La Nation Bénin...
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Jeudi 31 août dernier, la représentation au Bénin du Fonds des Nations Unies pour la Population (Unfpa) a procédé à la remise de matériels et consommables médicaux au profit du dispensaire de l’usine Fludor de Zogbodomey. Une cérémonie qui a réuni des responsables des deux structures ainsi que des autorités politico-administratives de la commune.
D'un coût global de 7 537 000 francs Cfa, le lot de matériels et consommables médicaux offert par la représentation au Bénin du Fonds des Nations Unies pour la Population (Unfpa) au dispensaire de l’usine Fludor de Zogbodomey permettra d'assurer une meilleure fonctionnalité de l'infirmerie, un meilleur accès des femmes et des jeunes filles à la planification familiale et aux services Sraj/Pf/Ist/Vih/Sida.
La cérémonie de remise des équipements médicaux a débuté par la signature des documents consacrant l’acte de donation par les deux parties dans l’enceinte même de l’usine de Cajou- Fludor. C’est à la suite de cet acte que les officiels se sont dirigés dans le hall de l’usine de cajou où attendaient plusieurs centaines des femmes ouvrières qui y travaillent. Il y a exactement dix mois, se souvient Roland Riboux, PDG de Fludor-Bénin, « Nous étions ici dans ses locaux pour une visite de nos deux usines avec les cadres de L'unfpa afin de voir dans quelles mesures nous pourrions tisser des relations de collaboration durables entre nos deux institutions ». Puis, il poursuit en indiquant que les étapes parcourues depuis plusieurs mois au sein du comité de travail qui a été mis en place à cet effet ne sont pas négligeables.
En effet, les femmes qui travaillent au sein de ces usines proviennent, pour la plupart, des villages situés non loin de l’usine. L'accessibilité et la disponibilité des équipements médicaux de base pouvant permettre une prise en charge rapide et adéquate pour sauver des vies sont souvent difficiles. C'est la raison qui fonde cet appui de l'Unfpa qui permettra à plus de 2000 femmes de ces unités de transformation et leurs enfants de bénéficier de l'infirmerie que Fludor-Bénin a construite dans son enceinte. Et pour Roland Riboux, «Il est impossible de mettre en œuvre un programme de santé, s'il n'y a pas de produits et d'équipements nécessaires». « Cet équipement permettra de fournir assez rapidement les premiers soins à celles qui seront dans le besoin et réduira de façon significative les complications sanitaires», espère-t-il. Mieux, cet acte constitue la preuve, s'il en est encore besoin de le préciser, de la parfaite coopération entre le secteur privé et les partenaires techniques et financiers, se réjouit-il.
Un geste salutaire
Tour à tour, les différents intervenants à la suite du PDG de Fludor, dont le maire de Zogbodomey, David Zinsou Towêdjè, ont été unanimes pour reconnaître que ce don de médicaments contribuera à améliorer le bien-être des femmes et de leurs enfants. Puis, se réjouit le maire Towêdjè, « C'est encore une fois un honneur pour la commune de Zogbodomey de participer à travers les activités de Fludor Bénin – usine cajou au bien-être de mes administrés en l'occurrence les femmes de la commune ». Fludor Bénin -usine cajou ne s'est pas contentée de donner du travail à 600 femmes et dans un futur proche à plus de 1000 femmes de la commune de Zogbodomey et environs. Elle a aussi pensé à leur santé avec cet appui de l’’Unfpa. Il s'agit de la défense d'une cause noble, celle du développement socioéconomique de la population de la localité et principalement celui des femmes.
Dr Koudaogo Ouédraogo, représentant résident de l’Unfpa au Bénin, fait observer que cette remise de don s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Promotion de la Santé de la reproduction des femmes et des filles des usines de cajou et de karité» dont l'objectif général est de contribuer à l'amélioration de la santé maternelle et au bien-être des femmes et des filles travaillant dans les deux filières. Car, indique-t-il, la mission de l'Unfpa est de « Réaliser un monde où chaque grossesse est désirée, chaque accouchement est sans danger et le potentiel de chaque jeune est accompli ».
