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Nouvelles

CAN Cameroun 2019 Le Bénin mise sur le 12e homme
[caption id="attachment_26101" align="alignnone" width="259"]photo: DRL'entraîneur des Ecureuils du Bénin, Oumar Tchomogo [/caption]

 

Dans le cadre de la première journée des éliminatoires de la 32e édition de la CAN Total, Cameroun 2019, les Ecureuils du Bénin ont rendez-vous ce dimanche 11 juin au stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou, avec les Scorpions de la Gambie. A l’occasion, leur entraîneur, Oumar Tchomogo voudrait compter sur la grande mobilisation du public pour les soutenir.

Le public sportif béninois s’est-il remis de la raclée (5-2) que les Aigles du Mali ont infligée aux Ecureuils à Bamako, lors de l’ultime journée des éliminatoires de la CAN Total, Gabon 2017 ? Une sévère défaite qui avait privé le Bénin de la qualification à la phase finale de cette compétition. Il avait pourtant toutes les cartes en main pour s’adjuger l’une des deux places de meilleurs perdants en jeu.

Après cette déculottée, ce sera pour la première fois que les Ecureuils effectuent leur sortie à domicile. Ce sera ce dimanche 11 juin au stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou, face aux Scorpions de la Gambie, dans le cadre des matches de la première journée des éliminatoires de la CAN Total, Cameroun 2019. Stéphane Sességnon et ses coéquipiers ont donc l’occasion de se réconcilier avec leur public. Leur entraîneur, Oumar Tchomogo, espère que ce dernier ne marchandera pas son soutien à ses poulains.

« Je sais que le public souhaite une victoire de sa sélection dimanche 11 juin. C'est aussi notre ambition et nous avons travaillé pour qu’il en soit ainsi », a-t-il indiqué. « Mais, je lui demande de ne jamais perdre de vue que nous venons de loin. Nous avons donc besoin de temps pour travailler et asseoir une équipe compétitive », a également précisé l’entraîneur.

D’ailleurs, pour permettre au public d’effectuer massivement le déplacement, l’entrée au stade a été déclarée libre et gratuite par le gouvernement. Une noble initiative qui vise à sonner la grande mobilisation derrière les Ecureuils du Bénin. Le ministre en charge des sports, Oswald Homéky, a même annoncé l’ouverture des entrées à partir de 12 heures.

Aux sceptiques, Oumar Tchomogo rassure qu’il a son effectif au complet. « Nous avons vraiment travaillé dans la sérénité », insiste-t-il. « Pour le match de dimanche nous sommes prêts", a lâché le sélectionneur national, en invitant le public à faire confiance à ses poulains. « De toutes les façons, si je me permets de les faire venir, c'est parce que je sais qu'ils en sont capables. Et ils l'ont prouvé à plusieurs occasions », a conclu Oumar Tchomogo.

 

Sports 10 juin 2017


Autorisations de ratification d'accords au Parlement : Près de 57 milliards F Cfa pour assurer l’énergie électrique

Les députés ont autorisé, ce jeudi 8 juin, le Gouvernement à ratifier deux accords de financement, d’un montant global de près de 57 milliards F Cfa, visant à améliorer le secteur de l’énergie électrique au Bénin.

