La Nation Bénin...
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Les séances de sensibilisation et d’information sur le Programme d’action du Gouvernement intitulé « Le Bénin révélé », initiées à travers tout le Bénin ont commencé à porter leurs fruits. Après, les députés et autres acteurs politiques qui ont décidé d’apporter leur soutien aux actions du Gouvernement, ce sont les opérateurs économiques, notamment ceux des Collines qui sont entrés dans la danse.
Il y a quelques semaines encore certains citoyens reprochaient au Gouvernement de n’avoir pas assez vulgarisé le contenu de son programme d’action. Maintenant, cette faiblesse a été corrigée puisque les ministres sont en pleine tournée de sensibilisation et d’explication sur le document. Une méthode qui porte ses fruits, et des soutiens fusent de toutes parts dans le pays. C’est dire que les populations ont compris l’impact que pourraient avoir les actions prévues dans le document sur le développement des différentes localités.
Après le groupe d’enseignants de philosophie et surtout les députés à l’Assemblée nationale y compris ceux membres des Fcbe, qui ont décidé de créer un Bloc de la mouvance présidentielle (BMP) pour appuyer le Gouvernement dans la réalisation de ses actions et des réformes engagées, c'est au tour des opérateurs économiques de s'exprimer.
Depuis samedi 13 mai dernier, ceux du département des Collines, entourés de quelques cadres natifs de la localité, réunis à Savalou, ont pris la décision de soutenir le Programme d’action du Gouvernement. Ce fut la mobilisation des grands jours au stade de la ville plein à craquer. Les organisateurs de cette rencontre ont expliqué le bien-fondé de ce programme et ont dévoilé ce qui est prévu pour le département des Collines. Il s’agit plus précisément des mesures envisagées pour relancer la filière anacarde, une des principales activités commerciales du département et surtout l’approvisionnement en eau potable, une denrée rare dans la plupart des localités des Collines.
Le meeting de Savalou a reçu le soutien d’une délégation composée de trois membres du Gouvernement, en l'occurrence les ministres Lazare Sêhouéto en charge du Commerce, Joseph Djogbénou de la Justice et Marie-Odile Atanasso de l'Enseignement supérieur venus les rassurer quant à la pertinence du Programme d’action du Gouvernement.
Alors qu’il y a quelques semaines certains opérateurs économiques se plaignaient de la morosité dans leurs secteurs d’activités et se demandaient à quel saint se vouer, au vu du contenu du « Bénin révélé », ces derniers ont repris espoir. Ce programme mérite attention parce qu’il comporte des actions ambitieuses dans plusieurs domaines de la vie socioéconomique du Bénin. Il faut alors lui accorder pour le moment de la crédibilité et souhaiter qu’il se réalise dans de bonnes conditions pour le bonheur des populations et pour le développement du Bénin.

Le ministre en charge de l’Enseignement supérieur a tenu un point de presse ce lundi 15 mai à Cotonou, pour expliquer à l’opinion publique les motivations et la pertinence des réformes engagées dans le secteur. Entre autres, Marie-Odile Attanasso a annoncé les examens nationaux pour l’obtention de la licence et du master pour le mois d’août prochain.
Les premiers examens nationaux pour l’obtention de la licence et du master auront lieu en août prochain, a annoncé le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Marie-Odile Attanasso, ce lundi 15 mai face à la presse. Et ils se feront dans une période transitoire de trois ans au cours de laquelle les établissements privés d’enseignement supérieur (Epes) doivent se mettre en règle vis-à-vis des textes, indique l’autorité. Ces examens ne sont ni discriminatoires, ni contraires aux textes en vigueur, ni au système Licence-master-doctorat (Lmd), clarifie le ministre. Ils ne sont non plus incompatibles avec l’appartenance du Bénin au Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames), ajoute-t-il.
Les réformes entreprises par le Gouvernement dans l’enseignement supérieur visent à assainir le secteur pour une meilleure crédibilité des diplômes délivrés, laisse entendre le ministre, pour couper court aux polémiques suscitées par ces réformes dans le rang des promoteurs d’Epes. La co-signature telle qu’elle est conçue et pratiquée actuellement crée une énorme injustice aux parents et aux apprenants qui n’ont toujours pas la bonne information pour choisir le bon établissement, signale Marie-Odile Attanasso.
Sur plus de 146 Epes autorisés par l’Etat béninois pour la licence et le master, seulement 52 bénéficient de la co-signature de diplômes. D’où la nécessité d’harmoniser l’ensemble des diplômes délivrés par tous les établissements par l’organisation des examens nationaux de licence et de master auxquels seront soumis les étudiants des Epes, justifie le ministre.
Parlant des avantages de ces réformes, Marie-Odile Attanasso affirme que les inégalités et injustices créées par le système actuel seront corrigées. Les réformes visent également à sécuriser et à rentabiliser les importants investissements financiers des promoteurs et des parents. La légitimité des Epes sera reconnue et l’Etat béninois pourra accompagner les Epes en se basant sur les performances de chacun d’eux, assure le ministre de tutelle.
