La Nation Bénin...
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Le Réseau Wildaf Bénin sensibilise les acteurs politiques et les acteurs de la Société civile sur les droits d’accès des femmes à la terre et aux ressources foncières. Le rapport d’une étude réalisée sur la situation, avec l’appui de la Fondation Konrad Adenauer, leur a été présenté au cours d’un dîner-débat, mercredi 5 juillet dernier à Cotonou.
Malgré leur présence et leur rôle important dans la production des richesses agricoles, les femmes ont difficilement accès aux ressources foncières pourtant indispensables à leurs activités. Face à la situation, la Fondation Konrad Adenauer, dans le cadre de la mise en œuvre de son projet «Un seul monde sans faim 2 : les droits fonciers des femmes en Afrique de l’Ouest», a commandité une étude sur « l’accès des femmes au foncier et à la propriété foncière ». Cette étude qui a été réalisée par le cabinet Sydel Afrique avec l’appui financier de la Fondation Konrad Adenauer dans les départements de l’Atlantique, du Littoral, du Plateau, du Zou, était au menu d’un dîner-débat, mercredi dernier à Cotonou.
Organisé par le Réseau Wildaf Bénin, ce débat a réuni des députés, des membres du Gouvernement, des membres des groupements et associations de femmes et autres Organisations de la Société civile, ainsi que des partenaires techniques et financiers.
La représentante résidente de la Fondation Konrad Adenauer, Elke Erleck, a rappelé qu’en Afrique de l’Ouest, le Bénin est un exemple en matière de démocratie. Malgré la stabilité de sa démocratie et les réformes engagées depuis des décennies avec l’appui des partenaires et une implication des organisations de la Société civile, notamment celles des producteurs, les femmes béninoises continuent d’être victimes d’injustices en matière de droits fonciers. C’est dans ce contexte que se situe l’étude qui a été présentée mercredi dernier.
Pour la coordonatrice du Réseau Wildaf Bénin, Huguette Bokpè-Gnacadja, il n’y a pas de loi plus tenace qu’une coutume. Et l’un des problèmes cruciaux au Bénin, selon elle, est l’accès des femmes à la terre et aux ressources foncières. Elle estime qu’on ne peut pas parler de développement aujourd’hui sans la femme. C’est pourquoi, elle a invité les députés, les membres du Gouvernement et les acteurs de la Société civile présents au débat du mercredi dernier, à un langage de vérité pour mieux soutenir à cette initiative de son réseau.
Appliquer les lois
Selon la présentation du rapport faite par le directeur du cabinet Sydel Afrique, François Kossi Lègonou, l’étude s’est déroulée dans huit communes des départements de l’Atlantique, du Littoral, du Plateau et du Zou. Les données collectées auprès de 369 enquêtés dont 148 femmes et 221 hommes ont permis de connaître la situation de manière générale des hommes et des femmes sur l’accès à la terre et à la gestion foncière dans les zones de l’enquête. Autrement dit, celle de la femme spécifiquement, les différents modes d’accès des hommes et des femmes, les conflits liés au foncier dans les zones de l’étude.
Cette étude intervient dans un contexte marqué par des inégalités fortes entre hommes et femmes dans les rapports familiaux, notamment dans le domaine de l’héritage, de l’accès aux ressources naturelles et aux opportunités économiques, au pouvoir et à la prise de décision.
Les différents intervenants sur le rapport qui a été présenté, que ce soient les députés, Eric Houndété, Orden Alladatin, le ministre en charge du Cadre de vie José Tonato, ou les membres de la Société civile, sont tous unanimes à reconnaître que les femmes sont défavorisées en matière d’accès à la terre et aux ressources foncières. Pour corriger le tir, certains ont suggéré qu’il faille commencer à appliquer les lois et les règlements qui existent en la matière, intensifier les séances de sensibilisation non seulement au niveau des acteurs, mais également et surtout au niveau des mairies, des arrondissements et des villages.

Le Parlement panafricain deviendra bientôt un Parlement de pleins pouvoirs législatifs. Le Bénin vient d’enclencher la procédure de son adhésion à cette réforme avec la décision du Conseil des ministres du mercredi 5 juillet dernier, qui transmet le dossier à l’Assemblée nationale pour autorisation de ratification.
Le plaidoyer des députés béninois membres du Parlement panafricain par rapport à la ratification par le Bénin du protocole à l’acte constitutif de l’Union africaine relatif au Parlement panafricain adopté à Malabo en Guinée équatoriale, le 27 juin 2014 est en train de payer. Il est appuyé par le président de l’institution parlementaire panafricaine qui, à la tête d’une forte délégation, avait séjourné au Bénin en septembre 2016 où il a rencontré à cet effet les autorités béninoises concernées par la question. Roger Nkodo Dang avait été reçu en audience, notamment par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji par le ministre chargé de la Justice, Me Joseph Djogbénou et celui des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci, sur l’importance pour le Bénin de ratifier ce protocole visant in fine à transformer le Parlement panafricain en un organe législatif de pleins pouvoirs.
Le plaidoyer du président Roger Nkodo Dang n’est pas tombé dans les oreilles d’un sourd. En témoigne, la décision du Conseil des ministres du mercredi 5 juillet, qui a adopté le projet de décret portant transmission à l’Assemblée nationale pour autorisation de ratification du protocole à l’acte consultatif de l’Union africaine relatif au Parlement panafricain adopté par la Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine à Malabo en Guinée équatoriale, le 27 juin 2017.
