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Nouvelles

Examen de fin d’apprentissage à Zogbodomey: Le maire David Zinsou Towêdjè lance les épreuves
Education 20 juil. 2017


39e session des Comités consultatifs interafricains du Cames: 265 enseignants-chercheurs admis sur les listes (Dix Béninois reçus dans les différents ordres de l’Oipa)

Démarrés le lundi 10 juillet dernier, les travaux de la trente-neuvième session des Comités consultatifs inter-africains (Cci) du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames) ont pris fin, ce mercredi 19 juillet à Cotonou. En marge de la cérémonie de clôture, treize enseignants ont été reçus dans les différents grades (: chevalier, officier et commandeur) de l'Ordre international des palmes académiques du Cames (Oipa/Cames).

« Au terme des travaux, la cuvée a été bonne et la moisson a été abondante », a déclaré le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Marie-Odile Attanasso, au terme des travaux de la trente-neuvième session des Comités consultatifs interafricains (Cci) du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames). Après dix jours de travaux, poursuit-elle, le cercle des maîtres assistants, des maîtres de conférences, des professeurs titulaires, d’une part, et celui des chargés de recherches et des maîtres de recherches et directeurs de recherches, d’autre part se sont agrandis.
Au total 166 candidats béninois figurent parmi les 1426 enregistrés dans les disciplines : Lettres et sciences humaines; mathématiques-physique-chimie ; Sciences juridiques et politiques; sciences économiques et de gestion ; médecine-pharmacie-odontostomatologie-médecine vétérinaire et sciences et techniques de l’Ingénieur.
« C’est avec un immense plaisir que je constate qu’au total, 265 candidats sont ainsi inscrits sur les différentes listes du Cames », s’est réjoui Pr Habibou Abarchi, président du Comité consultatif général (Ccg) du Cames. Il ajoute que les institutions d’enseignements supérieurs et de recherches en particulier et les différents Etats en général, ont plus que jamais besoin de ce type de profil fortement qualifié pour concevoir et conduire à bon port les actions audacieuses de développement des pays membres du Cames.
Treize enseignants-chercheurs sont reçus dans les différents ordres de l'Ordre international des palmes académiques du Cames (Oipa/Cames). Au nombre de ceux-ci figurent dix Béninois : Jean Timothée Claude Codjia, Maxime da Cruz, Gérard Dègan, Sikiratou Adéothy Adoumi Koumakpai, Joseph Hounnouigan Djidjoho et Souaïbou Farougou élevés au grade de chevalier ; Alidou Salifou, feu Honoré Odoulamy et Abaliou Sanni faits officiers et le professeur François Adébayo Abiola élevé au grade de commandeur.
Aux récipiendaires, le professeur Habibou Abarchi a présenté ses félicitations, ainsi que des vœux de pleins succès dans leurs carrières respectives. Il a exhorté tous ceux qui n’ont pas pu être inscrits cette fois-ci à ne céder, ni au découragement, ni au fatalisme, mais plutôt à faire preuve de plus de détermination pour que la prochaine fois soit la bonne. Il reste convaincu de ces résultats élogieux qui peuvent être encore améliorés, si les acteurs redoublent d’engagement et de générosité pour pouvoir aller de l’avant. « Dans un souci de favoriser l’implantation de bonnes pratiques, nous sommes en devoir de générer un minimum nécessaire d’indicateurs fiables pour les gouvernements universitaires et de tutelle dans l’optique de garantir une gouvernance planifiée basée sur les résultats, la transparence, l’innovation proactive », a-t-il suggéré.

Prochaine session à Niamey

Bertrand Mbatchi, secrétaire général du Cames, a annoncé à l’assistance que la prochaine session se tiendra l’année prochaine à Niamey au Niger. Il a salué les différents comités techniques et spécialisés qui ont pu examiner les 1426 dossiers de candidature dans les temps impartis. Il n’a pas oublié le Comité consultatif général (Ccg) qui a su jouer sa partition dans la validation des dossiers et la réalisation d’une veille permanente et pertinente avec les textes en vigueur. Il s’est réjoui des taux de réussite qui sont progressivement en hausse.
Le porte-parole des récipiendaires, François Abiola, ancien ministre de l’Enseignement supérieur du Bénin, a remercié tous ceux qui leur ont permis d’être à ce niveau aujourd’hui. « Recevoir une décoration, dit-il, n’est pas une fin en soi. Mais, il n’y a pas meilleure reconnaissance que celle reconnue par ses pairs. » Pour lui, cette occasion doit constituer un miroir pour les étudiants et les enseignants qu’ils encadrent. « L’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde », a-t-il souligné en paraphrasant Nelson Mandela.
Les Etats membres du Cames sont le Bénin, le Burkina Faso, le Burundi, le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, la Côte d’Ivoire, le Gabon, la Guinée, la Guinée-Bissau, la Guinée équatoriale, Madagascar, le Mali, le Niger, le Rwanda, le Sénégal, le Tchad et le Togo.

