La Nation Bénin...
Nouvelles

Les travaux de correction des copies du Brevet d'études du premier cycle (Bepc) session des 12, 13 et 14 juin 2017 ont pris fin mardi dernier à Porto-Novo dans le département de l'Ouémé. L'heure est au report des notes par le Secrétariat sous la houlette de la Direction des examens et concours du ministère chargé de l'enseignement secondaire.
Selon certains correcteurs approchés, les résultats pourraient être nettement meilleurs cette année, en tout ca, en ce qui concerne les copies corrigées dans le département, par rapport à ceux de 2016 qui ont été très catastrophiques et ont laissé un goût amer, tant aux candidats, aux enseignants qu'aux parents d'élèves.
A en croire ces sources, il y a eu beaucoup de très bonnes notes dans les différentes matières composées. Plusieurs candidats auraient obtenu la note 20 sur 20 en mathématiques, en physique-chimie, et en Sciences de la vie et de la terre. Des notes de 20 sur 20 ont failli être même données en français.
Mais après plusieurs échanges entre correcteurs et corps de contrôle, renseignent les mêmes sources, il a été décidé d'attribuer la note 19 sur 20 aux candidats dont les copies auraient émerveillé plus d'un. La note 20 sur 20 paraissait trop exagérée, vu qu'il s'agit de la composition française. C'est surtout l'épreuve d'histoire-géographie qui n'a pas trop marché. Les candidats auraient connu quelques difficultés à ce niveau.
Il faut préciser qu'il ne s'agit que des tendances glanées sur le terrain et donc à prendre avec des pincettes. Pour l'instant, les travaux de secrétariat se poursuivent toujours. Si tout marche bien, la première délibération pourrait être donnée avant la date du 14 juillet initialement annoncée par la Dec.
Education 29 juin 2017

Le Cadre de concertation sur la gouvernance au Bénin (Ccgb) était face aux professionnels des médias, ce mercredi 28 juin à la Bourse du Travail. Les échanges ont porté sur la situation sociopolitique du Bénin, notamment la privatisation et la liquidation des sociétés publiques et les licenciements d’agents.
Les privatisations et liquidations décidées par le gouvernement de certains offices et sociétés d’Etat et leurs conséquences sociales étaient au cœur d’un point de presse donné ce mercredi à Cotonou par le Cadre de concertation sur la gouvernance au Bénin (Ccgb). A travers un rappel des différentes décisions prises en conseils des ministres ayant abouti à la privatisation, la liquidation ou la concession des différentes structures concernées, Laurent Mètongnon, président du Ccgb, affirme que le Gouvernement mène une « politique basée essentiellement sur le profit individuel au lieu d’une option en termes de satisfaction des besoins sans cesse croissants des hommes de la communauté ».
Pour lui, le Gouvernement a choisi la solution facile, celle de tout privatiser au détriment de la poursuite des responsables de la mauvaise gestion de ces sociétés. Les entreprises publiques peuvent être gérées sainement et atteindre des performances si les travailleurs élisaient et destituaient leurs propres responsables, préconise-t-il. « Avec la liquidation des entreprises du secteur de développement rural, avec la dissolution de l’Onasa, les pauvres sont dans l’impossibilité de s’acheter des vivriers ; les gens meurent de faim et de consternation », avance-t-il. Selon lui, « La lutte contre les privatisations ne peut être aujourd’hui considérée comme la seule lutte des travailleurs des secteurs concernés. Ces entreprises sont des patrimoines du pays qui permettent son développement ». Il a appelé tous les agents et les usagers de ces structures à la détermination afin qu’ensemble la lutte « pour la sauvegarde du patrimoine national mis en vente à vil prix dont les repreneurs sont et seront les mêmes personnes » soit une réalité.
« On ne doit plus se taire », laisse entendre Paul Essè Iko, secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb), confédération membre du Ccgb. Selon lui, les sociétés en liquidation représentent des piliers importants pour le pays et qu’on ne peut remettre dans les mains des privés sans nuire aux usagers, au peuple et au pays.
Le point de presse a reçu hier le soutien de plusieurs associations et des représentants des structures concernées.

