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Nouvelles

Loisirs : Le Centre culturel chinois promeut le cerf-volant

Le public béninois de Cotonou s'est découvert, sous l'égide du Centre culturel chinois, un nouvel hobby: la fabrication du cerf-volant.

 

Dans le but d’occuper la population béninoise avec des loisirs sains et surtout renforcer les liens d’amitié, le Centre culturel chinois a organisé un atelier de fabrication de cerf-volant à l’endroit du public le samedi 24 juin dernier à Cotonou. Cette activité qui s’inscrit également dans le cadre de la célébration de la semaine du patrimoine culturel immatériel chinois est une pratique très en vogue au pays du dragon. Mais en attendant l’adhésion de la grande masse, des cerfs-volants de l’atelier planent dans le ciel au grand bonheur de ses fabricants. Entre autres, on a des cerfs-volants mous, des cerfs-volants rigides et des cerfs-volants dragons.

Pour la circonstance, les participants, sans distinction d’âge ont, sous l’égide de l’expert en fabrication de cerf-volant, Guo Hongli, sacrifié à la tradition de faire eux-mêmes un cerf-volant. Selon l’expert, cette activité hormis l’aspect ludique, permet de renforcer les liens d’amitié entre les peuples. Il se satisfait de ce que la population béninoise ait compris l’enjeu et participé en nombre à cet atelier. Guo Hongli souhaite des participants la vulgarisation de la pratique qui consiste à fabriquer le cerf-volant afin de rendre pérenne l’initiative.

L’attaché culturel de l’ambassade de Chine, Xangfei Chen, fait savoir qu’elle contribuera à la solidarité dans les familles, car nombre de foyers manquent de temps pour les loisirs à cause des contraintes professionnelles.  Enfin, Xangfei Chen pense que sa vulgarisation va permettre de réhabiliter un vieux loisir béninois en voie de disparition.

Culture 25 juin 2017


Détournement des fonds coton à Banikoara/ Trois secrétaires de coopérative villageoises en fuite
[caption id="attachment_26271" align="alignnone" width="448"]Maurille GnassounouUne situation préjudiciable pour le coton béninois[/caption]

 

De la campagne cotonnière 2016-2017, certains producteurs de Banikoara, garderont de très mauvais souvenirs. Les fonds devant servir pour régler ce qui leur ait dû, ont été détournés par trois secrétaires des coopératives villageoises des producteurs de coton (CVPC) qui sont actuellement en fuite

Depuis quelques jours, une affaire agite le monde des producteurs de coton à Banikoara. C’est celle relative aux trois secrétaires de coopératives villageoises des producteurs de coton (CVPC) qui, après avoir détourné une partie des fonds coton qui sont destinés à régler certains parmi eux, ont tout simplement disparu de la circulation. Comme impayés, ils affichent 16 millions F CFA, 7 millions F CFA et 8 millions F CFA. Ils sont activement recherchés par la police.

Dans le rang des producteurs du bassin cotonnier béninois, c’est le désarroi. Ceux qui ont eu la chance de rentrer en possession de leurs dus, se réjouissent de l’avoir échappé belle. Quant aux autres, ils ne savent plus à quel saint se vouer.

En effet, ce sont les retombées des efforts fournis au cours de toute une campagne qui viennent ainsi d’être anéanties en un et deux tours de mains par quelques individus. Une situation que déplorent les responsables au plus haut niveau de la filière coton. Afin de la régler, plusieurs séances se sont déjà tenues au siège de l’Union communale des CVPC de Banikoara. Une certitude, c’est que l’Association interprofessionnelle du coton (AIC) a fini de solder tous les fonds coton dus aux producteurs de la commune.