Le Conseil des ministres a instruit par ailleurs le ministre chargé des Affaires étrangères et de la Coopération à l’effet de veiller au dépôt des instruments de ratification et à la publication dudit protocole. La ratification de l’acte permettra au Bénin de conforter sa position de pays fondateur de l’institution parlementaire africaine et grand défenseur du panafricanisme.
Jusqu’ici organe consultatif au sein de l’Union africaine depuis sa création en mars 2004, la transformation du Parlement panafricain en un Parlement de pleins pouvoirs permettrait à cette institution de voter des lois opposables aux Etats membres de l’UA. En effet, le Parlement panafricain a pour mission de formuler des recommandations dans les domaines de la paix, de la sécurité sur les déplacements en Afrique, la famine et le changement climatique. Une mission dont elle s’est acquittée jusqu’ici.
Une institution plus efficace !
Beaucoup se posent souvent la question de savoir si les différentes recommandations formulées ont été suivies de faits sur le terrain. Ce qui n’est pas évident. Le changement de statut se veut donc la solution pour rendre plus efficace le Parlement panafricain. Car les secteurs dans lesquels il peut légiférer sont énormes pour tenter d’apporter une solution législative panafricaine à certains problèmes du continent tels que dans les domaines de la démocratie, les droits de l'Homme, le terrorisme, le foncier, l’émigration, l’exploitation des ressources minières et naturelles et autres. Les lois communautaires prises par exemple dans ces domaines permettront de donner une vie nouvelle aux populations africaines. Ce n’est qu’à ce titre que le Parlement panafricain, qui se veut être la voix des sans voix, pourra promouvoir son rôle d'interface entre les décisions de l'Union Africaine et les aspirations des peuples.
A la date d’aujourd’hui, treize pays ont ratifié ce nouveau protocole sur les 54 Etats que compte l’Union africaine. C’est dire que le processus de mutation du Parlement panafricain en un organe législatif a encore du chemin. Et c’est déjà Bien que le Bénin cherche à donner sa caution pour quitter la barque des pays encore à la traîne de cette réforme qui ne manque pas de pertinence. Toutes choses qui pourraient être mises à l’actif des députés Nourénou Atchadé, Claudine Prudencio, Rosine Dagniho, Corneille Padonou et Justin Agbodjété qui représentent la septième législature au sein de ce Parlement basé à Midland en Afrique du Sud. Ils ne manqueront pas de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour permettre au Parlement béninois de vite examiner et autoriser le Gouvernement à ratifier ce Protocole désormais sur la table du président de l’Assemblée nationale.

La question de la sécurité alimentaire et du développement préoccupe le Gouvernement du Bénin qui vient d’initier une enquête pour avoir une bonne compréhension des tendances et risques de l’insécurité alimentaire des ménages en milieux rural et urbain. Le ministre en charge du Plan et du Développement a procédé, ce jeudi 6 juillet à Cotonou, au lancement de cette enquête qui sera réalisée avec l’appui du Système des Nations Unies.
Au cœur de l’Agenda 2030 adopté en septembre 2015 par les chefs d’Etat et de gouvernement, il y a le deuxième objectif de développement durable (Odd 2) qui vise l’élimination de la faim, la sécurité alimentaire, l’amélioration de la nutrition et la promotion de l’agriculture durable. Seulement, les stratégies visant l’atteinte de cet objectif de « faim zéro » ne peut se révéler efficace que si des informations précises, fiables, représentatives et récentes sont disponibles sur la prévalence de l’insécurité alimentaire, la localisation géographique, les causes de l’insécurité alimentaire et les caractéristiques des personnes touchées.
C’est pour cela que le Gouvernement vient d’initier une enquête sur la situation des tendances et risques de l’insécurité alimentaire des ménages en milieux rural et urbain. Cette enquête dont les résultats sont attendus d’ici la fin du mois d’octobre prochain, a été lancée ce jeudi à Cotonou par le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané.
Elle sera réalisée avec l’appui des partenaires techniques et financiers. C’est ce qui justifie la décision de l’équipe pays du Système des Nations Unies au Bénin, selon son coordonnateur, Siaka Coulibaly, d’accompagner le Gouvernement du Bénin dans sa politique de lutte contre l’insécurité alimentaire en vue d’atteindre l’objectif 2 « faim zéro », des Odd à l’horizon 2030.
« C’est à ce titre que nous avons décidé au sein de l’équipe pays d’apporter, à travers le Programme alimentaire mondial, un appui technique et financier pour la réalisation de cette enquête nationale sur la vulnérabilité et la sécurité alimentaire au Bénin dont les objectifs permettront de mettre à jour la cartographie de la vulnérabilité à l’insécurité alimentaire et de doter les différents acteurs du secteur économique et social des informations pertinentes sur la sécurité alimentaire », précise le coordonnateur du système pays des Nations Unies au Bénin.
La plus-value de cette évaluation réside, selon Siaka Coulibaly, dans le fait qu’elle est réalisée dans une année charnière de mise en œuvre des Odd alors que le Bénin n’a pas pu réaliser totalement l’objectif de réduire de moitié le nombre de personnes souffrant de la faim, conformément aux Objectifs du millénaire pour le développement (Omd).
Soulager les vulnérables
Aux équipes d’enquêteurs, de contrôleurs, de superviseurs et de coordination qui iront sur le terrain, Siaka Coulibaly a souhaité beaucoup de courage et d’abnégation en cette période durant laquelle l’accès à certaines localités sera difficile.