Conformément à ce mandat, l'Unfpa accompagne les gouvernements dans les pays où il est présent pour lutter contre la mortalité et la morbidité maternelles et pour plus d'accès aux services de santé de la reproduction. Pour mener à bien cette mission, la contribution des Ong, de divers partenaires ou bailleurs de fonds ainsi que l'implication du secteur privé revêt une importance capitale. C'est dans ce cadre qu'un partenariat a été mis en place entre Unfpa et Fludor pour renforcer la demande et l'offre de services de services de santé la reproduction.
Dr Koudaogo dit avoir bon espoir que ce don de l’Unfpa aura des retombées dans tous les secteurs de développement de la commune de Zogbodomey. Car, la planification familiale est une stratégie de développement, un pilier pour la réduction de la mortalité et un facteur déclencheur de la réalisation du dividende démographique.
Ce que reconnaîtra aussi la représentante des femmes travailleuses de l’usine. Véronique Okoumassoun qui, a, au nom de ses pairs, exprimé sa gratitude à l'Unfpa et a promis qu’un bon usage sera fait de ce don qui contribuera à l'amélioration du bien-être des femmes, des adolescents et jeunes qui travaillent dans cette usine.
Il est à noter que la cérémonie a pris fin par la remise officielle des matériels offerts et la coupure symbolique du ruban de l’infirmerie devant accueillir les lots remis par les officiels présents.

Les communes de l’Atacora ont désormais des raisons de réclamer au Gouvernement le transfert des ressources qui leur sont allouées. Les plans de développement communal 3e génération de ces communes ont été approuvés, jeudi 31 août dernier, par le Conseil départemental de concertation et de coordination (Cdcc).
Les neuf communes de l’Atacora ont franchi un pas dans l’élaboration de leurs plans de développement communal de 3e génération, après expiration de ceux de la 2e génération depuis 2015 et exceptionnellement en 2016 pour les communes de Tanguiéta et de Natitingou. Et le Gouvernement qui a conditionné le transfert des ressources à la disponibilité des Pdc élaborés et approuvés n’aura plus des raisons de geler son appui au développement de ces communes, comme il l’a décidé pour les inciter à se lancer dans le processus d’élaboration de ces documents. Elaborés sur la base d’une méthodologie qui intègre toutes les prévisions et programmations d’ordre social, économique, spatial, environnemental et autres préoccupations circonstancielles de la commune, les documents ont été approuvés par le Conseil départemental de concertation et de coordination présidé par le préfet de l’Atacora en sa session du jeudi 31 août dernier.
Cadre d’orientation de l’action communale sur une période de cinq ans, ces plans au terme de leur processus d’élaboration ont été soumis à l’analyse technique d’un comité départemental qui a restitué à l’ensemble des maires et de leurs adjoints présents à la session les observations en vue de leur amélioration. Dans leur ensemble, ces documents ont été jugés cohérents et en phase avec les orientations nationales et stratégies sectorielles de développement sur la base d’une grille conjointement élaborée par le ministère en charge de la Décentralisation et celui en charge du Plan et du Développement.
Les observations faites par le comité départemental d’analyse sur le Pdc III de chacune des neuf communes, une fois restituées au Cdcc par Isdine Tassou, chef service de la Planification et Aménagement du Territoire de la Préfecture de Natitingou, lors de la séance, devront être intégrées audit document.
Exigence de la Loi N°97-029 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes qui stipule en son article 84 que : « La commune élabore et adopte son plan de développement et veille à son exécution en harmonie avec les orientations nationales en vue d’assurer les meilleures conditions de vie à l’ensemble de la population », l’élaboration de ces documents, outre le respect de cette prescription légale, a souligné Déré Lydie Chabi Nah, préfet de l’Atacora, tient d’un enjeu : celui de la promotion du développement local à l’horizon projeté.
