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Le nouveau président de l’Union nationale des étudiants du Bénin (Uneb) élu le 4 juillet dernier a pris service le 20 juillet. Alain Nouho a levé un coin de voile sur les défis qu’il entend relever au cours de son mandat.
Porté par voie élective par ses camarades à la tête de l’Union nationale des étudiants du Bénin (Uneb), une des trois associations d’étudiants officiant sur le campus de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac), Alain Nouho a des ambitions pour redynamiser le mouvement estudiantin au Bénin. Selon lui, les défis à relever se situent aussi bien sur le plan académique que sur le plan social.
Au niveau académique, il fait savoir que toutes les questions touchant la vie académique des étudiants seront une priorité. Entre autres, il s’agira pour le nouveau bureau de l’Uneb de mener des actions pour une harmonisation du système Licence Master Doctorat (Lmd). Pour y parvenir, il entrevoit qu’il faille inviter tous les acteurs, à savoir les autorités ministérielles, rectorales, décanales, administratives et les responsables d’étudiants. Tout en reconnaissant qu’il faut se conformer à des normes quant au système Lmd, il invite à ne pas occulter certaines réalités de l’Uac. « Sur une même université, un même système qui s'applique ne doit pas être différent, selon les entités. À défaut de respecter les exigences d'un tel système, il faut le rendre uniforme partout. Il n'est pas question qu'une entité applique un système comme elle l'entend ou le conçoit », fait-il observer avant de noter qu’il faut « l'adapter à nos réalités ».
Toujours sur le plan académique, poursuit-il, il s’agira pour son bureau d’œuvrer à l'amélioration des conditions d'études des étudiants. Cela est tributaire de la mise en place d'une politique de participation de tous. « La suppression des faux frais sera aussi un objectif à atteindre », ajoute-t-il.
Sur le plan social, il rêve d’un système d’allocations universitaires avec le moins de plaintes possibles. « Nous verrons avec les autorités compétentes comment revoir le système d'allocations universitaires afin d'enregistrer moins de plaintes », explique-t-il. Dans ce cadre, il indique qu’en collaboration avec le Centre des œuvres universitaires et sociales d’Abomey-Calavi (Cous-AC), son bureau échangera sur le projet de création de la ligne Campus-Akassato afin d'étendre les œuvres sociales à tous les étudiants. « Nous discuterons avec lesdites autorités pour que les œuvres sociales démarrent dès la rentrée académique », promet le successeur de Nicolas Zinsou à la tête de l’Uneb. La situation des étudiants handicapés fait partie également de sa priorité. Selon lui, cette catégorie d’étudiants doit continuer à jouir de la manière la plus judicieuse des mêmes droits en tant qu'étudiants. Sur le plan épanouissement, l’Uneb se battra pour des activités ludiques au profit des étudiants.
Mieux, l’Uneb permettra aux étudiants d'avoir leur permis de conduire à moindre coût. A cet effet, les responsables de l’Uneb feront rentrer le projet « Permis pour tous » dans sa phase active. En plus, ajoute-t-il, « Nous organiserons des formations professionnelles à l'endroit de la communauté universitaire. Nous allons créer une solidarité entre les institutions à la base à travers des activités qui les mettront ensemble ».
Mais de façon globale, il tient à soigner l'image des responsables étudiants en procédant à la dynamisation totale des moyens d'actions, laquelle consistera, précise-t-il, à prôner le dialogue à tous les niveaux. « Nous allons privilégier le dialogue, car la violence, avant d'être illégitime, est animale », assure Alain Nouho.

Les travaux des quatrièmes journées scientifiques de la Société béninoise de parasitologie-mycologie (Sobepam) ont été lancés, ce mardi 25 juillet à Cotonou, par le ministre de la Santé
Alassane Séïdou. Portant sur le thème « Prise en charge du paludisme et des maladies tropicales négligées », ces journées offrent l’occasion de faire le point des actions qui ont été menées par le Bénin pour lutter contre lesdites maladies.
