des Enseignements maternel et primaire et de la Santé pour assurer la promotion de l’hygiène et de l’assainissement dans les écoles. Car il est loisible de remarquer comment certains partenaires techniques et financiers qui investissent dans ce secteur en attendent des résultats. Malheureusement, on constate qu’à la fin des projets, les actions ne sont pas continues.

D’autres actions ?

De plus, le Pne a établi une stratégie nationale pour la promotion de l’hygiène et de l’assainissement de base qui n’est malheureusement pas mise en œuvre. Il s’agit maintenant de veiller à capitaliser tout ce qui est développé en matière d’assainissement de base et d’hygiène au plan national. Cela permettra d’éviter les efforts épars sans lendemain. Il y a ainsi de très bonnes initiatives prises, mais encore faudrait-il disposer des moyens pour valoriser tout ce qui est réalisé en cette matière.
Le Pne a milité également pour la mise en place d’un Parlement de jeunes pour l’eau et l’assainissement pour mener des actions de sensibilisation de leurs pairs en vue de bons comportements.

Qu’est-ce qui est prévu de manière globale pour les populations par le Pne ?

En fait, tout ce qui est organisé en milieu scolaire vise à conduire les populations vers un changement de comportement d’abord chez la jeune cible qui pourra à son tour influencer positivement son milieu familial ou sa communauté. Ainsi, il est permis d’espérer un changement global de comportement.
L’eau, c’est la vie et si l’assainissement garantit la santé, les deux concourent au même but. Ce sont des questions cruciales pour la vie. Nous gagnerons si les pouvoirs politiques saisissent la portée du combat que le Pne mène pour conférer à l’eau et à l’assainissement toute la valeur, le sens et l’importance qui conviennent afin de concourir au développement du pays.

Environnement 26 sept. 2017


72e Session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies : Le Bénin renouvelle son engagement à enrayer la pauvreté

En lieu et place du président Patrice Talon, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, a prononcé à la tribune onusienne le message du Bénin à l’occasion de la soixante-douzième session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies. On retiendra essentiellement de cette adresse, la détermination du Gouvernement béninois à venir à bout de la pauvreté.

« Le Bénin continue ses efforts pour l’atteinte des Objectifs de développement durable », a affirmé, le 22 septembre dernier à la tribune des Nations Unies, Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération. Un an plus tôt, soit le 22 septembre 2016, c’est le président Patrice Talon lui-même qui affirmait à l’Assemblée générale des Nations Unies que « La pauvreté de masse est une menace majeure pour l’humanité », souhaitant ainsi la mise en oeuvre d’un Programme global d’éradication de la pauvreté de masse. Douze mois après, le sujet demeure d’actualité, assure le patron de la diplomatie béninoise devant Antonio Guterres, secrétaire général des Nations Unies, Miroslav Lajkak, président de la soixante-douzième session de l’Assemblée générale de l’organisation et tous les autres délégués et personnalités présents.
La situation ne cesse de se dégrader dans nos pays, poussant des milliers d’habitants à l’émigration, dans la plupart des cas, au risque de leur vie, avec pour corollaire de nombreux défis sécuritaires et économiques pour les pays d’accueil ainsi que des conséquences environnementales assez importantes, déplore Aurélien Agbénonci au cours de son adresse. Il va alors prôner « la mise en commun des efforts devant assurer le développement humain durable et la promotion d’un monde respectueux de l’environnement ».
S’agissant du Bénin, il s’est « engagé à donner la réponse (…) appropriée à la question de la lutte contre le chômage des jeunes, comme moyen d’éradication de la pauvreté », annonce le ministre à la tribune des Nations Unies. Dans son discours, il rappelle alors que « conformément à la Feuille de route de l’Union africaine adoptée par les chefs d’Etat et de gouvernement en janvier 2016, le Gouvernement béninois, en liaison avec les Nations Unies, a élaboré une Feuille de route nationale pour la prise en compte du dividende démographique ». A cet égard, ajoute-t-il, « le Programme d’action du Gouvernement prévoit un certain nombre de projets dont la réalisation renforcera le développement humain durable ». Il citera en exemple le projet d’Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) dont l’opérationnalisation rendra l’assurance-maladie obligatoire à tous ceux qui vivent au Bénin et permettra de mettre en place un système de protection sociale pour les plus pauvres et les plus vulnérables. « Notre Programme d’action accorde également une importance de premier ordre à la préservation du cadre de vie et d’importantes actions de protection de l’environnement y sont prévues », témoigne Aurélien Agbénonci.