Actualités 20 juil. 2017


Malgré les difficultés de fonctionnement: Le Chu-Mel reste autonome dans la production d’oxygène

Le Centre hospitalier universitaire de la mère et de l’enfant Lagune (Chu-Mel) assure, depuis peu, son autonomie en matière d’oxygène. Il dispose d’une centrale qui produit plusieurs bouteilles de 7,5 m3 par jour. Un exploit qui met le centre à l’abri des besoins de ce gaz vital.

Une dizaine de bouteilles de 7,5 m3 produites par jour, c’est la capacité de la centrale de production d’oxygène installée dans l’enceinte du Centre hospitalier universitaire de la mère et de l’enfant Lagune (Chu-Mel). Cette petite usine permet depuis quelques mois au Chu-Mel d’être moins dépendant du gaz. « La capacité actuelle de production de la centrale permet d’assurer tous nos besoins en matière d’oxygène », a déclaré Thomas d’Aquin Zangounon, directeur général du Chu-Mel. Selon lui, pour que la production soit encore plus avantageuse, il faudrait que le gaz passe facilement par un réseau de distribution adapté. Ce qui, à l’en croire, permet de limiter les risques et d’éviter les fuites.
Selon Magloire Chabi, chef service maintenance du Chu-Mel, la centrale produit dix bouteilles quotidiennement si d’autres aléas ne viennent perturber son fonctionnement. Les aléas auxquels il fait allusion sont, entre autres, les coupures intempestives et l’humidité parfois plus poussée de l’air ambiant. Dans le dernier cas, l’air resté plus humide ralentit le fonctionnement de la centrale. L’exploitation de cette centrale a commencé depuis janvier 2017. Selon Magloire Chabi, cette exploitation est venue résoudre de nombreux problèmes liés au manque du gaz précieux.
Mais le Chu-Mel n’est pas encore totalement à l’abri du besoin en matière d’oxygène. Il y a des périodes de crue où le besoin devient plus fort, selon le chef service maintenance du Chu-Mel, et où le stock ne suffit plus. Il y a aussi d’autres situations qui font que la centrale cesse de fonctionner. « Nous arrêtons le fonctionnement de la centrale pour procéder à la maintenance des installations. Ces situations nous obligent à nous approvisionner chez d’autres fournisseurs, mais c’est souvent sur une courte durée », confie-t-il. Pour lui, il est conseillé de faire assez de stock dans ces situations, parce que l’oxygène est vital pour certains soins. Il confirme que cette politique de stockage en abondance est bien assurée par les autorités du Chu-Mel. Il souhaite que, dans les prochains mois, le Centre hospitalier universitaire de la mère et de l’enfant Lagune achève le processus de son autonomisation en matière d’oxygène, d’électricité et d’eau.

Santé 19 juil. 2017


Retrait d’attestations et diplômes académiques: Le calvaire récurrent des diplômés devant les Dec

La veille de l’organisation des concours de recrutement dans la fonction publique rime souvent avec les longues files de candidats devant les directions des Examens et Concours (Dec) du ministère en charge de l’Enseignement primaire et de celui de l’Enseignement secondaire. Des jeunes diplômés cherchant à retirer leurs attestations ou diplômes de Bepc, du Cap et du Cep sont chaque fois confrontés à des tracasseries.