Lesdits examens offrent aux apprenants deux possibilités : ils auront une attestation après validation des 180 crédits pour la licence et 300 pour le master. Une attestation qui peut être utilisée dans les pays de la sous-région et dans l’espace Cames. Les apprenants pourront également être retenus pour les examens d’Etat. Ces réformes vont améliorer considérablement la qualité de l’enseignement dispensé dans les établissements privés, espère le ministre Marie-Odile Attanasso qui invite les promoteurs privés d’enseignement supérieur à entrer dans le processus d’homologation de leurs établissements.

Le port de Cotonou vient de confirmer son appartenance au réseau des ports modernes respectant les normes environnementales. Vendredi 12 mai dernier, l’entreprise qui boucle en août prochain 52 ans a reçu les documents de sa certification à la norme Iso 14001 version 2015.
Le système de management environnemental mis en place par le Port autonome de Cotonou est reconnu. Grâce à ce système, l’entreprise vient d’être certifiée à la norme Iso 14001 version 2015. La remise dudit certificat a eu lieu vendredi dernier à la faveur d’une cérémonie qui s’est déroulée à Cotonou, sous l’égide du directeur de cabinet du ministre des Infrastructures et des Transports (Mit) représenté par Victorin V. Honvoh.
Thomas Bagan, chef du département de gestion de l’environnement du Port autonome de Cotonou (Pac), a fait savoir que cette entreprise a comme ambition d’assurer sa responsabilité éco-citoyenne, d’être une plateforme logistique de service performante sûre, sécurisée et axée sur la promotion d’un développement durable dans la sous-région. Dans ce cadre, a-t-il rappelé, la direction générale du Pac a mis en place et maintenu un système de management environnemental depuis 2013. Cette certification est, selon lui, le résultat des efforts conjugués de tout le personnel sous la houlette de la directrice générale, Amélie Huguette Amoussou Kpéto.
Pour Vainer Vianden, représentant de l’organisme de certification, cette distinction témoigne de la pertinence des actions déployées le Pac pour améliorer l’environnement de travail. Et de ce fait, elle vise à motiver les clients à faire davantage confiance à cette entreprise bénéficiaire.
Et les responsables du Port autonome de Cotonou n’entendent pas dormir sur leurs lauriers. « Une chose est d’être certifié et l’autre est de maintenir le certificat et d’œuvrer à l’extension de son périmètre d’application… », a indiqué Amélie Huguette Amoussou Kpéto, consciente des défis qui attendent l’entreprise après la réception du certificat. Cette certification est un engagement pris vis-à-vis de la communauté internationale à protéger l’environnement, à lutter contre les changements climatiques et cela passe par la promotion des initiatives d’adaptation aux effets néfastes et pervers des phénomènes climatiques extrêmes et des changements climatiques, a-t-elle lancé au personnel. « Cette cérémonie sanctionne la fin d’un processus autant qu’elle marque le démarrage d’une nouvelle ère plus exigeante et plus contraignante pour nous, acteurs et partenaires portuaires à tous les niveaux », a-t-elle insisté.
Maintenir le cap
Cette certification n’est pas acquise une fois pour toutes.
Elle a une validité de trois ans et ne peut être renouvelée que si « les acteurs portuaires s’inscrivent de façon durable dans un processus continu d’amélioration de la qualité du cadre d’opération ». Pour ce faire, Amélie Huguette Amoussou Kpéto a pris l’engagement d’accompagner ce processus d’amélioration continue. Précisant le sens de cette certification, elle a souligné qu’elle vient non seulement consolider l’appartenance du Pac au réseau des ports modernes mais aussi renforcer son leadership en matière de réformes de modernisation exigées des ports de la sous-région.
Après s’être dit fier de cette certification, Victorin V. Honvoh, directeur de cabinet, intervenant au nom du ministre des Infrastructures et des Transports, a salué les efforts déployés et la détermination de la directrice générale et du personnel « à œuvrer pour le maintien de ce certificat ». Il a promis l’accompagnement de la tutelle afin de « faire du port de Cotonou un modèle, une référence au service de la promotion d’un développement durable dans la sous-région ». Une vision très chère, a-t-il souligné, au chef de l’Etat. Et cela passe par la prise en compte des « préoccupations environnementales ».
Notons que le processus ayant abouti à cette certification a démarré en janvier 2017. Avant cette certification, le Pac a déjà reçu celle de la norme Iso 9001 pour son système de management de la qualité?
Actualités 15 mai 2017

Les députés ont autorisé le Gouvernement, vendredi 12 mai dernier, à ratifier deux accords de prêt, d’un montant de plus de 50 milliards F Cfa, au profit de l’approvisionnement en eau potable et de l’assainissement des eaux usées.
Deux dossiers d’intérêt pour l’accès des populations à l’eau potable et de l’assainissement des eaux usées ont été examinés par les députés au cours de leur séance plénière du vendredi 12 mai dernier. Le premier a trait au projet de loi portant autorisation de ratification de l'accord de financement signé à Cotonou, le 20 janvier dernier avec l’Association internationale de développement (Aid), dans le cadre du Projet d’approvisionnement en eau potable en milieu rural et d’assainissement des eaux usées en milieu urbain (Peprau).
