La Nation Bénin...
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Les quatre candidates devant représenter les départements de l’Atlantique, du Plateau, du Littoral et de l’Ouémé à l’élection Miss Bénin 2017 sont désormais connues. Elles ont été élues à la faveur de la soirée régionale de cette compétition de beauté qui s’est déroulée sur l’esplanade de l’Assemblée nationale à Porto-Novo, dans la nuit du samedi 20 au dimanche 21 mai dernier.
Salikéné Traoré, Mariam Djiré, Déborah Onwugbonu et Nourath Moustapha sont respectivement les miss des départements de l’Atlantique, du Plateau, du Littoral et de l’Ouémé au titre de l’année 2017. Toutes des étudiantes, elles ont été nominées pour défendre les couleurs de leurs départements respectifs à la grande phase finale de ce concours national de beauté prévu pour août prochain. Les quatre lauréates ont reçu chacune leurs distinctions et leurs lots composés d’écharpe, de couronne, de bouquet de fleurs et de tissus de marque Uniwax et autres.
Celles-ci ont été jugées les plus méritantes parmi les douze candidates à raison de trois par département, par le jury qui les a appréciées et noté leurs différents passages, en tenues traditionnelle, de plage et de soirée. Ce dernier passage en tenue de soirée a été éprouvant pour certaines candidates. Ici, chacune des candidates devrait faire valoir son talent oratoire et sa bonne maîtrise de la langue française à travers un thème de sensibilisation retenu pour la soirée, à savoir : « Garder la vie en voulant donner la vie ». Il s’agissait pour chaque candidate de donner son avis sur ce sujet de réflexion et d’en conclure par un plaidoyer en direction des Partenaires techniques financiers et décideurs, surtout pour qu’aucune femme ne meurt désormais au Bénin en voulant accoucher. Mais si ce test a été aisé pour certaines des candidates, ce fut la mer à boire pour d’autres qui ont tôt fait d’étaler au grand jour leurs lacunes en français et leurs difficultés à prendre la parole devant un public. Et les délibérations du jury de la soirée présidé par Gilles Bokpè, secrétaire général de l’Association culturelle Miss Bénin (Acmb) et composée également de Laryssa Adjagba, miss Bénin 2016 et Séfou Alidou, ont été en phase avec les pronostics du public qui a fortement ovationné les résultats de cette délibération. Ce qui témoigne d'une certaine transparence et de tout le sérieux qui caractérisent cette compétition de la fête de beauté béninoise, sous la présidence de son promoteur Fortuné Dégbègni.
Le jury a également retenu les deux dauphines de chacune des miss départementales. Ainsi, Sylia Houéssinon et Nadège
Attindéhou ont été désignées respectivement 1ère et 2e dauphines de la miss Atlantique, Fidélia Maforikan et Aurèle Ahissou pour le Plateau, Inès Merveille Alaadé et Ariane Sidokpohou pour le Littoral, Carmèle Gnonlonfoun et Mariette Koutangni pour le compte de l’Ouémé.
Mais avant le démarrage de la compétition, le directeur régional Ouémé-Plateau du Tourisme et de la Culture a félicité l’Acmb, surtout son promoteur pour son initiative de célébrer chaque année la beauté béninoise qui constitue une richesse culturelle et touristique du Bénin. C’est pourquoi, Justin Attindohouto a invité les douze candidates en lice à donner le meilleur d’elles-mêmes pour permettre au public de ne pas regretter son déplacement.
Les quatre miss départementales Salikéné Traoré, Mariam Djiré, Déborah Onwugbonu et Nourath Moustapha vont rejoindre les huit représentantes des autres départements pour la phase nationale. Laquelle va révéler la miss Bénin au titre de cette année 2017 et ses deux dauphines nationales.

C’est la toute première fois que Deloitte publie à Cotonou les résultats de son étude dédiée aux évolutions d’usage de consommation et de marché en Afrique dans le secteur des technologies, médias et télécommunications (Tmt). Cette année, Deloitte Bénin lance sa première édition des Tmt Prédictions en adaptant cette étude prédictive aux réalités du marché béninois. L’objectif de la publication des Tmt Prédictions 2017 est de partager et vulgariser les tendances majeures qui feront l’actualité dans les secteurs des télécoms, des médias et des technologies.
