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Le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou a présenté, ce jeudi 15 novembre, le projet de budget de son ministère au titre de 2019 devant la commission budgétaire du Parlement. Cet exercice annuel de présentation a été une occasion pour le ministre de séduire les députés par sa bonne maîtrise de son portefeuille ministériel et la pertinence des actions projetées pour 2019 pour le compte de son ministère.
Les prévisions budgétaires mises à la disposition du ministère de l’Economie numérique et de la Communication au titre de l’année 2019 s’élèvent à 25,7 milliards F Cfa environ. Elles sont en hausse de 17% par rapport à l’année 2018. Elles se répartissent en termes de dépenses ordinaires à 5 milliards et de dépenses en capital autour de 20 milliards F Cfa. Les grandes lignes de ce projet de budget ont été dévoilées par le ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou à la commission budgétaire du Parlement. Ce montant de 25,7 milliards F Cfa permettra à son département ministériel de mener les activités phares afin de gagner le pari de l’atteinte des objectifs du secteur de l’économie numérique et de la communication. C’est ce qu’a précisé à la presse le ministre à sa sortie des travaux budgétaires à l’hémicycle.
De façon plus concrète, Aurélie Adam Soulé Zoumarou envisage pour 2019, de renforcer, poursuivre et intensifier les efforts déjà commencés en 2018 sur la mise en œuvre des projets phares du ministère. « 2019 va voir la réalisation de la Télévision numérique terrestre. Et nous allons renforcer le réseau en fibre optique », annonce le ministre. Selon elle, 2018 a connu la réhabilitation de la dorsale nationale en fibre optique couvrant déjà 67 communes du Bénin et la construction d’un certain nombre de boucles métropolitaines. Il s’agira donc, en 2019, pour son ministère, de renforcer et de densifier ce réseau par la création de boucles complémentaires et l’augmentation des capacités. Ce qui permettra de prendre également en charge les 10 communes restantes et qui ne sont pas aujourd’hui interconnectées au réseau de la partie Ouest du pays, assure Aurélie Adam Soulé Zoumarou.
Plusieurs autres priorités tiennent à cœur au ministre de l’Economie numérique et de la Communication pour 2019. Il s’agit surtout la modernisation de l’administration par les usages numériques. « L’administration intelligente va se mettre en œuvre, nous allons installer notre plateforme nationale de paiement électronique, nous allons également bâtir tous les socles pour la modernisation, l’introduction du numérique dans l’administration et mettre par-dessus tous les services numériques tels que ceux que nous expérimentons aujourd’hui pour la gestion des carrières des fonctionnaires en ligne et la consultation des fiches de paye en ligne », promet le ministre. 2019 va permettre d’avancer sur ces chantiers et de continuer à mettre en lumière l’écosystème du numérique, assure Aurélie Adam Soulé Zoumarou. Elle a été félicitée par les députés pour la grande qualité de sa présentation et la richesse de sa réponse à leurs préoccupations qui ont trait surtout à l’évolution et au développement du secteur de l’économie numérique au Bénin et à l’accès équitable aux médias de service public en cette veille des élections législatives de 2019.

Le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, a présenté aux députés ce mardi 13 novembre, le projet du Programme d’investissement public (Pip) gestion 2019 comportant 197 projets essentiellement sociaux, le tout pour un montant de 425,11 milliards F Cfa.
