La Nation Bénin...
Nouvelles

Le concours de recrutement de 80 auditeurs de justice communément appelés élèves magistrats devant se tenir, ce samedi 27 mai à Cotonou, n’aura plus lieu.
En effet, le concours a été reporté sine die par le juge des référés de la chambre administrative du Tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Cette ordonnance a été prise suite à une plainte du candidat Nicoli Géovani Judicaël Assogba dont le dossier a été rejeté pour défaut de conformité relativement à ses actes d'état civil et attestation de diplôme. Mécontent, celui-ci a saisi le juge administratif d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du rejet de son dossier de candidature. Une décision qui tarde à tomber et n’est même pas sûre d’intervenir avant demain, date prévue pour le déroulement du concours. Face à la situation qui rend impossible la participation du candidat à ce concours si la date du 27 mai est maintenue, le juge des référés administratifs du Tribunal de première instance de première classe de Cotonou a déclaré l’action du plaignant recevable et jugé irrecevables les observations sur le dossier du ministère chargé du Travail et de la Fonction publique et de l’Agent judiciaire du Trésor (Ajt). Il a ordonné le report à une date ultérieure de la tenue de ce concours, en attendant la décision du juge administratif saisi du recours pour excès de pouvoir. Le processus d’organisation de ce concours par le ministère chargé de la Fonction publique en liaison avec celui de la Justice, est donc provisoirement suspendu n
Th. C. N.
Société 26 mai 2017

L’Organisation non gouvernementale "Alinagnon" en partenariat avec ‘’Amend’’, une organisation internationale, ainsi que les fondations Puma Energy et Fia fondation internationale des automobilistes ont procédé, mercredi 24 mai dernier à Cotonou, au lancement du programme de Sécurité routière en milieu scolaire. L’initiative vise à améliorer la sécurité autour des écoles au Bénin. C’est l’école primaire publique de Vodjè Kpota qui a servi de cadre aux manifestations.
La Fondation internationale des automobilistes (Fia) et la Fondation Puma Energy ont lancé, mercredi dernier, à l’école primaire publique Vodjè Kpota un programme de sécurité routière pour protéger la vie des enfants sur le chemin de l’école. Soutenue par l’Ong" Alinagnon" et l’Ong internationale "Amend", l’initiative vise à renforcer la sécurité routière autour de plusieurs écoles primaires de Cotonou à travers la mise en place des mesures efficaces de réduction des risques d’accidents pour les enfants aux abords des écoles. En effet, l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) estime à près de 2800 le nombre de personnes tuées chaque année sur les routes du Bénin. Et plus de 60% d’enfants sont parmi ceux qui sont exposés le plus au haut risque d’accident de la route dans le pays. C’est donc pour réduire ces cas d’accidents, que ces fondations en partenariat avec ces différentes Ong ont initié cette opération sur la sécurité routière en Afrique depuis 2014, élargie cette année au Bénin.Le chargé de programme à la Fondation Puma Energy, Damien Rizet, se dit très heureux de lancer un tel programme sur trois ans au Bénin. « Le programme permettra aux enfants de marcher en sécurité sur le chemin de l’école, de préparer leur avenir et de contribuer à celui de leur pays », a-t-il indiqué. A l’en croire, l’approche combinée avec les différents partenaires, permettra d’une part de mettre en place des solutions concrètes autour des écoles et d’autre part de promouvoir des solutions politiques à long terme.
Le directeur exécutif d’Amend, Tom Bishop, pour sa part, s’est réjoui du soutien des partenaires au travail de l’Ong pour sauvegarder la vie des enfants sur les routes africaines. Des routes qu’il estime dangereuses. Pour ce faire, il prévoit dans l’exécution du programme, la mise en place des infrastructures de sécurité pouvant sauver les plus vulnérables dont les enfants. Quant au coordonnateur général de l’Ong "Alinagnon", Casimir Migan, il reste convaincu que le programme est une solution durable pour réduire considérablement le taux de décès liés aux accidents de la route. Selon lui, ces cas sont de trop dans le rang des écoles et il est temps que le Bénin dispose des trottoirs et voies cyclables, des limitateurs de vitesse et des passages piétons en bonne et due forme. Casimir Migan invite le Gouvernement à se joindre à son Ong dans cette initiative pour la cause de la sécurité et de la santé des enfants pour de meilleurs lendemains.