« Les Nations Unies ont aussi besoin d'un Nouveau départ »

Le message du Bénin aux participants à la soixante-douzième session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies ne s’est pas limité à un engagement en faveur de la lutte contre la pauvreté. Il s’est aussi penché sur la lutte contre les changements climatiques avec le rappel de la proposition de création d’un Centre international de recherches pour répondre aux effets desdits changements sur l’agriculture en Afrique, en lien avec l’Institut international pour l’agriculture tropicale. « Notre souhait est que les instances appropriées des Nations Unies prennent la mesure de cette proposition qui permettra d’assurer le développement durable de l’agriculture en Afrique, a aussi plaidé le ministre des Affaires étrangères. D’autres défis comme celles relatives à la paix ont été aussi évoquées. Là-dessus, le Bénin s’est montré très préoccupé par « l’extrémisme violent et le radicalisme qui pèsent lourdement sur la sécurité et la stabilité internationales ».
La réforme des Nations Unies, en particulier celle du Conseil de sécurité, doit également être poursuivie pour accroître l'efficacité de l'Organisation, notamment dans le domaine de la paix et de la sécurité. Le Conseil de sécurité doit être recomposé pour tenir compte des mutations intervenues sur la scène internationale au cours des décennies écoulées. Cette réforme permettra de réparer l'injustice faite à l'Afrique, seul continent non représenté dans la catégorie des membres permanents du Conseil, énonce ce même discours. « La position du Bénin sur cette question est conforme à celle de l’Afrique, telle qu’exprimée à travers le consensus d’Ezulwini », rappelle son porte-parole à cette tribune des Nations Unies?

Actualités 26 sept. 2017


Examen et vote du budget du Parlement gestion 2018: Les députés jouent les prolongations

La sixième session extraordinaire de l’année 2017 prévue pour être ouverte ce lundi 25 septembre au Parlement n’a pas eu lieu. L’ouverture des travaux devant connaître, entre autres, de l’examen et du vote du projet de budget de l’Assemblée nationale exercice 2018, a été reportée au jeudi 28 septembre prochain.

