La Nation Bénin...



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Nouvelles

Délimitation de la frontière maritime entre le Bénin et le Togo: Les travaux d’extension du plateau continental lancés

La quatrième session de la commission mixte paritaire d’extension du plateau continental du Bénin et du Togo s’est ouverte, ce jeudi 14 septembre à Cotonou. Les travaux qui durent trois jours vont permettre d’accélérer le processus qui, à terme, permettra aux deux pays d’étendre leur souveraineté maritime au-delà de 200 miles marins.

Quand les frontières entre des Etats ne sont pas viables, délimitées et bien démarquées, elles entraînent des conflits récurrents entre les pays avec des conséquences néfastes pour les populations. Le Bénin et le Togo anticipent sur une telle situation. Ils souhaitent conduire conjointement les travaux de délimitation de leur frontière maritime, notamment l’extension du plateau continental du Bénin et du Togo. C’est dans ce cadre que s’est ouverte à Cotonou, ce jeudi 14 septembre, la quatrième session de la commission mixte paritaire d’extension du plateau continental du Bénin et du Togo.
Pendant trois jours, les experts des deux pays vont examiner tous les contours de l’article 76 de la Convention de Montego Bay sur le droit de la mer et ses implications sur l’extension du plateau continental des deux pays. Ils vont également se familiariser avec les notions préliminaires d’utilisation du logiciel géocap et procéder à des exercices d’identification des limites extérieures du plateau continental.
Les deux pays bénéficient du soutien de la coopération allemande Giz dans ce processus. Selon Sohr Gûnter, représentant de l’ambassadeur d’Allemagne près le Bénin, les régions frontalières souffrent d’une marginalisation économique et sociale au détriment des populations. Il assure les deux pays du soutien de la République fédérale d’Allemagne, dans le processus en cours.
Les travaux seront exécutés par le cabinet Maritimes zones solutions limited (Mzsl). Selon Marcel Baglo, directeur de l’Agence béninoise de gestion intégrée des espaces frontaliers (Abegief), cette extension du plateau continental va permettre au Bénin d’exercer sa souveraineté sur la mer à plus de 300 milles marins (1 mile marin = 1,87 km). « Cela signifie tout simplement l’extension du territoire béninois en mer à près de 325 miles marins », explique Marcel Baglo. Pour atteindre cet objectif, le Bénin doit remplir certaines conditions, d’où le travail de la commission mixte dont les experts se penchent sur la question depuis hier. Ce prolongement du territoire béninois en mer peut permettre la découverte de ressources minières non exploitées. « L’avenir du Bénin se trouve aujourd’hui en mer parce que nous n’avons pas encore exploré la mer, mais ce sera bientôt le cas », indique le directeur de l’Abegief. Les deux pays pressent les pas pour achever le processus au plus vite, car au-delà de 2019, la zone maritime en question deviendra publique. Nèyo Takougnadi, chef de la délégation togolaise, s’est, quant à lui, réjoui des avancées notables notées dans le processus et espère que le cabinet Mzsl va pouvoir achever les travaux dans le délai pour un aboutissement heureux du processus.

Actualités 15 sept. 2017


Médaillé d’or aux Jeux de la Francophonie à Abidjan: Le plasticien Rémy Sossouvi alias Rémy Samuz honoré

Le Bénin s’est arrogé la médaille d’or en sculpture grâce au plasticien Rémy Sossouvi alias Rémy Samuz, lors des derniers Jeux de la Francophonie à Abidjan. Ce jeudi 14 septembre, le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération a honoré l’artiste à l’occasion de la rentrée diplomatique 2017-2018.

Le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération a inscrit la promotion artistique et culturelle au cœur de son action et en donne la preuve à maintes occasions. Ce jeudi 14 septembre, à l’occasion de la rentrée diplomatique, plusieurs artistes et leurs œuvres ont été honorés. Parmi eux, Rémy Sossouvi alias Rémy Samuz. Ce talentueux plasticien dont la particularité est de réaliser de géantes sculptures faites de fil de fer s’est imposé lors des derniers Jeux de la Francophonie en ramenant la médaille d’or de sa catégorie, seule médaille du Bénin. Une prouesse que lui reconnaît le ministère des Affaires étrangères à travers un vernissage de ses œuvres, notamment de l’œuvre couronnée et sa présentation au corps diplomatique et consulaire accrédité au Bénin. Et c’est avec émotion que Rémy s’est livré à l’exercice. L’artiste perçoit cette manière de « le célébrer et de valoriser son talent », comme une innovation qu’il voudrait pérenne.
Il faut dire que l’artiste plasticien Rémy Samuz s’illustre avec doigté dans son art, en s’amusant à créer des personnages et en s’inspirant de la technique de tissage de nids d’oiseaux mais à base des barres de fer. Une ingéniosité qui n’en finit pas d’épater. L’univers de Rémy Samuz est d’une extrême légèreté car il pose sur le monde un regard qui habille tout de lumière.
Comme lui, Yanick Folly, jeune reporter d’image, Koffi Gahou et des élèves du Conservatoire des danses cérémonielles ont vu leur art et leur talent valorisés, à l’occasion de ladite rentrée diplomatique. Une manière de booster l’art et la culture béninoise par le truchement de la diplomatie et, visiblement, la mayonnaise semble bien prendre au fil de l’exercice?

Culture 15 sept. 2017


Championnat national de volley-ball : Des finales explosives ce samedi à Natitingou

 

Les demi-finales ont livré ce vendredi leur verdict. Le championnat national de volley-ball qui se tient à Natitingou connaîtra son terme demain samedi avec les finales dames et hommes. Deux finales qui s’annoncent épiques avec des clubs qui ont montré leur hégémonie lors de leurs matches de poule et leur demi-finale jouée ce matin.