Le secteur énergétique bénéficiera d’un financement de près de 57 milliards F Cfa pour l’amélioration de la fourniture d’électricité au profit des populations.
L’Assemblée nationale a autorisé, ce jeudi 8 juin, la ratification par le Gouvernement de deux accords de prêt. Le premier accord de financement d’un montant de 39, 685 398 500 F Cfa concerne la convention de crédit signée, le 10 avril dernier, entre le Bénin et l’Agence française de développement (Afd) dans le cadre du financement du projet Défissol. Il vise à installer une centrale solaire de 25 MW à Onigbolo dans la commune de Pobè pour la production de l’énergie électrique avec un coût de production compétitif, estimé seulement à trente-cinq (35) francs Cfa/KWh. De façon spécifique, le projet Défissol veut moderniser le système d’information de la Société béninoise d’énergie électrique pour lui permettre d’améliorer durablement ses performances à travers ses deux composantes, en l’occurrence la centrale solaire et la modernisation du système d’information de la Sbee. L’installation de cette centrale solaire contribuera à réduire le coût de revient du KWh au Bénin et la facture énergétique du pays et à améliorer sa dépendance vis-à-vis du Nigeria et du Ghana, à créer de l’emploi local pour les jeunes, à réduire les pertes non techniques et la pérennité financière de la société. Ce projet permettra aussi de réduire les émissions de gaz à effet de serre estimées à 23 000 tonnes équivalentes du CO2 par an sur une durée de 25 ans, soit un total de 575 000 tonnes de CO2 évitées sur l’ensemble de la durée de vie du projet.
D’un montant de 16,6 milliards F Cfa, le second accord est relatif à l’accord de prêt signé à Abidjan, le 13 avril dernier, entre la République du Bénin et le Fonds africain de développement (Fad), dans le cadre du financement de la phase I du Programme d’appui budgétaire au secteur de l’énergie au Bénin (Pasebe I).
Les deux projets ont été examinés ensemble vu qu’ils ont trait au même secteur. Mais ils ont été adoptés séparément conformément à la procédure législative.
Mais avant cette adoption, les parlementaires ont salué l’utilité de ces deux projets qui devront mettre in fine le Bénin à l’abri du délestage. Ils ont saisi l’occasion pour demander des explications au Gouvernement par rapport au sort de certains projets d’électrification dont surtout celui concernant 300 localités au Bénin, la mauvaise qualité des prestations de la Sbee, les problèmes liés à l’installation des compteurs et les factures d’électricité souvent très salées. Le ministre chargé de l’Energie a tenté de répondre à ces préoccupations des députés. Jean Claude Houssou a rappelé la vision du Gouvernement qui accorde une priorité au secteur de l’énergie. Il a informé qu’un comité technique a été mis sur pied et a proposé des actions à court, moyen et long termes pour que le Bénin soit autonome et indépendant en matière énergétique. C’est grâce à la mise en exécution des propositions de ce comité technique que le délestage est en train d’être maîtrisé aujourd’hui, a informé le ministre Jean-Claude Houssou. Il annonce que d’ici 2020, le Bénin va gagner le pari de l’autonomie énergétique avec les fruits des différentes actions en cours dans le secteur.

Actualités 09 juin 2017


Annulation du concours de recrutement de 94 agents à la Cnss: Le président de l’Anlc s’en félicite et réclame des sanctions

Suite à l’annulation du concours de recrutement de 94 agents au profit de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss), vendredi 2 juin dernier, le président de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc), Jean-Baptiste Elias, se dit satisfait d’avoir été suivi. Il réclame par la suite des sanctions administratives et le remboursement des frais d’organisation par les fautifs.

Le président de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc), Jean-Baptiste Elias, salue la décision « courageuse » des autorités de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) d’annuler le concours de recrutement de 94 agents. Il apaise les nombreux candidats qui ont été floués dans le cadre de ce test de recrutement. « Nous avions dénoncé des irrégularités et nous avions réclamé, et l’annulation, et des sanctions. Le Conseil d’administration est allé dans notre sens et nous nous réjouissons », confie-t-il.
En effet, le Ca/Cnss a pris, vendredi 2 juin dernier, la décision d’annuler le concours de recrutement de 94 agents à la Caisse. Cette décision fait suite à la sortie médiatique, quelques jours plutôt (le mardi 30 mai dernier), des membres de l’Anlc qui avaient dénoncé de graves irrégularités à propos de ce recrutement.
Jean-Baptiste Elias indique que l'Anlc doit veiller à ce que les sanctions administratives tombent au plus vite pour décourager toute personne animée par le désir de frauder dans l’organisation des concours et autres tests de recrutement. Il explique que ceci est d’autant plus nécessaire qu’il y a des gens qui sont toujours prêts à défendre des irrégularités. Il fait ainsi allusion aux membres du cabinet sélectionné pour l’organisation dudit concours qui, au lendemain des dénonciations de l’Anlc, ont eux aussi fait une sortie médiatique pour justifier la régularité du recrutement.
L’Anlc exige maintenant que le recrutement soit ouvert à tous les Béninois et que son organisation soit confiée à des structures qui ont déjà fait leurs preuves dans dans le domaine. « L’Autorité de régulation des marchés publics est compétente pour prendre des sanctions ; elle a été saisie et va sortir sa décision d’ici quelques jours compte tenu de la gravité des fautes commises dans l’application des textes relatifs à l’organisation du concours », espère le président de l’Anlc. « Des sanctions doivent être prises pour que de façon pédagogique cela puisse servir de leçon aux autres », insiste-t-il. Il affirme de même que l’Anlc réclame le remboursement de façon solidaire des frais d’organisation pour que chacun sache désormais à quoi s'attendre lorsqu'il sera reconnu avoir indûment perçu.
En matière de sanctions, le président de l’Anlc privilégie celles administratives, car, les procédures sont plus courtes et plus faciles. Il explique : « Au niveau de la justice, ça prend du temps parce que la justice a ses procédures et son indépendance, nous avons plusieurs dossiers qui trainent devant la justice depuis des années, c’est pour cela que nous préférons aller dans le sens des sanctions administratives.» « Tout ceci, ajoute-t-il, permet à la population de reprendre vite confiance en des institutions que nous avons dans le pays. » ?