 « L’AIC a déjà fini avec la dernière campagne. Elle ne doit plus de fonds coton à personne », a confirmé le président de la Fédération nationale des producteurs de coton du Bénin, Gani Badou Tamou. « Si je prends le cas de Banikoara, la dernière décade de paiement était à 5 milliards F CFA. Elle devrait servir pour payer tous les producteurs, au cours d’une seule journée », a-t-il poursuivi. Il se dit donc surpris par ce qui s’est passé. Il rassure que le problème a été déjà soumis à l’AIC. Selon lui, les trois individus en fuite répondront de leurs actes. « Ils seront surpris. En tout cas, toutes les dispositions sont prises pour pouvoir les retrouver et les sanctionner. S’il y a des producteurs d’autres localités qui sont également dans le cas, qu’ils sachent que l’AIC a déjà tout épongé », a averti le président de la fédération.

Par ailleurs, des cas de bradage d’intrants agricoles sont déjà signalés toujours à Banikoara, alors que la campagne n’a même pas véritablement démarré. Une nouvelle fois, ce sont les secrétaires des CVPC qui sont pointés du doigt. Aussi, le président Gani Badou Tamou a-t-il mis en garde tous ceux qui se feront surprendre. « A Kandi, il y en a déjà qui ont vendu une trentaine de tonnes d’engrais, des cartons d’herbicides et d’insecticides de l’AIC. Aussi bien le secrétaire de CVPC et son client seront sanctionnés avec la dernière rigueur », a-t-il menacé.

Economie 24 juin 2017


Congrès de la RB à Abomey: La renaissance sans les Soglo

Les réformistes de la RB ont tenu le pari de l’organisation du congrès. Abomey, cité historique et fief du parti a regroupé ce samedi les acteurs de la Renaissance du Bénin pour donner un nouveau départ au parti perçu jusqu’ici comme la propriété des Soglo. Un nouveau départ pris donc sans les Soglo.

Tiendra-t-il ou ne tiendra-t-il pas ? Le congrès de la renaissance annoncé par les réformistes s’est effectivement déroulé ce week-end à Abomey. Georges Bada, président intérimaire et Luc Atrokpo, secrétaire exécutif du parti, ont été clairs : ce nouveau départ pris vise à faire rentrer dans l’histoire et par la grande porte, les présidents fondateurs, leaders charismatiques, Rosine et Nicéphore Soglo. « Même s’ils ne semblent pas comprendre aujourd’hui, ils finiront par nous donner raison un jour. Certes, nous ne sommes pas leurs enfants biologiques mais nous demeurons leurs enfants, donc aussi des héritiers. Alors, nous ne sommes pas des locataires mais des dignes héritiers, des propriétaires », insistent-ils.

D’ailleurs, le président du comité d’organisation, Abraham Zinzindohoué avait déjà indiqué le chemin en faisant noter que ce congrès a la légalité et la légitimité de son côté. C’est pourquoi, ajoute-t-il, ce congrès est placé sous le double défi de légalité et de la légitimité. La légalité au regard non seulement des textes du parti et de la charte des partis politiques mais aussi au regard de l’article 5 de la Constitution du Bénin. Et la légitimité sur la qualité et l’effectif des militants venus de tous les départements.  

Ce congrès qui se déroule à Abomey a sonné le regroupement d’acteurs de la classe politique béninoise. Orden Alladatin, Charles Toko, Arifari Bako et bien d’autres ont marqué de leur présence ce congrès. Aussi, autour de Georges Bada et Abraham Zinzindohoué,  des anciens camarades comme nouveaux de la Renaissance du Bénin. Valentin Somassè, Juste Guédou, Epiphane Quenum et autres étaient présents pour témoigner et saluer cette action salutaire des réformistes. Une action qu’eux-mêmes avaient entreprise sans l’avoir réussie faute de stratégie porteuse. 