Pour la première demi-finale chez les dames, Allada Vbc s’est imposée face aux dames du Village d’enfants Sos d’Abomey-Calavi (Vesos) par 3 sets à 0.

Challenge Vbc de l’Atlantique-Littoral a battu quant à elle lors de la deuxième demi-finale toujours chez les dames, la championne en titre, As Tornado du Borgou-Alibori, sur un score de 3 sets à 0 et s’adjuge la deuxième place pour l’ultime rencontre de ce championnat.

La finale chez les hommes opposera l’AS Police à l’AS Finance après leurs victoires respectives sur Allada VBC et Entente des forces armées béninoises (3 sets à 2 et 3 sets à 0).

Sports 15 sept. 2017



Décision DCC 17-181 du 24 aout 2017: La radiation du soldat Pascal Sosso de l'Armée est déclarée nulle

La Cour constitutionnelle,
Saisie d’une requête du 30 mai 2017 enregistrée à son secrétariat à la même date sous le numéro 0943/147/REC, par laquelle Monsieur Pascal Emmanuel Sosso forme devant la haute juridiction un recours en annulation d’une décision de «radiation d’un militaire du rang de l’Armée de terre » ;

VU la Constitution du 11 décembre 1990 ;
VU la loi n° 91-009 du 04 mars 1991 portant loi organique sur la Cour constitutionnelle modifiée par la loi du 31 mai 2001 ;
VU le règlement intérieur de la Cour constitutionnelle ;
Ensemble les pièces du dossier ;
Ouï Madame Lamatou NASSIROU en son rapport ;
Après en avoir délibéré,

Contenu du recours
Considérant que le requérant expose : « …Le mardi 29 octobre 2013, aux environs de quatre heures et quart, j’ai quitté ma maison à Calavi pour prendre part au COVAPI qui se déroulait au Camp Guézo. Au cours de mon chemin, j’ai connu un accident très grave. Et la Police, sur les lieux de l’accident, après m’avoir envoyé à la clinique MAHOUTI de Godomey, a fait appel à mes parents pour les informer de mon accident à l’aide de mon téléphone portable. A l’arrivée de mes parents à la clinique MAHOUTI, l’accident étant très grave, ils ont décidé de m’évacuer pour les soins traditionnels.
J’avais vraiment eu des malaises, à savoir :
-Une plaie linéaire profonde hémorragique d’environ 5 cm de longueur située au niveau de la région pariétale gauche ;
-Inflammation du tympan droit ;
-De multiples éraflures de tout le corps ;
-Une douleur à la palpation de la face intérieure du thorax.
Donc, ces maladies ont fait que j’avais des réactions violentes anormales comme un début de folie, voilà pourquoi mes parents ont pris la décision de m’amener chez un tradi-praticien du nom de Tika, dans le village de Kpalaha, commune de Copargo. Avant de m’évacuer, mes parents ont d’abord averti mon Unité en la personne de mon chef de garde, le sergent-chef Djoi Doésin, de mon état de santé et ensuite la Brigade territoriale de Copargo.
Suite à l’alerte de mes parents sur mon état de santé, la Brigade territoriale de Copargo a envoyé un message téléphonique porté n°643/2-MTP-COP du 04 novembre 2013 au colonel commandant le Groupement des Sapeurs-pompiers.
Après ma guérison par le tradi-praticien TIKA, j’ai repris service normalement. L’adjudant Inoussa est allé voir le DRH, le lieutenant Nassara des Sapeurs-pompiers, pour lui faire part de mon état de santé et de ma prochaine reprise éventuelle, ce qui fut une réalité le 17 mars 2014.
… Grande a été ma surprise de me voir radié par la décision en pièce jointe du 18 août 2014, soit huit (08) mois environ après mon accident. Je ne devrais pas être radié étant donné que j’ai connu un accident le 29 octobre 2013 et la Brigade territoriale a signalé ma position le 04 novembre 2013, soit cinq (05) jours après.
J’ai adressé une demande de régularisation de ma situation à mon chef de corps le 17 février 2015, au chef d’Etat-Major général le 27 septembre 2016 et au ministre délégué auprès du Président de la République chargé de la Défense nationale le 30 mars 2017. Ces trois demandes sont restées sans suite.
… J’ai la vocation de servir l’Armée béninoise, servir mon pays le Bénin et je suis volontaire…» ;
qu’il demande à la Cour de faire annuler la décision de sa radiation des Forces armées béninoises (FAB) et de le mettre dans ses droits ;

Considérant que par une correspondance du 07 juin 2017 enregistrée à la Cour le 08 juin 2017 sous le n°1004, le requérant ajoute : « En complément à mon recours du 30 mai 2017, je tiens à préciser que dès mon retour des lieux de traitement, je n’ai reçu aucune demande d’explication concernant mon absence jusqu’au jour où ma note de radiation m’a été notifiée un 27 août 2014 au retour d’un sport collectif.
Je ne suis donc pas passé devant un Conseil de discipline militaire avant la prise de la décision de ma radiation des Forces armées béninoises (FAB). J’estime qu’une telle pratique est contraire à la Constitution de mon pays suivant laquelle "Toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue. Ce droit comprend : … le droit à la présomption d’innocence…" ; "Toute personne accusée d’un acte délictueux est présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d’un procès public durant lequel toutes les garanties nécessaires à sa libre défense lui auront été assurées".
Je viens … demander à la Cour de … déclarer ma radiation contraire à la Constitution » ;

Instruction du recours

Considérant qu’en réponse à une première mesure d’instruction diligentée par la Cour le 07 juin 2017, le chef d’Etat-major général, le Général de brigade Laurent Amoussou, écrit : « … A la requête de cet ex-soldat des Forces armées béninoises (FAB), il y a lieu de préciser ce qui suit :