Mafouz Afoudo a fait le déplacement de Nikki pour la direction des Examens et Concours du ministère chargé de l’Enseignement secondaire à Porto-Novo pour retirer son attestation du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) qu’il a obtenu en 2014. Mais jusqu’à 15 heures ce lundi 17 juillet, il n’est pas sûr de faire les formalités pour le retrait de son diplôme, avec la longue file d’attente qui se dresse devant lui. Et cela, en dépit du fait qu’il ait effectué son voyage la veille et a passé la nuit auprès d’un parent proche à lui à Sèmè-Podji afin d’être parmi les tout premiers. La désillusion a été totale pour lui ce lundi quand il s’est pointé à 7 h 25. Plusieurs centaines de jeunes l’ont devancé, à la recherche soit de l'attestation du Bepc pour certains, soit de celle du Certificat d’aptitude professionnelle (Cap) pour d’autres, après l’annonce du Gouvernement de recruter plus de 8000 agents dans la Fonction publique avant la fin de cette année. Plusieurs autres requérants ont connu le même calvaire que Mafouz Afoudo. Ils étaient dans les rangs, entassés comme des sardines. Certains plus rusés arrivaient à tromper la vigilance des autres pour s’insérer dans les rangs de devant. Avec cette ruse, d'autres risquent de ne jamais atteindre le bout de la longue file pour formuler leur demande. Des disputes et même des bagarres éclatent de temps à autre dans les rangs. Les éléments de la gendarmerie postés à la porte d’entrée du bureau de demande d’attestations du Bepc ou du Cap essaient de ramener l’ordre et la discipline, mais ils semblent parfois débordés.
En fait, Mafouz Afoudo cherchait à retirer ce diplôme pour se présenter au concours de recrutement de 386 agents lancé par le Gouvernement au profit du ministère de l’Economie et des Finances. Mais il dit ne pas être sûr d’obtenir cette pièce maîtresse pour finaliser son dossier de candidature. « La situation est pire au niveau du bureau de retrait des attestations à la Dec », nous oriente un septuagénaire venu de Pobè et qui a accompagné sa fille pour déposer sa demande d’attestation de Cap. C’est effectivement le grand désarroi devant ce bureau, malgré la présence des gendarmes qui assurent le maintien d’ordre. La situation est la même du côté de la direction des Examens et Concours du ministère des Enseignements maternel et primaire en charge de la délivrance des attestations du Certificat d’études primaires (Cep) aux demandeurs. Il est exigé ici aux usagers, en plus des rangs, de s’inscrire sur une liste par ordre d’arrivée avant d’être reçus par les agents de la Dec/Memp installée dans les mêmes locaux que la Dec/Mestfp.

Désolation de Mahougnon Kakpo

Approché, le directeur des Examens et Concours du ministère chargé de l’Enseignement secondaire se désole de la situation. Mahougnon Kakpo trouve inconcevable que les usagers attendent la période des concours de recrutement pour venir envahir la Dec pour le retrait de leurs attestations ou diplômes du Bepc, du Cap et autres. Il dit avoir été obligé de sortir, face à la situation de grande affluence ces derniers jours, une note de service en date du jeudi 13 juillet dernier pour mieux satisfaire les demandeurs. Selon le Dec Mahougnon Kakpo, les demandes faites auprès de ses services entre 8 h et 12 h, sont satisfaites désormais le même jour, et le lendemain pour celles déposées entre 15 h et 16 h 30. Cette mesure permet de réduire les tracasseries aux usagers dont certains sont obligés de parcourir des centaines de kilomètres avant d’entrer en possession de leur précieuse pièce.
Mahougnon Kakpo accuse les directions départementales de l’Enseignement secondaire, technique et de la Formation professionnelle de ne pas accompagner la réforme de décentralisation du processus de délivrance des attestations et diplômes académiques. A l’en croire, en 2010, il est offert aux usagers de la Dec la possibilité de déposer leurs demandes d’attestation dans les directions départementales en charge de l’Enseignement secondaire. Quitte à celles-ci d’acheminer lesdites demandes vers la Dec qui délivre l’attestation et la retourne au bout de quinze jours à la direction départementale concernée. Ce qui permet alors au requérant de retirer son acte sans être obligé de parcourir de longue distance. « Ce n’est pas normal de dépenser des dizaines de milliers de francs Cfa comme frais de voyage pour quitter le Nord-Bénin pour venir retirer par exemple une attestation de Bepc dont la délivrance coûte 1 200 F Cfa », déplore Mahougnon Kakpo. Il conçoit mal que les directions départementales de l’Enseignement secondaire soient encore à la traîne de cette réforme de décentralisation de la délivrance des diplômes et attestations. Seule la direction départementale de l’Enseignement secondaire de l’Atacora, selon lui, l’accompagne convenablement dans cette mesure, fait-il savoir. Le Dec/Metfp dit ne pas comprendre pourquoi les autres s’obtiennent jusqu’ici à lui emboîter le pas. A son retour à la tête de la direction depuis 2016, il dit avoir relancé ces directeurs départementaux pour soulager un tant soit peu la peine des usagers, mais en vain. Conséquence : la Dec est envahie à la veille de chaque concours de recrutement dans la fonction publique. Mahougnon Kakpo invite les demandeurs à ne plus attendre les derniers moments pour retirer leurs attestations ou diplômes de Bepc, du Cap et autres.