Le social et la mise en œuvre accélérée du Programme d’action du gouvernement (Pag) sont les deux grandes priorités inscrites au Programme d’investissement public (Pip) du projet de budget général de l’Etat gestion 2019. Il s’agit d’un Pip hautement social qui comporte 197 projets pour un montant de 425,11 milliards F Cfa. Le budget national contribue à hauteur de 194,11 milliards FCFA soit 45,66% pour le financement de 170 projets dont 105 exclusivement financés par ledit budget. Les ressources extérieures s’élèvent à 231 milliards F Cfa pour le financement de 92 projets. Le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, a dévoilé à la commission budgétaire, cette grande ambition que nourrit le gouvernement pour l’année 2019. Selon lui, parallèlement au budget général de l’Etat, il est prévu la réalisation de plusieurs projets en mode Partenariat public-privé (Ppp) et d’autres exécutés par le Fonds routier du Bénin et la Société des patrimoines immobiliers de l’Etat. Ce Pip qui constitue l’ensemble des programmes et projets prévus par l’Etat pour être exécutés au cours d’une période donnée traduit la volonté du gouvernement de renforcer les programmes sociaux qui impactent le quotidien des populations, témoigne
Abdoulaye Bio Tchané. Il s’agira de poursuivre la mise en œuvre des politiques et stratégies de renforcement du capital humain, d’assurer la poursuite et à l’achèvement des chantiers en cours notamment les routes, Btp. Le Programme d’investissement public contribuera également à renforcer et à accélérer le développement local et l’autonomie énergétique, détaille le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané, à la faveur d’un point de presse qu’il a animé à l’issue de sa présentation aux députés. A l’en croire, un accent particulier est également mis sur le Pag dont certains projets phares ont déjà démarré en 2018. Le gouvernement entend mettre le pied sur l’accélérateur dans la réalisation de ces projets phares concernant certains secteurs clés notamment l’eau, l’électricité, les infrastructures, l’environnement, l’éducation et la santé. « Nous aurons plus de routes, nous allons étendre l’accès à l’eau potable à beaucoup plus de nos compatriotes. Nous donnerons à manger à beaucoup plus d’enfants dans nos écoles à travers les cantines scolaires. Notre pays fera un grand pas vers l’autonomie énergétique; et nous construirons plus de salles de classe et d’hôpitaux », promet avec assurance le ministre d’Etat pour 2019.
Deux centrales thermiques
Toujours au titre des investissements publics, le Pip 2019 prévoit la poursuite et l’achèvement du projet de construction de la centrale thermique de 120 Mégawatts à Maria-Gléta dans la commune d’Abomey-Calavi; la construction d’une autre centrale thermique de 136 Mégawatts, toujours à Maria-Gléta mais en mode Ppp et la mise en œuvre du Projet assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) dont la phase pilote a déjà démarré avec la confection très bientôt de pièces d’identité nationale à un groupe cible de plus de 350 000 personnes. A tout ceci, Abdoulaye Bio Tchané ajoute la réalisation du Projet d’assainissement pluvial de la ville de Cotonou pour un montant de plus de 238 milliards F Cfa. Le secteur eau est également bien loti avec plusieurs projets. Ici, le ministre d’Etat chargé du Développement et du Plan cite entre autres le Projet d’eau potable en milieu rural et assainissement en milieu urbain (Peprau), le Projet de renforcement du système d’alimentation en eau potable des villes de Cotonou, Parakou, Dassa-Zoumè, Savè, Glazoué et environs ainsi que les Programmes Aqua-vie et Omidelta et le Programme d’amélioration des systèmes d’approvisionnement en eau potable dans 69 villages du Bénin. Tous ces projets entreront dans leur phase active en 2019, assure Abdoulaye Bio
Tchané. Il n’oublie pas les autres projets non moins importants également inscrits au Pip 2019. Il s’agit notamment de la réhabilitation du Parc national de la Pendjari ; la réalisation du Programme des villes durables ; la poursuite du Projet asphaltage, la construction de bâtiments administratifs et d’infrastructures sociocommunautaires et le projet de télévision numérique et terrestre.
Par ailleurs, le gouvernement consacrera 20 milliards F Cfa à la réalisation des pistes rurales en vue de faciliter l’écoulement des produits agricoles et les échanges commerciaux, informe Abdoulaye Bio Tchané qui salue les députés pour la qualité de leurs interventions et la pertinence de leurs idées développées lors du débat budgétaire au titre du Pip 2019.
Hodio Football club[/caption]Les matchs du championnat national de football de ligue 2 se sont déroulés ce week-end. A Comé, Hodio Football club s’est débarrassé (2-0) de la Jeunesse Sportive d'Agonlin (Jsa) tandis que l’Association sportive Tado a été surprise (2-0) à domicile par les Cavaliers de Nikki.
