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Gervais N’dah Sékou, ancien préfet de l’Atacora-Donga: « Nous ranger du côté de l’incontinence et de la médiocrité, c’est un crime »

Ancien préfet des départements de l’Atacora et de la Donga, Gervais Tally N’dah-Sékou fait part de sa nouvelle vie, à travers cette interview à nous accordée dans sa résidence à Perma, son village natal. Nanti d’un doctorat du 3e cycle de Sociologie option Sociologie de l’éducation obtenu à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, au Sénégal, l’homme y a enseigné pendant de longues années avant de se décider à rentrer au bercail.

Au pays il occupa successivement les postes de chef de la division du Développement communautaire au Service régional de l’Hydraulique de l’Atacora, de conseiller technique aux Relations avec les Béninois de l’Extérieur au ministère des Affaires étrangères puis de directeur chargé des Relations avec les Béninois de l’Extérieur d’abord au ministère chargé des Relations avec les Institutions, la Société civile et les Béninois de l’Extérieur et au ministère de l’Intégration africaine et des Béninois de l’Extérieur. Neuf ans durant, il a bénéficié de la confiance du chef de l’Etat Thomas Boni Yayi à la tête de la préfecture de Natitingou et se plaît aujourd’hui à jouir de la trêve politique qu’il observe au milieu des siens, dans un environnement aussi sain que celui du village à l’abri de la pollution et du stress de la vie urbaine. A 63 ans, ce professeur assistant à la Faculté des Lettres, Arts et Sciences humaines, marié et père de quatre enfants, a à son actif plusieurs travaux de recherches scientifiques et publications.

La Nation : Monsieur le préfet, sans être indiscret, pourrions-Nous savoir ce que vous faites aujourd’hui dans votre vie après avoir passé neuf ans à la tête des départements de l’Atacora et de la Donga ?

Gervais N’dah Sékou : Il n’y a pas d’indiscrétion quant à cette question. Je suis un enseignant et je continue d’assurer mes cours à l’Université de Parakou. Je le fais avec plaisir, parce que c’est mon métier. C’est vrai que j’ai été admis à la retraite le 31 mai 2016 mais ce n’est pas pour cette raison qu’il faut abandonner les étudiants. Je n’ai pas élu domicile à Parakou, mais j’ai opté pour des missions enseignantes.

Vous semblez apprécier la vie à Perma, votre village, en y résidant depuis votre retrait du commandement.

Absolument ! Faites le constat vous-même. Ici au village, la nature est ambiante et cela fait du bien à l’organisme et au mental. Ça je ne l’abandonnerai pour rien au monde. Ici, vous entendrez les oiseaux chanter, le coq chanter et quand je suis libre, je vais dans mon champ. Voilà le tableau qui m’a attiré et amené à m’installer ici au village.

Neuf ans durant vous avez occupé le poste de préfet et ceci témoigne d’une certaine confiance à vous faite par le prédécesseur de Patrice Talon. Qu’est- ce qui, à votre avis, a contribué à votre longévité au poste de préfet ?

Vous savez, quand on occupe un tel poste, on est prêt à partir à tout moment. Moi-même j’ai été surpris d’avoir bénéficié tant de la confiance du président Boni Yayi. Croyez-moi, je ne peux pas vous dire pourquoi il en a été ainsi. J’étais à l’époque, prêt à plier bagage et à céder le fauteuil à tout moment. Ce n’est pas facile de représenter l’autorité à ce niveau. Parfois, vous ne savez pas ce qu’il faut faire exactement pour être en accord avec la haute autorité du pays. Je dirai que le ciel avait voulu que je serve neuf ans durant à la préfecture et que je puisse avoir la confiance du président Thomas Boni Yayi à ce poste. Même si c’est un poste politique, ce n’est pas pour ça qu’il faut prendre les caprices du chef et les exécuter sur le terrain. Le chef de l’Etat vous donne des directives et vous les exécutez sur le terrain. A vous de dire quel est le sens de la politique du chef de l’Etat. A un moment donné, on était obligé d’être collé aux soucis de la population. Lorsque les populations ont un souci on était obligé d’être là. Nous avons aussi eu la chance d’avoir eu des ministres qui nous ont compris. Il y avait eu beaucoup d’erreurs que nous faisions. Si les ministres qui sont vos patrons directs ne sont pas contents de ce que vous faites et qu’ils rendent compte au chef de l’Etat, je pense que vous ne pourrez pas garder longtemps votre poste. Les différents ministres de la Décentralisation ont compris les erreurs que nous faisions et ne les ont pas amplifiées. Nous sommes dans un système où le citoyen continue de faire confiance à l’Etat central. Si un citoyen vient pour vous rencontrer, vous êtes obligé de faire preuve d’ouverture, de l’accueillir et de l’écouter. Le préfet est un serviteur de l’Etat et son rôle est de mettre en œuvre la politique de l’Etat, la politique du gouvernement à la base. Tout cela avec la collaboration des maires et le soutien des directeurs départementaux.

Votre nomination à la préfecture est aussi atypique pour un homme qui n’a pas fait l’administration...

Vous savez, il y a tellement de situations atypiques dans notre pays que je ne saurais pourquoi, moi professeur d’université, j’ai été appelé à la tête de la préfecture des départements de l’Atacora et de la Donga. A l’époque j’étais au ministère des Affaires étrangères et à charge la direction des Relations avec les Béninois de l’Extérieur. Une entité qui me plaisait bien, car j’ai vécu un certain temps à l’étranger. J’étais au diapason des difficultés de ceux-là qui vivent à l’étranger. J’ai remarqué que malgré ce curriculum vitae assez éloigné de l’administration, le chef de l’Etat a bien voulu m’essayer à ce poste de préfet des départements de l’Atacora et de la Donga. C’est le constat que je fais, je ne peux pas expliquer comment c’était ainsi.

