La Nation Bénin...
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Le rejet de pièces de monnaie usées et de billets de banque mutilés ou maculés est un phénomène qui gagne du terrain dans des localités du Bénin, en particulier à Lokossa. Parfois, source d’invectives entre clients et vendeurs, il a fait récemment l’objet d’une rencontre à huis clos entre le ministre en charge des Finances, Romuald Wadagni, et le collectif des 65 chefs de quartiers et de villages de la cité des Kotafon.
Invité à se prononcer sur le phénomène du rejet des pièces de monnaies usées et des billets de banque mutilés ou maculés, le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, n’aurait pas tenu un langage de bois. A en croire, le chef du village de Tédéado dans l’arrondissement d’Agamè, Léonard Afabo comme d’autres participants à la rencontre, le ministre a désapprouvoué le comportement. Pour le ministre, rapporte Léonard Afabo, le phénomène en question est réglementé et les textes qui l’encadrent n’autorisent pas les citoyens à refuser d’encaisser des pièces de monnaie usées ou de billets de banque maculés ou déchirés si ces altérations sont contenues dans les normes établies.
La même préoccupation avait été soumise, en juillet dernier, aux cinq ministres natifs du Mono et du Couffo en tournée d’échanges, dans les deux départements, au sujet de la réalisation du Programme d’action du Gouvernement (Pag 2016-2021). Mais à l’occasion, aucune réponse n’a pu être servie tant la moisson des préoccupations était abondante. C’est dire combien le phénomène taraude les populations pour ne pas retenir l’attention du ministre Romuald Wadagni. Il aurait avancé que les auteurs de ces rejets pourraient être punis conformément aux textes en vigueur. Toutefois, les élus ont exprimé leur souhait de voir le Gouvernement sortir un communiqué pour mettre toute la population au même niveau d’information.
De nouvelles règles
La mauvaise compréhension d’un récent courrier de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) serait à la base du développement du phénomène décrié. Il s’agit du courrier référence n°B00/SCA/00467-2016 en date du 21 décembre 2016, par lequel l’institution d’émission monétaire n’a fait que rappeler les nouvelles règles de gestion des billets maculés et/ou mutilés. Ces règles s’énoncent en deux volets.
En premier lieu, il est dit que « Les billets mutilés, agrafés ou munis de scotch doivent être séparés et faire l’objet d’un bordereau de versement distinct ou être présentés aux guichets des opérations diverses et d’échanges pour examen et remboursement ultérieurs ».
Le second volet est relatif aux billets maculés (tachés lors de tentatives de vol). A leur sujet, la Bceao demande qu’ils soient apportés séparément à un guichet ouvert en vue de leur examen sur constitution de dossier. Voilà les règles rappelées et pour lesquelles il a été demandé aux institutions financières de mettre en place un dispositif de traçabilité permettant de rembourser les auteurs des versements desdits billets. Soucieuses de se mettre au pas, les institutions financières du Bénin, dit-on, s’alignent pour la plupart sur les dispositions de la Bceao. Les nouvelles dispositions sont entrées en vigueur depuis lundi 2 janvier 2017.
L’impatience
Si le souci de figurer parmi les bons élèves de l’espace financier sous-régional est salué, la contrainte que cela impose aux clients n’est pas suffisamment expliquée pour apaiser les doutes et contenir l’impatience de certains parmi eux. C’est notamment le cas pour les auteurs des versements de billets en question et qui font leurs opérations au niveau des banques primaires qui déposent d’abord les fonds sur un compte interne avant d’aller effectuer les formalités à la Bceao. Et, c’est à la suite de cette étape couronnée par la réception de l’avis favorable de l’institution monétaire, que le compte de l’auteur du versement sera crédité. Ainsi sont traités les clients qui n’ont pas la possibilité de se rendre directement à la Bceao ou dans l’une de ses agences en vue de remplir les formalités d’authentification et du remboursement des billets maculés ou mutilés. La non-disponibilité immédiate du montant de ces derniers sur le compte du déposant explique, pour une large part, la réticence de certaines personnes à les encaisser. Si rien n’est fait pour sensibiliser les populations à porter un autre regard sur les billets maculés ou mutilés, ceux-ci continueront d’être sources de conflits. Ce qui, selon certains témoignages, n’est plus le cas au Togo, par exemple, un pays frontalier du Bénin.