1-De l’accident de
la circulation

De l’étude des pièces jointes à son dossier, cet ex-soldat aurait été victime d’un accident corporel de la circulation le 29 octobre 2013, car il est mentionné dans la photocopie du carnet de soins, en conduite à tenir (CAT) : une suture de la plaie du cuir chevelu en huit (08) points. Il est précisé également que le malade est référé le même jour au CNHU ou au centre de Jacquot pour la suite des soins sans ordonnance.
Au lieu qu’il se présente au CNHU de Cotonou ou au Centre Djako, suivant les prescriptions du cabinet de soins, ou à défaut à l’Hôpital d’instruction des Armées (HIA) de Cotonou du fait de sa qualité de militaire, il a préféré faire appel à ses parents pour d’éventuels soins traditionnels dans la commune de Copargo.
Or, il pouvait être pris en charge au niveau de l’HIA suivant les dispositions de l’article 26 de la loi n°2005-43 du 26 juin 2006 portant statut général des personnels militaires des Forces armées béninoises (FAB) : "Les militaires en activité, leurs conjoints et leurs enfants ont droit aux soins gratuits du service de santé des armées et des services conventionnés. Ils reçoivent l’aide du service de l’action sociale des armées…"
De même recourir à des soins chez les guérisseurs traditionnels agréés n’est possible pour les militaires en activité que lorsqu’ils y sont référés par le médecin militaire traitant, ce qui n’est pas le cas pour ce dernier.
Donc, le requérant a délibérément choisi d’aller à Copargo se faire soigner traditionnellement, sans aucune autorisation et sans avoir été examiné par un médecin militaire à la suite de son accident.

2- Du message de la Brigade de Gendarmerie

Le message rédigé par la Brigade relève de ses compétences en matière de police militaire, car la position de tout militaire en déplacement hors de sa garnison doit être connue en tout temps par la hiérarchie.
Ainsi, lorsque les parents de l’ex- SP1, Pascal Emmanuel Sosso, se sont présentés à la Brigade le 04 novembre 2013 pour signaler sa présence dans le village Kpalaha dans la commune de Copargo, le compte rendu a été fait. Ne pas le faire, constituerait de la part du commandant de Brigade, une négligence qui est passible de sanctions disciplinaires à son encontre.
Il faut remarquer que le message de la Brigade ne fait mention que des déclarations des parents de l’intéressé qui affirment que le SP1, Pascal Emmanuel Sosso, souffre de début de folie et qu’il a été évacué pour les soins chez un guérisseur traditionnel et non d’accident de circulation. De même, ses parents n’ont exhibé aucun document à la Brigade relatif à cette évacuation, sinon, mention aurait été faite dans le compte rendu.
En conséquence, le message de la Brigade ne saurait constituer pour l’ex-SP1, Sosso Pascal, une autorisation pour quitter sa garnison à Cotonou pour se rendre dans son village, ni un document le référant pour les soins en famille.

3- De la décision de radiation
Le SP1, Pascal Emmanuel Sosso, pour avoir été absent du service pendant plus de trente (30) jours, a été radié des effectifs des FAB conformément aux textes en vigueur.
En effet, la loi n°2005-43 du 26 juin 2006 portant statut général des personnels militaires des Forces armées béninoises (FAB) dispose en ses articles 133 et 107 :
Article 133 : "…Les causes de perte de grade des militaires du rang sont identiques à celles applicables aux sous-officiers et prévues à l’article 107 de la présente".
Article 107 : "… Absence illégale de trente (30) jours du sous-officier en activité de son corps…".
Cet ex-soldat qui a quitté son service le 29 octobre 2013, n’y est retourné que le 17 mars 2014, soit quatre (04) mois et dix-neuf (19) jours d’absence non réglementairement motivée. Il remplit ainsi les conditions statutaires pour la perte de grade qui est consécutive à la radiation du contrôle des effectifs des FAB.»; qu’il conclut : « Cet ex-soldat, après l’accident corporel de la circulation dont il aurait été victime dans sa garnison, a préféré se rendre à Copargo, alors qu’il avait été référé au CNHU de Cotonou ou au centre Jacquot par le cabinet de soins qui lui a administré les premiers soins.
Dans les FAB, tout militaire bénéficie de la liberté de circulation comme le prescrit l’article 21 du décret n°2008-493 du 29 août 2008, portant règlement de discipline générale dans les Forces armées béninoises (FAB) : "Lorsqu’il n’est pas en service, et hors de toute astreinte due à l’exécution du service ou à la disponibilité de son Unité, le militaire jouit de la liberté de circulation sur le territoire de sa garnison.
Les déplacements du militaire d’une garnison à une autre sont soumis à une autorisation préalable de l’autorité hiérarchique compétente.
Lorsque les circonstances l’exigent, le commandement peut restreindre l’exercice de cette liberté de circulation".
Or, dans le cas présent, même si l’ex-SP1, Pascal Emmanuel Sosso, devait se rendre à Copargo pour quelque motif que ce soit, il doit être détenteur d’une autorisation de ses chefs hiérarchiques, ce qui n’est pas le cas.
En plus, aller se faire soigner en famille (soins traditionnels) est subordonné pour tout militaire en activité qui serait malade, à une prescription du médecin militaire traitant et non d’une décision unilatérale du militaire.
Donc, au mépris de toutes les dispositions réglementaires ci-dessus énumérées, l’ex-SP1, Pascal Emmanuel Sosso, s’est absenté du service pendant plus de quatre (04) mois et sa radiation est justifiée au motif "d’absence illégale de trente (30) jours" conformément aux dispositions de la loi portant statut général des personnels militaires des Forces armées béninoises (FAB)… » ;

Considérant qu’en réponse à une seconde mesure d’instruction de la Cour du 21 juin 2017, le chef d’Etat-Major général, le Général de Brigade Laurent Amoussou, écrit : qu’ « à la nouvelle requête de cet ex soldat des Forces armées béninoises (FAB), il faut noter ce qui suit :
1- De la demande
d’explication

