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Le tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo connaîtra, demain jeudi 21 septembre, de l’affaire de meurtre et de pratique de charlatanisme pour laquelle sont mis sous mandat de dépôt à la prison civile de Porto-Novo, quatre prêtres de l’église de Banamè.
De sources judiciaires, le juge en charge de l’instruction du dossier a convoqué les deux premiers responsables de cette confession religieuse. Il s’agit de dame Parfaite dite ‘’Daagbo, Dieu Esprit saint’’ et du sieur ‘’pape Christophe XVIII’’. Ils sont invités à comparaître devant le juge demain pour permettre à ce dernier d’approfondir ses enquêtes. Ils vont donner leur version des faits sur le dossier pour la manifestation de la vérité. Après leurs auditions, il reviendra au juge de décider de leur sort, c’est-à-dire soit de les inculper ou de les laisser retourner chez eux.
Pour rappel, un drame est survenu le dimanche 29 janvier dernier à Porto-Novo, et a fait six morts, tous des personnes se réclamant fidèles de l’église de Banamè. Ils sont décédés par asphyxie suite à un rituel qui leur serait exigé par des responsables de cette secte pour leur permettre d’échapper à la mort liée à une prétendue fin du monde. Le rituel s’est déroulé dans la nuit du samedi 28 au dimanche 29 janvier dernier et a consisté à jeuner, à s’enfermer dans une chambre close et embaumée d’un encens spécial, à fermer les yeux, et à prier avec une bougie préparée pour la circonstance. C’est donc au cours de ce rituel que certains de ces fidèles appartenant à plusieurs familles sont tombés dans le coma ; certains sont décédés par asphyxie après inhalation du monoxyde de carbone. Les victimes ont été recensées à Porto-Novo, Adjarra et Adjohoun.
A la suite de ce drame, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Porto-Novo a ouvert une enquête ; laquelle a abouti, le 17 février dernier, à l’arrestation et au placement sous mandat de dépôt de quatre prêtres dont l’évêque à Porto-Novo de la secte, Théodoros Houngbédji. Ils sont poursuivis pour, entre autres chefs d’inculpation, meurtre et pratique de charlatanisme. L’instruction de l’affaire fait son petit bonhomme de chemin devant le juge qui a décidé d’écouter demain les deux premiers responsables de l’église, pour mieux situer les responsabilités. Soit Daagbo et le pape Christophe XVIII décident de ne pas répondre aux convocations du juge et obliger ce dernier à tirer les conséquences de droit de leur absence, ou ils se présentent d’eux-mêmes pour éclairer la religion du juge. En aucun cas, ils ne devraient se faire représenter, même pas par leurs avocats puisqu’il s’agit ici d’une procédure pénale où la responsabilité est individuelle. Que va-t-il alors se passer demain devant le juge ? La suite des faits va nous édifier?
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Société 20 sept. 2017

Le ministère du Cadre de vie et du Développement durable vient de mettre à la disposition de l’Ecole polytechnique d’Abomey-Calavi (Epac) et de l’Association des frigoristes de l’Atlantique et du Littoral un lot de matériel de travail pour la maintenance en froid et climatisation. La remise officielle a eu lieu dans l’enceinte dudit ministère, ce mardi 19 septembre à Cotonou.
D’une valeur estimée à 30 millions F Cfa, le lot de matériel remis, ce mardi, à l’Ecole polytechnique d’Abomey-Calavi (Epac) et à l’Association des frigoristes de l’Atlantique et du Littoral, est composé, entre autres, de kits de recyclage, balances digitales, bouteilles de récupération, démonteurs valves, raccords, clefs ajustables. Par ce geste, le Gouvernement entend montrer, encore une fois, son engagement dans la lutte contre la dégradation de la couche d’ozone. En effet, il ne cesse de multiplier des actions qui visent à protéger l’homme dans son environnement.
Ce geste qui vise à renforcer les capacités didactiques de l’école de formation et de l’association, intervient dans le cadre de la trentième Journée mondiale de la préservation de la couche d’ozone. Placée sous le thème « Prendre soin de toute forme de vie sous le soleil », cette célébration marque un pas important dans le processus d’évolution sur le chemin difficile de la lutte contre l’érosion de la couche d’ozone, les changements climatiques et de l’amélioration des prestations de services dans les centres de formations et aux artisans frigoristes.