Votre exercice ne s’est pas fait sans heurts ni difficultés. Sans vouloir rappeler les tensions nées de l’installation des conseils communaux suite aux élections de 2015, avez-vous le sentiment d’avoir su faire l’essentiel afin que le processus de décentralisation suive son cours dans l’Atacora-Donga ?

Vous savez, c’est difficile de se juger. J’avais un petit secret : dès qu’il y avait un problème je consultais toujours mes collaborateurs ; j’évitais de me lancer seul dans une situation sans avoir consulté ces derniers. Du coup, j’étais obligé d’avoir de bons rapports avec eux. Mon souci était de reconnaître à chacun ses qualités et ses défauts et d’essayer de manager tout cela au profit de l’administration. J’ai eu des directeurs départementaux et j’ai eu à composer avec tout ce beau monde. A l’époque, quand j’ai fini d’installer les conseils communaux, il y avait au moins trois qui étaient de l’Opposition. Je voulais montrer qu’après les élections il n’y a plus d’opposants ni de mouvanciers. Nous sommes tous des citoyens appelés à développer nos communes. Le rôle du maire étant de servir sa population, la première démarche que j’ai menée est de rassurer les maires qui étaient de l’Opposition et de leur dire que les élections sont terminées. Je n’avais pas de parti pris. C’est vrai qu’en tant que préfet, j’étais d’office des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) mais je ne pouvais pas aller dans une commune et imposer les Fcbe. Les maires de l’Opposition exprimaient leurs idées, mais cela n’a pas empêché que nous puissions avoir de bonnes relations de travail. Aujourd’hui dans la vie, nous gardons de bonnes relations comme si nous sommes des partisans. C’est l’expérience que j’ai vécue et qui m’a plu; d’abord transformer les relations conflictuelles que j’ai eues en relations d’amitié. J’ai le sentiment qu’en partant de la préfecture de Natitingou, je n’avais pas un adversaire ni au niveau des communes, ni au niveau des directions départementales. En ce qui concerne l’administration départementale, naturellement il y avait des gens qui m’en voulaient, mais j’avais à cœur de ne pas les léser ; ça aussi fait partie des efforts que je faisais pour ne pas les frustrer. J’ai été assez proche des maires pour vous dire que la fonction de maire n’est pas facile à assumer. Les maires sont devant des populations qui attendent beaucoup d’eux, alors que les moyens ne suivent pas. Et parallèlement, des gens sont commis pour contrôler leur gestion. Quand vous mettez tout cela ensemble, vous constatez que les maires sont des personnes à féliciter. Il y a toutefois des maires qui, une fois élus, se disent qu’ils sont les maîtres des lieux et que tout le monde doit se soumettre à eux jusqu’aux prochaines élections. La gestion des affaires publiques semble être le chemin le plus rapide d’enrichissement personnel. La politique est perçue comme telle. C’est ainsi que nous percevons le pouvoir : un chemin d’enrichissement rapide. Lorsque les maires viennent au pouvoir, leur première préoccupation est de plaire au chef de parti et à l’occasion de s’attaquer aux marchés publics de la commune et se tailler la part du lion. Il y a de ces complicités coupables avec les entrepreneurs qui font que les chantiers sont souvent mal exécutés, même si les dossiers d’appel d’offres sont bien confectionnés. Le plus grave encore, c’est lorsque les élus eux-mêmes se partagent les marchés et les gèrent à leur guise. De ce fait, sachant bien que les chantiers sont mal exécutés, ils sont obligés de se taire. Ce qui constitue une marche contre le développement de la commune. Je déplore et stigmatise ce comportement qui consiste à faire de la gestion des affaires publiques, un filon d’or qu’on va exploiter pour s’enrichir et revenir aux affaires plus tard.
Je crois que sans que cela soit une exclusivité au Bénin, c’est l’un des problèmes majeurs que nos communautés devront régler, c’est-à-dire aider nos élus à adopter un comportement moral minimum. Ça suppose qu’ils aient peur de l’électorat, or il se fait aujourd’hui que l’argent faisant tout, beaucoup d’élus se disent qu’ils n’ont pas l’obligation de s’occuper du bonheur de leurs mandants pourvu qu’ils puissent avoir l’argent pour pouvoir acheter leur conscience. Voilà le dilemme dans lequel nous végétons en ce moment et c’est ça le problème de notre démocratie à la base. Tous, nous devons travailler à cela. Je reconnais que ce n’est pas l’exclusivité du Benin mais ce n’est pas parce que c’est général que c’est tolérable. Tant que ceci n’est pas l’apanage du Bénin, on le banalise.
Le Benin c’est le laboratoire de beaucoup d’idées en Afrique. Nous ranger du côté de l’incontinence et de la médiocrité, c’est également un crime.

Beaucoup d’observateurs retiennent de vous l’image d’un homme très cultivé. Pourriez-vous évoquer votre parcours ?

