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Nouvelles

En prélude à son examen à l’Assemblée nationale: Le Code pénal au cœur d’un séminaire parlementaire à Dassa-Zoumé

Les députés démarrent, dès ce jeudi 3 août, un séminaire dans la commune de Dassa-Zoumé. Les travaux qui durent, jusqu’au lundi 7 août prochain, tourneront principalement autour du projet de loi portant Code pénal en République du Bénin.

Un dossier en souffrance dans les tiroirs de l’Assemblée nationale depuis plus d’une dizaine d’années. En fait, ce séminaire permettra à la commission chargée des Lois de l’Assemblée nationale de disposer des éléments suffisants pour actualiser le rapport de ce projet de loi et l’adapter aux réalités de l’heure. L’initiative a été appuyée par le ministère de la Justice et de la Législation qui a décidé de financer entièrement les travaux devant permettre aux députés de la septième législature de s’imprégner du contenu de ce code. Ce qui permettra de faciliter son étude en commission puis son examen et son adoption par la plénière.
L’on espère que cette tentative sera la bonne pour un aboutissement heureux de ce texte de loi qui permettra au Bénin de disposer de son propre Code pénal. Puisque le texte en vigueur actuellement est une inspiration du Code pénal français qui date de 1803. Toutes les tentatives sous les cinquième et sixième législatures pour l’examen de ce code ont été infructueuses. Les premiers travaux sur le terrain des différentes commissions chargées des lois de ces législatures sous la présidence de Me Hélène Aholou-Kèkè avec l’appui des experts n’ont jamais abouti à l’examen et à l’adoption du texte par la plénière. Son successeur Me Joseph Djogbénou a pris lui aussi le dossier à bras-le-corps et avait même promis son examen et son adoption avant la fin de la deuxième session ordinaire de l’année 2015. Mais cela n’a toujours pas abouti avant sa nomination en avril 2016 au Gouvernement en tant que ministre de la Justice et de la Législation. L’on ne devrait donc pas s’étonner que le ministère accepte d’appuyer l’Assemblée nationale dans son initiative d’actualiser ce projet de loi portant Code pénal en République composé de plus 1200 articles.
En dehors du Code pénal, les députés auront à prendre également connaissance du projet de loi portant statut de la magistrature en République du Bénin. Si tout marche bien, ces deux textes de lois pourraient être examinés et adoptés par la plénière au cours de la deuxième session ordinaire de l’année 2017 qui démarre en octobre prochain.

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Société 03 août 2017


Réforme du secteur de la santé: Le collectif des syndicats annonce la paralysie des activités

Le secteur de la Santé sera paralysé par des grèves perlées d’ici deux semaines sur toute l’étendue du territoire national, menace le collectif des syndicats du secteur de la Santé. A la faveur d’une conférence de presse qu’il a animée, ce mercredi 2 août à Cotonou, ce regroupement syndical a dénoncé des réformes « cavalières ».

Le collectif des syndicats du secteur de la santé est mécontent. Et pour cause : l’adoption du rapport de la Commission technique chargée de faire des propositions de réformes du système sanitaire béninois mises en place par le décret n° 2016-514 du 24 août 2016 par le Gouvernement au cours du Conseil des ministres du 26 juillet 2017 ne reçoit pas son assentiment. L’Intersyndicale des ressources humaines en Santé (Irhs), le Syndicat national des travailleurs des services de la Santé humaine du Bénin (Syntrasesh) et le Collectif des praticiens hospitaliers (Cph) ont dénoncé, à la faveur d’une conférence de presse, ce mercredi 2 août à Cotonou, les différentes manœuvres qui ont sous-tendu cette adoption.
Selon le porte-parole des trois syndicats réunis, Adolphe K. Houssou, cette commission a fait l’objet de vives critiques de la part de tous les acteurs du secteur de la santé pour n’avoir pas pris en compte les différentes composantes des travailleurs, notamment les partenaires sociaux.

Ceux-ci ont déploré en son temps que les solutions envisagées ne soient pas adaptées à la réalité béninoise et ne correspondent même pas aux diagnostics posés par ladite commission. Ces solutions soient, entre autres, l’affermage et la mise en concession qui constituent une privatisation déguisée des hôpitaux alors que la santé fait partie des rôles régaliens de l’Etat, les questions d’inégalité d’accès aux soins de santé et de financement des hôpitaux qui n’ont pas été prises en compte dans le rapport, et les organes supra ministériels créés. Ces organes, selon le collectif, loin de rendre l’organisation du secteur plus opérationnelle, vont être à l’origine de luttes politiques, de lourdeurs administratives et d’inefficacité. Il s’agit de l’Autorité de régulation de la Santé (Ars), du Conseil national de soins de Santé primaire (Cnssp) et du Conseil national de la médecine hospitalière (Cnmh).
Le collectif des syndicats dénonce une adoption « cavalière » dudit rapport et s’insurge contre le bradage des hôpitaux du Bénin. Cette lutte, a dit le porte-parole, vise à sauver l’hôpital public qui est aujourd’hui une nécessité républicaine. Les syndicalistes observent à travers cette adoption, la mise en panne totale du dialogue social dans tous les secteurs, la liquidation des sociétés d’Etat et celle programmée des hôpitaux et la mise en concession du seul hôpital de référence qu’est le Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga, la non tenue des promesses faites aux travailleurs, la mise au chômage continue des agents augmentant le nombre de chômeurs dans le pays.
La réforme d’un secteur ne saurait être synonyme de privatisation, estime le collectif des syndicats du secteur de la santé qui exige que le rapport de la Commission de réformes du secteur de la santé soit rendu public. La décision de création d’un comité technique de mise en œuvre desdites réformes doit être rapportée, préconise-t-il. Aussi, une commission regroupant les représentants des acteurs sociaux et les différents corps doit être mise sur pied pour étudier à fond le rapport de la commission des réformes et de faire des propositions subséquentes, selon le collectif. Adolphe K. Houssou et les autres réclament également la satisfaction de toutes leurs revendications objet de grèves par le passé et déjà étudiées par la commission interministérielle mise en place depuis le 5 décembre 2016.