Deloitte se propose « de permettre à chaque acteur béninois dans ces différents secteurs d’activité de prendre en compte ces tendances dans les processus de prise de décision et d’analyse du marché », révèle Gilles Ahouanmènou, manager de Deloitte Bénin, à l’occasion de la présentation des résultats de l’étude. La structure fait ressortir « le caractère opportun d’une telle étude dans un contexte où le Programme d’action du Gouvernement intègre 12 projets d’envergure pour développer le secteur du numérique et transformer le Bénin en une plateforme du numérique en Afrique de l’Ouest d’ici à l’horizon 2021 ». Une ambition visiblement partagée par Deloitte dont les prédictions pour cette année projettent que « le nombre d’appareils dotés d’un lecteur d’empreintes digitales atteindra pour la première fois 50 millions en Afrique ».
Au cours de la même année, il y aura 10 millions d’attaques « déni de service distribué » dans le monde et plus de 300 millions de Smartphones, soit plus de 20% des téléphones qui seront vendus dans le monde seront dotés de fonctions intégrées de « machine learning ».
Cette étude d’envergure mondiale a été adaptée au Bénin à travers des entretiens avec les acteurs des secteurs concernés et un sondage en ligne à l’attention des consommateurs béninois de toutes les catégories socioprofessionnelles. Elle permet à Deloitte Bénin d’attirer l’attention sur les différentes opportunités de ces secteurs aujourd’hui et pour les années à venir.
Des efforts à faire
Les acteurs des télécoms, des médias et des technologies ne se sont pas fait conter la présentation des prédictions par le manager de Deloitte Bénin. Le panel composé de Djalil Assouma, directeur général de Bénin Télécoms Infrastructures ; Ahmed El Attat, directeur général de Etisalat Bénin et Serge Adjovi, directeur de l’Unité d’exécution du Conseil du numérique, une institution rattachée à la Présidence de la République, a opiné sur certaines tendances présentées.
On retiendra des interventions des panélistes que l’Afrique en général et le Bénin en particulier s’est laissé aller à un bypass en matière de télécommunication. En effet, les efforts ont été mis sur le débit de connexion en premier, alors qu’il aurait fallu installer les infrastructures capables de véritablement apporter la satisfaction attendue avec ce type de connexion. En outre, ils ont aussi mis un accent particulier sur la nécessité d’une réactivité rapide et efficace en cas d’attaque cybercriminelle subie. Ce qui ne peut se faire sans une disponibilité en infrastructures et en compétences, ont-ils reconnu. Les participants ont eu également de longs moments d’échanges avec les panélistes sur les thématiques en débat.
Comme il fallait s’y attendre, la transition vers la Télévision numérique terrestre (Tnt) s’est aussi invitée dans les échanges en dehors des huit tendances révélées par les organisateurs. Des débats, on retiendra le caractère structurant d’une telle transition pour laquelle la plupart des pays africains ont accusé du retard.
Après cette édition, Deloitte veut désormais inscrire la présentation annuelle des Tmt Prédictions dans l’agenda des acteurs de ce secteur au Bénin et prend déjà date pour 2018.
Les 8 grandes tendances Tmt Prédictions 2017
1 : La sécurité biométrique
2 : Les attaques DDoS ou attaques par déni de service
3 : Les véhicules à freinage automatique
4 : Le Machine Learning
6 : Les solutions “IT as a service”
7 : La technologie 5G
8 : L’apogée de la tablette ?

Les Organisations non gouvernementales exerçant dans le secteur agricole ont désormais un creuset de réflexion autour des réformes engagées dans ce secteur par le Gouvernement. L’assemblée générale constitutive de ce regroupement dénommé Réseau national des Ong actives dans l’agriculture durable (Renova) s’est déroulée, vendredi 19 mai dernier à l’Infosec à Cotonou, avec le soutien du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche et des partenaires techniques et financiers (Ptf).
Les réformes engagées dans le secteur agricole par le Gouvernement méritent que plusieurs acteurs s’y impliquent pour l’atteinte des résultats escomptés. Pour ne pas rester en marge de ces réformes, les acteurs non étatiques regroupés au sein des Organisations non gouvernementales actives dans le secteur de l’agriculture durable créent leur creuset de réflexion autour desdites réformes. Ce creuset dénommé Réseau national des Ong actives dans l’agriculture durable (Renova) a été porté sur les fonts baptismaux, vendredi dernier.