Aussi, à l’endroit des maires, a-t-elle indiqué que les projets et investissements retenus leur seront opposables par les services techniques de la Préfecture à l’occasion de l’approbation de leurs budgets respectifs. « J’exercerai personnellement un droit de regard sur l’exécution desdits plans afin d’éviter la prédominance des projets parallèles au préjudice de la commune », défend-elle.
Des exhortations que Paul Sahagui, président de l’Association des communes de l’Atacora et de la Donga (Acad), s’est engagé au nom des maires, à prendre en compte dans l’exercice de leurs charges. La phase d’approbation franchie, une campagne de vulgarisation dans les différentes localités sera enclenchée pour une appropriation par toutes les parties prenantes des projets inscrits dans les plans de développement. D’où son appel aux partenaires techniques et financiers pour bénéficier de leurs divers appuis.

La deuxième mandature du Parlement des jeunes du Bénin (Pjb) sera officiellement installée lundi 4 septembre prochain au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Elle sera mise en place pour un mandat de trois ans. La cérémonie d’investiture était initialement prévue pour le vendredi 1er septembre dernier. Mais elle a été décalée en raison de la fête de tabaski.
Les jeunes parlementaires sont donc attendus au Parlement lundi prochain pour leur installation officielle suivie de l’élection des membres de leur bureau. Ils vont succéder ainsi à la première législature dont le mandat expire demain, dimanche 2 septembre, à minuit. Celle-ci a tenu sa dernière séance plénière de fin de législature, le jeudi 24 août dernier, au palais des Gouverneurs à Porto-Novo.
Il faut signaler que le Parlement des jeunes du Bénin a pour entre autres objectifs, de créer un cadre de concertation et d’échanges pour les jeunes, développer la formation civique en initiant les jeunes à l’activité parlementaire, impliquer les jeunes dans la mise en œuvre de toute législation nationale ou internationale concernant les jeunes et de la convention de lutte contre les violences faites aux femmes. Il est composé de 85 membres provenant des douze départements du Bénin et répartis conformément à leurs poids démographiques. Il s’agit de jeunes gens, filles et garçons, âgés de 18 à 23 ans, de bonne moralité ayant suivi un cursus scolaire ou universitaire ou provenant de l’enseignement professionnel ou des centres d’apprentissage. Les jeunes députés doivent appartenir à un mouvement associatif ou de solidarité. Les 85 nouveaux jeunes parlementaires ont été retenus à l’issue d’une procédure rigoureuse de sélection conduite par l’Assemblée nationale, tenant compte des critères énumérés supra par les statuts du Pjb.
Politique 02 sept. 2017

« C'est avec beaucoup de fierté mais aussi avec beaucoup d'humilité au regard de la tâche qui nous attend, que je viens d'intégrer le Conseil présidentiel pour l'Afrique qui a été officialisé le 29 août 2017 ». Ainsi s’est confié, sur sa page facebook, Jean-Marc Ajovi-Boco, ancien capitaine de l’équipe nationale de football (ancien sociétaire du Racing Club de Lens) après cet honneur à lui fait par le président français Emmanuel Macron à l’instar d’autres experts parmi lesquels figure un autre Béninois, l’ancien ambassadeur du Bénin près la France, Jules-Armand Aniambossou.
Les membres de ce conseil directement rattaché au Président de la République, onze au total, ont pour mission d’apporter au président français un éclairage différent, puisque venant d'hommes et de femmes de terrain ayant un lien fort avec l'Afrique sur les enjeux de la relation entre la France et l’Afrique lui permettant de nourrir sa politique africaine. Ils devront par ailleurs formuler des propositions concrètes d’actions sur des secteurs d’avenir de la relation entre la France et l’Afrique, faire part au président de la République de la perception de la France et de sa politique en Afrique par les Africains eux-mêmes, notamment les jeunes générations et puis développer un lien avec la société civile africaine afin de davantage prendre en compte ses préoccupations.