Hodio Football club de Comè a réussi son entrée en compétition en se débarrassant (2-0), samedi 10 novembre dernier, de la Jeunesse Sportive d'Agonlin (Jsa). Ce match sans grandes actions d'éclat ni gestes techniques a fini par tourner à l’avantage du club de Comè grâce à ses individualités. Il a fallu attendre la 35e minute de jeu pour voir Arsène Ezin expédier une balle sur le gardien d’Agonlin et ouvrir le score. À 1-0, les joueurs de Comè vont multiplier les assauts sans corser la note. En témoigne la frappe de Johnson Ampah vers la fin de la première partie. C’est sur ce score que les deux équipes vont rejoindre les vestiaires.
A la reprise, la Jsa tente de revenir dans la partie en s’offrant quelques occasions de but sans succès. Le coach de Hodio Fc va procéder à deux remplacements pour renforcer son équipe en difficulté en milieu de terrain. Ce qui va permettre aux locaux de revenir dans le match avec le soutien inconditionnel du public. A la 75e minute, Johnson Ampah profite d'un centre en retrait de Justin Tipo, passe toute la défense de la Jsa, lobe le gardien et marque le second but de la partie. A 2-0 le club de Comé va gérer son l'avance jusqu'à la fin du match. Cette victoire permet à Hodio Fc de se mettre en confiance avant son déplacement dimanche prochain à Ouidah pour rencontrer la Jeunesse sportive de Ouidah.
A Dogbo, l’Association sportive Tado a été battue sur ses installations par les Cavaliers de Nikki tandis que Dadjè Football club a été contraint au nul (0-0) par Delta Fc.

Le programme Approche communale pour le marché agricole phase 2 (Acma2) financé par l’ambassade du Royaume des Pays-Bas, organise à Porto-Novo, depuis mardi 6 novembre dernier, un atelier bilan de la campagne 2017-2018 de warrantage du maïs et du soja pour lequel il accompagne les producteurs agricoles sur le terrain. Les travaux qui s’achèvent ce jeudi visent à permettre aux acteurs à divers niveaux d’évaluer les forces et faiblesses du processus et de mieux se relancer pour améliorer la campagne prochaine.
La campagne 2017-2018 du processus de warrantage du maïs et du soja, piloté par le programme Approche communale pour le marché agricole phase 2 (Acma2), s’est soldée par des résultats encourageants. C’est du moins ce qui ressort de l’atelier bilan qu’organise depuis mardi 6 novembre dernier, à Porto-Novo, le programme Acma2 financé par l’ambassade du Royaume des Pays-Bas.
Ce séminaire d’évaluation réunit les Pôles d’entreprise agricole sur le maïs de Djidja, Zogbodomey, Zakpota et de Kétou, et ceux sur le soja de Djidja et de Zogbodomey sans oublier Alidé, l’institution de microfinance qui accompagne ces producteurs agricoles avec des crédits. Pendant trois jours de travaux, ils passeront au peigne fin ce qui a marché et ce qui n’a pas bien tourné au cours de cette campagne de warrantage 2017-2018, afin de tirer les leçons qui s’imposent pour aller de l’avant.
Selon Rassidatou Moustafa, spécialiste Warrantage Acma2, 588,2 tonnes de produits agricoles ont été stockées contre 587,7 tonnes vendues au cours de cette campagne. Ce qui montre une perte de 0,5 tonne. Aussi, un montant de 81, 834 millions F Cfa de crédit, a-t-il été octroyé aux producteurs par Alidé microfinance. Le processus a impacté 274 producteurs agricoles dont 134 femmes et 39 jeunes. Seulement, la campagne n’a pas connu que de succès.
Elle a été marquée par quelques problèmes, note Rassidatou Moustafa. Il s’agit surtout des difficultés liées à l’accès au marché concernant le maïs. Le prix a connu une chute drastique à la période de déstockage, c’est-à-dire après mars, avril et mai 2018 lors de la vente des produits. Cette situation est due à l’abondance du maïs sur le marché, constate Rassidatou Moustafa. Mais le mécanisme de facilitateurs d’accès au marché mis en place par Acma2 a permis d’amoindrir les conséquences de cette situation. Ce qui a permis aux producteurs d’écouler, vaille que vaille, leurs produits sans trop les brader. Ces derniers ont vendu leurs produits, remboursé les crédits et ont également partagé les ristournes à leurs membres. Sauf que cette fragilisation du marché, surtout autour du prix de vente du maïs ne leur a pas permis de gagner de gros bénéfices.