Le chef service des accidents et constats du commissariat central de Cotonou, Richard Akodandé, a réaffirmé de la disponibilité de la police nationale à assurer la sécurité et en particulier celle routière. Pour lui, les statistiques étant alarmantes et ahurissantes, il exhorte l’assistance à contribuer à ce que ces cas soient désormais conjugués au passé. Il renchérit qu’il faut désormais que le Code routier soit démystifié et mis à la disposition des élèves et apprenants afin qu’ils en prennent connaissance. A l’occasion, des sacs appropriés pour garantir, même dans la nuit, la sécurité routière ont été distribués aux écoliers. Egalement, certains partenaires et autorités engagés dans le combat ont été distingués?

Si le phénomène des grossesses en milieu scolaire n’est pas nouveau, il faut reconnaitre qu’il prend de l’ampleur en dépit des multiples campagnes de sensibilisation sur la question. Au-delà des débats qu’il suscite, il est temps que chacun joue sa partition pour conduire les adolescents vers une sexualité responsable.
La commune de Dassa, sans être une exception, a beaucoup fait parler d’elle ces derniers jours dans les médias et sur les réseaux sociaux. La raison, 33 cas de grossesses sont dénombrés dans un collège de ladite commune.
Les grossesses en milieu scolaire ne sont pas propres à une commune, encore moins à un pays. La quasi-totalité des établissements scolaires enregistre chaque année des cas de grossesses parmi les élèves. Tomber enceinte alors qu’on est encore sur les bancs a toujours été mal vu dans notre société. Si par le passé les élèves filles enceintes n’étaient pas autorisées à trainer à l’école avec leur ‘’gros ventre’’, la situation a évolué depuis plusieurs années au point où une élève enceinte peut poursuivre allègrement ses études si son état le lui permet.
Loin d’être un phénomène nouveau, la grossesse en milieu scolaire est aujourd’hui assimilée à une épidémie tant le phénomène prend de l’ampleur. Cette situation n’est pas propre au Bénin et ne concerne pas que le milieu scolaire. « Dans les pays en développement, 20 000 filles âgées de moins de 18 ans deviennent mères chaque jour, soit 7,3 millions de naissances par an, un chiffre bien plus élevé si l’on tient compte de toutes les grossesses », souligne le Fonds des Nations Unies pour la Population (Unfpa). Pour cette institution, la grossesse chez l’adolescente découle généralement moins d’un choix délibéré que de l’absence de choix : elle est la conséquence d’un accès réduit ou nul à l’éducation, à l’information et aux soins de santé.
Pourtant, mieux que par le passé, une kyrielle d’organisations de la société civile sillonne les écoles secondaires pour sensibiliser et informer les apprenants des risques d’une sexualité précoce et des grossesses non désirées. A cela s’ajoute la mise en place dans certaines écoles ou à proximité, de structures facilitant l’accès des jeunes aux services de santé sexuelle et de reproduction.
Comment expliquer la persistance de ce fléau, malgré toutes les actions et stratégies mises en œuvre pour les éviter ? Chaque année, des milliers de cas de grossesses sont enregistrés en milieu scolaire, au primaire comme au secondaire.
A en croire certains acteurs de la société civile, plusieurs facteurs expliquent la recrudescence des grossesses en milieu scolaire. Au nombre de ceux-ci, il y la pauvreté des ménages, même si la grossesse des adolescentes à l’école n’est pas l’apanage des familles pauvres. « Les filles pauvres, peu instruites ou vivant dans des régions rurales risquent davantage de tomber enceintes que les filles plus riches, instruites ou vivant en ville », confirme l’Unfpa. Il faut signaler aussi la démission des parents qui, en quête de la pitance quotidienne, abandonnent de plus en plus les enfants à eux-mêmes, sans suivi, ni éducation appropriée. Le développement des technologies de l’information et de la communication, notamment des réseaux sociaux et l’évolution de notre société, a contribué à aggraver la situation en ce sens que certains de ces médias sont des vecteurs de messages ou de pratiques incitant à la sexualité précoce. Dans ces conditions, l’école aujourd’hui n’est plus seulement un lieu d’apprentissage et d’éducation. Les élèves y subissent l’influence de leurs pairs et sont de plus en plus exposés à toutes sortes de tentations : sexualité précoce, homosexualité, consommation de tabac et de stupéfiants, prostitution, gangstérisme et autres pratiques répréhensibles. Tout cela, à l’insu des parents. Il suffit de discuter avec des responsables d’établissements scolaires, publics comme privés, pour se convaincre de la situation. Dans certaines communautés du Bénin où des pratiques rétrogrades tels que les mariages précoces et forcés ont toujours cours, la grossesse d’une élève, fut-elle mineure, n’est pas perçue comme un problème.
