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Nouvelles

7e rapport d’activités de Me Houngbédji: L’opposition va-t-elle rejeter le document ?

Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien
Houngbédji présente à ses collègues députés, ce lundi 29 octobre, son rapport d’activités pour la période allant de 1er avril au 30 septembre 2018. Le document sera sans doute adopté, mais dans quelle proportion recevra-t-il l’aval des députés ?

Le président de l’Assemblée nationale rend compte de sa gestion, ce lundi 29 octobre, comptant pour la période allant du 1er avril au 30 septembre 2018. La présentation de ce rapport d’activités est le septième du genre sur les huit prévus au titre de la septième législature dont le mandat s’achève en mai 2019. Comme lors des six derniers exercices semestriels, le président Adrien Houngbédji ne devra en principe pas avoir de souci à se faire quant à l’issue de l’examen de ce dossier. Le rapport a toutes les chances d’être adopté à une majorité écrasante des députés. Sauf que contrairement aux six derniers rapports plébiscités à l’unanimité des députés présents ou représentés, celui de ce jour pourrait ne pas connaître la même issue de vote favorable, soit 100% des parlementaires. Et pour cause !
Il se murmure, en effet, que l’Opposition parlementaire ne serait pas prête à donner sa caution au document. A moins d’un changement d’avis de dernière minute, les députés de la minorité seraient en train de s’organiser pour rejeter le rapport. De sources proches d’eux, ils s’avèrent que ceux-ci veulent saisir l’occasion pour surtout rendre la monnaie de sa pièce au président de l’Assemblée nationale qui les a empêchés, lundi 24 septembre dernier, de faire une déclaration à la tribune de l’hémicycle pour dénoncer la saisine de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) des dossiers des anciens ministres Boubakar Yaya, Valentin Djénontin, Fatouma Amadou Djibril et Simplice Codjo dont les poursuites devant la Haute cour de Justice ont été autorisées par l’Assemblée nationale en juillet dernier. Ce qui les a obligés à se rabattre dans une autre salle du palais des Gouverneurs à Porto-Novo pour faire leur déclaration à la presse. Les députés de la minorité semblent vouloir régler leur compte avec le président Adrien Houngbédji pour ce « mépris » à leur égard. On croise les doigts pour voir si l’Opposition parlementaire va mettre à exécution sa menace de rejet du rapport comme le marmonnent des indiscrétions. Dans tous les cas, le vote défavorable éventuel de la minorité parlementaire n’empêchera pas l’approbation du septième rapport d’activités du président de l’Assemblée nationale qui peut compter sur sa famille politique, c’est-à-dire le Bloc de la majorité parlementaire (Bmp) soudé autour de lui. Les 60 députés et plus, membres du Bmp, ne lui marchanderont certainement pas leurs suffrages pour voter « haut la main » le rapport comme ce fut le cas pour les six dernières présentations.

Exigence constitutionnelle

C’est le premier dossier à examiner au titre de la seconde session ordinaire de l’année 2018 encore appelée session budgétaire ouverte jeudi 25 octobre dernier. Le point était inscrit à l’ordre du jour de la plénière du vendredi 26 octobre dernier. Mais la séance a été par la suite reportée du fait de la faible présence des députés à l’hémicycle. Certains étaient en mission et d’autres dans leurs fiefs politiques afin de se conformer à l’exigence des textes sur la Charte des partis politiques et du Code électoral, a fait observer Me Adrien Houngbédji. Il a jugé utile de renvoyer les travaux de l’exercice de présentation de son rapport d’activités à ce lundi 29 octobre.
Il faut préciser que l’exercice de présentation de rapport d’activités du président de l’Assemblée nationale permet à ce dernier de faire le point de l’ensemble des activités de l’institution parlementaire au cours des six derniers mois notamment la production législative, les travaux en commissions permanentes et en séances plénières, sans oublier le contrôle de l’action gouvernementale et les missions de représentation parlementaire au Bénin comme à l’étranger. C’est une exigence de l’article 21 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Lequel article dispose que : « Le président de l’Assemblée nationale doit rendre compte à l’Assemblée nationale de ses activités, de sa gestion, et lui fournir toutes explications qui lui seront demandées. A cet effet, le président doit, au début de chaque session ordinaire, présenter un rapport sur ses activités et sa gestion. L’Assemblée en délibère et, soit prend acte de ce rapport, soit demande au président de lui fournir toutes explications et justifications qu’elle estime nécessaires. Elle adopte le rapport ou le rejette à la majorité de ses membres ». C’est donc en application de cette disposition que les députés se penchent sur le septième rapport d’activités de Me Adrien Houngbédji depuis son élection en mai 2015. Après l’exercice de ce lundi, il ne reste qu’une seule présentation, celle qui interviendra au lendemain de la première session ordinaire de l’année 2019, pour boucler la septième législature.

Actualités 29 oct. 2018


Ouverture du 7e Salon africain de l’invention et de l’innovation technologique: Le Bénin plaide pour la création d’un fonds d’appui pour les inventeurs
[caption id="attachment_31229" align="alignnone" width="1024"]les officiels après l'ouverture[/caption]

Neuf ans après Bamako au Mali, Cotonou accueille le 7e salon de l’invention et de l’innovation technologique. La cérémonie d’ouverture de l’évènement a été présidée, ce jeudi 25 octobre à Cotonou, par le ministre d’Etat, chargé du Plan et du développement, Abdoulaye Bio Tchané. Il avait à ses côtés trois autres ministres du gouvernement, notamment ceux en charge de la Santé, Benjamin Hounkpatin, de la Microfinance, Bintou Taro Chabi Adam, de l’Industrie et du Commerce, Serge Ahissou.