Dupliquer l’expérience
L’atelier vise à permettre aux participants de passer en revue tout le processus, de tirer les leçons de l’expérience vécue pour se relancer pour la prochaine campagne qui pointe déjà à l’horizon. Rassidatou Moustafa se dit satisfaite des résultats de l’atelier bilan. Car, il a permis aux participants de surtout comprendre qu’il y a lieu pour eux de ne plus prendre beaucoup de crédits afin de pouvoir le rembourser facilement et de démarrer tôt le mécanisme, pour éviter de subir les aléas du prix du marché. L’atelier vise par ailleurs à voir comment intégrer dans le système des mécanismes d’accès aux intrants agricoles, souligne Rassidatou Moustafa. Il s’agira, pour les acteurs, de réfléchir à combiner le warrantage activités génératrices de revenus au warrantage intrant, explique la spécialiste Warrantage Acma2.
Nicaise Ganhounouto, chef d’agence Porto-Novo d’Alidé, salue le partenariat entre les deux structures. Il a aussi déploré la baisse des prix de vente du maïs lors du déstockage sur le marché au cours de la campagne passée. Ce qui a occasionné des impayés qui tournent autour de 22 millions FCfa pour les deux agences Porto-Novo et Bohicon qui octroient de crédits aux producteurs agricoles. Selon lui, Alidé est actuellement en négociation avec Acma2 et les producteurs afin d'étudier les voies et moyens pour solder les impayés. Nicaise Ganhounouto souhaite que le gouvernement accompagne les producteurs sensibilisés à produire beaucoup, surtout du maïs. Il invite le gouvernement à dupliquer l’expérience concluante d’Acma2 dans les autres communes où le programme n’est pas présent. Un souhait partagé par Eloi Djodjo, producteur agricole à Djidja. Il félicite Acma 2 avec son système de warrantage dont l’utilité n’est plus à démontrer et qui améliore leurs conditions de vie. Il souhaite que les décideurs aident les producteurs agricoles à trouver des marchés, notamment sur les plans local et régional dont le Nigeria, pour l’écoulement des produits agricoles avec un retour sur investissement.
Société 08 nov. 2018

Les éléments de la Police républicaine recherchent activement les auteurs du braquage perpétré en début de soirée du mardi 6 novembre dernier au quartier Sèkandji dans la commune de Sèmè-Podji. Ils ont mis à prix la tête de ces malfrats qui ont réussi à emporter la somme de 17,050 millions F Cfa.
La direction départementale de la Police républicaine de l’Ouémé lance un appel pressant et urgent à témoignage, contre forte récompense et garantie d’anonymat, à toute personne capable de lui fournir des informations sur les auteurs de ce crime et leurs éventuels complices. Ces gangsters seraient au nombre de deux et ont dépouillé leur cible, un agent des parcs de vente de véhicules d’occasion, du pactole qu’il détenait. Ce dernier était sur sa moto, sans toutefois savoir qu'il était poursuivi par des hors-la-loi armés de fusil Akm qui l’ont braqué à hauteur du carrefour de Sèkandji en lui tirant dessus au niveau du pied gauche pour le déséquilibrer. Blessée, la victime n’a eu la vie sauve que grâce à son évacuation rapide au Centre national hospitalier universitaire (Cnhu) Hubert Koutoukou Maga de Cotonou par les sapeurs-pompiers. Selon les premiers éléments de l’enquête parvenus à la Police républicaine, les deux malfrats ont emprunté une moto de marque Sanili et portaient des pantalons Jeans. Ils ont opéré à visage découvert. L’alerte donnée à la patrouille du corridor du commissariat d’Agblangandan n’a pas permis d’interpeller jusqu’ici ces individus qui se sont rapidement confondus dans la masse, regrette la direction départementale de la Police républicaine de l’Ouémé qui reste déterminée à mettre la main sur eux.
Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Société 08 nov. 2018

Le tribunal a rendu son verdict, mardi 30 octobre dernier, après un procès où dirigeants du football, joueurs, encadreurs sportifs et autres ont comparu dans l’affaire dite tricherie sur les âges des joueurs U-17. Entre la volonté des accusés de dire la vérité, les débats et la décision du tribunal, des enseignements doivent être tirés afin que de tels faits ne se reproduisent plus.
« Dura lex, sed lex », la loi est dure mais c’est la loi, dit une sagesse antique. Les mis en cause dans l’affaire dite tricherie sur les âges des joueurs U-17 ont été sanctionnés suivant les lois de la République du Bénin après un procès dont le verdict a été rendu mardi 30 octobre dernier. Après la disqualification du Bénin à Niamey, le gouvernement a jugé utile de situer les responsabilités. Ainsi les personnes coupables ont-elles pu répondre de leurs actes. Mais, il apparaît essentiel de tirer des leçons de ce procès qui constitue une première dans l’histoire du sport-roi béninois. Plusieurs informations jusque-là inconnues du grand monde ont été révélées, depuis les auditions jusqu’à la décision finale. Les déclarations de certains accusés à la barre, laissent croire en effet que l’administration de la Fédération béninoise de Football souffre d’un réel problème de gestion. Certains responsables administratifs de la fédération et les membres du staff technique de l’équipe nationale U-17, se sont présentés au tribunal comme de simples exécutants. Ils ont montré ainsi les limites de l’instance, confirmant le manque de professionnalisme, la complaisance et l’amateurisme qui a caractérisé cette institution depuis plusieurs décennies.Quid des contradictions entre les propos de l’ancien président Anjorin Moucharaf , du secrétaire administratif, Zéphirin Déguénon et celui de l’ancien directeur des compétitions, Quentin Didavi, au prétoire? Pour l’un, l’IRM est nécessaire pour la compétition U-17 et pour l’autre cela n'est pas utile. Au cours du procès, l’opinion publique nationale et internationale a eu la confirmation que les dirigeants du sport-roi ont envoyé une liste de joueurs ayant de faux papiers à la Confédération africaine de Football, pour participer aux éliminatoires de la Can U-17.Plaidant tous coupables, les 12 joueurs ont reconnu les faits à eux reprochés, affirmant détenir de fausses pièces d’identité. «En 2014, j'avais 23 ans normalement mais je détenais un papier qui me donnait 12 ans comme âge de footballeur » admet l'un d'entre eux.
Respecter les âges et éviter la cupidité
Cette déclaration lors de l’audition s'est répétée et a fait réagir le juge Rodolphe Azo, appelé non seulement à dire le droit mais aussi à donner la mesure du scandale. Il a invité par conséquent les acteurs du football à cesser avec cette pratique qui consiste à engager de vieux joueurs avec de faux actes de naissance aux compétitions de catégories d’âge. Selon lui, les dirigeants du football s’exposent aux rigueurs de la loi en mettant la vie de ces jeunes sportifs en danger. Expressivement, il a invité les responsables à différents niveaux du football béninois et les acteurs à éviter de tels actes. Un conseil que les nouveaux responsables du football béninois doivent prendre à leur compte pour pallier cette situation récurrente dans le milieu du football béninois, selon la plupart des acteurs ayant comparu. D’ailleurs, Pavlek Ehoué n’a pas hésité à confirmer ce fait quand le juge lui a demandé si c’est une pratique permanente dans le milieu. «Oui, monsieur le président, c’est une pratique dans le milieu du football, certains de mes camarades sont aussi dans le cas », a-t-il reconnu. Cela pose le problème de l’inexistence des compétitions de catégories d’âge. Car, bien que pensionnaires de centres de formation sportive tous ces joueurs épinglés sont détenteurs de faux documents d'état civil. La réorganisation du secteur de la formation sportive et l’organisation régulière des compétitions de catégories d’âges s’imposent pour que le Bénin respecte les normes internationales requises.
Le nouveau comité de la Fédération béninoise de Football dirigé par Mathurin de Chacus, qui prône la transparence, doit travailler à mettre fin à des pratiques tendant à discréditer le pays. Selon Me Bastien Salami, représentant de la partie civile, c’est la recherche immodérée de gains qui a motivé les dirigeants à engager les frais de l’Etat, sachant bien, depuis Lagos, que 18 des 25 joueurs sont déclarés être inéligibles au tournoi. Ce qui fait dire au ministère public dans son réquisitoire que « les responsables en usant d’une stratégie pour légitimer le faux» ont favorisé cette honte du pays à Niamey.