Selon Josette Acacha Akoha, directrice du cabinet du ministère du Cadre de Vie et du Développement durable,
« La dégradation de la couche d’ozone reste encore un problème majeur. Pour cela, il est important de renforcer les capacités pour lutter contre ce fléau ». Elle en a profité pour féliciter les heureux bénéficiaires et les exhorter à faire bon usage desdits équipements qui comportent des identificateurs de fluides frigorigènes tant souhaités par les artisans frigoristes.
« Nous sommes très contents des équipements dont vous gratifiez nos étudiants et nous vous promettons que les installations se feront très bientôt », a laissé entendre le directeur de l’Epac, Mohamed Mansourou Soumanou.
Quant au représentant des frigoristes, Pierre
Aubin Atindéhou, il s’est réjoui de ce geste du Gouvernement qui, souligne-t-il, leur permettra de vivre la phase pratique des cours théoriques qui leur ont été dispensés en matière de froid et climatisation n

Le président de la Cour suprême a reçu en audience, ce lundi 18 septembre, une délégation de sénateurs haïtiens conduite par Me Jean-Marie Junior Salomon, vice-président du sénat d’Haïti. Elle est allée s’entretenir avec Ousmane Batoko, sur le phénomène de la sorcellerie qui serait trop poussé en Haïti et fait des dégâts mais qui, malheureusement, est difficile à cerner.
La délégation est donc au Bénin dans le cadre d’un travail de recherche scientifique, anthropologique, sociologique et juridique pour s’inspirer de l’expérience béninoise en matière de lutte et de répression au plan pénal contre ce fléau.
« La zombification nous préoccupe beaucoup en Haïti. Elle nous cause trop de problèmes et, malheureusement, on n’arrive pas à l’appréhender parce que c’est un phénomène abstrait », se désole Jean-Marie Junior Salomon. Or, pour qu’il y ait infraction à la loi pénale, poursuit-il, il faut la réunion de trois éléments à savoir l’élément légal, l’élément, matériel et l’élément intentionnel ou moral. Ce qui est difficile à établir en matière de pratique de sorcellerie. Ainsi, au regard des relations séculaires et de fraternité entre Haïti et le Bénin, terre du vodoun, la délégation a jugé utile de venir à la source pour puiser dans l’expérience béninoise. Elle a rencontré, ce lundi 18 septembre, le président Ousmane Batoko qui l’a renseignée en cette matière à l’aune du droit pénal, de la procédure pénale et des pratiques devant les cours et tribunaux du Bénin.
Avant la Cour suprême, la délégation haïtienne a visité l’Assemblée nationale pour le même exercice de recherche sur la sorcellerie. Plusieurs autres acteurs des religions endogènes tels que les rois, les têtes couronnées, notamment de Ouidah et d’Allada, ont été aussi consultés, renseigne le vice-président du Parlement haïtien. Jean-Marie Junior Salomon se réjouit de repartir du Bénin avec une bonne moisson d’informations sur la pratique de sorcellerie pouvant permettre au Sénat de doter le pays d’une loi subséquente.
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Actualités 19 sept. 2017

Un atelier sur les droits de la femme s’est ouvert, ce lundi 18 septembre à Parakou. Outre la formation des leaders d’opinion de la ville sur la question, il consistera également en la mise en place, dans le département du Borgou, des comités « Les hommes s’engagent » pour la promotion des droits des femmes et des filles.
Des femmes continuent de vivre une tragédie qui les défigure, les humilie et les traumatise, malgré les nombreux efforts consentis et les différentes actions engagées. Leurs droits fondamentaux sont constamment violés. Toutes choses qui menacent leur épanouissement et leur développement. La violence à leur égard est devenue si fréquente et si habituelle qu’on ne s’en émeut que lorsqu’un drame survient. Ainsi, si l’égalité des sexes n’est qu’une demi-victoire, c’est du côté des hommes qu’il faudra aller en chercher les raisons. Leurs comportements et leurs attitudes en constituent des obstacles. D’où l’importance de l’atelier de formation qui a démarré, ce lundi 18 septembre à Parakou, au profit des leaders d’opinion de la ville. Organisé par le ministère du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales, il aboutira à la mise en place dans le département du Borgou, des comités « Les hommes s’engagent » pour la promotion des droits des femmes et des filles à l’intégrité, à la santé sexuelle et procréative, puis à l’utilisation de la planification familiale.