Le Salon de l’invention et de l’innovation technologique est un cadre de rencontres, d’échanges entre inventeurs, chercheurs, institutions financières et entreprises de l’espace de l’Organisation africaine de la propriété industrielle (Oapi) créée en 1997. 

Sa création vient en réponse à la volonté des ministres en charge de l’Industrie des Etats membres de l’Oapi qui ont, au cours d’une réunion tenue en 1992 en Côte d’Ivoire, lancé une déclaration dite d’Abidjan, où ils avaient demandé à l’Oapi d’aller au-delà de sa mission en s’impliquant dans le développement technologique. L’Oapi avait également en projet la création du Fonds d’aide à la promotion de l’invention et de l’innovation.
Le ministre de l’Industrie et du commerce, Serge Ahissou, président du comité d’organisation du salon, a rappelé que la candidature du Bénin pour l’organisation du présent salon a été retenue par le conseil d’administration de l’Oapi lors de la 56e session tenue à Nouakchott en Mauritanie. « Il y a eu des péripéties qui ont fait repousser à chaque fois la tenue du salon », révèle-t-il, ajoutant que la tenue du salon est un challenge pour le Bénin.
S’agissant du Saiit, le directeur général de l’Oapi, Dénis Bohoussou, affirme qu’il lui est assigné comme objectifs de promouvoir un esprit de créativité et l’évaluation de son niveau de créativité en Afrique, puis d’offrir un plateau d’échange de technologie entre les inventeurs et les opérateurs économiques. Il s’agit, selon le directeur général, de doter les Etats membres en capacité technologique leur permettant de transformer sur place les matières premières et ressources naturelles pour lesquelles ils disposent d’un avantage comparatif.
Il explique que les œuvres exposées à l’occasion du salon donnent une idée du niveau de créativité dans les Etats membres. Ainsi, les stands apparaissent comme des lieux où les chercheurs et inventeurs participant au salon présenteront le fruit de leur recherche, feront connaître les résultats des efforts de recherche au niveau national. Ils amèneront les entreprises à investir dans la valorisation et l’exploitation des créations techniques des chercheurs et inventeurs africains et d’amener le public à soutenir et à consommer les produits de la recherche et de l’innovation nationales. Le salon permet aussi aux inventeurs présents à l’édition de Cotonou d’être informés sur des questions liées à la valorisation de leurs œuvres, afin qu’à travers elles, se créent des entreprises industrielles innovantes.

Pas une fin en soi

« L’organisation d’un salon des inventions n’est pas une fin en soi », souligne le directeur général de l’Oapi, qui affirme qu’il est nécessaire de l’accompagner de mesures institutionnelles et financières et d’autres mécanismes de promotion, si l’on veut relever les défis que pose le développement technologique de l’espace Oapi.
Pour le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, le secteur de l’invention et de l’innovation technologique est créateur d’emplois, et l’ambition du chef de l’Etat est de travailler à le révéler au Bénin. « Le gouvernement a prévu dans son programme d’action la création d’une cité de l’innovation à vocation internationale pour abriter de grandes écoles, des centres d’éclosion », informe-t-il en précisant que le gouvernement rêve pour le Bénin et pour l’Afrique d’avoir des Steve Jobs. Abdoulaye Bio Tchané invite l’Oapi à accompagner les inventions de différents Etats membres en leur faisant bénéficier de fonds d’appui.
Consciente de l’ampleur et de la diversité des actions et des mesures nécessaires pour soutenir la créativité et la valorisation des résultats de recherche, l’Oapi a mis en place des mécanismes. Il s’agit du soutien aux activités de recherche et développement technologique, en amont de la délivrance de brevets en faveur des chercheurs des Etats membres, de la contribution aux frais de dépôt pour les inventeurs désignés par les Etats membres y compris les universités et centres de recherche, la prise en charge des frais de participation au Saiit de deux inventeurs par Etats membres et l’appui financier aux inventeurs méritants pour leur participation à des salons internationaux afin de faire connaître leurs œuvres et d’accéder à des opportunités d’affaires avec des partenaires.
En marge du salon, l’Oapi organise une compétition interuniversitaire baptisée « P.I Challenge » pour permettre aux étudiants de se familiariser avec la propriété intellectuelle et d’en comprendre l’enjeu pour le développement.

Société 26 oct. 2018


Affaire tricherie sur l’âge des joueurs U-17: Le verdict attendu le 30 octobre prochain

Les accusés dans l’affaire tricherie sur l’âge des joueurs U-17 ont comparu pour la deuxième fois, ce jeudi 25 octobre, au tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Au terme des débats, réquisitions et plaidoiries, le juge Rodolphe Azo a mis le jugement en délibéré pour le 30 octobre prochain.

Mardi prochain, les mis en cause dans l’affaire tricherie sur l’âge des joueurs U-17 seront fixés sur leur sort. Et pour cause, le dossier a été mis en délibéré au terme du procès ouvert depuis mardi dernier au tribunal de première instance de première classe de Cotonou.
Ouvrant le bal des auditions, le médecin Parfait Aïvodji affirme avoir été nommé pour accompagner l’équipe nationale sur le plan médical et précise que c’est à la suite de la réunion de Lagos qu’il a suggéré le cabinet du professeur Vicentia Bocco pour la réalisation d’un test Irm. Suite aux interrogations insistantes du juge, le médecin Parfait Aïvodji a indiqué que le cabinet du professeur Vicentia Boco n'était pas informé du test d’Irm de Lomé ni de la situation qui a prévalu à Lagos. Au demeurant, il dit n’avoir jamais manipulé les actes de naissance des joueurs. A la suite du médecin, le professeur Vincentia Boco fait savoir que l'examen d’Irm n'est pas fiable à 100%, car cela tient compte de l'environnement, des maladies et des conditions de vie des joueurs. Elle ajoute que l’appareil utilisé par son centre est différent de celui de Lomé. Des allégations confirmées par Désiré Hounguè, technicien du centre.
Appelé à répondre des faits, le capitaine de l’équipe, Pavlek Ehoué, déclare avoir 27 ans réellement mais 16 ans comme âge sur son acte de footballeur.
A l’en croire, c’est l’entraineur principal Lafiou Yessoufou qui lui a remis l’acte de naissance tronqué. A la barre, l’ancien directeur des compétitions de la Fbf, Quentin Didavi fait remarquer qu’il n’était plus au poste au moment des faits, d’autant qu’il a été relevé de ses fonctions par le président Anjorin Moucharaf depuis le 22 août.