Les deux Béninois qui ont un statut de bénévoles tout comme les autres membres ont affirmé à la suite de leur nomination leur envie de participer à la construction d'une autre relation entre la France et l'Afrique.
International 01 sept. 2017

Un partenariat gagnant-gagnant, autrement le « win-win » comme disent les Anglais. C’est ce que projettent le Bénin et l’Afrique du Sud dans des secteurs comme le commerce et l’investissement. Ce mercredi 30 août, s’est ouverte à Cotonou la troisième session du Comité conjoint entre les deux pays pour s’y pencher.
Cotonou et Pretoria misent gros sur le commerce et investissement pour donner un nouveau visage à la coopération bilatérale. Des délégations des deux pays se penchent sur la question les 30 et 31 août à Cotonou à l’occasion de la troisième session du Comité conjoint commerce-investissement entre le Bénin et l’Afrique du Sud. Lequel comité est mandaté pour identifier les secteurs de développement de la coopération et présenter les opportunités d’investissements existant entre les deux pays. « Il s’occupe également de l’amélioration des flux commerciaux, d’investissement et de technologie entre les deux pays », laisse-t-on entendre du côté du ministère des Affaires étrangères du Bénin. En prélude aux travaux, un séminaire sur le Programme d’action du Gouvernement (Pag) a été organisé à l’intention d’une délégation d’hommes d’affaires et d’investisseurs sud-africains. « Le Bénin d’aujourd’hui constitue une réelle opportunité pour l’investissement avec de nombreux outils d’incitation et de protection des investisseurs dans un environnement favorable aux affaires », a déclaré Is-Dine Bouraïma, directeur général de l’Agence de promotion des investissements et des exportations (Apiex). Aussi a-t-il engagé les membres du comité à être « plus actifs dans ce partenariat avec l’Afrique du Sud afin de bénéficier pleinement du nouvel environnement favorable au secteur privé qui prévaut dans notre pays ». Pour lui, le défi de la mondialisation « oblige les pays africains à mieux penser et à mieux construire non seulement l’intégration, mais aussi la compétitivité de leurs économies ».
Côté sud-africain, le ton était aussi à l’assurance. Qu’il s’agisse du chef de la délégation Musa Thabiso, président sortant du comité conjoint ou de l’ambassadrice Noluthando Mayende-Sibiya, tous s’accordent à reconnaître que la relance des activités de ce comité mixte de dix membres officiellement installé depuis le 27 février 2012, constitue une « aubaine pour diversifier et renforcer les relations économiques entre les deux pays ». Cette réunion de quarante-huit heures, soulignera Musa Thabiso, est à percevoir comme un pas décisif vers l’intégration des économies des deux pays. « Nous sommes là pour créer un partenariat en vue du développement et nous définirons les domaines à impacter en donnant une place de choix au développement des infrastructures, poursuit-il.
Marc Hermanne Araba, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, est autant convaincu de cette rencontre qu’il juge importante est inscrite comme tournant décisif dans l’histoire des relations entre le Bénin et l’Afrique du Sud. C’est d’ailleurs la raison d’être, souligne-t-il, de ce séminaire sur le Pag organisé à l’intention des hôtes sud-africains. Ils ne repartiront pas de Cotonou sans avoir des entretiens avec des autorités béninoises en vue de s’imprégner des opportunités d’investissements que présente le Pag, notamment dans les secteurs des infrastructures, de l’énergie, de l’agriculture, de l’eau et de l’économie numérique?

Stupéfaction dans le milieu culturel, mardi 29 août dernier au lendemain de l’incendie qui s’est produite dans le musée de la ville historique d’Abomey. Mais plus de peur que de mal, c'est les stands destinés à la vente des objets d'art qui ont été consumés par le feux.
Le Gouvernement saisi du drame, s’est penché sur la situation lors de la séance du Conseil des ministres de ce mercredi 30 août. De sources proches de la présidence de la République, le ministre en charge de la Culture, Ange N’koué, a fait le point au Gouvernement. Il en ressort que ce n’est pas le musée qui a brûlé, mais plutôt les stands d’exposition de vente. Les produits consumés sont estimés à environ 25 millions de franc Cfa. Selon les mêmes sources, la réfection des stands devrait coûter moins d’une dizaine de millions de nos francs.