Société 09 juin 2017


Eliminatoires de la 32e édition de la Can Cameroun 2019: Un plat aux Scorpions gambiens comme entrée pour les Ecureuils

Ce week-end, la plupart des stades africains vibreront aux rythmes de la première journée des éliminatoires de la trente-deuxième édition de la Coupe d’Afrique des nations (Can Cameroun 2019). A cette occasion, les Ecureuils du Bénin seront aux prises avec les Scorpions de la Gambie, dimanche 11 juin prochain au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou. Un adversaire, a priori, bien à la portée des poulains d’Oumar Tchomogo pour une entrée en matière réussie.

Les éliminatoires de la trente-deuxième édition de la Can dont le Cameroun accueillera la phase finale en 2019 débutent ce vendredi 9 juin. Pour chacune des 42 sélections présentes sur la ligne de départ et réparties en douze groupes de quatre, l’objectif sera de remporter l’une des 15 places qualificatives en jeu. La compétition s’annonce comme une course de fond pour toutes les équipes engagées dont celle du Bénin.
Privés de justesse de la phase finale de la Can Gabon 2017, les Ecureuils sont très attendus pour le match du dimanche 11 juin prochain au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou, face aux Scorpions de la Gambie. Si ce n’est pas au niveau des clubs avec le Mogas 90, c’est pour la première fois que les deux sélections qui évoluent dans le groupe D de la compétition, aux côtés des Fennecs de l’Algérie et des Eperviers du Togo, s’affrontent. C’est donc à la rencontre de l’inconnu que Stéphane Sességnon et ses coéquipiers s’en vont.
En effet, les Scorpions de la Gambie n’ont jamais participé à une phase finale de la Can. En dehors du Wallidan et du Ports Authority, deux clubs du football gambien qui, il y a encore quelques années, essayaient d’impressionner sur le plan continental, ils n’ont aucune référence. N’empêche, qu’ils ne se présenteront pas à Cotonou en victimes expiatoires. Avant la capitale économique du Bénin, où ils sont arrivés ce jeudi 8 juin, les Gambiens ont effectué un stage bloqué à Accra, au Ghana. Pour ce déplacement, leur entraîneur Sang Ndong a convoqué 24 joueurs dont 19 évoluent dans les championnats africains et européens. Outre le gardien de but Modou Jobe de l’Asc Linguère du Sénégal, le défenseur et capitaine Omar Colley du Krc Genk de Belgique, le milieu de terrain Alasana Manneh de Barcelone FC et les attaquants Lamin Jallow et Ali Sowe évoluant dans le championnat italien sont à surveiller de près. L’entraîneur des Ecureuils, Oumar Tchomogo, est donc averti.
Evoluant à domicile et assurés du soutien de leur public, ses poulains auront donc à cœur de réussir une bonne entrée en matière. Dans un groupe au sein duquel les Fennecs de l’Algérie de Ryad Mharez et les Eperviers du Togo en habitués des grands rendez-vous, restent les grands favoris, ils n’auront pas le droit à l’erreur.
Certes, ce n’est que le dimanche 4 juin dernier que les Ecureuils du Bénin sont entrés en regroupement. Ils n’ont bénéficié que de quelques jours d’entraînement.
Ce qui lui permettra d’installer son dispositif tactique pour affronter la Gambie. En l’absence de certains cadres de sa sélection, Oumar Tchomogo est dans l’obligation d’opérer des choix afin de constituer son onze de départ. Qui accompagnera Stéphane Séssegnon et Djiman Koukou au milieu de terrain, en l’absence de Bello Babatundé? Au niveau de la défense, il y a le poste de latéral droit qui préoccupe avec l’absence de Jordan Adéoti. L’entraîneur aura aussi à penser au forfait de David Djigla dans l’animation de l’attaque. Il doit lui trouver un remplaçant. La séance d’entraînement à huis clos de l’après-midi d’hier a permis à Oumar Tchomogo de mettre en place son dispositif tactique, pour affronter les Scorpions de la Gambie. Celle que les Ecureuils effectuent ce matin sera cette fois-ci ouverte au public.
Même s’il y a des années qu’on n’a cessé de jouer au football, à cause des crises à répétition au niveau de la fédération, la plupart des joueurs retenus reviennent des championnats qui sont à peine terminés. L’espoir est donc permis, pourvu que Stéphane Sességnon, Steev Mounié, Michael Poté et leurs coéquipiers retrouvent leur sensation et la joie de jouer qui les ont souvent caractérisés sur leurs installations.
C’est un quatuor malien conduit par Boubou Traoré qui dirigera le match. Il aura comme premier arbitre assistant, Adama Sidiki Koné. Baba Yomboliba sera son deuxième arbitre assistant. L’arbitre de table est Ousmane Sidibé. Quant au commissaire au match, il a pour nom David Yameogo Koudougou. Il est du Burkina Faso.