Education 18 juil. 2017


Révolution dans le monde des GSM au Bénin: L’Arcep-Bénin lance le projet de la Portabilité des numéros mobiles

Il existe désormais au Bénin un projet dénommé « Projet de la Portabilité des numéros mobiles (Pnm) ». Le lancement a eu lieu, ce lundi 17 juillet à Cotonou, par le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Rafiatou Monrou, suivi de l’installation des membres de l’organe de gestion du processus de mise en œuvre dudit projet par le président de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep-Bénin), Flavien Bachabi.

La possibilité pour un abonné de conserver son numéro en cas de changement d’opérateur de téléphonie mobile existe désormais au Bénin. C’est à travers le projet dénommé « projet de la Portabilité des numéros mobiles (Pnm) ». Après avoir défini les modalités de mise en œuvre de ce projet conformément à l’article 47 de la loi 2014-14 du 19 juillet 2014 relative aux communications électroniques et de la poste en République du Bénin, et fixé l’organisation et le fonctionnement de l’organe de gestion du processus, l’Arcep-Bénin passe à la phase critique du projet.
Le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Rafiatou Monrou en lançant le projet, ce lundi à Cotonou, a expliqué que la Portabilité des numéros mobiles contribuera à l’amélioration de la qualité des réseaux et des services offerts aux consommateurs. Ce projet permet aussi, selon elle, la réduction des prix, stimule la concurrence et l’innovation. Implémentée dans nombre de pays du monde et particulièrement d’Afrique comme le Ghana, le Nigeria, le Sénégal, pour ne citer ceux là, la portabilité, souligne Rafiatou Monrou, conduit à une recherche constante des solutions pour satisfaire aux exigences du secteur et répondre aux besoins des populations.
Pour le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, l’introduction de la Portabilité des numéros mobiles fait partie intégrante de cette recherche de solution. Et le lancement de ce projet, précise-t-elle, est la preuve de l’engagement à œuvrer pour donner au Bénin une image nouvelle, celle d’un pays soucieux de l’accès facile de ses citoyens aux services de base.
Le président de l’Arcep-Bénin, Flavien Bachabi, pour sa part, a présenté l’organe de gestion du processus de mise en œuvre du projet qui conformément à l’article 2 de la décision 026 du 05 septembre 2016 se compose du groupe de Pilotage de la Portabilité des numéros mobiles ; du groupe de travail Réglementation et le groupe de travail Processus et technologie. Le Groupe de pilotage a pour mission d‘assurer le bon déroulement du processus de mise en œuvre et le lancement du projet; le Groupe de travail de réglementation se charge de préparer les documents relatifs au cadre juridique et réglementaire de la mise en œuvre et de la fourniture du service et le Groupe travail processus et technologie de son côté proposera le cadre technique du processus.

Un projet mature

En présentant le projet, le secrétaire exécutif de l’Arcep-Bénin, Hervé Coovi Guèdègbé, a rappelé que le taux de pénétration du mobile au Bénin aujourd’hui est de 80% et la moyenne des cartes Sim en circulation est de 2 ou 3 par personne. Pour ce qui concerne les opérateurs GSM qui opèrent sur le territoire national, ils sont dans une concurrence permanente avec un taux de prépayé élevé qui oriente le consommateur s’il doit s’accrocher à son téléphone.
Le secrétaire exécutif de l’Arcep estime que s’il faut faire une évaluation en ce qui concerne l’achat des crédits, la moyenne tourne autour de 2500 F Cfa par mois par personne. Sur la base de toutes ses données et après une évaluation, Hervé Coovi Guèdègbé estime que ce projet dont l’initiative est en cours depuis un an, est mature pour changer l’histoire de la communication électronique au Bénin.
Pour Hervé Coovi Guèdègbé, il s’agit d’un projet qui présente des avantages au nombre desquels : une politique des prix attrayants ; un accroissement de la demande des services ; une amélioration de la qualité des services ; etc.
La planification du projet s’étend sur douze mois avec une première phase de six mois. Cette phase permettra de définir le modèle économique et les nœuds d’exécution des activités. La deuxième phase sera celle du développement.