Informée du drame qui a frappé cette partie du musée d’Abomey, l’Unesco a rassuré notre pays que le feu ne s’étant limité qu’aux stands, cela ne devrait en aucun cas inquiéter le Bénin par rapport à un risque de déclassement de son musée de la liste du patrimoine mondial. Une mission de l’institution est attendue chez nous en octobre prochain dans le cadre de la future inscription de Ganvié au patrimoine mondial pourra saisir l’occasion pour voir les possibilités d’aide à apporter à notre pays, renseigne notre source.
Même s’il faut reconnaître que ce drame en appelle davantage à une attention soutenue par rapport à la sécurisation de nos musées, il faut souligner que fort heureusement, c’est la partie stand de vente qui a été consumé. Ce qui maintient le musée de la ville historique dans le patrimoine mondial?
S. L.

Des dysfonctionnements graves sont enregistrés dans la gestion administrative et financière de l’Association Projet d’appui au développement des micro-entreprises (Padme) au titre de l’année 2016. La mauvaise gestion reprochée à l’administrateur provisoire, Mounirou Bachabi porterait sur plus d’un milliard F Cfa.
Des actes de mauvaise gestion portant sur plus d’un milliard de francs Cfa ont été notés dans la gestion administrative et financière de l’Association Projet d’appui au développement des micro-entreprises (Padme) au titre de l’année 2016. Le ministre de l’Economie et des Finances a diligenté une commission de vérification pour s’enquérir de la situation faisant état de supposées malversations qui pèsent sur l’administrateur provisoire de la structure, Mounirou Bachabi, suite à des dénonciations à lui parvenues. De sources concordantes, le Conseil des ministres réuni ce mercredi 30 août s’est penché sur le dossier.
En effet, l’enquête menée par l’Inspection générale des Finances a révélé plusieurs dysfonctionnements graves sur le plan de la gouvernance et du contrôle interne. L’on évoque, entre autres, la signature des contrats portant d’importants montants sans information préalable du comité de suivi de l’administration provisoire, notamment un contrat de construction d’un immeuble de type R+1 de 217 666 337 F Cfa à Cocotomey ; la substitution d’attributaire de contrat des lots 1 et 2 du marché de « mise en place de liens de télécommunication pour l’interconnexion des sites de Padme » pour un montant de 86 700 000 F Cfa au profit d’un soumissionnaire régulièrement éliminé à l’issue de la procédure d’appel d’offres ouvert. Il est également fait cas de non-respect du plafond du seuil de consultation restreinte pour deux commandes d’un montant total de 34 483 503 F Cfa, de la signature de quatre contrats de 441 840 516 F Cfa par la procédure de gré à gré et ce, en violation des prescriptions du manuel de procédures.
Par ailleurs, l’on parle de la signature de deux contrats d’envergure d’un montant global de 287 310 000 F Cfa hors procédures administratives habituelles du Padme et ce, sans l'avis du comité de suivi de l’Administration provisoire de l’institution.
Aussi, des prestations auraient-elles été entièrement payées à l’avance pour un montant de 198 millions F Cfa, suite à la fermeture d’un dépôt à terme de 3 milliards F Cfa, et exécutées partiellement.
Au total, sur la gestion au titre de 2016, soit en un an seulement, les actes de mauvaise gestion reprochés à l’administrateur provisoire du Padme, Mounirou Bachabi, portent sur plus d’un milliard de F Cfa.
Avec ce nouveau cas d’audit, le Gouvernement qui a sonné le glas de l’impunité, semble décidé à poursuivre cette lutte contre la mauvaise gestion des ressources publiques. Après la Sonapra, le Fonds national de microfinance (Fnm), l’Onasa, le Gouvernement affiche une volonté manifeste, non seulement de dénoncer mais surtout de faire rendre gorge aux pilleurs des ressources publiques. Et, c’est à l’actif du président patrice Talon et de tout le régime du Nouveau départ?