Témérité et courage salués aussi par les représentants des partis amis présents. Le Prd, l’Undb, le Rdr, le Fdu, l’Aar, le Cbs, Alternative citoyenne et bien d’autres ont encouragé les réformistes à aller jusqu’au bout de ce défi. Car, diront-ils, il faut travailler à redonner le pouvoir aux partis politiques et  aller au regroupement des grands ensembles politiques afin d’accompagner le régime de la Rupture dans ses actions de développement. Et, pour y parvenir, il faut nécessairement en finir avec les présidents-propriétaires.

Il faut noter que les travaux se poursuivent en commissions et prendront fin ce dimanche. Une nouvelle équipe sera mise sur pied pour mettre en œuvre les réformes majeures qui seront décidées à l’issue des travaux.

 

Politique 24 juin 2017


Lancement Cep 2017: EPP Centre Lalo accueille la cérémonie officielle

La première épreuve du Certificat d"études primaires (Cep) session de 2017 sera officiellement lancée le mardi 27 juin prochain, au plan national, à l' Ecole primaire publique centre de Lalo dans le département du Couffo. Le candidat le  plus jeune a 9 ans et e plus âgé, 58 ans. 

Initialement prévu pour démarrer le lundi 26 juin prochain, l'examen du Certificat d'études primaires (Cep) session de 2017 a été repoussé au mardi 27 juin.

Les candidats sont au total 241 798 contre 210 111 en 2016 soit un taux d'accroissement de 15,08 % par rapport à 2016 à prendre part à cet examen. Le plus jeune est né en 2008 et le plus âgé en 1959. C'est l'école primaire publique centre de Lalo qui abrite le lancement officiel de la composition. La cérémonie sera présidée par le directeur de cabinet du ministre des Enseignements maternel et primaire, Dèwanou Avodagbé, en raison de l'absence du ministre Salimane Karimou en mission hors du territoire national.   

Education 24 juin 2017


Championnat national de Mathématiques et de Sciences physiques: L'épreuve ce samedi

Les lauréats départementaux du championnat de Mathématiques et de Sciences physiques et du concours miss Mathématiques et de Sciences physiques , édition 2017, planchent ce samedi 24 juin pour la phase nationale à l'Institut de Mathématiques et de Sciences physiques à Dangbo.  

Ils sont au total 18 candidats de niveau 3e pour le championnat, à raison de trois dont une fille  par ancien département , et 24 candidates de niveau 4e  pour le concours miss Mathématique et Sciences physiques, à raison de deux représentantes pour chacun des douze départements actuels. Les 42 lauréats composent en Mathématiques, en Sciences physiques chimique et de technologie et en travaux pratiques de physique et chimie.

La composition dure la seule journée de ce samedi.

L'organisation de ces deux  compétitions, depuis 1990 pour le championnat et 2008 pour le concours miss Mathématiques et Sciences physiques chimie, vise surtout à motiver les jeunes élèves des lycées et collèges pour les études scientifiques. Les résultats de la compétition seront connus en octobre prochain à l'occasion de la remise de prix aux trois  premiers champions et à la miss Mathématiques et Sciences physiques et ses deux dauphines. 

Education 24 juin 2017


Distribution de vivres aux pauvres: Ahmadiyya partage la joie du Ramadan dans l’Ouémé

La Jama’at islamique Ahma-diyya du Bénin a procédé, ce jeudi 22 juin à Porto-Novo, Avrankou et Adjarra, à la distribution de vivres et de produits de première nécéssité aux prisonniers, aux malades et autres couches démunies. C’est la façon, comme depuis cinqante ans, pour cette communauté de partager avec les bénéficiaires la joie et la ferveur de la fête du Ramadan 2017.