Dans les FAB, la demande d’explication n’est rien d’autre qu’une demande de compte rendu ou de déclaration adressée à un militaire. Ce compte rendu (ou déclaration) est un écrit destiné à informer sommairement une autorité hiérarchique sur un événement ou une situation grave en vue d’en établir un rapport complet ou un fait de moindre importance. Plus concrètement, le compte rendu peut exposer une situation personnelle particulière ou porter sur les conditions dans lesquelles une faute a été commise. Cette demande de compte rendu est alors adressée par le chef hiérarchique au militaire présent sur les rangs.
Or, l’ex SP1, Pascal Emmanuel Sosso, a quitté son service le 29 octobre 2013, et n’y est retourné que le 17 mars 2014, soit quatre (04) mois et dix-neuf (19) jours d’absence non réglementairement motivée. Dans ces conditions, il était impossible de lui demander un compte rendu sur son absence, car il remplissait déjà, à compter du 29 novembre 2013, les conditions statutaires pour la perte de grade qui entraîne la radiation du contrôle des effectifs des FAB...
...Aussi, est-il opportun de rappeler également que les dispositions de la loi n°2005-43 du 26 juin 2006 portant statut général des personnels militaires des Forces armées béninoises (FAB), en ses articles 133 et 107, ne font pas obligation à l’autorité, d’adresser une demande d’explication à un militaire fautif avant de prononcer une décision de radiation au motif d’absence illégale de trente (30) jours.

2- De la traduction devant un Conseil de discipline

Le Conseil de discipline fait l’objet du chapitre IX du décret n°2008-43 du 29 août 2008 portant règlement de discipline générale dans les Forces armées béninoises (FAB). Ce chapitre expose, non seulement les causes pouvant motiver la traduction d’un militaire devant un Conseil de discipline, mais également, la procédure subséquente.
Or, l’article 107 de la loi n°2005-43 du 26 juin 2006 portant statut général des personnels militaires des Forces armées béninoises (FAB) qui énumère les causes de la perte de grade n’exige l’avis d’un Conseil de discipline que dans le seul cas d’indiscipline grave ou mauvaise manière habituelle de servir. Ce qui n’est pas la cause de la perte de grade de l’ex SP1, Pascal Emmanuel Sosso. Ce dernier s’est absenté du service pendant plus de quatre (04) mois et sa radiation était justifiée au motif "d’absence illégale de trente (30) jours" conformément aux dispositions de la loi ci-dessus citée.
En conséquence, la traduction devant le Conseil de discipline n’est pas prévue pour la perte de grade au motif d’absence illégale de trente (30) jours » ;

Analyse du recours
Considérant que le requérant demande à la Cour de déclarer contraire aux articles 7 de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples et 17 alinéa 1er de la Constitution, sa révocation de l’effectif des Forces armées béninoises (FAB) ;

Considérant que les articles 7 de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples, 17 alinéa 1er de la Constitution énoncent respectivement : « Toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue. Ce droit comprend … c/ le droit à la défense y compris celui de se faire assister par un défenseur de son choix » ; « Toute personne accusée d’un acte délictueux est présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d’un procès public durant lequel toutes les garanties nécessaires à sa libre défense lui auront été assurées» ; que par ailleurs, l’article 107 de la loi n°2005-46 du 26 juin 2006 portant statut général des personnels militaires des Forces armées béninoises (FAB) dispose : « Le sous-officier perd son grade sur décision du chef d’Etat-Major général pour une des causes suivantes : … absences illégales de trente (30) jours du sous-officier en activité de son corps ; … » ; qu’il résulte de la lecture combinée et croisée de ces dispositions que s’il est permis au chef d’Etat-Major général de prendre une décision portant sanction d’un sous-officier des FAB, celle-ci ne peut être prise sans que le mis en cause ne soit mis à même d’exercer son droit à la défense conformément aux dispositions constitutionnelles sus-citées ;
Considérant qu’il ressort des éléments du dossier que Monsieur Pascal Emmanuel Sosso, pour s’être absenté plus de trente (30) jours sans autorisation pour suivre des soins médicaux traditionnels, a été radié de l’effectif des Forces armées béninoises (FAB) sans avoir été mis en mesure d’exercer son droit à la défense ; qu’en agissant ainsi qu’il l’a fait, le chef d’Etat-Major de l’armée de terre à l’époque des faits a violé la Constitution ; que dès lors, il échet pour la Cour de dire et juger que la décision n°2344/EMAT/DRH/BOE/SCH/SEC du 18 août 2014 du chef d’Etat-Major de l’armée de terre des Forces armées béninoises (FAB) portant radiation du SP1, Sosso Pascal Emmanuel, est contraire à la Constitution et doit être déclaré nulle conformément à l’article 3 alinéa 3 de la Constitution aux termes duquel : «Toute loi, tout texte réglementaire et tout acte administratif contraire à ces dispositions sont nuls et non avenus… » ;

D é c i d e
Article 1er.- Le chef d’Etat-Major de l’armée de terre au moment des faits a violé la Constitution.
Article 2.- La décision n°2344/EMAT/DRH/BOE/SCH/SEC du 18 août 2014 portant radiation de Monsieur Pascal Emmanuel Sosso de l’effectif des Forces armées militaires est nulle.
Article 3.- La présente décision sera notifiée à Monsieur Pascal Emmanuel Sosso, à Monsieur le chef d’Etat-Major général des Forces armées béninoises (FAB), à monsieur le président de la République et publiée au Journal officiel.