Selon l’enquête démographique et de santé réalisée au Bénin en 2011-2012, « La fécondité des adolescentes est élevée. En effet, 17 % de femmes de 15-19 ans ont déjà commencé leur vie féconde : 13 % sont déjà mères… La fécondité précoce est dix fois plus élevée parmi les jeunes filles non instruites (32 %) que parmi les jeunes filles ayant un niveau secondaire 2nd cycle ou plus (3 %) ».
Des conséquences pour la fille
Voir une fille enceinte à l’école est désormais chose courante, tolérée voire banale. Si certaines s’en sortent sans difficulté, d’autres par contre, du fait de leur jeune âge, à défaut d’y laisser leur vie, s’en sortent avec des séquelles graves sur le plan de la santé. On constate dans certains cas, que de nombreuses adolescentes ne sont pas prêtes physiquement à une grossesse ou un accouchement, et sont par conséquent plus vulnérables aux complications. Selon l’Unfpa, « Les complications liées à la grossesse et à l’accouchement constituent l’une des principales causes de mortalité chez les adolescentes ». Ces filles sont également confrontées à d’autres risques, notamment la fistule obstétricale. Certaines adolescentes enceintes désespérées tentent d’avorter clandestinement. Elles y perdent parfois la vie ou s’en sortent avec des séquelles graves comme la stérilité.
La grossesse d’une fille peut changer radicalement sa vie. « Elle peut être contrainte d’abandonner ses études, ce qui contribue à réduire ses perspectives d’emploi. Elle devient aussi plus vulnérable à la pauvreté et à l’exclusion », relève l’Unfpa. En un mot, la grossesse accentue la déperdition scolaire et compromet l’épanouissement des filles et de leurs progénitures.
Il faut travailler à réduire les grossesses en milieu scolaire et de façon générale, les grossesses chez les adolescentes. L’une des approches que préconisent des Ong intervenant dans le secteur de la santé de la reproduction est l’intégration de l’éducation sexuelle dans les programmes scolaires. Dans l’entretien qu’elle nous a accordé récemment, Mistoura Salou, membre de Ceradis Ong et experte en approche d’éducation en santé sexuelle et de la reproduction des adolescents et jeunes, mettait en exergue les avantages d’une telle approche. « Les statistiques ont prouvé que les jeunes qui ont reçu une éducation sexuelle sont plus susceptibles de retarder le démarrage de l’activité sexuelle, et lorsqu’ils démarrent cette activité, ils sont plus en mesure de négocier des rapports protégés que ceux qui n’ont pas reçu cette éducation », souligne-t-elle. En plus des Ong, il faut que les enseignants et les parents prennent le relais, jouent leur partition en accompagnant l’adolescent vers une sexualité responsable. Pour certains acteurs associatifs, il ne sert à rien de continuer à se voiler la face en pensant que les adolescents ne sont pas sexuellement actifs. Ils estiment qu’il faut aussi promouvoir l’utilisation des méthodes contraceptives pour sauver les adolescentes des pratiques sexuelles à risque et des grossesses non désirées.
Lorsque la grossesse intervient malgré tout, il faut accompagner la jeune fille jusqu’à l’accouchement. Il faut également aider les jeunes mères afin qu’elles puissent retourner à l’école et réaliser pleinement leur potentiel¦

Le député Issa Salifou alias Saley a créé, ce mardi 23 mai, un groupe parlementaire baptisé « La voix du peuple » avec huit de ses collègues. Mais à peine constitué, ce nouveau groupe parlementaire reste à être validé à cause de la présence ambiguë du député Ahmed Tidjani Affo Obo dans ses rangs.