Prison civile de Porto-Novo, centre hospitalier universitaire départemental de l’Ouémé-Plateau, centre de traitement des malades mentaux Saint-Camille Oasis d’amour d’Avrankou et l’orphelinat Notre-Dame de la miséricorde d’Adjarra. Ce sont les quatre centres qui ont reçu, ce jeudi 22 juin, la délégation de la Jama’at islamique Ahmadiyya du Bénin conduite par son président, Rana Farooq Ahmad. Cette communauté est allée partager par anticipation la joie du Ramadan encore appelée l’Aïd el-fitr avec ces couches sociales démunies. La délégation avait les bras chargés de sacs de riz, de cartons de pâtes alimentaires, de savons, de bidons d’huile d’arachide, de cartons de grandes boîtes de tomates, des cartons de sucre…Des dons de ces différents produits ont été faits à chacune des étapes du périple.
Pour le président Rana Farooq Ahmad, cette œuvre de charité s’insère dans le cadre de la vision de son association installée depuis 1967 au Bénin à savoir : partager l’amour de Dieu avec son prochain pour qu’il soit aussi en joie. Plus de 25 millions F Cfa ont été mobilisés cette année par l’association pour les vivres à distribuer aux populations les plus démunies, a confié Rana Farooq Ahmad. Selon lui, l’opération de distribution de don de son association se déroule sur toute l’année et sur toute l’étendue du territoire national. Mais elle est seulement plus intensifiée à la veille des fêtes muslmanes, en l’occurence le Ramadan et la Tabaski au profit des couches vulnérables des quatre coins du Bénin. Les sites visités, ce jeudi 22 juin, ont été juste retenus pour la remise symbolique au plan national, précise le président de la Jama’at islamique Ahmadyya du Bénin.
A la prison civile de Porto-Novo, Rana Farooq Ahmad a invité les prisonniers à changer de comportement et à être de bons citoyens dès qu’ils vont recrouvrer leur liberté. Le régisseur de la maison d’arrêt, le lieutenant Jean-Eudes Etchiha, a remercié les membres de la communauté Ahmadiyya pour ce geste humanitaire chaque année. Il a prié Dieu de le leur rendre au centuple.
Au Centre hospitalier universi-taire départemental de l’Ouémé-Plateau, au nom des patients qui ont été gratifiés de vivres et autres, Hermionne Houessou, a dit la gratitude de l’hôpital à la délégation de Rana Farooq Ahmad.
Il en est de même avec Brigitte Assaba du centre Saint-Camille d’Avrankou. Elle a prié Dieu de veiller sur les membres de la communauté Ahmadiyya Bénin et de les assister dans leurs activités.
Mais avant sa descente sur le terrain, la délégation est allée faire ses civilités au préfet de l’Ouémé qui a receptionné symboliquement l’ensemble des vivres destinés au départements. Joachim Apithy a félicité l’association pour son sens de partage et de solidarité envers les plus pauvres. Le préfet a saisi l’occasion pour proposer à cette communauté d’étendre ses actions humanitaires à d’autres communes de son département.

Société 23 juin 2017


Autorisation de ratification d'accord au Parlement: 13 milliards F Cfa pour booster l’enseignement technique

Le secteur de l’enseignement technique et de la formation professionnelle bénéficiera d’un financement d’environ 13,2 milliards F Cfa de l’Agence française de développement (Afd). L’autorisation de l’accord de crédit entrant dans le cadre du projet de Développement de l’enseignement technique, de la formation et de l’insertion professionnelle (Detfi Pro) a été donnée, ce jeudi 22 juin, par les députés réunis en plénière.