Les athlètes béninois font forte impression en Egypte[/caption]Le Bénin a terminé premier des courses sur piste au championnat d’Afrique de roller sports qui se déroule en Egypte depuis le 25 octobre dernier. Ils ont remporté 17 médailles dont 7 en or, 6 en argent et 4 en bronze devant le Kenya (6 en or, 3 en argent et 2 en bronze) et l’Egypte, pays hôte (5 en or, 9 en argent et 8 en bronze).
En individuel, dans la catégorie junior homme, Donan Henresth Houngbo a remporté deux médailles d’or et une médaille de bronze alors que Nephtali Eustache Fafoumi a gagné une médaille d’argent et une médaille de bronze. Issoufou Bachirou, quant à lui, a remporté une médaille d’argent. Championne en titre dans la catégorie junior dame, Rawdath Demba Diallo a confirmé tout le bien qu’on pense d’elle en remportant à elle seule 4 médailles d’or pour le Bénin. Dans la catégorie senior homme, Abraham Amoussou a remporté une médaille d’argent et 3 médailles de bronze tandis que Hermione Ahouissou, dans la catégorie senior dame a terminé la course sur piste avec une médaille d’argent.
En équipe, le trio Donan Henresth Houngbo, Nephtali Eustache Fafoumi et Issoufou Bachirou a remporté une médaille d’or pour le Bénin dans la catégorie junior homme tandis qu’Abraham Amoussou, Raymond Ahoudji et Jude
Noukpokinnou ont gagné la médaille d’argent pour le Bénin dans la catégorie senior homme. Le Bénin pourrait gagner d’autres médailles dans la compétition avec les courses sur route qui ont débuté depuis ce jeudi.
Sports 02 nov. 2018

Ouvert le mardi 23 octobre, le procès des accusés dans l’affaire tricherie sur l’âge des joueurs U-17 est arrivé à son terme hier, avec le verdict du juge Rodolphe Azo. En dehors des prévenus Lafiou Yessoufou, Moucharafou Anjorin,
Zéphirin Déguénon et Sylvestre Parfait Aïvodji, qui devront passer encore quelques jours en prison pour purger le reste de leurs peines, le reste a recouvré sa liberté.
Le juge Rodolphe Azo a rendu son verdict dans l’affaire tricherie sur l’âge des joueurs U-17. Condamné chacun à six mois d'emprisonnement dont un mois ferme et cinq assortis de sursis, les joueurs Dominique Fonsoayé, Armel Kuassi, Pavleck Ehoué, Matéi Hlakougbé, Abou Sophyane Gounou, Ahmed Yessoufou, Adéyika Dossoumou, Luc Bia, Barnabé Tito Tundé, Zouli Kifouli Achamou Salami, David
Tchétchao et Moumouni Zakari, ayant purgé leurs peines ont recouvré leur liberté ce mardi 30 octobre après la décision du tribunal. En ce qui concerne l’ancien président de la Fédération béninoise de Football, Moucharafou Anjorin, il devra poursuivre son séjour carcéral avec certains de ses collaborateurs. Condamné chacun à 12 mois d'emprisonnement dont deux fermes et dix assortis de sursis et à
200 000 F Cfa d'amende, lui et ses co-accusés LafiouYessoufou, Zéphirin Déguénon et Sylvestre Parfait Aïvodji devront passer encore quelques jours en prison avant d’être libérés. Le tribunal relaxe purement et simplement les prévenus Moïse Ekoué, Vicentia Boco, Désiré Hounguè, Quentin Didavi et Ibrahim Chabi Mama tandis que Romain Coovi, Rodolphe Abadji, Jacques Ernest Sagbo, Dossou Jonas Nounahon et Jean-Louis Noumahagnan ont été relaxés au bénéfice du doute. Par contre, le tribunal retient dans les liens de l'infraction, Bio Dabo Sabi Gado, Lafiou Yessoufou et Sannou Dramane Zakari. Ils sont condamnés à quatre mois d'emprisonnement assortis de sursis et à 20.000 FCFA d'amende chacun. Enfin, le tribunal reçoit la constitution de la partie civile de l'Etat béninois représenté par l'agent judiciaire du Trésor et condamne in solidum les prévenus LafiouYessoufou, Moucharafou Anjorin, Zéphirin Déguénon et Sylvain Parfait Aïvodji à lui payer au titre de dommages-intérêts la somme de deux millions de F Cfa. Toutefois, condamne tous les prévenus aux frais.