Le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané reste convaincu que la question de la sécurité alimentaire et plus globalement le développement du secteur agricole constitue un levier important de développement économique et social. Il rappelle que le lancement de cette enquête marque un tournant décisif dans les interventions pour la mise en œuvre des Objectifs du développement durable, notamment l’Odd 2 et encourage les enquêteurs à conjuguer leurs efforts aux côtés de l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insae) et des structures associées du ministère en charge de l’Agriculture pour une implémentation sans faille du dispositif mis en place.
Le directeur général de l’Insae, Alexandre Biaou, a rappelé que l’enquête permettra au Gouvernement de disposer dans le domaine de la sécurité alimentaire d’une base réelle et actualisée sur la situation d’insécurité alimentaire au niveau du Bénin pour planifier les interventions et soulager les populations vulnérables dans la perspective de ne laisser personne de côté.
L’insécurité alimentaire des ménages est liée à leur pauvreté. Une précédente enquête réalisée en 2013 révèle qu’au Bénin 1,1 million de personnes étaient en insécurité alimentaire au moment de l’enquête. Ils représentent 12% des ménages et ont une consommation alimentaire déficiente ou ne peuvent assurer leurs besoins alimentaires minimum sans avoir recours à des stratégies d’adaptation irréversibles.

Mesmin Solodé a abusé sexuellement de la petite G. N. Ces faits l’ont conduit devant la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou séant pour sa session supplémentaire de 2017. Après examen de son cas, la cour l’a condamné à sept ans de travaux forcés. Sa détention préventive couvre la peine et il recouvre sa liberté.
Les faits de viol dont Mesmin Solodé s’est rendu coupable et qui se sont déroulés à Abomey-Calavi Zoundja ont été sanctionnés par sept ans de travaux forcés. Ainsi en a décidé la cour qui s’est penchée sur ce dossier, ce jeudi 6 juillet.
Agé de 27 ans au moment des faits, l’accusé qui a actuellement 34 ans recouvre sa liberté après avoir passé sept ans sept mois sept jours en détention préventive à ce jour. Il avait été mis sous mandat de dépôt le 24 novembre 2009.
Devant la cour, ce jeudi 6 juillet, l’accusé aurait difficilement avoué les faits au cours des débats qui ont eu lieu à huis clos, compte tenu de la sensibilité du dossier.
Le représentant du ministère public, après avoir démontré la constitution des faits à son égard, aurait requis de le condamner au temps passé en prison avant que la cour ne délibère. Son conseil, Me Prisca Layo Ogoubi a plaidé la clémence et s’est rangé pour la répression sur les réquisitions du ministère public. La cour a accédé à leurs demandes. Statuant sur les intérêts civils, la cour l’a condamné au paiement du franc symbolique?
Résumé des faits
Mesmin Solodé, agent de sécurité, aurait été surpris le vendredi 20 novembre 2009 à Abomey-Calavi Zoundja, imposant des relations sexuelles à la fillette G. N., âgée de 11 ans.
Interpellé et inculpé de crime de viol sur mineure de moins de 13 ans, Mesmin Solodé n’a reconnu les faits qu’à l’enquête préliminaire et à l’interrogatoire de première comparution.
Son bulletin de casier judiciaire ne porte mention d’aucune condamnation antérieure. L’enquête de moralité lui est favorable.
Le rapport de l’expertise médico-psychologique et psychiatrique de l’accusé révèle qu’il dispose de toutes ses facultés mentales et intellectuelles au moment des faits.
Composition de la cour
Président : Victor Fatindé
Assesseurs : Ismaël Sanoussi
Jean da Silva
Ministère public : Alexandre Gbédji
Greffier : Victoire Oladikpo
Société 07 juil. 2017

Le ministre chargé des Affaires sociales, Adidjatou Mathys, accompagnée de la directrice générale du Fonds national de la microfinance, Denise Atioukpè, était mardi 4 juillet dernier, à Dangbo, Avrankou et Porto-Novo, après Bohicon le jeudi 29 juin dernier. Elles sont allées annoncer aux populations la relance du programme de microcrédits aux plus pauvres.
Soucieux de l’amélioration des conditions de vie des femmes, le Gouvernement du président Patrice Talon a relancé le programme de microcrédits aux plus pauvres avec un montant d’un milliard de francs Cfa comme fonds de démarrage.
Pour porter la nouvelle aux femmes potentielles bénéficiaires, le ministre chargé des Affaires sociales, Adidjatou Mathys, accompagnée de la directrice générale du Fonds national de la microfinance (Fnm), Denise Atioukpè, a effectué une tournée, mardi 4 juillet dernier dans les communes de Dangbo, d’Avrankou et de Porto-Novo pour le compte de l’Ouémé et du Plateau, après sa descente à Abomey dans le Zou le 29 juin dernier.
A chaque étape, Adidjatou Mathys a expliqué aux femmes, fortement mobilisées, les raisons pour lesquelles le régime du Nouveau départ avait suspendu le programme après son installation. Selon elle, cette suspension est surtout due au fort taux d’impayés enregistrés sous le régime défunt et qui s’élevaient à plusieurs milliards F Cfa. Il fallait y voir clair et mettre la pression sur les débiteurs afin qu’ils remboursent, a expliqué le ministre chargé des Affaires sociales. Seulement sans attendre la fin du remboursement des impayés, explique Adidjatou Mathys, le président Patrice Talon, sensible à la crise économique au Bénin et surtout aux difficultés des femmes ces derniers mois, a décidé de relancer le programme afin de soulager un tant soit peu leurs peines.