Procédant à son ouverture, la représentante du ministre en charge du Travail, Alice Guidigbohoun, dit être convaincue que l’implication des hommes dans les différentes actions constituera le bon chemin pour aspirer à l’égalité des sexes. « S’il est vrai que les questions d’égalité des sexes ont longtemps été la préoccupation des femmes, les hommes doivent désormais comprendre que l’égalité du genre est également leur problème, leur devoir et s’y engager véritablement », a-t-elle indiqué.
Au nom du Gouvernement, elle a remercié l’Unfpa pour son appui constant dans ce combat. L’institution onusienne a, à travers le représentant de son représentant résident au Bénin, Cyrius Agbégnigan, réaffirmé son accompagnement au Bénin.
Bannir ou du moins réduire les violences faites aux femmes et aux filles, puis promouvoir l’utilisation des méthodes modernes de planification familiale, a assuré le directeur départemental du Travail et de la Fonction publique du Borgou, Suanon Bakourégui, vont contribuer à coup sûr à l’autonomisation sociale des femmes et à l’épanouissement des familles. C’est dans ce sens, expliquera-t-il, que le Gouvernement et les partenaires techniques et financiers ont réfléchi à plusieurs stratégies dont, l’implication des hommes dans la promotion des droits des femmes et des filles.
Les comités « Les hommes s’engagent » œuvrant dans le plaidoyer, la détection et la dénonciation des cas de Violence faite aux femmes et aux filles (Vfff), il s’agira de procéder, au cours de l’atelier, à leur mise en place dans chacun des trois arrondissements de Parakou. Jusque-là, la commune ne disposait que d’un comité « SOP’S » dont la mission est d’orienter les victimes des Vfff vers les services compétents, pour leur prise en charge.

Les sélections des arrondissements de Zoungbonou et de Doutou ont livré, samedi 16 septembre dernier, le match de football marquant la finale du « Tournoi de solidarité », édition des vacances 2017. C’était sur le terrain des sports du Ceg Houéyogbé où le match s’est soldé par un score de 2 buts à 1 en faveur de Zoungbonou Fc qui a enlevé le trophée.
La série des matches du « Tournoi de solidarité », édition des vacances 2017, s’est achevée, samedi dernier, en apothéose à Houéyogbé, dans le Mono. A la grande mobilisation des amoureux du football de cette commune et environs, s’est ajouté le spectacle plaisant offert, de part et d’autre, par les joueurs tant collectivement qu’au plan individuel. Le contrôle de chacune des deux parties, de 45 minutes de jeu, aura été également réparti de façon quasi-équitable.
Dès l’entame, ce fut la sélection Zoungbonou Fc, habillée en bleu ciel, qui s’est imposée à travers l’application des consignes de son coach, Audace Klikou. Une rigueur qui a permis au capitaine Jean Houandja et ses coéquipiers d’opérer une occupation avantageuse du terrain et de mettre les deux premiers buts de la partie, respectivement à la 19e et à la 29e min du jeu.
Se sentant presque humiliés mais encouragés par leurs supporters, Léopold Nonviho, l’entraîneur de Doutou Fc et ses poulains, vêtus de rouge, ont dû puiser dans le tréfonds de leur être, pour contraindre la sélection de Zoungbonou à replier dans son camp et à provoquer un pénalty. Une occasion en or bien transformée en but, à la 62e min, par le dossard 2 de Doutou Fc, Romain Okpo. 2 buts à 1, le score restera inchangé à l’avantage de Zoungbonou Fc jusqu’au dernier coup de sifflet l’arbitre Gatien Zoko.
Jean Houandja et les autres joueurs de Zoungbonou Fc ont eu l’honneur de se voir remettre le trophée du tournoi par son promoteur, Philippe Adjitonou soutenu par le ministre Oswald Homeky, le député Dakpè Sossou et le préfet du Mono, Komlan Zinsou. En plus du trophée, ils ont bénéficié, à l’instar des joeurs de Doutou Fc, d’une enveloppe financière, de ballons et d’un jeu de maillot et des médailles. Quelques autres talents individuels ont été récompensés. C’est le cas du meilleur attaquant qui a emporté une paire de crampons.

Hervé Hêhomey n’est plus ministre des Infrastructures et des Transports. Il a été relevé de ses fonctions dans la soirée de ce lundi 18 septembre par le président Patrice Talon.