« La voix du peuple », c’est la dénomination du nouveau groupe parlementaire présidé par le député Issa Salifou alias Saley. La déclaration politique de constitution a été lue par l’honorable Mohamed Atao Hinnouho à la tribune de l’hémicycle à l’issue de la séance plénière d’hier. Le Groupe parlementaire « La voix du peuple » se réclame de la minorité parlementaire et s’engage à s’opposer à toutes les initiatives du Gouvernement qui iraient à l’encontre de l’intérêt du peuple, des acquis démocratiques, de la restriction des libertés publiques. Le groupe entend s’opposer à l’injustice, au népotisme, à la confiscation du pouvoir et autres. Une position qui ne devrait d’ailleurs pas surprendre à voir la composition de ce groupe parlementaire constitué uniquement des députés ayant voté contre la prise en considération du projet de révision de la Constitution, le 4 avril dernier.
Outre Mohamed Ataou Hinnouho et Issa Salifou, ce groupe parlementaire est composé des honorables Justin Adjovi, Issifou Amadou, Jean-Marie Allagbé, Simplice Codjo Dossou, Nourénou Atchadé, René Bagoudou et Ahmed Tidjani Obo alias Souwi. C’est justement la présence de ce dernier au sein de ce groupe qui fait polémique. En effet, le député Ahmed Tidjani Affo Obo avait envoyé au président de l’Assemblée nationale une lettre pour annoncer sa démission du groupe parlementaire « Nation et Développement » présidé par Rosine Vieyra Soglo. Mais cette lettre devrait être lue au nombre des communications à l’entame de la plénière d’hier et ce, conformément à la procédure parlementaire. Mais avant l’ouverture de cette séance plénière, le député de l’Alliance pour un Bénin triomphant (Abt) a joint par téléphone la première secrétaire parlementaire Sofiath Schanou pour lui demander de surseoir à la lecture de sa lettre de démission. Celle-ci a porté l’affaire au président Adrien Houngbédji qui a émis des réserves par rapport à cette demande orale. Celle-ci doit être faite par écrit conformément à la rigueur administrative. Le député de la 14e circonscription électorale a été joint à nouveau par Sofiath Schanou qui l’a informé des observations du président de l’Assemblée nationale l’invitant à formaliser par écrit son revirement.
Ambiguïté
A en croire la première secrétaire parlementaire qui a fait le point des tractations à la plénière, Ahmed Tidjani Affo s’est laissé désirer jusqu’à l’ouverture de la séance. Mais grande a été la surprise du président Adrien Houngbédji et de Sofiath Schanou de retrouver leur collègue au sein de ce nouveau groupe parlementaire présidé par Issa Salifou alias Saley. La confusion est totale et l’affaire a fait l’objet d’un débat houleux hier à l’hémicycle, étant donné que le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale n’autorise pas un député à appartenir à deux groupes. Avant d’appartenir à un nouveau groupe parlementaire, le député Ahmed Tidjani Affo doit quitter au préalable et sans ambiguïté le groupe parlementaire « Nation et Développement » auquel il appartient actuellement. Ce qui n’est pas encore le cas. On attend d’ici la prochaine plénière prévue pour vendredi 26 mai prochain pour voir si le député Abt va clarifier sa position et préciser s’il est de l’ancien ou du nouveau groupe parlementaire. Cette clarification est vraiment importante pour la validation du nouveau groupe parlementaire par le président de l’Assemblée nationale. Au cas où il déciderait de quitter le groupe parlementaire « Nation et Développement », celui-ci va voler en éclats. Mais si Ahmed Tidjani Affo Obo décide de faire marche arrière, c’est le nouveau groupe parlementaire « La voix du peuple » qui va perdre sa validité. Tous les regards sont désormais tournés vers le député de la 14e circonscription électorale, lui qui a présenté samedi 20 mai dernier à Bassila, des excuses publiques à ses mandants et surtout au président de son alliance, le ministre Abdoulaye Bio Tchané, pour avoir pris le contre-pied du parti lors de l’examen du dossier de révision de la Constitution initié par le Gouvernement?
Politique 24 mai 2017

La grève de quarante-huit heures annoncée par le Syndicat national des travailleurs de la Justice (Syntra-Justice) est effective à la Cour d’appel de Cotonou. C’est du moins le constat effectué par notre équipe de reportage dans la journée de ce mardi 23 mai. Les bureaux étaient fermés avec des affiches grand format : « Le personnel non magistrat en grève, entrée interdite à toute personne étrangère ». Dans l’ensemble, le personnel non magistrat respecte le mot d’ordre de grève lancé par le secrétaire général du Syntra-Justice, Kuassi Cakpo Bessé.