L’Assemblée nationale maintient le suspense par rapport au projet de budget gestion 2018 de l’institution parlementaire. L’ouverture de la session extraordinaire de l’année 2018 annoncée pour ce lundi 25 septembre et devant permettre aux députés de statuer, entre autres, sur le dossier a été renvoyée au jeudi prochain. Un nouveau renvoi quand on sait que ce point avait été déjà inscrit à l’ordre du jour de la cinquième session extraordinaire clôturée vendredi 22 septembre dernier, avant d’être retiré à la dernière minute. Le dossier devrait être logiquement le plat de résistance de la sixième session extraordinaire demandée à la fois par le Gouvernement et par la majorité des députés. Celle-ci avait été annoncée pour s’ouvrir hier par le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, Robert Gbian, qui clôturait vendredi dernier les travaux de la cinquième session extraordinaire. Mais contre toute attente, l’ouverture des travaux a été avortée. L’information a été annoncée à l’hémicycle sans autre précision aux députés par un huissier parlementaire. Cette a été annonce à fait suite à une concertation restreinte entre le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji et certains députés.
Comme les hommes des médias, la plupart des parlementaires qui ne sont pas certainement dans le secret des dieux n’ont rien compris des motivations de ce report. Les commentaires sont allés dans tous les sens. Selon un membre de bureau du Parlement qui a participé à la réunion de concertation, l’ouverture de la session extraordinaire a été renvoyée tout simplement parce qu’elle n’a jamais été convoquée par le président de l’Assemblée nationale qui est rentré, vendredi 22 septembre dernier, de sa mission à l’extérieur. Rappelant la pratique parlementaire, il explique que c’est le président Adrien Houngbédji qui invite ses collègues députés par voie de presse et autres canaux habituels à prendre part à une séance plénière avec un ordre du jour bien précis. Ce qui n’est pas le cas pour l’ouverture de sixième session extraordinaire, soutient ce membre de bureau qui estime qu’il faut s’en tenir à la date du jeudi 28 septembre prochain.
Mais pour plusieurs autres députés aussi bien de la Majorité que de la Minorité parlementaires approchés, ce report serait stratégique. Et pour cause ! Il y aurait, à les en croire, quelques polémiques autour du projet de budget de l’Assemblée nationale exercice 2018 monté par les questeurs et la direction de la questure. Les tractations politiques pour l’adoption haut les mains du dossier en plénière rencontreraient quelques résistances. Certains députés et pas des moindres menaceraient en sourdine d’émettre un vote négatif si le dossier venait en plénière dans son état actuel. La grogne serait remontée vers les responsables du Parlement qui ont décidé de ne pas la banaliser. Ils auraient pris la décision de jouer les prolongations avec le dossier jusqu’à jeudi prochain. Le temps de bien mener les arbitrages budgétaires pour une adoption sans appel du projet de budget de l’Assemblée nationale exercice 2018 qui jusque-là n’est pas encore rendu public. Le montant du budget n’est pas encore officiel, même s’il est ébruité de bouche à oreille et fait l’objet de toutes les curiosités.
Il faut signaler qu’une fois adopté, ce budget sera transmis au ministre de l’Economie et des Finances pour être incorporé au projet de budget général de l’Etat exercice 2018 avant l’adoption de ce dernier en Conseil des ministres. Ce n’est qu’après ça que l’ensemble du projet de loi de finances de l’Etat sera transmis à l’Assemblée nationale pour examen et vote à la faveur de la seconde session ordinaire de l’année 2017 encore appelée session budgétaire et qui s’ouvre au cours de la seconde moitié du mois d’octobre prochain?

Actualités 26 sept. 2017


Antoinette Gnammi, chef du Centre de promotion sociale de Matéri: «70 % au moins des élèves filles vivent maritalement à Matéri »

«70% des filles de nos collèges vivent avec des hommes issus des différentes catégories socioprofessionnelles y compris leurs enseignants et ce, avec le consentement de leurs parents», constate Antoinette Gnammi, chef du Centre de promotion sociale, pour témoigner de l’ampleur des grossesses en milieu scolaire.

Le phénomène des grossesses en milieu scolaire préoccupe aujourd’hui au plus haut niveau du système éducatif. Le drame n’épargne aucune commune de l’Atacora dont Matéri où vous intervenez en qualité de responsable du Centre de promotion sociale. Quel est l’état des lieux dans la commune la plus peuplée du département ?

J’avoue que c’est un véritable drame qui se joue dans nos communautés avec ces grossesses précoces. C’est à une catastrophe que nous assistons dans la commune de Matéri. Tous les dix collèges de la commune sont affectés par le phénomène. A titre d’exemple, rien que pour l’année scolaire 2016-2017, nous avons enregistré 25 cas  au Ceg Matéri ; à Tchanhoun-Cossi, il y a eu 31 abandons sur 100 filles dont 20 liés aux grossesses et les autres, au mariage précoce. Dans les collèges, 70 % au moins des filles vivent maritalement, soit avec un professeur, soit avec des élèves et quelques-unes avec des personnes issues d’autres couches socioprofessionnelles et ce avec le consentement de leurs parents.
Le cas le plus récent dont j’ai traité est celui d’un garçon en classe de 2nde vivant déjà en concubinage avec une apprentie coiffeuse mère d’un enfant, qui a encore engrossé une élève de la classe de 5e. Le Centre de promotion sociale a dû intervenir pour qu’il accepte la grossesse. La fille a fini par accoucher et l’a rejoint et aujourd’hui il se retrouve sous le même toit avec deux enfants et ses deux compagnonnes. La première ayant été aussi une élève qui a dû abandonner les classes pour l’apprentissage. Les exemples foisonnent.

Qu’est-ce qui justifie cette propension des filles à aller vers les hommes aussi précocement tout en étant sur les bancs ?

