La Nation Bénin...
Nouvelles
Constantin AMOUSSOU reçu par Joseph DHOGBENOU [/caption]Le président de la Cour constitutionnelle Joseph Djogbénou a reçu en audience, hier mercredi 17 octobre, quatre délégations. Au nombre des associations et organisations reçues, le gouvernement des jeunes, l'Ong Wildaf-Bénin, la Coalition des défenseurs des droits de l'Homme Bénin et l'association des artisans du Zou.
Il y a deux ans, le gouvernement des jeunes est né sous le parrainage du professeur Joseph Djogbénou. Après deux ans de "fonction", le président en exercice du gouvernement des jeunes, Constantin Amoussou, a cru nécessaire de faire le point de leurs activités à leur parrain, le président de la Cour constitutionnelle, le professeur Joseph Djogbénou qui a reçu en audience une délégation dudit gouvernement. Au sortir d'audience, son président Constantin Amoussou a expliqué qu'il était de bon ton de faire le bilan de leurs activités auprès de leur parrain après deux ans. A l'en croire, la délégation a également abordé avec l'autorité l'actualité sociopolitique. Au terme de leurs échanges, Constantin Amoussou dit avoir encouragé le président de la Haute juridiction tout en l'exhortant à des décisions favorisant la paix et la cohésion sociales ainsi que l'intérêt général.
Avec la deuxième délégation, conduite par la coordonnatrice sortante de l'Ong Wildaf-Bénin, Me Huguette Bokpè, il a été question de plaidoyers pour les droits de la femme et des enfants. "Nous avons sollicité un appui du président de la Cour constitutionnelle afin qu'il nous accompagne dans un autre plaidoyer pour que soient publiés au journal officiel, des instruments juridiques qui sont pour nous, des outils de lutte en ce qui concerne les pratiques traditionnelles néfastes à l'encontre des femmes et des enfants", a expliqué Me Huguette Bokpè. Au titre de ces instruments juridiques, elle a cité la Convention des Nations unies sur l'élimination de toutes les formes de discriminations faites aux femmes, le Protocole de Maputo et la Charte africaine des droits et du bien-être des enfants. "Nous avons la mission de lutter contre les pratiques néfastes, le mariage précoce et la mutilation génitale qui persistent dans certaines communes, en l'occurrence du Nord du Bénin", a ajouté Me Huguette Bokpè. Il était opportun, selon elle, de solliciter l'appui du président de la Haute juridiction pour la publication de ces textes, car c'est une formalité nécessaire à leur opposabilité devant les citoyens. Cette délégation faite de femmes leaders a également partagé avec le président Joseph Djogbénou quelques réflexions pour la prise en compte du principe constitutionnel de l'égalité des sexes dans les instruments juridiques dont la Cour est amenée à vérifier la conformité.
Conduite par son président Serge Prince Agbodjan, une délégation de la Coalition des défenseurs des droits humains Bénin a aussi échangé avec le professeur Joseph Djogbénou. Le bilan de leurs activités notamment les démarches entreprises pour l'adoption d'une loi portant protection et promotion des défenseurs des droits humains au Bénin, sont les sujets abordés. Le président de la Cour constitutionnelle a également reçu en audience une délégation des artisans du Zou, conduite par Cyprien Agossounon, venue présenter quelques doléances au président de l'institution.

Le Bénin bénéficie, dans le cadre de sa coopération avec le Japon, d’une importante quantité de riz à céder à un prix accessible à toutes les bourses. Une aide alimentaire qui participe de la lutte contre la faim au Bénin.
L’opération de vente du riz dont le Bénin a bénéficié dans le cadre de sa coopération avec le Japon est prévue pour se dérouler du lundi 15 octobre au vendredi 28 décembre. C’est ce que le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serge Ahissou, a annoncé dans un communiqué radio-télédiffusé en date du 13 octobre. Une aide alimentaire de plus de 3 900 tonnes de riz destiné à être cédé aux populations à un prix concessionnel. Les produits de la vente serviront à réaliser des projets sociocommunautaires, a précisé le communiqué du ministre. Le même communiqué mentionne que le prix du sac de 30 kilogrammes est de sept mille huit cent francs, soit deux cent soixante francs le kilogramme. Au cours de la période de la vente, le personnel de l’administration publique devra adresser sa demande à sa structure de tutelle qui la transmettra directement à la direction générale de la Centrale Coop aux fins de satisfaction. Les enseignants des établissements publics primaires, secondaires et techniques en poste à Cotonou feront leur demande à la Centrale Coop par le biais des directions départementales des Enseignements primaire, secondaire et technique de l’Atlantique et du Littoral. Les militaires en fonction à Cotonou seront servis par l’intermédiaire de la Direction du service de l’intendance des Armées (Dsia) sur la base du quota qui leur est officiellement réservé dans les magasins de la Centrale Coop. Les travailleurs des sociétés privées, les enseignants des établissements privés et les confessions religieuses sont appelés à adresser une demande collective à la direction générale de la Centrale. Dans les treize arrondissements de Cotonou, les couches de la population seront servies au cours des ventes itinérantes qui seront organisées suivant un calendrier. Quant aux autres communes, les opérations de mise en vente seront placées sous la supervision d’un comité local d’orientation et de suivi créé au niveau de chaque commune et présidé par le maire.