Actualités 22 août 2017

A dix-huit mois des élections législatives de 2019, les états-majors des formations politiques se bousculent déjà pour mettre en place des alliances politiques afin de soutenir le chef de l’Etat. Au premier plan, la coalition « Bénin en route ». D’autres verront certainement le jour les mois à venir, sans oublier les ralliements qui se font autour du Programme d’action du Gouvernement (Pag). A y voir de près, l’on se demande s’il s’agit de vrais soutiens ou des marchands d’illusions comme l’ont déjà connu les prédécesseurs du président de la République.
Qui soutient réellement le chef de l’Etat et son Programme d’action du Gouvernement (Pag) ? A l’allure où vont les choses, le président de la République,
Patrice Talon, devra commencer à faire le point pour connaître ceux qui sont effectivement avec lui pour ne pas subir le même sort que ses prédécesseurs.
Pour tout homme politique, tout soutien est bon quelle que soit la crédibilité de la personne ou le regroupement qui l’apportent. Seulement, c’est l’après-gestion des chefs d’Etat en fonction qui révèle le vrai visage de ceux qui se déclarent souvent très proches d’eux. Du président
Nicéphore Dieudonné Soglo à Boni Yayi en passant par feu général Mathieu Kérékou, pour ce qu’on sait depuis l’ère du Renouveau démocratique, ils savent très bien comment les marchands d’illusions fonctionnent.
Les préparatifs des législatives de 2019 montrent déjà que les anciennes pratiques pour s’agglutiner autour du président de la République en fonction ont commencé. Samedi dernier, c’est la coalition « Bénin en route » qui a été portée sur les fonts baptismaux par des personnalités et des partis politiques qui apparemment n’ont jamais pu envoyer de députés à l’Assemblée nationale. Ainsi née, cette coalition va bientôt commencer par faire du bruit sur le terrain pour quels résultats en 2019 qu’on ne sait encore.
Le même me samedi, des personnalités et mouvements politiques qui soutenaient l’ex-président de la République, Boni Yayi, ont fait leur ralliement à l’Union fait la Nation (Un). Une alliance politique de la majorité qui cherche ses marques afin de s’imposer pour voir si elle pourra reconduire encore au moins, pour les législatives de 2019, les treize députés élus en 2015.
Avant ces mouvements politiques du week-end écoulé, il y a d’autres mouvements, des partis politiques et même des personnalités qui, très proches de l’ancien chef d’Etat Boni Yayi, n’ont pas hésité à se rallier à la majorité présidentielle actuelle. L’objectif, c’est de soutenir le Pag qu’ils n’ont certainement pas encore lu, pour qu’on ferme les yeux sur un dossier dans lequel ils ont été trempés sous le régime défunt.
Les expériences antérieures
Revenu au pouvoir en 1996, feu général Mathieu Kérékou s’est entouré de plusieurs regroupements dont le premier appelé Coalition des forces démocratiques (Cfd) dans le temps avait fait la pluie et le beau temps. A côté de cette coalition, il y avait le bloc du Parti du renouveau démocratique (Prd) dirigé par Adrien Houngbédji et le bloc de Bruno Amoussou. La cohabitation entre ces différents regroupements n’a pas été du tout facile. La question de leadership entre Albert Tévoédjè, Adrien Houngbédji et Bruno Amoussou a fait voler en éclats la gestion du régime avant la présidentielle de 2001. Il fallait avoir l’étoffe d’un Mathieu Kérékou pour tout maîtriser.
