La Nation Bénin...



Résultat pour : unicvv card, 【 Visit Amsiga.com 】 ojM3t2s., high balance bins, bin fullz, cvv me card shop JYCL

Nouvelles

Conseil des ministres: Des mesures pour booster la filière karité (Le kilo d’amandes de karité fixé à 100 F Cfa)

Le Conseil des ministres de ce mercredi 6 septembre a entériné les propositions de la Commission permanente d’approvisionnement en facteurs de production, de commercialisation des produits agricoles et du commerce général relatives à la filière karité. Pour les acteurs de cette filière, c’est une bonne nouvelle qui devrait booster leurs activités.

La filière karité pourrait se hisser d’ici là au rang des filières d’avenir qui impacteront significativement l’économie béninoise. C’est du moins l’ambition du Gouvernement qui en fait une priorité. Il s’est penché sur le sujet, ce mercredi 6 septembre en Conseil des ministres. Le Gouvernement se propose de donner un coup de pouce à cette filière et d’aider ses acteurs à mieux se porter. Raison pour laquelle, il a entériné les propositions de la Commission permanente d’approvisionnement en facteurs de production, de commercialisation des produits agricoles et du commerce général relatives à la filière karité. A cette occasion, le prix plancher des amandes de karité a été fixé à 100 F Cfa le kilogramme.
Cette décision vise à encourager les acteurs à la base de la chaîne de collecte et de commercialisation à poursuivre l’observance des conditions optimales de traitement et de stockage afin d’améliorer sensiblement la qualité de ce produit, a-t-on appris. On devrait y lire également un attachement du Gouvernement à cette autre filière qui mobilise également de nombreux acteurs. Il y a peu, les acteurs de la filière anacarde jubilaient face à la prise de certaines décisions devant durablement impacter leur activité. Désormais, c’est autour de ceux qui s’investissent au niveau de la filière karité d’en faire autant.
Une aube nouvelle, pourrait-on dire qui vient rallonger les centres d’intérêt économique du chef de l’Etat et de son gouvernement et qui ne devrait point manquer d’impact sur les acteurs de la filière, sur l’économie béninoise et sur le développement national en général?

lOrientations pour l'entretien des pistes rurales


Ce mercredi en Conseil des ministres, le Gouvernement a envisagé des mesures pour un meilleur entretien des pistes rurales. L’objectif ici, c’est de faciliter la circulation des produits agricoles et de soulager les producteurs souvent enclins à d’énormes difficultés.
Plus de dilapidations de ressources dans l’aménagement des pistes rurales, moins de difficultés pour les producteurs, plus d’aisance dans le transport des produits agricoles. Ce sont là, autant de raisons qui expliquent la nouvelle orientation que compte donner le président de la République et son gouvernement à l’entretien des pistes rurales. Le Conseil des ministres du mercredi 6 septembre s’est penché sur cette question jugée de grande importance. En s’intéressant à la filière karité à laquelle il compte donner un nouveau coup de pouce, l’Exécutif a voulu par la même occasion aider le monde agricole à se soulager d’une des grosses difficultés, en l’occurrence le transport de ses produits.
Il est ainsi envisagé désormais, de regrouper en un seul programme tous les besoins d’aménagement et de réfection de pistes rurales sur l’ensemble du territoire national, de confier les travaux de réfection de pistes rurales au ministère en charge des Infrastructures, « d’actualiser la classification des pistes pour se conformer à la règlementation en vigueur » et de rendre disponible par la même occasion « un répertoire d’entreprises techniquement éligibles qui participeront aux consultations ».
Un meilleur entretien des pistes avec plus de rigueur, un meilleur suivi, un contrôle plus exigeant…, ce sont autant de résultats que visent Patrice Talon et son gouvernement en se proposant d’indiquer une nouvelle méthode de gestion des pistes rurales. De quoi susciter la joie au niveau des producteurs qui n’ont que trop souffert des difficultés de transport des produits issus de leurs activités. L’autre impact que pourrait avoir cette option du gouvernement, c’est d’améliorer les rendements et les performances du secteur agricole béninois.
J. F. M.

Actualités 07 sept. 2017


Emploi et entrepreneuriat des jeunes: Echanges pour un meilleur rendement du projet Lift de l’Ong BØRNEfonden

Lancé officiellement le 18 août 2016, le projet Lift de l’organisation non gouvernementale BØRNEfonden n’a pas mis du temps à s’imposer dans ses zones d’intervention. Mercredi 6 septembre à
Cotonou, les acteurs impliqués dans sa mise en œuvre de même que ses bénéficiaires ont été invités à une revue à mi-parcours. L’objectif, faire le point du chemin parcouru et envisager la suite du projet sur de nouvelles bases.