Les réquisitions

Pour le ministère public, l'équipe nationale présentée à Niamey a subi la honte. Il en exige donc la réparation. « Il faut que l’honneur du pays soit lavé. Le Bénin n'est pas un pays du faux », a-t-il clamé. Il précise que les accusés ne sont pas poursuivis pour les tests d’Irm mais pour l’usage des faux actes de naissance puisque les joueurs ont avoué eux-mêmes n’avoir pas l’âge mentionné sur leurs actes. 
L'usage du faux étant intervenu après la réunion de Lagos, le ministère public a requis la relaxe pure et simple de Moïse Ekoué, Vicencia Bocco, Désiré Hounguè, Quentin Didavi et Chabi Mama dont les responsabilités ne sont pas engagées dans la commission des faits de faux et d’usage de faux. 
En outre, il a requis la relaxe au bénéfice du doute de Romain Coovi, Rodolphe Abadji et Ernest Sagbo. En ce qui concerne les joueurs, le ministère public a requis que soient retenus les faits de faux et usage de faux. Par conséquent, il a requis à leur encontre une peine de cinq mois de prison dont un mois d’emprisonnement ferme ; et pour les dirigeants et le staff technique, poursuivis pour complicité, 12 mois d'emprisonnement dont deux mois fermes avec une amende de 400 mille Fcfa et 10 millions de Fcfa à verser au Trésor public.
Représentée par Me Bastien Salami, la partie civile a soulevé la cupidité des inculpés. « Celui qui fait usage de faux est puni. Tous les joueurs ont fait le faux intentionnel. L'aveu a été réitéré devant votre barre », a-t-il précisé.  Au regard de tout ceci, il a demandé 20 millions de Fcfa de dommages-intérêts pour le président Anjorin Moucharaf, 10 millions de Fcfa pour les membres du staff technique, le directeur des compétitions Quentin Didavi et le médecin, 200 mille francs Cfa pour chacun des joueurs et 500 mille Fcfa pour les autres prévenus.

La défense 

Le conseil de Chabi Mama, Vincentia Bocco, Désiré Hounguè, Quentin Didavi ainsi que celui de Rodolphe Abadji, Romain Coovi, Jacques Ernest Sagbo ont demandé au juge d'aller dans le sens du ministère public. La défense des joueurs estime, quant à elle, qu'il n’est pas juste de condamner ces jeunes qui ne voulaient que défendre les couleurs nationales. Elle a donc plaidé pour que soit retenue à leur encontre une amende symbolique assortie de sursis. 
Pour la défense de l’ancien président de la Fbf, Anjorin Moucharaf, l'infraction n'est pas constituée. Le collège d’avocats défendant l’ancien président de la Fbf a rappelé que celui-ci a sauvé le pays de la sanction de la Caf. « Si Anjorin Moucharaf n'a pas retiré l'équipe, c’est pour éviter une sanction au Bénin… », a soutenu Me Rafiou Paraizo avant de plaider qu’il soit libéré au bénéfice de doute.

Société 26 oct. 2018


Actions de la 7e législature et du Bmp: Les députés jouent bien leurs rôles selon l’He Gérard Gbénonchi
[caption id="attachment_31215" align="alignnone" width="1024"]l’He Gérard Gbénonchi[/caption]

La septième législature assure pleinement ses missions pour la cohésion sociale et pour l’instauration d’un bon climat des affaires. Tel est le point de vue du député Gérard Gbénonchi.

Le Bloc de la majorité parlementaire n’est pas aux ordres de l’Exécutif. Les députés du Bmp aident plutôt le chef de l’Etat Patrice Talon à réussir son mandat placé sous le sceau de la réforme pour le développement du Bénin. C’est dans ce sens que le député Gérard Gbénonchi invite les populations à lire les actions des députés soutenant la Rupture. Cela, bien-sûr, n’empêche pas les parlementaires de la septième législature à bien accomplir leurs fonctions. « Nous essayons de bien jouer notre rôle de contrôle des actions du gouvernement. Plusieurs commissions d’enquêtes sont mises en place pour contrôler les actions du gouvernement. C’est le cas de la commission d’enquête parlementaire pour éclairer l’opinion publique sur le dossier Maria Gléta. Cette commission d’enquête parlementaire est actuellement à pied d’œuvre et va déposer sous peu son rapport », a affirmé l’élu de la 11e circonscription électorale Gérard Gbénonchi. Selon lui, la septième législature accomplit pleinement ses missions. 