Société 03 août 2017


Recrutement des enseignants vacataires dans les lycées et collèges publics: Les nouvelles conditions dévoilées

Le ministère des Enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle (Mestfp) a rendu publiques les nouvelles conditions de recrutement des vacataires dans les établissements publics des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle. Cette décision vient clarifier désormais les choses après celle de la semaine écoulée, suspendant le recrutement de ces enseignants vacataires pour le compte de l’année scolaire 2017-2018.

Le ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle (Mestfp) a pris la note de service n°758/MESTFP/DC/SGM/DAF/DETFP/IGM/DIPIQ/DESG/SA pour fixer dorénavant le profil et le processus de recrutement des vacataires dans les établissements publics des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle pour le compte de l’année scolaire 2017-2018. Selon la décision, les candidats aux postes d’enseignants vacataires doivent jouir d’une bonne santé physique et mentale, être de bonne moralité, être disponibles pour la période d’activité. Ils ne doivent pas être éthyliques et doivent être titulaires pour l’enseignement secondaire général : des diplômes professionnels en enseignement, notamment le Capes, le Capa Eps, le Cap Eps et le Bapes ou des diplômes des disciplines d’enseignement (licence, maîtrise, licence professionnelle, master S1/S2 et master professionnel). Il est exigé des candidats, s’agissant de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, les mêmes diplômes qu’au niveau de l’enseignement secondaire général, mais en plus le Bapet et les diplômes des spécialités (master, ingénieur, licence, maîtrise, Dets, Dit, Bts et Dut). Le postulant constitue son dossier de candidature qui devra comprendre notamment une demande manuscrite adressée au chef d’établissement précisant la ou les disciplines à enseigner, la ou les communes où il peut exercer et son adresse complète. Il va joindre à sa demande une photocopie légalisée du diplôme requis, un curriculum vitae, un certificat de visite et de contre- visite délivré par un médecin agréé par l’Etat, un certificat de non-bégaiement et de non-surdité délivré par un médecin agréé par l’Etat, la photocopie de la pièce d’identité en cours de validité et une photo d’identité. Le dossier complet sera déposé par le postulant et enregistré au secrétariat de l’établissement scolaire au plus tard le 11 août prochain.

Bacheliers out !

Les dossiers reçus seront classés par les établissements et transmis avec bordereau d’envoi à la direction départementale des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle dont relève l’établissement au plus tard le vendredi 18 août prochain. Lesquels seront étudiés par un comité départemental ad hoc présidé par le directeur départemental ou son représentant. La sélection des enseignants vacataires est faite par ordre de mérite (diplôme, qualification et expériences professionnelles) par discipline et par établissement en fonction des besoins exprimés par chaque établissement. Une liste principale et une liste d’attente des postulants retenus seront établies au plus tard le 4 septembre prochain. Celles-ci seront envoyées pour affichage au chef d’établissement. Ce dernier prendra au plus tard le 11 septembre prochain l’acte de recrutement et le notifiera aux membres du Conseil consultatif élargi aux représentants du bureau de l’Association des parents d’élèves siégeant au conseil intérieur. Aucun enseignant vacataire n’aura plus que trois établissements publics et le total des heures hebdomadaires ne doit excéder dix-huit heures. Les listes des postulants retenus par commune seront transmises ensuite au plus tard le 18 septembre prochain aux receveurs des recettes et perceptions pour être prises en compte.
Cette note de service du ministre en date du 31 juillet dernier vient dissiper les inquiétudes subséquentes à la décision prise à travers la correspondance n°655/MESTFP/DC/SGM/DESG/SA en date du 13 juillet 2017 par laquelle le ministre a souligné qu’aucun dossier d’engagement de vacataire ne devait « être reçu par les responsables administratifs jusqu’à nouvel ordre ». C’est désormais clair que l’intention du Gouvernement est de mettre fin à la mafia, au clientélisme et au népotisme qui s’observent au niveau des collèges par rapport au recrutement de cette catégorie d’enseignants où des diplômés de maîtrise sont parfois laissés sur le carreau au détriment des bacheliers à bras long. Ces derniers sont désormais sortis du système ; la qualité de l’enseignement en dépend. Seulement il reste à souhaiter que le ministère fasse diligence pour que le respect de ce calendrier ne souffre d’aucune insuffisance sur le terrain. Car, jusqu’à ce mercredi 2 août, certains directeurs départementaux des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle ne sont pas encore en possession de la note de service même s’ils disent être au parfum du contenu pour avoir participé aux travaux d’amendement des anciennes dispositions.