Une des majors ayant obtenu une moyenne d’au moins 16 sur 20 recevant les clés d’une moto en récompense[/caption]Comme à ses habitudes, la Haute école de commerce et de management (Hecm) a célébré cette année encore ses meilleurs étudiants, au cours d’une soirée dite de l’excellence, samedi 27 octobre dernier à la plage Dream Beach à Cotonou. La cérémonie a été placée sous l’égide de Kokou Assogba, directeur général de l’Enseignement supérieur représentant le ministre de tutelle.
Des attestations de succès cosignées, deux motos, des bons de réduction sur les frais de scolarité, des lots d’ouvrages, des bons de stages payés, des ordinateurs, etc. Ce sont, entre autres, les prix dont ont été gratifiés les meilleurs étudiants de la Haute école de commerce et de management (Hecm) au titre de l’année 2017-2018.
Plantant le décor, Albert Chincoun, directeur général par intérim de la Haute école de commerce et de management (Hecm), indique que la cérémonie est placée sous le signe de l’excellence et consacrée à la récompense des meilleurs étudiants de l’année 2017-2018. Les lauréats sont de la catégorie des étudiants ayant obtenu des moyennes comprises entre 14 et 16, des majors de promotions, sans oublier les titulaires de licence et de master. Ces résultats d’excellence sont l’œuvre aussi bien des parents, des enseignants, des entreprises que des apprenants, a reconnu le directeur général par intérim.
Notant qu’il n’y a de richesse que d’hommes, Marlène Yèdji, porte-parole des récipiendaires a rendu hommage au corps professoral de Hecm. « La rigueur, l’assiduité, le sérieux et la qualité des formations que vous nous avez transmises ont porté leurs fruits », a-t-elle reconnu. Mais la remise des attestations n’est pas une fin en soi. Selon elle, il n’est pas question pour eux d’empocher leurs diplômes et d’aller dormir sur leurs lauriers. « C’est maintenant que notre vrai combat commence », a averti Marlène Yèdji en précisant qu’il reste à mettre en action sur le marché du travail les compétences acquises au cours de leurs formations. Consciente de ce que ce pari ne sera pas gagné seulement par les récipiendaires, elle a invité aussi bien les autorités béninoises, les responsables de Hecm, les opérateurs économiques que les parents à ne pas cesser de les soutenir.
Pour le développement
Intervenant au nom du ministre de tutelle, le directeur général de l’Enseignement supérieur, Kocou Assogba, a souligné que la cérémonie est la célébration du développement du Bénin. Car, a-t-il expliqué, le développement des autres secteurs est tributaire des ressources humaines bien formées. Aussi, a-t-il encouragé les responsables de Hecm à poursuivre leurs efforts pour mettre à la disposition du pays des jeunes diplômés valables, capables de propulser le développement du pays.
En dehors des remises de prix et d’attestations aux étudiants, la cérémonie a connu la prestation de serment de 9 nouveaux enseignants titulaires de doctorat dans diverses spécialités. Tour à tour, ils ont défilé devant Félix Iroko, directeur académique de Hecm, pour s’engager à remplir leurs fonctions comme cela se doit. Ils font désormais partie du corps enseignant de cet établissement supérieur privé. Aussi, Bonaventure Natondé Aké, le promoteur, leur a-t-il prodigué de sages conseils. Ils doivent, selon lui, considérer leur mission comme un sacerdoce et l’école comme un sanctuaire. Par conséquent, il les a invités à être comme des pasteurs et prêtres auprès des apprenants dont ils ont la charge.