Abordant le vote des lois, une des missions fondamentales de l’Assemblée nationale, le parlementaire fait savoir que les différentes lois votées concourent à l’instauration d’un bon climat d’affaires au Bénin. Il en veut pour preuve, le rapport Doing Business. Ce rapport révèle explicitement que le Bénin a gagné quatre places et cela atteste des progrès réalisés depuis peu par le Bénin. « Lorsqu’on veut des changements dans une société, c’est par des lois qu’on n’y parvient », a-t-il déclaré. Il fait remarquer qu’en la matière, la mandature actuelle est prolifique. Entre autres lois votées, l’invité spéciale du dimanche dernier sur la télévision nationale évoque la loi sur le crédit-bail qui a une connotation purement sociale, la loi sur le leasing qui a permis de mettre fin aux vols des moteurs et aux irrégularités observées au niveau du garage central, la loi sur les collaborateurs extérieurs qui permettra de faire appel à des expertises sur une durée donnée, la loi portant charte des partis politiques et celle portant Code électoral dont la finalité est d’assainir le paysage politique béninois et de mieux encadrer les élections.

Société 25 oct. 2018


Maladie de la dépression au Bénin: Un mal incompris

Dans l’imaginaire collectif béninois, elle ne saurait être répertoriée comme maladie. La dépression, ceux qui prennent soin d’en parler sont simplement persiflés. Pourtant, la dépression, sous ses airs de maladie inoffensive, est dangereuse.

« Tu as juste besoin de prendre un peu d’air », « Ça te passera », « Tu es rassasié ! », « C’est une maladie de blancs »…Autant de refrains désobligeants que la société africaine et plus particulièrement béninoise chante et rechante aux oreilles des personnes atteintes de maladies mentales. La dépression, une parmi les nombreuses qui existent, souffre réellement de son incompréhension. La perception de la société sur la dépression contribue plus à isoler les personnes atteintes qu’autre chose. Levis, étudiant à l’Enam témoigne d’un cas dont il a eu connaissance. 

« En classe de Terminale, j’avais un ami chez qui j’ai observé, à une certaine période, une totale perte d’intérêt pour les choses sociales usuelles. Plutôt sociable d’habitude, durant des semaines, il a commencé à être très réservé et solitaire. Ses notes ont totalement dégringolé au fil du temps et il a perdu du poids, car il ne mangeait presque plus. Plus tard, nous avons appris, de sources proches de sa famille, qu’il était en début de dépression. C’était lié principalement au fort stress de la Terminale ».
La dépression, selon le psychologue Donald Togbé, de façon souple, est un trouble d’humeur ou de comportement. Elle se caractérise par un certain nombre de symptômes. Ces derniers sont non influencés par les circonstances, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas déclenchés par un évènement extérieur. Perte d’humeur, tristesse, perte d’intérêt, pensées suicidaires, troubles de sommeil, et ralentissement ou agitation psychomotrice (la psychomotricité regroupe les fonctions motrices qui sont en lien direct ou indirect avec la pensée, la psychologie et les fonctions cérébrales), en sont les manifestations principales. Notre société n’arrive toujours pas à considérer la dépression comme une maladie. « Nous sommes une société qui n’accepte pas trop la faiblesse, encore moins lorsque cette faiblesse vient d’une source comme le psychologique ou les émotions. Les gens ont souvent l’impression que les personnes dépressives exagèrent ou que le problème qu’ils appellent dépression n’existe pas vraiment », explique Caren Ganyé, docteur en sociologie. La dépression n’est pas une maladie classique avec des manifestations physiques. Une personne dépressive peut paraître bien portante. Cet aspect de la maladie n’aide pas du tout les personnes atteintes. «Un individu dira qu’il se sent dépressif, et l’on pensera qu’il n’a pas assez de soucis, c’est parce qu’il a déjà trop mangé et est rassasié qu’il a le temps de dire qu’il est dépressif », développe le docteur en sociologie. Cette maladie ne présente pas de « plaies, blessures ou encore des organes qui seraient directement touchés comme dans le cas du cancer ou d’autres maladies». Eu égard à toutes ces considérations, cette maladie peut paraître moins importante que d’autres.

Une approche préjudiciable

Des éléments sociologiques peuvent expliquer cette tendance. En effet, l’histoire de nos sociétés est celle de sociétés ancrées dans l’imaginaire du « dur labeur et la force champêtre.» Il est donc difficile de concevoir que ces mêmes personnes, supposées être fortes, puissent se laisser guider par leurs problèmes psychologiques. Encore, la société béninoise est fondamentalement théiste et croient fortement aux mythes et totems.  La dépression peut être vue comme un envoûtement des suites de transgression d’un interdit ou encore d’un mauvais sort, à en croire la sociologue. On peut aussi voir cela comme un manque de rites initiatiques nécessaires au cours de la vie de ceux qui sont atteints de la maladie, ajoute-t-elle. Une dernière réflexion, cette fois vraiment poussée, voit « la dépression comme une théâtralisation, le tissu social ici ne se reconnaît pas coupable d’avoir créé de la dépression chez ses acteurs ». Ainsi, une personne se dira dépressive et l’on pensera à une mise en scène capricieuse de celle-ci.
Cette perception des choses dénie à la dépression le statut de maladie au même titre que les autres maladies. « Abordée dans une approche biomédicale, elle peut amener le malade à penser qu’il ne souffre pas d’une maladie réelle, celle-ci n’étant pas comprise par les autres », analyse Dr Caren Ganyé. La personne dépressive peut en arriver à voir son intégrité mentale détériorée également du fait qu’il ne se voit pas reconnaître un statut de malade par la société. Autre aspect dangereux, le fait que la société banalise la maladie et ne prend pas au sérieux des symptômes graves, comme ceux suicidaires, par exemple.