Sports 09 juin 2017


Couverture des activités de l’Assemblée nationale : Les journalistes parlementaires outillés sur les nouveaux médias

Les journalistes accrédités au Parlement sont en formation depuis ce jeudi 8 juin à Bohicon. Ils renforcent leurs capacités par rapport aux usages et enjeux des nouveaux médias, notamment les réseaux sociaux. La formation a été ouverte par Arimi Choubadé, conseiller technique à la Communication et représentant du président de l’Assemblée nationale.

« Usages et enjeux des nouveaux médias pour une meilleure couverture des activités parlementaires ». C’est le thème central autour duquel les journalistes parlementaires renforcent leurs capacités depuis ce jeudi 8 juin. Cette formation est une initiative du Réseau des journalistes accrédités au Parlement (Rejap) appuyée par l’Assemblée nationale. Les communications de cet atelier qui dure trois jours portent sur les thèmes : « Les contours juridiques de l’utilisation des nouveaux médias », « Du bon usage des nouveaux médias » et « Journalistes accrédités au Parlement et utilisation des nouveaux médias » (cas pratique : blog et réseaux » et « Nouveaux médias : historique, impact et perspectives ». Cette dernière thématique a été le menu de la conférence inaugurale animée par Christian Parfait Ahoyo, conseiller technique au Numérique du président de l’Assemblée nationale. Le communicateur a montré la différence entre médias sociaux et réseaux sociaux qui désignent généralement l’ensemble des sites internet permettant de se constituer un réseau d’amis ou de connaissances professionnelles et fournissant à leurs membres des outils et interfaces d’interactions, de présentation et de communication. Les  réseaux sociaux les plus connus sont Facebook, Twitter, Linkedin, Viadeo, Printerest.