Le projet Lift vise à contribuer à la transformation en agents compétents et qualifiés pour le changement économique et social des adolescents et des jeunes du département du Zou, notamment ceux des communes d’Abomey, Agbangnizoun, Bohicon, Djidja, Ouinhi, Zakpota et Zagnanado. Il couvre une durée de vingt-quatre mois et a démarré depuis le 18 août 2016. Il se propose de développer les capacités entrepreneuriales de sa cible répartie dans les villages et quartiers de ville des sept communes retenues. Il implique dans sa mise en œuvre différentes parties prenantes. Il s’agit, entre autres, des institutions et structures nationales d’appui à l’emploi, à l’entrepreneuriat et à la jeunesse, les communes ciblées et l’équipe de terrain de BØRNEfonden du département du Zou. De jeunes micros et petits entrepreneurs, des organisations non gouvernementales, les partenaires techniques et financiers concernés et des acteurs locaux du domaine de l’entrepreneuriat y sont aussi associés.
Ce sont ces acteurs qui ont été invités à Cotonou, ce mercredi 6 septembre, pour faire un bilan d’étape du projet. L’atelier revêt, pour BØRNEfonden, « une importance particulière en ce sens qu’il s’agit d’un cadre par excellence pour le projet de tirer profit de vos expériences et échanger sur les différentes possibilités d’amélioration pour que le projet puisse atteindre son objectif et asseoir les conditions nécessaires pour la pérennisation de ses acquis », indiquait à l’ouverture des travaux, Julia Lehmann, directrice adjointe de BØRNEfonden du Bénin et du Togo. Au sortir de l’atelier, espère-t-elle, il faudrait « beaucoup d’idées d’amélioration des interventions, mais également avec des idées de collaboration et de partenariat pour plus d’impacts, même après le projet ». Un vœu qu’elle justifie par les attentes suscitées par le projet auprès des populations du Zou. « Je reconnais qu’il s’agit d’un projet assez ambitieux… J’ai eu l’opportunité de visiter quelques jeunes entrepreneurs, et j’ai constaté en eux beaucoup de motivations, de convictions dans leur vision et dans ce qu’ils font », souligne-t-elle.
Lift a également retenu l’attention des élus locaux du département du Zou. En leur nom, Gabriel Mèdéou, premier adjoint au maire d’Abomey, a exprimé toute son admiration aux responsables et initiateurs du projet pour les impacts sur la vie des populations. Parmi ces impacts, Julia Lehmann retient l’initiative « Boost Bénin » qui est un concours de meilleures idées d’entrepreneuriat des femmes.

Un bilan d’étape satisfaisant

Renforcer les capacités des jeunes du département du Zou à initier et à développer leurs entreprises, développer les capacités de coordination, d’harmonisation des approches et de suivi-encadrement des institutions locales dans les domaines de l’entrepreneuriat et de l’emploi des jeunes, accroître l'accès des jeunes aux informations et aux services de développement de l’entrepreneuriat... Ce sont là, les objectifs majeurs du projet Lift. Lequel, en moins de treize mois d’activités, a eu des résultats élogieux.
Grâce à cette initiative, plus de 2000 jeunes ont été sensibilisés et 1200 jeunes femmes ont participé au concours « Boost Bénin ». Les lauréates du concours ont été formées en entrepreneuriat et en gestion et disposent de leur plan d’affaires.
Les responsables du projet indiquent aussi que plus de 80% des 200 jeunes accompagnés par le projet ont amélioré leur production et utilisent des outils de gestion appropriés pendant que 200 jeunes entrepreneurs ont été formés sur les techniques améliorées de production selon leur domaine d’activité. 120 autres jeunes ont bénéficié de kits d’impulsion pour l’extension de leurs activités et 189 autres jeunes disposent de leur plan d’affaires.
Dans le même temps, toutes les communes d’intervention ont créé sur arrêté communal le Comité local de gestion pour l’organisation et l’animation des activités au profit de l’entreprenariat des jeunes. Bien d’autres réalisations sont à mettre à l’actif de ce projet qui compte aller bien plus loin en aidant les bénéficiaires à développer un mécanisme d’échange sur les opportunités d’affaires à travers les techniques d’information et de communication.