Une équipe conduite par le Fonds mondial pour l’assainissement (Gsf) a effectué une descente, en fin de semaine dernière, à Parakou et Pèrèrè, dans le département du Borgou. Cette visite de terrain vise à évaluer le travail abattu par l’équipe du Programme d’amélioration de l’accès à l’assainissement et des pratiques d’hygiène en milieu rural (Paphyr). L’occasion lui a aussi permis d’apprécier les premiers résultats obtenus.
L’approche Assainissement total piloté par la communauté (Atpc) consiste à amener les localités à un état de Fin de défécation à l'air libre (Fdal). Ceci, en encourageant les communautés à construire et à utiliser plus efficacement les installations d’assainissement à savoir les latrines hygiéniques, à travers des Agences de mise en œuvre déléguée (Amod). La délégation du Gsf a pu se rendre compte, que ce soit dans le village de Sinasso à Parakou et à Pèrèrè où, elle était à Gah-Gbabi et Kpéssanra, deux localités Fdal, puis à Bonrou, une localité qui ne l’est pas encore, que les populations se sont appropriées de cette approche.
En effet, au cours de ses rencontres avec les autorités locales et les communautés dans chacune des localités, la délégation a visité tous les ouvrages d’hygiène et d’assainissement construits. Ce qui lui a permis de constater que les populations, en matière d’hygiène et d’assainissement, ont en réalité changé de comportements. Profitant des échanges qu’ils ont eus avec elles, les membres de la délégation leur ont fait des recommandations par rapport à l’accessibilité des ouvrages aux personnes âgées ou vivantes avec un handicap. Des questions relatives à la vidange des fosses, à l’implication des femmes dans la construction des ouvrages et au maintien des acquis n’ont pas été occultées. A cette occasion, les communautés ont réaffirmé leur engagement à maintenir l’état Fdal et à monter l’échelle de l’assainissement grâce à leurs propres moyens. Ajouté au charbon auquel elles ont recours dans leur dispositif de lavage des mains afin d’éviter les odeurs nauséabondes, d’autres localités se sont déjà mises à leur école.
Au Bénin, en effet, l’accès aux services d’hygiène et d’assainissement de base des populations en général et en particulier celles rurales, est très limité. En 2012, le taux de défécation à l’air libre en milieu rural était supérieur à 80%, dans les départements de l’Atacora, du Borgou, des Collines et de la Donga. Comme conséquence de cette situation, il y a eu une dégradation des conditions sanitaires de la population avec un taux élevé de morbidité et de mortalité dû aux maladies infectieuses et parasitaires. Il était donc urgent, afin de permettre aux communautés rurales d’avoir un accès durable et équitable aux services d’assainissement avec de bonnes pratiques d’hygiène, d’améliorer leur santé et la qualité de leur cadre de vie. C’est dans ce cadre que le Paphyr a été initié par le Gouvernement béninois. Financé par le Gsf, il utilise l’approche Atpc et ce, conformément à la Stratégie nationale pour la promotion de l’hygiène et de l’assainissement de base (Snphab).

« Le marché du carbone est inexistant en Afrique », c’est l’affirmation faite hier, mercredi 28 juin, par le ministre d’Etat, chargé du Plan et du Développement Abdoulaye Bio Tchané qui est parti de l’exemple d’un opérateur économique camerounais.
Le dynamisme qui caractérise les pays africains dans le cadre des initiatives pour la lutte contre les changements climatiques, illustre le niveau de sensibilité de ces questions dans le continent. A l’issue d’un tel engagement, l’on se serait attendu à voir l’Afrique davantage et mieux traitée en matière de financement des initiatives propres. Erreur ! Les instruments en place sont défaillants ou encore inaccessibles à l’Afrique. « Le marché du carbone est presque inexistant pour l’Afrique », a affirmé d’office, le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané. A l’ouverture du Forum Afrique sur le carbone hier, il a pris l’exemple d’un opérateur économique camerounais et son propre exemple pour illustrer cette affirmation. Il raconte : « Je me rappelle de cet opérateur économique camerounais qui croyait si tant au marché du carbone. Il voulait être identifié comme un champion au marché du carbone en Afrique. Après 2005, il s’y est engagé à fond ; quelques années plus tard, il n’a pas pu s’empêcher de dire que tout ceci ressemble à une arnaque.» Si l’état d’esprit de cet opérateur économique l’a conduit certainement à exagérer sur le qualificatif, Abdoulaye Bio Tchané pense qu’il faudra prêter oreille attentive à ses récriminations contre le dispositif.