Un problème de mentalités

Il faudrait déjà que notre société puisse accepter la maladie comme toute aussi dangereuse que les autres maladies, du fait des comportements fâcheux qu’elle peut entraîner. Caren Ganyé préconise de sensibiliser les différentes sensibités en montrant des cas d’études et des témoignages de malades qui ont, non seulement souffert de cela, mais aussi fait souffrir le tissu social environnant. Pour ce faire, il convient d’accentuer la recherche sur les déterminants sociaux ou les vécus de la dépression. Cela pourrait « aider à légitimer un discours sur la place grandissante que cette maladie prend dans la société », et c’est la raison pour laquelle, il faut déconstruire les a priori de la société. L’expérience a montré que la perception d’une maladie dans les esprits pouvait changer ou évoluer au fil du temps. Le docteur en sociologie fait le rapprochement avec le cas de la poliomyélite. « Cette maladie était autrefois crainte de tous. Aujourd’hui, avec le vaccin, les perceptions sur la maladie ont changé », souligne-t-il. Les perceptions de la maladie pourraient donc changer au fil du temps, en fonction du travail de recherche, de sensibilisation et d’information qui sera fait auprès des populations, étaye-t-elle. Mais, il ne s’agit pas non plus d’une épreuve à sens unique. « On ne peut traiter ou accompagner que celui qui se reconnaît malade », affirme le psychologue Donald Togbé. Il faudra donc autour du sujet,« une vulgarisation continue de l’information par le biais des médias », poursuit-il. Il y a plus de personnes psychologiquement instables dans notre société qu’il peut en avoir dans les centres psychiatriques. Il s’agit là de malades qui s’ignorent.

Santé 24 oct. 2018


7e Salon de l’invention et de l’innovation technologique: Le Bénin abrite l’évènement
[caption id="attachment_31197" align="alignnone" width="1024"]De la gauche vers la droite, le directeur général de l’Oapi, Denis Bohoussou et le ministre de l'Industrie et du Commerce, Serge Ahissou, lors de la conférence de presse[/caption]

Après Lomé, Libreville, Bissau et Bamako, Cotonou accueille la 7e édition du Salon africain de l’invention, de l’innovation technologique, du 24 au 27 octobre. En prélude à cet évènement, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serge Ahissou, et le Directeur général de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle, Denis Bohoussou, ont co-animé une conférence de presse ce mardi 23 octobre 2018 à Cotonou.

Cotonou sera la capitale de l’invention du 24 au 27 octobre. Elle accueille le 7e Salon de l’invention et de l’innovation technologique. Il a pour thème : « Invention, moteur du développement industriel ».

Le Salon de l’invention et de l’innovation technologique, créé en 1997, se tient tous les deux ans dans l’un des états membres de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi). Il vise à réunir les inventeurs, les entreprises et institutions de financement dans un cadre approprié et valorisant, à évaluer le niveau de créativité en Afrique, puis à offrir un lieu d’échange de technologies entre inventeurs, chercheurs et opérateurs économiques à la recherche de créneaux porteurs.
L’intérêt de ce salon est de faire connaître les inventions et procédés de fabrication, les activités et services, et de favoriser des transferts de technologies par les contrats de licence, de saisir des opportunités d’affaires, puis de nouer des contacts avec des fabricants, des distributeurs, promoteurs, financiers, ainsi que des responsables d’organismes industriels et commerciaux privés, nationaux et internationaux.
Selon le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serge Ahissou, en acceptant de co-organiser le 7e Salon de l’invention et de l’innovation technologique, le Bénin, voudrait montrer sa volonté d’accompagner l’Oapi. L’édition qui se tient à Cotonou doit être, souligne-t-il, celle de relance et d’un défi que le Bénin doit relever.
« L’Afrique doit inventer pour aller de l’avant. Il est de notre devoir de créer l’émulation au sein des chercheurs », précise Serge Ahissou, qui rappelle qu’à Cotonou, il y aura plus de cinquante inventeurs venus de 17 pays africains.
Le 7e Salon de l’invention et de l’innovation technologique sera, selon Serge Ahissou, une occasion de montrer le génie des inventeurs africains, à travers leur savoir-faire. Parmi les pays ayant manifesté leur désir d’organiser cette édition, seul le Bénin a pu satisfaire aux critères liés à la sécurité dans tous les domaines, aux infrastructures hôtelières et à l’accessibilité, fait-il savoir. Les candidatures sont présentées au conseil d’administration de l’Oapi qui les étudie et sélectionne le meilleur dossier, précise le ministre Serge Ahissou.
Le directeur général de l’Organisation africaine de la propriété industrielle, Denis Bohoussou, rappelle que l’institution qu'il dirige est une organisation intergouvernementale créée en 1962. Elle a pour principales missions de délivrer des titres de propriété intellectuelle et de participer au développement économique des Etats membres. Sa création se justifie par la volonté des Etats membres de protéger les inventions sur leurs territoires. A l’en croire, les premiers bénéficiaires du salon sont les populations qui doivent d’abord comprendre ce que c’est que l’invention. Selon lui, le Bénin fait partie des pays les plus déposants en Afrique. Se référant au thème du 7e salon, il explique qu’il a été choisi au regard du rôle que doit jouer l’invention dans le processus de développement industriel des pays membres.
A l’issue du salon, divers prix seront distribués aux meilleures œuvres exposées, sur la base des critères tels que le caractère innovant, l’achèvement et la fonctionnalité, les perspectives de développement et la potentialité commerciale et surtout la présentation du dossier.
Le salon sera fait d’expositions des meilleures inventions et innovations, d'ateliers et conférences, de compétitions inter-universitaires?