J’aime les hommes qui aiment critiquer. Mon parcours est fait d’études intensives au primaire, au secondaire et à l’université. On faisait tronc commun à l’université avant de se spécialiser surtout qu’à l’époque, nous étions plein d’ambitions et très motivés. On pouvait avaler tout sur le plan intellectuel et rassurer ainsi notre professeur d’avoir compris ses enseignements. On n’avait pas l’internet et les ordinateurs sur lesquels il faut cliquer et avoir tout ce qu’on voulait mais on avait les bibliothèques. On avait des documents et autres, c’est ça qui a constitué le sous-bassement de notre culture. J’ai fait le département de Sociologie-philosophie-anthropologie de l’Université nationale du Bénin. Après le Duel 2 et le service militaire, on a eu l’opportunité d’aller à l’extérieur, Dakar précisément où j’ai préparé ma licence en philosophie option psychologie. J’ai trouvé mieux de faire quelque chose en plus surtout qu’on n'avait que ça à faire. J’ai donc fait une maîtrise en Sociologie et un Dea en Anthropologie. J’ai terminé par une thèse de doctorat en Sociologie de l’éducation. Mais entretemps, j’ai enseigné à Dakar et un peu partout. Quand on enseigne, on est obligé de se cultiver, car vous avez affaire à des gens qui cherchent et qui veulent s’assurer que vous êtes à la hauteur dans l’animation du cours que vous enseignez. Ce qui m’amène à faire des recherches et surtout par rapport aux informations que je porte à travers mon secteur d’enseignement. Voilà pourquoi on a beaucoup travaillé à l’époque.
Mon militantisme au sein de l’Eglise catholique m’amène à être sensible à tout ce qui est lié au côté spirituel. Là encore, il fallait s’outiller pour ne pas choquer les gens. Je continue de me battre pour relever les défis qui sont les miens. Mon souci est de me cultiver pour être à la hauteur face aux élèves et étudiants. Et tout ce background me sert énormément dans ma vie d’aujourd’hui. Quand j’étais à la préfecture, je percevais très rapidement les différentes préoccupations exprimées par les maires et les différents partenaires au développement et cela me permettait de pouvoir y répondre. Même si je n’avais pas de solutions à donner, je rassurais et je les emmenais à faire en sorte qu’ensemble on cherche les solutions.

Quels bons souvenirs gardez-vous de votre passage à la tête des départements de l’Atacora et de la Donga ?

Les 8 et 9 août 2009, la préfecture a organisé un séminaire précédé d’une conférence pour parler du profil économique des départements de l’Atacora et de la Donga. Cela a accouché d’un programme et cela se voit aujourd’hui à travers les différentes réalisations. Cette idée avait plu aux cadres de nos deux départements qui sont venus appuyer le préfet dans l’organisation de cette conférence. Cela a quand même fait du bien aux deux départements et ce n’est pas mal. Il y a également un certain nombre d’initiatives que j’ai poursuivies et qui émanent de mon prédécesseur : c’est le forum des partenaires. Les partenaires ne sont pas que les différentes administrations. Il fallait voir comment les différentes actions pouvaient se compléter et surtout être en synergie sur le terrain et donner des résultats palpables. Quand chacun est dans son couloir et marche en ayant un regard sur les actions de l’autre, cela fait avancer. Lorsque le préfet a des idées et qu’il ne les partage pas avec les collaborateurs que sont les directeurs départementaux et les maires, cela ne peut prospérer. On a veillé à cela et les résultats ont été spectaculaires sur le terrain ; c’est à eux que je décerne la palme de ce petit succès.
Aujourd’hui, d’autres préfets ont pris la relève et poursuivent la mission de représentation du pouvoir central au niveau régional. Leur jeunesse a entretemps fait objet de polémique. Pensez-vous qu’il faille recourir à une grande expérience pour le poste ?

L’expérience est quand même capitale, c’est un tremplin pour le succès. L’expérience, ce n’est pas nécessairement le temps passé dans l’administration. C’est d’ailleurs de cela que vient l’adage qui dit : ‘’ aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années’’. Il faut constater que notre jeunesse est beaucoup plus éveillée que nous. La jeunesse ne saurait être un handicap. C’est la prétention qui est une faiblesse. Moi, je pense que la jeunesse de nos administrations aujourd’hui est une bonne chose. Je prends le cas de ma jeune collègue de l’Atacora. Elle-même a eu la chance de rester à la préfecture, elle connaît la maison. Je crois qu’en toute chose, c’est l’humilité. Le reste vient après.

Le Gouvernement de la rupture a revalorisé les primes des préfets et de leurs collaborateurs immédiats. Une décision qui suscite indignation dans certains milieux. En tant qu’ancien préfet, ces avantages vous semblent-ils justifiés ?