L’examen de Certificat de qualification professionnelle aux métiers prévu pour se tenir en octobre prochain se déroulera dans presque tous les départements du Bénin. Le ministre en charge du secteur, Lucien Kocou, a consacré cette généralisation, ce mardi 29 août à Athiémé dans le Mono.
Les départements de l’Atlantique, des Collines, du Couffo, du Mono et du Zou sont désormais pris en compte dans le cadre des réformes visant l’organisation de l’examen de Certificat de qualification professionnelle des métiers (Cqm) de l’artisanat sur tout le territoire national. Cette avancée a fait l’objet d’une cérémonie d’institutionnalisation organisée hier, mardi 29 août à Athiémé, dans le département du Mono. La même cérémonie vise, aux dire du ministre Lucien Kocou, à consacrer l’opérationnalisation et la généralisation de l’examen au plan national grâce à l’accompagnement des partenaires financiers et l’engagement des acteurs du secteur de l’artisanat.
Introduit, par décret 2005-117 du 17 mars 2005 au même titre que le certificat de qualification professionnelle, en vue de la reconnaissance par l’Etat des compétences professionnelles technologique et générale acquises par l’apprentissage ou l’exercice d’un métier ou d’une activité professionnelle qualifiante, le Cqm a été mis en œuvre en 2013, à titre expérimental dans vingt-neuf communes. Il s’agit, rappelle le ministre, des communes des départements ayant une expérience dans l’organisation d’un examen de fin d’apprentissage traditionnel. A l’en croire, le Cqm s’étend actuellement à 42 communes à la suite de son extension aux neuf communes de l’Atacora à partir de 2014 et aux quatre communes de la Donga depuis l’année 2015.
Le Cqm remplace le diplôme de fin d’apprentissage (Dfa) décerné dans la plupart des 311 métiers consignés dans la nomenclature des métiers de l’artisanat au Bénin et met définitivement fin à la pratique de la dot. Laquelle pratique, aux dires de Lucien Kocou, n’a fait que détruire le destin d’une grande partie de la jeunesse dont le seul tort est de ne pas être en mesure d’honorer la dot à la fin de leur apprentissage. « Le Cqm est un véritable outil de promotion et de valorisation du secteur de l’artisanat au regard des effets induits et observés dans les zones d’expérimentation que sont le Borgou, l’Alibori, l’Ouémé, le Plateau et le Littoral », a souligné le ministre.
Il n’a pas manqué d’inviter les maires, les collectifs des associations des artisans et d’autres acteurs locaux à s’approprier la mise en œuvre de cet examen même si des actions de consolidation et d’amélioration restent à faire dans toutes les communes. Etaient également présents à la cérémonie, le directeur de cabinet du ministre de la Fonction publique, le préfet du Mono et le maire d’Athiémé?

Les braqueurs se sont signalés sur l’axe Tchaourou-Tchatchou, lundi 28 août dernier. Ils ont dépouillé les passagers d’un bus de transport en commun et d’un véhicule personnel. N’eût été l’alerte parvenue très tôt aux éléments de la gendarmerie et de la police de Tchaourou, ils auraient fait de nombreuses victimes.
Malgré toutes les dispositions prises, le problème de l’insécurité continue de se poser avec acuité sur les principaux axes routiers du Bénin, faisant courir des risques à leurs usagers. C’est le cas des passagers d’un bus de la compagnie de transport en commun, Rimbo du Niger et d’un véhicule personnel qui ont été attaqués entre Tchaourou et Tchatchou, lundi 28 août dernier.
Dans leur fuite, les braqueurs, au nombre de six, selon le conducteur du bus, sont partis avec une somme de 414 000 F Cfa et d’autres biens qu’ils ont ramassés auprès des passagers. On ne déplore pas de perte en vies humaines, mais un blessé qui, conduit à l’hôpital de Papané, est hors de danger, aux dernières nouvelles. Il n’avait pas voulu obtempérer aux injonctions des braqueurs.