Société 07 sept. 2017


Développement industriel: Cimbénin ouvre une nouvelle ligne de production

La société Cimbénin a inauguré, ce mercredi 6 septembre à son siège à Sékandji, commune de Sèmè-Podji, une nouvelle ligne de production du ciment. Cet investissement vient renforcer sa position sur le marché cimentier béninois.

La société de ciment Cimbénin fait passer sa capacité de production de 600 000 à 800 000 tonnes l’an. La filiale du groupe HeidelbergCement a inauguré hier sa deuxième ligne de production aux fins de répondre convenablement à la demande de plus en plus forte sur le marché béninois. « Depuis cinq ans, la pénurie de ciment s’est accentuée avec le boom de développement amorcé par les grands chantiers de l’Etat. Nous avions alors lancé en décembre 2015 les travaux de construction de cette unité, qui ont duré 21 mois », confie Sarp Taskapilioglu, directeur général de Cimbénin. Il indique que ce second broyeur vient surtout renforcer l’investissement du groupe qui, au-delà de la création de la société en 1991, s’est aussi déployé dans l’exploitation de la carrière de calcaire à Fongba, commune de Lokossa, et la carrière de granulats à Setto, commune de Djidja. « Nous avons une collaboration étroite avec les autorités et nous menons la politique de gagnant-gagnant-gagnant, pour notre société, pour l’Etat et pour la population bénéficiaire », précise-t-il. Au profit des populations de Sèmè-Kpodji, il assure que la société s’est réellement investie dans sa mission de responsabilité sociétale, avec environ 150 millions F Cfa consacrés aux œuvres sociales entre 2012 et 2017.
La nouvelle ligne de production sera alimentée en clinker par la société sœur du Togo et en calcaire par la carrière de Fongba. Sarp Taskapilioglu assure que cette unité va induire des emplois directs et indirects, avec un effet d’entrainement sur les services associés au secteur cimentier.
Charlemagne Honfo, maire de la commune de Sèmè-Podji applaudit l’ouverture de cette nouvelle ligne de production d’autant qu’elle va renforcer l’appui de Cimbénin aux communautés riveraines. « Nous sommes très reconnaissants pour la politique à visage social de CimBénin. Beaucoup d’actions sociales ont été posées mais il reste encore beaucoup à faire », plaide l’autorité communale. Le maire se préoccupe surtout de la question de la pollution de l’air liée à la présence de l’usine à Sèkandji. Tout en reconnaissant les efforts de la société pour garantir une bonne santé des riverains, Charlemagne Honfo l’encourage à faire du mieux que possible pour un respect strict des normes de sécurité.

Protéger l’industrie locale !

Le ministre en charge de l’Industrie, Lazare Sèhouéto souligne que ce nouveau joyau de Cimbénin vient renforcer le pack de production du ciment au Bénin. Cet investissement, poursuit-il, vient à point nommé, permettant au Bénin de disposer d’un stock supplémentaire pour aborder avec sérénité les grands chantiers du programme d’actions du gouvernement. Le ministre soutient que le Gouvernement est très soucieux de la concurrence déloyale qui perturbe le secteur cimentier local et reste à cheval sur le respect des règles de concurrence devant protéger les industries locales. « L’engagement du Gouvernement à cet effet est total. Le Bénin ne peut pas structurer son économie sans que les règles soient respectées, sans que la concurrence soit saine », martèle Lazare Sèhouéto, qui crédite Cimbénin d’une bonne note en matière de respect des normes de sécurité.
La société Cimbénin, promotrice du ciment ‘’ Buffle’’ est une filiale de HeidelbergCement, un groupe constitué de capitaux allemands et norvégiens, deuxième plus grand cimentier au Bénin. Le groupe dont l’expertise est reconnue dans la production de clinker et de ciment de qualité, est présent dans 60 pays avec 3.036 sites et 60.000 employés.

Société 07 sept. 2017


Réforme de dématérialisation dans la Fonction publique : Un SMS pour consulter les actes administratifs de carrière

Le ministère en charge de la Fonction publique rend désormais possible la consultation par les agents de l’Etat de leurs actes administratifs de carrière. Cette plateforme électronique lancée, ce mardi 5 septembre, fait partie d’un paquet de chantiers de dématérialisation de certaines procédures au niveau de la Fonction publique.