Le ministre d’Etat, chargé du Plan et du Développement n’a pas manqué de donner aussi son propre exemple au moment où il était président de la Banque ouest-africaine de développement (Boad). « J’ai initié des projets dans ce sens. Mais tout ceci n’a pas pu prospérer après neuf ans que j’ai quitté la banque», rappelle-t-il. Pour lui, l’alternative des ressources mutualisées ne se présente pas encore à ce jour comme le meilleur jocker pour l’Afrique. Sur une encaisse de plus de 9 milliards de dollars US dont dispose aujourd’hui le Fonds vert pour le climat, seulement 694 millions de dollars US correspondant à 19 projets ont été approuvés pour l’Afrique ; tout cela avec des taux de décaissement en souffrance.
Le risque le plus suicidaire qui guette l’Afrique sera son incapacité à avoir un accès pertinent et substantiel aux ressources du Fonds vert pour le climat due aux contraintes de l’accréditation de ses entités nationales, les niveaux d’accréditation faibles réservés à ses entités. Il y a aussi les énormes difficultés pour les Etats africains à soumettre une masse critique de projets pouvant absorber le quota à lui réservé dans le cadrage de répartition des ressources du Fonds vert pour le climat.
Or, la priorité dans l’accès au financement pour les pays les plus vulnérables s’impose pour une mise en œuvre efficace et efficiente des contributions déterminées au plan national?


La session communale tenue, ce mercredi 28 juin à l’hôtel de ville de Lokossa, a été marquée par le rejet des dossiers soumis au vote. Sauf un seul. Ce résultat inédit est l’expression d’une fronde désormais officialisée dans le bloc politique du maire. Pierre Awadji doit-il se faire du souci pour son fauteuil ?
Pierre Awadji a perdu le contrôle de la majorité des conseillers communaux à Lokossa. Cela s’est ressenti au vote des quelques 12 points programmés pour la session de ce mercredi. La majorité des conseillers communaux présents en ont adopté un seul. Lequel point porte sur l’affectation de domaine au ministère en charge de l’Enseignement secondaire pour la construction d’un lycée technique industriel.
Cette ambiance tranche avec les habitudes du conseil communal de Lokossa. Le maire Pierre Awadji a, depuis son installation à la tête de la mairie, su négocier et obtenir la confiance de ses camarades politiques notamment ceux de Union fait la Nation et des Forces démocratiques unies (Fdu). Ses dossiers soumis au vote n’ont jamais enregistré tant de contradicteurs pour connaitre le rejet comme ce fut le cas à la session de ce mercredi. Tout se passait comme une lettre à la poste. Le maire serait-il en train de perdre les moyens de ce confort à la tête du conseil communal ? Peu sûr. Son bloc s’effrite et les langues se délivrent.
Le groupe des contradicteurs s’est étoffé de fidèles alliés de l’autorité communale, comme le chef de l’arrondissement central éponyme de la ville. Séverin Hounnou et le premier adjoint au maire, Valère Doguè, ont d’ailleurs eu la dent dure contre le maire s'agissant de la gestion des affaires de la ville.
Au nombre des dossiers rejetés hier, figurent « le compte administratif, gestion 2016, ensuite le rapport d’activités au titre du 2e trimestre de l’année en cours puis le compte rendu de trois importantes commissions à savoir Affaires économiques et financières, Affaires environnementales et domaniales et, Affaires sociales et culturelles. Au regard de la portée de ces différents dossiers, on peut soupçonner que le maire n’a pas vu venir la fronde. Soit la crise de confiance a atteint son paroxysme et les frondeurs ont choisi la logique de défiance. Reste à savoir s’ils ont les moyens de tourner la page de Pierre Awadji.
Politique 28 juin 2017

Bientôt, les diplômés sans emploi pourront pousser un ouf de soulagement, par une résorbtion partielle soit-elle, du déficit d’emploi ou du travail précaire qui frappe certains jeunes diplômés béninois.