Le montant de l’accord de prêt est évalué à 40,734 929 700 milliards F Cfa sur le coût total du projet estimé à 41,734 929 700 milliards francs Cfa. Le second dossier est relatif au contrat de financement d’un montant de 19,678 710 milliards F Cfa pour la réalisation de la troisième phase du Projet eau et assainissement Cotonou signé à Bruxelles, en Belgique, le 8 décembre 2016 entre la République du Bénin et la Banque européenne d’investissements (Bei).
Les deux accords ont été favorablement examinés par les députés qui ont loué le dynamisme du Gouvernement du président Patrice Talon dans la mobilisation des ressources sur l’amélioration des conditions de vie des populations. Ils ont salué l’importance des deux accords de prêt qui s'inscrivent dans le cadre du Programme d’action du Gouvernement (Pag) et la mise en œuvre des Objectifs du développement durable (Odd) en matière d’accès à une eau de meilleure qualité et afin d’offrir un accès universel et équitable aux services d’alimentation en eau et assainissement. Le Projet d’approvisionnement en eau potable en milieu rural et d’assainissement des eaux usées en milieu urbain (Peprau) vise à accroître l’accès aux services d’approvisionnement en eau potable en milieu rural et d’assainissement des eaux usées (gestion des boues de vidange) des zones urbaines et périurbaines des communes du Grand Nokoué. Il vise aussi à renforcer la capacité de prestations des institutions du secteur public de l’eau potable et celui de l’assainissement des eaux usées des zones urbaines pour la délivrance de services sur le territoire couvert par le projet et à renforcer la capacité de réponse immédiate du Gouvernement aux urgences et aux catastrophes éligibles.
Par ailleurs, la mise en œuvre du Peprau impactera 1,196100 million de bénéficiaires directs dont 432 000 personnes qui auront accès à des sources d’eau potable à travers des branchements particuliers dans les centres ruraux et 764 100 personnes qui profiteront d’un système amélioré d’assainissement.
Le projet eau et assainissement à Cotonou phase III permettra d’alimenter la ville de Cotonou en eau potable à travers le renforcement du captage d’eau, du traitement du système de transfert, des réseaux de distribution, y compris l’installation de branchements pour environ six cent mille habitants et d’autre part, d’assainir les eaux usées avec une station de traitement des boues de vidange devant desservir environ un million de personnes.

Le Conseil des ministres s'est réuni vendredi, le 12 mai 2017, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l’Etat, chef du Gouvernement.
Au cours de la séance, le Conseil a approuvé plusieurs dossiers.
I. Au titre des mesures normatives.
Les projets de décrets suivants ont été adoptés :
1.1 Projet de décret portant nomination d'huissiers de justice avec attribution de charges.
En application de la loi n°2001-38 du 8 décembre 2005 portant statut d'huissier de justice, le Conseil des ministres a adopté le décret portant nomination d’huissiers de justice avec attribution de charges.
Cette nomination intervient après la création de vingt-une (21) nouvelles charges par décret n°2016-749 du 7 décembre 2016 portant création de charges d'huissiers de justice.
Le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation a été instruit de prendre les dispositions nécessaires pour la prestation de serment par les intéressés.
1.2 Projet de décret portant régime de dématérialisation de la liasse documentaire de pré-dédouanement en République du Bénin.
La prise du présent décret découle de l’abrogation, pour base juridique illégale, de celui n°2015-259 du 15 mars 2015 portant fixation du cadre applicable à la dématérialisation de la liasse documentaire de pré-dédouanement en République du Bénin.
Le Conseil des ministres a adopté le décret et instruit le ministre des Infrastructures et des Transports et le ministre de l’Économie et des Finances, de réunir les acteurs portuaires concernés aux fins d'étudier et de proposer au Gouvernement, les modalités de la fusion des plateformes de la Société d’exploitation du guichet unique du Bénin (SEGUB S.A.) et du Guichet unique pour les opérations du commerce extérieur (GUOCE) en une seule pour toutes les formalités.
1.3 Approbation du Plan directeur du sous-secteur de l’électricité (PDE) au Bénin à l'horizon 2035.
Le Plan directeur du sous-secteur de l’électricité (PDE) est conçu sur la base d’une prévision de la demande globale d’énergie électrique à l’horizon 2035. Il vise le renforcement des moyens d’approvisionnement d’électricité, le développement du réseau de transport, l’amélioration de la couverture électrique à travers le programme d’électrification des localités du pays.
Il permettra en outre d’optimiser la détermination des tarifs d’électricité, reflétant les coûts réels du service aux clients. Le PDE propose enfin un plan d’actions, principal support de son opérationnalisation.
Le Conseil des ministres a approuvé le plan directeur qui constitue sa vision pour le sous- secteur sur la période indiquée.
1.4 Projet de décret portant création du comité de suivi de l’exécution de l’accord-cadre entre « AP-HP INTERNATIONAL» filiale de « ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS » et la République du Bénin.
La création de ce comité procède de la nécessité de mettre en place un cadre adéquat de suivi de la mise en œuvre efficace des engagements de chaque partie à l'accord-cadre entre
« AP-HP INTERNATIONAL» filiale de « ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS »
et la République du Bénin.