Le chemin de croix récurrent des agents de l’Etat dans le suivi des actes de carrière tire vers sa fin. La bonne nouvelle est tombée, hier, avec le lancement officiel de l’accès matérialisé aux actes administratifs de carrière des agent permanents de l’Etat (Ape) par le ministère en charge de la Fonction publique. Pour le directeur général de la Fonction publique par intérim, Eusèbe Agoua, il s’agit d’une mutation profonde, un couronnement de la volonté politique de faire de l’administration béninoise une administration de développement. « La dynamique actuelle est de donner l’image d’une administration de développement qui fera reculer les nombreuses plaintes des usagers », soutient-il.
La réforme repose sur trois chantiers informatiques phares à savoir la plate-forme sms de renseignements des agents de l’Etat sur leur dernière situation administrative, la plateforme de mise en ligne sécurisée des actes administratifs de gestion des carrières et de pension ainsi que le module d’avancement des agents de l’Etat avec production des actes administratifs.
Sur le premier chantier, le ministère, grâce à un partenariat avec les réseaux GSM, offre la possibilité à tout agent de l’Etat de s’enquérir de sa situation administrative à partir d’un téléphone portable. Le processus présente deux étapes : la phase d’inscription et celle de consultation. Primo, le requérant envoie par SMS sa date de première prise de fonction au format JJMMAAAA plus son numéro matricule au numéro 66 89 99 99 ou au 63 63 60 60. Le système après validation de son inscription lui renvoie un code secret. Secundo, ce code est à nouveau envoyé en plus du numéro matricule aux mêmes numéros de téléphone. Le requérant reçoit alors un message qui lui indique son nom et prénoms, sa date de prise de fonction, son grade actuel et la référence de l’acte administratif dans le circuit.

Vers l’avancement automatique ?

Les deux derniers chantiers sont exécutés à partir du portail web du ministère, www.travail.gouv.bj. « Ce site offre désormais à tout agent de l’administration de télécharger des actes administratifs les concernant grâce à un système d’inscription sécurisé », souligne Prosper Idohou, chef division à la Cellule de gestion du fichier unique de référence (Cgfur) à la direction générale de la Fonction publique. De même, le site offre un espace carrière à partir duquel l’agent peut disposer de toutes les informations concernant sa situation administrative. Prosper Idohou assure que les mesures de sécurité ont été prises sur les diverses plateformes pour protéger les données personnelles des agents.
« Le ministère veut asseoir son décollage sur des piliers qui ne laissent aucune chance à la tricherie ou à l’imperfection, à la lenteur administrative, à l’approximation, à la corruption, aux tracasseries d’accès aux services », affirme Adidjatou Mathys, ministre en charge du Travail. Elle souligne que la réforme sur l’accès dématérialisé aux actes administratifs de carrière des agents de l’Etat est un pan de la révolution numérique que le gouvernement entend introduire dans les pratiques administratives. Ainsi, elle estime que ces plateformes modernes vont désormais faciliter la communication avec les agents de l’Etat afin qu’ils se consacrent mieux à leur travail en lieu et place des multiples déplacements dans les couloirs de la direction générale de la Fonction publique. « Il est désormais possible de connaître votre dernière situation administrative, à travers votre téléphone portable par un simple sms », renseigne le ministre. Adidjatou Mathys assure que les agents ne vont plus se débattre « pour évoluer et changer de grade, déposer un dossier et le suivre, faire des allers-retours interminables souvent à grands frais, pour faire évoluer ledit dossier ». Elle évoque d’autres chantiers en projet, en l’occurrence l’avancement automatique et la dématérialisation du circuit de traitement des dossiers, en relation avec le ministère de l’Economie et des Finances?

Actualités 06 sept. 2017


Réflexion autour de la justice fiscale au Bénin: Bientôt, une plateforme contre les flux financiers illicites

L’Internationale des services publics (Isp) en collaboration avec la Fondation Friedrich Ebert organise, les 5 et 6 septembre à Cotonou, un atelier sur la justice fiscale. La finalité de cet atelier est de mettre en place au Bénin une plateforme qui rassemblera les syndicats et d’autres parties prenantes pour développer une campagne nationale contre les flux financiers illicites.