Au cours de l’assemblée générale constitutive de ce creuset, le président du comité d’organisation, Patrice Lagnon Séwadé, a fait le point du processus qui a conduit à la mise en place du réseau. Pour lui, l’assemblée générale constitutive du réseau est l’une des réformes opérées par les acteurs non étatiques du secteur de l’agriculture pour être en phase avec les réformes engagées et mieux accompagner la stratégie de développement du secteur de l’agriculture au Bénin.
En effet, le rôle que jouent les Ong dans le développement local reste indéniable. L’Etat et les partenaires techniques et financiers, selon Patrice Lagnon Séwadé, les considèrent comme leurs bras séculaires. Car, elles représentent la Société civile auprès des populations locales. Et en tant qu’entités relativement indépendantes des structures étatiques des régions/localités où elles mènent leurs activités, les Ong peuvent fournir toutes les ressources et compétences requises. Les difficultés auxquelles elles sont confrontées aujourd’hui, s’expliquent par leurs actions éparses et non coordonnées sur le terrain.
Pour faire face aux menaces qui peuvent leur être fatales et saisir les opportunités qui se présentent à elles d’une part, et améliorer leur efficacité grâce à leur force en relevant leurs faiblesses d’autre part, ces Ong ont tout à gagner en se mettant au sein d’un organe de concertation. C’est l’intérêt de la mise en place du Renova.
Après avoir étudié et adopté les textes fondamentaux du réseau, vendredi dernier, les participants ont mis en place le Conseil d’administration présidé par Patrice Lagnon Séwadé pour un mandat de trois ans. Ils ont aussi ébauché une feuille de route sous forme de plan d’actions opérationnel avant de se pencher sur l’opportunité et les modalités de partenariat avec le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche et les Ptf pour la mise en place de certains projets?

Le Centre culturel chinois a organisé un concert de musique classique d'adresse au piano au profit de ses élèves instrumentistes de la classe des enfants, samedi 20 mai dernier à Cotonou. Ceci, dans le souci de permettre à travers un espace grand public à ces derniers de restituer les notions acquises et montrer leurs talents.
La musique adoucit les mœurs et apaise le cœur, quand les notes s’accordent parfaitement. Pour respecter cette philosophie, les règles universelles en musique, le Centre culturel chinois offre une formation d'adresse au piano à ses adhérents. Au titre de cette année, le centre a organisé pour ses élèves pianistes de la classe des enfants, un concert de restitution des notions acquises, le samedi 20 mai dernier à Cotonou. A l’occasion, les apprenants dont l’âge est compris entre cinq et dix-sept ans ont prouvé au public leurs talents.
Pour l’élève pianiste Isabelle Akpakoun, le piano est le meilleur instrument de musique parce qu’il développe l’intelligence. Aussi, permet-il d’atteindre la maturité. A son niveau, l’apprentissage n’est pas compliqué, car depuis le bas âge, le piano constituait sa passion, a-t-elle fait savoir.
Le formateur Jean Pierre Amégandji, estime que l’apprentissage du piano n’est pas aisé. Pour ce faire, il associe la théorie et la pratique afin de permettre à ses apprenants de la classe des enfants de garder les notions. Selon lui, l’objectif de la formation est de parfaire le talent des enfants conformément aux règles universelles de la musique.
La maman de l’élève pianiste Yann Houndjago confie que son enfant est moins turbulente depuis qu’il a commencé à jouer au piano. La maman souligne également qu’à travers les réactions de son enfant, on lit désormais plus de maturité.
Pour sa part, Gildas Sèhlin, parent d’élève pianiste, est satisfait de la prestation des enfants. Il souhaite que d’autres parents leur emboîtent le pas en inscrivant leurs enfants au cours de piano, car il est un loisir sain.

Les manifestations marquant les 70 ans d’existence de l’Eglise du christianisme céleste (Ecc) ont effectivement démarré. Les fidèles de cette église ont annoncé les couleurs de la célébration, samedi 20 mai dernier, par une grande procession à travers la ville de Porto-Novo.
Ils étaient fortement mobilisés. Les chrétiens célestes sont venus des quatre coins du Bénin et même de l’étranger. Il a été noté la présence remarquable des fidèles du Nigeria, de la Côte d’Ivoire, du Togo, de la France, du Gabon et autres, qui n’ont pas voulu se faire conter cet évènement. La manifestation est organisée en reconnaissance au Seigneur Jésus-Christ qui s’est révélé, le 20 mai 1947, au prophète pasteur fondateur de l’église, Samuel Biléou Joseph Oschoffa, pour la création de cette église survenue le 29 septembre de la même année.