Education 03 août 2017


Meurtre (5e dossier): Orou Bouraïma retrouve ses deux épouses et dix enfants

Inculpé de meurtre, Orou Bouraïma était devant la cour, lundi 31 juillet dernier à Parakou. L’accusé retourne chez lui, après avoir été condamné à 36 mois de prison, temps qu’il a déjà passé depuis sa mise en détention qui remonte à avril 2014.

Le développement de l’instinct de se rendre justice chez certaines personnes, les pousse parfois à commettre des actes regrettables aux conséquences déplorables. C’est le cas d'Orou Bouraïma, bouvier de son Etat, né vers 1975 à Kokotamou, à Natitingou. Marié à deux femmes, il est père de 10 enfants. Devant la cour, lundi 31 juillet dernier à Parakou, pour répondre du chef d’accusation de meurtre, crime puni par les dispositions des articles 295 et 304 alinéa 3 du Code Pénal, il a été condamné à 36 mois, soit trois ans d’emprisonnement ferme.
Orou Bouraïma a reconnu à toutes les étapes de la procédure les faits mis à sa charge. A la barre, il n’a pas nié avoir supprimé la vie à sa victime dont l’identité n’a jamais été déterminée. Mais il n’est pas arrivé à expliquer avec constance, les circonstances dans lesquelles il a commis son acte. Pour le situer, il a fallu, sur insistance de l’avocat général, Léon Pape Yèhouénou, procéder d’abord à lecture de ses différentes déclarations à l’enquête préliminaire, tant devant la police que le juge d’instruction.
Par rapport à la légitime défense invoquée par l’accusé pour justifier son forfait, le représentant du ministère public, Léon Pape Yèhouénou, estime qu’elle appelle à la nécessité de la préservation de la vie. Elle ne devrait pas dégénérer en abus. Selon lui, les circonstances dans lesquelles Orou Bouraïma a commis le meurtre ne sauraient être assimilées à de la légitime défense. Pour qu’il en soit ainsi, insiste l’avocat général, l’attaque doit être réelle, injuste et actuelle, puis la riposte strictement nécessaire et proportionnelle. « Au regard des faits qui nous sont soumis, est-ce que Orou Bouraïma était dans les conditions de légitime défense, quand bien même, sa victime est venue le voler ? », s’est interrogé Léon Pape Yèhouénou. Selon lui, il y a eu un excès de la part de l’accusé d’autant plus que, après l’avoir déjà terrassée, il l’a achevée en continuant à l’assommer jusqu’à ce que mort s’ensuive. Toutefois, tenant compte de son comportement dans la société et de sa personnalité, il lui concède le bénéfice des dispositions de l’article 326 du Code pénal relatif à l’excuse de provocation. Il demande alors à la cour de condamner Orou Bouraïma au temps qu’il a déjà passé en détention, soit à la peine de 36 mois d’emprisonnement ferme.
Après avoir suivi les réquisitions de l’avocat général, et exprimé sa conviction que le dossier a été bien exploré à la barre, Me Mouftaou Bah Salifou, assurant la défense de l’accusé, a néanmoins fait un certain nombre d’observations. Ce qui est évident, admettra-t-il, c’est qu’il y a eu mort d’homme à la suite d’un vol perpétré dans l’enclos de son client. Pour lui, les éléments constitutifs de la légitime défense sont plutôt réunis. Ce n’est pas le défaut de la règle de la proportionnalité qui doit la remettre en cause. « C’est à l’agresseur de supporter toutes les conséquences de ce qu’il a imposé à l’accusé », confie Me Mouftaou Bah Salifou. Il appelle la cour à faire bénéficier des circonstances atténuantes à son client et, au pire des cas, de l’excuse de provocation.
A la délibération, la cour déclare Orou Bouraïma coupable d’avoir volontairement donné la mort à sa victime. Il le condamne à la peine de 36 mois d’emprisonnement ferme. Orou Bouraïma est désormais libre de ses mouvements et ses deux épouses et dix enfants.
La cour qui a examiné ce dossier avait pour président Adam Banzou Nouhoum. Jean-Pierre Yérima Bandé et Arlen Dossa-Avocè étaient ses assesseurs. Léon Pape Yèhouénou représentait le ministère public et Me Jacques Marie Agoï tenait la mémoire de l’audience. Sabi Goro Monsi Kora, Zoubératou Baboni, Bio Takorou Korogoné Igari et Jocelyne Paulette Ahoton étaient les jurés tirés au sort.

Qu’en est-il des faits?