Le représentant-résident de la Fondation Friedrich Ebert au Bénin, Dr Rudolf Traub, déclare que l’Afrique n’est pas pauvre. C’est un continent qui, selon lui, est riche. Seulement que cette richesse, déplore-t-il, est pillée par plusieurs groupes d’intérêts, y compris les entreprises multinationales. Il a fait ces remarques, hier, à l’ouverture des travaux de l’atelier de deux jours sur la justice fiscale qui se tient depuis hier à Cotonou. Un atelier qui regroupe des syndicalistes, des représentants d’Organisations de la Société civile (Osc) et d’association qui travaillent sur la gouvernance économique.
Dans le cadre de son mandat, l’Internationale des services publics (Isp) pour l’Afrique s’engage à insuffler les règles mondiales en mettant la pression sur les Gouvernements nationaux. L’objectif étant de les amener à se doter de régimes fiscaux efficaces d’une part et à renforcer leur capacité financière à fournir des soins de santé publique, l’éducation, l’eau, l’énergie, la protection sociale, et le développement des infrastructures et bien d’autres services publics aux citoyens et aux travailleurs d’autre part.
Pour le coordonnateur de l’Isp, Daniel Oberko, c’est dans le cadre de cet engagement qu’un atelier a été organisé, l’année dernière, à l’intention des Osc sur les flux financiers illicites. Et, au terme de cet atelier de formation, les directives ont été définies. L’atelier en cours, dit-il, est la suite de celui de l’année dernière et consiste à partager les réflexions.
Dr Rudolf Traub, pour sa part, dénonce le fait que les multinationales et l’élite dans la société mettent de l’argent dans des comptes créés dans les paradis fiscaux. Selon le Global Financial Integrity (Gfi), le Bénin et d’autres pays francophones ont été mentionnés parmi les victimes de la question des flux financiers illicites. Mais le niveau de perte du pays pourrait permettre de financer l’éducation publique, les soins de santé et d’autres formes d’infrastructures sociales et publiques.
En organisant un atelier sur la justice fiscale, l’objectif est d’augmenter le niveau de sensibilisation et d’éducation sur les flux financiers illicites, au sein des syndicats et des Osc, d’éduquer les participants sur le rôle de la taxe/des impôts dans le développement et la justice sociale dans la création d’emplois et le financement de services publics, de mettre en place une plateforme de justice fiscale au Bénin.
Fier de la tenue de cet atelier, le directeur général adjoint des Impôts et des Domaines, Justin Agbikossi, dira que le rôle des impôts dans le développement d’un pays n’est plus à démontrer. Cet atelier, selon lui, est une occasion pour faire comprendre aux multinationales pourquoi il faut payer des impôts justes. Il a remercié l’Isp et la Fondation Friedrich Ebert de leur avoir donné cette occasion?

Economie 06 sept. 2017


Hygiène alimentaire: Repas de rue : plats à risques pour les consommateurs

La vente des repas dans les rues est une pratique très répandue au Bénin, notamment dans les villes comme Bohicon. Mais force est de constater que les vendeurs de nourriture se préoccupent peu de l’hygiène des aliments exposant les consommateurs à de gros risques sanitaires.

Diarrhée, salmonellose ou fièvre typhoïde, parasitose intestinale, péritonite (inflammation du péritoine exigeant une intervention chirurgicale) et troubles digestifs, sont quelques maladies causées par les repas souillés, explique William Gbaguidi, infirmier au centre de santé Sèlomè à Bohicon. Cela, ajoute-t-il, est dû à l’exposition des aliments à la poussière au bord des voies, et aux mouches vectrices de maladies qui s’y posent. « Des cas de malades décédés des suites de diarrhée accompagnée de vomissements chez les enfants sont parfois enregistrés par le centre », confie l’infirmier.
Cependant, certains sont abonnés chez ces ‘’vendeurs de maladie’’ et le justifient. « C’est bien, car cela nous évite de rentrer à la maison avant de manger aux heures de pause », affirme Enock Agon, boulanger à Bohicon. Comme lui, Juvence Soglo, élève, déclare : « la vente des aliments au bord de la voie est une bonne chose », mais s’empresse d’ajouter que « ce n’est pas intéressant quand c’est mal entretenu ».
Certains Béninois, conscients des risques qu’ils encourent, préfèrent s’abstenir. « Moi, j’ai arrêté d’acheter de la nourriture chez les vendeurs ambulants depuis plusieurs années. Ils n’entretiennent pas la nourriture et vendent des repas qui peuvent vous causer des maladies », dénonce Omram Agossadou, agronome résidant à Bohicon.
Toutefois, certains vendeurs sont conscients des risques et tentent de protéger leurs marchandises. « Si les clients ne restent pas vivants, qui viendra acheter chez nous ? » déclare maman-Lolo, vendeuse de riz à Bohicon. Elle condamne ses consœurs qui ne s’en préoccupent pas et qui disent que « le repas est assez chaud pour tuer les vers posés par les mouches ». Maman-Dédé, vendeuse de pain au carrefour Zakpo de Bohicon, aussi consciente du danger, a fait fabriquer une caisse en verre où elle met sa marchandise à l’abri des mouches et de la poussière. « Cela m’a permis d’accroître ma clientèle », confie-t-elle. Ces quelques vendeuses conscientes des risques sont peu nombreuses par rapport à celles qui ne soucient guère des problèmes sanitaires que leurs clients risquent d’avoir.     
La vente de repas dans les rues apparaît en somme comme une pratique plus risquée que salvatrice pour les consommateurs. Mais la grande préoccupation est celle de savoir si les vendeurs ambulants prendront à l’avenir les précautions hygiéniques nécessaires ou s’il faut lutter contre cette pratique de vente ambulante des repas non protégés qui est mauvaise pour la santé de la population?

