La Nation Bénin...
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Créée par décret 1987-34 du 17 avril 1987, l'Ecole nationale supérieure des Armées, ex Centre de perfectionnement des officiers, basée à Porto-Novo, célèbre ses 30 ans d'existence. Elle a été ouverte pour parfaire les connaissances des cadres militaires, avec comme devise " Par l'exemple et par le travail".
En 30 ans de parcours, l'ENSA a formé plus de 600 stagiaires issus de douze pays africains, en l'occurrence du Burkina Faso, de la Centrafrique, du Congo Brazzaville, de la Côte d'Ivoire, du Gabon, de la Guinée Conakry, du Niger, du Nigeria, du Sénégal, du Togo, de la République démocratique du Congo et bien évidemment du Bénin. D'anciens stagiaires de l'école sont devenus des généraux d'armée et d'autres ont occupé et occupent encore des postes stratégiques de responsabilité. Des activités, sportives, ludiques et intellectuelles, étalées sur une semaine, sont prévues pour rendre hommage à cette école actuellement dirigée par le lieutenant colonel Rodrigue Ahouéya. Dans le cadre des manifestations, une journée portes ouvertes aura lieu ce jeudi 8 juin pour faire découvrir cette école à vocation sous-régionale.
Société 07 juin 2017



Pour la sixième fois consécutive, le corps diplomatique et consulaire accrédité au Bénin était dans les locaux du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération pour la traditionnelle rencontre avec des membres du Gouvernement, ce mardi 6 juin. Les échanges ont porté sur la diplomatie économique avec, en toile de fond, un bilan d’étape de la mise en œuvre du programme d’action du Gouvernement.
Depuis son lancement, le 16 décembre 2016, le Programme d’action du Gouvernement (Pag) est mis en œuvre à travers différentes actions et structures. Plus de six mois après, des avancées ont été notées mais c’est surtout à travers une diplomatie économique très offensive que l’Exécutif compte mobiliser les plus de 9000 milliards F Cfa indispensables pour financer cet ambitieux programme de développement.
Abdoualye Bio Tchané, ministre d’Etat en charge du Développement, Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération et Johannes Dagnon, Conseiller spécial du président de la République, étaient face aux membres du corps diplomatique et consulaire accrédités au Bénin et aux responsables des organismes internationaux, pour leur faire le point des actions menées à ce propos et surtout expliquer la stratégie mise en place pour la mobilisation des ressources. Ceci, dans le cadre du traditionnel briefing avec le corps diplomatique et consulaire accrédité au Bénin et les responsables des organismes internationaux.
Le ministre Aurélien Agbénonci a rappelé à ses invités que « le Gouvernement est ambitieux sans être prétentieux ». Pour lui, l’Exécutif dans sa quête de financements pour la mise en œuvre de son programme d’action donne des signaux positifs en direction des partenaires à travers de nombreuses actions. Cela rejoint, à l’en croire, l’objectif de cette séance qui se propose d’informer ceux qui veulent des partenariats actifs. « Le Bénin veut garder ses amis actuels et conquérir de nouveaux amis », caricature le ministre pour expliquer l’offensive du président en direction de nombreux pays. « La diplomatie économique ne peut être bien appréciée que si l’on tient compte du passé », rappelle également le ministre pour qui, l’action du Gouvernement vise « à jeter les bases d’une économie attractive » et à donner corps au commerce intra-africain jusque-là négligé.
Attirer davantage d’investissements
Travailler pour attirer des investisseurs ! C’est l’un des leviers sur lesquels travaille le Gouvernement, a également soutenu le ministre des Affaires étrangères qui en a voulu pour preuve l’ouverture à cette date de trois bureaux commerciaux à Riyad, Shenzhen et Bruxelles.
Le choix du chef de l’Etat et de son Gouvernement à reposer prioritairement leurs actions sur le secteur privé est donc évident, ajoute ensuite le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané. Et pour y arriver, des structures ainsi qu’une équipe de mobilisation de ressources sont à pied d’œuvre, a-t-il rassuré. On vise donc la croissance, mais pas une croissance mirobolante qui laisse accroître la pauvreté, nuance Abdoulaye Bio Tchané. Le Bureau d’analyses et d’investigations (Bai) logé à la présidence de la République est la cheville ouvrière de la mise en œuvre du Pag, expliquera son patron, Johannes Dagnon, à l’assistance. Il est en charge de la mise en œuvre et du suivi du programme, poursuit-il. Dans ce cadre, des outils sont mis en œuvre et seront renforcés au niveau de ce pôle de compétence. « Le Bai accompagne le Gouvernement, mobilise les ressources et veille à la bonne gouvernance des ressources », soutient-il. Même si de nombreuses difficultés sont rencontrées, « le Gouvernement sait où il va », assure Johannes Dagnon qui rappelle que de nombreuses actions sont initiées et engagées par son bureau pour relever le défi de l’amélioration du climat des affaires au Bénin et la mise en place des mécanismes d’accompagnement.