Pour Christian Parfait Ahoyo, même si les réseaux sociaux constituent une majeure partie des médias sociaux, ils ne comptent pas pour la totalité. Puisque selon lui, les médias sociaux qui sont un terme un peu générique dans le sens où ils regroupent toutes les plateformes sociales au sens large, et donc pas uniquement les réseaux sociaux. A titre illustratif, le conseiller technique au Numérique du président de l’Assemblée nationale cite les forums et blogs et wiki comme des médias sociaux alors qu’ils ne sont pas pour autant des réseaux sociaux en tant que tel. Christian Parfait Ahoyo n’a pas manqué d’attirer l’attentions des participants sur les risques du pouvoir des réseaux sociaux face aux médias dits traditionnels tels que le journal papier et la radio. Le communicateur a invité les acteurs de ces médias traditionnels à se réinventer face au changement de paradigme lié au Web et aux réseaux sociaux. Ils doivent s’adapter aux nouvelles technologiques et aux nouveaux outils en imaginant des stratégies innovantes pour perdurer et continuer d’exister?

Actualités 09 juin 2017


Développement Le Mono se mobilise autour du PAG

 Le souci de voir se réaliser effectivement des projets prévus, pour le Mono, dans le Programme d’actions du gouvernement (PAG) inspire des actions de lobbying pour lesquelles des têtes couronnées, des acteurs politiques et autres cadres sont appelés à resserrer les rangs. L’option du lobbying a été retenue,  jeudi 8 juin dernier, au terme d’une séance de sensibilisation autour du Pag qui s’est tenue à l’hôtel de ville de Lokossa.

 L’initiateur de cette activité, le préfet Komlan Zinsou, qui  dit vouloir montrer ainsi aux populations que le chef de l’Etat pense à elles, se propose de présider le comité de lobbying. Comme actions, il sera question de faire la veille autour du PAG et de plaider, auprès du chef de l’Etat, pour la prise en compte de certaines actions qui paraissent stratégiques pour le développement des localités du Mono.

On cite à cet effet,  par exemple, la valorisation de la basse vallée du Mono et bien d’autres préoccupations qui accentueront les projets du PAG. Ce réveil des filles et fils du Mono est inspiré par la mobilisation notée autour des problèmes de développement au niveau des départements du septentrion tels que l’Atacora et le Borgou. « Nous voyons, à la télévision, leurs délégations rencontrer le chef de l’Etat ; pourquoi pas nous. Je vous demande de vous joindre à moi. Ensemble nous devons nous lever comme un seul homme, agir en équipe pour aller décrocher des projets. L’alouette ne tombera jamais du ciel, toute rôtie », déclare le préfet du Mono, Komlan Zinsou.

Politique 08 juin 2017


La route du développement n’oublie pas Abomey

Remettre la ville d’Abomey en pôle territorial et touristique, c’est l’ambition du Gouvernement à travers le PAG. José Tonato, ministre en charge du Cadre de vie l’a rappelé en procédant, ce jeudi 8 juin à la Place Goho, au lancement officiel des travaux de pavage et d’assainissement de rues dans la cité historique d’Abomey.

La route du développement passe par le développement de la route. Cet adage a pris tout son sens ce jeudi à Abomey qui bénéficiera de la construction de 50 km de voies. Selon le ministre José Tonato qui a procédé au lancement des travaux, le gouvernement veut aller désormais vite après les travaux d’études et la mobilisation des ressources.

Ainsi, en ce qui concerne Abomey, le gouvernement envisage d’aller au-delà de ce qui est déjà fait, par l’aménagement de 50 km de rues à travers la cité historique. Le but : faire enfin d’Abomey un véritable pôle territorial, administratif et touristique.

Abomey n’est pas du reste

Est prévu également, un programme de construction de 4000 logements sociaux au titre des 20 000 logements prévus pour tout le Bénin dans le PAG. En sus, un centre universitaire sur 200 hectares sera érigé pour y regrouper les entités universitaires disséminées dans la cité historique.

Les travaux annoncés prendront en compte aussi le volet environnemental et de voirie, notamment la mise en place de points de  traitement des déchets. L’éclairage des rues est  également inclus dans ce programme ambitieux. Une perspective qui réjouit le député Gildas Agonkan et le maire Blaise Ahanhanzo Glèlè. L’un comme l’autre, ils ont salué le gouvernement du président Talon qui se préoccupe du développement de leur ville natale.