« Monsieur Hervé Hêhomey est relevé de ses fonctions de ministre des Infrastructures et des Transports », précise le décret n° 2017-468 du 18 septembre 2017 signé par le chef de l’Etat lui-même. Un autre décret n°2017-469 nomme le ministre José Didier Tonato ministre intérimaire, cumulativement avec ses fonctions de ministre en charge du Cadre de vie. Le ministre Hervé Hêhomey vient de voir son séjour au Gouvernement écourté par le président Patrice Talon, alors que des sources renseignent que le chef de l’Etat ne tarderait pas à retoucher à toute l’équipe de l’Exécutif.
Rien d’officiel n’a filtré à propos des mobiles du limogeage de ce ministre appelé au Gouvernement, comme ses autres collègues encore en poste, au lendemain du 6 avril 2016. Beaucoup s’interrogent sur les raisons de cette décision du chef de l’Etat ; Hervé Hêhomey étant présenté comme l’un des ministres les plus « proches » de Patrice Talon. Les interprétations vont bon train. On le créditait d’une certaine familiarité avec le président de la République et il était l’un des membres du Gouvernement les plus présents sur le terrain. Qu’il s’agisse du lancement des travaux, de la vulgarisation du Pag, des activités politiques en soutien au chef de l’Etat… Hervé Hêhomey ne ratait la moindre occasion pour se distinguer. Il se susurre dans son entourage que l’information de sa suspension lui est parvenue alors même qu’il serait encore sur le terrain, parcourant des chantiers de construction de route relevant de son ministère.
Ce limogeage d’un membre du Gouvernement est le tout premier depuis l’avènement du régime du Nouveau départ. C’est le deuxième ministre qui sort du Gouvernement en place depuis le 6 avril 2016, après Candide Armand-Marie Azannaï qui a démissionné de ses fonctions de ministre délégué en charge de la Défense nationale, le lundi 27 mars dernier.

Le ministre chargé des Infrastructures, Hervé Hèhomey n’est pas content du rythme d’évolution du chantier de réhabilitation et d’aménagement de la route Porto-Novo/Apkro-Missérété exécuté par l’entreprise Ofmas international. Il a exprimé son amertume, vendredi 15 septembre dernier, lors d’une tournée de supervision de tous les chantiers routiers qu’il a lancés dans l’Ouémé.
Le chantier de réhabilitation et d’aménagement de la route Porto-Novo/Akpro-Missérété piétine, selon le ministre chargé des Infrastructures et des Transports, Hervé Hèhomey. Il est descendu, vendredi 15 septembre dernier, pour constater l’état d’avancement des travaux lancés le 25 juillet dernier et confiés à Ofmas International pour un délai contractuel de 30 mois. « Globalement, je dois dire que ce qui se fait n’est pas encore satisfaisant. Nous venons d’égrener un mois et demi. Il est vrai que son planning prévoit trois mois pour les installations de chantier, mais au vu de ce qui reste en la matière, nous craignons que les trois mois prévus ne soient respectés », constate le ministre Hervé Hèhomey. Il a instruit ses services techniques notamment la direction des Travaux neufs à l’effet de sommer l’entrepreneur de tenir les installations de chantier dans ce délai de trois mois. Car, pour lui, plus rien ne devrait retenir encore les travaux d’autant que le Gouvernement a joué sa partition en payant à l’entreprise l’avance de démarrage. Il a invité les responsables d’Ofmas International à ne pas amener le Gouvernement à regretter l’option de recourir aux entreprises béninoises pour l’exécution de certains projets du Pag. « Lorsque j’avais présenté le Pag à la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib), j’ai demandé aux entreprises béninoises de pouvoir être à la hauteur du défi », rappelle le ministre qui promet désormais de marquer à la culotte sur le chantier Ofmas International, pour une exécution diligente des travaux. « Nous allons désormais faire un suivi régulier, rigoureux et constant. C’est un marché global de 164 milliards de F Cfa que nous avons confié à cette entreprise, mais nous n’avons lancé que les travaux à hauteur de 48 milliards de F Cfa. Alors si nous constatons que ce qui est déjà confié ne connaît pas une bonne évolution, le Gouvernement pourrait revenir sur sa décision. Les mesures coercitives sont prévues dans le contrat de marché…», menace Hervé Hèhomey.
Le ministre chargé des Infrastructures a lancé un appel aux concessionnaires de réseaux, notamment la Soneb, la Sbee et Bénin Télécoms pour une accélération des travaux de déplacement des réseaux qui pourrait être également une difficulté.