Après la présidentielle de 2001, il a été créé autour du général Mathieu Kérékou, l’Union pour le Bénin du Futur (Ubf) dont le coordonnateur était Bruno Amoussou. A côté de cette nouvelle alliance, Albert Tévoédjrè avait gardé son autonomie. Puisqu’après ses déboires avec Notre cause commune (Ncc) qu’il a perdu, il a créé le parti national Ensemble avec lequel il voulait mettre en place le ‘’Sursaut patriotique’’. Mais avec l’expérience connue par les autres avec lui au niveau de la Cfd, personne ne voulait encore s’engager avec lui. Les tentatives de ce nouveau regroupement qu’il a entreprises n’ont pas abouti.
L’Ubf sera enterrée à l’approche de la présidentielle de 2006. Car, iune partie de cette formation politique a été emportée par Alain Adihou.
Puis arriva au pouvoir Boni Yayi en avril 2006. Le changement de régime a entraîné de nouveaux regroupements. Avant l’alliance Forces cauris pour un Bénin émergents (Fcbe) connue de tout le monde et que le président Boni Yayi lui-même a prise en main, il y avait d’autres petits regroupements dirigés par le groupe des Edgard Soukpon.
Aujourd’hui, l’alliance Fcbe connaît un déclin parce que les vrais acteurs sont en train d’aller vers ‘’la rivière’’.
Le président Nicéphore Dieudonné Soglo avait subi le même sort en 1995 à la veille de la présidentielle de 1996 avec sa puissante Renaissance du Bénin (Rb) quand il déclarait qu’aucune biche ne pouvait se fâcher contre la rivière. Mais, au fil des ans, la rivière a tari et continue de tarir jusqu’à maintenant. Et tout porte à croire que le président Patrice Talon ne va pas échapper à cette réalité. Comme quoi, il y a très peu de convictions politiques au Bénin. Seuls les intérêts guident beaucoup plus les ralliements des uns et des autres.
En accédant au pouvoir en avril 2016, le président Patrice Talon a énoncé des principes de sa gouvernance pour ne plus tomber dans les mêmes erreurs que ses prédécesseurs. Alors, il devra rester vigilant et bien examiner tous ceux qui se bousculent autour de lui. Si aujourd’hui ces marchands d’illusions commencent à le faire détourner de ses objectifs et surtout des principes qu’il s’est donnés, ce sont les mêmes personnes qui lui diront après son départ du pouvoir : « On lui avait dit, il n’avait pas voulu nous écouter ».

Mécontents de la façon dont l’Afrique est peinte dans les médias occidentaux, des communicateurs africains ont mis sur pied le Réseau des communicateurs panafricains (Rezopanacom) avec à sa tête l’Ivoirien Jean-Blaise Ayéméné alias Kakry Kaza. Le congrès constitutif du creuset qui a pour mission de restaurer l’image du continent dans le monde, s’est tenu, samedi 19 août 2017 à Cotonou.
« Panafricanisme et stratégies de communication pour une Afrique libre, indépendante et souveraine ». C’est le thème sous lequel se sont déroulés les travaux du congrès constitutif du Réseau des communicateurs panafricains (Rézopanacom) chargé de restaurer l’image de l’Afrique à travers la communication. Les participants sont venus du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Burkina Faso, du Ghana et du Bénin.
Selon l’Ivoirien Jean-Blaise Ayéméné alias Kakry Kaza, premier président élu du Rezopanacom, la mission fondamentale du Réseau des communicateurs panafricains est « de contrebalancer la communication négative et pernicieuse faite sur l’Afrique ». A titre illustratif, il a évoqué un reportage diffusé par la chaîne France 24 sur l’élection présidentielle au Kenya et dans lequel il a été montré une maison inachevée jonchée d’ordures. Pourtant, a-t-il poursuivi, il y a de jolies maisons dans ce pays qui méritent d’être montrées également. Pour lui, l’Afrique ne se réduit pas à cette image négative que s’évertuent à projeter les médias occidentaux. « L’Afrique, ce n’est pas les guerres, les crimes, les détournements, les vols. L’Afrique, ce sont les belles plages, les bonnes initiatives », a-t-il martelé, invitant la jeunesse africaine à ne pas se laisser frustrer par ces schémas dévalorisants. Cette jeunesse, a-t-il affirmé, doit tirer des motivations de cette communication pernicieuse pour combattre l’impérialisme. Il s’agit d’un panafricanisme qui combat l’impérialisme et qui n’est pas de la haine envers les Occidentaux, a-t-il averti. « Nous voulons un panafricanisme actif qui ne va pas se limiter aux conférences, aux installations des structures », a précisé Jean-Blaise Ayéméné pour indiquer que la communication se fera en Afrique et hors de l’Afrique.