Partis du stade Charles de Gaulles, les fidèles célestes, en danses et louanges, y sont revenus en passant par l’itinéraire Assemblée nationale-Place Bayol-Grand marché- Collège Léon-Bourgine - Eglise Sainte Anne d’Attakè - Place Olory Togbé - Parc auto Adjradocodji- Place Catchi- Ecole urbaine centre - stade Charles de Gaulles. Dans un mini-car, le révérend pasteur Bennett Benoît Adéogun était de la partie, en bon berger devant son troupeau, sortant de temps à autre la tête et la main pour bénir la population. A l’arrivée de la procession, comme d’ailleurs au départ, le révérend pasteur a prié Dieu de fortifier les fidèles, de leur donner la longévité et l’Esprit-saint pour leur permettre de le servir dans la sainteté, la piété et avec foi.
Selon le programme des festivités, une autre procession est prévue pour se dérouler à Cotonou le 12 août prochain. Le clou de la série de manifestations entrant dans le cadre des 70 ans de l’Ecc aura lieu le 29 septembre prochain à 15 heures au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo. Il est prévu un grand culte d’actions de grâces pour clôturer la célébration. Th. C. N.

Les responsables de l’Ong ‘’Vie pour tous’’ ont offert une enveloppe financière à la direction du groupe scolaire La Paloma, ce jeudi 18 mai à Womey dans la commune d’Abomey-Calavi. Ce don permettra aux candidats, en particulier les démunis, d’avoir accès aux séances de révision.
Nul n’a le droit d’être heureux tout seul. Portée par cette philosophie, l’Ong "Vie pour tous" a fait don d’une enveloppe financière aux responsables du groupe scolaire La Paloma, ce jeudi 18 mai.
Selon les responsables de l’Ong, ce geste doit permettre aux candidats aux différents examens de fin d’année de l’établissement non à jour vis-à-vis de la comptabilité de prendre part aux séances de révision.
Pour le président de l’Ong vie pour tous, Jude Ahuini, un bon rendement à l’examen dépend certes de la grâce de Dieu mais aussi d’une bonne préparation. Certains apprenants éprouvent des difficultés à prendre part aux séances de renforcement des capacités en cette veille d’examen, souligne-t-il. Pour ce faire, Jude Ahuini trouve nécessaire la donation dont bénéficie la direction du groupe scolaire La Paloma.
Le directeur de l’établissement La Paloma, Gildas Tomètin, martèle que cette donation est très déterminante en cette veille des examens de fin d’année. Par cet accompagnement, tous les candidats auront droit aux séances de révision, a-t-il mentionné. Mais aussi, ce geste va permettre à la direction d’organiser la mise au vert des candidats pour une retraite spirituelle avant les examens, a-t-il laissé entendre. Il remercie les responsables de l’Ong "Vie pour tous" pour l’initiative et souhaite la pérennité de ce partenariat.
Le porte-parole des bénéficiaires témoigne également sa gratitude au donateur et prend l’engagement, au nom de ses camarades, de suivre de bout en bout les révisions afin d’affronter vaillamment les épreuves de l’examen.
Le secrétaire de l’Ong, Jérémie Laorou, dit sa reconnaissance au partenaire de l’organisation, notamment à son président d’honneur, le ministre Romuald Wadagni. De plus, il réitère l’engagement de l’Ong à aller vers les populations à la base, pour continuer dans les œuvres telles que la construction des salles de classe, les dons de kits scolaires, l’accompagnement de toutes les actions visant à éradiquer la pauvreté?

19 mai 2015-19 mai 2017, il y a deux ans, le peuple béninois retenait son souffle pour l’élection du président de l’Assemblée nationale, septième législature. Un vote qui a consacré, la victoire sur le fil du rasoir de Me Adrien Houngbédji et a propulsé l’opposition d’alors au-devant de la scène politique. L’élection du président Patrice Talon en avril 2016 sera le sacre de ce combat politique.