Par Michel Massessi (Stag), A/R Zou-Collines

Société 06 sept. 2017


Déchargement du procureur général près la cour d’appel de Cotonou: L’Unamab dénonce un « limogeage déguisé »

« Un limogeage déguisé », c’est ainsi que le bureau exécutif de l’Union nationale des magistrats du Bénin (Be/Unamab), réuni le 3 septembre dernier à Cotonou, analyse la décision du Conseil des ministres en date du 30 août dernier déchargeant le magistrat Mardochée Kilanyossi de ses fonctions de procureur général près la cour d’appel de Cotonou.

Selon le Conseil des ministres, cette décision est intervenue pour permettre à l’intéressé de « se consacrer pleinement à celles (aux fonctions) de secrétaire général adjoint du Conseil supérieur de la magistrature ». Mais l’Unamab présidée par Michel Adjaka ne voit pas de cet œil, et qualifie la décision d’« arbitraire » puis exige que le Gouvernement la rapporte sans délai. Même si l’article 8 de la loi relative au Conseil supérieur de la magistrature (Csm) donne la possibilité au chef de l’Etat sur proposition du garde des Sceaux de décharger le secrétaire général du Csm et son adjoint de l'exercice de toutes autres fonctions « lorsque l'exercice desdites fonctions est susceptible de gêner la bonne exécution de leur mission » au sein de l’organe, une telle décision ne peut être prise sans l’avis conforme dudit conseil, mentionne le communiqué de presse de l’Unamab.
De toute façon, la loi n’a pas précisé le recours à cet avis. Mais l’Union trouve que « cela va sans dire d’autant plus qu’on ne peut prétexter de surcharge de travail au niveau du Conseil supérieur de la magistrature sans que le constat en soit préalablement fait par cette institution ». « En l’espèce, il n’est pas fait mention dans le relevé du Conseil des ministres de l’acte par lequel le Conseil supérieur de la magistrature a délibéré sur la surcharge de travail au sein de son secrétariat général et sollicité en guise de solution le déchargement de son secrétaire général adjoint », argumente le Be/Unamab.
Michel Adjaka et les siens se demandent aussi pourquoi le secrétaire général du Csm n’est pas déchargé et que c’est plutôt son adjoint qui l’est. « Si le titulaire d’une charge n’est pas submergé, son adjoint ne peut l’être », estime l’Unamab qui prend le peuple à témoin et rend le Gouvernement et son chef responsables des conséquences fâcheuses qui découleraient de cette malheureuse situation.
S’avance-t-on vers un nouveau bras de fer entre l’Unamab et le Gouvernement, après les brouilleries au sujet des nominations et du recrutement des magistrats ?

C. U. P.

Actualités 05 sept. 2017


Parlement des jeunes du Bénin : La 2e législature investie pour un mandat de trois ans

La deuxième mandature du Parlement des jeunes du Bénin a officiellement pris fonction, ce lundi 4 septembre. Elle a été installée par le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, Robert Gbian, représentant le président de l’institution parlementaire.