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Economie 08 juin 2017


Mathieu Sossou, directeur exécutif du réseau Raphal: « Notre souci est que le développement soit inclusif à la base… »

L’inclusion économique et sociale des personnes handicapées est l’un des combats que mène depuis quelque temps le Réseau des personnes handicapées de l’Atlantique et du Littoral (Raphal). La finalité est de leur permettre de bénéficier des mêmes privilèges que tout le monde, afin de participer eux aussi au processus du développement du pays. C’est ce qu'a expliqué Mathieu Sossou, directeur exécutif du Raphal, dans cette interview.

La Nation : L’expression inclusion économique et sociale des personnes handicapées est en vogue ces derniers temps. De quoi retourne-t-elle ?

Mathieu Sossou : Nous sommes au terme d’un projet qui porte sur l’inclusion économique et sociale des personnes handicapées. Il a été conçu pour refaire l’image de la personne handicapée. Nous sommes partis du constat que les personnes handicapées sont exclues des opportunités et qu’elles vivent dans laprécarité. Nous avons constaté que leurs préoccupations ne sont pas toujours prises en compte au niveau des documents stratégiques du développement de notre pays. Bref, nous sommes partis du constat que les personnes handicapées constituent la couche la plus marginalisée. La solution est qu’il urge de travailler pour aller de l’exclusion à l’inclusion. C’est pour cela que nous avons initié le projet "d’Appui pour l’inclusion économique et sociale des personnes handicapées de l’Atlantique et du Littoral (Apiesphal)" que l’Ambassade de France a financé à près de 45 millions de Fcfa. Le projet a permis au Réseau des associations des personnes handicapées de l’Atlantique-Littoral (Raphal), de contribuer à l’amélioration des conditions de vie de quelques personnes handicapées. Son but est de contribuer au plein épanouissement de cette couche sociale. Le défi reste le renforcement des capacités techniques et thématiques du réseau. Le projet nous a permis d’acquérir un certain nombre de matériels et de renforcer la capacité des bénéficiaires sur la thématique du handicap.Il s’agit par exemple de la Convention relative aux droits des personnes handicapées, des techniques de plaidoyer en faveur des relais communautaires pour favoriser le dialogue et les sensibilisations à la base.

Quels sont les défis liés à l’inclusion économique et sociale des personnes handicapées  aujourd’hui ?

Le 2e objectif du projet Apiesphal est de faire la promotion de l’entreprenariat des personnes handicapées diplômées sans emploi. A ce titre, nous avons identifié dix personnes handicapées qui ont suivi une formation au centre Songhaï à Porto-Novo. Nous avons pris cette initiative parce que les bénéficiaires n’ont pas toujours accès aux formations professionnelles valorisantes, faute de moyens. L’un des secteurs porteurs au Bénin, c’est l’agro business. C’est pour cette raison que nous avons fait profiter de cette formation à un groupe de dix jeunes handicapés au centre Songhaï. Les mairies de Ouidah, de Kpomassè et de Tori sont des partenaires sur le projet afin de mettre à la disposition de ces jeunes, issus des trois localités, des domaines cultivables. Notre souci est que le développement soit inclusif à la base et que les gouvernants prêtent une oreille attentive à nos préoccupations.

Le 18 mai dernier, la Cour constitutionnelle déclarait conforme à la Constitution la loi 2017-06 sur les droits des personnes handicapées. Peut-on dire, au regard de cette avancée, que l’inclusion des personnes handicapées est désormais un acquis?