Après Porto-Novo et Akpro-Missérété, le ministre a poursuivi sa tournée à Adjohoun, précisément sur la base de vie de l’entreprise Soroubat Bj chargée de la construction du pont de Tovègbamè confronté à quelques problèmes. La délégation ministérielle est ensuite allée constater l’achèvement des travaux d’entretien par l’entreprise Sigma 2 S.A du tronçon Ouinhi-Kpédékpo, premier lot de l’axe routier Akpro-Missérété/Dangbo/Adjohoun/Ouinhi/Kpédékpo. Le ministre annonce la réception des travaux pour bientôt et le lancement du second appel d’offres qui prend en compte tout le reste de l’axe routier.

Les écoles et établissements scolaires rouvrent leur porte, dès ce lundi 18 septembre, avec une innovation majeure à savoir les classes sportives.
Les dispositions prises pour leur effectivité ont été exposées, le week-end dernier dans la cité des Kotafon, par le ministre Oswald Homeky en charge des Sports. C’était sur une émission de Radio Mono, la Voix de Lokossa, où le ministre s’est prononcé également sur plusieurs autres sujets, dont la polémique relative à l’arrêt de la formation des jeunes footballeurs au Brésil. Nous vous proposons la transcription de ses propos sur quelques-unes des préoccupations qui lui ont été soumises.
* DE L'EFFECTIVITE DES CLASSES SPORTIVES
Les classes sportives, telles que nous les proposons aujourd'hui, sont dans des disciplines identifiées telles que le football, le volleyball, le basketball, l'athlétisme, les arts martiaux et le handball. Elles permettent aux enfants dans des collèges publics ou privés, des classes de Sixième en Terminale, de pouvoir librement s'inscrire dans une discipline sportive.
Pour ces besoins, nous avons découpé le pays en 80 zones en considérant les 76 communes du Bénin, à l'exception de Cotonou, et nous avons découpé Cotonou en 4 zones.
L'idée est que les enfants inscrits dans les différentes disciplines soient pris en charge par des encadreurs qui seront déployés et rémunérés par le ministère en charge des sports. C'est une prise en charge qui n'a rien à voir avec l'Eps (entendez, Education physique et sportive). L'objectif du Gouvernement n'est pas d'arracher les élèves aux études et de les transformer en sportifs. C'est pourquoi nous avons opté pour un Programme études-sports au lieu d'un Programme sports-études. Les enfants sont à l'école et viennent faire le programme les mercredis et vendredis soirs. Voilà en quoi consiste le programme. Nous avons fait une réunion avec le ministre chargé de l’Enseignement secondaire pour que les classes sportives soient effectives dès la rentrée prochaine.
* DE L’ARRET DU PROGRAMME DE FORMATION DES JEUNES FOOTBALLEURS AU BRESIL
Le gouvernement précédent a décidé d'envoyer des jeunes au Brésil pour apprendre à jouer au football. Il était dit que ces enfants devaient continuer à aller à l'école puisqu'ils étaient ici (au Bénin, ndlr) dans un cycle académique. Quand ils sont allés au Brésil, le cycle académique a été mis de côté pour des questions de langue. Le plus grave, c'est que les Brésiliens se sont opposés à ce que les enfants rentrent à l'occasion d'un match en catégorie d'âges parce que le Bénin n'avait pas payé leurs frais de formation. Et c'est ce gouvernement, qui a réglé la dette concernant le programme de formation de ces jeunes au Brésil.
Après leur retour, nous avons fait le point. Il nous a été dit que la qualité de la nourriture qu'on leur servait là-bas devenait mauvaise. Ils avaient des problèmes de prise en charge qui étaient liés à ce que le Bénin n'aurait pas honoré ses engagements. C'est alors que j'ai pris la décision de ne plus envoyer les Béninois dans un pays aussi lointain sans parents, si le Brésil ne me donne pas la garantie que l'Etat brésilien assurera une prise en charge minimale pour nos enfants. L'ambassadeur du Brésil m'a répondu qu'il s'agissait d'un centre privé et que l'Etat brésilien se désengageait de ce programme. (...) Nous allons prioriser la formation au Bénin, nous investirons beaucoup s'il le faut pour faire venir des experts et des encadreurs de haut niveau.