Pour cette première phase, les crédits à octroyer varient de 50 000 à 100 000 F Cfa. Cette deuxième catégorie concerne certaines femmes qui ont été de bonnes élèves du Fnm en payant par le passé les crédits à elles octroyés. Un montant total de 150 millions de francs Cfa a été mis à la disposition de l’agence de microfinance Alidé pour être distribué aux femmes dans les départements de l’Ouémé et du Plateau. Certains groupements de femmes remplissant déjà les conditions auprès d’Alidé ont reçu leurs chèques, séance tenante des mains du ministre Adidjatou Mathys. Cette remise symbolique témoigne de la relance effective du programme.
A Dangbo, les groupements de femmes Gbénonkpo composés de 50 membres et Mahoudo de 40 membres ont reçu respectivement 2,5 millions et 2 millions F Cfa.
Impacter plus de femmes
A Avrankou, ce sont les associations féminines Affossogbé d’Atchoukpa et Djromahouton d’Avrankou-centre qui ont perçu leurs chèques. Le premier groupement composé de 30 personnes a reçu 1,5 million F Cfa et le second de 60 femmes a perçu 4 millions de francs Cfa. A la dernière étape de la tournée à Porto-Novo, un montant de quatre millions F Cfa a été au total remis. Un chèque de 2,5 millions F Cfa est allé au groupement Nonvigbè composé de 50 membres et 1,5 million à l’association Ifèlodoun constituée de 30 femmes. Ainsi, un montant de quinze millions F Cfa a été au total distribué au profit de 260 femmes directement touchées dans les trois communes sillonnées. Les autres femmes ont été invitées à se rapprocher de Alidé pour remplir les formalités et bénéficier les prêts.
Pour la remise et la collecte des prêts dans le Zou, c’est la Coopérative pour la promotion de l’épargne et du crédit (Cpec) qui a été retenue. Elle appuiera le Fnm dans cette mission d’autonomisation des femmes. Ici, le but visé par ce nouveau programme est d’impacter tout de suite 3000 bénéficiaires en l’espace de trois semaines.
Le maire Blaise Ahanhanzo-Glèlè ; le préfet du Zou, Firmin Kouton et la directrice générale du Fnm, Denise Atioukpè, ont unanimement salué la relance du programme de microcrédits par le Gouvernement du président Talon pour soulager les femmes vulnérables dans leurs activités génératrices de revenus. Ils ont insisté sur le caractère obligatoire du remboursement des prêts pour éviter que la chaîne de solidarité ne se rompe.

La France, l’Europe, célèbre ce mercredi 5 juillet, une grande dame. Le monde ne saurait se soustraire à cet hommage mérité à Simone Veil, figure historique décédée le 30 juin dernier, à quelques jours de ses 90 ans.
Si loin, mais si près, de par ses idées et valeurs, de l’Afrique, du Bénin, de partout dans le monde, des femmes et des hommes épris de liberté, en raison de ce qu’elle incarne.
Incarne, car il ne faut pas conjuguer au passé, les combats menés par Simone Veil et qui font d’elle un emblème de la cause féminine, un personnage inspirant à plusieurs égards pour les Hommes aujourd’hui encore .
Elle incarne la transformation de la société, a pu dire le journaliste Jean-Pierre Elkabbach. Non pas parce qu’elle aura été ministre : sous Giscard d’Estaing (1975-1979) et sous Mitterrand(1993-1995), non pas parce qu’elle a été première présidente du Parlement européen (1975-1982), ni parce qu’elle a été première femme Secrétaire générale du Conseil supérieur de la magistrature française, ou membre du Conseil constitutionnel (1998-2007), ni Immortelle comme on désigne les membres de l’Académie française où elle est élue en 2008.
Simone Veil est un modèle, en raison de son parcours, des valeurs et causes qu’elle a défendues. Rescapée du camp d’extermination nazi d’Auschwitz, malgré les meurtrissures de la vie, car elle a perdu ses géniteurs et son frère du fait de la barbarie nazie, la jeune Simone a eu suffisamment de ressources pour poursuivre ses études. Devenue magistrate, elle n’est pas moins marquée politiquement, car très opiniâtre et activiste.
Ministre de la Santé sous Giscard d’Estaing, Simone Veil née Jacob a réussi le tour de force de faire voter, en dépit d’une certaine hostilité de l’opinion à la mesure y compris des députés conservateurs nombreux à l’hémicycle, la loi Veil, le 17 janvier 1975, portant dépénalisation de l’Interruption volontaire de la grossesse. Elle apparaît dès lors comme l’icône de la lutte contre la discrimination des femmes en France et ailleurs. La voilà propulsée dans l’Histoire. Non pas pour octroyer le droit à l’avortement, comme elle l’a martelé lors de son vibrant plaidoyer au Parlement français (avant le vote de ladite loi), mais pour éviter la double peine aux femmes violées ou sujettes à des contraintes au point de devoir se départir de leur grossesse. L’avortement doit être l’exception, soutiendra-t-elle avec fermeté.
Femme courage
Femme inspirante, en raison rien que de ses prises de position, y compris sur de sujets clivants, dont la portée culmine toujours en relief dans leur raisonnement. Ses prises de position n’ont d’égal que l’objectivité qu’elles revêtent. Ainsi a-t-elle pu s’opposer, le 15 février 2008, à l’idée de confier la mémoire d’un enfant juif de France mort dans la Shoah à chaque élève de CM2 : « C’est inimaginable, insoutenable, dramatique et, surtout, injuste », s’est offusquée cette rescapée de la Shoah ! Et ce, sans s’embarrasser de devoir incommoder le gouvernement qui a eu cette idée et dont elle a soutenu l’élection du président Nicolas Sarkozy, son ami !