Et pour cause, un recrutement massif s’annonce du côté de l’Etat pendant le semestre prochain. L’annonce de cette bonne nouvelle a été faite par le ministre du Travail et de la Fonction publique, Mathys Adidjatou, samedi 24 juin dernier à Cotonou à la faveur du concours de recrutement des auditeurs de justice.
« J’invite les jeunes diplômés en quête d’emploi à préparer les dossiers car de ce mois de Juin jusqu’en décembre, nous allons recruter », a-t-elle annoncé. Le régime du Nouveau départ réserve une place de choix à l’emploi, a renchéri la ministre. Dans cette perspective, a-t-elle fait savoir, un plan de recrutement est d’ores et déjà disponible dans divers secteurs d’activités. Bientôt, les concours seront ouverts et de nombreux jeunes en quête d’emploi devant contribuer à leur épanouissement, auront bientôt cette possibilité, aux dires de l’autorité.
En ce qui concerne la transparence dans ces recrutements en vue, la ministre du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales (Mtfpas) rassure et informe que les dispositions sont prises à cet effet par tous les acteurs à divers niveaux.
Société 28 juin 2017

La Société générale Bénin a organisé, samedi 24 juin dernier, une opération de reboisement sur le site de la forêt classée de Sèmè-Podji. Au total, 5 hectares ont été reboisés par la société engagée à assurer l’entretien des plants mis en terre pour les douze premiers mois de leur vie. Elle entend par ce geste contribuer à la lutte contre la déforestation en vue de garantir un environnement sain aux générations futures.
Augmenter le couvert végétal pour mieux lutter contre la déforestation au Bénin. C’est la vision de la Société générale Bénin (Sgb) qui investit non seulement dans l’économie béninoise mais aussi dans l’économie verte afin de garantir un environnement sain aux générations futures. Ainsi, la Sgb a organisé une journée de reboisement sur le site de la forêt classée de Sèmè-Podji, samedi 24 juin dernier.
Selon Aymeric Villebrun, directeur général de la Sgb, c’est une manière pour sa société de montrer que la banque investit non seulement dans l’économie du Bénin mais aussi œuvre pour la transformation de l’environnement en finançant le reboisement de certains espaces. Mais la Sgb ne se contente pas de mettre en terre les plants. « Nous nous engageons à assurer l’entretien des plants mis en terre comme nous le faisons depuis quelques années », déclare Aymeric Villebrun. La société compte le faire pendant les douze premiers mois de vie des plants avant que les Eaux et Forêts prennent le relai. « Ce qui est important pour nous, poursuit-il, c’est de montrer que nos équipes travaillent toutes ensemble pour la survie des forêts classées du Bénin.»
Basile Zinsou, en charge du comité de gestion des activités du périmètre de reboisement de Sèmè-Podji, se réjouit de cet engagement de la Sgb à assurer l’entretien des plans pendant les douze premiers mois. « L’entretien est un élément important dans la vie des plants mis en terre, cela leur permettra de survivre et d’être plus utiles à l’homme et à l’environnement », souligne-t-il.
Rémi Hèfoumè, directeur général adjoint des Eaux, Forêts et Chasses du Bénin, se dit satisfait de ce geste annuel de la Sgb mais surtout de la superficie reboisée. « Je me réjouis énormément parce que cela fait quelques années que la société accompagne notre pays dans le reboisement des forêts », dit-il. « Notre joie, est d’autant plus grande que cette année, la superficie qu’on a l’habitude de reboiser s’est agrandie, et passe à cinq hectares contre un peu moins les années passées », continue-t-il.
Les deux types de plants mis en terre sont le caïlcédrat et l’eucalyptus. Selon M. Hèfoumè, le mélange des espèces est fait de telle sorte qu’au prélèvement de l’eucalyptus, le caïlcédrat continue d’occuper les lieux. Autrement dit, entre deux pieds de caïlcédrat, on met un espace de huit à dix mètres rempli par les eucalyptus qui grandissent plus vite et qui vont être récoltés plus vite que le caïlcédrat. En dehors de la forêt classée de Sèmè-Podji, celle de Ouidah a aussi bénéficié du geste de cette société l’an dernier, a rappelé Rémi Hèfoumè.