La première responsabilité incombe aux parents. Il faut reconnaître que la première protection provient de la famille. Ce qui n’est pas le cas chez nous parce que déjà très jeune, l’enfant est livré à lui-même. Il fréquente des gens peu recommandables, assiste à des animations lors de cérémonies et c’est dans ces milieux qu’il s’approprie les mauvais comportements. Très tôt, il connaît le sexe et s’adonne à l’alcool. Les parents n’ont aucun contrôle sur les compagnies de leurs filles, encore moins sur leurs heures de sorties et leurs distractions. Par manque de dialogue sur la sexualité au sein des ménages, certaines adolescentes s’adonnent à l’acte sexuel sans y connaître grand-chose.

C’est quand même paradoxal qu’on assiste à une telle situation en dépit de l’implication d’institutions et d’Ong dans la lutte contre les grossesses en milieu scolaire et tout l’arsenal juridique existant ?

Les institutions et autres Ong sont certes là mais personne mieux que les parents ne peut garantir la protection à leurs enfants.
Les gens mettent ici tout sous le coup de la pauvreté mais je continue de dire que ce n’est pas parce que je suis pauvre que je dois faillir à mes responsabilités. Il faut pouvoir assumer ses charges en tant qu’éducateur en veillant à l’évolution harmonieuse de ses enfants et en leur garantissant un avenir décent. Ceci passe par l’école et il faut lui permettre d’aller aussi loin dans les études pour espérer qu’ils deviennent des individus socialement actifs et utiles à leur société. Outre la responsabilité des parents, c’est le laxisme qu’on note dans l’application des textes qui encourage les auteurs à perdurer dans leurs forfaits.
Le blocage de l’évolution normale de la procédure de protection des enfants par les officiers de police judiciaire qui ne s’acquittent pas toujours convenablement de leur mission n’aide pas à faire prospérer les dossiers que nous portons devant les services juridiques compétents. A ceci s’ajoutent le retrait des plaintes pour causes de liens de familiarité, les pressions ou l’influence des autorités locales qui empêchent parfois le déroulement normal des enquêtes pour une meilleure protection des enfants, les menaces à l’endroit des travailleurs sociaux, la négligence dans la gestion des dossiers par les acteurs qui ne taillent pas d’importance aux faits et le rançonnement des parents des victimes dans leur quête de soutien pour le règlement des cas de leurs enfants.
C’est dire que la tâche ne nous est pas facile et tout ceci ne fait qu’expliquer la recrudescence que nous notons au niveau du phénomène?

Société 25 sept. 2017


Après des hommages dignes de son talent à Porto-Novo : La comédienne Marcelline Aboh inhumée samedi dernier

L’artiste comédienne Marcelline Akinocho Aboh est conduite à sa dernière demeure, samedi 23 septembre dernier au cimetière de Djègan-Daho à Porto-Novo. C’est après des hommages dignes de son rang et une messe corps présent en l’église protestante méthodiste d’Avakpa.