Ont siégé à Cotonou, le vingt-quatre août deux mille dix-sept,

Messieurs Théodore Holo Président
ZiméYérima Kora-Yarou Vice-Président
Bernard D. Dégboé Membre
Madame Marcelline-C Gbèha Afouda Membre
Monsieur Akibou Ibrahim G. Membre
Madame Lamatou Nassirou Membre
Le Rapporteur,
Lamatou Nassirou
Le Président, Professeur Théodore Holo.

Actualités 14 sept. 2017


Création d’une brigade spéciale au parc de la Pendjari : Un pas de géant vers une offre de tourisme durable

Une étape capitale pour la mise en place du tourisme durable au Bénin vient d’être franchie. C’est du moins ce à quoi le Bénin aspire avec la signature par le chef de l’Etat du « décret portant création d’une brigade spéciale assurant la préservation de la faune du parc national de la Pendjari ».

La signature du décret portant création d’une brigade spéciale assurant la préservation de la faune du parc national de la Pendjari est « un grand pas vers la protection de la faune, et plus généralement le développement d’une offre de tourisme durable au Bénin », a indiqué José Pliya, directeur de l’Agence nationale du Tourisme et du Patrimoine, organe en charge de l’implémentation du projet pour la Présidence de la République, dans un communiqué de presse en date du 12 septembre dernier parvenu à notre rédaction. Pour lui en effet, le « Gouvernement est engagé dans la protection du parc et de sa faune à travers la mise en place continue de notre stratégie de préservation ».
Le chef de l’Etat a signé le décret en question depuis le 4 août dernier, bien avant les congés pris par lui et les membres de son gouvernement. Cela, pour permettre de vite donner une nouvelle vie au parc de la Pendjari qui figure parmi les priorités du programme d’action du Gouvernement.
La signature dudit décret « fait suite à la récente annonce du partenariat entre le gouvernement de la République du Bénin et l’Ong de préservation de la nature African Parks Network. Un partenariat qui vise à réhabiliter le parc national de la Pendjari et à développer une industrie du tourisme durable au Bénin. «Nous avons commencé à sensibiliser les vingt-quatre villages autour de la Pendjari à l’anti-braconnage et nous avons emmené des élèves d’écoles locales au parc de la Pendjari afin qu’ils puissent apprendre à propos du patrimoine national de leur pays et de la protection de la faune », a précisé Peter Fearnhead, président directeur général de African Parks Network, rapporté par le communiqué. « Une approche durable, essentielle pour le futur du parc », note-t-il par ailleurs.
Le même communiqué de presse précise que la signature dudit décret permet de lancer les investissements dans la protection de la faune, grâce à la formation du capital humain, y compris les communautés locales.
Un centre de formation est en cours de construction à l’intérieur du parc, dans lequel des experts de la lutte contre le braconnage et des techniques militaires formeront les 100 membres de la nouvelle brigade spéciale, dont des rangers, des opérateurs radio et des officiers. Les communautés locales seront en outre recrutées pour encourager une attitude positive de la population locale vis-à-vis de la protection de la faune. La brigade spéciale bénéficiera de matériel pour le terrain qui lui permettra de couvrir l’ensemble de la Pendjari. Le décret permettra l’investissement dans le parc de véhicules résistants et d’avions ultra-légers pour soutenir les opérations anti-braconnage. Il prévoit aussi un nouveau système de communication qui couvrira, à l’aide d’un centre d’opérations et de contrôle centralisé, la totalité de la Pendjari, permettant une communication en temps réel entre les rangers sur le terrain et l’équipe en charge.
Ce décret est « une autre étape cruciale pour le programme inédit de développement et d’investissement de la présidence, le « Bénin Révélé », qui est composé de 45 projets phares dans les secteurs clés de l’économie, y compris le tourisme et qui porte sur un budget de 9039 milliards F Cfa.

Actualités 14 sept. 2017


Lutte contre la malnutrition à Gogounou: Les relais formés par l’Unicef sauvent les communautés

Les relais communautaires rendent plus efficace la lutte contre la malnutrition dans la commune de Gogounou. Ces appuis aux formations sanitaires dans les communautés privées de centres de santé jouent à fond leur partition grâce au soutien de l’Unicef.

La petite Abiba, 3 ans, est accueillie ce matin d’août au centre de santé de Gogounou comme une immaculée. Pétillante de forme et visage rayonnant d’espoir, elle savoure visiblement son embonpoint dans ce lieu qui l’a sortie de son plus grand cauchemar de bébé. Quatre mois plus tôt, elle était admise aux soins pour malnutrition aiguë sévère. Baké Sébo, sa maman raconte encore les circonstances avec beaucoup d’émotion. « Nous habitons à Wassirou, un village situé à 3 km de Gogounou. Ma fille faisait régulièrement la diarrhée et à un moment, j’ai cru qu’elle allait mourir. Je suis allée voir Sabi, le relais communautaire. Il m’informe que l’enfant souffre de malnutrition et me remet un papier pour venir au centre de santé de Gogounou. Quand je suis arrivée, l’infirmière m’a donné des produits et montré comment je dois les utiliser. C’est ce que j’ai fait et je revenais régulièrement renouveler les produits quand ils finissent jusqu’à la guérison de ma fille », témoigne-t-elle.
Ce récit a priori banal répond à tout un programme mis en branle par l’Unicef pour sortir les enfants de la malnutrition, devenue un réel problème de santé dans la commune. Entre janvier et août 2017, 34 enfants âgés de 6 à 59 mois ont été déjà reçus pour cause de malnutrition aigüe sévère au centre de santé pour le compte de l’arrondissement de Gogounou.
Le dispositif de lutte repose essentiellement sur les relais communautaires formés et entretenus par l’agence onusienne pour servir de maillon de sensibilisation et d’alerte dans les communautés qui ne disposent pas de centres de santé. « L’Unicef nous a formés et mis à notre disposition des matériels pour le dépistage des enfants et lorsque nous voyons que la situation est grave, nous les référons vers le centre de santé de Gogounou», explique Sabi Aboubakar, relais communautaire à Wassirou. Au sein des communautés, le dépistage se fait uniquement à l’aide de la bandelette tricolore, une bandelette à trois couleurs, dont le vert désigne l’absence de pathologie de malnutrition, le jaune une menace et le rouge une situation de malnutrition aiguë sévère. Mais il arrive également que des cas soient décelés lors des consultations de routine ou des campagnes de dépistage.
A leur arrivée au centre de santé, les enfants victimes de malnutrition sévère aiguë sont gratuitement pris en charge. Georgette Bodé N’Goye, infirmière au centre de santé de Gogounou précise : « Lorsque les enfants soupçonnés de malnutrition sévère arrivent chez nous, nous leur faisons d’abord le test d’appétit. Si le test est positif, on leur donne un sachet de Plumpy-nut, un aliment thérapeutique qui règle les cas de carence en nutriments chez les bébés malnutris. Lorsque le test d’appétit est négatif, il s’agit alors d’un cas de malnutrition aiguë sévère avec complication que nous référons à l’hôpital de zone de Kandi pour des interventions spécifiques ».