Le comité de suivi est une structure d'appui-conseil au ministre de la Santé dans le cadre de la mise en œuvre dudit accord-cadre.
Le Conseil des ministres a adopté le décret et instruit le ministre de la Santé de faciliter au comité de suivi, l'accomplissement correct de sa mission. Le ministre de l’Économie et des Finances mettra à disposition les ressources nécessaires à son fonctionnement.
II. Au titre des communications
2.1 Contribution de l’État au projet « Appui au renforcement du cadre stratégique et organisationnel de gestion des questions de Migration/Diaspora et développement ».
Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération a présenté au Conseil des ministres, une communication relative à la contribution de l'État au projet « Appui au renforcement du cadre stratégique et organisationnel de gestion des questions de Migration/Diaspora et Développement». Ce projet vise, d'une part, à faciliter et développer le dialogue et la coopération sur la migration et, d'autre part, à engager le processus de mobilisation de la diaspora pour soutenir le secteur sanitaire au Bénin. Il couvre la période d'octobre 2016 à septembre 2017, et comporte trois volets, à savoir :
- la mise en place d'un Dialogue national sur la migration ;
- l’initiation d'une Concertation bilatérale sur la migration entre le Bénin et les autres pays ;
- la préparation d'un processus d’expérimentation du transfert des compétences de la diaspora béninoise au profit du secteur de la santé au Bénin, sous les auspices du ministère de la Santé.
Le Conseil des ministres a approuvé la communication et instruit le ministre de l'Économie et des Finances, de mettre à la disposition du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, les moyens nécessaires pour honorer le complément du financement sollicité.
Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération veillera à la bonne exécution dudit projet, en collaboration avec le ministre de la Santé, concernant le volet « Transfert des compétences des professionnels de la santé de la diaspora béninoise ».
2.2 Relèves de contingents béninois engagés dans les opérations de maintien de la paix sous l'égide des Nations Unies au titre de l’année 2017.
Le Conseil des ministres a examiné les modalités de relève de contingents béninois engagés dans les opérations de maintien de la paix sous l'égide des Nations Unies au titre de l’année 2017, présentées par le ministre de la Défense nationale.
Conformément au calendrier préétabli, il est prévu la relève de contingents au sein de la Mission de l’organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) et de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA).
Le Conseil des ministres a approuvé la communication et autorisé les relèves des contingents béninois engagés dans les opérations de maintien de la paix sous l'égide des Nations Unies au titre de l'année 2017, dans les missions précitées.
2.3 Mesures relatives à l’installation de compteurs à prépaiement et au paiement régulier des consommations d'énergie électrique de l’administration publique et des collectivités locales.
Le Conseil des ministres a examiné une communication conjointe du ministre de l'Économie et des Finances et du ministre de l’Energie, de l’Eau et des Mines, sur les mesures relatives à l’installation de compteurs à prépaiement et au paiement régulier des consommations d’énergie électrique de l’administration publique et des collectivités locales.
L’une des conditions préalables à l’entrée en vigueur de l’Accord sur le Millennium Challenge Account (MCA-Bénin) signé avec le Gouvernement des Etats-Unis d'Amérique, est le recouvrement des créances de la Société béninoise d’énergie électrique (SBEE) sur l’administration publique et les collectivités locales, et la mise en place d'un dispositif préventif de l'accumulation des impayés par les clients.
A cet effet, il est envisagé le remplacement (à l'exception de certaines structures hautement sensibles) des compteurs conventionnels par des compteurs à prépaiement dans l'administration publique et les collectivités locales. Au total,
5 700 compteurs sont concernés par ces mesures.
Le Conseil des ministres a approuvé la communication et instruit le ministre de l'Energie, de l’Eau et des Mines, de faire procéder par la SBEE au remplacement, à l’exception des structures hautement sensibles, des compteurs conventionnels par des compteurs à prépaiement dans l’administration publique et au niveau des collectivités locales.
Le ministre de l'Énergie, de l'Eau et des Mines et le ministre de l’Économie et des Finances, mettront en place un mécanisme cohérent et adapté de prévision, de budgétisation et de paiement régulier par anticipation des consommations d'électricité de l’administration publique et des collectivités locales.
2.4 Renonciation par l’Etat de ses créances sur la Société béninoise d’énergie électrique (SBEE), et mise en place d’un dispositif performant de gestion déléguée en vue d'améliorer durablement les performances de l'entreprise.
Le Conseil des ministres a examiné une communication conjointe du ministre d’État, chargé du Plan et du Développement, du ministre de l'Économie et des Finances et du ministre de l’Energie, de l’Eau et des Mines relative aux créances de l’Etat sur la SBEE d’un montant de vingt-quatre milliards sept cent quatre-vingt-neuf millions quatre cent quatre-vingt-huit mille six cent cinq (24.789.488.605) F CFA au 31 décembre 2016, conformément aux résultats des travaux d'apurement des dettes et créances SBEE/Etat.