Courant 2014, Orou Bouraïma a enregistré plusieurs cas de vols dans son troupeau. Il a alors décidé d’y passer ses nuits. C’est ainsi que dans la nuit du lundi 24 avril 2014, il a été réveillé de son sommeil par la présence de deux individus au milieu de ses bêtes. Une lutte s’engage alors entre lui et un des assaillants qui lui assène des coups de coupe-coupe, puis de pierres. Ripostant, Orou Bouraïma se saisit d’une pierre avec laquelle il administra au présumé voleur plusieurs coups à la tête jusqu’à ce qu’il en meure.

Société 03 août 2017


Mono : Le préfet appelle à l’union autour des défis de développement

Le préfet Comlan Zinsou a présidé, ce mardi 1er août à Lokossa, les festivités marquant, au plan départemental, le cinquante-septième anniversaire de l’accession du Bénin à la souveraineté interne et externe. Il en a profité pour faire une exhortation à l’union sacrée en vue de relever le niveau du développement du Mono.

Allumage de la flamme de l’indépendance, dépôt de gerbe à la mémoire des martyrs de la liberté et revue des troupes suivie de défilés militaire et civil ont marqué hier à Lokossa, cinquantième anniversaire de l’Indépendance du Bénin. Chacun de ces actes a été accompli dans une ambiance de recueillement.
Ce fut d’abord le préfet et le maire de la commune, Pierre Awadji affichant un visage grave, à la tête d’une délégation des responsables en charge des services de sécurité du département, qui ont procédé conjointement à l’allumage de la flamme et au dépôt de gerbe avant de prendre place à la tribune officielle. Plusieurs membres de la Conférence administrative départementale, des acteurs politiques et des adeptes du culte vodoun les y attendaient.
Le défilé sera inauguré avec le passage du drapeau national rythmé par la fanfare militaire. Cinq détachements ont animé la parade militaire. Il s’agit du peloton de la Gendarmerie nationale, du détachement de la Police dirigé par le brigadier major Emmanuel Fagla, de la section des forces navales basées à Grand-Popo placée sous le commandement du premier maître Félicien Agossou, et des sapeurs-pompiers commandés par le sergent Siméon Ahouansou. Des éléments de l’Inspection des eaux, forêts et chasse, dont la présence était incertaine, ont réussi à arracher des applaudissements du public grâce à l’exhibition des trophées : cornes et têtes d’animaux qui font partie de leurs prises. Suivront quelques véhicules d’opération : pickups de la Gendarmerie et de la Police évoluant côte-à-côte, ce qui a fait dire à l’agent de la sécurité, commentateur du défilé militaire, qu’il s’agit d’un symbole illustratif de la fusion annoncée au sujet des deux entités.
Des groupes civils aussi ont défilé. Dans leurs lots, il y avait les scouts catholiques juniors qui se sont essayés à reproduire la mante religieuse, une marche exécutée un peu plutôt par les policiers. Des pratiquants d’arts martiaux ont, eux-aussi, agrémenté la fête à travers quelques démonstrations tout comme ce fut le cas au passage d’une communauté de musulmans de Lokossa.

Appel à l’union sacrée

La célébration de cet anniversaire a permis au maire de la ville de dresser un bilan des réalisations au profit des citoyens mais surtout de mettre l’accent sur les perspectives. Sur ce dernier volet, il a évoqué la fourniture intégrale d’eau et d’électricité dans toutes les localités, la construction d’infrastructures scolaires et sanitaires comme défis. Le développement du tissu économique, la qualité du réseau routier et l’employabilité des jeunes, dira-t-il, restent aussi des casse-têtes pour le conseil communal.
A sa suite, le préfet assure qu’il n’y pas lieu de céder au défaitisme ni à la fatalité face à ces défis du développement. L’issue, selon lui, est de « se mettre au travail sans relâche dans une dynamique d’union sacrée scellée autour des intérêts de tout le Mono ». « Si nous laissons l’égoïsme et l’orgueil de côté, a-t-il poursuivi, notre département sera un modèle voire un exemple de réussite ». Comlan Zinsou rappelle, par ailleurs, que le concours du Gouvernement y est acquis. « Le régime du Nouveau départ est sensible aux besoins des populations et s’y attèle grâce à la mise en œuvre de son instrument de travail qu’est le Programme d’action du gouvernement (Pag 2016-2021) », a souligné-t-il.

Art culinaire, la marque de ce 57e anniversaire

Une mini-foire d’art culinaire a été organisée,ce mardi 1er août sur la Place de l’Indépendance à Lokossa, pour marquer d’un caractère spécial, le cinquante-septième anniversaire de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale. Les six communes du Mono y étaient représentées par un binôme chargé d’exposer deux spécialités culinaires de leur commune. Grâce à cette initiative, on a pu redécouvrir et déguster des mets comme la purée de haricot appelée « adowè » et la sauce à base de silure désignée par « Bloloba ». D’autres mets comme « Vata », « Tonkloui » et « Vlakpa » étaient des curiosités justifiant la pertinence de la tenue de cette mini-foire initiée par la direction départementale en charge de l’Artisanat.
Pour le responsable de la structure, Wilfrid Anato, l’activité vise à promouvoir surtout les spécialités culinaires en voie de disparition. Plusieurs autres personnalités ont salué cette approche qui, selon eux, est une belle manière d’engager le pays sur la voie de son indépendance économique.