Femme courage ? Son parcours, dans le dédale de ce qu’on appelle destin, ou au détour de la Providence, est un luxe d’épreuve, d’audace et de témérité…
Cette femme qui inspire respect, rien que par l’austérité de son chignon, si caractéristique du personnage, a pu s’établir à Stuttgart, en Allemagne, peu après son mariage, alors même que le ressenti de la déportation était encore vif, à la surprise de ses proches. L’Allemagne, terre de ses bourreaux ? Pour l’Europhile Simone Veil, il fallait faire la part des choses, ne pas faire l’amalgame de mettre tous les Allemands dans le même sac que les Nazis ! Toute disposition chez elle qui fait de cette femme de caractère, l'une des promotrices de la réconciliation franco-allemande et de la construction européenne.
Son amie, et rescapée elle aussi de la Shoah, Marceline Loridan-Ivens a dit, ce mercredi 5 juillet, dans une interview à un média français, qu’elle inspire loyauté, une droiture réelle…
Aussi, de nombreuses voix s’élèvent depuis son décès, en France, pour réclamer sa ‘’panthéonisation’’, à l’instar du pape Jean Paul II pour qui les laïques ont réclamé la canonisation immédiate, Santo subito !, sans autre forme protocolaire ! Il serait surprenant que Simone Veil ne finisse, tôt ou tard, au Panthéon français.
Actualités 05 juil. 2017

Les femmes désaffectionnent-elles de plus en plus la cuisine ? Entre contraintes professionnelles et manque de savoir-faire, beaucoup d’entre elles jettent désormais leur dévolu sur les commandes de repas au dehors.
L’art culinaire semble aujourd’hui ne plus intéresser certaines femmes. Celles-ci abandonnent ce plaisir de se faire à manger au profit du ‘’prêt-à-consommer’’ ou du ‘’tout fourni’’ des restaurants, maquis et autres gargotes. Le phénomène est récurrent dans les villes, notamment chez les femmes qui ont des occupations professionnelles. Si certaines brandissent le manque de temps comme raison, d’autres brillent par leur manque de savoir-faire en la matière, parce que n’ayant pas été au parfum des ‘’secrets’’ de grand-mère.
Pourtant, la cuisine fait la fierté des maîtresses de maison dont c'est le rôle dans le foyer. Jadis, le fait de manipuler les ustensiles, de mélanger les ingrédients en vue de préparer un repas, constituait plus qu’un plaisir, un amusement, une passion.
Mais aujourd’hui, femmes et jeunes filles préfèrent s’abonner chez la ‘’vendeuse de nourritures’’ proche de la maison et auprès des bistrots.
Dans la pratique, l’argent est remis au petit garçon ou à la petite fille pour aller prendre un repas à ces endroits. Ce même geste se répète matin, midi et soir. Quelques fois, la nuit, la maîtresse de maison cuisine pour la famille quand elle ne revient pas du travail très fatiguée. Mais le cas qui préoccupe est celui des jeunes filles qui n’ont pas de grandes occupations mais qui sont accros des cafétérias, buvettes et hôtels. « Je suis seule dans ma chambre, lorsque je cuisine, je n’arrive pas à manger. Souvent, lorsqu’on est accompagné, on mange mieux. C’est à cause de cela que je préfère prendre du spaghettis souvent à la cafétéria », laisse entendre Josiane A.
Certaines fonctionnaires sont ‘’championnes’’ dans la pratique du ‘’prêt-à-manger’’. Celles-ci vont au bureau très tôt et ne reviennent qu’après 20 h ou 21 heures. Ainsi, pour ne pas faillir dans leur rôle de femme au foyer, certaines sollicitent les services des bonnes dames, spécialisées en la matière, qui les aident à faire la cuisine. Laetitia Honvo, agent dans un ministère, commande les condiments qu’on lui écrase par la meule traditionnelle. Cela lui coûte un peu plus cher, dit-elle, car la tomate écrasée par le moulin à maïs à 100 francs lui revient à 300F avec la meule manuelle. Cependant, elle passe la commande en matinée et de retour le soir, elle passe la chercher en rentrant du service. Une commande est constituée généralement de tomate, de piment, d’oignon et des épices, tout ceci de façon séparée. Ce qu’elle conserve dans son réfrigérateur pour en faire usage tout au long de la semaine.
Service traiteur spécial
Au marché Saint-Michel de Cotonou, certaines bonnes dames sont spécialistes de l’art de faire la cuisine pour les autres. Notre équipe de reportage n’est pas la bienvenue sur les lieux. Dame Victoire Dicotan qui s’adonne à ce métier de « service traiteur spécial », confie : « Pour une sauce de poulet pour trois personnes, il vous faut débourser 5000 francs Cfa ; la sauce de poisson est à 3000 francs. Si vous voulez une sauce composée de poisson, viande, peau de bœuf et fromage, accompagnée de la sauce de crincrin ou de gombo ou d’autres légumes, il faut 8000 F». Dans ce marché, on peut aussi commander de la pâte blanche ou noire, à 500 francs, si le client apporte la farine. Pour avoir la sauce et la pâte, dame Dicotan indique qu’il faut passer la commande en déposant les glacières et fixer une heure pour la livraison. Les femmes fonctionnaires passent souvent les matins, fait-elle savoir, et reviennent les soirs, au retour de service, pour récupérer leurs commandes.