Par contre, du côté du Tribunal de première instance de première classe de Cotonou, le mouvement est visiblement peu suivi. Les activités semblent se dérouler normalement, aux dires d’un agent du service de la légalisation rencontré sur place et qui a requis l’anonymat. Il explique que la grève est observée uniquement au niveau de la Cour d’appel. Au ministère de la Justice et de la Législation, nos tentatives pour avoir des informations sur la situation sont restées vaines.
En déclenchant le mouvement de débrayage, le Syntra-Justice entend protester contre plusieurs décisions prises par l’autorité, notamment celles relatives aux mutations qu’il qualifie de « clandestines, hasardeuses et provocatrices » ; le retard dans le paiement des primes statutaires du premier trimestre de l’année ; la circulaire en date du 16 mai dernier du garde des Sceaux portant modalité de mise en paiement des frais de sessions d’assises en violation du décret n°2012-435 du 19 novembre 2012 portant modification de l’article 43 du décret n°2012-143 du 7 juin 2012 portant réglementation des frais de justice criminelle, correctionnelle et de police.
La grève prend fin ce mercredi à 00 heure.
Imaculée DEGBELO (Stag)

L’Organisation des Nations Unies organise, du 5 au 9 juin prochain à New York aux Etats-Unis d’Amérique, une conférence internationale sur les océans. En prélude à ces assises, il s’est ouvert ce mardi 23 mai à Porto-Novo, un atelier national qui regroupe les différents acteurs du secteur des océans pour l’élaboration d’une fiche-synthèse à présenter par la délégation béninoise lors de ces travaux à l’Onu.
La problématique de la gestion des océans est au cœur d’un atelier de deux jours à Porto-Novo. Les travaux regroupent des représentants des différents ministères dont celui chargé de l’Environnement en tête de pont, des fonctionnaires du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud), des experts du domaine des océans, des députés à l’Assemblée nationale, des cadres de la Marine marchande, des acteurs de la Société civile et des médias ainsi que des gestionnaires de l’environnement océanique et côtier béninois.
Pendant deux jours, cet aéropage de participants aura à réfléchir et à adopter une fiche-synthèse nécessaire à l’argumentaire à présenter à New York aux Etats-Unis d’Amérique lors de la conférence internationale des Nations Unies sur les océans prévue pour se dérouler du 5 au 9 juin prochain. Il s’agira en fait pour le Bénin d’élaborer son document national qui ressort son engagement volontaire et son « Appel à l’action » dans la mise en œuvre de l’Objectif 14 du développement durable (Odd 14) relatif à la bonne gestion des océans.
Pour le directeur général de l’Environnement et du Climat, Martin Pépin Aïna qui a ouvert les travaux au nom du ministre en charge du Cadre de vie, les océans jouent un rôle important dans l’équilibre social, économique et environnemental dans tous les pays au monde. Source d’eau, de chaleur et d’oxygène, ils participent à de nombreux processus biologiques et chimiques et jouent un rôle capital dans la régulation du climat. Plus de 50% de la population mondiale vit sur les côtes. Les océans fournissent du travail à près de 14 millions de personnes dans le domaine de la pêche et de l’aquaculture.
Malgré leur importance, les océans sont soumis à de très fortes perturbations anthropiques telles que la surpêche, la population de déchets industriels et agricoles, les émissions de gaz à effet de serre et le développement des zones côtières. Lesquelles perturbations portent gravement atteinte à la santé des océans, souligne Martin Pépin Aïna. Le Bénin n’échappe pas à cette situation. Ici, la mer fait face à plusieurs pressions telles la pollution par les boues de vidange, le phénomène de ballastage et le rejet des déchets phosphatés dans la mer du côté d’Hilacondji à Grand-Popo par une usine d’exploitation de phosphate installée à Kpémé au Togo. Le Bénin n’est pas resté inactif face cette tendance inquiétante, rappelle le directeur général de l’Environnement et du Climat. Une politique de gestion durable de la mer a été adoptée en lien avec la convention d’Abidjan en Côte d’Ivoire.