Décédée le dimanche 20 août dernier dans sa 77e année des suites d’une crise cardiaque, l’artiste comédienne Marcelline Akinocho Aboh repose désormais au cimetière de Djègan-Daho à Porto-Novo. Elle a été inhumée le samedi 23 septembre dernier. Mais avant son inhumation, « Détin Bonsoir », de son nom d’artiste, a reçu dans l’après-midi du vendredi 22 septembre dernier, les ultimes hommages de ses collègues artistes, toutes catégories confondues. La cérémonie a eu pour cadre l’esplanade de l’Assemblée nationale où a été exposé pour la circonstance, le corps de l’illustre disparue. A l’occasion, comédiens, hommes de théâtre, cinéastes, humoristes, dramaturges, musiciens et autres acteurs culturels ont défilé au pupitre pour vanter les qualités exceptionnelles et les talents d’artiste de Marcelline Akinocho Aboh.
Pour eux, la défunte était une véritable icône de la comédie béninoise. Ses caractères d’humaniste, de rassembleur et de générosité ont été soulignés par ses pairs. Ceux-ci trouvent en la disparition de l’artiste comédienne une perte pour le Bénin en général et la culture béninoise en particulier. Ses œuvres ont contribué à promouvoir les bonnes valeurs morales, civiques et citoyennes. Les intervenants ont invité sa fille Delphine, qui lui emboîte le pas dans la comédie, à tenir haut le flambeau et à faire en sorte que ne s’éteigne jamais la flamme allumée par sa feue mère pour la promotion de la culture béninoise.
Présent à la cérémonie d’hommages, le maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou, a aussi dit tout le bien qu’il pense de Marcelline Akinocho Aboh. « Je suis ici pour saluer, au nom de la ville de Porto-Novo, la mémoire d’une gloire de notre pays ; la mémoire de celle qui a choisi l’art pour éduquer. Je ne suis pas venu seulement porter témoignage d’une artiste remarquable, mais aussi évoquer la vie et l’œuvre d’une grande dame, d’une sœur et d’une maman », a souligné le maire. Emmanuel Zossou a invité ceux qui sont tristes ou pleurent à sécher leurs larmes. Car, selon lui, maman « Détin Bonsoir » a, de toute sa vie, semé la joie dans les cœurs et souhaiterait certainement qu’elle soit accompagnée sur sa route vers le Père céleste dans l’allégresse et l’enthousiasme. Le maire a rappelé le parcours artistique de l’illustre disparue qui a commencé en 1981 avec la troupe théâtrale « Qui dit mieux » qu’elle a créée avec la regrettée Grâce Dotou et les femmes de l’Eglise protestante du Bénin pour conseiller les jeunes couples. Marcelline Akinocho Aboh créa, en 1991, soit dix ans plus tard, la troupe théâtrale « Les échos de la Capitale » avec laquelle elle a donné un nouveau visage au théâtre populaire au Bénin, témoigne l’autorité municipale. Elle a fait ensuite une incursion dans le monde cinématographique béninois comme comédienne et actrice dans plusieurs films dont « Tcha Alinfin », « Tangni Pompi » et la série « Abèni ». Au regard de ces œuvres, le maire salue la mémoire de l’artiste qui peut reposer en paix dans sa tombe, après un passage bien réussi sur terre.
Le secrétaire général du ministère chargé de la Culture, représentant le ministre, a abondé dans le même sens. Richard Sogan a invité la jeune génération à s’inspirer des nombreuses productions artistiques laissées par l’illustre disparue et qui la fera vivre davantage dans les cœurs?

Société 25 sept. 2017


Menaces sur la paix dans le monde: Ahmadiyya Bénin prône le recours à Dieu comme solution

La Jama’at islamique Ahmadiyya Bénin a organisé, samedi 23 septembre dernier au musée da Silva de Porto-Novo, une conférence interreligieuse. A l’occasion, les fidèles et sympathisants de plusieurs confessions religieuses ont réfléchi sur la place de Dieu dans la vie et le devoir pour les hommes de retourner vers le Créateur pour l’enracinement de la paix dans le monde en général et au Bénin en particulier.