Actualités 02 août 2017


57e anniversaire de l’accession à l’indépendance: Les Forces armées béninoises font du développement leur priorité

Le Bénin n’a pas dérogé, mardi 1er août, à la tradition de la célébration de sa fête nationale. En présence du chef de l’Etat et de nombreuses personnalités béninoises et étrangères, la place de l’Etoile-Rouge, lieu des manifestations officielles, a accueilli un défilé riche en prestations et en innovations. Thème retenu cette année : « les Forces de défense et de sécurité unies pour relever les défis du développement ».

Le rituel du défilé militaire qui marque chaque année, l’anniversaire de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale en tant qu’Etat souverain a été célébré, pour la cinquante-septième fois, ce mardi 1er août. Moment de ferveur et de fête donc entre populations, autorités et personnel des Forces armées béninoises (Fab). Cette année, tout aura été mis en œuvre pour offrir une belle parade, parade précédée d’un show de l’escadron de musique de l’Armée de terre et qui restera gravée dans les mémoires.
L’Escadron de musique de l’Armée de terre a présenté sous l’admiration des autorités présentes, trois symboles. La première figure, c’est une étoile rouge à cinq branches, pour saluer la place-hôte du défilé. La deuxième est une jarre trouée soutenue par des bras. « Si tous les fils du pays pouvaient boucher de leurs doigts les trous de la jarre trouée, le liquide à l’intérieur ne se perdrait pas », telle est la symbolique de cette jarre qui rappelle le roi Ghézo. Le symbole de la jarre trouée, faut-il le rappeler, a inspiré la conférence des forces vives de la nation et est devenu un patrimoine du Bénin. Troisième et dernier symbole de cette parade musicale de l’Escadron de musique de l’armée de terre fort bien appréciée, c’est le chiffre 57 en référence au cinquante-septième anniversaire de l’indépendance joué sur un air de happy birthday. Un peu comme pour souhaiter une bonne fête à tout le peuple béninois. Cette dernière prestation va d’ailleurs laisser place au défilé. Lequel avait déjà obtenu quelques minutes plus tôt son feu avec l’arrivée sur les lieux du défilé du président Patrice Talon qui a procédé à la revue des troupes aux côtés du chef d’état-major général des Forces armées béninoises (Fab).

Un défilé pédestre fort apprécié

Sous les ordres de l’adjudant chef François Hounkpatin, ancien enfant de troupe de Katti, « le groupe des vieux », Le peloton des anciens combattants donne le top du défilé pédestre de ce 1er août. Suivront les détachements des écoles de formation. Le lycée militaire des jeunes filles de Natitingou, le Prytanée militaire de Bembèrèkè, pépinière de l’armée béninoise passent en premier. Des lieux d’excellence dont la notoriété va grandissant avec des résultats excellents. Le lycée militaire de jeunes filles a obtenu un taux de 100% au Bepc et 79,50 au Bac. Pour ce qui est du Prytanée militaire, ses apprenants ont obtenu une réussite de 100% au Bepc et 93,33% au Bac.
Les détachements des écoles de formation de la police nationale, l’école des officiers de Toffo, établissement nationale d’enseignement militaire ayant pour mission la formation initiale, des cours de qualification et de perfectionnement vont ensuite défiler, laissant place à leurs homologues de la gendarmerie nationale qui, dans une parfaite maitrise des gestes et dans un mouvement d’ensemble bien réussi, passent devant l’assistance. La douane prendra ensuite le relais. Les disciples de Saint-Mathieu ont innové cette année en défilant avec comme chef de détachement, le commandant des douanes Mauricette Adjibi épouse Dafia. Un autre symbole puisqu’elle est la toute première femme à occuper le poste de chef de brigade des douanes de Kraké-plage. Au niveau des eaux, forêts et chasse, la section Trophée n’est pas passée inaperçue avec l’exhibition des restes d’animaux. Un exercice qui vise à illustrer la victoire de cette unité sur les braconniers et autres criminels de la faune et de la flore.
Le détachement de la Police nationale avec ses différents pelotons a surtout retenu l’attention avec ses unités spécialisées. Lesquelles qui sont assez connues des populations, soit en raison du maintien d’ordre, soit des actions de lutte contre la criminalité et le grand banditisme. Force de frappe et de fer de la police nationale, ces policiers en noirs se feront ovationnés à l’occasion de l’exécution de la « Marche de la victoire » sous le commandement du commissaire principal de police Rachidath Boni. De la police à la gendarmerie nationale, il y a eu changement de cadence avec le relais de l’animation à la musique de la gendarmerie nationale. Les unités sont d’ailleurs attendues pour être fusionnées dès le 1er janvier 2018. Personnel féminin et masculin, unités spécialisées défileront donc devant les autorités présentes, sous le regard admiratif de la plupart d’entre elles.
L’autre parade fort bien appréciée, c’est celle des forces navales dont la tenue, d’une rare beauté, est toujours bien vue par le public et les spectateurs. Mais avant elles, les éléments des forces aériennes sont passés. Comme à l’accoutumée, les disciples de l’Archange Saint Michel, les parachutistes étaient sous les feux de la rampe. « Vaincre ou mourir » ! Telle est leur devise et ils l’illustrent si bien à travers la « Marche para », symbole de l’assurance et de la confiance qui les caractérise en tout temps. C’est d’ailleurs ces parachutistes qui mettront un terme au défilé pédestre.