Nous avons fait, à notre époque avec les gouverneurs des pays voisins (l’équivalent de nos préfets ici) et lors des réunions, il nous était donné de constater comment ils étaient traités par leurs Etats. Nous ressemblions à des boys à leurs côtés. Les avantages que nous avions rien comparativement aux nôtres. Ils venaient dans de belles voitures neuves, avec des collaborateurs en nombre suffisant. Le préfet de l’Atacora et de la Donga que j’étais n’avait qu’une carcasse et mes collaborateurs s’emmitouflaient dans une vieille bâchée. Je pense que c’est le minimum que l’on puisse donner aujourd’hui aux préfets de nos départements qui n’avaient que leur salaire de départ. Moi, j’avais mon salaire d’enseignant à l’université, ce qui n’est pas mal par rapport à ce qu’avaient mes autres collègues. J’en connais qui n’avaient pas autant et qui avaient de la peine à s’en sortir. Quand nous nous retrouvions, nous nous moquions de nous-mêmes. Nous nous qualifions d’oubliés de la République et parfois de pauvres gens de la République parce qu’il y avait beaucoup de problèmes sociaux auxquels il fallait faire face. En plus de cela, nos compatriotes entendant que tel monsieur est le représentant du chef de l’Etat et de tous les ministres du gouvernement, venaient lui poser leurs problèmes. Nous ne pouvions pas les chasser et nous nous dépouillions pour les satisfaire. Mais à la fin du mois, c’était des problèmes à gérer dans nos foyers. Nous devrions à cet effet rendre hommage à nos épouses qui acceptaient le sacrifice. Le préfet est quand même le représentant du chef de l’Etat. Il lui faut une certaine prestance et une stature sur le plan physique et matériel qu’il puisse imposer lorsqu’il discute avec des gens et travailler confortablement sur le terrain. Nous étions comme des petits en face de nos homologues. Le Bénin est quand même un grand pays et il n’est pas normal de cultiver une telle indigence au sommet de l’Etat. Nos compatriotes doivent comprendre que celui qui a pris une telle mesure n’est quand même pas un imbécile. Il a certainement observé et réfléchi avant d’en arriver à cette décision. C’est le lieu de saluer cette décision et de souhaiter que partout, d’autres cadres à certains niveaux puissent également se relever financièrement pour que le travail qui leur est demandé soit bien fait pour le bonheur de nos populations.
Nous, nous étions des soldats de la première heure. Nous avons combattu avec des Mass 36 et mousquets, des armes d’époque mais aujourd’hui les gens ont des bombes atomiques. Mais est-ce pour autant qu’il faut en vouloir au monde d’avoir évolué ? Tant mieux s’il y a aujourd’hui des armes sophistiquées. Il faut s’en réjouir et non s’en plaindre. Nous avons travaillé à notre époque avec les armes qu’on avait à notre portée. Nous avons fait ce que nous pouvions. Et c’est pourquoi nous demandons à la jeune génération d’être plus efficace que nous maintenant que des moyens semblent être au rendez-vous.
Valoriser les ressources humaines c’est leur donner les moyens afin qu’elles exercent mieux ses fonctions. Il faut que les salaires soient revalorisés et surtout qu’il y ait également une fermeté dans le respect des principes de gouvernance de notre administration. Il faut créer les conditions pour que la personne travaille et ait peur de la loi. Il faut être ferme dans l’application des lois.

En tant qu’ancien représentant du chef de l’Etat dans les départements de l’Atacora et de la Donga, comment appréciez-vous les réformes engagées par le Gouvernement depuis peu ?

Quand on a élu un chef d’Etat et qu’il met sur pied un système de gouvernance, il ne faut pas se hâter de le juger. Un pays, ce n’est pas comme un individu, on se change, on se complète, c’est une éternité. Ceux qui étaient là ont travaillé avec les armes dont ils disposaient. Ceux qui arriveront travailleront également et ainsi de suite. Méfions-nous de juger celui qui vient d’arriver ou celui qui vient de partir. Je demande à nos dirigeants d’être humbles, aux citoyens je demande la patience. Soutenir le Gouvernement ne veut pas dire qu’il faut l’acclamer à tout moment. Si quelque chose n’est pas bien, il faut qu’on pense à le corriger. Et ensemble, on évolue pour qu’à la fin on voie ce qui a été bien et les failles du nouveau système.

Le préfet dans ses discours a souvent fait un clin d’œil à la presse. Est-ce anodin ?

D’aucuns pourraient penser que je flatte les journalistes. Mais non ! J’étais animateur à Radio Bénin entre 1975 et 1977. Et je suis resté très proche de la maison pendant longtemps. Je suis allé faire mes études à Dakar et la plupart de mes collègues pensaient que j’étais au Centre d'Etudes des Sciences et Techniques de l'Information (Cesti). Et lorsque je revenais, les amis m’ouvraient l’antenne comme si j’étais un journaliste stagiaire. Et ce, jusqu’à ce qu’ils s’aperçoivent que j’étais un étudiant en Sociologie. L’ancien ministre des Affaires étrangères, Rogatien Biaou, était un collègue à l’époque. Je connais les difficultés qu’il y a dans l’exercice de ce métier. C’est pourquoi je félicite ceux qui travaillent sur le terrain. Surtout en période de démocratie, les gens disent ce qu’ils pensent et sont très exigeants. Pendant la Révolution, il y avait des directives et on vous guidait. C’est plus facile d’être guidé que d’être laissé à soi. Voilà pourquoi très souvent, je félicite ceux qui travaillent sur le terrain et je relève les difficultés du métier. C’est loin d’être gai¦

Actualités 05 juil. 2017


Suite au décès de Joseph Adjignon Kèkè et Géro Amoussouga: Le Parlement présente ses condoléances aux familles éplorées

Le Parlement va rendre des hommages mérités au bâtonnier Joseph Adjignon Kèkè qui a tiré sa révérence, samedi 1er juillet dernier, à l’âge de 90 ans à son domicile au quartier JAK à Cotonou. Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji a invité, lundi dernier, ses collègues à se mobiliser à cet effet dans les jours à venir. Car selon lui, l’illustre disparu a défendu durant toute sa vie les valeurs de paix, de liberté et de justice.