« Une société scientifique vit par la qualité des activités qu’elle organise », affirme le président du Comité scientifique de la Société béninoise de parasitologie-
mycologie (Sobepam), le docteur Marcel Zannou. Cela traduit le bien-fondé des quatrièmes journées scientifiques sur le thème « Prise en charge du paludisme et des maladies tropicales négligées » dont les travaux ont démarré hier à Cotonou.
La présidente de la Sobepam, le professeur Dorothée Akoko Kindé-Gazard, a situé le contexte de la tenue desdites journées avant de faire le point des actions qui ont été menées jusque-là par son organisation. Créée en 2009, la Sobepam, selon sa présidente, entend assurer l’arrimage entre les institutions qui effectuent les recherches scientifiques et les structures qui sont appelées à mettre en application les résultats des recherches.
Pour réussir les actionsvisant une meilleure santé des populations, Dorothée Akoko Kindé-Gazard estime qu’il faut orienter les réflexions sur ce qu’elle appelle « les déterminants de la santé ». Il s’agit, explique-t-elle, des facteurs qui entrent en jeu afin que les populations soient en bonne santé ou non. Il s’agit, a-t-elle souligné, des facteurs socio-économiques qui se rapportent à l’habitat, l’urbanisme et l’aménagement rural, les modes de vie, la situation de l’emploi, les modes de consommation, les loisirs. Elle cite également les facteurs psychoculturels qui sont relatifs à la scolarisation, la mentalité des populations devant les problèmes sanitaires, les coutumes, croyances et traditions en matière de santé. La présidente de la Sobepam affirme qu’il y a tant à faire dans la lutte contre les maladies qui affectent les populations les plus pauvres.
Initiative salutaire
Le représentant du représentant-résident de l’Organisation mondiale de la Santé au Bénin, le docteur Télesphore Houansou, a salué l’initiative qui vise à faire le point des recherches réalisées au Bénin dans le cadre de la lutte contre le paludisme et les maladies tropicales négligées. Des recherches dont les résultats permettront, selon lui, d’améliorer les performances des programmes du ministère de la Santé dans les domaines abordés au cours des travaux.
Le docteur Télesphore Houansou souligne que l’Oms met un point d’honneur à la recherche surtout lorsqu’elle est portée par les chercheurs/scientifiques qui vivent dans les zones où sévissent les maladies concernées. En tant que source d’informations nouvelles pour établir le diagnostic, déterminer les besoins et résoudre les problèmes de santé, la recherche, estime le représentant du représentant-résident de l’Oms, doit avoir une place de choix dans chacune des initiatives. Pour ce faire, il faudrait à son avis, intégrer dans les démarches, des activités de recherche multidisciplinaire, qui sont susceptibles de promouvoir les formes endogènes de traitement et de prévention des maladies.
Heureux de la tenue de ces journées scientifiques, le ministre de la Santé, Alassane Séïdou, estime qu’elles constituent une occasion exceptionnelle. Car, elles permettront une discussion et des échanges entre parasitologues, entomologistes, biologistes, médecins, anthropologistes, praticiens de la Médecine traditionnelle, chercheurs, professionnels de la santé, scientifiques de tous horizons. Elles sont également une occasion de faire l’état des lieux des affections les plus meurtrières du Bénin, notamment par rapport aux connaissances nouvelles acquises par la communauté scientifique. C’est pourquoi, il se réjouit d’être avec les chercheurs et les différents acteurs dans le cadre de ces journées scientifiques.
Durant les deux jours de travaux, il sera question de deux grandes conférences dont celle inaugurale a été donnée hier par la présidente de la Sobepam et d’une trentaine de communications.

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique était, ce mardi 25 juillet, dans les départements du Plateau et de l’Ouémé. Sacca Lafia est allé s’enquérir des problèmes de sécurité que rencontrent surtout les communes frontalières avec le Nigeria.
Ce mardi 25 juillet à la salle de conférences de l’Hôtel de ville de Pobè, responsables de postes de sécurité, élus communaux et représentants des communautés à la base ont pris langue avec le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia, pour partager avec lui, les problèmes de sécurité auxquels les populations sont confrontées.
Le choix du ministre de l’Intérieur d’entamer sa tournée de prise de contact par le département du Plateau n’est pas anodin. Sa proximité avec le Géant de l’Est fait de lui une zone sensible en matière de sécurité.