Un défilé motorisé bien rythmé

Bien succinct est le défilé motorisé de la cinquante-septième célébration de la fête nationale. En l’absence des engins à deux roues, sans doute en raison du chrono du défilé, prévu pour ne pas excéder deux heures d’horloge, ce sont des engins à quatre roues qui ont offert la parade motorisée du défilé. Le bataillon du train, le bataillon d’intervention motorisé, le premier groupement blindé, le premier bataillon du génie, le groupement national des sapeurs pompiers n’avaient donc pas grand-chose à montrer en dehors de l’exhibition des moyens roulants dont ils se servent pour accomplir leurs missions républicaines. Et c’en sera ainsi fini pour le numéro 57 du défilé de la fête nationale. Défilé empreinte de quelques innovations et dans son ensemble assez bien rythmé sur des airs dansants de la musique populaire béninoise exécutés par l’escadron de musique.

Actualités 02 août 2017


Célébration du 57e anniversaire de la fête de l’indépendance: Collines : Hommage au préfet disparu à Dassa-Zoumè

La célébration de la fête du 1er août s’est déroulée à Dassa-Zoumè dans la sobriété et dans la piété pour rendre hommage à Donatien Nonhouégnon, premier préfet du département des Collines disparu il y a quelques mois. Le deuil se lisait encore sur tous les visages montrant que la disparition du préfet continue d’affecter les esprits.

Les autorités de la ville de Dassa-Zoumè ont opté cette année pour une commémoration très simple dans le cadre de la célébration du cinquante-septième anniversaire de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale. Pas de défilé militaire, pas de grandes manifestations à travers cette ville qui est le chef-lieu du département des Collines. La seule cérémonie à laquelle le public a eu droit est celle du traditionnel dépôt de gerbe qui s’est déroulée dans l’enceinte de la mairie.
A la suite de cette manifestation qui a duré quelques minutes, le maire de la ville, Nicaise Fagnon, s’est adressé à l’ensemble de la population d’une voix chargée d’émotion. Pour lui, la célébration de cette année est réduite au strict minimum pour marquer le deuil qui a frappé le département des Collines en général et la ville de Dassa-Zoumè en particulier, il y a quelques mois. « Nous avons décidé d’une célébration très sobre empreinte de piété pour rendre une fois encore un hommage au premier préfet de notre département », explique-t-il.
En effet, le département des Collines dont la ville de Dassa-Zoumè est le chef-lieu a perdu son premier préfet du nom de Donatien Nonhouégnon, retrouvé mort dans sa chambre, le 24 mars dernier. Son décès est intervenu moins d’un an d’activités à la tête dudit département.
A la cérémonie du dépôt de gerbe, ce mardi 1er août, le deuil est encore palpable sur les visages.
Selon Constant Badet, commissaire central de police de la ville, la même sobriété est observée dans la ville de Savalou pour les mêmes causes. Malgré cette lourde ambiance, le maire a pu s’adresser à la population qu’il a exhortée à se mobiliser pour le développement de la ville et celui du département. Il a confirmé que le Gouvernement du président Patrice Talon est à pied d’œuvre pour relancer les travaux de construction de certaines infrastructures abandonnées dans la ville depuis un long moment. L’autorité n’a pas manqué de relayer la joie des populations à l’égard du Gouvernement qui a décidé de doter l’ensemble des populations des Collines d’eau potable d’ici 2021. « Nous nous réjouissons de cette belle initiative du Gouvernement qui a été favorablement accueillie par les populations et nous espérons que le projet sera conduit à terme », renchérit le maire de Dassa-Zoumè. Dans les rues, il n’y a pas la ferveur populaire qui caractérise la célébration de la fête de l’indépendance. Seuls quelques signes annonciateurs comme le drapeau tricolore et les banderoles qui flottent par endroits, témoignent de la célébration de la fête de l’indépendance.

Actualités 02 août 2017


1re édition du jeu-concours "Gbecenyo" à Abomey: Promouvoir la langue fongbé par les proverbes et la culture générale

Un jeu-concours dénommé " Gbecenyo" (qui signifie littéralement ma langue est belle) a été lancé dimanche 30 juillet dernier à Abomey. Il est initié par le ministre Joseph Djogbénou avec le soutien de plusieurs personnalités et cadres du plateau d’Abomey et vise à promouvoir la langue fongbé.