Le président de l’Assemblée nationale est allé présenter à la famille éplorée les condoléances de toute la septième législature. Me Adrien Houngbédji était accompagné de plusieurs députés.
Ingénieur agronome de formation au départ, Joseph Adjignon Kèkè embrassera par la suite la carrière d’avocat. Il a été le deuxième bâtonnier de l’Ordre des avocats du Bénin. Il a été plusieurs fois ministre, notamment ministre de la Justice, ministre du Plan et ministre de l’Economie avant la période révolutionnaire. Me Joseph Adjignon Kèkè a participé activement à la Conférence nationale des forces vives de février 1990. Sa grande contribution à ces travaux lui a valu sa désignation comme représentant de l’Ouémé au sein du Haut conseil de la République (Hcr) avec l’avènement du Renouveau démocratique. Il en était d’ailleurs le vice-président. Me Joseph Adjignon Kèkè sera ensuite élu député à l’Assemblée nationale sous la première législature (1991-1995) sous la bannière du parti Rassemblement national pour la démocratie (Rnd) qu’il a créé. A la fin de cette législature, le patriarche a décidé de se retirer de la politique. Il va confier son parti à Anani Abimbola pour la poursuite du combat politique sur le terrain. C’est surtout pour son statut d’ancien député que le Parlement devra rendre des hommages dignes de son rang au bâtonnier Joseph Adjignon Kèkè, a insisté le président de l’Assemblée nationale.
La délégation parlementaire a fait d’une pierre deux coups en présentant, dans la même journée de ce mardi, ses compassions à la famille de l’ancien ministre Géro Amoussouga décédé le 23 juin dernier au Togo.

Th. C. N

Actualités 05 juil. 2017


Difficultés dans la délivrance de passeport à la diaspora béninoise : Le député Gérard Gbénonchi interpelle le Gouvernement

Le député Gérard Gbénonchi reste préoccupé par la situation des Béninois de la diaspora en attente de l’établissement ou du renouvellement de leurs pièces d’identité. Il a adressé une question orale avec débat au Gouvernement à cet effet.

Se faire établir ou renouveler son passeport dans les représentations diplomatiques serait un parcours du combattant pour les Béninois de la diaspora notamment de l’Europe. Et pourtant, il existe un acte en l’occurrence le décret n°48 du 28 février 1991 qui régit l’établissement ou le renouvellement de pièces d’identité et en fixe les frais pour tous les citoyens béninois. Mais ceux résidant au Bénin éprouvent moins de difficulté pour se faire délivrer leur passeport contrairement à leurs compatriotes de la diaspora. Le député Gérard Gbénonchi se fait l’avocat de ces derniers. Il a saisi le Gouvernement, à travers une question orale avec débat pour s’insurger contre « le chemin de croix » des Béninois de la diaspora dans l’établissement et le renouvellement des pièces d’état civil.
Chiffres à l’appui, le député de l’Union fait la Nation explique que les Béninois vivant notamment en Europe dépenseraient 205 euros soit environ 135 000 F Cfa assortie d’une durée d’attente allant de sept à neuf mois, avant de se faire délivrer leur pièce d’identité. Et ce, pendant que certains voisins de la sous-région notamment les ressortissants sénégalais payent 18 500 Cfa pour une durée d’attente de vingt-quatre heures.
Le député rappelle que cette situation qui ne date pas d’aujourd’hui, a conduit le Gouvernement d’alors à prendre en 2008 des mesures, notamment un décret pour faciliter les procédures de demande, d’établissement ou de renouvellement de pièces d’identité en faveur des Béninois de la diaspora. Mais force est de constater que ceux-ci ne sont pas au bout de leurs peines, neuf ans après la prise dudit décret. Certains d’entre eux ont vu leurs contrats de travail suspendus faute de renouvellement de leur titre de séjour pour non disponibilité de pièces d’identité et des étudiants boursiers auraient perdu leurs bourses dans les mêmes conditions.
En application de l’article 108 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, le député de la 18e circonscription électorale demande au Gouvernement de clarifier la situation. Il lui est demandé d’expliquer la loi sur laquelle il s’est basé pour fixer les frais à payer préalablement à la délivrance dans les représentations diplomatiques des pièces d’identité aux Béninois de la diaspora et le point de la tournée effectuée par des cadres de l’administration pour recueillir les empreintes digitales des demandeurs de passeport, le point des documents collectés et effectivement traités et délivrés aux compatriotes de l’extérieur à ce jour. Gérard Gbénonchi demande par ailleurs à l’Exécutif les mesures qu’il entend prendre pour soulager l’obtention de cette pièce par des compatriotes vivant à l’étranger.

Actualités 05 juil. 2017


Sécurité alimentaire et nutritionnelle équitable: Le Pam accompagne la zone sanitaire Karimama-Malanville

Le Programme alimentaire mondial (Pam) a procédé, ce lundi 3 juillet à son antenne de Parakou, à une remise de matériel informatique, de kits de cuisine, de jardin et des semences à la zone sanitaire Karimama-Malanville. C’est pour appuyer les efforts du Gouvernement et son engagement à la mise en œuvre de l’approche multisectorielle dans la résolution des questions de nutrition au Bénin.