13,119 140 milliards F Cfa, c’est le financement que l’Agence française de développement vient de mettre à la disposition du Bénin pour booster l’enseignement technique et la formation professionnelle des jeunes. L’accord s’inscrit dans le cadre du projet de Développement de l’enseignement technique, de la formation et de l’insertion professionnelle (Detfi Pro). Il a été examiné, ce jeudi 22 juin, par les députés qui ont donné unanimement leur quitus au Gouvernement pour sa ratification.
Selon la commission des Finances et des Echanges qui a présenté le dossier à la plénière, le projet Detfi Pro vise à améliorer et pérenniser la formation technique et professionnelle par une meilleure employabilité des jeunes. Il se propose de construire et de réhabiliter quatre lycées techniques et trois centres de formation par apprentissage dans les domaines comme l’agro-pastoral, l’électricité, la mécanique auto et le Btp. Le projet coûte au total 15, 087 011 milliards F Cfa dont 13,119 140 milliards F Cfa accordés par l’Afd. Ce financement vient compléter les nombreux autres crédits dont les ratifications ont été autorisées par l’Assemblée nationale au profit de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, souligne le président de la commission des Finances et des Echanges, Raphaël Akotègnon.
Lors du débat général qui a précédé l’adoption à l’unanimité du projet de loi, les députés ont tous mis en exergue la pertinence de l’accord. Car, selon eux, le l’enseignement technique et la formation professionnelle sont aujourd’hui l’avenir de la jeunesse sans emploi. Tout Gouvernement sérieux devra faire de ce secteur la priorité des priorités face à l’échec de l’enseignement général, soutiennent-ils. Les députés encouragent le régime du Nouveau départ à poursuivre dans la même lancée en recherchant d’autres financements pour développer le secteur. Mais ils ont demandé au Gouvernement de revoir et d’adapter aux réalités du marché de l’emploi, le contenu des curricula de formation dispensés dans les lycées et centres techniques. Aussi, le Gouvernement devra-t-il mettre en place des mesures d’accompagnement et d’incitations fiscales pour favoriser l’installation des jeunes qui seront formés par le biais de ce projet Detfi Pro.
Le député Bonaventure Aké Natondé est allé plus loin en recommandant vivement à l’Etat de sensibiliser les populations à la consommation locale pour favoriser l’écoulement des produits fabriqués par les jeunes. Car, insiste-t-il, l’avenir de l’économie béninoise se trouve dans les Petites et moyennes entreprises et l’entrepreneuriat des jeunes. Plusieurs autres de ses collègues ont sauté sur l’occasion de l’examen de ce projet pour demander le sort des lycées techniques de Tchaourou, Savè, Dassa-Zoumè, Tanguiéta et Djakotomey qui sont fermés. Le ministre chargé de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Lucien Kocou, a apporté des clarifications et assuré que des dispositions sont en cours pour relancer les activités de ces établissements dès la rentrée scolaire prochaine.

Actualités 23 juin 2017


Lancement 2e Millennium challenge account: L'électricité pour tous!

Le deuxième programme du Bénin pour le Millennium challenge account (Mca II) est lancé officiellement, ce jeudi 22 juin à Cotonou à travers une cérémonie présidée par le ministre d’Etat en charge du Développement. Ladite cérémonie a également connu la signature de la lettre de mise en œuvre du programme.

A compter de ce jeudi 22 juin 2016, le Bénin dispose de 1825 jours pour mettre en exécution le deuxième programme du Bénin pour le Millennium challenge account (Mca II). Au total, 403 millions de dollars dont 28 millions de dollars sur le budget national, sont mis à la disposition de ce programme quinquennal financé par les Etats-Unis d’Amérique.
L’ambition du programme, c’est de stimuler l’investissement privé à travers des appuis aux réformes institutionnelles et l’investissement dans la production et la distribution de l’électricité ainsi que l’électrification hors-réseau (énergies renouvelables ». Pour évaluer les besoins du secteur énergétique, un réseau d’économistes béninois et américains ont travaillé sur une longue période.
En amont de la signature par Romuald Wadagni, ministre de l’Economie et des Finances, et Christopher Broughton de la lettre de mise en service de ce deuxième compact pour le Bénin, Samuel Batcho, coordonnateur national du Millennium challenge account Bénin II, a levé un coin de voile sur l’ossature du programme. Il s’agit, précise-t-il, d’un programme comportant quatre projets, tous en lien avec le secteur énergétique auquel sera consacré l’ensemble du financement.
Le premier concerne «les réformes des politiques et renforcement institutionnel». Il est question à ce niveau de mettre en œuvre des réformes pour soutenir des interventions à même d’améliorer la gouvernance dans le secteur. Ce pilier prévoit également, ajoute Samuel Batcho, la mise en place d’une Autorité de régulation indépendante dans le secteur, l’amélioration de l’efficacité et la mise en place d’un cadre réglementaire favorable. Le deuxième projet porte sur la «production et la distribution d’énergie» et envisage de moderniser les infrastructures de distribution de l’énergie au Bénin, d’augmenter la capacité de la production nationale du tiers de la demande actuelle en heure de pointe, réduire la dépendance du Bénin des sources externes d’approvisionnement. Le troisième projet, «le projet énergie hors réseau» met l’accent sur les énergies renouvelables et le financement de l’électrification hors réseau au niveau institutionnel et des ménages. Le dernier projet porte sur la distribution d’électricité et permettra de moderniser les infrastructures de distribution. Cela, de manière à étendre le réseau et à satisfaire la croissance future.