Jamais une élection du président de l’Assemblée nationale n’aura focalisé les attentions comme celle de la septième législature qui s’est déroulée dans la nuit du mardi 19 mai au petit matin du mercredi 20 mai 2015. Le combat était rude entre l’opposition politique d’alors et le régime au pouvoir de Boni Yayi. Un duel à mort sur fond de peur et d’hystérie pour la survie de la démocratie béninoise. Aucun des deux camps ne voulait perdre le perchoir. Toutes les stratégies étaient bonnes pour atteindre son objectif. L’issue de cette élection était suicidaire pour l’un ou l’autre des deux blocs. L’ex-président de la République, Boni Yayi, numériquement handicapé puisque n’ayant que 36 députés alliés sur les 83, s’est personnellement investi pour faire passer son poulain, son ministre de l’Economie et des Finances, Komi Koutché, 39 ans, face à Me Adrien Houngbédji sur qui l’Opposition politique d’alors avait jeté son dévolu. Mais il y aura eu plus de peur que de mal à l’arrivée. Le candidat Me Adrien Houngbédji a été élu par un score étriqué, d’une voix d’écart : 42 suffrages contre 41 pour le plus jeune des ministres du Gouvernement Yayi. Le leader charismatique du Parti du renouveau démocratique venait ainsi d’être porté au perchoir pour la troisième fois, après les première et troisième législatures qu’il avait dirigées.
L’hymne national entonné, cette nuit du mardi 19 au mercredi 20 mai 2015, était révélateur de ce que cette victoire, fût-elle étriquée, des forces coalisées de l’opposition était un signal fort lancé au régime de la Refondation désormais en perte de vitesse. En effet, cette victoire va beaucoup peser dans la suite de l’actualité politique. Aussi, l’élection de Me Adrien Houngbédji aura-t-elle favorisé tant soit peu la décrispation de la tension sociopolitique devenue délétère, suite aux menaces d’arrestation du magnat du coton, Patrice Talon, par le président Boni Yayi. Une situation ayant obligé le richissime homme d’affaires à s’exiler en France pour se mettre à l’abri des représailles. Il ne rentra au bercail qu’à la fin de 2015. Patrice Talon sera ensuite élu président de la République à l’issue de l’élection présidentielle d’avril 2016. Tous les analystes politiques s’accordent à reconnaître que l’élection du président de l’Assemblée nationale, le 19 mai 2015, a ouvert une nouvelle ère sur la démocratie béninoise. Car, ce n’est pas évident que le successeur du président Boni Yayi sortirait des rangs des forces de l’Opposition si c’était Komi Koutché qui avait gagné le perchoir. Le risque de caporalisation de l’Assemblée nationale par Boni Yayi qui n’avait pas encore dit son dernier mot par rapport à son obsession à réviser la Constitution béninoise pour certainement s’offrir un troisième mandat, était grand. Ainsi, si l’alternance politique a été facile en 2016, l’élection du 19 mai 2015 en a été pour beaucoup.

Le ministre en charge de l’Energie a visité ce jeudi 18 mai à Cotonou, les postes de répartition rénovés de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee). Ces nouveaux équipements financés par la Banque mondiale apportent une meilleure qualité de service à la clientèle.
Les postes de distribution de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) ont fait peau neuve. Des disjoncteurs et autres équipements de répartition obsolètes des années 1970 ont cédé place à des postes de dernière génération, offrant les conditions d’une meilleure qualité de service à la clientèle. Ces réalisations découlent des investissements du projet Développement de l’accès à l’énergie moderne (Daem) financé par la Banque mondiale. Les équipements réhabilités dans la ville de Cotonou satisfont le ministre en charge de l’Energie, Dona Jean-Claude Houssou, qui effectuait hier une visite sur les sites de distribution de la Sbee dans la capitale économique. A Gbégamey qui abrite une mini-conduite de répartition et des départs sources, Vèdoko, Sainte-Rita et Xlacodji où sont posés d’autres disjoncteurs, il a souligné la nouvelle dynamique de rénovation complète des équipements de la Sbee qui anime le Gouvernement. « La précédente génération d’équipements remplissait toute la salle, aujourd’hui nous avons des équipements en miniature et performants. L’obsolescence était telle qu’on ne retrouvait même plus de pièces de rechange sur le marché. Nous ne voulons pas faire des coups ponctuels, nous soutenons des actions durables », soutient-il.
Le coût global de l’investissement consacré à la rénovation des équipements de la Sbee est de l’ordre de 15 milliards de francs Cfa. Ninon Ahoudjinou, chef Projet Deam/Sbee estime que les nouveaux postes installés permettent de ne plus ressentir les coupures d’électricité comme par le passé. Ils permettent à la Sbee de disposer de technologies modernes pour rationaliser la fourniture de l’énergie électrique et répondre âprement aux pannes éventuelles qui surgissent sur son réseau. Célestin Dangbédji, coordonnateur du Projet Daem, ajoute que cette modernisation vient atténuer les désagréments subis par les abonnés. « Nous disposons désormais d’une certaine fiabilité dans le service et nous sommes capables d’assurer la continuité du service en cas de panne, car ces nouveaux postes nous permettent d’isoler une zone en cas de panne », appuie Laurent Tossou, directeur général de la Sbee.