L’atelier de Porto-Novo qui réunit acteurs et gestionnaires de l’environnement océanique et côtier apparait donc comme une chance pour le renforcement de la coopération en matière de protection et de mise en valeur des océans. Les travaux sont meublés par plusieurs communications portant notamment sur la problématique de l’Odd 14, sa domestication en lien avec les objectifs de la conférence onusienne prochaine, les difficultés de la gestion de l’espace maritime du Bénin et les engagements pris par le Bénin en matière de gestion du littoral et de l’espace maritime national et de ses perspectives. Ces différentes thématiques, aux dires du représentant du Pnud, Constant Houndénou, témoignent de la nécessité pour le Bénin de mettre en œuvre des actions fortes pour contribuer à la gestion saine des océans.

Coutumier des crises, le parti la Renaissance du Bénin (Rb) vit un nouveau déchirement à l’interne depuis le week-end écoulé, avec la destitution controversée de Léhady Soglo de son poste de président et son exclusion de cette formation politique. Cette énième crise à la Rb rappelle celle subie p ar Rosine Vieyra Soglo en 2001, qui a été elle aussi débarquée de la tête du parti par certains barons dont Nathanaël Bah.
A la Renaissance du Bénin (Rb), les crises s’enchaînent et semblent se ressembler. C’est du moins le constat qui se dégage au regard de l’actualité au sein de cette formation politique où depuis le week-end dernier, une frange des membres du bureau politique ont décidé de destituer et d’exclure leur président Léhady Soglo du parti. Un revers auquel avait fait face également en septembre 2001, Rosine Vieyra Soglo, alors présidente du parti. Elle avait été également déchue, même si ce n’est pas dans les mêmes conditions, par certains membres du parti sous la houlette des anciens députés Nathanaël Bah, alors secrétaire général de la Rb, et Guy Amédée Adjanohoun ainsi que d’autres. Ils ont prononcé cette destitution à la faveur d’un congrès extraordinaire qu’ils ont organisé à Allada. Les deux meneurs avaient tenté en fait par le biais de ce congrès de prendre leur revanche sur la présidente Rosine Vieyra Soglo qui les avait exclus du parti quelques jours auparavant pour avoir tenté de créer un second groupe parlementaire aux côtés de celui qu’elle dirigeait. Beaucoup avaient qualifié cette déchéance de la dame de fer de la Rb comme un « coup d’Etat » qui serait manigancé de toutes pièces par des thuriféraires du régime du général Mathieu Kérékou d’alors. La crise politique qui a commencé petitement s’est envenimée par la suite pour se glisser sur le terrain judiciaire. Nathanaël Bah qui jusque-là n’avait pas digéré son exclusion, contre-attaque en réclamant en 2002 la paternité du logo du parti de la Rb. Un acte qui paraît trop osé aux yeux des Soglo qui font de la Rb leur chasse gardée. La crise entre les deux parties a fini devant la chambre administrative de la Cour suprême. Laquelle, par un arrêt en date du 29 novembre 2002, a donné raison à la plaignante, la présidente de la Rb à qui revenait le logo querellé. Cette bataille juridico-judiciaire avait été remportée par Me Abraham Zinzindohoué, qui a défendu bec et ongle le parti à ce procès.
Bis repetita !
Abraham Zinzindohoué se retrouve aujourd’hui parmi les frondeurs dont les députés Gildas Agonkan, Adolphe Djima et Boniface Yéhouétomè, les maires Luc Atrokpo, Baise Ahanhanzo-Glèlè et Georges Bada, respectivement de Bohicon, d’Abomey et d’Abomey-Calavi. Ce dernier a été chargé par la réunion politique d’assurer l’intérim de la présidence du parti, cumulativement avec son poste de 2e vice-président du parti, jusqu’à l’organisation dans les meilleurs délais d’un nouveau congrès dont les préparatifs ont été confiés à l’ancien ministre Me Abraham Zinzindohoué. Toutes choses qui montrent la profondeur de cette crise qui risque d’être un coup dur pour l’hégémonie du parti des Soglo. Car, personne ne sait jusqu’où iront ces barons du parti qui semblent être tous déterminés dans leur fronde. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, il est à craindre que la crise actuelle à la Rb ne s’achève également devant la justice comme ce fut le cas en 2001 du temps des Nathanaël Bah et consorts. En tout cas tout porte à le croire à voir surtout le poids des griefs.