Le Conseil a autorisé la renonciation par l’Etat de ses créances nettes sur la SBEE et décidé de la mise en place, dans le cadre du deuxième programme du MCA-Bénin, d'un dispositif performant de gestion déléguée à la Société béninoise d'énergie électrique (SBEE), en vue d'améliorer durablement les performances de l'entreprise.
Faisant suite à l'adoption du Contrat-Plan SBEE/Etat et basé essentiellement sur des modalités de gestion déléguée à la Société béninoise d’énergie électrique (SBEE), le dispositif instaurera un cadre de gestion axée sur les résultats et assurera à l'entreprise l’autonomie nécessaire pour véritablement impulser une nouvelle dynamique de développement durable.
Le ministre d’Etat, chargé du Plan et du Développement, le ministre de l’Economie et des Finances et le ministre de l'Énergie, de l'Eau et des Mines sont conjointement instruits de lancer un appel d'offres international en vue du recrutement d'un cabinet conseil pour assister le Gouvernement dans la conduite du processus de mise en place de ce système de gestion déléguée à la SBEE.
2.5 Organisation de deux ateliers au Bénin.
Le Conseil des ministres a marqué son accord pour la tenue, dans notre pays :
- de l’atelier régional sur les lignes directrices volontaires de l’Organisation internationale des bois tropicaux (OIBT) pour la gestion durable des forêts, à Cotonou, du 8 au 12 mai 2017 ;
- de l’atelier régional de renforcement des capacités des Conseils économiques et sociaux et institutions similaires (CES-IS) d’Afrique de l’Ouest sur la protection sociale et le dialogue social, également à Cotonou, du 28 au 30 juin 2017.
2.6 Participation du Bénin à des rencontres internationales.
Le Conseil des ministres a autorisé la participation de notre pays :
- à la 17e réunion du Comité ministériel du groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest, qui se tiendra à Monrovia, en République du Libéria, le 13 mai 2017;
- au symposium africain sur les Nouvelles technologies vaccinales en aviculture et la maîtrise de la reproduction bovine, qui se déroulera à Hammamet, en Tunisie, du 15 au 19 mai 2017;
- à la 4e semaine mondiale des sols, qui aura lieu à Berlin, en Allemagne, du 22 au 24 mai 2017.
2.7 Réunions statutaires.
Le ministre des Sports a soumis au Conseil, qui l’a adoptée, la communication sur la participation de son ministère aux différentes réunions statutaires au titre de l’année 2017.
2.8 Comptes rendus.
2.8.1 Point d'étape du processus d'éducation (PSE) post 2015.
Le ministre des Enseignements maternel et primaire a présenté au Conseil des ministres, le compte rendu d'étape du processus d'éducation (PSE) post 2015.
Le Bénin, appuyé par les Partenaires techniques et financiers intervenant dans ce secteur, s’est engagé depuis février 2016, dans l’élaboration d'un nouveau plan sectoriel de l'éducation. Cet engagement vise essentiellement à sauvegarder les efforts consentis dans ce domaine au cours de la période de 2006 à 2015. Il s’agit notamment d’assurer une bonne gouvernance dudit secteur en accord avec les orientations fixées dans le Programme d’action du Gouvernement (PAG) et les exigences du quatrième Objectif de développement durable (ODD 4).
Dans ce cadre, les travaux d'élaboration de la note d’analyse sectorielle de l’éducation qui tient lieu de diagnostic sectoriel sont achevés et les principaux résultats peuvent se résumer comme ci-après :
- les prévisions démographiques révèlent un accroissement global de la population scolaire d'ici à 2030, plus particulièrement pour la tranche d'âge des 10 à 19 ans ;
- la prise de mesures conséquentes susceptibles de répondre aux besoins éducatifs spécifiques s'avère nécessaire pour cette tranche d'âge qui relève essentiellement de l'éducation post primaire ; il s'agit de l'enseignement secondaire, technique et de la formation professionnelle, mais aussi de l'éducation alternative et de l'éducation non formelle pour une part de plus en plus importante des enfants de cette tranche d'âge ;
- l’accès à la scolarisation s'accroît, mais la déperdition reste forte et près d’un tiers des enfants de 9 à 17 ans sont hors de l’école ;
- des disparités importantes selon le genre, les régions et la situation socioéconomique des familles sont enregistrées.
Ces constats appellent des actions adéquates pour maintenir le plus grand nombre à l'école et assurer la prise en charge de ceux qui en sortent, parfois de façon précoce, par la valorisation de toutes les compétences, la création de passerelles et l'orientation vers la formation professionnelle, l'éducation alternative et l'éducation non formelle. Il s'agira, par ailleurs, d'assurer l'équité (discrimination positive) au profit des régions défavorisées et des populations fragilisées (familles pauvres, enfants handicapés).
Le Conseil des ministres a approuvé ce compte rendu et instruit le ministre des Enseignements maternel et primaire, à prendre les dispositions nécessaires en vue d’assurer la poursuite diligente des travaux restants et la mise en œuvre du plan de communication élaboré à cet effet.