L’opération de reboisement s’étant déroulée sous pluie battante samedi dernier, Arlette Pliya, responsable à la communication de la Sgb, interprète cela comme une bénédiction avant d’affirmer que les plants mis en terre pourront grandir normalement pour devenir de grands arbres dans la forêt classée de Sèmè-Podji. Elle se réjouit également que la Sgb se soit engagée dans la finance verte. « Nous sommes aujourd’hui un groupe financier, nous avons décidé d’impacter l’aspect biodiversité et écocitoyenneté, c’est notre manière de contribuer à la préservation de l’environnement pour les générations futures ».
Imiter le geste de la Sgb
Pour le directeur général adjoint des Eaux, Forêts et Chasses, Rémi Hèfoumè, le reboisement contribue à l’augmentation de la couverture végétale qui est une solution idoine contre la désertification. C’est pourquoi il invite d’autres structures à emboiter le pas à la Sgb. « Il est souhaitable que d’autres structures emboitent le pas à la Sgb pour que de proche en proche, le reboisement soit compris comme une activité de tout le monde et non celle des seuls forestiers.» Selon lui, la lutte contre le réchauffement climatique doit être l’affaire de tous parce que le climat n’a pas de frontière. « Car, quand le climat est bon, il est bon pour tout le monde; quand il est mauvais, il est mauvais pour tout le monde » poursuit-t-il. Il rappelle que le reboisement est identifié comme une solution à l’atténuation des changements climatiques.
Selon Aymeric Villebrun, cette activité de reboisement de la forêt classée de Sèmè-Podji est un moyen pour la Sgb de soutenir l’environnement à travers la finance verte. C’est l'illustration d’une des valeurs essentielles de la Sgb, à savoir « l’esprit d’équipe ». « J’avoue que je suis un peu impressionné quand j’ai vu la superficie du terrain reboisé ce matin, c’est une vraie satisfaction pour moi. C’est aussi une action qui s’inscrit dans un cadre un peu plus large voulu par le Groupe Société générale d’engagement sociétal. »
Arlette Pliya, responsable à la communication de la Sgb pense que l’entretien des plants incombe à tous les citoyens. Car pour elle, l’environnement est commun à tous, c’est pourquoi elle demande à chaque citoyen d’en faire une affaire personnelle avant d’insister sur l’entretien des arbres qui doit être une activité collective. « Il est important aujourd’hui que chaque citoyen se sente responsable de la nature et de notre environnement », dit-elle. « Même si tout le monde ne plante pas des arbres, nous avons tous le devoir d’entretenir les arbres où que nous les trouvions, évitons d’avoir des gestes peu éco-citoyens », conseille-t-elle.
Cette activité de reboisement entreprise par la Société générale Bénin en est à sa 5e édition et s’inscrit dans la droite ligne de la journée nationale de l’arbre célébrée au Bénin le 1er juin dernier.

La cour d’assises de Cotonou a connu, ce vendredi 23 juin, de la dixième affaire inscrite au rôle de sa session supplémentaire au titre de 2017. Mis en cause, Boubé Manou, un Peulh de 31 ans, inculpé du double chef d’accusation d’association de malfaiteurs et tentative de vol à main armée, est jugé coupable et condamné à quinze ans de travaux forcés.
Pour les faits d’association de malfaiteurs et tentative de vol à main armée, le Peulh Boubé Manou, 31 ans, est condamné à quinze ans de travaux forcés au terme du procès au cours duquel il s’est expliqué aux juges. Il est reconnu coupable des faits commis dans la nuit du 5 au 6 août 2009 à hauteur du village de Matékpo commune de Grand-Popo, par la cour présidée par Georges Toumatou.