* DU FINANCEMENT DES SPORTS
Aujourd'hui, seul l'Etat finance le sport au Benin à travers les subventions et ça ne suffit pas. Mais la question du financement privé est en train d'être résolue. La loi des finances 2017 dit que tous les investissements sportifs sont entièrement défiscalisés. La suite, c'est qu'à partir de l'année prochaine, toutes les entreprises exerçant avec un agrément de l'Etat au Bénin, auront l'obligation de soutenir une discipline sportive. C'est une réforme à mener par l'Etat et nous avons déjà commencé à la mettre en œuvre parce que l'Etat seul ne pourra jamais couvrir les besoins des fédérations.
* DE LA CONSTRUCTION DES CENTRES DES JEUNES ET DE LOISIRS
La plupart des centres des jeunes et de loisirs, à l'exception de deux centres, ne sont plus en état. Il y a même des communes qui n'en ont pas. A notre arrivée, nous avons dénombré au total 65 centres des jeunes et de loisirs. Mais, de façon évidente, il n'y en a que cinq ou six qui fonctionnent encore. Et, dans des communes comme Athiémé, le centre est totalement en ruine. J'ai moi-même écrit au préfet pour interdire l'utilisation du centre d'Athiémé parce que nous courons le risque que le toit s'effondre un jour. Nous allons mettre en place un nouveau centre à Athiémé ainsi qu'à Djacotomey. Le projet est là. Celui de Dogbo aussi sera refait.
* DE LA QUALITE DES GAZONS SYNTHETIQUES
La plupart des gazons synthétiques qui ont été posés sont déjà détériorés. Les travaux connexes, ceux liés à la consolidation des gazons n'ont été réalisés nulle part. La finalisation des terrains synthétiques n'a été faite sur aucun des huit terrains.
Politique 17 sept. 2017
le karité reste la troisième filière d'exportation au Bénin[/caption]
La 6e édition de la campagne de commercialisation des amendes de karité a officiellement été lancée à Banikoara, jeudi 14 septembre dernier. Elle a été effectuée par le directeur de cabinet du ministre en charge de l’Industrie et du Commerce. Le prix de session de l’amende est fixé à 100 F CFA le kilogramme.
Considéré comme le troisième produit d’exportation du Bénin, le prix de session de l’amende de karité a été fixé à 100 F CFA le kilogramme. Il a été annoncé, jeudi 14 septembre dernier à Banikoara, au cours de la cérémonie marquant le lancement de la 6e édition de la campagne de commercialisation des amendes de karité.
Le karité occupe par le ramassage et la transformation de ses amendes, une grande partie des femmes rurales des départements du septentrion. Outre les entrées de devises pour le pays, il constitue l’une de leurs sources de revenus. C’est ce qui explique la volonté du gouvernement à œuvrer également pour l’émergence de la filière en la considérant au même titre que les autres. Le lancement de la 6e édition de la campagne de commercialisation de ses amendes, auquel il a procédé, jeudi 14 septembre dernier, à Banikoara, en est la preuve.
Selon le directeur de cabinet du ministre en charge de l’Industrie et du Commerce, Nicolas Dandoga, ce lancement traduit la volonté sans cesse renouvelée du gouvernement de soutenir la filière. Ceci, en l’inscrivant à une place de choix dans son Programme d’actions.
Au cours de la campagne 2016-2017, informe le directeur de cabinet, les achats ont porté sur une quantité de 81 784 tonnes d’amendes de karité contre 61 847 tonnes, au cours de celle de 2015-2016. Un peu plus tôt, c’est le secrétaire général de la préfecture de l’Alibori, Razack Bako qui s’est réjoui du choix porté sur Banikoara pour abriter la cérémonie. A sa suite, le maire Bio Sarako Tamou a indiqué que le karité est une filière à fortes potentialités dont sa commune déjà considérée comme le bassin cotonnier du Bénin, peut également se vanter. « Nous disposons de la plus grande réserve de karité au Bénin, avec la forêt de Kérémou dans l’arrondissement de Sorokou », a-t-il précisé.
L’heure était à la fête pour les différents acteurs de la filière. En témoigne la cérémonie riche en couleur qui a eu lieu. C’est par une visite des stands d’exposition des produits dérivés du karité que la cérémonie a pris fin.
Economie 15 sept. 2017

Les députés à l’Assemblée nationale ont autorisé le Gouvernement à ratifier l’accord de prêt signé à Cotonou le 10 avril 2017 entre la République du Bénin et le Fonds africain de développement (Fad) dans le cadre de la deuxième phase du Projet d’appui à la gestion des forêts communales (Pagefcom), phase II. Le financement porte sur un montant de quatre milliards cent vingt millions de francs Cfa.