Au terme des présentations, des interrogations, apports et suggestions des invités ont permis aux deux parties d’aborder d’autres points. C’est ainsi que par exemple Siaka Coulibaly, représentant résident du Programme des Nations Unies pour le développement, a cherché à savoir le cadre d’intervention entre le Gouvernement et les partenaires techniques et financiers. D’autres préoccupations en lien avec la gouvernance du pays ont été aussi soulevées et les trois panélistes y ont apporté des éléments de réponse ¦

L’amélioration du décret n°2016-244 du 4 avril 2016 portant promotion professionnelle des enseignants du supérieur est au cœur d’un atelier dont les travaux sont lancés ce jour à Lokossa. Odile Athanasso, ministre en charge du secteur qui a effectué le déplacement, explique que le décret va subir une relecture technique devant générer des amendements pour le rendre plus applicable au contexte des enseignants du supérieur.
Le décret n°2016-244, dira-t-elle, a été pris dans des conditions exceptionnelles et n’a pas réussi à dissiper les confusions introduites par l’application aux enseignants du supérieur de l’arrêté n°809/Mtfp/Mef/Dc/Sgm/Dgrce du 22 novembre 2011 portant réglementation de la formation sans bourse des agents de l’Etat.
Le pouvoir est donné à l’atelier, pour non seulement proposer des correctifs à ses insuffisances et bien d’autres dysfonctionnements notés dans la gestion des carrières des enseignants du supérieur, mais aussi élaborer la communication qui introduira le nouveau projet de décret en Conseil des ministres. Aux côtés des collaborateurs du ministre Odile Attanasso, l’atelier regroupent des partenaires sociaux et des cadres des ministères en charge de la Fonction publique et des Finances. Les travaux vont prendre fin, vendredi 9 juin prochain.
Education 06 juin 2017

La configuration politique de l'Assemblée nationale a été bouleversée ce mardi 6 juin au Parlement. Deux nouveaux groupes parlementaires ont été constitués dans les rangs des députés du Bloc de la majorité parlementaire (BMP) soutenant l'action du chef de l'État Patrice Talon.
Le premier groupe est baptisé Unité paix et démocratie et est présidé par Mathurin Nago. Le second est dénommé Agir pour le Bénin et est dirigé par André Okounlola. Les déclarations de constitution de ces deux groupes parlementaires ont été lues au début de la séance plénière encore en cours au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. La naissance de ces deux groupes redonnent, depuis ce mardi, le sourire aux députés Mathurin Nago et André Okounlola qui retrouvent ainsi leurs statuts de membres de la conférence des présidents de l'Assemblée nationale.
Un statut qu'ils avaient perdu depuis la dissolution de leurs groupes parlementaires il y a quelques jours. Si les deux présidents retrouvent le sourire, tel n'est pas le cas de leur collègue Rosine Vieyra Soglo qui a perdu son titre de présidente de groupe parlementaire, depuis la démission de son collègue Ahmed Tidjani Affo membre de l'Alliance pour un Bénin triomphant (Abt). La saignée s'est davantage accentuée ce mardi avec les démissions des députés Janvier Yahouedehou, Wallis Zoumarou et Nazaire Sado. Les deux premiers ont rejoint le groupe de Mathurin Nago et le dernier celui de André Okounlola. Avec cette cascade de d'émissions les chances pour la doyenne d'âge de l'Assemblée nationale reconstituent son groupe parlementaire s'amenuisent. Rosine Vieyra Soglo reste en difficulté même si Guy Mitokpè tenait sa promesse d'intégrer son groupe parlementaire qui ne compte actuellement plus que cinq députés, tous membres de la Renaissance du Bénin. Il faut souligner qu'avec la naissance de Unité paix et démocratie et Agir pour le Bénin, le Parlement compte en tout sept groupes parlementaires. Cinq du côté de la majorité présidentielle et deux du côté de la minorité parlementaire proche de l'opposition.