La promotion des lauréats 2017-2018 est parrainée par Cosme Goundété, président de l’Ordre des experts comptables du Bénin. Pour la promotion 2018-2019, le parrain est un ancien étudiant de Hecm devenu ministre : Oswald Homeky représenté à la cérémonie par son directeur de cabinet.
l'inventivité de l'Afrique[/caption]Le 7e Salon africain de l’innovation et de l’invention technologique de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi) a pris fin, samedi 27 octobre dernier, sur une note de satisfaction pour la plupart des participants.
Huit participants, à la septième édition du Salon africain de l’innovation et de l’invention technologique, ont clôturé leur participation à cet évènement qui célèbre le talent et le génie sur le continent, sur une note de gaieté. Il ont été distingués dans diverses catégories, suite à leur évaluation par un jury mis en place à cet effet. Lequel a eu pour mission de dégager les meilleurs, à partir de critères portant sur le caractère innovant du produit mis en compétition, son achèvement et sa fonctionnalité, les perspectives de développement, la potentialité commerciale et la présentation du dossier soumis.
Au terme des travaux, le rapporteur du jury, Valentin Agon, a eu le loisir de dévoiler, à l’occasion d’une soirée de gala organisée, samedi 27 octobre dernier pour clôturer ce salon, les noms des lauréats et les lots à eux destinés. Ainsi, pour la meilleure femme inventrice, un lot d’une valeur de cinq cent mille francs Cfa est allé à Sarah Nseme Nang du Gabon, pour son invention portant sur une crème cosmétique contre le relâchement et les imperfections de la peau. Le prix spécial grand public de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi), d’une valeur d’un million, est allé à Agri pyramide du Burkina Faso pour son invention portant sur un procédé de fabrication de la pyramide zoo-hydroponique.
Pour ce qui est du prix de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (Ompi) pour la meilleure invention dans la catégorie « Invention et innovation technologique », médaille d’or de l’Ompi, c’est Keita Mountaga de la Guinée Conakry qui l’a décroché, empochant ainsi un chèque d’un million de francs Cfa. L’Institut de recherches médicales et d’études de plantes du Cameroun qui a réussi à mettre au point une pommade antibactérienne a pris le dessus sur les autres concurrents dans la catégorie prix spécial Oapi de la meilleure invention issue de la pharmacopée africaine d’une valeur d’un million cinq cent mille.
Rivaliser sans complexe
Green keeper Bénin est aussi reparti avec un chèque d’un million cinq cent mille pour le prix spécial Oapi pour la meilleure invention dans le domaine de l’environnement. Ceci, grâce à son invention portant sur un absorbant des hydrocarbures à partir de la jacinthe d’eau. Le prix spécial Oapi pouvant intéresser le marché international, d’une valeur d’un million cinq cent mille a été décroché par Soudy Imar pour son invention portant sur un phytomédicament contre le diabète de type2. André Soviguidi du Bénin, inventeur d’un extracteur polyvalent de jus de fruits tropicaux est, quant à lui, le gagnant du prix Uemoa de l’innovation d’un montant de trois millions. Enfin, le grand prix du salon, prix président de la République d’une valeur de quatre millions, est allé à Solatec électrique Bénin.
A la suite de la remise des lots, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serge Ahissou, a salué non seulement le mérite des gagnants, mais aussi celui de tous les compétiteurs. Le plus important, selon lui, c’est d’avoir déjà innové, créé et ensuite accepté d'aller en compétition. Avant lui, Dénis Bohossou, directeur général de l’Oapi a présenté les statistiques de présence sur le salon pour illustrer combien grandissant est l’intérêt des Africains pour la recherche et l’invention. « Nos Etats doivent disposer d’outils et d’innovations à la hauteur de leurs ambitions pour rivaliser sans complexe avec les inventeurs des autres continents », suggère-t-il. Pour ce qui est des prix, il les assimile à un encouragement à plus d’innovation, à un appel à soutenir la culture de la recherche et à une invite au dépassement de soi et à l’émulation. Avis bien partagé par Mathias Agon, directeur de l’Agence nationale de la propriété intellectuelle (Anapi) qui perçoit ce salon comme un espace pour exhiber tout ce dont regorge l’Afrique innovant.