En effet, selon le procès-verbal qui a sanctionné les travaux de la réunion d’Abomey, les frondeurs accusent Léhady Soglo « d’avoir violé consciemment les directives et statuts du parti, d’avoir porté des préjudicies graves aux intérêts du parti, d’avoir négligé de manière grossière ses obligations envers le parti et d’avoir consécutivement compromis les intérêts du parti par son dysfonctionnement et une gestion solitaire exacerbée ». Une dénonciation que balaie du revers de la main Léhady Soglo qui qualifie sa destitution et son exclusion de non-évènement?

Le ministre en charge de l’Enseignement supérieur, Marie Odile Attanasso, a invité ce lundi 22 mai à Cotonou, des parents d’étudiants pour partager avec eux, les mobiles des dernières décisions prises au sujet des examens nationaux pour l’obtention des diplômes de licence et de master dans les universités privées. Il est question d’expliquer le bien-fondé des réformes afin de taire les contradictions et contestations qui flambent ces derniers jours.
Les innovations et réformes introduites dans le système d’évaluation et de délivrance de diplôme des universités privées sont faites dans l’intérêt des étudiants et du pays. Marie-Odile Atanasso, ministre de l’Enseignement supérieur, l’a souligné aux parents d’étudiants, ce lundi 22 mai, à la faveur d’une séance d’explication consacrée au bien-fondé des examens pour l’obtention des diplômes de licence et de master.
« Vous ne saurez pas à quel saint vous vouer si les voix autorisées ne viennent pas vers vous, vous entretenir », leur a expliqué à l’entame de la séance le directeur de cabinet du ministère, le professeur Bienvenu Koudjo, avant de laisser le directeur des établissements privés d’enseignement supérieur faire le point des diligences accomplies depuis des années pour en arriver à la prise de ces décisions. Il s’agit, dira Dodji Amouzouvi, d’une décision de longue date issue d’un processus qui a débuté depuis 2013. Aussi réfute-t-il le défaut de concertation et de consensus évoqué par certains pour s’opposer auxdites réformes. Selon lui, de nombreuses concertations ont eu lieu depuis des mois avec les promoteurs des universités privées pour baliser le terrain aux réformes devenues réalité depuis avril 2016 notamment. La question des programmes dispensés dans ces établissements a été également abordée par Dodji Amouzouvi pour permettre aux parents d’étudiants de mieux comprendre les défis de l’heure, et surtout le bien-fondé des décisions du ministère de tutelle. Mais le plat de résistance de la rencontre a porté sur les examens nationaux décidés par le ministère pour la validation des diplômes de licence et master. A ce niveau, il a exposé une série d’arguments « majeurs ». Au total, le pays dispose de 329 filières autorisées en licence et master pour 168 établissements dont 52 seulement sont concernés par la co-signature des diplômes.
Plus rien ne sera comme avant
« Plus rien ne peut plus être comme avant. Si nous faisions mal avant, nous ferons bien désormais… rupture oblige à tous les niveaux », clame le directeur des établissements privés d’enseignement supérieur. Des explications qu’il a fournies aux parents d’étudiants présents à cette séance, on retiendra qu’en principe, « aucun établissement privé d’enseignement supérieur n’a l’homologation et n’est autorisé à délivrer lui-même des diplômes ». Les textes sont clairs en la matière, fait-il observer. Mieux, soutient-il, ces établissements ont même dicté leur loi à l’Etat, du moins jusqu’en avril 2016. Mais désormais, tout va changer. « L’Etat se désengage de la co-signature pour la remplacer par une autre alternative. Il s’agit de mettre l’accent à la fois sur l’établissement et sur l’étudiant », a annoncé Dodji Amouzouvi.
Bien d’autres détails ont été apportés pour permettre aux parents de comprendre la portée de ces examens objet de divergence depuis plusieurs semaines.
Dans la vision des responsables de l’enseignement supérieur en général, il faut donner la même chance d’emploi et d’auto-emploi aux étudiants issus du privé comme du public, martèle de son côté Maxime da Cruz, vice-recteur de l’Université d’Abomey-Calavi. S’agissant de la violation des textes régissant le Cames qui aurait été violés, les conférenciers ont par ailleurs insisté qu’il n’en est rien. « Le Cames n’interdit pas les examens », ont-ils soutenu. Gauthier Biaou, recteur de l’université d’agriculture, enfoncera davantage le clou en déclarant haut et fort, repris par les applaudissements des parents que « le Cames n’est au-dessus des Etats ».