Les prix

Les prix attribués sont : le prix de l’Organisation mondiale de la propriété industrielle de la meilleure invention et innovation technologique du salon. Les prix de l’Organisation africaine de la propriété industrielle, notamment le prix spécial du jury, le prix de la meilleure invention de la pharmacopée africaine, le prix spécial de la meilleure invention dans le domaine de l’énergie, le prix de la meilleure femme inventrice, le prix spécial de la meilleure invention dans le domaine de l’environnement et le grand prix du salon pour la meilleure invention.

Société 24 oct. 2018


Affaire tricherie sur l’âge des joueurs U-17: Le dossier renvoyé au 25 octobre prochain

Les accusés dans l’affaire tricherie sur l’âge des joueurs U-17 ont comparu, ce mardi 23 octobre au tribunal de première instance de Cotonou. Le dossier a été renvoyé au jeudi 25 octobre prochain après deux heures d’audition.

Placés sous mandat de dépôt ou sous convocation par le procureur de la République près le tribunal de première instance de première classe de Cotonou, Mario Elom’n Métonou, dans l’affaire tricherie sur l’âge des joueurs de l'équipe nationale de football U-17, les inculpés se sont tous présentés à la barre, ce mardi 23 octobre au tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Sur le banc des accusés, les 11 joueurs, les 12 membres de la Fédération et du staff technique et autres mis sous mandat de dépôt ainsi que les 4 personnes sous convocation dans cette affaire. A l’audition, tous les joueurs: Shereef Yessoufou, Septime Pavlek Éhoué, Amir Dossoumou, David Tchetchao, Sophiane Cissé Gounou, Armel Féliciano Anato, Dominique Maïté Kougbéadjo, ZouliKifouli Salami, Matéï Hlakougbé et Barnabé Tito, âgés pour la plupart de plus 20 ans, ont reconnu avoir sciemment établi et fait usage d’un certificat inexact dans le cadre des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations U-17.
Quant aux membres de la Fédération et du staff technique et autres: LafiouYessoufou, Jonas Nounagnon, Jean-Louis Noumagnanhan, l'ancien président de la Fbf, Anjorin Moucharafou, le directeur des compétitions de la Fbf, Quentin Didavi, le médecin Parfait Aïvodji et le secrétaire administratif de la Fbf, Zéphyrin Deguénon, Bio Chabi, officier d’état civil à Tchaourou, Sabi Ramane Zachari, chauffeur, Robert Coovi (infirmier), Rodolphe Abadji et Ernest Sagbo, aucun d’eux n’a reconnu les faits à eux reprochés. Le professeur Vicentia Bocco, radiologue ayant procédé à la contre-expertise, son employé Désiré Hounguè et le directeur technique national, Moïse Ekoué, et le premier adjoint au maire de Parakou, Ibrahim Chabi Mama, placés sous convocation, ont plaidé également non coupables dans cette affaire.

Les débats

A l’ouverture des débats, l’ancien président de la Fédération béninoise de Football, Anjorin Moucharaf, est appelé à se prononcer sur les faits exposés par le président de la cour, Rodolphe Azo. A ce sujet, l’inculpé déclare avoir été informé par le speaker nigérian lors d’un match amical à Lagos que certains joueurs sont inéligibles pour le tournoi Ufoa B. « Une fois informés, nous avons tenu une réunion au Nigeria et 18 des 25 joueurs sont passés aux aveux » a-t-il déclaré. C’est suite à cette situation qu’il a suggéré un nouveau test Irm au ministre en charge des Sports, Oswald Homéky, à ses dires. Cette information de l’ancien président Anjorin Moucharaf fait réagir le ministère public. En cette qualité, Raoul Tchiakpè souhaite comprendre davantage les raisons qui motivent ce nouveau test Irm alors même que les joueurs eux-mêmes, ont avoué depuis Lagos n’avoir pas l’âge requis pour cette compétition. « Nous étions à quatre jours du tournoi, il nous fallait une preuve scientifique avant tout retrait pour éviter au pays une suspension », répond Anjorin Moucharaf en brandissant une copie du règlement de la Confédération africaine de Football à propos de ce tournoi. « Pourquoi avoir choisi de faire un autre Irm à Cotonou alors que les joueurs ont reconnu leur faute à Lagos, insiste le ministère public ? ». Le président de la cour, Rodolphe Azo, invite alors le prévenu à apporter toutes les clarifications nécessaires à l’assistance. A ce niveau, la partie civile demande l’autorisation du maître de céans pour poser des questions à Anjorin Moucharaf.
« Qui a autorisé le médecin à faire ce test ? Quelles sont les implications du staff technique dans ce dossier?... » Telles sont, entre autres, les questions auxquelles a été soumis l’inculpé.
Anjorin Moucharaf, aidé de ses avocats, tentera vaille que vaille de répondre à ces préoccupations. Il répète que c’est pour éviter une sanction au pays qu’il a opté pour le test d’Irm à Cotonou. Ainsi, à la demande des avocats des autres inculpés, des mentions seront faites au dossier. Pour le compte de la défense, Me Brice Houssou s’est également prêté au jeu en questionnant son client afin de lui permettre de situer l’assistance. Ce dernier dit n’être mêlé ni de près ni de loin à l’enrôlement des joueurs. «Nous n’intervenons pas dans le choix, ni la sélection des joueurs, seuls les membres du staff technique ont ce pouvoir », a-t-il précisé.
A la grande surprise de l’assistance, le juge Rodolphe Azo renvoie l’audience au 25 octobre prochain date à laquelle les inculpés devront comparaitre une deuxième fois.

Société 24 oct. 2018


73e anniversaire des Nations unies: Les chantiers de développement entre le Bénin et l’Onu revisités

L’Organisation des Nations unies célèbre ce mercredi 24 octobre, son 73eanniversaire. A l’occasion, la famille onusienne résidant au Bénin a entretenu les médias, autour d’un petit déjeuner de presse, sur la pertinence et l’efficacité des actions de l’institution dans le pays.