« La religion et la paix dans le monde », c’est le thème de la conférence interreligieuse organisée à Porto-Novo, vendredi 23 septembre dernier, par la Jama’at islamique Ahmadiyya Bénin. Il a été développé par le missionnaire Ibrahim Abdoul Aziz. Musulmans, chrétiens, juifs et autres ont réfléchi sur ce thème pour la paix dans le monde et qui passe par le recours à Dieu comme solution. L’organisation de cette conférence s’insère dans le cadre de la série d’activités prévues par cette organisation pour marquer d’un cachet spécial ses cinquante ans d’existence au Bénin, souligne le président du comité d’organisation, Luckman Mohamed Bissiriou.
Ainsi, après Allada, Bohicon, Lokossa, Parakou, Kandi et Bassila, c’est au tour de Porto-Novo d’abriter cette conférence interreligieuse. Celle-ci vise à promouvoir la coexistence pacifique entre les hommes et à réduire de façon considérable les fossés d’incompréhension et de malentendu qui existent entre eux. Il s’agira en d’autres termes, précise le président du comité d’organisation, pour la conférence interreligieuse, de proposer des pistes de solutions pour promouvoir la paix dans le monde en général et au Bénin en particulier. « Il est important de savoir ce que Allah qui nous a créés veut de nous. Dieu est source de paix. Il a basé tous ses attributs et créatures sur la paix », rappelle Luckman Mohamed Bissiriou. C’est pourquoi, insiste-t-il, tous les hommes qui sont aussi des créatures divines doivent, dans leur diversité religieuse, œuvrer pour la paix, la sympathie, l’amour, la tolérance et la courtoisie. Ils doivent proscrire la mesquinerie, la médisance, les calomnies, l’étroitesse d’esprit et tout ce qui hypothèque la paix dans le monde, recommande aux participants le président du comité d’organisation. Il sera ensuite appuyé par le président de la Jama’at islamique Ahmadiyya au Bénin, Rana Ahmad Farooq, qui invite tous les hommes à vivre en parfaite harmonie avec les enseignements de Dieu. « Sans la paix aucun progrès, aucun développement n’est possible », relève-t-il. Que l’on soit musulman, chrétien juif ou animiste, il faut cultiver la paix partout, souligne Rana Ahmad Farooq pour montrer toute l’importance du dialogue interreligieux. « L’heure n’est pas de savoir quelle est la meilleure religion. Il faut passer aux actes qui enracinent la paix dans le monde en général et au Bénin en particulier », poursuit-il. Le président de la Jama’at islamique Ahmadiyya invite tout le monde à rivaliser d’ardeur pour faire du bien, pardonner et promouvoir la bonté partout où il est.
L’initiative de cette conférence interreligieuse a été saluée par les représentants du préfet de l’Ouémé, du médiateur de la République et des autres confessions religieuses ainsi que des acteurs des religions endogènes. Ils ont défilé au pupitre pour féliciter la Jama’at islamique Ahmadiyya pour tout ce qu’elle fait en faveur du maintien de la paix au Bénin et du bien-être de la population.
La cérémonie s’est achevée par une prière silencieuse pour implorer la paix sur les pays où elle est menacée dans le monde?

Société 25 sept. 2017


Audiences à l’Assemblée nationale : Me Adrien Houngbédji reçoit le directeur général de l’Ooas

Le directeur général de l’Organisation ouest-africaine de la santé (Ooas), docteur Xavier Crespin, a été reçu en audience, samedi 23 septembre dernier, par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji. Il était accompagné du ministre béninois de la Santé, Alassane Séïdou.

Les entretiens ont tourné autour de deux points essentiels. Il s’agit du point relatif au suivi des recommandations de la rencontre régionale avec les parlementaires de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) tenue en juillet dernier au Burkina Faso et celui relatif à la rencontre régionale avec l’ensemble des parlements de l’espace Cedeao sur la couverture sanitaire universelle sur demande du président de l’Assemblée nationale du Bénin.
Selon Xavier Crespin, la rencontre régionale avec les parlementaires de la Cédéao tenue en juillet dernier au Burkina Faso a abordé l’amélioration de la santé de reproduction, le positionnement de la planification familiale dans nos pays et le financement adéquat des systèmes de santé. « Je me suis réjouis de cette rencontre parce que le président de l’Assemblée nationale a déjà pris des dispositions pour que ce suivi se fasse et que des actions concrètes puissent être menées au niveau du Bénin », informe le directeur général de l’Organisation ouest-africaine de la santé (Ooas).
En ce qui concerne la question de financement des systèmes de santé et l’amélioration de l’offre de qualité des services de santé, second point de discussions, Xavier Crespin salue l’engagement du président de l’Assemblée nationale qui tient à ce que l’Organisation puisse réunir l’ensemble des parlementaires de l’espace Cedeao pour que cette question soit discutée et que soient trouvées de meilleures solutions pour améliorer les systèmes de santé au profit des communautés. « Nos pays s’engagent maintenant dans cette dynamique qui veut que tous les citoyens puissent bénéficier des soins de santé et c’est pour cela qu’on parle d’assurance maladie universelle. C’est pour cela que l’institution qui se charge de la santé au niveau de la Cedeao s’intéresse aux députés », renchérit le ministre béninois de la Santé, Alassane Séibou qui annonce cette réunion régionale pour le premier trimestre de l’année 2018 à Cotonou? Th. C. N

Actualités 25 sept. 2017


Inondations à Malanville: La compassion du Gouvernement aux sinistrés

Le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, a rendu visite, samedi 23 septembre dernier, aux populations victimes de la furie des eaux à Malanville, suite au débordement du fleuve Niger et de ses affluents. Après avoir constaté le désarroi des populations sinistrées déplacées sur des sites de la Croix-rouge à Gouanda et à Fadama, il leur a transmis le message de compassion et de soutien du Gouvernement.