2.8.2 Missions effectuées à l’étranger.
Les comptes rendus suivants de la participation de notre pays à des rencontres internationales ont été approuvés. Il s’agit :
- de la 2e réunion de haut niveau du partenariat mondial sur la coopération efficace au service du développement, qui s’est tenue à Nairobi, au Kenya, du 28 novembre au 1er décembre 2016;
à l’atelier de clôture du projet Trypanosomosis Rational Chemotherapy (TRYRAC) financé par le Programme mondial de Recherche agricole pour le Développement (GPARD/TRYRAC), qui a eu lieu à Lomé, au Togo, du 14 au 15 février 2017.
Fait à Cotonou, le 12 mai 2017.
Le secrétaire général du
Gouvernement
Édouard OUIN-OURO
Actualités 15 mai 2017

Le Fonds national de garantie et d’assistance aux petites et moyennes entreprises (Fonaga) a tenu, hier jeudi 11 mai, la première session de son conseil d’administration au titre de l’année 2017. Le Fonds entend renforcer ses interventions à l’aune de la reprise des activités économiques.
« Nous avons des contacts pour conforter nos capacités d’intervention que nous comptons surtout élargir dans les secteurs de l’eau, de l’assainissement. Nous serons aussi impliqués dans le soutien aux promoteurs culturels avec les réformes annoncées par le Gouvernement », souligne Dorothée Gounon, secrétaire permanent du Fonds national de garantie et d’assistance aux petites et moyennes entreprises (Fonaga), lors d’une réunion du conseil d’administration de l’institution à Cotonou. La première session du Conseil d’administration du Fonaga a été celle de l’approbation des comptes, cumulée avec l’assemblée générale de l’institution. Les administrateurs, après s’être enquis de la mise en œuvre des recommandations de la précédente réunion, ont examiné le rapport d’activités et celui du commissaire aux comptes au titre de l’année 2016. A en croire le secrétaire permanent du Fonaga, la conjoncture économique a rendu l’année écoulée difficile pour l’Etat et le secteur privé. La morosité économique que le pays a traversée a eu des répercussions sur les petites et moyennes entreprises (Pme) que le Fonaga encadre, notamment les entreprises du sous-secteur du Bâtiment et des Travaux publics qui exécutent pour la plupart des commandes publiques. « Le volume des activités de Pme a baissé tout comme la baisse de nos activités du fait de la dépréciation de la monnaie nigériane. Nous sommes au carrefour du fonctionnement des Pme et nous assurons qu’elles ont eu des difficultés durant l’année écoulée », atteste-t-il. Mais le secrétaire permanent du Fonaga estime que la crise se conjugue progressivement au passé avec les bonnes perspectives qui se profilent au niveau de la commande de l’Etat et surtout la légère reprise de la croissance au Nigeria.
Créé en 1990 avec un fonds de dotation de 1,5 milliard F Cfa, le Fonaga a pour mission de faciliter l’accès des Pme au financement bancaire. Ses principales activités se déclinent en l’apport de garanties auprès des banques qui accordent des crédits à moyen et long termes aux projets de Pme, le cautionnement en faveur des maitres d’ouvrage dans le cadre de l’exécution des contrats de marchés de travaux, services et fournitures par les Pme. Le secrétaire permanent de l’institution estime que le Fonaga traite avec environ 350 Pme chaque année qui exécutent des commandes publiques de l’ordre de 20 milliards de F Cfa et obtiennent des crédits bancaires de plus de 2,5 milliards F Cfa. Ces Pme assurent plus de 2000 emplois consolidés.
Le Fonaga reste l’unique expérience de fonds national de garantie dans la sous-région qui a pu survivre après 27 ans d’intervention en matière de garantie exclusivement orientée vers la promotion des Pme. Mais il est observé un rétrécissement persistant des engagements du Fonds sur les financements à moyen et long termes des Pme. Les administrateurs font le pari de renverser cette tendance en invitant les banques à appuyer les crédits à moyen et long termes et les opérateurs économiques nationaux à s’orienter vers des activités de production et de transformation de produits locaux?

Le président de la République est revenu, ce jeudi 11 mai, d’une visite de travail au Kenya. Au cours de son séjour, la coopération bilatérale a été relancée. Dans les mois à venir, le Kenya et le Bénin tout en intensifiant leurs relations feront une place de choix au renforcement des liens diplomatiques et économiques.
Le président Patrice Talon était, du 9 au 11 mai, l’hôte de marque de la République du Kenya. Ce séjour a surtout permis de relancer la coopération bilatérale économique du Bénin et du Kenya et même d’envisager la création d’une commission dont les premières assises auront lieu incessamment, a annoncé le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci. Au cours du point de presse qu’il a animé hier à sa descente à Cotonou, il est revenu sur les retombées du voyage. Le président de la République a été reçu par le président kenyan, Uhuru Kenyatta. Les deux personnalités ont eu un long entretien avant d’élargir la concertation aux membres des deux délégations, précise le ministre des Affaires étrangères. « Le commerce entre les pays africains fait 10% et le chef de l’Etat a souhaité que nous puissions dans la dynamique du Nouveau départ, tout en conservant les amis traditionnels, aller vers les autres pays, surtout travailler avec l’Afrique de l’Est où se développent diverses initiatives qui méritent d’être observées et reconnues comme source d’inspiration », note le ministre. Les domaines de coopération abordés couvrent également l’intensification des échanges entre les deux pays, l’ouverture du marché kenyan aux entreprises béninoises et vice-versa.