« Sans la sécurité, il n’y a point de développement. C’est pourquoi nous saluons à sa juste valeur l’option du Gouvernement de faire de la lutte contre l’insécurité l’une de ses priorités », indique d’entrée Daniel Valère Sètonnougbo, préfet du département du Plateau. Il confie qu’à sa prise de fonction, l’insécurité était assez criarde dans son département. Mais les mesures prises par le Gouvernement pour lutter contre la grande criminalité a fait régresser les actes d’insécurité dans ces communes frontalières avec le Nigeria. Le préfet a tenu à saluer l’implication du ministre de l’Intérieur dans la gestion de la crise de la transhumance à Kétou. « Aujourd’hui, le calme est revenu et les éleveurs peuhls ont retrouvé leurs campements », informe-t-il.
« Le département du Plateau est important dans notre politique de sécurité intérieure en raison de sa position frontalière avec le Nigeria et son importance économique et culturelle », déclare le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique. La tournée qu’il entreprend, dit Sacca Lafia, vise à mieux asseoir au niveau départemental les initiatives et orientations du ministère en matière de sécuritaire intérieure, à rapprocher les forces de sécurité publiques des élus locaux et des populations pour la prise en compte des problèmes de sécurité à la base. Tout en reconnaissant l’impact positif des nouvelles mesures sécuritaires, il soutient qu’il n’est pas question que les forces de sécurité dorment sur leurs lauriers. « Nous incitons les gendarmes et policiers à être plus présents sur le terrain pour sécuriser davantage et assister nos populations car, il y a encore des cas de braquages, de vol à l’arrachée de motos, de violences sur les voies publiques. Des cas de sinistres, d’incendies de maisons, d’accidents de la circulation sont encore récurrents, tout cela nous amène à améliorer nos différentes prestations, de manière à atteindre le défi de tolérance zéro face à l’insécurité, en collaboration avec les populations à la base », martèle le ministre. Sacca Lafia informe que le ministère a mis en place un mécanisme pour garantir la sécurité aux paisibles populations, assurer la libre circulation des personnes et des biens, et apporter assistance en cas de catastrophe et de sinistres. Il annonce l’existence du numéro d’alerte 166 et son initiative d’organiser chaque année une conférence de sécurité intérieure qui réunira les préfets et les commandants de compagnie pour discuter des problèmes de sécurité dans les départements.
Des moyens aux forces de sécurité
En dehors de problèmes de sécurité communs, les élus locaux du Plateau sont particulièrement préoccupés par la transhumance qui crée d’énormes dommages aux cultures et des conflits sanglants entre éleveurs peuhls et agriculteurs. Le ministre indique que le Gouvernement prend la question très au sérieux et réfléchit sur des mesures préventives et, sur le moyen terme, à des solutions palliatives pour limiter le déplacement saisonnier des troupeaux. Les élus ont aussi soulevé la réduction des effectifs de forces de sécurité en relation avec la redéfinition de la carte sécuritaire qui aurait privé certains arrondissements sensibles de postes de gendarmerie.
A Porto-Novo, le ministre a échangé avec l’ensemble des acteurs en charge de la sécurité dans le département de l’Ouémé. Si Sacca Lafia a réitéré les mesures gouvernementales pour lutter contre l’insécurité, les élus locaux sont revenus sur les difficultés auxquelles les forces de sécurité sont confrontées pour lutter notamment contre la criminalité transfrontalière. Pour ceux-ci, la proximité des communes avec le Géant de l’Est devrait inciter le Gouvernement à mettre en place une politique spéciale de lutte, en dotant les hommes en uniforme de moyens adéquats et en associant davantage les collectivités territoriales dans la prévention et l’alerte. Les responsables de postes de sécurité n’ont pas manqué de partager avec leur autorité de tutelle leurs difficultés quotidiennes dans l’accomplissement de leur mission républicaine. Tout en reconnaissant les efforts déployés par le Gouvernement, ils ont plaidé pour des moyens subséquents pour les aider à mieux faire leur devoir. Sacca Lafia estime que le Gouvernement bien conscient des difficultés est décidé dans la mesure de ses moyens à faire le nécessaire en matière de lutte contre l’insécurité. « La sécurité n’est pas une affaire exclusive des gendarmes et des policiers, la sécurité, c’est notre affaire à nous tous », conclut le ministre sans occulter les enjeux liés à la création de la Police républicaine.