Inverser la tendance !

Les cas de malnutrition sévère modérée sont renvoyés dans les communautés après les conseils nutritionnels aux mamans. Les enfants souffrant de malnutrition sévère aiguë sans complication suivent un programme de traitement qui s’étale sur plusieurs semaines, avant d’en sortir dès le recouvrement du poids de référence.
« L’Unicef nous accompagne à tous les niveaux, à commencer par la formation des acteurs qui dépistent cette malnutrition.
Il nous dote également de matériels de dépistage et de tout ce qu’il faut pour prendre en charge l’enfant, notamment le Plumpy-nut, les différents antibiotiques qu’on utilise au début du traitement », souligne Dr Justine Boni Sourokou, médecin chef de la commune de Gogounou. Elle ajoute que l’agence onusienne, encourage les relais qui sont rattachés aux infirmiers chefs de poste, à travers des primes de rendement trimestriels qu’ils perçoivent suivant des critères de performance bien définis. Le médecin insiste qu’ils sont d’un appui essentiel pour les formations sanitaires d’autant que leur travail permet de prévenir des cas graves qui échappent aux centres de santé. « Avant, c’est souvent au dernier moment que les parents font recours à nous. Aujourd’hui, les relais communautaires sensibilisent, font des visites à domicile et en fonction de ce qu’on leur apprend, ils essaient de corriger certaines choses sur le terrain et cela améliore la santé des enfants de nos communautés », indique-t-elle.
Pour prévenir les risques de rechute et favoriser leur réinsertion, les enfants sortis du programme de prise en charge de la malnutrition sont orientés vers le centre de promotion sociale (Cps). « Nous apprenons aux mamans comment, après l’allaitement exclusif, elle peuvent composer des repas riches à leurs enfants à partir des produits locaux. Nous faisons des démonstrations diététiques qui aident les enfants à être bien portants. Nous organisons des suivis à domicile pour constater si les femmes respectent nos consignes », assure Awawou Sinadou Ouro, animatrice au Cps de Gogounou.
La zone sanitaire Kandi-Gogounou-Ségbana reste l’une des régions du pays où le problème de la malnutrition se pose toujours avec acuité. En 2016, la zone a enregistré 755 cas d’enfants malnutris. Dr Dieudonné Tchékpé, médecin coordonnateur de la zone, parie que ces appuis soutenus de l’Unicef feront inverser la tendance dans les années à venir?

Société 14 sept. 2017


Implication de la Société civile dans l’atteinte des Odd: La Giz et le ministère du Développement initient un creuset d’échanges

Le ministère du Plan et du Développement (Mpd) en partenariat avec la coopération allemande Giz a organisé, ce mercredi 13 septembre à Bohicon, un atelier technique de mise en place du cadre de concertation des Objectifs de développement durable (Odd). Il s’agit d’un creuset d’échanges en vue de renforcer le dialogue entre l’Etat et la Société civile pour l’atteinte des résultats.

Un atelier de mise en place du cadre de concertation des Objectifs de développement durable (Odd) s’est ouvert, ce mercredi 13 septembre à Bohicon, pour durer trois jours. Il est organisé afin d’opérationnaliser le cadre de concertation et de dialogue des Osc autour des Odd, un cadre recommandé par le Forum politique de haut niveau (Fphn) tenu en juin dernier et accompagné par la Giz à travers son programme d’appui à la décentralisation et au développement communal de la Giz (Pddc/Giz). Outre les acteurs de ce programme, il regroupe des cadres du ministère du Plan et du Développement (Mpd), du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud), des responsables des organisations de la Société civile (Osc), et plusieurs personnes ressources.
La mise en place du cadre de concertation et de dialogue des Osc autour des Odd vise « à asseoir un creuset d’échanges en vue de renforcer le dialogue entre l’Etat et la Société civile pour une mise en œuvre efficiente et efficace des Odd », affirme Rufino d’Almeida, directeur de cabinet du ministère du Plan et du Développement. Elle s’inscrit dans la logique du processus participatif de contextualisation de la mise en œuvre de l’agenda 2030 et de ses objectifs que le Bénin a entrepris depuis la priorisation des cibles Odd qui s’est déroulée avec l’appui des Partenaires techniques et financiers (Ptf) de février à mars dernier. De par le principe de responsabilité partagée, le nouveau programme de développement durable implique la participation de l’Etat mais aussi des acteurs du développement dont les Osc.
« La participation de tous les acteurs pertinents est donc primordiale pour un développement durable et inclusif du pays», déclare Nestor Ahouangan, coordonnateur du Pddc/Giz. Le cadre de l’agenda 2030 permet de renforcer les formes de coopération et de favoriser les partenariats multi-acteurs dont l'un des acteurs concernés est la Société civile, porte-parole des citoyens des localités du Bénin, explique-t-il. La dynamisation de ce cadre permettra non seulement d’assurer l’effectivité de la complémentarité entre l’Etat et la Société civile dans la coordination et le suivi de la mise en œuvre de l’agenda 2030, mais aussi de relever le défi de l’appropriation de ce nouvel agenda par les acteurs.
Le Pddc/Giz, à travers son champ d’action de valorisation des expériences communales agenda 2030, vise le renforcement des connaissances et l’appropriation des principes des Odd par les acteurs surtout au niveau local.