En réponse à la décision prise, il y a quelques mois, par le chef de l’Etat béninois de supprimer le visa d’entrée dans son pays aux ressortissants africains, le président du Kenya dans « une sorte de réciprocité de la diplomatie du président Talon » a décidé de « l’abolition du visa pour les citoyens béninois » désireux de se rendre dans son pays. « Notre décision de suppression de visa commence par avoir des retombées », se satisfait le ministre Aurélien Agbénonci. Selon lui, l’intérêt d’une telle décision est qu’elle « favorisera la libre circulation des personnes et des biens et aidera les milieux d’affaires des deux pays à mieux pénétrer les marchés respectifs ».
La visite du président de la République s’est poursuivie avec sa descente sur un projet à caractère agricole avec un fort impact sur le développement et l’économie du Kenya. Il s’agit d’une structure de production de roses vendues en Europe. Ledit projet a séduit le président Patrice Talon, fait observer le ministre Agbénonci qui déclare : « Il s’est intéressé aux techniques utilisées et a indiqué que dans la partie septentrionale de notre pays existe un site où le microclimat pourrait permettre de faire une réplique d’une telle initiative. Il en a profité pour inviter les experts de cette entreprise à venir au Bénin pour évaluer les possibilités de créer une entreprise du même type ».
Autre rencontre importante, celle tenue avec le directeur exécutif de Onu-Environnement dans le cadre de la relance de la gestion des plateformes pétrolifères abandonnées à Sèmè. Il a été question d’évaluer les risques qui y sont liés et de voir la possibilité d’une rentabilité?
Hôte d’honneur de l’Aca
Le président Patrice Talon au cours de son séjour au pays de Uhuru Kenyatta a également pris part à la dix-septième assemblée générale de l’Agence pour l’assurance du commerce en Afrique (Aca) en qualité de co-parrain et hôte d’honneur. « La banquabilité des risques africains », c’est le thème de cette rencontre au cours de laquelle le président Patrice Talon est intervenue, mercredi 10 mai dernier. « Le chef de l’Etat, reconnu comme champion de la promotion du secteur agricole pour créer la croissance, s’est prononcé et... a plaidé pour qu’il y ait un dialogue soutenu entre les gouvernements et le secteur privé en Afrique », laisse entendre le ministre Aurelien Agbénonci. Il a également encouragé l’existence de cette agence et a indiqué qu’il n’était pas nécessaire que les pays de l’Afrique de l’Ouest créent une autre agence. Son souhait est que ces pays intègrent cette agence déjà africaine de par sa dénomination, et que d’autres institutions s’associent à son renforcement pour la rendre plus dynamique.
J.F.M.

Mort depuis longtemps, mais toujours vivant dans le cœur des mélomanes. Ce jeudi 11 mai, les fans de la star du reggae Bob Marley se souviennent de cette icône encore vivante, trente-six ans après sa disparition.
11 mai 1981 – 11 mai 2017. Il y a trente-six ans, disparaissait Robert Nesta Marley alias Bob Marley. La star de reggae devenue une icône mondiale continue de drainer du monde, notamment dans le rang des jeunes qui ne l’ont connue que par ses chansons et ses vidéos. Depuis l’au-delà, la star continue d’adoucir les cœurs à travers ses disques qui se vendent encore par milliers dans le monde.
La jeune génération se familiarise avec la philosophie de l’homme et l’adopte. Ses morceaux sont repris et interprétés par les jeunes musiciens. Au Bénin, Bob Marley fait bouger vieux et jeunes dans les boîtes de nuit, les bars et restaurants. Son image circule toujours sur les gadgets, les tee-shirts et autres étrennes. Ses posters sont utilisés pour orner des chambres et des lieux publics. C’est un artiste hors-pair qui, malgré sa disparition, continue de dominer les pensées des jeunes. Et considérant la célébrité de l’homme, le monde culturel fait de la date de son décès une solennité toute particulière. Le mouvement du rastafarisme prôné par l’artiste continue d’avoir des adeptes. Le concept, la philosophie et la culture du mouvement sont marqués par diverses influences bibliques, comme le concept de Babylone qui s’étend à tous les aspects de la société : matérialisme, argent, capitalisme, police. Bob Marley et ses successeurs ont donc permis la diffusion du reggae et des principes rasta dans le monde entier. Seul hic, la propension des rastafaris pour la ganja, le chanvre indien et autres drogues !
A l’occasion de la célébration du décès de l’icône ce jeudi 11 mai, plusieurs manifestations sont prévues, notamment au centre culturel et artistique Yes Papa et sur le Campus d’Abomey-Calavi comme d’habitude, avec au menu des concerts, des caravanes et des conférences-débats sur les méfaits de la drogue.
Rappelons que Bob Marley est né le 6 février 1945 à Nine Miles en Jamaïque. La star incarne avec le mouvement rastafari l’éveil de son peuple pour une révolution spirituelle contre un oppresseur qu’il décrit d’abord comme étant le fruit d’une imposture chrétienne, voire païenne, capitaliste, corrompue raciste et hypocrite à la fois.