Dans le cadre de son 73e anniversaire, la famille onusienne résidant au Bénin passe à la loupe l’agenda de développement 2030 et les objectifs de développement durable. Autour d’un petit déjeuner de presse, elle s’est entretenue avec les médias sur les enjeux, l’état des lieux de la réalisation de ces objectifs au Bénin et les défis à relever.
Les Odd ambitionnent de transformer les sociétés en éradiquant la pauvreté et en assurant une transition juste vers un développement durable d’ici à 2030. Universels et inclusifs, ces objectifs appellent à l’action de tous et instaurent un langage commun universel.
Pour y arriver, les acteurs s’appuient sur la démarche, ‘’Unis dans l’action afin de ne laisser personne de côté’’. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme des Nations unies pour l’assistance au développement.
« Unis dans l’action nous permettra d’accompagner le gouvernement dans le cadre de la mise en œuvre de l’agenda de développement 2030 en lien avec les priorités nationales définies dans le Programme d’actions du gouvernement, le Plan national de développement et le Programme cadre du développement durable », souligne le coordonnateur résident du Système des Nations unies au Bénin, Siaka Coulibaly.
Les noces de fonte de l’Onu prennent également en compte les différentes réformes engagées par les Nations unies. Lesquelles visent essentiellement un repositionnement de l’institution, du cadre de développement de l’agenda 2030 et du renforcement du bureau du coordonnateur résident.
L’élément clé qui guidera ces réformes au Bénin, est le Plan cadre des Nations unies pour l’assistance au développement (Undaf) 2019-2023. Il s’affirme comme le document de référence et de participation du Système des Nations unies dans les différents pays.
Evoquant l’orientation de l’Undaf, le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané souligne trois aspects de la démarche. Primo, son caractère innovateur et inclusif. Deuzio, le ciblage des meilleurs bénéficiaires, notamment les jeunes. Tertio, son alignement sur les priorités de développement.

Engagé pour atteindre les objectifs de développement

Il explique comment le Bénin anticipe pour répondre à l’agenda de développement : « Nous nous sommes engagés pour garantir l’accès à l’eau potable au Bénin d’ici à 2021; nous voulons atteindre cet objectif fixé à la communauté internationale, neuf ans plus tôt ». Le projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) est un autre chantier sur lequel le gouvernement s’active, souligne-t-il. « Nous voulons être sûrs que tous nos compatriotes aient une couverture médicale minimale ». L’accès à l’éducation, à l’électricité, à un emploi décent pour tous, la lutte contre les changements climatiques sont les autres pans qui focalisent l’attention du gouvernement.
Les discussions ont également porté sur les efforts du Bénin dans la réduction de la faim. La lutte engagée par le pays intègre, dans une certaine mesure, les enfants. Sur ce point, le coordonnateur résident du Système des Nations unies, Siaka Coulibaly, souligne qu’à ce jour, plus de 320 mille enfants bénéficient d’un repas chaud dans les écoles et plus de 1500 écoles sont équipées dans ce cadre.
Relativement à ce programme, détaille le ministre d’Etat chargé du Plan, le Bénin a relevé la barre à sept milliards de Cfa en 2017 et à 12 milliards en 2018 contre un milliard au départ, afin d’impacter plus d’enfants. « L’engagement du Bénin est de faire en sorte que personne ne soit affecté par la faim », développe-t-il.
La Journée des Nations unies  est célébrée le 24 octobre de chaque année. Elle marque l’entrée en vigueur de la charte des Nations unies en 1945. La commémoration officielle est prévue pour ce jour au Bénin avec des actions sociales au profit des couches vulnérables.

Actualités 24 oct. 2018


Préparation d’un sommet extraordinaire de l’Union africaine: Le menu étudié au Bénin

Le président de l’Union africaine, le Tchadien Moussa F. Mahamat, à la tête d’une délégation, a rencontré des membres du gouvernement, au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, ce lundi 22 octobre, à Cotonou. Cette rencontre qui s’inscrit dans le cadre des préparatifs d’un sommet extraordinaire de l’union en novembre prochain, a été une occasion pour faire une consultation sur les points à l’ordre du jour de ce sommet.

La zone de libre échange en cours de création à l’Union africaine, la création d’un marché unique en matière de transport aérien, puis la situation de la paix et de la sécurité en Afrique. Ce sont les trois chantiers en cours au niveau de l’Union africaine qui seront débattus lors d’un sommet extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernements de l’union qui se tiendra en novembre prochain. En prélude à ce sommet, le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa F. Mahamat, à la tête d’une délégation, est venu faire des consultations au Bénin afin de recueillir les appréciations des autorités béninoises. Après un tête-à-tête avec le chef de l’Etat dans la matinée d’hier, la délégation a rencontré une délégation gouvernementale composée des trois ministres concernés par les trois domaines et conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci. Il s’agit du ministre en charge de l’Intérieur, Sacca Lafia, du ministre en charge des Transports, Alassane
Séidou, et du ministre en charge du Commerce, Serge Ahissou.
Au cours la rencontre, le chef de la diplomatie béninoise a fait le point des réformes en cours au Bénin dans les trois domaines visés, avant d’affirmer que son pays est pro-Union africaine.
En effet, au niveau de la zone de libre échange en création, le ministre béninois des Affaires étrangères a déclaré que si le Bénin n’a pas encore signé la Convention de création, il a signé la déclaration avec les autres pays. Et concernant le commerce, il annonce que le Bénin est en train de prendre des dispositions avec le Nigeria pour des accords devant favoriser les échanges entre les deux pays. Pour ce qui est du marché unique en matière de transport aérien, des réformes, explique-t-il, ont été engagées dans ce sens.
Dans le domaine de la paix et de la sécurité, Aurélien
Agbénonci souligne que le Bénin a autorisé l’entrée sur son territoire sans visa des ressortissants de certains pays africains. Depuis lors, aucun criminel n’est encore enregistré, se réjouit-il. Mais, le Bénin, selon lui, a pris des dispositions législatives pour éviter certaines dérives.