S’agissant du choix du Bénin pour abriter les assises constitutives, le président du Rézopanacom a indiqué qu’il vise à rendre hommage à ce pays pour son rôle de précurseur des conférences nationales en Afrique. Aussi, a-t-il salué l’alternance qui s’opère depuis lors et sans violence. De même, ce choix vise à saluer certains actes du président Talon à savoir la suppression du visa pour entrer au Bénin, la restitution des biens culturels du Bénin par les Occidentaux. « Les Blancs savent-ils fabriquer des masques ? », a ironisé Jean-Blaise Ayéméné.
Il convient de mentionner que des têtes couronnées de la région Porto-Novo et d’anciens ministres de pays africains dont Joseph Koffigoh du Togo ont soutenu de leur présence la naissance du Rezopanacom dont les coordinations seront installées?

Le vingt-quatrième dossier inscrit au rôle de la cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou a été examiné, jeudi 17 août dernier. Il est relatif aux évènements tragiques survenus à Ouassa-Péhunco en octobre 2014. Malgré le non-lieu prononcé par le tribunal à l’endroit de six des huit personnes inculpées présentes à la barre, leurs noms ont été cités dans l’arrêt de renvoi assorti d’ordonnance de prise de corps. Outre le rejet du dossier à une session ultérieure à cause de quelques dysfonctionnements, la cour a également décidé de l’application de ladite ordonnance.
Bio Adam Bagoudou, Amidou Zakari, Barthélemy Sabi Yoro, Bio Moussa, Mohamed Adam, Aboubakar Imorou, Andémi Mora Issiaka et Guida Orogui étaient dans le box des accusés, jeudi 17 août dernier. Ils sont poursuivis pour pratique de charlatanisme, incendie volontaire, vol avec violence, puis coups et blessures volontaires dans l’affaire qui, courant octobre 2014, a mis à feu et à sang la commune de Ouassa-Péhunco.
D’entrée, l’avocat général Léon Pape Yèhouénou a fait observer les insuffisances que le dossier contient. Entre autres, il évoque l’absence du bulletin n° 1 du casier judiciaire et la non-réalisation de l’enquête de moralité à certains inculpés, ainsi que l’absence des témoins à l’audience. A ce niveau, c’est un seul témoin qui s’est présenté sur la trentaine convoquée. Au bénéfice de ses observations, il requiert le renvoi du dossier à une session ultérieure.
Appuyé par le collège des trois avocats de la partie civile, celui des cinq avocats de la défense demande la mise en liberté provisoire pour toutes les personnes inculpées. Cette situation a donc fait l’objet d’un long débat entre les avocats de la défense et l’avocat général. Elle entraînera même une suspension. A la reprise, la cour présidée par Edouard Ignace Gangny rend un arrêt avant dire droit. Elle ordonnera le renvoi du dossier à une session ultérieure et rejette la demande de mise en liberté de tous les accusés.
Mis sous mandat de dépôt depuis le 21 octobre 2014, deux des huit inculpés sont tout juste allés retrouver leur geôle. Les six autres qui, comme l’ancien maire de Ouassa-Péhunco, avaient bénéficié d’un non-lieu et étaient en liberté depuis plus d’un an, ont également été déposés à la maison d’arrêt. Un des inculpés qui est venu porter le gilet de la prison civile dans la salle d’audience, a dû faire appel à son jeune frère, pour lui remettre la clé de l’engin avec lequel il s’est rendu à la Cour d’appel de Parakou.