Il se tient depuis ce mercredi 26 juillet un atelier de restitution du document de code de l’élevage aux différents acteurs régionaux du sous-secteur élevage. L’objectif est de les voir amender le projet de loi à l’instar des autres acteurs des différentes régions du pays pour un document consensuel.
Organisé sous l’égide des directeurs départementaux de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche de l’Atacora et de la Donga ainsi que du conseiller technique à la promotion du sous-secteur de l’Elevage du ministère de tutelle, l’atelier de restitution du deuxième draft du Code de l’élevage intervient à la suite d’un long processus d’élaboration qui a démarré depuis 2014 avec l’appui de la Coopération suisse.
Les insuffisances relevées dans les textes existants en terme de législation et de réglementation dans l’élevage ainsi que le laxisme observé dans l’exercice des professionnels du sous-secteur et le non-respect des droits des consommateurs des produits d’élevage justifient l'élaboration du projet de loi portant code de l’élevage en République du Bénin, selon les organisateurs.
Société 26 juil. 2017

Les neuf députés devant représenter l’Assemblée nationale au sein de la Commission de supervision du Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip) sont désormais connus. Ils ont été désignés, ce lundi 24 juillet, à la faveur de la séance plénière ouverte dans le cadre de la quatrième session extraordinaire de l’année 2017.
Bida Youssoufou, Patrice Nobimè, Nassirou Bako Arifari, Jérémie Adomahoun, Jean-Eudes Okoundé, Léon Dègny, Issifou Amadou, Gérard Gbénonchi et Noël Akissoé sont les neuf députés désignés par l’Assemblée nationale pour siéger, au nom de l’institution parlementaire, au sein de la Commission de supervision du Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip). Ils ont été proposés par les sept groupes parlementaires que compte actuellement la septième législature. Selon la clé de répartition proposée par la commission des Lois, de l’Administration et des Droits de l’Homme, les deux sièges restants ont été attribués aux groupes parlementaires « L’Union fait la Nation » et « Agir pour le Bénin » composés du plus grand effectif, respectivement de treize et dix-sept députés.
La liste des neuf députés désignés a été adoptée à l’issue d’un vote à bulletin secret par 41 voix pour, 0 contre et 0 abstention. Les neuf représentants du Parlement iront rejoindre les neuf représentants du Gouvernement pour que cette commission soit au complet.
Le Ravip devrait entrer dans sa phase effective dès le 15 août prochain. L’opération est donc imminente. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’après le vote, le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Eric Houndété, président de céans, a informé les neuf députés désignés de ce qu’ils sont attendus, demain mercredi 26 juillet prochain au palais de la République pour leur installation officielle par le chef de l’Etat. Il a signé sur-le-champ la décision portant désignation des neuf députés pour notification au Gouvernement.
Il faut préciser que le Ravip est prévu aux termes de la loi n°2017-08 du 19 juin 2017 portant identification des personnes physiques en République du Bénin. Il vise à recenser la population à partir des informations nominatives, personnelles et biométriques susceptibles de donner leur identification, au moyen de technologies adaptées. Ainsi, à l’issue du processus, le Bénin disposera d’un fichier national centralisé et informatisé de l’identité de l’ensemble de ses ressortissants. Ce qui permettra de booster le processus de modernisation de l’état civil, du fichier électoral et du fichier des contribuables.
La désignation des représentants du Parlement au sein du Ravip était le seul point inscrit à l’ordre du jour de la quatrième session extraordinaire de l’année 2017 ouverte ce lundi 24 juillet au Parlement. Le dossier ayant été évacué, les députés ont procédé à la clôture de cette session extraordinaire dans la même journée.