Par Solys BABADOUDOU (Stag)
Culture 11 mai 2017

Le député Valère Tchobo a initié une proposition de loi portant sur le recours au système de vidéosurveillance en République du Bénin. Cette loi vise à doter notre pays d’un cadre légal relatif à l’usage du système de vidéosurveillance. Selon l’exposé des motifs de la proposition de loi, le recours au système de vidéosurveillance est en pleine expansion aujourd’hui au Bénin. On en enregistre aussi bien dans des lieux publics notamment les centres commerciaux, établissements d’enseignement et les lieux privés comme les domiciles, les immeubles d’habitation….
Ce qui montre l’importance de ce système dont la prolifération peut s’expliquer par un besoin sécuritaire de plus en plus croissant et légitime de la population. Or, le recours à ce moyen de sécurité renvoie à la problématique de la collecte et du traitement des données personnelles ; ce qui rend urgente la nécessité pour le Bénin de légiférer sur l’usage de ce système de vidéosurveillance encadré aujourd’hui par la loi n°2009-09 du 22 mai 2009 portant protection des données à caractère personnel en République du Bénin. Pour l’heure, c’est une délibération no2016-008/RE/CNIL du 9 novembre 2016 portant conditions de mise en place et l’utilisation d’un système de vidéosurveillance qui encadre l’usage de la vidéosurveillance en République du Bénin. Ce dispositif se doit aujourd’hui d’être complété par d’autres dispositions législatives, estime le député Valère Tchobo, auteur de la proposition de loi constituée de 45 articles subdivisés en cinq chapitres et trois titres. Le texte a été déposé sur la table du président de l’Assemblée nationale et affecté à la commission chargée de la Sécurité pour étude avant son examen et son vote par la plénière ¦
Th. C. N.
Actualités 11 mai 2017

La délégation de l’Union européenne (Ue) au Bénin a commémoré la Journée de l’Europe, ce mardi 9 mai à Cotonou. Occasion pour l’ambassadeur Josep Coll, chef de la délégation, de réaffirmer la volonté de l’Ue à soutenir le Gouvernement béninois dans ses réformes, notamment la lutte contre la corruption.
La délégation de l’Union européenne (Ue) au Bénin a célébré la soixantième Journée de l’Europe, ce mardi 9 mai à Cotonou. C’était en présence des membres du Gouvernement, du maire de la ville de Cotonou et de plusieurs autres personnalités. A l’occasion, l’ambassadeur Josep Coll, chef de la délégation, a réitéré la volonté de l’Union européenne d'encourager et d'aider le Gouvernement béninois dans ses réformes, en particulier son combat contre la corruption. Selon lui, le monde traverse une période de grande incertitude et l’équilibre mondial est instable avec la remise en cause de certains acquis. Dans ce contexte, des certitudes planent en termes de défense de meilleures règles mondiales, des règles qui protègent les citoyens contre les abus, qui élargissent les droits et rendent claires les obligations. L’Union européenne demeure un acteur solide, coopératif et fiable et continuera à soutenir les Nations Unies et l’Union africaine pour encourager la construction d’un ordre mondial satisfaisant pour tous, affirme le chef de la délégation.
En termes de perspectives, il informe que les liens entre l’Union européenne et l’Afrique sont riches et diversifiés. Dans cette veine, il annonce que cette année est celle de l’Afrique. Car en novembre prochain, il se tiendra un nouveau sommet Afrique-Ue à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Le sujet principal de cette rencontre sera la jeunesse qui est à la fois un atout dans le dynamisme qu’elle apporte mais aussi un défi en ce qui concerne la demande de prestation, la formation, la création d’emplois en vue de la croissance et du développement.
En outre, le chef de la délégation de l’Union européenne évoque la construction d’une centrale solaire de 25 mégawatts pour permettre au Bénin à partir de 2020 de renforcer sa capacité électrique. De plus, en juin 2017, l’Union européenne lancera la semaine de la diplomatie climatique pour échanger sur les thèmes relatifs au développement durable, à la préservation de l’environnement et à la lutte contre la pauvreté, a fait savoir l’ambassadeur Josep Coll.
Par ailleurs, il souhaite que le Gouvernement continue sur le chemin de l’amélioration de la gouvernance politique et économique. Il invite les dirigeants à ne pas fléchir devant certaines résistances au changement.
Pour sa part, le ministre de la Justice, Joseph Djogbénou, représentant le chef de l’Etat, rappelle les liens séculaires qui unissent l’Europe à l’Afrique et en particulier le Bénin. Il estime que chaque année la fête de l’Europe permet aux Etats membres de la communauté de renouveler leur engagement aux valeurs telles que la paix, la liberté, la solidarité et la justice. Il pense que l’Ue est un acteur qui se positionne pour l’Afrique comme un modèle. Le ministre Djogbénou martèle que l’Ue est un appui important pour la bonne gouvernance et le développement dans notre pays, avant de témoigner sa gratitude au nom du président et du peuple béninois, à l’Ue pour toutes ses actions en faveur de l’émergence du Bénin.