Pour le ministre, le travail de modernisation du réseau doit se poursuivre pour garantir à la clientèle de la société une meilleure qualité de service.
Le projet Daem se décline en quatre composantes : la modernisation du réseau électrique, la fourniture de service d’énergie moderne et d’électrification, le développement durable des services énergétiques et la préparation de nouveaux projets Energie. A Cotonou, il s’est investi dans la réhabilitation des postes de répartition de Gbégamey, Vèdoko, la construction d’un poste de répartition à Sainte-Rita, l’acquisition des kits de branchement ainsi que la distribution des ampoules économiques aux abonnés de la Sbee.

Les pays de l’Afrique de l’Ouest se sont lancés dans un nouveau cycle d’élaboration des plans d’investissement agricole, de sécurité alimentaire et nutritionnelle (Pniasan). Dr Bio Goura Soulé, expert de la Cedeao sur les questions agricoles, coordonnateur du Programme de libre circulation des produits agricoles en Afrique de l’Ouest (Profab) décrypte la mise en œuvre de la politique agricole de la région et les défis de la deuxième génération de Pniasan.
La Nation : Quelle lecture faites-vous de la mise en œuvre de la première génération du Pniasan en Afrique de l’Ouest ?
Dr Bio Goura Soulé : Comme vous le savez, la région depuis 2005 s’est dotée d’une politique agricole qui est l’expression de sa volonté d’avoir une affirmation de ses choix publics dans le secteur agricole considéré comme le moteur de l’économie au niveau régional. Après 10 ans de mise en œuvre, une évaluation a été faite à Dakar en novembre 2015. De cette évaluation, il ressort deux éléments importants. Du point de vue de l’efficacité externe, tous les secteurs agricoles, à l’exception de l’élevage ont connu des progrès. Des progrès en termes d’augmentation de la production, et parfois dans certaines filières d’amélioration de la productivité, notamment le riz. C’est le résultat des incitations qui ont été mises en place par les Etats. On peut aussi dire que les échanges commerciaux régionaux ont augmenté même si aujourd’hui on ne s’est pas donné les moyens pour les quantifier. On sait que les échanges de bétail sont estimés à plus de 2 millions de têtes au niveau régional. Les céréales font plus de 2,5 millions de tonnes, dominés par le maïs et le riz. Nous avons aussi les échanges de produits qui résultent des chaines de valeurs nouvelles qui ont été promues au cours des dix dernières années. Cela a contribué relativement à renforcer la résilience des populations et a diminué le taux de prévalence de la pauvreté dans un certain nombre de pays. Globalement, la région s’est affirmée au plan de la sécurité alimentaire et on peut considérer que les crises alimentaires telles qu’elles se manifestent au cours des années 70 et 80 sont aujourd’hui derrière nous. Il y a encore des poches de malnutrition qui ne sont pas bien endiguées, mais n’empêche que la situation alimentaire globale de la région s’est beaucoup améliorée.
Qu’en est-il alors de l’efficacité interne ?
Du point de vue de l’efficacité interne, on a eu beaucoup de problèmes sur le fonctionnement des institutions. On a misé sur un certain nombre d’institutions qui devaient être les moteurs du développement agricole. L’Agence régionale pour l’agriculture et l’alimentation (Araa) basée à Lomé a été créée mais n’a pas eu les moyens qu’il fallait. Elle a été créée depuis la conférence de Yamoussoukro en 2006. Elle n’a été opérationnelle qu’en 2013 mais s’est quand même bien structurée. Du point de vue du pilotage, la Cedeao a aussi pris en main une responsabilité dans la définition des orientations des politiques. On peut le considérer comme un acquis important même si ce qu’on attend n’est pas arrivé. Ce qu’on attend, c’est surtout le financement. Là, on a deux problèmes importants. Tous les pays ont pris l’engagement de consacrer 10% de leur budget à l’investissement agricole. Au bout du compte, on a réellement cinq pays qui arrivent à dégager 10%. Mais tous les pays ont fait des efforts. En volume, les montants consacrés à l’agriculture ont nettement augmenté. C’est un acquis important même s’il faut s’interroger sur la qualité de ces investissements. Mais là où le bât blesse, c’est la contribution qui devait venir de la région, contribution qui devait être matérialisée par la création d’un Fonds régional de développement de l’agriculture et de l’alimentation. Ce fonds a été théoriquement créé mais la région n’a jamais pu mobiliser de l’argent pour l’abonder. Et on avance comme cause de cette faiblesse, les crises sécuritaires qu’on a au Mali, en Guinée Bissau. Cela fait qu’aujourd’hui la plus grande partie du budget de la Cedeao, qui résulte des prélèvements communautaires de solidarité est, complètement utilisée pour maintenir la sécurité, notamment payer les contingents dans ces pays. C’est un bilan en demi-teinte.