Actualités 18 juil. 2017


Compétition de récitation du Saint Coran: La Jama’at islamique Ahmadiyya Bénin promeut l’islam

La Jama’at islamique Ahmadiyya Bénin a organisé, samedi 15 juillet dernier, à Porto-Novo, une compétition nationale de récitation du Coran. Les trois premiers candidats plus méritants ont été gratifiés de prix d’encouragement pour la promotion d’un islam de paix au Bénin.

Adéwunmi Abdurrasheed d’Adjarra, Abdoul Kabir Ayéroumide de Pobè et Salam Atchédé de Cotonou sont déclarés respectivement 1er, 2e et 3e de la compétition nationale de récitation du Saint Coran organisée, samedi 15 juillet à Porto-Novo, par la Jama’at islamique Ahmadiyya Bénin. Les trois lauréats à l’arrivée, sur les 31 candidats au départ provenant de tous les départements du Bénin, ont reçu chacun leur prix composé de trophée, d’emballage et d’enveloppe financière. Ils ont été distingués comme les plus méritants par le jury devant qui les 31 candidats ont, à tour de rôle, défilé pour lire le Coran. L’épreuve a duré cinq minutes pour chaque compétiteur.
Dans sa délibération, le président du jury, Abdoul Dayane Ikanmi, enseignant chercheur et consultant en éthique coranique, a salué le courage des 31 candidats pour avoir accepté de participer à cette compétition. Selon lui, elle a révélé deux catégories de candidats. Il y a une première qui est constituée de ceux qui ont été excellents dans leur récitation et une seconde catégorie composée des candidats qui ont hésité dans leur prestation. Le président du jury félicite et encourage chacun des candidats à persévérer dans l’effort. Car, selon lui, les perdants d’aujourd’hui peuvent être les gagnants de demain.
Moussiliou Alimi Bakary, au nom du président de la Jama’at islamique Ahmadiyya Bénin, Rana Farooq Ahmad qui était présent au début du concours avant de se retirer, a exhorté aussi les candidats à la persévérance. Il a insisté sur l’importance de la récitation du Saint Coran pour le fidèle musulman. Selon lui, la lecture du Coran procure beaucoup de récompenses tant pour le lecteur que pour celui qui l’écoute. Le représentant du président de la Jama’at islamique Ahmadiyya Bénin n’a pas manqué d’encourager les candidats à ne pas s’arrêter en si bon chemin dans leur récitation afin de bénéficier de l’abondante grâce et des bénédictions d’Allah.
Le président du comité d’organisation de cette compétition, Louckman Bissiriou, s’est fait plus précis. Outre la grâce et les bénédictions qu’elle procure, la récitation du Saint Coran est un acte d’adoration d’Allah. Aussi, constitue-t-elle pour le fidèle musulman, une arme de piété et de purification, renseigne Louckman Bissiriou. Il précise que l’organisation de cette compétition nationale de récitation du Coran s’inscrit dans le cadre de la célébration des 50 ans d’anniversaire de la Jama’at islamique Ahmadiyya Bénin. Les œuvres sociales et humanitaires de cette communauté islamique en faveur du Bénin parlent d’elles-mêmes notamment en termes de construction d’hôpitaux, d’orphelinats et d’écoles primaires Ahmadiyya ainsi que de réhabilitation de pompes pour la fourniture d’eau potable aux populations.

Société 17 juil. 2017


Visite de la présidente de la Confédération suisse au Bénin: Doris Leuthard exhorte à un nouveau leadership féminin

La promotion du leadership féminin étant au cœur de l’action de la coopération suisse au Bénin, la présidente suisse, Doris Leuthard, a également rencontré à la mairie de Ouidah un groupe de femmes du Programme de leadership politique féminin.