C’est parti depuis ce lundi 4 septembre pour la deuxième législature du Parlement des jeunes du Bénin (Pjb). Au nombre de 85 membres dont 21 filles, les jeunes parlementaires ont été officiellement investis pour un mandat de trois ans. La cérémonie d’investiture a été présidée par le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, Robert Gbian.
D’entrée de jeu, celui-ci a félicité les membres de cette deuxième mandature du Pjb pour avoir été les meilleurs à l’issue du processus de leur sélection qui a été, selon lui, transparent, et auquel ont pris part près de 900 jeunes, tous sexes confondus. Robert Gbian a insisté sur les challenges de la deuxième mandature du Pjb. « Les défis qui vous attendent sont aussi nombreux que diversifiés. Ils concernent les domaines politique, économique, social, environnemental, des Odd, de la santé sexuelle et de la reproduction, des maladies sexuellement transmissibles, des Tic… », a souligné le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale. Robert Gbian a également mis un accent particulier sur les responsabilités qui incombent désormais à la deuxième mandature du Pjb. Il s’agit notamment d’initier les jeunes à l’activité parlementaire, de développer dans l’esprit des jeunes, les valeurs de paix, de tolérance, de dialogue et de démocratie et d’offrir aux jeunes, un cadre d’échanges et de dialogue sur les problématiques de la jeunesse et d’informer, sans orientation partisane, la jeunesse sur les préoccupations majeures engageant son avenir.
Robert Gbian a invité les jeunes parlementaires à ne pas perdre de vue que l’un de leurs moyens d’actions est, entre autres, de formuler à l’Assemblée nationale des recommandations sur des questions de la jeunesse. Il déplore malheureusement que la contribution de la jeunesse à l’effort national soit handicapée par un certain nombre de maux tels que le sous-emploi, le chômage, l’inadéquation formation-emploi et la cybercriminalité….
Le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale a invité les membres de la deuxième mandature du Pjb à mettre en place leur bureau et les autres instances de l’institution telles que les commissions permanentes. Robert Gbian leur a conseillé de tenir compte de l’approche genre et aussi de la configuration géographique nationale?

Historique du Pjb en bref

Le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale a rappelé l’historique de la naissance du Parlement des jeunes du Bénin. Selon Robert Gbian, l’idée est partie de la création d’un Parlement francophone des jeunes suscitée par l’Assemblée parlementaire de la francophonie (Apf). Celui-ci devrait avoir pour objectifs de promouvoir le sens de la citoyenneté et l’engouement pour des responsabilités politiques au niveau des jeunes de l’espace francophone. Ce qui devrait permettre aux jeunes qui apparaissaient sous informés du fonctionnement des institutions de leurs pays respectifs. C’est ainsi que lors du sommet de Moncton au Canada en septembre 1999, les chefs d’Etat et de Gouvernement ont décidé de la mise en place du Parlement des jeunes dans l’espace francophone à l’Apf, a expliqué le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale.
La première réunion de ce Parlement eut lieu au Québec du 08 au 10 juillet 2001 à la vingt-septième session ordinaire de l’Apf avec l’adoption de « la Charte du jeune citoyen francophone pour le XXIe siècle » présentée aux chefs d’Etat et de Gouvernement au sommet de Beyrouth au Liban. Les conditions générales de la mise en place d’un Parlement des jeunes au niveau national seront dégagées en juillet 2005 plus précisément à la 31e session de l’Apf. C’est donc au regard de ces conditions que plusieurs pays, membres de l’Apf, ont mis en place leur Parlement des Jeunes. Le premier Parlement des Jeunes du Bénin, respectant les normes édictées par l’Apf, a été installé le 3 septembre 2014, rappelle Robert Gbian.
Th. C. N.

Actualités 05 sept. 2017


Comé: Une fillette de deux ans retrouvée morte dans un puits

Un corps sans vie a été extirpé d’un puits, ce lundi 4 septembre au quartier « Hôtel de ville » à Comé, dans le Mono. Aux dires de quelques témoins, la dépouille est celle d’une fillette âgée de deux ans dont la disparition a été signalée depuis le samedi 2 septembre dernier. Ce cadavre extrait par des sapeurs-pompiers présenterait des lésions sur quelques membres, selon les mêmes sources.

Le domicile de la disparue et le lieu de la découverte macabre sont deux maisons voisines. Les populations furieuses, soupçonnant une infanticide, ont voulu en découdre avec un suspect résidant dans la maison où se trouve le puits pour, dit-on, ses comportements assimilées aux attitudes des cybercriminels « gayman ». Mais, grâce à la présence du maire de Comé et à l’intervention des forces de l’ordre, le suspect a pu être mis à l’abri en attendant la poursuite des enquêtes devant tirer au clair cette affaire?

Désiré VIGAN A/R Mono-Couffo

Société 05 sept. 2017


Projet multisectoriel de l’alimentation, de la santé et de la nutrition : Des acteurs d’Ong formés pour l’atteinte des objectifs

Le Conseil de l’alimentation et de la nutrition (Can) a organisé à Bohicon, jeudi 31 août dernier, un atelier de formation des acteurs des Ong sur les outils de démarrage des activités communautaires du Projet multisectoriel de l’alimentation, de la santé et de la nutrition (Pmasn).