Initié à l’intention des populations des localités d’Abomey, Bohicon, Zakpota, Zogbodomey, Djidja et Agbangnizoun, le jeu-concours " Gbecenyo" (Gbétchégnon) vise à promouvoir l’utilisation de la langue fongbé à travers les proverbes et la culture générale.
La cérémonie du lancement qui a eu lieu, dimanche dernier à Abomey, a été présidée par le ministre de la Justice, Joseph Djogbénou, entouré du préfet du Zou, des députés de la circonscription, des maires d’Abomey et Djidja et de plusieurs autres personnalités politico-administratives. Au sein du jury devant conduire ce jeu-concours, on y retrouve plusieurs personnalités comme le professeur Bienvenu Akoha, l’artiste Michel Loucou alias Alèkpéhanhou, le locuteur fon Arnaud Béhanzin, Gabin Djimassè et bien d’autres.
Pour l’initiateur, le ministre Joseph Djogbénou, la langue est pour toute communauté un patrimoine à promouvoir et à préserver. D’où l’utilité de ce jeu-concours qui devra être pérennisé, selon le vœu de l’initiateur, afin que les objectifs à lui assignés soient effectivement atteints. Encore que, indique Joseph Djogbénou, c’est une initiative qui s’inscrit parfaitement dans le Programme d’actions du Gouvernement (Pag) à travers le volet promotion de la culture et tourisme qui sont en réalité les piliers sur lesquels se pose ce programme.
La première ambition de cette initiative, précise-t-il, est de permettre aux filles et fils de l’aire géographique Fon de se réconcilier avec eux-mêmes, puis avec leurs langue et culture.
Tour à tour, le préfet du Zou, Firmin Kouton et Constant Agbidinoukoun, journaliste à la retraite, au nom du comité d’organisation, ont retracé la genèse de l’initiative qui est partie du triste constat qu’au cours des vacances les jeunes gens n’ont pas d’autres activités que les réseaux sociaux et les feuilletons étrangers pour se divertir. La conséquence en est que très peu parviennent encore à s’exprimer aisément dans les langues maternelles dont le fongbé. Alors, les initiateurs de ce jeu concours ont trouvé que pour corriger ce phénomène qui freine aussi le développement du pays (car le développement passe aussi par les langues), il était urgent de remobiliser les jeunes autour des enjeux d’intérêt pour la langue fongbé. D’où l’idée de ce jeu-concours basé sur les proverbes et des questions de culture générale.
Pour cette première édition, à travers les six communes du plateau d’Abomey, plus de 400 candidats se sont inscrits pour prendre part aux différents jeux. Ils sont répartis en seize équipes. Ils auront à faire des recherches pour répondre à 192 questions de culture générale notées sur 40 points et expliciter 272 proverbes en fongbé. Cette rubrique est notée sur 60 points. Ainsi, du 5 au 26 août prochain, les différents groupes de candidats auront à aiguiser leurs connaissances en langue fongbé afin d’indiquer laquelle des six communes parle encore bien et très bien la langue fongbé.
Le jury de ce jeu-concours est présidé par le professeur Albert Bienvenu Akoha, enseignant de linguistique générale et de littérature orale à l'Université d'Abomey Calavi, ancien doyen de l’ex- Faculté des lettres, arts et sciences humaines (Flash). Titulaire de deux doctorats sur la langue fongbé, directeur du Conservatoire de danses cérémonielles et royales d’Abomey, auteurs des ouvrages « Ecrire et lire la langue fon », « Syntaxe et lexicologie du fongbé », il est un fin connaisseur du fongbé comme tous les autres de ce jury.

Culture 02 août 2017


Célébration du 57e anniversaire de la fête de l’indépendance: Bilan des actions de développement et ferveur populaire à Kandi

Les populations du département de l’Alibori se sont fortement mobilisées, tôt ce mardi 1er août à Kandi autour du préfet Mohamadou Moussa et des autorités politico-administratives, à la devanture de la maison des jeunes de Kandi, lieu choisi pour abriter les manifestations marquant le cinquante-septième anniversaire de l’accession de notre pays à la souveraineté nationale. La fête a été marquée par un défilé civil et militaire.