Qu’il vous souvienne qu’à l’époque, armée de gourdins et autres armes blanches, une frange de la population de Ouassa-Péhunco a réclamé l’expulsion de certaines personnes soupçonnées de pratiques de charlatanisme. La tension était vive et a vite dégénéré en affrontement. D’importants dégâts avaient été déplorés.
La cour, appelée à examiner le dossier, était présidée par Edouard Ignace Gangny. Le président avait comme assesseurs Adam Banzou et Alexis A. Mètahou. Le fauteuil du ministère public était occupé par Léon Pape Yèhouénou et le greffier, Me François Nougbodohoué. Ce sont les avocats Claude Olivier Hounyèmè, Montand Aïkpon, Wilfred Kounou, Raoul P. Houngbédji et Théodore Koutinhouin-Zanou qui ont été commis pour assurer la défense des accusés. Le collège des avocats de la partie civile était constitué par Me Nestor Ninko, Claude Tékounti et Philibert Bèhanzin?

De Comé à Dogbo, les travaux de réhabilitation de la route qui relie les deux villes avancent. Les interventions des ouvriers d’Ebomaf, l’entreprise adjudicataire du chantier, sont actuellement concentrées sur la traversée de Lokossa. Un point relatif au niveau d’exécution global des travaux a été présenté, le mercredi 16 août dernier, à la huitième session de la Conférence administrative départementale (Cad) du Mono au titre de 2017.
63,56% de taux d’exécution physique contre 119% de délai contractuel déjà consommé, ainsi se décline l’état d’évolution des travaux de réhabilitation de la route Comé-Lokossa-Dogbo (Colodo). Le directeur en charge des infrastructures pour le Mono et le Couffo, Justin Assion qui a livré ces données, commente que le non-respect du délai contractuel et le retard dans la libération des emprises ont constitué les grandes difficultés notées au sujet de la réhabilitation de ce tronçon. Les travaux de revêtement à béton bitumé sont réalisés sur 19 km seulement contre les 71 km attendus, fait-il constater. A l’en croire, cette dernière couche de revêtement pour la voie, est effective à Comé et à Dogbo, deux villes dans lesquelles la réalisation des accotements est encore en cours. La construction des caniveaux et autres ouvrages d’assainissement, évolue aussi à un rythme lent, soit 18 876 m linéaire réalisé sur une longueur totale de 37 000 m, souligne-t-il.
Quant à la libération de l’emprise de la route, fait savoir Justin Assion, le déplacement des réseaux d’adduction d’eau villageoise, d’électricité et de téléphone est presque achevé. Le dédommagement des autres sinistrés aussi progresse, à en croire le directeur en charge des Infrastructures pour le Mono et le Couffo. « 52,18% de paiement est déjà effectué dans ce cadre pour un montant de 867 668 769 francs Cfa », a laissé entendre Justin Assion n
Par Désiré C. VIGAN A/R Mono-Couffo
Actualités 18 août 2017

Mama Garba a été condamné à 13 ans de réclusion criminelle, mercredi 16 août dernier. Il était devant la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou pour avoir commis un vol à main armée.
Pour s’être laissé embarquer dans une aventure à laquelle il n’était pas destiné, Mama Garba a fait les frais de sa cupidité. Il ne s’y laissera certainement plus prendre de sitôt. Inculpé de vol à main armée, il a écopé de 13 ans de réclusion criminelle à la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou, mercredi dernier.
Né vers 1972 à Malanville et cultivateur bouvier demeurant au quartier Yarakinnin à Parakou, il a été mis sous mandat de dépôt depuis le 1er mars 2004. Il recouvre donc sa liberté.
C’est un homme rongé de remords qui était à la barre, mercredi 16 août dernier. Les faits qui fondent son renvoi devant la cour, il ne les a pas niés. Ils trouvent leur fondement dans l’article 381, paragraphe 1er du Code pénal. Après avoir établi la constitution de l’infraction de vol à main armée, le représentant du ministère public, Michel Linsoussi, déclare l’accusé accessible à la sanction pénale. Mama Garba ayant collaboré avec la cour pour la manifestation de la vérité, l’avocat général demande alors à la cour de le condamner au temps déjà passé en détention.