Le Gouvernement béninois continue de bénéficier de l’appui du programme alimentaire mondial (Pam) dans les domaines de la sécurité alimentaire et nutritionnelle équitable, et du renforcement de la résilience des communautés vulnérables. En témoignent les lots de matériel informatique, de bracelets Muac, de kits de cuisine, de jardin et des semences de légumes et de fruits qu’il a offerts, ce lundi 3 juillet, à la zone sanitaire Karimama-Malanville. Leur coût est estimé à environ 4 160 dollars US, soit 2 435 530 F Cfa.
« Dans sa nouvelle approche, une sécurité alimentaire et nutritionnelle équitable, du point de vue genre, signifie un monde libéré de la faim où les femmes, les hommes, les filles et les garçons ont un accès égal à une nourriture nutritive saine », a indiqué le représentant résident du Pam au Bénin, Housainou Taal. Le matériel informatique contribuera à l’amélioration de la qualité de la gestion de l’information et l’élaboration des rapports par les partenaires gouvernementaux de la zone sanitaire, indique-t-il. Les kits de cuisine aideront les agents de santé et leurs collaborateurs à réaliser des démonstrations culinaires après les séances d’éducation nutritionnelle. Quant aux brouettes, houes, râteaux, machettes, seaux de jardin, arrosoirs et semences de légumes et de fruits, a poursuivi le représentant résident, ils permettront de réaliser des jardins potagers familiaux. Ils contribueront également, a-t-il ajouté, à la mise en œuvre du plan opérationnel élaboré par les points focaux genre dans le cadre d’une meilleure implication des hommes et des femmes dans la santé et la nutrition au sein des ménages. L’objectif visé est l’amélioration de la qualité nutritionnelle des repas dans le but de prévenir la survenue des carences nutritionnelles surtout chez les enfants, les femmes enceintes et allaitantes. Pour ce qui est des bracelets Muac, ils permettront aux parents de vérifier rapidement et simplement l’état nutritionnel de leurs enfants grâce à un code de couleur.
« Les communes de Karimama et Malanville sont souvent frappées par des catastrophes, ce qui crée une vulnérabilité grandissante au niveau de leurs populations. Elles ont des prévalences très élevées en termes de malnutrition aiguë et de malnutrition chronique », a expliqué le médecin coordonnateur de la zone sanitaire, Dr Mahoussi Landry Hounkanrin, à la suite du représentant résident.

Sollicitude constante

Après avoir fait la genèse de l’intervention du Pam au niveau de sa zone, puis rappelé les différentes actions menées, Dr Mahoussi Landry Hounkanrin s’est réjoui des résultats obtenus.
En effet, grâce aux interventions du Pam, 1 586 cas de malnutrition aiguë sévère avec un taux de guérison de 92% ont été prises en charge, informe-t-il. De même, 5 030 enfants malnutris aigus modérés l’ont également été avec un taux moyen de guérison de 94,5%, sans oublier aussi 2 084 femmes enceintes et femmes allaitantes malnutries. 3 868 enfants qui ont été supplémentés avec de la farine enrichie « super-céréale plus », s’agissant de la prévention de la malnutrition. Ainsi, avec ces interventions, la situation nutritionnelle au niveau de la zone sanitaire Karimama-Malanville naguère criarde et alarmante est en train de s’améliorer. Les appuis du Pam ont donc eu des impacts au niveau des communautés et des cibles concernées dans les deux communes, a conclu Mahoussi Landry Hounkanrin.
Le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, a quant à lui remercié le Pam pour son appui aux cantines scolaires, en vue du maintien des enfants dans le système éducatif et de l’amélioration des résultats scolaires. Il n’a pas occulté le volet nutritionnel des groupes vulnérables afin de lutter contre la malnutrition, dans lequel l’institution s’illustre beaucoup, tout comme la gestion des problèmes d’inondation dans ces communes. Au nom de son collègue de l’Alibori, il a exprimé la gratitude des populations de Karimama et de Malanville au Pam et à son représentant résident dont la mission au Bénin est arrivée à terme. Ce dernier, avant la cérémonie de remise, était allé lui présenter ses civilités à la préfecture.

Société 04 juil. 2017


Accusé de viol et vol (13e dossier): Prudence Mèdéda écope de huit ans de travaux forcés

L’accusé Prudence Médéda alias "Sissi" profite de l’absence de l’ami de la victime et exerce des violences sexuelles sur C.D., une apprentie couturière. Ce comportement l’a amené devant la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou. Après examen du dossier à huisclos, ce lundi 3 juillet, il a été condamné à huit ans de travaux forcés.

Au terme de l’examen des faits de viol et vol dont il est accusé, Prudence Mèdéda écope de huit ans de travaux forcés. Ainsi en a décidé la cour d’assises de la cour d’appel à l’occasion de la session supplémentaire 2017 dont le treizième dossier qui y est consacrée.
La cour l’a reconnu coupable des faits mis à sa charge. L’accusé a été défendu par Me Rufin Tchiakpè. Pour les intérêts civils, la fillette C.D.
Les faits remontent au 12 juillet 2012, au quartier Tchinvié à Porto-Novo. Mademoiselle C. D., apprentie couturière était en train de visualiser un disque compact (CD) avec son ami José Houénou, devant le domicile de ce dernier. Un instant après, José Houénou fut appelé par l’un de ses oncles à l’intérieur de la concession. S’étant ainsi retrouvée seule, la jeune fille a constaté la présence à côté d’elle du nommé Prudence Mèdéda alias "Sissi", qui, par des artifices voulait lui subtiliser le téléphone portable de José Houénou qu’elle avait en main.
Prudence Mèdéda fit semblant de partir et par surprise donna un coup sec au dos de C.D. qui perdit connaissance et se réveilla plus tard dans une chambre où Prudence Mèdéda lui imposait des relations sexuelles. Après avoir retrouvé ses esprits, elle le reconnut et l’appela par son pseudonyme "Sissi". Il la menaça de mort ou de démence en brandissant un couteau et des amulettes si jamais elle le dénonçait. Après supplications, il finit par l’abandonner sur les lieux, en emportant une somme de quatre mille (4000) francs Cfa qu’elle avait dans son sac à main. Inculpé de viol et de vol, Prudence Mèdéda a reconnu les faits à toutes les étapes de la procédure et s’est engagé à lui restituer les fonds dérobés.
Le bulletin n°1 de son casier judiciaire ne porte mention d’aucune condamnation antérieure¦