S’il a reconnu les faits à l’enquête préliminaire et devant le juge d’instruction, l’accusé Boubé Manou, dès l’entame de sa déposition devant la cour, vendredi dernier, s’est montré fermé. A la barre, il n’a pas reconnu les faits et a tenté même de distraire la cour en racontant une histoire totalement étrangère à l’affaire pour laquelle il est poursuivi. Dans ses explications, l’accusé a fait comprendre à la cour qu’il a quitté la localité de Tsévié au Togo pour un enterrement à Malanville avec une escale à Agoué et une autre à Pahou chez son oncle paternel. Et qu’il ne fait partie d’une quelconque bande de malfrats. Mais le président Georges Toumatou l’a ramené à la question du jour. Ainsi, il a fallu que le président reprenne la question en mina pour qu’il finisse par avouer qu’il est à la barre pour « une affaire de braquage ». Cela étant, la cour a voulu faire la lumière sur certains détails. D’abord, le lieu où l’accusé a été informé par ses amis de l’opération de vol. A ce sujet, Boubé Manou a répondu après plusieurs détours: « C’est dans la brousse que mes amis m’ont appris qu’ils vont opérer du vol. J’ai refusé et ils ont menacé de me tuer et j’ai dû me soumettre.» Cette déclaration de l’accusé a relancé le débat et le président a cherché à savoir le rôle qu’il a joué dans l’opération. « Ils m’ont donné un sac à garder après l’avoir vidé de deux armes à feu qu’il contenait », a précisé Boubé Manou.
Le ministère public s’est intéressé à savoir ce que l’accusé faisait avec ses amis à Grand-Popo de 22 h à 1 h, heure de l’attaque du véhicule de patrouille de la Gendarmerie. A cette question, l’accusé a fait comprendre, là encore après plusieurs détours, qu’ils élaboraient la stratégie à mettre en œuvre : embuscade et autres. « Et qu’allez-vous faire si les passagers n’étaient pas des gendarmes ?, poursuit Célestin Kponon, l’avocat général. « Nous allons voler de l’argent», a répondu Boubé Manou.
Réquisitions, plaidoiries et verdict
Après ces dépositions de l’accusé, l’avocat général est invité à faire son réquisitoire. Il a d’abord rappelé les faits avec les nouveaux éléments recueillis à la barre pour établir sa culpabilité. Selon lui, l’accusé a eu à reconnaître les faits à l’enquête préliminaire et devant le juge d’instruction. Quant à la constitution des faits, il a noté que l’accusé a vécu ensemble avec deux de ses complices et ils ont monté un groupe dont l’objectif est de dépouiller les populations de leurs biens et ce groupe n’est pas isolé. « L’infraction d’association de malfaiteurs est constituée », a conclu Célestin Kponon ajoutant que ces faits sont prévus et punis par les articles 265 à 267 du Code pénal. Quant au vol à main armée, il est également constitué et est sous-tendu par l’intention de dépouiller les populations de leurs biens avec cette circonstance qu’ils sont porteurs d’armes.
Pour parvenir à cette fin, ils disposent aussi sur la chaussée des troncs d’arbres pour imposer un arrêt forcé aux véhicules. Selon lui, ces faits sont prévus et punis par l’article 381, alinéa 1 du Code pénal. Avant de proposer à la cour de condamner l’accusé à 20 ans de travaux forcés pour les deux infractions, il a d’abord fait observer que l’enquête de moralité n’a pas été approfondie. « Pierre qui roule n’amasse pas mousse », a-t-il souligné pour signifier qu’en tant que Peulh, l’accusé ne reste pas longtemps en un lieu. Dès lors, on ne peut que se référer à ses agissements pour peindre sa moralité.
Dans sa plaidoirie, Me Alphonse Adandédjan a demandé à la cour ne pas aller dans le sens indiqué par le ministère public. En effet, selon lui, l’avocat général ne s’est pas basé sur les textes pour prononcer son réquisitoire. La loi, a-t-il martelé, dit qu’il faut une entente pour parler d’association de malfaiteurs. Mieux, il faut un groupement structuré avec un fonctionnement permanent. Il faut aussi un nombre important. Dans le cas d’espèce, a-t-il indiqué, rien de tel. Ce dossier est un crime isolé, ce qui n’est pas pris en compte par la définition d’association de malfaiteurs, a tenté de démontrer Me Alphonse Adédédjan. « Mon client doit être déchargé de cette infraction », a-t-il plaidé ajoutant qu’il a dit devant la cour qu’il a « refusé et on l’a forcé sous peine de le tuer ». S’agissant de la tentative de vol à main armée, Me Alphonse Adédédjan l’a aussi trouvée non établie dans ce dossier. « L’accusé ne portait pas d’arme », a-t-il soutenu avant d’ajouter que, dans ces conditions, il revient à la cour « rigoureusement de prononcer un acquittement pour les deux infractions. Au-delà, il a plaidé pour que la cour fasse preuve de clémence envers son client. Sa demande de clémence se justifie, selon lui, par la collaboration et la reconnaissance des faits dont l’accusé a fait preuve. Et si la cour tient à la condamner, il a demandé que Boubé Manou soit condamné au temps passé en détention.