Tirant leçon de ces faiblesses, la nouvelle orientation de la politique agricole est d’abord alignée sur la déclaration de Maputo de juillet 2014 qui veut qu’on ait une croissance inclusive qui puisse être partagée par tout le monde.
Les acteurs agricoles ont-ils réellement tiré profit de cette politique ?
Pour montrer qu’ils ont tiré profit, il faut regarder deux paramètres importants. Primo, est-ce qu’ils ont développé leurs capacités de résilience ? La réponse aujourd’hui est oui parce que les crises alimentaires ne sont plus récurrentes que ce qu’on connaissait. Cela veut dire que les acteurs ont développé un ensemble de stratégies qui leur permettent d’être plus résilients. Le second indicateur, c’est la pauvreté qui a reculé dans bon nombre de pays. Si ces deux indicateurs sont en progrès, cela veut dire que les gens ont tiré parti des politiques agricoles. C’est vrai si vous interrogez les paysans, ils diront qu’ils n’ont jamais vu la politique agricole, qu’ils ne savent pas de quoi cela retourne. Mais cette liaison très forte des priorités nationales sur les priorités régionales montre qu’aujourd’hui si on explique bien aux acteurs, ils comprendront qu’il y a une bonne lignée des politiques qui touchent du haut à la base les exploitations familiales.
Qu’est-ce que la deuxième génération des Pniasan apporte de plus ?
La deuxième génération des Pniasan apporte une meilleure structuration en prenant en compte les quatre facteurs importants pour accélérer la croissance. Le premier, on est toujours les derniers du point de la productivité et de la production agricole. On a encore des gaps importants à combler en matière d’amélioration de la productivité. Le premier axe de la politique dit, on met le focus sur l’amélioration de la productivité tout en préservant l’environnement. C’est une vision très agronomique. Le deuxième dit, aujourd’hui ce qui est important n’est pas ce qu’on produit mais ce que le marché demande. Ce que le marché demande de plus en plus, c’est des produits transformés et normés. Donc, on consacre le deuxième pilier de la politique à la production de chaines de valeurs et à un environnement favorable au commerce régional. Le troisième dit qu’on a des paramètres qui recoupent le secteur agricole, ce sont les questions de nutrition, d’assurance, de changements climatiques. Quelles stratégies met-on en place pour que les populations soient résilientes ? Le dernier pilier, que ce soit au niveau régional, des exploitations, des organisations, on a des problèmes de gouvernance. Lorsque je parle agriculture, je pense que je suis le seul agriculteur alors que le consommateur doit être concerné, le préfet qui gère la région aussi. Il faut donc une intersectorialité et une interterritorialité de la politique agricole. Quand on parle de nutrition que le ministère de la santé soit là, le ministère des affaires sociales, les assurances, l’environnement, qu’on puisse avoir un cadre de concertation performant pour avoir une bonne politique agricole. Ces quatre piliers sont inamovibles et doivent être traités de façon approfondie.
Qu’est-ce qui peut fonder votre optimisme dans la mise en œuvre de la nouvelle politique ?
L’optimisme, c’est d’abord que les gens ont internalisé les enjeux. Aujourd’hui, tout le monde a internalisé les enjeux. Même le producteur n’est plus ce qu’on pensait de lui. Il sait aujourd’hui que si le marché ne fonctionne pas, même si on vient lui dire de continuer à produire, cela ne marchera pas. Le politique sait que si cela ne marche pas, il peut être interpellé à tout moment, il n’est plus en vase clos. Ce niveau de prise de conscience va entrainer d’autres cycles de mouvements, le financement, la gouvernance et une bonne mise en œuvre des politiques?