Le Bénin a déjà engrangé quatre médailles dont un argent et trois en bronze aux VIIIes Jeux de la Francophonie qui se déroulent à Abidjan en Côte d’Ivoire. Noëlie Yarigo, Faridatou Gbadamassi, Daouda Korongo et Fayçal Atchiba sont les médaillés.
En finale des 800 m, Noëlie D. Yarigo s’est positionnée 2e avec un chrono de 2’01’’27 juste derrière la Marocaine Malika Akkaoui (2’00’’71) et avant Hilali Siham, Marocaine (2’02’’40). Elle était donnée pourtant favorite, au regard de son exploit aux Jeux olympiques de l’année dernière à Rio (1'59''12) et sa récente performance aux championnats de France d’athlétisme d’élite où elle est sacrée championne. Son rêve de « ramener la médaille d'or » pour son pays s’est effondré. Elle se contente néanmoins de la médaille d’argent.
Dans la journée d’hier, Fayçal
Atchiba a gagné la médaille de bronze au saut en longueur (Handisport) qui s’ajoute au palmarès du Bénin qui avait déjà gagné deux médailles de bronze avec Faridatou Abikè
Gbadamassi en lutte olympique dans la catégorie des moins de 55 kg Daouda Korongo au marathon sur la distance 42,195 km courue en 2 h 41’ 16’’.
Une cinquantaine d’athlètes béninois participent aux VIIIes Jeux de la Francophonie dans les disciplines telles que l’athlétisme, le judo, le cyclisme, la lutte, le basket-ball, le handisport, le tennis de table, aux côtés de 80 Etats membres ou observateurs de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif).
C.U.P.
Sports 25 juil. 2017

L’élue de la 18e circonscription électorale, Rosine Dagniho, a animé samedi 22 juillet dernier à Doutou, dans la commune de Houéyogbé, son premier meeting politique digne du format attendu depuis l’alternance intervenue au sommet de l’Etat. Occasion pour elle de s’expliquer sur son positionnement par rapport au régime actuel.
Le député Rosine Dagniho fait partie des soutiens du régime défunt qui affichent une tendance favorable au Gouvernement dit du Nouveau départ. On se souvient qu’elle a accordé sa voix pour le vote de plusieurs textes de lois et projets de ratification d’accord. Elle a confirmé, samedi dernier, avoir voté en faveur du projet de loi portant révision de la Constitution.
Mais ce revirement au profit du vainqueur de la dernière présidentielle face au candidat de l’alliance des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), son creuset politique, n’est pas si évident pour les militants à la base. Interpellée au cours du meeting qui s’est tenu au complexe scolaire de Doutou, Rosine Dagniho s’est expliquée.
« C’est pour vous, pour votre bien-être que j’ai opéré ce choix politique. Qu’il vous souvienne qu’au cours de la campagne présidentielle, j’avais promis de soutenir le président élu s’il consacre son mandat aux actes tangibles de développement du pays. Vous convenez avec moi que l’équipe au pouvoir avance dans ce sens », s’est-elle défendue. Pour elle, le Programme d’action du Gouvernement (Pag) apporte des solutions notamment aux besoins de microfinance, à la fourniture continue et intégrale de l’énergie électrique et de l’eau puis à l’employabilité des jeunes. Toutes choses qui, dira Rosine Dagniho, constituent des priorités pour sa circonscription électorale. S’agissant du volet relatif à l’emploi, elle s’est déclarée engagée à accompagner le Gouvernement en acquérant à Bopa et à Houéyogbé des dizaines d’hectares de domaine sur lesquels seront installés des groupements de jeunes portés sur l’entrepreneuriat agricole. « C’est inconcevable que nous importions du maïs et du piment des pays voisins alors que le Bénin dispose de terres arables. Nous allons cultiver pour notre propre consommation et le marché international », projette Rosine Dagniho. Ces explications semblent emporter l’adhésion de certains qui ont exprimé leur sentiment par des acclamations. D’autres militants ont prié le député de faire entendre au Gouvernement que leur circonscription électorale, encore moins la commune de Houéyogbé, ne font pas de l’opposition au régime.
Rosine Dangiho en difficulté avec ses alliés ?