Composition de la cour

Président  : Jules Chabi Mouka
Assesseurs  : Martial Boko
Islamiath Moustapha
Ministère public  : Marie José Kpatinvoh
Greffier  : Christophe Tchéou

Droits et Devoirs 04 juil. 2017


Clôture de la 1re session ordinaire de 2017 au Parlement : 150 milliards F Cfa d’accords de crédits autorisés en trois mois

L’Assemblée nationale a adopté, ces trois derniers mois, quinze autorisations de ratification d’accords de financement, permettant au Gouvernement de disposer de 149,019 755 580 milliards F Cfa pour divers projets. Ce chiffre a été annoncé, ce lundi 3 juillet, par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, lors de la clôture de la première session ordinaire de l’année 2017 ouverte le 10 avril dernier.

Conformément à l’article 87 de la Constitution béninoise, l’Assemblée nationale tient deux sessions ordinaires. La première s’ouvre au cours de la première quinzaine du mois d’avril et la seconde au cours de la deuxième quinzaine du mois d’octobre. Et aucune de ces sessions ne peut excéder trois mois. C’est en vertu de cette disposition constitutionnelle que le président Adrien Houngbédji a procédé, ce lundi 3 juillet, à la clôture de la première session ordinaire de 2017. Celle-ci devrait durer normalement jusqu’au 9 juillet prochain afin de fermer ses trois mois. Mais cette clôture de la session est intervenue un peut plus tôt à en croire Me Adrien Houngbédji, faute de dossiers prêts pour être examinés en plénière. Des sessions extraordinaires pourraient être ouvertes avant l’ouverture de la seconde session ordinaire encore appelée session budgétaire.
Mais avant de clôturer, le président de l’Assemblée nationale a fait le point des travaux de la première session ordinaire. Il a noté qu’en plus des 150 milliards Fcfa d’accords de financement, les députés au cours des trois mois de travaux, ont adopté cinq lois ordinaires, créé deux commissions d’enquêtes parlementaires, traité neuf questions d’actualité et treize questions orales avec débat. Me Adrien Houngbédji a félicité ses collègues et le personnel administratif pour cette performance « non négligeable » en matière de productivité administrative et de contrôle de l’action gouvernementale.

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Actualités 04 juil. 2017


29e sommet de l’UA : Et l’Afrique s’éveilla !

A Addis-Abeba s’est ouvert ce lundi le 29e sommet de l’UA. La grand’messe des chefs d’Etat et de gouvernement.  

Au menu, la sécurité et les réformes institutionnelles, sont les thèmes majeurs qui seront abordés. Ce qui intègre, en premier, les enjeux sécuritaires, notamment la lutte contre le terrorisme et la résorption des conflits qui font l’instabilité du continent, mais aussi la solidarité, nécessaire dont les Africains doivent faire montre pour gagner dans un monde de plus en plus concurrentiel. 

Le deuxième aspect met en relief la question de financement, car il est frappant de noter que le financement d’une institution qui doit assumer et incarner la souveraineté de tout un continent, est assuré à hauteur de 80% par des puissances étrangères comme l’Union européenne, la Chine et la Turquie…

Le Comité des réformes mis en place est dirigé par un réformiste et un panafricain, à savoir le président Paul Kagame. Ce qui présage d’une réorientation certaine de l’UA sur les questions prises en compte par ledit comité. Il y va de la crédibilité de l’UA. Notamment, est envisagée une taxe de 0,2% sur les importations pour assurer l’autofinancement. 

Aussi, le continent africain doit-il réussir à parler d’une seule voix, car lorsqu’il fait un déploiement en ordre, il gagne, comme ce fut le cas 23 mai dernier, lors de la désignation du directeur général de l’OMS,  poste revenu au continent noir en raison d’une stratégie unitaire porteuse.  De là à penser que l’Afrique s’éveille, il n’ a qu’un pas…Les résolutions, au terme de ce sommet devraient édifier à ce sujet.

 

Actualités 03 juil. 2017


Bts 2017 : Le ministre Attanasso a lancé l’examen à Porto-Novo

L’examen du Brevet de technicien supérieur (Bts), session de juillet 2017, a démarré depuis ce matin lundi 3 juillet.

Les candidats sont au total 5973 dont 2961 filles répartis dans 11 centres d’examen sur toute l’étendue du territoire national à aller à l’assaut de ce diplôme professionnel, contre 6187 en 2016. La première épreuve a été lancée au centre d’examen du Collège d’enseignement général (Ceg) de Davié par le ministre chargé de l’Enseignement supérieur. A l’occasion, Marie-Odile Attanasso a invité avec insistance les candidats à être rigoureux et soignés dans leur rédaction. Car, selon elle, la correction sera rigoureuse et ne réussiront à cet examen que les bons produits. « Nous devons rehausser la qualité du Bts béninois. Ce qui se dit ces dernières années sur ce diplôme professionnel n’est pas bon pour l’image du Bénin appelé quartier latin de l’Afrique », a averti  Marie-Odile Attanasso. 