Initialement prévues pour se dérouler à Malanville, les manifestations officielles de la célébration du cinquante-septième anniversaire de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale ont finalement eu lieu à Kandi. Les festivités ont été marquées par un défilé civil et militaire. Mais avant, les autorités administratives, notamment le maire de Kandi, Alidou Démolé Moko et le préfet du département de l’Alibori, Mohamadou Moussa se sont adressés aux populations sorties massivement pour vivre l’événement.
Pour le maire de Kandi, Alidou Démolé Moko, la fête de l’indépendance a valeur de dignité retrouvée pour les citoyens. Au nom du conseil communal, il rendu hommage à toutes les couches sociales de sa commune et plus particulièrement aux acteurs du monde rural pour le travail qu’ils abattent à chaque campagne agricole. Il a témoigné sa gratitude aux partenaires techniques qui apportent leur appui pour le développement de Kandi.
Il a saisi l’occasion pour faire le point des réalisations faites par le Conseil communal au cours de l’année. Au total, ce sont 976 250 365 de francs Cfa qui ont été investis dans les travaux de construction au niveau des arrondissements et villages de la commune. Plusieurs modules de salles de classe ont été construits. Des bourses ont été offertes aux natifs, surtout ceux inscrits à l’Ecole nationale des instituteurs de Kandi, qui ont reçu cinq bourses. Les étudiants natifs de Kandi n’ont pas été oubliés.
En ce qui concerne l’eau potable, plusieurs adductions d’eau villageoises et d’extension d’adduction ont été réalisées. Dans le cadre du partenariat public-privé, quatre puits à motricité humaine ont été réalisés.
Pour éviter les inondations, la mairie a décidé de curer tous les caniveaux de la ville. Dans le domaine de la santé, la construction du dispensaire du village d’Angaradébou a été achevée. Le maire a, dans le cadre de la coopération décentralisée, effectué des voyages en France et en Hollande et qui lui ont permis de négocier des projets.
Au plan social, la mairie a assisté pour un montant total de 3 millions de francs Cfa les étudiants natifs de Kandi. De même, des cours de renforcement ont été organisés au profit des candidats aux divers examens scolaires.
Alidou Démolé Moko a précisé que toutes les réunions du conseil communal se sont tenues à bonne date, ce qui a permis la réalisation du Plan de développement communal. Il a lancé un appel à l’endroit des conseillers communaux pour la paix et la cohésion au sein du conseil et leur a demandé de dépasser les guéguerres et se focaliser sur le développement.
Le préfet du département de l’Alibori, Mohamadou Moussa, a tenu à rendre un hommage à ceux qui ont versé leur sang pour la patrie et surtout pour la liberté. Il a rappelé que le Gouvernement entend faire renaître l’espérance à travers son programme d’action dénommée ‘’Bénin révélé’’ en qui il renouvelle sa confiance. Aux élus locaux et communaux, il demande le changement, car la population compte beaucoup sur eux.
Les défilés militaire et civil qui a suivi les allocutions ont été impressionnants, à la satisfaction des populations.

Actualités 02 août 2017


Promotion de l’excellence: La Fondation Claudine Talon gratifie les 50 meilleurs au Bepc

Les cinquante meilleurs candidats du Bénin à l’issue de l’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) ont été récompensés ce mardi 1er août, jour de la célébration de la fête nationale par la Fondation Claudine Talon. Un geste qui vise à les encourager.

Une pépinière à encourager et à entretenir ! Les cinquante meilleurs élèves au Brevet d’études du premier cycle (Bepc 2017) ont été récompensés pour leurs efforts, ce mardi 1er août, par la Fondation Claudine Talon. « Ils ont démontré qu’ils ont des capacités. Ils se sont appliqués et nous voulons les aider à poursuivre leurs rêves », a indiqué le père Alain Ayimihouè, porte-parole des encadreurs au cours de la cérémonie. Et des rêves, ils en ont vraiment.  
Pédiatre, expert-comptable, ingénieur, concepteur de robot, neurologue… Les carrières envisagées par ces jeunes apprenants sortent de l’ordinaire, mais répondent également aux besoins identifiés par eux au niveau de la société. Des ambitions qui font la fierté de cette fondation qui porte le nom de la Première dame du Bénin. C’est la raison pour laquelle Claude Borna de la Fondation a partagé avec les lauréats, les valeurs de ladite fondation, qui se résument en la solidarité, le soutien aux indigents, la promotion et la consolidation de la famille, le respect des différences, l’intégrité, la confiance, la fiabilité, la transparence, l’humilité, le dévouement, l’efficacité …
A chacun de ces 50 apprenants méritants, Claudine Talon a personnellement remis un lot composé d’un ordinateur-
tablette et d’un power-bank solaire pour l’alimentation en énergie. Ces tablettes et ordinateurs proposent un riche contenu de plus de 60 activités éducatives, ludiques et instructives. « Des outils d’apprentissage qui leur seront très utiles dans leur cursus scolaire, non seulement pour apprendre mais aussi pour communiquer tout en utilisant les nouvelles technologies », estime la fondation. « Une récompense largement méritée », dira pour sa part Claudine Talon qui a exprimé les félicitations de son institution aux encadreurs et parents des heureux lauréats. Ce don, elle le voit comme une marque d’engagement et un outil utile à même d’aider les 50 candidats à se maintenir dans le cercle de l’excellence. C’est d’ailleurs leur plus gros challenge, pense aussi le père Alain Ayimihouè qui les a invités à se maintenir au sommet.
Là-dessus, Mauricette Makin, porte-parole des heureux du jour, invite à leur faire confiance. « Dans trois ans, à l’issue du Baccalauréat, nous serons à nouveau dans les locaux de la fondation pour être récompensés », s’est-elle engagée au nom de ses camarades. « Cette cérémonie ne sera pas pour nous un alibi pour nous reposer, mais ce sera comme une stimulation », poursuit, heureuse, Mauricette. Aux côtés du Gouvernement et d’autres partenaires, la Fondation Claudine Talon entend davantage apporter sa contribution pour que tous les enfants du Bénin aient un accès équitable à une éducation de qualité.

Société 02 août 2017


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