Les autorités communales de la 18e circonscription électorale ont brillé par leur absence au meeting du député Rosine Dagniho. Aucune figure emblématique de l’animation politique dans les communes de Bopa, Houéyogbé et Lokossa n’était présente à ses côtés, samedi dernier. Son suppléant aux élections législatives, Parfait Gbokédé, ainsi que l’ancien ministre Paul Hounkpè, avec qui elle effectuait ses descentes dans la circonscription, ont manqué, eux aussi, à l’appel.
Il a été noté par le passé l’absence du député lui-même à certains grands rendez-vous politiques, comme lors de la tournée d’échanges autour du Programme d’action du Gouvernement effectuée dans le Mono par cinq ministres ressortissants du département. Cette politique de chaise vide avait été condamnée par son collègue Dakpè Sossou et d’autres personnalités de la circonscription électorale. Cet état de choses pourrait faire croire que Rosine Dagniho est en difficulté avec ses alliés immédiats ou tout au moins qu’elle a du mal à assumer pleinement les conséquences de son nouveau positionnement sur l’échiquier politique. Sinon, quel mal y a-t-il à affirmer clairement sa position avec ses alliés? Mais au cas où faire cavalier seul serait l’option choisie par le député, seule l’issue des prochaines élections permettra de juger de l’opportunité de sa stratégie et de son charisme dans l’arène politique.
D. V.

Le colonel Hervé Kérékou a été inhumé ce samedi 22 juillet dans le caveau familial sis au quartier Dassagaté dans la commune de Natitingou, à la suite d’hommages à lui rendus par ses frères d’armes.
Sous une fine pluie ce samedi, le colonel Hervé Kérékou, disparu le 10 juillet dernier des suites d’une maladie, a été inhumé et repose désormais aux côtés de son illustre défunt père, le général Mathieu Kérékou. Conduit en sa dernière demeure par ses frères d’armes au quartier Dassagaté, il a eu droit aux hommages militaires. Une cérémonie qui a eu lieu dans la cour de la cathédrale de Natitingou sous l’égide du chef d’état-major adjoint de l’armée de terre. Trois sections de l’armée ont conduit en effet ces hommages à lui rendus par le camp militaire Kaba de Natitingou dirigé par le commandant Célestin Agoligan. Prélude à la messe dite en sa mémoire, ces hommages ont été l’occasion pour le haut commandement militaire de reconnaître à l’ancien délégué militaire du Mono-Couffo tous ses mérites. « Nous sommes réunis ici pour rendre hommage à un homme qui avait choisi de servir son pays en exerçant un métier difficile et noble, celui des armes. A vous, ses parents, ses enfants, sachez que le colonel Aimé Hervé Nato Kérékou fut un militaire remarquable », a souligné le commandant Toussaint Gbèssèméhlan. De ses témoignages on retient que « le colonel Hervé Kérékou ne fut pas parfait mais ses œuvres perfectibles qu’il nous a laissées, sont là pour témoigner de la qualité de l’homme qu’il fut ». Dynamique et volontaire, il laisse le souvenir d’un grand professionnel dont la rigueur et le caractère font de lui un officier de référence.
Officier formé en République populaire et démocratique de Corée, le défunt, selon le père célébrant Bruno Amanongbé, est un exemple dont le parcours inspire respect. Il appellera ses proches à accepter l’évidence qu’est la mort et à ne retenir que ce qu’il a fait de sa vie.
Politique 22 juil. 2017

La mise en œuvre de la Télévision numérique terrestre est imminente au Bénin. Le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Rafiatou Monrou, a rencontré à ce sujet, ce jeudi 20 juillet à son cabinet à Cotonou, les promoteurs des chaînes de télévision qui émettent sur le territoire national.
Si les actions, formalités et démarches entreprises suivent bien leur cours, les premiers signaux de la télévision numérique terrestre (Tnt) seront disponibles d’ici octobre prochain. C’est ce qu’il convient de retenir à la fin des échanges, ce jeudi 20 juillet, entre le ministre de l’Economie numérique et les promoteurs des chaînes de télévision émettant au Bénin.