Ces femmes ne savent pas toujours les ingrédients des repas et peuvent s’exposer ainsi aux ennuis sanitaires dus aux produits douteux qui entrent dans la préparation des mets à eux servis par les « femmes cuisinières » de Saint-Michel qui en font leur gagne-pain. Ayélé, l’une d’entre elles, affirme qu’elle ne peut pas commander la nourriture de son foyer à quelqu’un d’autre. « Car, rien ne me prouve que les aliments préparés sont faits avec soin ». Mais elle s’empresse d’ajouter qu’elle autre y met tous les soins nécessaires pour ses clients.
Préférence pour le "prêt-à-consommer"
Entre la façon de cuisiner de nos jours et celle d’avant, il y une nette différence. De nos jours, les filles n’aiment plus écraser les condiments puisqu’il y a le concentré de tous les condiments sur le marché. Mais ces produits bon marché disponibles peuvent être de qualité douteuse.Hérodiade Kpèhounton dit avoir mis une croix sur ces condiments en poudre qui se baladent sur les étalages. « Qui sait s’ils sont bien nettoyés ou qu’on les a triés avant de les moudre ? », se demande-t-elle. « Lorsqu’on écrase les condiments frais soi-même, et qu’on prépare le repas avec, c’est plus appétissant par rapport aux condiments séchés réduits en poudre », fait remarquer Hérodiade.
Selon Rosine Adjovi, la préférence pour le « prêt-à-consommer » est aussi une question d’éducation. « Il y a la paresse de se mettre encore à faire le feu pour la cuisine après avoir quitté le boulot. Alors, on sort pour chercher quelque chose à manger sans tenir compte de l’hygiène de la nourriture du dehors », explique-t-elle. A la question de savoir si c’est parce que la cuisine est difficile que les jeunes filles ne s’y intéressent pas, dame Rosine répond que c’est plutôt facile et très amusant de cuisiner si l’on a la volonté. Pour elle, si tous les ingrédients sont à portée de main, en quelques minutes, le mets doit être prêt et l’on maîtrise ainsi ce qu’on mange.
Le nutritionniste Dr Sosthène Vissoh déconseille les « mets du dehors » ou commandés à de tierces personnes au marché. Car, ils peuvent être nuisibles, fait observer le spécialiste. « Les repas que nous achetons au bord de la voie, nous ignorons leur méthode de cuisson et pire la commande se fait au marché, un lieu public où l’hygiène laisse à désirer pour la cuisine », explique-t-il. Pour lui, quiconque prend ces nourritures expose aussi bien sa vie que celle de sa famille aux maladies telles que la diarrhée, les douleurs abdominales, la perte de poids, la fatigue, la fièvre, le ballonnement, la constipation, les douleurs de l’estomac, les maladies de Crohn et de la rectocolite qui sont des inflammations de l’intestin.
Une pratique qui plombe la société
« La paresse qui caractérise le quotidien des femmes de nos jours n’a pas de nom », fait remarquer Gloria Béhanzin, sociologue. Pour elle, ce phénomène conduit notre pays tout droit à la ruine. Sur le plan éducatif en général, et dans le domaine culinaire en particulier, la société béninoise perd ses valeurs, estime-t-elle. Aujourd’hui, la société béninoise a totalement copié l’Occident et tout le monde veut parler, manger, marcher, s’habiller comme le Blanc, poursuit-elle.
Pour inverser la tendance, la sexagénaire Rosine Adjovi soutient que cela revient aux femmes en priorité de reprendre l’éducation à la base de leurs enfants. Elle explique : « Lorsque l’enfant a six ans, elle ne doit plus rester loin de la cuisine. La maman doit commencer à lui apprendre comment faire le feu. En premier lieu, pour préparer, on doit lui donner la tomate, le piment, l’oignon et les épices en lui indiquant l’ordre selon lequel elle devrait écraser ces condiments ». La cuisine doit s’apprendre dès le bas-âge, ce n’est pas d’un coup que l’on commence par cuisiner, souligne Rosine Adjovi.

Anselme Djossou est accusé d’avoir tué sa mère. Un acte qui a été examiné par la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou, ce mardi 4 juillet. Reconnu coupable de parricide, il a été condamné à 15 ans de travaux forcés.
Anselme Djossou reconnu coupable de parricide, a été condamné à 15 ans de travaux forcés, ce mardi 4 juillet par la cour d’assises de Cotonou, au terme de l’examen du quinzième dossier inscrit au rôle de la session supplémentaire en cours.
Le parricide défini comme le meurtre des père et mère légitimes … ou de tout ascendant, est prévu et puni par les articles 295, 299 et 302 du Code pénal. Interpellé à la barre, l’accusé ne reconnaît pas les faits d’homicide et soutient plutôt que sa mère est morte par accident, qu’il était parti la saluer à son retour après plusieurs semaines d’absence de la maison. Face à son refus de lui ouvrir sa chambre, il s’y est introduit, malgré son opposition. C’est lors des échanges teintés d’écarts verbaux qu’elle serait tombée à la renverse. Mais il n’a pas pu éclairer la cour sur les circonstances de la chute de dame Bernadette Adougbagui.