Booster l’économie

« L’électricité est le rêve de tous les Béninois. Nous avons un manque d’énergie, d’infrastructures énergétiques, de ressources, de politiques publiques, de structures pour fournir l’énergie suffisante et pour couvrir la demande nationale de plus en plus croissante », diagnostique Samuel Batcho. Sur les cinq années à venir, le Bénin disposera, grâce au Mca II, de ressources pour éloigner les frontières de l’obscurité et donner une large chance d’accès à l’énergie (toutes formes) à ses populations, espère de son côté, Lucy Tramlyn, ambassadeur des Etats-Unis près le Bénin. Ce programme, salue la diplomate, est le fruit d’un travail acharné et représente un engagement aussi à réduire la pauvreté au Bénin grâce à l’accroissement de la production nationale de l’électricité et la fiabilisation du réseau de distribution. Elle y voit donc du soutien pour le Programme d’action du Gouvernement (Pag). Lequel, rappelle le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané, représentant du chef de l’Etat, fait une place de choix à la recherche de solutions aux problèmes énergétiques du Bénin. D’où la gratitude du Gouvernement béninois qu’il a tenu à exprimer au peuple et au Gouvernement américains. Ce programme, rappelle-t-il, vient s’ajouter au premier compact dont le pays avait été bénéficiaire entre 2006 et 2012. A travers ce programme, exulte le ministre d’Etat, c’est une solution majeure trouvée à l’un des premiers obstacles de la croissance économique du Bénin.

Actualités 23 juin 2017


Athiémé / Le marché colonial fait sa toilette

Le territoire d’Athiémé, dont dépendaient toutes les localités alentours, fut l’un des neuf cercles créés par l’arrêté général n°149 du 24 juin 1913 et placé sous l’administration d’un colon français. Une visite dans la commune, a permis de découvrir quelques reliques de ce passé comme le marché « kokponawa » en cours de réhabilitation.

Des ouvriers sont à l’œuvre dans l’arrondissement central éponyme de la commune d’Athiémé. Le rythme d’exécution des travaux est soutenu. Les ouvriers disposent de quatre mois pour construire quelques boutiques dans le marché colonial. Désaffecté depuis les années 1960, le marché entame ainsi sa renaissance. Le maire, Joseph Anani détaille les actions envisagées à cet effet. « Au total, 12 nouvelles boutiques dotées de cage d’escalier y sont attendues. Les anciens hangars seront également réhabilités, tout en conservant leur architecture coloniale. Nous comptons installer, dans les hangars, des artisans pour coller à l’ambition du conseil communal visant à rendre le marché attractif aux touristes », a-t-il dit. A en croire l’autorité communale, d’autres entités emblématiques de l’histoire de la localité sont identifiées pour bénéficier des soins du conseil communal. « Athiémé entend ainsi s’inscrire dans la vision gouvernementale portant relance des activités touristiques », se félicite le maire.