Actualités 18 mai 2017

La proposition de loi sur le Code du numérique au Bénin en examen au Parlement rend désormais légaux, les signatures et les cachets électroniques dans les transactions électroniques. C’est l’une des innovations portées par les livres 1er et 2e de ce texte adoptés, ce mardi 16 mai, par les députés sur les huit que compte le Code. Les travaux se sont déroulés en présence du ministre chargé de l’Economie numérique, Rafiatou Monrou.
Le Bénin se met peu à peu au même diapason que les nations modernes, en matière numérique. Les signatures et les cachets électroniques seront bientôt admis dans les transactions électroniques aussi bien dans le secteur public que privé. La proposition de loi portant Code du numérique au Bénin promeut désormais ces instruments.
En effet, selon le Code en examen et dont les livres 1er et 2e ont été adoptés et qui partent de l’article 3 à 301, la signature électronique nécessaire à la validité d’un acte juridique, identifie celui qui l’appose et manifeste son consentement aux obligations qui en découlent. La fiabilité d’un procédé de signature électronique est présumée jusqu’à preuve contraire, lorsque celui-ci met en œuvre une signature électronique qualifiée, établie grâce à un dispositif sécurisé de création de signature électronique et que la vérification de cette signature repose sur l’utilisation d’un certificat qualifié. Ainsi, sauf preuve contraire, un document écrit sous forme électronique est présumé avoir été signé de son auteur et son texte est présumé ne pas avoir été modifié si une signature électronique sécurisée y est apposée ou logiquement associée.
La loi autorise des signatures et cachets électroniques dans le secteur public. Sauf qu’ici, les conditions peuvent être soumises à des exigences supplémentaires, fixées par voie réglementaire. Lesquelles doivent être objectives, transparentes, proportionnées et non-discriminatoires et ne doivent s'appliquer qu'aux caractéristiques spécifiques de l'application concernée. Ces exigences ne peuvent pas constituer un obstacle aux services transfrontaliers pour les citoyens, en particulier entre Etats membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), insiste la loi.
La même innovation concerne également les cachets électroniques. En effet, selon la loi, les actes juridiques sous forme électronique ont la même valeur que les actes juridiques sous forme non-électronique. « Sous réserve de dispositions légales particulières, lorsqu’un écrit est exigé pour la validité d’un acte juridique, il peut être établi et conservé sous forme électronique sous réserve que puisse être dûment identifiée la personne qui l'a établi et que son intégrité soit garantie », retient le Code en examen. Mieux, lorsqu'un écrit est soumis à des conditions particulières de lisibilité ou de présentation, l’écrit électronique doit répondre à des exigences équivalentes. La validité, les effets et la force exécutoire d’un acte juridique sous forme électronique ne peuvent être contestés en raison de la forme électronique de l'acte. Seulement, nul ne peut être contraint de poser un acte juridique par voie électronique, nuance la loi.
Toutefois, il existe quelques exceptions à des écrits électroniques.
Des exceptions
En effet, selon la loi, certains actes ne peuvent prendre la forme d'écrits électroniques, notamment les actes sous seing privé relatifs aux sûretés personnelles ou réelles, de nature civile ou commerciale, sauf s’il sont passés par une personne pour les besoins de sa profession, les actes sous seing privé relatifs au droit de la famille ou au droit des successions et tous autres actes pour lesquels la loi exige un écrit sous format papier ou sous tout format autre que le format électronique.
De même, la preuve sous forme électronique a la même force probante et est admise au même titre que la preuve sous forme non-électronique, sous réserve que puisse être identifiée la personne dont elle émane, et qu’elle soit établie et conservée dans des conditions qui en garantissent l’intégrité et la pérennité. Mieux, lorsque la loi oblige ou autorise une personne à fournir un document et que cet acte n’existe que sous forme électronique, cette personne fournit une impression papier certifiée conforme du document sous forme électronique. Cette certification est fournie par la personne qui est légalement tenue de conserver le document, ou par toute autre personne légalement qualifiée. Le Code prévoit qu’au plus tard un an après son entrée en vigueur, que soient désignées par décret pris en Conseil des ministres sur proposition du ministre chargé des Communications électroniques la ou les autorités compétentes responsables de la délivrance des moyens d’identification électronique en République du Bénin.
Il faut signaler que les travaux de l’examen de ce Code qui a démarré le 28 avril dernier, se poursuivent le lundi 22 mai prochain au Parlement. Les députés vont se pencher sur les six autres livres avant l’adoption générale de l’ensemble de la proposition de loi composée de 655 articles?