Le Projet d’appui à la gestion des forêts communales (Pagefcom) va se poursuivre pour une seconde phase. L’Assemblée nationale vient de donner au Gouvernement son quitus à travers l’autorisation de l’accord de prêt, d’un montant de 4,120 milliards F Cfa, signé à Cotonou le 10 avril 2017 entre la République du Bénin et le Fonds africain de développement (Fad) dans le cadre de la deuxième phase du Projet d’appui à la gestion des forêts communales (Pagefcom).
Selon le rapport de la commission chargé des Finances qui a présenté le projet de loi à la plénière, le Pagefcom II permettra de renforcer les acquis encore trop fragiles de la première phase du projet mis en œuvre de 2007 à 2014 et a contribué, entre autres, à la réduction de la déforestation, la mise en place de plantations communales, la préservation des forêts sacrées, la dynamisation des plantations forestières privées, la création de Ranchs fauniques communaux. La deuxième phase du projet veut s'inscrire dans le cadre de la mise en œuvre du septième axe stratégique du Programme d'action du Gouvernement (Pag) 2016-2021 qui vise le développement équilibré et durable de l'espace national à travers une gestion rationnelle des forêts, des ressources naturelles et des risques climatiques. De façon spécifique, le Pagefcom II vise à assurer la gestion rationnelle des ressources forestières dans vingt-cinq communes dans les départements de l'Atlantique, du Zou, des Collines, du Borgou et de la Donga, à travers le développement des chaînes de valeur de l'économie verte. Selon le rapport de la commission chargée des Finances qui a présenté le dossier en plénière, la seconde phase du projet devra contribuer à la mise en place d'infrastructures de gestion durable des forêts, la sécurité de l'investissement dans la restauration et la conservation des ressources forestières, la préservation et la protection des ressources naturelles, l'augmentation du couvert forestier, l'équilibre écologique qui régule les pluies et le climat, l'amélioration de la séquestration du carbone et la promotion d'activités économiques alternatives afin de détourner les populations du seul intérêt suscité par les ressources forestières.
607 000 bénéficiaires visés
Il est prévu que le projet impacte environ 607 000 bénéficiaires dont plus de 180 000 bénéficiaires directs comprenant 50,86% de femmes et environ 427 000 bénéficiaires indirects de la zone d'intervention. L’importance du dossier n’étant plus à démontrer, les députés l’ont adopté à l’unanimité à l’exception de leur collègue Guy Mitokpè qui s'est abstenu.
Mais avant de donner leur feu vert pour la ratification de cet accord de prêt, plusieurs parlementaires ont félicité le Gouvernement pour avoir décroché ce financement visant à sauver les forêts béninoises qui subissent une forte pression humaine. Mais plusieurs députés dont Abdoulaye Gounou ont voulu savoir les critères qui ont permis de sélectionner les cinq départements cibles du projet. Il s’étonne de ne pas voir l’Atacora sur la liste. Or, selon lui, ce département regorge de beaucoup de grandes forêts surtout dans les communes de Ouassa-Pèhunco, de Kérou et de Kouandé. Lesquelles forêts n’ont jamais bénéficié d’un projet d’aménagement et sont sauvagement pillées avec la complicité des agents des Eaux, Forêts et Chasse, dénonce-t-il. Abdoulaye Gounou plaide en faveur d'une gestion équitable des ressources forestières pour un développement équilibré. Il sera appuyé par ses collègues Kora Gounou Zimé, Adam Bagoudou, Ibath Sanni Glèlè qui dénoncent aussi les prédateurs du couvert végétal béninois. Ils souhaitent que le Pagefcom II prenne en compte les insuffisances relevées lors de la première phase du projet et que le Gouvernement fasse la promotion du gaz domestique pour réduire la pression humaine sur les forêts. Plusieurs autres députés dont Idrissou Bako et Abiba Dafia ont saisi l’occasion pour dénoncer la privatisation des parcs W et de Pendjari et aussi les 60 jours d’arrêt de rigueur infligés au secrétaire général du Syndicat des Eaux, Forêts et Chasse. Cette sanction a fait l’objet d’un débat houleux à l’hémicycle. La position du Gouvernement a été donnée par le ministre de la Santé, Alassane Séidou, assurant l’intérim de son collègue chargé du Cadre de vie.