Politique 06 juin 2017
En parfait état de santé, le président de la République vague normalement à ses activités [/caption]Le président de la République du Bénin va-t-il mal ? A-t-il voyagé précipitamment pour se rendre d’urgence aux soins ? Voilà autant de questions que se sont posées nombre de personnes à la lecture des informations ventilées il y a quelques jours au sujet de l’état de santé du président Patrice Talon. Informations selon lesquelles le premier des Béninois souffrirait « gravement », d’où l’urgence de son déplacement en dehors du territoire national pour des soins.
Mais il n’en est rien, a répondu ce mardi 6 juin, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci. Au cours de sa traditionnelle rencontre avec le corps diplomatique et consulaire accrédité au Bénin, le patron de la diplomatie béninoise, interpellé sur la question a répondu par la négative. « Le président de la République n’est pas parti précipitamment de Cotonou. Il n’est pas malade », a apaisé le ministre Aurélien Agbénonci. Il dira aussi son étonnement à propos de cette information selon laquelle des Béninois et des personnes vivant hors du territoire national se sont inquiétés et l’ont même interpellé. Puis, il s’offusque de cette « intoxication » qui « touche à l’état de santé d’une personne » alors qu’il n’en est rien. Selon ses explications, le chef de l’Etat a voyagé pour répondre à des obligations mais il ne s’agit nullement d’un voyage en lien avec sa santé. Et à Aurélien Agnénonci d'en appeler « à la retenue », dévoilant par la même occasion le calendrier chargé du président Patrice Talon depuis son retour d’une visite officielle en Inde.
Politique 06 juin 2017

Les hommes en uniforme ont rendu hommage, vendredi 2 juin dernier à Cotonou, à feu Vincent Guézodjè, colonel des forces armées à la retraite et ancien ministre. Ministres de l’Intérieur et de la Décentralisation, hauts gradés de l’armée, parents et amis ont dit adieu à l’homme décédé fin avril dernier avant qu’il soit conduit à sa dernière demeure.
Décédé le 27 avril dernier, Vincent Guézodjè, colonel à la retraite et ancien ministre sous la Révolution, a reçu les hommages des forces armées béninoises (Fab) dans le cadre de ses obsèques. Trois étapes ont marqué la manifestation. Il sonnait exactement 9 h 25 lorsque la dépouille arrive dans un car militaire à l’état-major général des armées à Cotonou. En reconnaissance des loyaux services qu’il a rendus à la nation, la dépouille du feu Vincent Guézodjè a fait le tour des hommes en uniforme sous la cadence de la musique militaire.
Dans son oraison funèbre, le chef d’état-major, le général Laurent Amoussou, n’a pas manqué d’éloges à l’égard du disparu. Selon lui, l’homme a servi dans l’intégrité au sein de l’armée et au poste politique. Les qualités du regretté sont énormes, a-t-il laissé entendre, avant d’inviter l’assistance à prier pour le repos de l’âme de ce serviteur. S’ensuivra le recueillement des différentes personnalités dont les ministres de l’Intérieur, Sacca Lafia et de la Décentralisation, Barnabé Dassigli et des parents et amis devant la dépouille mortelle.
Pour rappel, Vincent Guézodjè est né en 1942 à Abomey. Il décroche le certificat d’études primaires (Cep) d’alors en 1955, le brevet d’étude du premier cycle (Bepc) et le baccalauréat (Bac) respectivement en 1959 et 1962. Il fut incorporé dans l’armée le 1er septembre 1963 et est admis à faire valoir ses droits à la retraite le 1er octobre 1993.
Passionné de la politique, Vincent Guézodjè fut successivement ministre de l’Education nationale, ministre de l’Intérieur, puis ministre de la Justice, garde des Sceaux sous la Révolution. Feu colonel Vincent Guézodjè est marié et père de plusieurs enfants.

La cassure du groupe parlementaire "Unité, nation et développement " de Rosine Vieyra soglo n'aura pas duré bien longtemps. Guy Mitokpè de Restaurer l'Espoir va combler le vide laissé par le député de l'Alliance pour un Bénin triomphant Ahmed Tidjani Obo Affo qui a rejoint il y a peu le groupe parlementaire "La voix du peuple" présidé par Issa Salifou.