S’approprier l’agenda

Les expériences développées sur la base de ces connaissances par les acteurs communaux dans le processus de mise en œuvre de l’agenda 2030 peuvent être capitalisées et appliquées au niveau national.
Les acteurs locaux doivent s’approprier l’agenda avec ses objectifs et principes de mise en œuvre, et comprendre leurs rôles de vecteurs de changement dans le processus de mise en œuvre et de suivi de cet agenda.
A l’ouverture des travaux, Rufino d’Almeida a rappelé que «L’adhésion du Bénin au nouvel agenda international de développement intitulé Objectifs de développement durable (Odd) pose d’immenses défis pour sa mise en œuvre ». Ce nouvel agenda exige, avant toute chose, une gouvernance engagée et dédiée, des partenariats mondiaux revitalisés soutenus par des politiques publiques cohérentes, une mobilisation accrue des ressources et une révolution des données statiques, précise-t-il. Chaque pays est donc invité à mettre en œuvre ce programme en tenant compte de ses réalités, ses capacités et niveaux de développement ainsi que des aspirations et priorités nationales; et cela nécessite une collaboration permanente entre toutes les entités concernées, c’est-à-dire le Gouvernement, le secteur privé, la Société civile et les Ptf, explique Rufino d’Almeida. « Les travaux et sessions de ce cadre doivent nous permettre de nous nourrir mutuellement des bonnes pratiques, en même temps qu’ils permettront de produire à échéance régulière le rapport alternatif Odd du Bénin», martèle-t-il avant d’ouvrir officiellement les travaux de l’atelier.
Adopté en 2015, le nouvel agenda 2030 s’articule autour de dix-sept objectifs et de cent soixante-neuf cibles. Le Bénin s’est donc mis dans une série d’actions pour opérationnaliser lesdits objectifs. Et la première action a été de mettre en place une direction nationale pour coordonner toutes les interventions allant dans le sens de la mise en œuvre des Odd. C’est donc cela qui justifie la création de la Direction générale de la coordination et du suivi des Odd qui a pour rôle de coordonner toutes les interventions qui visent à opérationnaliser les Odd d’ici 2030, explique E. Damase Dagbénonbakin, l’un des participants aux travaux. Ce cadre est très important puisque quand le Bénin a élaboré un rapport au forum de haut niveau présenté en juillet dernier au siège des Nations Unies, ce rapport n’était pas accompagné du rapport des acteurs de la Société civile. Ce cadre est donc une instruction du ministre d’Etat pour rassembler les acteurs des Osc autour d’un creuset en vue de mettre en place une feuille de route, pour que de façon régulière, ce rapport alternatif puisse être élaboré?

Société 14 sept. 2017


Interdiction de l’importation du poisson tilapia au Bénin: Pisciculteurs et importateurs inquiets, le Gouvernement rassure

Le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche est revenu à la charge, ce mardi 12 septembre, pour lever l’équivoque au sujet de l’interdiction de l’importation du poisson tilapia, après le point de presse de clarification tenu le vendredi 8 septembre dernier. C’était à la faveur d’une séance d’échanges tenue au ministère avec des pisciculteurs et des importateurs des produits congelés et présidée par le directeur de cabinet du ministre, Amadou Barassounon Ali.

Les pisciculteurs et les importateurs des produits congelés n’ont pas de souci à se faire après le tollé général causé par le communiqué interdisant l’importation du poisson tilapia au Bénin. Au cours d’une séance de vérité hier, le directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Amadou Barassounon Ali, le secrétaire général adjoint du ministère, Innocent Togla et le directeur de la Pêche, Gaston A. Djihinto, les ont rassurés avant d’expliquer de long en large les tenants et les aboutissants de la décision qui a semé la panique au sein de l’opinion publique.
« Une situation qui touche le poisson, touche les populations béninoises. Car, elles consomment en majorité le poisson », déclare le secrétaire général adjoint du ministère en charge de la Pêche, Innocent Togla. Pour lui, après l’alerte de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), un gouvernement responsable doit réagir. Et c’est ce que le Gouvernement béninois a fait en interdisant l’importation du poisson tilapia provenant des cinq pays dans lesquels il a été découvert, le virus TiLV, explique-t-il. L’objectif de son département ministériel, ajoute-t-il, est d’informer largement les acteurs pour qu’ils comprennent le bien-fondé des actions qui ont été entreprises dans ce sens.
« Nous n’avons pas interdit la consommation du poisson tilapia », clarifie le secrétaire général adjoint du ministère en charge de la Pêche qui indique que la chance des pisciculteurs est que le virus n’est pas encore au Bénin. « Nous invitons les pisciculteurs à prendre les dispositions pour que dès la manifestation de ce virus, l’alerte soit donnée », conseille-t-il.