Des réquisitoires qu’approuve le conseil de l’accusé. Me Charlos Agossou plaide, pour que dans le secret du délibéré, la cour ordonne la libérisation de son client.
Richard Limoan a présidé la cour. Il avait comme assesseurs Jean-Pierre Yérima Bandé et Pascal A. Agboton. Nasser Michel
Linsoussi a occupé le fauteuil du ministère public et Me Ambroise Alassane a assuré la mémoire de l’audience. Orou N’Gobi Orou Allagbé, Alexandre Goudomon, Bio Takorou Korogoné Igari et Jocelyne Paulette Ahoton étaient les jurés.
Les faits
Voulant effectuer un voyage sur Bohicon, le 26 février 2004, Mama Garba a dû solliciter l’aide financière de son ami Mamadou Alpha. Ce dernier ne pouvant répondre à sa demande, lui conseille de se joindre à lui pour braquer afin d’avoir de l’argent. Le même jour aux environs de 20 h, ils se sont mis en embuscade sur un sentier de Tourou et à l’aide d’une corde, ils ont barré la voie et ont réussi à faire intercepter Taïrou Allagbé qui allait dans une ferme avec sa motocyclette de marque Honda Kymco 125. Ils lui ont asséné un coup de hache au bras et plusieurs autres sur le corps avant de disparaître avec sa motocyclette. Grâce à l’intervention de la brigade mobile civile du quartier Wansirou, Mama
Garba a été appréhendé tandis que Mamadou Alpha a pris la fuite.
Interpellé et inculpé de vol à main armée, Mama Garba a reconnu les faits qui lui sont reprochés à toutes les étapes de la procédure.

La Conférence administrative départementale (Cad) du Borgou a tenu, ce mercredi 16 août à la préfecture de Parakou, sa huitième réunion ordinaire au titre de l’année 2017. Les travaux ont porté essentiellement sur l’utilisation des matériaux locaux de construction dans le département.
L’exposé sur la présentation du Programme de développement des infrastructures économiques et marchandes (P-Diem) et des matériaux locaux de construction était le principal point sur les cinq inscrits à l’ordre du jour de la huitième réunion ordinaire de la Conférence administrative départementale (Cad) du Borgou, ce mercredi 16 août à la préfecture de Parakou. Face aux membres de la conférence, il y avait le coordonnateur du programme, Rem Neefjes et le chargé infrastructures, François Affoudah. Ces derniers ont expliqué que la construction en matériaux locaux est une réponse intéressante aux mutations économiques et climatiques dans le Borgou. Elle participe également à la valorisation de l’artisanat local et est très peu exigeant en énergie.
Selon eux, le P-Diem met l’accent sur la démarche qualité. C’est à travers la formation de ses contrôleurs de qualité et les analyses de laboratoire qu’il effectue. Il veille également à la formation des artisans. Comme avantages, a poursuivi François Affoudah, les briques en terre comprimée offre un excellent confort thermique, une bonne résistance mécanique, un contraste architectural et esthétique et une facilité de mise en œuvre.
C’est en application des dispositions de l’article 3 du décret n° 2001-409 du 15 octobre 2001 portant composition, attributions et fonctionnement de la Cad que se tient chaque mois cette rencontre. En l’absence du préfet, c’est le secrétaire général de la préfecture, Bayé Sanni Bio, qui l’a présidée.
Au cours de la séance, le point de la mise en œuvre des recommandations issues de la réunion précédente de la Cad a été effectué. L’occasion a également permis aux différents services déconcentrés de l’Etat dans le Borgou, de présenter le niveau d’exécution de leurs activités.

La célébration de l’Assomption constitue, à Dogbo, une occasion de retrouvailles entre les fils et les filles de cette commune du Couffo donnant lieu à une fête communautaire. Cette fête qui en est à sa soixantième-et-unième édition s’est déroulée, le mardi 15 août dernier à la maison des jeunes de Dogbo.