Le Bénin, un pays modèle

« Quand on parle de libre circulation des personnes et des biens, le Bénin est à citer en exemple depuis des décennies », déclare le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa F. Mahamat, qui rappelle que c’est depuis 1982 qu’il connaît le pays en la matière pour y avoir vécu. L’Ua a lancé plusieurs chantiers en 2018 dont celui de la création de la zone de libre échange. 47 pays, explique-t-il, ont déjà signé la convention. « C’est un processus qui est en cours et qui va de l’avant », dit-il, avant de souligner que la libre circulation des personnes et des biens est une volonté des peuples africains.
Pour ce qui concerne le marché unique en matière de transport aérien, le projet suit son cours. Mais au-delà de ce chantier, le président de la Commission de l’Union africaine annonce que compte tenu de l’évolution de la population africaine, il est prévu des projets de construction et d’aménagement de routes et de chemins de fer pour faciliter le déplacement des populations d’un pays à un autre.
Le troisième chantier est celui de la paix et de la sécurité en Afrique. Ici, Moussa F. Mahamat a fait le point de la situation et des actions menées par l’union et du niveau du Mali, de la Lybie et du Sahel ; puis dans la région du Soudan du Sud. En la matière, estime-t-il, l’Afrique doit prendre en charge sa sécurité.
« Les trois chantiers marquent un début de l’intégration africaine », a dit le président de la Commission de l’Ua qui se réjouit de l’engagement du président de la République Patrice Talon qui lui a donné des conseils à cet effet. Et le sommet extraordinaire abordera ces questions qui sont cruciales pour l’Afrique et son peuple ?

Actualités 23 oct. 2018


Audience à la Cour constitutionnelle: 4 délégations au cabinet de Joseph Djogbénou
[caption id="attachment_31132" align="alignnone" width="1024"]Constantin AMOUSSOU reçu par Joseph DHOGBENOU [/caption]

Le président de la Cour constitutionnelle Joseph Djogbénou a reçu en audience, hier mercredi 17 octobre, quatre délégations. Au nombre des associations et organisations reçues, le gouvernement des jeunes, l'Ong Wildaf-Bénin, la Coalition des défenseurs des droits de l'Homme Bénin et l'association des artisans du Zou.

Il y a deux ans, le gouvernement des jeunes est né sous le parrainage du professeur Joseph Djogbénou. Après deux ans de "fonction", le président en exercice du gouvernement des jeunes, Constantin Amoussou, a cru nécessaire de faire le point de leurs activités à leur parrain, le président de la Cour constitutionnelle, le professeur Joseph Djogbénou qui a reçu en audience une délégation dudit gouvernement. Au sortir d'audience, son président Constantin Amoussou a expliqué qu'il était de bon ton de faire le bilan de leurs activités auprès de leur parrain après deux ans. A l'en croire, la délégation a également abordé avec l'autorité l'actualité sociopolitique. Au terme de leurs échanges, Constantin Amoussou dit avoir encouragé le président de la Haute juridiction tout en l'exhortant à des décisions favorisant la paix et la cohésion sociales ainsi que l'intérêt général. 

Avec la deuxième délégation, conduite par la coordonnatrice sortante de l'Ong Wildaf-Bénin, Me Huguette Bokpè, il a été question de plaidoyers pour les droits de la femme et des enfants. "Nous avons sollicité un appui du président de la Cour constitutionnelle afin qu'il nous accompagne dans un autre plaidoyer pour que soient publiés au journal officiel, des instruments juridiques qui sont pour nous, des outils de lutte en ce qui concerne les pratiques traditionnelles néfastes à l'encontre des femmes et des enfants", a expliqué Me Huguette Bokpè. Au titre de ces instruments juridiques, elle a cité la Convention des Nations unies sur l'élimination de toutes les formes de discriminations faites aux femmes, le Protocole de Maputo et la Charte africaine des droits et du bien-être des enfants. "Nous avons la mission de lutter contre les pratiques néfastes, le mariage précoce et la mutilation génitale qui persistent dans certaines communes, en l'occurrence du Nord du Bénin", a ajouté Me Huguette Bokpè. Il était opportun, selon elle, de solliciter l'appui du président de la Haute juridiction pour la publication de ces textes, car c'est une formalité nécessaire à leur opposabilité devant les citoyens. Cette délégation faite de femmes leaders a également partagé avec le président Joseph Djogbénou quelques réflexions pour la prise en compte du principe constitutionnel de l'égalité des sexes dans les instruments juridiques dont la Cour est amenée à vérifier la conformité.
Conduite par son président Serge Prince Agbodjan, une délégation de la Coalition des défenseurs des droits humains Bénin a aussi échangé avec le professeur Joseph Djogbénou. Le bilan de leurs activités notamment les démarches entreprises pour l'adoption d'une loi portant protection et promotion des défenseurs des droits humains au Bénin, sont les sujets abordés. Le président de la Cour constitutionnelle a également reçu en audience une délégation des artisans du Zou, conduite par Cyprien Agossounon, venue présenter quelques doléances au président de l'institution.

Actualités 18 oct. 2018


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