Plantant le décor, Rafiatou Monrou a indiqué qu’il était nécessaire de faire le point de la mise en œuvre de la Tnt en ce qu’il s’agit de l’un des projets phares du Gouvernement. Des diligences pour cette raison, assure-t-elle, ont été faites par le chef de l’Etat même, notamment la mise en place d’un comité de pilotage léger de cinq membres. Du reste, une équipe voulue très légère pour la rendre pragmatique et effectivement opérationnelle, relève le ministre de l’Economie numérique.
Faisant le point du volet technique, Gildas Sounouvou, responsable suivi-évaluation du comité, a déclaré que l’organe dont il est membre donne des orientations en vue du déploiement en bonne et due forme des équipements qui sont en train d’être réceptionnés. Le comité, informe-t-il, a finalisé les contrats avec la société Startimes qui exécute les marchés de travaux techniques, notamment la construction de nouveaux bâtiments prévus pour compléter les infrastructures existantes et retenues dans le cadre des équipements nécessaires à la Tnt. Il a précisé que si certains équipements ont été réceptionnés, 13 conteneurs chargés d’équipements sont encore attendus d’ici la première quinzaine du mois d’août prochain. Des techniciens seront envoyés en formation à partir du 25 juillet prochain, pour faire tourner les équipements qui seront livrés sur les 29 sites, informe-t-il. « D’ici septembre, le processus connaîtra une accélération et le premier signal sera disponible en octobre si tout roule bien », annonce
Gildas Sounouvou appuyé par son homologue membre du comité et chargé du volet juridique et institutionnel.
Serge Edgard Koudjo, secrétaire général du ministère de l’Economie numérique, rappelle que le volet institutionnel et environnemental Tnt sera partagé entre le public et le privé et matérialisé par une société d’édition et une autre de diffusion. La société de diffusion sera une société d’économie mixte avec une part minoritaire pour l’Etat. La troisième structure de l’environnement Tnt sera une société de patrimoine, renseigne-t-il. Le choix a été fait de ne pas octroyer de licence, mais de construire le réseau et de le mettre à la disposition de la société de diffusion avec une nouvelle version de l’Ortb.
Par ailleurs, déclare le secrétaire général, le cadre réglementaire est meublé d’un arsenal de cinq décrets encadrant la mise en œuvre de la Tnt. Il a également informé que la Haac et les autres entités sont consultées pour faire part de leurs observations et autres approches pour relever le défi de l’effectivité de la Tnt dans un avenir très proche.
Un défi qui tient également à cœur aux promoteurs de télévisions. Leur représentant, Ramanou Kouféridji, directeur général de Imalè Tv, a expliqué avoir fait part de leurs attentes et observations sur la démarche suivie. Pour lui, les professionnels des médias doivent se rendre compte qu’une nouvelle ère va s’ouvrir et y prendre une part effective. « Nous devons nous mobiliser et assumer notre responsabilité de force de propositions, car l’idéal est de réussir à tenir ensemble le pari avec le comité mis en place », s’engage le représentant des promoteurs de télévision.

Les 241 798 candidats au Certificat d’études primaires (Cep), session de juillet 2017, prendront connaissance de leur résultat ce vendredi. Les résultats seront d’abord dévoilés aux directeurs départementaux en charge des Enseignements maternel et primaire. Ces derniers sont d’ailleurs conviés pour ce vendredi 21 juillet, à cet effet, à Porto-Novo au siège du ministère chargé du secteur.
Les apprenants et leurs parents seront, par la suite, informés par ces autorités aidées des responsables des établissements scolaires dans les différentes localités du pays. Les élèves qui n’auront pas tiré leur épingle du jeu vont devoir s’apprêter pour l’année prochaine. Mais ils ne seront pas les seuls à se faire du souci. Les directeurs d’école doivent être aussi préoccupés par leur propre sort à l’issue de ces résultats d’autant plus que le ministre Salimane Karimou avait réitéré son intention de faire appliquer, à nouveau, la sanction contre les faibles taux de réussite. En 2016, les directeurs d’école n’ayant obtenu le moindre admis au Cep soit 0% de succès, avaient été déchargés de leur fonction.
Education 20 juil. 2017