Jour d’Assomption pour les chrétiens catholiques, le mardi 15 août dernier fut aussi la date de célébration de la soixantième-et-unième édition de la fête de retrouvailles à Dogbo. Sa diaspora et les populations restées sur place, vêtues de pagne frappé du logo et quelques sites touristiques de la commune, ont commémoré cette fête dont les manifestations ont commencé depuis dimanche 13 août par une séance de prières des églises évangéliques, un carnaval de motos et un concours miss.
Mardi dernier, c’était l’apothéose, en présence de quelques personnalités politiques dont le député Jocelyn Dégbey, les maires de Toviklin et de Dogbo et des têtes couronnées du Couffo. Une messe dite par un collège de célébrants, avec à sa tête le curé de l’église catholique de Dogbo, Innocent Dassanou, a inauguré ces festivités à la maison des jeunes de la commune, cadre retenu pour les manifestations. Un cabri vendu aux enchères, à l’occasion, a permis de mobiliser une somme de plus de 200 000 francs Cfa devant contribuer au financement des travaux de construction de l’église.
Par la suite, il y a eu la remise de prix aux lauréats du concours miss Couffo. Les participantes au concours ont reproduit, en tenue de ville, quelques phases du défilé de leur compétition. Le public accompagnait spontanément chaque passage des filles des applaudissements et des cris de joie. Le déroulé de la fête a été, en général, ponctué de prestations musicales qui ont connu leur lot d’insolites comme des pas de danses de quelques dérangés mentaux, qui se sont invités à la fête, ravissant parfois la vedette aux artistes sur scène.
Ce fut donc une ambiance bon enfant qui a prévalu sur les lieux débouchant sur des réjouissances populaires entre les citoyens du Couffo, ou du moins de Dogbo, et leurs hôtes. Le président de l’Association pour le développement économique, social et culturel de Dogbo (Adescud), Comlan Godoui, et les autres membres du bureau en ont profité pour faire le point de leurs interventions. Le bureau qui finit son mandat en février 2018 n’a pas manqué d’attirer l’attention sur les projets de développement à conduire à terme. Sur ce registre, Comlan Godoui a évoqué l’installation du haut conseil des sages, l’aménagement de la place du 15 août et la réalisation de sa maquette. Aussi les plaidoyers la diplomatie pour la prise en compte du site historique « gunududji» par l’Unesco puis la construction des palais du roi et de la reine de Dogbo-Ahomè ainsi que le lobbying pour la construction du tribunal de première instance de deuxième classe de Dogbo, constituent-elles des priorités en dehors de la régularité de la célébration de la fête du 15 août à Dogbo. Pour y parvenir, l’actuel bureau prévient qu’il faille « travailler dans l’intérêt des communautés à la base pour le bien-être de chacun et de tous ».

La communauté Mahi de Savalou et environs a célébré, mardi 15 août dernier, la fête de l’igname. Les manifestations ont été conduites par Dada Gandjègni Ahoyo Gbaguidi XIV, roi de Savalou.
La ville de Savalou était, mardi dernier, aux couleurs du 15 août. Il s’agit de la fête de l’igname (sortie de la nouvelle igname) couplée avec la fête de l’Assomption. Comme à l’accoutumée, l’événement s’est déroulé avec faste dans la cité de Soha. Sages, notables, têtes couronnées et personnalités politico-administratives ont fait le déplacement. A cette édition, les festivités de la traditionnelle fête de l’igname ont été en deux parties. D’une part, le culturel et d’autre part, le cultuel. Cette cérémonie de sortie officielle de la nouvelle igname est en réalité un culte de reconnaissance aux ancêtres et aux mânes pour avoir favorisé la bonne saison qui donne lieu à une bonne récolte de l’igname.
A cette occasion, déjà le lundi 14 août dernier, les adeptes des couvents et chefs traditionnels de Savalou se sont mobilisés pour partager entre eux ces moments de communion avec la communauté Mahi qui n’arrivent qu’une fois l’an sur la terre de ses aïeux. Malgré la fraîcheur matinale, les adeptes vodoun arborant leurs parures, les invités, les curieux, les populations de Savalou et environs ont pris d’assaut l’enceinte du palais royal et ses alentours pour prendre part au rituel de la sortie de la nouvelle igname.