Alertés, si les éléments de la Brigade territoriale de la gendarmerie de Tchatchou et des policiers de Tchaourou n’avaient pas rappliqué rapidement sur les lieux, les dégâts auraient été considérables.
Selon le commissaire de Tchaourou, Jérémie Dansou, les braqueurs ont fait usage d’une arme à feu avec laquelle ils ont tiré des cartouches de calibre 7,62. « Nous avons ramassé deux douilles sur les lieux. Ce sont des armes de guerre qu’ils ont utilisées », a-t-il indiqué. Sur instruction du procureur de la République, informe le commissaire, une enquête a été ouverte.Tout en invitant les voyageurs à faire confiance aux systèmes bancaires, il leur demande de ne plus avoir sur eux, de fortes sommes d’argents au cours de leurs déplacements. Il souhaite également que le Gouvernement interdise les voyages de nuit sur les axes routiers.

En attendant jeudi prochain, veille et jour fatidique avant vendredi qui verra la célébration de la fête de la Tabaski, le mouton, élément essentiel, est au cœur de toutes les attentions. Si les vendeurs ont envie de se débarrasser des bêtes pour faire de bonnes affaires, les acheteurs, eux, se font désirer. Et même quand ils sont au front, ils sont réticents et parfois déçus. Mais une chose est sûre, la fête aura lieu.
Plus de quinze minutes déjà qu’Hassan, 42 ans, maître artisan, fait des tours dans le marché à bétails de Vodjè (Cotonou), scrute, tourne, tâte les bêtes, négocie… Il a tellement fait la ronde avec son long boubou blanc-sale qu’il a fini par lasser les vendeurs. Plus personne ne semble s’intéresser à lui. Pourtant, Hassan, tout bon musulman qu’il est, veut un mouton. Seule difficulté, l’incompatibilité entre ses ressources et ses choix. « Prenez un petit mouton de 35.000F », finit par lui suggérer un aide-vendeur. Une solution qui est loin de contenter l’acheteur dépité qui finit par quitter par les lieux. Sans doute pour y revenir, mieux armé financièrement pour repartir avec la bête de son choix et de ses envies. Dans ce marché, devenu le principal point de vente de moutons dans la ville de Cotonou, le petit bétail blanc s’étend à perte de vue. Au milieu des bêlements des bêtes, des vendeurs, mais aussi des enfants. Leur mission, fouetter les bêtes têtues et les conduire de force vers les acheteurs. L’arrivée de chaque nouveau client est donc génératrice de supplices pour les animaux qui reçoivent des coups de part et d’autre avant les séances de négociation qui décident de leur sort.
Lesquelles négociations sont âpres, très âpres. La raison, justifie Hamidou, vendeur de nationalité burkinabè, le prix élevé des moutons.
Pas facile d’emporter une bête
Entre acheteurs et vendeurs, les positions se concilient difficilement. Ce vendeur-ci dit avoir de « grandes bêtes » et les livrent entre 80 000 et 350 000 F Cfa selon leur gabarit. Plutôt intransigeant et très peu flexible, il vend peu. « Depuis le matin, je n’en ai vendu que deux. Un à 85 000 F Cfa et un autre de 90 000F Cfa », confie-t-il. Mais il est loin de se décourager. Mâchant sa noix de cola devant ses dizaines de bêtes, il espère pour les deux derniers jours avant la fête « les vrais clients ». C’est d’ailleurs pour eux, affirme-t-il, que cette année, il a fait l’option des grands moutons. « Ils se vendent plus facilement et ne sont pas à la portée de toutes les bourses », commente le vendeur dont la cible semble bien précise.