Les agents déflatés du Complexe textile du Bénin (Coteb) étaient en assemblée générale, dimanche 21 mai dernier à l’Ecole primaire publique Ocbn de Parakou. C’est pour réclamer le paiement de leurs droits de licenciement.
Renvoyés chez eux depuis mercredi 1er mars dernier, les travailleurs du Complexe textile du Bénin (Coteb) disent ne plus comprendre le silence qu’observe le Gouvernement par rapport à leur situation. Confrontés à des difficultés et n’étant plus informés des dispositions qui sont en train d’être prises à leur égard, ils se considèrent désormais comme des laissés-pour-compte.
Au cours de leur assemblée générale tenue dimanche 21 mai dernier à Parakou, ils réclament le paiement de leurs droits de licenciement. Au terme de leur rencontre, ils ont également mis sur pied un bureau composé de neuf membres, chargé de défendre leurs intérêts. Il a pour président Elie Ohin et comme secrétaire administratif, Yvon Bossou.
Selon le président Elie Ohin, cette assemblée générale a permis aux agents du Coteb d’être au même niveau d’information. « Le bureau qui a été constitué prendra en charge nos problèmes. Afin que nous puissions obtenir le paiement de nos droits de licenciement, il aura à taper à toutes les portes pour se faire entendre », a-t-il prévenu.
A peine installé, le bureau s’est déjà donné une feuille de route. Face au mutisme de l’administrateur de la société, ses membres espèrent rencontrer le médiateur de la République, le maire de Parakou, le préfet du département du Borgou, le ministre en charge de l’Industrie et le président de la République¦

Les candidats à l’examen national du Certificat d’aptitude professionnelle (Cap) affrontent depuis ce lundi 22 mai dernier les épreuves écrites au titre de l’année académique 2016-2017. La cérémonie officielle de lancement s’est déroulée au lycée Coulibaly à Cotonou en présence du ministre du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales (Mtfas).
Au total, 3892 candidats dont 529 filles composent depuis ce lundi 22 mai dans le cadre de l’examen national du certificat d’aptitude professionnelle (Cap). Ils sont répartis dans quatorze centres de composition sur toute l’entendue du territoire national. La cérémonie officielle de lancement s’est déroulée au lycée Coulibaly à Cotonou sous la supervision du ministre du Travail Adidjathou Mathys assurant l’intérim de son collègue en charge de l’Enseignement secondaire et du directeur des Examens et Concours (Dec), Mahougnon Kakpo.
A 7 h au centre de composition du lycée technique Coulibaly à Cotonou, certains candidats à l’obtention du diplôme de Cap option Science technique industrielle étaient déjà dans les salles de composition pendant que d’autres couraient dans tous les sens pour retrouver leur salle de composition. A 7 h 50 sous le son de la sirène, les derniers se hâtaient encore pour rejoindre à l’intérieur leurs places. Quelques minutes plus tard, les officiels se dirigent vers l’une des salles de composition pour procéder à l’ouverture des enveloppes contenant les épreuves. Après cette étape, les épreuves de la composition française sont distribuées aux candidats par le ministre du Travail et de la Fonction publique ainsi que le directeur des Examens et Concours.
Les filières : enseignement familial et social, hôtellerie et restauration, science et technique industrielle et science et technique des métiers d’Art sont prises en compte pour cet examen, selon Mahougnon Kakpo. L’effectif est en nette progression par rapport à celui de l’année dernière soit un pourcentage de 11,50%, a-t-il fait savoir. Il explique que les dispositions sont prises au sommet de l’Etat pour la gestion du flux. De même, il pense que cette augmentation n’est pas assez suffisante au regard des besoins de l’Etat. Le Dec avertit qu’à la fin de la semaine, les travaux du secrétariat, notamment l’anonymat se feront et la correction des copies débutera dès le premier juin.
Le ministre Adidjathou Mathys informe que le Gouvernement entend investir davantage dans la formation technique parce que le secteur est porteur d’avenir. Elle félicite le corps enseignant et les autorités en charge de l’organisation dudit examen. La ministre a par ailleurs souhaité l’attention particulière des parents envers les enfants en cette période de composition et également invité les candidats à la sérénité. Car, dit-elle, les épreuves sont abordables et donc les candidats moyens tireront leur épingle du jeu¦