Le tourisme et la culture sont cités au niveau du Pilier 2, du Programme d’action du gouvernement 2016-2021, au titre des secteurs d’intervention pour engager la transformation structurelle de l’économie. L’ambition du gouvernement, lit-on dans le document, est de faire du « tourisme une filière de développement économique, créatrice de richesses et d’emplois et un outil du rayonnement du Bénin, à l’international ». Le chef du service des Affaires économiques, Augustave Dowoué et ses collègues de la mairie y croient et attendent ses effets pour l’ancien cercle devenu commune d’Athiémé à la faveur du dernier découpage territorial en lien avec l’option du processus de Décentralisation en cours au Bénin. Selon les lois de la décentralisation notamment la loi N° 97-028 du 15 janvier 1999, le département du Mono a été divisé en deux (02) circonscriptions administratives : le département du Mono et le département du Couffo puis les sous-préfectures transformées en communes.

Option salutaire

La restauration du marché « Kokponawa », tout comme d’autres sites historiques, enchante particulièrement le chef du service des Affaires économiques de la mairie. Augustave Dowoué salue l’option de faire de « Kokponawa », un lieu d’attraction. « Proposer à quelqu’un de venir visiter un marché colonial à Athiémé pourrait aiguiser sa curiosité », insiste-t-il en souhaitant que la construction des infrastructures hôtelières accompagne cette dynamique en vue de contenir le flux des touristes.  

« Kokponawa » était un marché très fréquenté donc bien connu de certaines générations. Aux dires du chef du service des Affaires économiques, on y rencontrait notamment des marchands du Togo, pays frontalier, et beaucoup de commerçants venant d’un peu partout du Bénin. Son déclin a commencé en 1964, rappelle Augustave Dowoué, du fait des  crues du fleuve mono. Les sorties successives des eaux du fleuve avaient entrainé de grandes inondations, source d’importants dégâts. Le déplacement des citoyens et des administrations a été alors suivie de la création des marchés parallèles dans les localités d’accueil, restitue Augustave Dowoué qui regrette qu’après ces catastrophes naturelles, Athiémé n’ait pu retrouver son animation. A Lokossa, à Amégnran, à Afagnan et à Agomé Glozou ou autres localités proches d’Athiémé, plusieurs marchés ont été créés mettant à mal la capacité de mobilisation des ressources, au plan local, de la mairie d’Athiémé. La deuxième mandature de la Décentralisation à Athiémé a dû créer un autre marché à Zounhouè, dans l’arrondissement central, au bord de la voie Comé-Lokossa-Dogbo. Ce qui permet de mobiliser des recettes, selon Augustave Dowoué.

Culture 22 juin 2017


Le Fsp réclame plus de social

Le Front pour le sursaut patriotique (Fsp) a organisé une marche pacifique ce jeudi 22 juin à Cotonou. Cette forme d’expression a été choisie pour appeler le gouvernement à prendre davantage de mesures sociales, selon les organisateurs.

 

Sur leur parcours, allant de la Bourse du Travail, passant par boulevard Saint Michel et enfin Place de l’étoile rouge, les manifestants n’ont eu de cesse de scander : « On a faim ». Décryptant, le coordonateur des Forces Cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) estime que cette lutte n’est pas menée contre la personne du président mais plutôt pour le bien-être de tous les Béninois qui souffriraient en ce moment faute du minimum. Dans la même veine, l’ancien secrétaire général du gouvernement défunt, AlassaneTigri martèle qu’il est une obligation pour le gouvernement de prendre en compte les aspirations du peuple.  « Nous reprochons au président de ne pas donner le pain au peuple », a-t-il laissé entendre.

Quant au porte-parole du Front, Jean Kokou Zounon, il déplore la gouvernance actuelle qui ne serait pas « inclusive », selon lui. Et s’insurge contre les choix d’administration de certaines sociétés, telles que Libercom, le Port autonome de

Cotonou, etc. 

 

Politique 22 juin 2017


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