A l’issue de la délibération, c’est à une peine de quinze ans qu’il a été condamné. Mis sous mandat de dépôt le 10 août 2009, il retourne encore en prison pour huit ans et quelques jours.
Ce mardi 27 juin, la présente session de la cour connaîtra de sa 11e affaire. Il s’agit de l’affaire Icc-Services relative aux infractions d’association de malfaiteurs, d’escroquerie par appel au public et exercice illégal d’activités bancaires et de microfinance, de corruption, de complicité de corruption, etc. mettant en cause vingt prévenus avec pour tête de pont Guy Athanase Sètondji Akplogan¦
Résumé des faits
En raison de la recrudescence de la criminalité marquée par la fréquence des braquages sur l’axe routier Comé-Illacondji, les brigades de gendarmerie de Comè, de Grand-Popo et d’Agoué ont décidé d’y faire des patrouilles périodiques.
C’est à l’une de ces occasions que dans la nuit du 5 au 6 août 2009, à hauteur du village Matékpo, le véhicule de patrouille d’une équipe desdites brigades a été pris dans une embuscade dressée à l’aide de troncs d’arbres sur la chaussée et encerclé par des malfrats armés de gourdins et de fusils de fabrication artisanale. S’étant rendu compte qu’il s’agissait d’un véhicule de la Gendarmerie, ces malfrats qui avaient désespérément tenté d’accéder aux occupants du véhicule se sont enfuis dans la brousse. Les gendarmes ont alors ouvert le feu en leur direction et atteint mortellement un prénommé Garba qui serait le chef de file cependant que ses acolytes ont réussi à s'échapper. Une battue organisée avec les populations a permis d’arrêter Boubé Manou. Quelques instants plus tard, Hamidou Hama a été appréhendé par les populations.
Inculpé d’association de malfaiteurs et de tentative de vol à main armée, Hamidou Hama a bénéficié d’un non-lieu.
Boudé Manou a, quant à lui, reconnu aussi bien à l’enquête préliminaire qu’à l’instruction préparatoire les crimes d’association de malfaiteurs et tentative de vol à main armée qui ont été finalement retenus contre lui. D.P.D
Composition de la cour
Président : Georges Toumatou
Assesseurs : Eliane Noutaïs Guézo et Malick Cossou
Greffier : Edouard Zavonon
Ministère public : Célestin Kponon
Jurés : Patrick Dossou Nagnonhou, Hippolyte Djimassè, Louise Modeste Togbé et Martin Gbèmènou

Après deux jours de travaux, les réformistes de la RB ont décidé de porter à la tête du parti, Abraham Zinzindohoué pour donner un nouveau départ au parti.
Le parti la Renaissance du Bénin a un nouveau président depuis ce dimanche soir. Il a noms Abraham Zinzindohoué. Il a été désigné par ses camarades réformistes pour diriger le nouveau bureau directeur composé d’une quarantaine de militants. Au départ, ils étaient deux pressentis pour prendre la tête du parti. Luc Atrokpo et Abraham Zinzindohoué. Après de longues tractations, c’est autour du professeur Abraham Zinzindohoué que le consensus s’est fait et par acclamation des congressistes.
Abraham Zinzindohoué sera assisté par deux conseillers spéciaux que sont Sikiratou Aguêmon et Luc Atrokpo. Et de deux vice-présidents, Georges Bada et Blaise Ahanhanzo-Glèlè. Gildas Agonkan devient le porte-parole et Boniface Yêhouétomè, le secrétaire exécutif national. Rosine et Nicéphore Soglo ont été faits, malgré tout, hautes autorités morales du nouveau bureau.
Pour le nouveau président, Abraham Zinzindohoué, le mandat de son équipe sera placé sous le signe de l’unité, de la dynamisation et la remobilisation des militants. Les nouveaux responsables de la RB devront désormais travailler à faire revenir à la maison tous les exclus du parti.
Politique 25 juin 2017