Pour le représentant du ministère public, la violence semble consubstantielle à la vie en société. Elle prend parfois une tournure tragique et pousse vers un effondrement du sentiment familial, fait-t-il remarquer. L’avocat général rappelle qu’Anselme Djossou est considéré comme "l’enfant terrible de la maison" pour ses prises de bec avec ses parents. L’acte qu’il a posé envers sa mère, apprécie-t-il, est un homicide aggravé par la qualité de la victime. Ce qui suppose, expose le ministère public, la constitution de l’infraction et l’existence du lien de filiation entre l’auteur et la victime. L’accusé, dit-il, a commis un homicide volontaire. Il a détruit la vie d’un homme. Dès lors, l’élément matériel consistant en la suppression de la vie par l’acte d’homicide, un acte d’homicide positif est établi. Les coups ont été portés avec la main nue. Les aveux de l’accusé sont conformes au témoignage de Mathias, son jeune frère et le rapport du médecin légiste.
En ce qui concerne l’élément psychologique, il réside dans l’intention de donner la mort. Deux éléments permettent de retenir cela : il y a ses propres déclarations d’une part et la justification qu’il a donnée de son geste, à savoir que sa mère était sorcière et que tous ses malheurs provenaient d’elle. Il a bien eu envie de donner la mort à la dame. Par ailleurs, le lien de filiation entre l’accusé et la victime est bien établi. En témoignent les pièces du dossier, selon le représentant du ministère public. L’accusé n’étant pas en état de démence au moment des faits, il est donc accessible à la sanction pénale.
C’est l’article 302 du Code pénal qui punit de la peine de mort l’acte ainsi posé. Comme le Bénin a adhéré au Pacte international relatif à l’abolition de ladite peine, le ministère public déclare requérir 30 ans de travaux forcés à l’encontre d’Anselme Djossou.
L’équilibre de la sanction pénale
Commis aux intérêts de l’accusé, Me Edgard Yves Monnou indique qu’il consent qu’Anselme Djossou ait commis le crime le plus abject et le plus grave. Mais la loi pénale, retient-il, met à la charge du représentant du ministère public, l’équilibre de la sanction pénale. « Vous ne pouvez pas nous envoyer en prison pour des faits imaginaires ; Anselme est condamnable mais faites-le pour des actes qu’il a commis », indique la défense. Votre justice doit faire la preuve de son détachement. Me Monnou déclare plaider le défaut de constitution du crime de parricide. Le premier problème à régler est celui de la volonté de donner la mort. Ce qui n’existe pas. Lorsqu’il y a mort, estime la défense, on doit chercher et déterminer la cause. Le médecin légiste conclut que la mort est survenue du fait de l’usage d’un objet contondant. Le Larousse entend par là, tout objet qui blesse par choc sans couper ni déchirer la chair. Pour la défense, le parricide est une infraction pénale et il requiert une preuve certaine, sinon on ne pourra entrer en condamnation.
La défense suggère à la cour la requalification de l’infraction en coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner.
Me Edgard Yves Monnou plaide le « déterminisme absolu ». Principe suivant lequel tout fait a une cause et dans les mêmes circonstances, les mêmes causes produisent tujours les mêmes effets. « Le dossier d’Anselme Djossou nous enseigne la déchéance de notre société ; vous avez l’obligation de rétablir l’équilibre ; voici, soutient la défense, un dossier totalement instruit à charge. Vous les 3 professionnels devez instruire aussi à décharge. », poursuit Me Monnou. Pour lui, la justice n’est pas juste lorsqu’elle se fonde sur la seule déclaration de l’accusé. Comme l’accusé a déjà passé plus de cinq ans en détention préventive, Me Monnou propose à la cour de le condamner à ce temps pour offrir une chance à son unique fils Godson de ne pas devenir délinquant.
Le ministère public réplique et insiste de ne pas écouter le développement fait par le ‘’tribun’’ Edgard Yves Monnou. Pour lui, l’objet contondant s’entend du genou de l’accusé. Il ne fallait pas plus pour susciter la colère de Me Monnou qui s’offusque que le genou soit pris ou entendu comme un objet contondant. « Dans tous les cas, avez-vous l’arme du crime ? Y a-t-il un témoin? », interroge-t-il.
La cour suspend et rend son verdict. Elle déclare Anselme Djossou coupable d’avoir volontairement commis un homicide sur la personne de sa mère. Des faits prévus et punis par les articles 295, 299 et 302 du Code pénal. Elle le condamne en conséquence à 15 ans de travaux forcés.
Ce matin, les seizième et dix- septième dossiers seront examinés par deux différentes compositions. Ils portent respectivement sur un viol sur mineure de moins de 13 ans et des faits de tentative d’assassinat et de détention illégale de fusil de traite.
Résumé des faits
Le 17 mars 2012, aux environs de 22h 30, à Vèdoko-Midédji, dans la commune de Cotonou, dame Bernadette Adougbagui a été retrouvée sans vie sur son lit, les bras écartés, le pied droit pendant dans le vide et un filet de sang coulait de sa bouche et de ses oreilles. .
Très tôt, les soupçons ont été portés sur son fils Anselme Djossou connu pour son caractère violent et ses nombreuses altercations avec la défunte. Interpellé et poursuivi pour parricide, l’accusé a d’abord nié les faits avant de les reconnaître devant le magistrat instructeur alléguant de ce que la victime était une sorcière; ce que les autres frères de l’accusé contestent. Il reconnaît avoir tué sa mère qui se reposait dans un fauteuil en lui tordant le cou.
L’extrait du bulletin n° 1 de son casier judiciaire ne porte trace d’aucune condamnation antérieure. L’enquête de moralité ne lui est pas favorable.