Cette rencontre d'échanges qui a porté sur le thème : « Les violences faites aux femmes », s’est voulu une occasion pour plaider la cause de la femme, son épanouissement et son émancipation à travers une forte implication dans les instances de prise de décision. Hasard ou coup de chance, des femmes leaders au destin singulier étaient présentes à cette séance. Aux côtés de la présidente de la Confédération suisse, une des rares femmes chefs d’Etat dans le monde, il y avait : Adidjatou Mathys, ministre en charge des Affaires sociales, mais surtout première femme promue ministre des Finances au Bénin ; Mariétou Temba, maire de la commune de Pèrèrè, une des rares femmes à la tête d’une collectivité locale au Bénin.
Pour ces leaders qui, à force d’engagement et de combativité, portent haut l’étendard de la gent féminine, s’entretenir avec les participantes au Programme de renforcement des capacités d’action des femmes (Recacem) phase 4 est important pour inverser la tendance. C’est d’ailleurs là, l’un des messages forts portés par la présidente Doris Leuthard, eu égard aux chiffres présentés sur la situation de la femme leader au Bénin par le ministre Adidjatou Mathys. A l’en croire, seulement 67 femmes sont élues conseillères sur un total de 1435, soit 4,45%. Quatre femmes siègent au Parlement sur les 83 députés, soit 3,6%, alors que le taux de représentativité des femmes au Gouvernement est de 14%, soit trois femmes sur 21 ministres. A la base d’une telle situation, liste la ministre, la mentalité, les pesanteurs sociologiques et d’autres facteurs. Malgré cet écart dans le positionnement homme-femme, l’espoir reste permis. Et c’est la voix de Moufidatou Gbadamassi, jeune femme inscrite au programme de leadership qui viendra rassurer l’assistance. On y apprend beaucoup, soutient la jeune femme qui vante les mérites de ce projet financé par la Suisse et qui lui donne envie d’embrasser une carrière publique et politique. Les moyens pour y parvenir, Moufidatou Gbadamassi dit les détenir désormais à partir des enseignements et notions reçus. A cela s’ajoutent des instruments juridiques et politiques en gestation pour équilibrer la parité homme-femme. Le Gouvernement s’y pense, a assuré le ministre en charge des Affaires sociales.
De quoi apaiser la présidente de la Confédération suisse qui, elle, mise gros sur les femmes. Ce qu’elle ne comprend pas, c’est que les femmes en général soient majoritaires et incapables d’unité d’actions. « La solidarité entre femmes est difficile », admet la présidente qui invite les femmes béninoises à la solidarité, mais aussi à créer et à renforcer « les réseaux de femmes », capables, selon elle, de changer le monde. « Tous les sièges occupés par des hommes peuvent l’être également par des femmes. Parfois, il faut qu’un homme cède sa place à une femme », a plaidé la présidente suisse.

Du tourisme aussi !

Malgré leur agenda chargé, la présidente de la Confédération suisse et sa délégation ont eu droit à une visite touristique dans la ville de Ouidah. Doris Leuthard et sa suite ont visité dans la soirée du jeudi 13 juillet, quelques sites de la Route des esclaves. En compagnie d’un guide touristique, la délégation a marqué un arrêt à la place Chacha et a été entretenue sur l’histoire de cette place. La Route des esclaves sera ensuite remontée jusqu’à la hauteur de la Porte du non-retour. En un laps de temps, l'histoire de Ouidah a été revisitée par la délégation suisse. « On a vraiment fait du mal à des millions de personnes et il ne faut jamais oublier cela. Il faut réconcilier l’histoire, le passé avec le présent pour que les personnes et les familles qui ont été victimes puissent revenir et se concilier. Que personne au monde n’oublie cette époque dont l'on ne peut pas être fier et il faut faire en sorte que cela ne se répète plus. L’humanité a fait beaucoup d’erreurs. On a créé beaucoup de victimes et notre rôle est maintenant d’éviter que cela se répète », a déclaré la présidente Doris Leuthard au terme de la visite à la Porte du non-retour. Ce bain touristique a pris fin au temple des Pythons n

Josué F. MEHOUENOU

Société 14 juil. 2017


2e journée de la Ligue 1 de football: Des affiches indécises au programme

Le championnat national de football au niveau de la Ligue 1 aborde sa 2e journée ce vendredi 14 juillet. A l’occasion, le Dynamo FC d’Abomey fera ses débuts dans la compétition, après avoir été laissé au repos le week-end dernier. Les différentes affiches programmées s’annoncent une nouvelle fois indécises les unes que les autres.

Après une première journée qui aura tenu le public sportif en haleine, les stades béninois s’apprêtent à nouveau à vivre des moments intenses cet après-midi. Programmés pour le week-end, les matches de la 2e journée ont tous été avancés à ce jour à cause du déplacement des Ecureuils locaux à Lomé.
Le haut de l’affiche dans la poule A, ce sera certainement le match qui mettra aux prises les Buffles du Borgou avec l’As Tonnerre de Bohicon, tout à l’heure au stade municipal de Parakou. Bien que privé de quatre de ses cadres : Mama Bah Yéré, Marcelin Koukpo, Charles Tiesso et Nabil Yarou appelés en sélection nationale locale, les protégés du président Laurent Gnansounou restent sereins et confiants. Galvanisés par leur large victoire (3-0) du dimanche 9 juillet dernier à l’occasion du derby septentrional face aux Panthères Fc de Djougou, ils espèrent réussir la passe à deux. Mais en face, les poulains de Yessoufou Moukaïla battus (1-0) par Béké FC de Bembèrèkè, auront également à cœur de se relancer dans la compétition. Toujours dans la poule A et à la même heure à Bembèrèkè, le Béké Fc de la localité tentera de ne pas se laisser ajuster par les flics de l’As Police. Au niveau de la poule B, grandes s’annoncent également les retrouvailles entre l’Uss-Kraké et Avrankou Omnisports au St Louis stadium de Sèmè-Kraké. Ce sera avant tout un match entre Bruno Adula Goudjo alias Mourhino et Rachad Chitou, leurs entraîneurs respectifs.