Si en géométrie les droites parallèles ne se rencontrent jamais, elles convergent en politique lorsque les circonstances l'exigent. C'est la leçon politique que donne le rapprochement entre Rosine Vieyra Soglo et son ancien collaborateur à la Renaissance du Bénin, Candide Azannaï. Le sémillant président de Restaurer l'Espoir, lors du congrès de son parti, samedi dernier, a en effet promis que son suppléant à l'Assemblée nationale rejoindra le groupe parlementaire de la doyenne des députés. Grâce à ce renfort, la dame de fer de la Renaissance du Bénin va pouvoir retrouver son fauteuil de président de groupe parlementaire à l'Assemblée nationale. Un statut qu'elle a perdu depuis la démission du député Ahmed Tidjani Affo, mardi 30 mai dernier.
Si cette promesse arrivait être formalisée, le groupe parlementaire "Unité, nation et développement" sera à nouveau viable après quelques jours de disparition. Guy Mitokpè devra alors démissionner de son groupe parlementaire actuel, l'Union fait la Nation". C'est un préalable avant la validité du prochain groupe.
Recomposition ici et là
Ce geste de Candide Azannaï est loin d'être surprenant, car le rapprochement RB et Re se profile depuis quelques jours. Ainsi, le dimanche 28 mai dernier, Candide Azannaï s'est rendu au domicile de Léhady Soglo, président "déchu"de la Rb. Même si rien n'a filtré de cette rencontre, les observateurs de la vie politique se doutent de ce que les deux hommes ont parlé politique, suite à la destitution controversée de Léhady Soglo par des barons du parti et la situation peu confortable de Rosine Soglo au sein de son groupe parlementaire. C'est un revirement spectaculaire, car les deux personnalités souffraient à peine de se voir en portrait, depuis onze ans que Candide Azannaï, alors secrétaire général de la Rb, a décidé de rompre les amarres avec ce parti présidé par Rosine Vieyra Soglo à l'époque. L'eau semble avoir depuis coulé sous les ponts, au point de favoriser ce rapprochement entre les deux adversaires politiques d'hier.
Avec le départ de l'honorable Guy Mitokpè de l'Union fait la Nation, le groupe "Unité, nation et développement " de Rosine Vieyra Soglo, qui verra ses membres passer de huit à neuf, pourra retrouver vie. Pour autant, Rosine Soglo est-elle à l'abri d'une nouvelle déconvenue? A priori non, au regard des dissensions internes à ce groupe. Il est certes vrai que les députés Boniface Yéhouétomé, Gildas Agonkan et Adolphe Djiman, bien que membres du groupe des frondeurs contre Léhady Soglo, ont rassuré la présidente Rosine Vieyra Soglo de ce qu'ils ne la quitteront pas pour un autre groupe parlementaire. Mais la doyenne d'âge de l'Assemblée nationale devra s'assurer qu'elle a toujours la confiance de ses deux collègues Nazaire Sado et Janvier Yahouédehou, également membres de son groupe. Ce qui est loin d'être évident. On en veut pour preuve les propos discourtois que lui avait lancés le député Janvier Yahouédéhou le 4 avril dernier lors de l'examen du dossier de prise en considération de la révision de la Constitution du Bénin. Le président du parti Réveil patriotique (RP) avait attaqué la présidente de son groupe parlementaire lorsque celle-ci a taxé ses collègues y compris elle-même, de corrompus et d'avoir reçu de l'argent pour adopter le dossier du chef de l'État. Cette réaction du député de la 24e circonscription électorale est révélatrice d'un certain malaise, profond, au sein de ce groupe. On se demande si le vent de recomposition politique et de redistribution des cartes qui souffle actuellement à l'Assemblée nationale, ne va pas amener le député Janvier Yahouédéhou à lâcher la dame de fer de la RB pour se repositionner...Ce qui risque de compliquer encore les choses pour " Maman" qui ne fait pas d'ailleurs partie du Bloc de la majorité parlementaire (BMP) créé pour soutenir les actions du chef de l'État. Quant à Nazaire Sado, il est utile de savoir qu'il a démissionné de la RB au lendemain des législatives de 2015 pour créer son propre parti et, autre carte peu sûre, reste Wallis Zoumarou, député de l'Alliance pour un Bénin triomphant, et membre de la BMP.
Politique 04 juin 2017