Composition de la cour
Président : Christophe Atinmakan
Assesseurs: Marcel Ahéhéhinnou
Olivia Houngbo Kploca
Ministère public : Mario Mètonou
Greffier : Victoire Oladikpo

La promesse du chef de l’Etat aux populations béninoises quant à la disponibilité de l’internet haut débit sera une réalité d’ici décembre prochain. C’est une affirmation du ministre de l’Economie numérique et de la Communication Rafiatou Monrou qui était en visite, ce mardi 4 juillet, sur les sites du Projet de développement des infrastructures de télécommunications et des Tic (Pditt) dont les travaux sont assurés par le groupe chinois Huawei, dans la ville de Cotonou et environs.
Le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Rafiatou Monrou, est satisfaite de l’avancement des travaux sur les différents sites du Projet de développement des infrastructures de télécommunications et des Tic (Pditt) qui vont permettre aux populations béninoises d’accéder à l’internet haut débit. Au cours d’une descente sur les sites hier, elle a salué les efforts du groupe chinois Huawei qui exécute les travaux. Elle a exhorté le groupe à continuer dans le même sens pour que d’ici décembre prochain, cette promesse du chef de l’Etat quant à la disponibilité de l’internet haut débit soit une réalité.
Accompagnée des responsables du groupe chinois Huawei, des directeurs généraux de Bénin Télécoms Sa et de Bénin Télécoms infrastructures, des directeurs techniques de son ministère, Rafiatou Monrou est allée au PK10 dans la commune de Sèmè-Podji, pour voir comment évoluent les travaux de pose de la fibre optique. Le même exercice a été fait à Yénawa et à Sègbéya dans le deuxième arrondissement de Cotonou où les ouvriers étaient à pied d’œuvre. La visite s’est poursuivie avec une descente au niveau des stations Switch Room au niveau de Bénin Télécoms SA à Ganhi, sur le site Msan de Jéricho, le New Switch Rom de Fidjrossè de même que la Station Ace et enfin la Station Sat 3.
Malgré un contrôle des travaux assuré par l’entreprise Sofrecom qui a été recrutée à cet effet, le ministre de l’Economie numérique et de la Communication estime qu’il est normal qu’elle aille voir si les normes sont respectées même si lesdits travaux sont avancés comme constaté hier. « Il faut que nous soyons sûrs en tant que spécialistes que nous avons respecté les normes de pose de fibres optiques, que nous avons respecté les normes d’installation d’équipements pour que les populations puissent recevoir le service de haut débit », indique-t-elle.
Rafiatou Monrou au terme de sa visite estime que le constat est rassurant. Selon elle, il y a beaucoup de travaux en cours et qui pour la plupart ont évolué. Néanmoins, elle fait remarquer qu’il y a eu des défauts qu’il faut corriger.
Pour ce qui est fait dans le cadre desdits travaux, le ministre de l’Economie numérique et de la Communication souligne qu’il y a une mise en service progressive. Autrement dit, au fur et à mesure qu’une portion des travaux est terminée, elle est livrée et les abonnés sont basculés là-dessus. Au niveau de ce point, les résultats sont concluants, se réjouit-elle. Les utilisateurs qui sont déjà servis dans ces zones, selon Rafiatou Monrou, donnent déjà un feed-back positif.
Dans la ville de Cotonou, il y a neuf boucles qui permettent aux Béninois d’être connectés sur les deux câbles qui existent quelque soit leur position sur le territoire national. Ceci, selon la ministre, veut dire que même si les câbles Ace et Sat 3 sont coupés, il y aura désormais une transparence pour les utilisateurs. Donc, il est garanti désormais une continuité dans le service pour les utilisateurs.
Pditt et avantages
Dans le cadre du renouvellement des infrastructures du réseau de télécommunication et la mise en œuvre du haut débit effectif, il a été lancé un vaste chantier de développement d’infrastructures. L’objectif est d’assurer l’émergence de nouveaux services numériques contribuant ainsi à « transformer le Bénin en la plateforme de services numériques de l’Afrique de l’Ouest pour l’accélération de la croissance et l’inclusion sociale ». Projet phare du Programme d’action du Gouvernement (Pag), le Projet de développement des infrastructures de télécommunications et des Tic (Pditt) est mis en œuvre avec la collaboration du groupe chinois Huawei, le partenaire technique du programme et Sofrecom comme organe de contrôle et de supervision. Le but poursuivi est la généralisation de l’utilisation des services des Tic dans tous les secteurs d’activités grâce à une connectivité haut débit accessible à tous et partout d’ici 2021.
La première phase de ce projet comporte plusieurs volets. Et au nombre de ces volets, il y a le réseau national de transport haut débit à fibre optique ; le réseau métropolitain à haut débit en fibre optique ; le réseau d’accès Fttx, l’extension du réseau 4 G/LTE ; le cœur du réseau…
Avec la mise en œuvre de ces différents volets du projet, le Bénin sera doté d’une infrastructure de dernière génération qui permettra d’interconnecter 55 communes du Bénin. Le projet permettra aussi d’intégrer les Tic dans les secteur scolaires, communautaire et administratif; de supporter l’information de l’administration grâce à un réseau de télécommunication gouvernemental. Aussi, permettra-t-elle d’accélérer la croissance de l’économie par le développement des services numériques les plus évolués pour les populations, etc…
Pour les citoyens, le projet améliorera l’accès au haut débit et à coût réduit dans les zones urbaines et rurales, emmener le haut débit le plus près possible des utilisateurs finaux pour leur permettre de jouir des services de dernière génération. Il permettra de favoriser les services numériques de qualité tels que l’internet, l’e-télévision, la monétique, et l’accès à des services numériques à distance dans les zones les moins développés.