Nous pouvons dire que le vote de cette loi est le couronnement de nos efforts. Nous avons travaillé de bout en bout pour en arriver là. C'est depuis que nous étions à la tête de l’Association des étudiants et scolaires handicapés du Bénin à l’Université d’Abomey-Calavi que nous avons conduit des mouvements pour dénoncer l’injustice qui touche nos compères. En ces temps, les personnes handicapées n’avaient pas le droit d’accéder aux salles de composition, encore moins de participer aux concours de recrutement.Nous avions fustigé la situation. Cela a débouché sur plusieurs séances de travail avec les cadres du ministère en charge du Travail et des Affaires sociales. De ces différentes assises est sortie la proposition d’une loi spécifique aux personnes handicapées, à l’instar de ce qui ce passe dans les autres pays de la sous-région. Cette loi va permettre de mettre en application la Convention relative aux droits des personnes handicapées, ratifiée par le Bénin juillet en 2012. Par la suite, nous avons fait un plaidoyer à l’endroit des députés afin de participer aux travaux en commissions parlementaires pour que la loi en faveur des personnes handicapées soit votée et promulguée.
Aujourd’hui, nous remercions le Gouvernement, les députés et les autorités à divers niveaux pour cette noble initiative qui vient rendre justice à une couche longtemps marginalisée. Notre souhait est que les décrets d’application de cette loi soient pris pour faciliter sa mise en application. La loi en elle-même ne peut pas régler le problème des personnes handicapées. L’implication de la couche dans l’élaboration de ces décrets est aussi nécessaire, car il y a assez de mesures dans cette loi qui doivent renforcer notre situation.

Quelle sera la suite de votre combat ?

Le Raphal est un réseau de trente associations de personnes handicapées réparties dans toutes les communes de l’Atlantique -Littoral. Il est créé pour renforcer l’union au sein des personnes handicapées, de contribuer à leur épanouissement et leur permettre de constituer un réseau afin de participer au processus de développement du pays. C’est le premier réseau de personnes handicapées au Bénin. Il a contribué à l’installation d’autres réseaux répartis dans six départements du pays.
La loi en faveur des personnes handicapées est une avancée certes, mais le Raphal et les autres organisations de personnes handicapées ne comptent pass’arrêter en si bon chemin. Pourla prise des décrets relatifs à la loi en faveur des personnes handicapées, nous allons poursuivre le plaidoyer à l’endroit des autorités. Le réseau va travailler avec ses partenaires dela société civile pour renforcer ce plaidoyer.

Vous semblez minimiser l’implication des élus locaux ?

Nous avons coutume de dire que le développement d’un pays commence à la base. Au niveau local, il importe que les élus rendent les services sociaux de base accessibles aux personnes handicapées. Par exemple, lorsqu’on veut mettre en place un hôtel de ville dans une commune, les acteurs à la base doivent galement tenir compte des personnes handicapées. Aussi, importe-t-il que les personnes handicapées soient impliquées dans les cadres de concertation de la société civile au niveau des communes. Il faudrait que la couche puisse accéder aux services sociaux de base sur le principe de l’égalité entre les hommes?

Société 08 juin 2017


Descente du ministre de l’Enseignement supérieur à Lokossa: Odile Attanasso invite l’Iut et l’Enset à « rêver grand »

L’Institut universitaire des technologies (Iut) et l’Ecole normale supérieure technique (Enset) installés à Lokossa ont accueilli, mardi 6 juin dernier, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Odile Attanasso. Face aux réalités des lieux, elle a invité les responsables à « rêver grand ».