Préjudices et assurances

En approuvant la démarche du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche pour l’initiative de cette séance de clarification, les différents acteurs n’ont pas manqué d’exprimer leur indignation par rapport à la manière dont l’information a été portée dans l’opinion publique. « Nous subissons des préjudices depuis une dizaine de jours. Car, nous avons des conteneurs qui sont bloqués au port de Cotonou et qui nous font dépenser des millions de francs Cfa par jour », regrette le président du Groupement des importateurs des produits congelés du Bénin, Auguste Issa Kora. Pour lui, le virus TiLV en lui-même n’est pas dangereux pour les consommateurs, mais c’est pour les poissons tilapia mêmes. Le communiqué du Gouvernement, selon lui, n’a pas été clair à cet effet. « Depuis l’annonce de l’information, les populations ont pensé que c’est la consommation du poisson tilapia qui a été interdite, ce qui a fait que nos ventes ont chuté immédiatement », signale-t-il. Il demande alors au ministère en charge de la Pêche de tout faire pour enlever cette idée de la tête des populations ».
Auguste Issa Kora sera appuyé par d’autres acteurs comme Théophane Ayi de Gasa Foods Technologies qui estime que le communiqué du Gouvernement a été pris sans analyse. Même regret du côté du président de la Fédération nationale des pisciculteurs du Bénin, Martial K. Kouderin. Pour lui, les pisciculteurs subissent des préjudices énormes dans la mesure où les restaurateurs et les vrais consommateurs de cette espèce de poisson ne viennent plus s’approvisionner auprès d’eux. Ce qui leur crée une mévente.
Le directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Amadou Barassounon Ali, a rassuré les uns et les autres en promettant que le Gouvernement ne restera pas bras croisés face à la situation. C’est d’ailleurs ce qui a motivé la séance d’hier qui fait suite à la sortie médiatique conjointe vendredi dernier, de son ministère et de celui en charge du commerce, a-t-il expliqué. « Le Gouvernement ne peut pas inscrire dans programme d’actions, le développement des différentes filières dont celle de la pisciculture et ne pas accompagner les acteurs », a conclu Amadou Barassounon Ali.
Il faut rappeler que suite à une alerte de la FAO sur le virus TiLV apparu dans les pays comme la Thaïlande, la Colombie, l’Egypte, l’Israël et l’Equateur, le Gouvernement du Bénin a pris la décision d’interdire l’importation du poisson tilapia provenant de ces pays. Cette décision publiée à travers un communiqué en date du lundi 28 août dernier, a créé des inquiétudes au sein non seulement des consommateurs de cette espèce de poisson, mais également au niveau des pisciculteurs et des importateurs des produits congelés.

Société 13 sept. 2017


Tournée du ministre de l’Intérieur dans le Mono et le Couffo: Sacca Lafia promeut des outils de coproduction de la sécurité

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia était en tournée, ce mardi 12 septembre, dans les départements du Mono et du Couffo. C’était pour sensibiliser les autorités administratives, les élus et les têtes couronnées sur les orientations stratégiques et les initiatives visant un meilleur suivi des faits d’insécurité dont le suivi passe par l’instauration de la conférence de sécurité intérieure au niveau de chaque département.

Comment mettre les citoyens et les biens en sûreté au-delà de la régression apparente des faits d’insécurité au Bénin ? Cette préoccupation a motivé l’organisation de deux séances d’échange dans le Mono et le Couffo, à l’occasion de la tournée effectuée, ce mardi, par le ministre Sacca Lafia.
A la première séance présidée par le ministre dans l’enceinte de la préfecture du Mono, comme à la seconde dirigée dans le Couffo par le directeur adjoint de cabinet du ministre, Martin Tomavo, il a été exposé les nouvelles orientations stratégiques et les outils visant une meilleure gestion des faits liés à la sécurité du pays. Il s’agit, entre autres, de l’instauration d’une conférence de sécurité intérieure (Csi), au niveau de chaque département, et de la mise à disposition d’une ligne verte, le numéro téléphonique 166, dédiée à réduire le délai d’alerte face aux actes d’insécurité.
A en croire le ministre, la décision d’asseoir, à travers ces outils, la dynamique d’une coproduction des outils de la sécurité dans le Mono et le Couffo est loin d’être un hasard. Elle résulte de « leur position stratégique et leur importance économique et culturelle ». Toutefois, Sacca Lafia indique que la sécurité est avant tout un acte dévolu à chaque citoyen. A sa suite, le directeur adjoint de cabinet appellera les civils et les militaires à une meilleure intelligence et à renforcer leur proximité. Il leur a suggéré de sceller un pacte départemental de coproduction de la sécurité en vue de mettre, hors d’état de nuire les criminels, les trafiquants de stupéfiants et autres malfrats.
Dans le Mono comme dans le Couffo, l’occasion de ces rencontres a été saisie pour exprimer les difficultés dont l’insuffisance de moyens à la base des failles enregistrées dans l’appareil sécuritaire tant au plan communal qu’au niveau départemental.

Athiémé reçoit la compassion du Gouvernement

Sacca Lafia dont le département ministériel s’occupe, par ailleurs, des catastrophes naturelles, a fait un tour à Athiémé, une commune du Mono dont quatre arrondissements sur cinq sont traversés par le fleuve éponyme. Il s’y est rendu pour constater, de visu, le niveau de la crue.
Une rencontre tenue, à la salle de conférences de la mairie, avec les élus et des notables a permis de faire le point des dégâts de la montée des eaux. Joseph Anani, le maire de la commune, a fait savoir notamment le décès de deux citoyens, dont un bébé. Sa mère aurait pu être emportée avec lui si elle ne s’était pas résignée à l’abandonner à la furie des eaux, selon les explications du maire.
Aux familles éplorées et à toute la commune, le ministre a présenté la compassion du Gouvernement et a dit sa désolation face au drame survenu en dépit des dispositions prises en amont. « On aurait pu avoir une meilleure gestion de cette catastrophe périodique », a-t-il dit en promettant que des démarches seront menées en direction des autorités en charge du barrage de Nangbéto dont les lâchées d’eau aggravent la situation d’inondation par le fleuve Mono.

Actualités 13 sept. 2017


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