Les pluies torrentielles de ces derniers jours ont été d’une rare violence, causant d’importantes inondations dans plusieurs communes du Bénin. Au nombre de celles-ci, des localités de Malanville sont durement frappées. Sensible à la souffrance de ses populations éprouvées, le chef de l’Etat a dépêché à leur chevet le ministre Abdoulaye Bio Tchané. C’est pour leur présenter la compassion du Gouvernement.
« Cette année encore, Malanville a payé un lourd tribut dans le cadre de ces récurrentes inondations », a indiqué le messager du président de la République, avant de faire observer une minute de silence en mémoire de ceux qui ont perdu la vie, suite à cette catastrophe naturelle dans la commune. S’adressant aux populations, il les a rassurées que le Gouvernement sera toujours à leurs côtés dans les moments heureux et lors des situations difficiles. « C’est cela le sens de responsabilité qui guide notre action au quotidien », a justifié le ministre d’Etat.
Dans l’urgence et par le biais de l’Agence nationale de la protection civile (Anpc), le Gouvernement avait déjà fait un premier don à la commune de Malanville. Il a conscience que ce premier appui, quoiqu’important, est insuffisant et ne peut pas atteindre significativement tous les sinistrés de la commune. «C’est pourquoi, sous l’impulsion du chef de l'État, Patrice Talon, le Gouvernement a débloqué 425 millions de francs Cfa en Conseil des ministres, mercredi dernier, pour faire face aux sinistres dans plus de dix communes du pays », a annoncé Abdoulaye Bio Tchané. Dès la semaine prochaine, a-t-il promis, les populations sinistrées de Malanville pourront toucher du doigt la matérialisation de cette aide.

Des conséquences incommensurables

Le dernier bilan de la montée des eaux du fleuve Niger et de ses affluents : la Sôta, l’Alibori et le Mékrou, à Malanville, fait état d’importants dégâts enregistrés. Outre les cultures vivrières dont 3796 ha de riz ; 2 421,5 ha, 1609 ha de sorgho et 2 298 ha de maraîchage, 14 ha de coton ont été emportés. Au total, informe le maire Inoussa Dandakoè, la commune de Malanville a perdu près de 9994,5 ha de cultures. Quelque 3584 ménages pour 21 530 personnes ont été touchés; 791 habitats écroulés et 1242 partiellement endommagés sont également à déplorer ; 980 personnes ont trouvé refuge auprès de familles d’accueil. En dehors des dix cas de décès dont six ont subi la procédure légale d’identification et de constat, quatre personnes n’ont pas été retrouvées. Sept écoles primaires publiques ont été affectées par les inondations, ainsi que 500 latrines et 546 points d’eau. Les pistes Monla-Gorou Djengué, Bodjécali-Kotchi et Kotchi-Malanville ont aussi été endommagées, sans oublier deux ouvrages de franchissement à Guéné. Bref, 52 villages administratifs et le périmètre de la Sôta ont été touchés.
Selon le maire, la situation présentée n’est que provisoire, car le recensement se poursuit sur le terrain. L’ampleur des dégâts enregistrés a émoussé les efforts consentis par les producteurs de la commune, dans le cadre de la lutte contre l’insécurité alimentaire au Bénin. Sur leurs visages, se lisent la désolation et le désespoir. Ils avaient pris des engagements auprès de l’Etat et des institutions de microfinance.
Pour une meilleure maîtrise des inondations qui se font récurrentes à Malanville, le maire et le préfet de l’Alibori, Moussa Mohamadou ont appelé à la mise en place de mesures préventives. Ils souhaitent notamment le prolongement de la digue de protection depuis Karimama jusqu’à Malanville, le délogement des populations occupant les zones à risques de la commune.
Sur le chemin du retour, le ministre a effectué une escale à Gogounou. Avec les membres du Conseil communal, il a eu des échanges par rapport aux dégâts liés aux inondations dans la commune et de la prompte réaction du Gouvernement qui a lancé les travaux d’aménagement du pont dégradé au niveau de Sori.