Les points focaux alimentation, santé, nutrition de plusieurs communes étaient réunis à Bohicon, jeudi 31 août dernier, pour une formation sur les outils de démarrage des activités communautaires du Projet multisectoriel de l’alimentation, de la santé et de la nutrition (Pmasn). Plus d’une centaine d’animateurs, de superviseurs, de coordonnateurs d’Organisations non gouvernementales ont pris part aux travaux. Ils proviennent des dix-neuf communes concernées par le démarrage des activités communautaires du projet : Djougou, Bassila, Malanville, Gogounou, Grand-Popo, Comè, Matéri, Dassa-Zoumè, Dangbo, Glazoué, Zogbodomey, Ifangni, Pobè, Zakpota, Allada, Tori-Bossito, Bembèrèkè, N’Dali et Aplahoué.
Dans son souci de lutter contre la malnutrition, le Conseil de l’alimentation et de la nutrition (Can), a organisé cet atelier pour « le lancement de la première série de renforcement des capacités des équipes techniques des Ong, partenaires du Pmasn pour le compte des dix-neuf communes de la deuxième vague», a déclaré Mireille Houensou, coordonnatrice régionale Zou-Collines du Can. « Cette formation tient ses origines du fait de la nécessité d’une harmonisation des outils et des approches d’intervention dans le secteur de l’alimentation, de la santé et de la nutrition », a-t-elle précisé. Ces outils élaborés lors de l’atelier de planification et de lancement des interventions pour la première vague, depuis novembre 2016 à Dassa-Zoumè, concernant les vingt et une premières communes, par le secrétariat permanent du Can, de manière participative et concertée avec les Ong partenaires sont les guides d’entretien et d’échange avec diverses parties prenantes en vue d’une bonne conduite du diagnostic au niveau communal, le guide de la démarche de sélection des villages d’intervention du projet, les outils de recensement des cibles du projet, le canevas de planification des activités en lien avec le parcours d’activité du Pmasn. Les outils ont été expérimentés par les Ong de la première vague pendant dix mois à la suite desquels, les responsables du Can et les acteurs des Ong se sont retrouvés ces derniers jours du mois d’août pour capitaliser les acquis pour leur meilleure utilisation pour le compte des Ong des dix-neuf communes de la deuxième vague. « L’un des résultats de cette capitalisation est que la mairie a joué un rôle fondamental dans la conduite du processus de sélection des villages d’intervention, et ce, en termes de mobilisation des acteurs, mais aussi et surtout dans la neutralité relative à une certaine tendance politique à contester la classification des villages », a fait remarquer Mireille Houensou.
Au présidium pour conduire les travaux de cet atelier, on notait la présence de Mireille Houensou, coordonnatrice régionale Zou-Collines du Can, d’Ambroise Agbota, représentant de la Banque mondiale, et du professeur Roch Mongbo, secrétaire permanent du Can et coordonnateur du Pmasn. A l’ouverture des travaux, Ambroise Agbota a rappelé aux participants que « c’est parce que le Pmasn est un projet trop exigeant qu’on veut aller au-delà de tout ce que nous avons fait jusque-là ». Il a évoqué les contraintes liées au Projet multisectoriel de l’alimentation de la santé et de la nutrition. Le projet vise à avoir une famille heureuse et en bonne santé, vivant dans un environnement sain, grâce à une bonne utilisation des services de nutrition de l’adolescente, de la femme enceinte et de la femme allaitante et la promotion de la production vivrière pour améliorer la diversité alimentaire. Les groupes cibles sont les enfants de 0 à 59 mois, les filles adolescentes, les femmes enceintes et les femmes allaitantes. Le secrétariat permanent du Conseil de l’alimentation et de la nutrition (Sp-Can), les ministères, l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb), les communes, les conseils communaux de concertation (Ccc), les Ong, sont tous associés pour l’atteinte des objectifs.
Pour le professeur Roch Mongbo, « La nutrition est comme un orchestre où, si un instrument ou un chanteur déconne, toute la musique devient désagréable à entendre ». Il évoque la nécessité de l’investissement qualitatif des participants à la réalisation des objectifs du projet qui est comme une « course de relais » où chacun a sa partition à jouer. «Un franc investi dans la nutrition, c’est 16 à 25 F qui sont retournés » martèle-t-il, démontrant ainsi la rentabilité de ce secteur financé par le Gouvernement sur crédit de la Banque mondiale.
Il a alors convié chaque acteur à la disponibilité et à s’impliquer davantage pour réaliser ce «travail bien dense » qui ne fait d’ailleurs que commencer.

Société 04 sept. 2017


1329 - 1578