Déjà la veille, le week-end dernier, une statue du défunt roi Tossoh Gbaguidi XIII a été inaugurée par Dada Gandjègni Ahoyo en hommage à celui-là même qui a donné de l’envergure au 15 août à Savalou de par son dynamisme et son charisme.
Des compétitions sportives et autres réjouissances populaires ont été organisées à travers la ville et dans les différentes familles pour donner de l’éclat à la fête. Toutefois, la célébration du15 août à Savalou a perdu de sa superbe, car elle suscite désormais peu d’intérêt et ce n’est plus l’apothéose comme il y a quelques années.

Les membres de la Haute Cour de justice sont à Abomey du 16 au 18 août pour la tenue d’une audience de simulation. Cette action de la haute juridiction vise à se mettre en condition pour d’éventuels clients qu’elle pourrait avoir dans les jours et mois à venir.
Après plusieurs décennies d’existence, la Haute Cour de justice est toujours au chômage pour défaut de clients. Cependant, les membres de cette institution veulent maintenir la veille, jouer leur partition et se tenir prêts à assumer à tout moment la charge qui leur est confiée. C’est dans ce cadre que se tient depuis ce mercredi et ce, jusqu’à demain vendredi, une audience de simulation.
En effet, s’interroge Marcelline Gbèha Afouda, présidente de la Haute Cour de justice, que peut-il y avoir de plus pragmatique que la représentation d'un procès pénal au cours duquel les juges, les membres du ministère public et du greffe de la haute juridiction se mettront en situation concrète pour, d'une part, apprécier les documents qu'ils ont précédemment élaborés, d'autre part, vivre la tension ou l'angoisse caractéristique d'un procès ? L'exercice paraît fort utile, en attendant que les dispositions constitutionnelles et législatives qui fondent la compétence matérielle et personnelle de la Haute cour de justice changent.
En procédant hier à la cour d’appel d’Abomey à l’ouverture de cette audience de simulation, la présidente Marcelline Gbèha Afouda présente l’institution qu’elle dirige en rappelant qu’en l'état actuel des textes, la Haute cour de justice continue toujours à être composée des membres de la Cour constitutionnelle à l'exception du président de cette institution, de six députés désignés par leurs pairs pour représenter l'Assemblée nationale au sein de la haute juridiction et du président de la Cour suprême. Provenant ainsi d'horizons divers, les membres de la juridiction, qui ne sont donc pas nécessairement des juristes ou des praticiens du droit, doivent se soumettre aux mêmes exigences déontologiques et aux mêmes règles de procédures pour l’accomplissement de leurs missions. Il est donc normal que celles-ci soient précisées, connues et respectées de tous pour promouvoir et maintenir la confiance des justiciables en la justice.
Pour Marcelline Gbèha Afouda, c'est pourquoi au cours de deux de ses rencontres qui ont eu lieu à Sègbohouè en 2014 et à Agoué en 2015, la Haute Cour de justice a eu à élaborer un code de déontologie et d'éthique du juge à la Haute Cour de justice et un manuel de procédure applicable au cours d'un procès devant elle. Conscients aujourd'hui de la nécessité de confronter le contenu de ces deux opuscules à la pratique, la Haute Cour de justice veut renouer avec sa pratique de veille intellectuelle permanente et active en regroupant en ces lieux tous ses membres, dans le cadre d'une audience de simulation.
L'article 136 de la Constitution de 11 décembre 1990 précise que « La Haute Cour de justice est compétente pour juger le président de la République et les membres du Gouvernement à raison de faits qualifiés de haute trahison, d'infractions commises dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de leurs fonctions, ainsi que pour juger leurs complices en cas de complot contre la sûreté de l'Etat ». Et la loi organique qui fixe les règles du fonctionnement ainsi que la procédure suivie devant la Haute Cour de justice précise en son article 17.2 que « La procédure de la Haute Cour de justice est celle appliquée devant la cour d'assises, sous réserve des dispositions contraires de la présente loi »?