Des bureaux de quelques responsables au restaurant en passant par l’amphithéâtre, le ministre Odile Attanasso et sa suite ont touché du doigt les conditions de travail à l’Institut universitaire de Lokossa. Ce centre compte environ 900 étudiants répartis en deux entités à savoir l’Institut universitaire des technologies (Iut) et l’Ecole normale supérieure technique (Enset).
A l’Iut, la visite guidée a permis de constater l’état de fissure de certains bâtiments et la vétusté des mobiliers. Au niveau de cette entité comme à l’Enset, les bâtiments font défaut pour permettre au personnel de disposer d’un minimum de confort. La direction de l’Enset a dû compartimenter, avec des panneaux d’isorel, l’unique bâtiment administratif à sa disposition en vue de loger ses différents services.
Au plan pédagogique, il a été porté à l’attention de la délégation ministérielle la nécessité de réformer les filières et de renforcer la phase pratique des formations. L’obsolescence des appareils des laboratoires, notamment celui de la filière Génie mécanique, n’est pas passée sous silence tout comme les besoins en matériel roulant, tant pour la direction que pour la sortie pédagogique des étudiants de l’Enset.
La liste des besoins sera complétée par des enseignants à la séance de travail qu’ils ont eue avec le ministre et sa délégation dont le recteur de l’Université des Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques (Ustim) d’Abomey. Dr Yvette Kiki, représentant du personnel et Antoine Ahouégnon, le délégué du personnel, ont attiré l’attention du ministre sur des problèmes relatifs à leur statut et le reclassement du personnel sans donner des détails. Ils estiment que cela se fera avec le recteur avant que ces détails ne remontent au cabinet du ministre. « Plus les conditions sont vivables, le rendement est meilleur », ont-ils souligné. Pour finir, ils ont dit leur joie de découvrir enfin leur recteur de tutelle qui a rassuré le personnel que son équipe se penche sur la plupart des problèmes évoqués. « Votre convention collective vient d’être adoptée. Les contrats devant vous lier à l’Ustim sont presque achevés. Nous avons également initié des réflexions dans le sens de réformer les enseignements dispensés », a-t-il expliqué. En encourageant cette dynamique, le ministre a exhorté la direction et le personnel enseignant à « rêver grand » non seulement pour transfigurer le cadre de formation mais aussi pour l’attractivité des offres. Le Gouvernement a opté pour un développement structurel du pays qui ne peut se réaliser sans des hommes bien formés, a rappelé le ministre Odile Attanasso. « Si le haut vise grand, cette vision doit se répercuter positivement sur les autres secteurs de formation », a-t-elle conseillé, pour dire combien elle tient au relèvement de la qualité des offres d’enseignements techniques.
Pour finir, des lots de livrets ont été mis à la disposition du personnel administratif et aux étudiants. Leur contenu porte sur des réalisations et perspectives du Programme d’actions du Gouvernement pour le secteur de l’éducation. Cette visite du ministre s’inscrit dans le cadre d’une tournée qu’elle a ainsi inaugurée et qui va se poursuivre au sein des autres entités universitaires du pays ?

Société 08 juin 2017


A l’ère du Nouveau départ: Dignité féminine évoque « une dégradation de la situation des femmes »

L’Ong Dignité féminine estime qu’un tort est fait aux femmes à l’ère du Nouveau départ. Elle l’a fait savoir, ce mercredi 7 juin, à travers un communiqué rendu public à son siège à Cotonou. Elle exhorte le Gouvernement à rectifier le tir.

L’Ong Dignité féminine fustige la dégradation des conditions de vie des femmes à l’ère du Nouveau départ. C’était à la faveur d’une réunion consacrée à la situation des femmes, ce mercredi 7 juin à son siège à Cotonou. Elle fonde ses analyses sur ce qu’elle qualifie de « recul de l’égalité des genres sur le plan décisionnel ». « Analysant la situation sociale et économique actuelle du Bénin, nous relevons avec beaucoup d’amertume le dommageable recul de notre pays en matière de l’égalité des genres sur le plan décisionnel, mais aussi de la dégradation prononcée des conditions de vie des femmes béninoises », a souligné le communiqué rendu public hier à l’issue de la réunion. Ses regrets portent également sur la « fusion des ministères dévolus aux questions de la femme, de la famille et de l’emploi des jeunes avec celui du travail, le déguerpissement des femmes des domaines publics sans mesure d’accompagnement, la suspension trop longue des microcrédits ».
L’Ong se dit profondément touchée par les nombreuses plaintes des femmes désespérées et s’indigne de « l’indifférence qu’affiche le Gouvernement quant à la détresse dans laquelle les femmes se résignent et qui fragilise davantage leur statut déjà peu reluisant ». Aussi désapprouve-t-elle l’option affichée par le Nouveau départ de se passer de la précieuse contribution des femmes.
Cette organisation de la Société civile exhorte le Gouvernement à « s’affranchir de tout esprit de stigmatisation et de misogynie, à déceler et utiliser les compétences féminines dont regorge le pays ».
Tout en saluant l’annonce de la relance des microcrédits aux femmes, elle exhorte également le régime du Nouveau départ à aller diligemment à la reprise effective de ce programme afin de faire renaître la joie dans le cœur des femmes des milieux défavorisés. L’Ong présidée par Honorine Hounnonkpè Attikpa demande par la même occasion à toute personne éprise de justice d’œuvrer en faveur de l’amélioration des conditions de vie de la femme béninoise.

Société 08 juin 2017


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