Les affiches de la 2e journée

Vendredi 14 juillet 2017

Poule A

Béké FC # As Police 16 h à Bembèrèkè
Buffles # As Tonnerre 16 h à Parakou
Energie Fc # Panthères FC 16 h à Kouhounou
JSA FC # Dynamo FC 16 h à Covè

Poule B

Ayéma # Requins 16 h à Missérété
USS Kraké # AO 16 h à Kraké
Soleil Fc # Dragons 16 h à Cotonou 2
Asos Fc # Esae 16 h à Porto-Novo
Mamba Noir # Jac 16 h à Kouhounou

Le classement par poule en attendant l’homologation de la Ligue

Poule A

1- Jac 3 pts +2
2- Mamba Noir 3 pts +1
2ex- Dragons 3 pts +1
4- Soleil 1 pt +0
4e ex aequo Ayema 1 pt +0
6- UssKraké 1 pt +0
6e ex aequo Requins 1 pt +0
8- Asos 0 pt -1
8ex- Esae 0 pt -1
10- Avrankou O. 0 pt -2

Poule B

1- Buffles 3 pts +3
2- Aspac 3 pts +1
2e ex Énergie 3 pts +1
2e ex Béké 3 pts +1
5- Tonnerre 0 pt -1
5e ex- As Police 0 pt -1
5e ex Jsa 0 pt -1
8e Panthères 0 pt -3

Sports 14 juil. 2017


Projet de protection de la côte Est de Cotonou: Des habitants d’Enagnon s’insurgent contre leur déguerpissement

Des manifestants venus du quartier populeux d’Enagnon à Cotonou ont effectué, ce jeudi 13 juillet, un sit-in devant le ministère en charge du Cadre de vie. Ils s’insurgent contre l’opération de déguerpissement de la zone d’Enagnon qui démarre, ce jour, dans le cadre du projet de protection de la côte Est de Cotonou.

« La protection de la côte à Enagnon, oui ! Mais les mesures d’accompagnement avant tout démarrage des travaux de déguerpissement ». « Tout ce qui se fait pour vous, sans vous, est contre vous » ! Ces deux messages sur des banderoles sont révélateurs du mécontentement des habitants d’Enagnon à Cotonou, fortement mobilisés, hier devant le ministère en charge du Cadre de vie. Motif du mécontentement, la décision du Gouvernement de déloger une partie des riverains pour le compte du projet de protection de la côte Est de Cotonou ! « Les populations bénino-ghanéennes d’Enagnon sont solidairement déterminées à accomplir leur mission aux côtés des sans voix, des pauvres habitants desdites zones, qui ont aujourd’hui une vie de préfiguration de cimetière, tous vivants mais déjà morts débout », lance d’un ton menaçant Victor Goudjo Kakpossa, porte-parole des manifestants devant les autorités du ministère venues les écouter. La motion qu’il lit assure que le déguerpissement à Enagnon aura un impact dévastateur d’autant qu’il va contraindre de nombreuses familles déjà dépourvues à vivre sans abris. Pour lui, les habitants de cette partie de Cotonou déjà victimes de l’érosion côtière du fait de la « mauvaise implantation  du port de Cotonou », devront encore souffrir le martyre dans l’investissement que le Gouvernement entend réaliser pour préserver la côte. « Le bilan humain sera catastrophique, plus de 8000 personnes seront dans les rues de Cotonou et sans abris surtout pendant cette période de pluies et de grand froid. Les élèves et écoliers déjà habitués aux établissements scolaires de proximité seront contraints d’abandonner les classes », martèle-t-il. Si les riverains ne sont pas contre la protection de la côte, ils exigent d’abord que des mesures d’accompagnement soient prises à leur endroit avant le lancement des travaux.
Jeanne Josette Akoha, directrice de cabinet du ministre en charge du Cadre de vie, a dit avoir pris bonne note des doléances et promet de rendre compte fidèlement à qui de droit. Toutefois, elle a indiqué aux manifestants que les questions environnementales sont aussi des questions sociales. « Dans le cadre de ce projet, des enquêtes sociales ont été menées, des contre-enquêtes ont été réalisées pour retenir les personnes qui seront prises en compte. Il y a nécessité que certaines personnes se déplacent et il est prévu pour eux des mesures d’accompagnement que nous allons d’ailleurs libérer ce jour même (Ndlr: hier). S’il y a des omissions, nous allons corriger », affirme-t-elle. Mais Victor Goudjo Kakpossa et les manifestants ne sont pas sur la même longueur d’onde. Pour eux, les mesures d’accompagnement ne sont pas une affaire d’argent mais la recherche d’un nouveau site d’habitation et de nouvelles maisons construites pour les déplacés.