Sauf que là encore, la cible elle-même semble se perdre devant les prix collés aux animaux. « Le choix s’avère difficile en raison des prix et je me demande si tous les musulmans pourront sacrifier à la tradition », s’interroge Hakim Eke, agent de la compagnie des sapeurs-pompiers venu avec sa famille se ravitailler. Si lui est convaincu qu’il repartira des lieux avec sa bête de fête, il n’a pas encore l’assurance de s’acheter l’animal de son choix. « Tout se jouera en fonction de mes moyens », lance l’homme en treillis qui, visiblement, n’a aucune envie de s’embarrasser. Si les années précédentes, les clients venaient au moins pour négocier et discuter, « cette année, ils se font rares », constate le voisin d’Hamidou, un autre vendeur allongé sur sa natte. Depuis une semaine qu’il a rejoint les lieux, ce Nigérien habitué à convoyer ses bêtes sur Cotonou n’en a pas encore livré un seul. Son stock est intact. Même les traditionnels clients qui ont l’habitude de l’appeler pour passer commande à distance n’ont pas composé son numéro cette année. Il n’en revient pas et cache mal son amertume. A cette allure, craint-il, « On risque de faire tabaski sans mouton », bredouille-t-il dans un français approximatif. Pour se distraire les vendeurs, les aide-vendeurs organisent par moment des spectacles de combats entre les bêtes. Au milieu de leurs violents coups de cornes et de têtes, l’assistance rit, bavarde, se divertit, échange et parfois applaudit.
Des vendeurs tristes !
Vendeurs tristes, mais acheteurs préoccupés aussi. Sur les lieux, les quelques rares acheteurs rencontrés ont du mal à se satisfaire. Le problème, les prix des bêtes. « Ils sont exorbitants », se plaignent-ils. Moudjib, lui, a fini tout de même par faire son choix. Non sans difficulté. Pareil pour Sadiké, responsable dans une agence de publicité de la place. Deux moutons à 170 000 F, c’est l’affaire qu’il vient de conclure après d’âpres négociations. Une prouesse, pourrait-on dire, à l’entendre se confesser. Mais pour y arriver, il a dû se débarrasser des « démarcheurs » pour traiter directement avec les vendeurs. Celui-ci indexe ces démarcheurs, trop nombreux dans le marché à moutons de Vodjè comme à la base du surcoût. « La plupart des vendeurs ne comprennent pas français et la langue du milieu. Les démarcheurs leur proposent de les aider, enregistrent les vrais prix et font de la spéculation auprès des clients », dénonce furieux Sadiké. Pour lui, « sans ces intermédiaires, le prix du mouton serait accessible ». Les siens, il les fait estampiller et reviendra les chercher vendredi matin. Derrière ces lunettes fumées, il observe le vendeur les déplacer vers la loge « des moutons marqués » à la peinture pour marquer la différence.
Autre lieu, autre réalité. Au marché de mouton de Zongo, quartier autrefois spécialisé dans la vente des moutons à Cotonou, ce sont les vendeurs qui organisent la riposte face aux accusations de cherté des bêtes. Souleymane, lui, est d’ailleurs très remonté sur la question. Le vieil édenté et à l’expression peu aisée s’improvise néanmoins porte-parole de ses pairs. « Cette année, personne ne peut dire que le mouton est cher. Même avec 18 000 ou 20 000 F Cfa, tu peux acheter ton mouton. Il y en a pour tous les prix. Il y a mouton ‘’tchivi’’ (moindre qualité), mouton ‘’tchigan’’ (bien en chair). Ça dépend de ce que tu veux », nuance-t-il. Ici aussi, reconnaît-t-il, les clients sortent au compte-gouttes. « Ils attendent jeudi (veille de la fête) en se disant que nous vendrons moins cher, mais ils se trompent. Nous n’allons rien diminuer », prévient Souleymane. Un discours loin d’emballer les vendeurs rencontrés sur place qui se plaignent de la cherté des bêtes. Certains parmi eux n’excluent pas la possibilité d’aller vers le marché de bétail de Djeffa (route de Porto Novo) pour tenter leur chance?