Actualités 03 juil. 2017


Débat d’orientation budgétaire au Parlement: Le Gouvernement annonce 2018 sous de bons auspices

Le débat d’orientation budgétaire 2018 s’est déroulé à l’Assemblée nationale, vendredi 30 juin dernier. A l’occasion, le Gouvernement a annoncé aux députés, les bonnes perspectives économiques et financières qu’augure la période 2018-2020 pour la poursuite de la relance de la croissance soutenue par le Programme d’actions du Gouvernement (Pag).

L’année 2018 s’annonce sous de bons auspices pour l’économie nationale avec les réformes en cours et dont les fruits sont prometteurs, selon le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané. Représentant le ministre de l’Econome et des Finances, en mission à l’étranger, il l’a martelé, vendredi 30 juin dernier, lors du débat d’orientation budgétaire au Parlement. Lequel débat a été ouvert, en application de la loi n°2013-14 du 27 septembre 2013 portant loi organique relative aux lois de finances en République du Bénin. A l’occasion, il a été fait aux députés l’état des lieux, notamment la situation économique et financière 2014-2017 marquée par un rebond de la croissance économique et les perspectives économiques et financières sur la période 2018-2020 du Bénin. La situation des finances locales et celle des entreprises et offices d’Etat en pleine restructuration pour les amener à mieux servir les usagers, créer plus de richesse et plus d’emplois, n’est pas passée sous silence.
Il ressort des échanges que pour 2018, le Gouvernement entrevoit d’élaborer un budget prévisionnel qui s’élèverait à 1328,6 milliards F Cfa contre 2010,59 milliards F Cfa. La baisse de ce budget est surtout due, à en croire le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, à la réduction de 47,4%, du montant des dépenses en capital encore appelé Programme d’investissements publics (Pip) qui pourrait passer de 808 milliards F Cfa en 2017 à 425 milliards F Cfa en 2018. Ces prévisions budgétaires tiennent compte du cadrage du Fonds monétaire international (Fmi), a précisé Abdoulaye Bio Tchané. Avec ce budget, le Gouvernement compte poursuivre ses efforts dans la relance de façon durable de la croissance et du développement économique et social du Bénin. Laquelle relance sera soutenue par le Programme d’action gouvernementale (Pag) qui prévoit la mise en œuvre des réformes et l’investissement massif pour réduire l’écart des infrastructures.
Les députés, tous bords politiques confondus, ont salué la prudence du Gouvernement par rapport à ce budget prévisionnel qui paraît, à leurs yeux, plus réaliste contrairement à celui de 2017 porté à 2010,59 milliards F Cfa. Toutefois, les parlementaires ont recommandé au Gouvernement de mettre l’accent en 2018, en dehors du coton, sur la promotion des autres filières agricoles telles que le palmier à huile, les vivriers et autres, sans oublier le développement de la Vallée de l’Ouémé. Aussi, le volet social et l’emploi des jeunes doivent-ils constituer une priorité que le budget 2018 doit prendre en compte.

Le social, l’urgence

Le ministre d’Etat a rassuré les députés que le budget 2018 se veut social. «Nous avons reconduit systématiquement la gratuité de la césarienne, de la prise en charge du paludisme et d’autres mesures décidées par l’ancien Gouvernement dont le Programme de microcrédit aux plus pauvres», a dévoilé Abdoulaye Bio Tchané. Selon lui, le programme de microcrédit aux pauvres relancé par le Gouvernement du Nouveau départ est un programme transitoire car il est inclus dans le Programme assurance pour le renforcement du capital humain (Arch). Au titre de cette année, deux milliards F Cfa sont en cours de distribution avec un relèvement du plafond de 50 000 à 100 000 francs Cfa en attendant le démarrage de l’Arch, a expliqué le ministre d’Etat. Il annonce le recrutement, d’ici à décembre 2017, de 10 349 nouveaux agents dans la Fonction publique dont 1200 agents au profit des forces de sécurité.
Autres mesures à impact social, le Gouvernement projette de lancer dès la rentrée prochaine, un nouveau programme de cantines scolaires avec un budget de 6,8 milliards F Cfa contre 800 millions à 1 milliard F Cfa au maximum actuellement. Cette mesure devra permettra d’atteindre l’objectif de maintenir les enfants à l’école dans les zones les plus défavorisées. « Au niveau des bourses et secours universitaires, le Gouvernement s’attèle à restructurer et à assurer les mécanismes d’attribution afin d’en faire un programme plus efficace », a indiqué Abdoulaye Bio Tchané qui assure de l’engagement du Gouvernement à améliorer les conditions de vie des populations.

Actualités 03 juil. 2017


Développement à la base: Les populations du Plateau adhèrent au Pag

Les populations du Plateau sont désormais informées des projets en matière agricole,  d'infrastructures socio-communautaires ou d'assainissement et de pavage de rues, de soins de santé , de fournitures d'eau potable et d'énergie, etc.

En tout cas, tout ce qui concerne leur département et inscrit au Programmeme d'action du gouvernement (Pag).

Une séance de vulgarisation du vaste programme s'est tenu sur le terrain de sport de la Maison des jeunes de Porto Novo. La rencontre a été initiée par le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou. Elle a connu la présence des députés Antoine Kolawolé Idji, Moukaram Koussonda et Joseph Gbamigbadé ainsi que des autorités locales des cinq communes du Plateau: Sakété, Pobé, Kétou, Adja Ouèrè et Ifangni. Les populations portent visiblement adhèrent à ce programme et attendent avec impatience la concrétisation des projets prévus pour sortir le département de l'ornière. 

 

 

 

 

Société 01 juil. 2017


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