Société 14 juil. 2017


Projet de protection de la côte Est de Cotonou:José Didier Tonato lance le dédommagement des populations

Le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Didier Tonato, a procédé à la remise, ce jeudi 13 juillet, des enveloppes financières aux populations d’Akpakpa Dodomey, Enagon et environs. Il s’agit du dédommagement dans le cadre du projet de protection de la côte Est de Cotonou.

Les populations d’Akpakpa Dodomè, Enagnon et environs ont reçu, ce jeudi, des enveloppes financières en guise de dédommagement pour s’installer ailleurs, suite à leur déguerpissement dans le cadre du projet de protection de la côte à l’Est de Cotonou. Cet acte intervient après plusieurs mois d’échanges entre José Didier Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable, et les habitants des zones ciblées.
Installé sur le domaine public non aedificandi, ces populations sont contraintes au déménagement, en vue de l’aménagement des lieux qui seront libérés.
L’autorité ministérielle estime que la tâche n’a pas été facile mais qu’à force d’échanges et de sensibilisations, ils en viennent à bout. « Nous sommes allés tambour battant ; les études ont été actualisées ; nous avons finalisé les dossiers d’appel d’offres et avons mobilisé les ressources et le défi a été relevé. Nous voici à la veille du lancement des travaux d’aménagement, ce n’est pas facile », s’est-il félicité. Le ministre affirme que ces enveloppes sont symboliques. « Ce qui a été fait est profond et plein de sens », a-t-il laissé entendre.
Le ministre s’est réjoui de l’engagement du représentant des sinistrés à libérer les lieux pour faciliter le lancement des travaux. C’est un discours encourageant, relève-t-il, car pour faire des omelettes, on doit casser des œufs. « Le développement de notre pays est une tâche commune », fait observer le ministre qui souligne qu’avec les travaux, l’activité de pêche sera plus sécurisée et durable. « Il ne sera jamais question d’éléphant blanc », promet-il
Saluant l’initiative du Gouvernement, le préfet du Littoral, Modeste Toboula explique aux riverains qu’ils avaient érigé leurs domiciles sur des domaines publics de la côte Est de Cotonou. Les questions liées à l’évacuation des populations posent, selon le préfet, la problématique des mesures sociales. « C’est la première fois que je vois un Gouvernement prendre des engagements de cette nature. C’est également l’une des rares fois que les populations s’engagent », se réjouit le préfet Modeste Toboula qui a salué l’acte du ministre, donc du Gouvernement qu’il qualifie de « pragmatique ». « C’est heureux que des mesures sociales aient précédé l’évacuation, je salue cette décision », indique-t-il.
Les habitants des quartiers Akpakpa Dodomè, Enagnon et leurs environs ainsi dédommagées peuvent désormais se trouver un endroit fixe pour se faire un toit. Koffi Mathieu Gossa, leur représentant, exprime la joie qui les anime face au geste du ministre en charge du Cadre de vie. « Nous remercions l’Etat béninois pour cette initiative qui nous permet d’avoir une meilleure habitation », signifie Koffi Mathieu Gossa. « L’Etat est une continuité. Nous autres sommes des "aquatiques" et avons besoin d’être soutenus », relève-t-il. Les habitants de ces localités ont compris l’importance de leur retrait des lieux et s’engagent à accompagner le Gouvernement dans son projet d’aménagement. « Nous sommes prêts à travailler main dans la main avec l’Etat pour que l’objectif visé soit atteint », conclut-il.

Société 14 juil. 2017


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