Actualités 25 sept. 2017


Préfecture de Djougou: En attendant de tourner à plein régime…

Les populations de la Donga retrouvent leur satisfaction à travers les services à elles rendus par la Préfecture de Djougou depuis son ouverture. En dépit de services non encore pourvus en personnel, l’essentiel y est assuré.

Exhibant sa nouvelle carte d’identité, Aboudou S. se dit fier de l’avènement de la Préfecture de Djougou et se plaît à exprimer sa joie. « Fini le calvaire des aller-retour entre Djougou et Natitingou pour nous faire délivrer une carte d’identité. Aujourd’hui c’est possible d’avoir ce service à sa portée », indique-t-il. Tout comme lui, beaucoup se félicitent de ce pas fait en ce qui concerne la déconcentration des services de l’Etat.

« Au jour d’aujourd’hui je peux dire que les services essentiels dont on attend de la Préfecture de Djougou sont rendus aux populations du département de la Donga. Même s’il convient de souligner que tous les services définis par arrêté ministériel concernant l’organigramme des préfectures ne sont pas pourvus à cause du manque de personnel, nous nous organisons pour ne pas faillir à notre mission », confie Issaka Moussa Yaya, secrétaire général du département de la Donga.

Au nombre de ces services fonctionnels figurent celui de délivrance des cartes d’identité, de la Tutelle, du Secrétariat administratif, des Affaires générales et le service des Affaires financières.

Une moyenne de 950 cartes d’identité est éditée par mois au niveau du service de la carte d’identité, atteste le secrétaire général, au grand bonheur des populations jadis condamnées à s’établir cette précieuse pièce administrative à Natitingou, hier chef-lieu des départements de l’Atacora et de la Donga. Ces cartes, précise-t-on, sont délivrées et imprimées à Djougou.

Par ailleurs en ce qui concerne l’approbation ou non des actes des communes, le service de la Tutelle y veille et est appuyé par le service de la Planification et du Développement local aujourd’hui appui de choix des communes dans l’élaboration des PDC 3ème génération. « Les actes des communes qui sont soumis à l’approbation du préfet sont étudiés ici au niveau de ce service et nous prenons régulièrement des arrêtés d’approbation ou d’annulation », soutient Issaka Moussa Yaya. 

A ceci s’ajoute le service des Affaires financières qui permet aux services déconcentrés de l’Etat de consommer leurs crédits et mener leurs opérations financières convenablement. Mais son seul handicap reste la non-installation à Djougou de la plateforme départementale du SIGFIP.  Ce qui induit qu’une partie des opérations de la procédure de consommation des crédits se fasse à Natitingou où exerce le délégué du contrôle financier pour le compte des deux départements. Une situation en voie de règlement d’autant plus que cette plateforme est en voie d’être également installée à la préfecture.

Les services des Ressources humaines et de l’Informatique attendent d’être pourvus en personnel qualifié et dotés d’équipements adéquats pour l’exécution de tâches y relatives. Mais en attendant ces ressources humaines et matérielles, force est de noter un cumul de fonctions au niveau de certains chefs services pour aider à l’animation desdits services.

A ce jour quinze agents dont le personnel de commandement donnent de leur énergie pour faire de la Préfecture une entité à part entière exerçant pleinement ses fonctions.

Les réunions de la Conférence administrative départementale (CAD) se tiennent régulièrement mais de façon conjointe et alternativement à Djougou et à Natitingou puisque la plupart des directeurs départementaux le sont encore pour les deux départements.

Tout en espérant voir les autorités au plus haut niveau renforcer son exercice à travers le recrutement spécial d’agents envisagé par le Gouvernement pour pourvoir aux différents postes et la dotation d’équipements au profit des services et de matériel roulant au personnel de commandement et la nomination de directeurs départementaux des services déconcentrés de l’Etat pour la Donga, la Préfecture de Djougou et son personnel comblent vaille que vaille les attentes des populations et des entités décentralisées. 

 

 

Politique 24 sept. 2017


1323 - 1578