Actualités 17 oct. 2018

Face à l’insécurité alimentaire chronique qui menace la planète, la Banque mondiale, l’Onu, la Croix-Rouge international et autres organisations lancent un partenariat novateur pour mieux lutter contre la famine. Dénommé Famine action mechanism (Fam), ce partenariat vise à prévenir la faim dans le monde.
Le Mécanisme de lutte contre la famine (Fam), initiative de la Banque mondiale, de l’Organisation des Nations unies (Onu) et de la Croix-Rouge internationale est soutenue par les géants du numérique à savoir Microsoft Corp, Google et Amazon Web Services (Aws). Il s’agit d’une démarche préventive qui combine la haute technologie, un financement rapide et une collaboration étroite sur le terrain. Il va déployer toutes les ressources pour protéger les plus pauvres et les plus vulnérables, en recentrant l’attention collective sur les millions de personnes qui vivent en situation d’insécurité alimentaire chronique. Ainsi se résume la vision qui sous-tend la création de ce partenariat mondial sans précédent pour prévenir les famines.
La riposte à ces fléaux, qui intervient souvent lorsque de nombreuses vies ont déjà été perdues, est en effet trop tardive et fort onéreuse, soutiennent les initiateurs. Le nouveau dispositif entend y remédier en s’attachant à anticiper les famines, à s’y préparer et à intervenir rapidement, soit autant de mesures qui peuvent sauver davantage de vies et réduire les coûts humanitaires de près de 30 %. L’initiative utilisera le pouvoir prédictif des données pour débloquer des fonds, grâce à des instruments de financement appropriés.
« Le fait que des millions de personnes, dont de nombreux enfants, souffrent encore de malnutrition sévère et de la faim au XXIe siècle est une tragédie mondiale », a déclaré le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim. Il a affirmé par ailleurs : « Nous créons une coalition mondiale sans précédent pour dire "plus jamais ça" ». A en croire ses géniteurs, le Fam soutiendra des investissements qui s’attaquent aux causes profondes d’une famine dès les premiers signes avant-coureurs. Il aidera à développer des moyens de subsistance, des filets de sécurité et des mécanismes d’adaptation pour les plus vulnérables. La Banque mondiale, qui a investi près de 3 milliards de dollars par an dans des initiatives en faveur de la sécurité alimentaire au cours de la dernière décennie, va s’employer à rechercher de nouveaux moyens d’accroître ces investissements dans le cadre de ses futurs projets et programmes, renseigne-t-on.
Les données de la Banque mondiale révèlent qu’en 2017, plus de 20 millions de personnes dans le Nord-est du Nigeria, en Somalie, au Soudan du Sud et au Yémen ont été confrontées à la famine ou à une situation proche de la famine sous l’effet conjugué des conflits, de la pauvreté, du changement climatique ainsi que du prix des denrées alimentaires. Ces facteurs persistent dans de nombreuses régions du monde, et risquent d’anéantir les acquis du développement durement obtenus dans les pays en situation de pauvreté chronique. Aujourd’hui, 124 millions de personnes sont confrontées à une insécurité alimentaire critique et ne pourront survivre sans une aide humanitaire d’urgence. Plus de la moitié d’entre elles vivent dans des zones de conflit, selon la même source. « Le Mécanisme de lutte contre la famine (Fam) est un nouvel outil important qui aidera à prédire et donc à prévenir l’insécurité alimentaire et la famine avant qu’elles n’aient une chance de s’installer. La prévention des crises sauve des vies. Avec ce dispositif, nous renouvelons notre engagement à éradiquer la famine et l’insécurité alimentaire aiguë », a déclaré le secrétaire général de l’ONU, António Guterres?
Les Mtn sont particulièrement invalidantes..[/caption]Les organisations de la société civile à travers l’espace francophone, le 5 septembre dernier, ont adressé une lettre ouverte aux chefs d’État et de gouvernement des États membres de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) pour l'adoption d'une résolution sur les maladies tropicales négligées (MTN). Chose faite, au terme du XVIIe Sommet de l’OIF.
«Promouvoir et renforcer la lutte contre les maladies tropicales négligées dans l’espace francophone; intégrer davantage la lutte contre les maladies tropicales négligées dans le cadre de plans nationaux de couverture de santé universelle, notamment à travers la mobilisation des ressources financières, les investissements dans les infrastructures et les ressources humaines ; promouvoir les partenariats, au sein de l’espace francophone, entre les pays endémiques, les pays donateurs, les pôles de recherches académiques, la société civile et le secteur privé ainsi que tous les acteurs intéressés. Ce sont, entre autres, les résolutions prises par les dirigeants en vue du contrôle et de l’élimination des maladies tropicales négligées, lors du XVIIe Sommet de la Francophonie. Cette disposition n’est pas sans rappeler le thème dudit Sommet, à savoir : « Vivre ensemble dans la solidarité, le partage des valeurs humanistes et le respect de la diversité : source de paix et de prospérité pour l’espace francophone ».
Quid ?
Les maladies tropicales négligées comprennent des maladies telles que la trypanosomiase humaine africaine (maladie du sommeil), la lèpre, les helminthiases (vers intestinaux), la leishmaniose viscérale, le trachome, la filariose lymphatique et la schistosomiase (bilharziose)…Ces maladies sont d’autant nocives qu’elles touchent les communautés les plus pauvres, les plus marginalisées et les plus éloignées du monde. Elles représentent à la fois une cause et une conséquence de la pauvreté car elles prospèrent dans les milieux où l'accès à l'eau potable, à l'assainissement et aux services de santé est limité. Et de ce fait, leur impact sur les individus et les communautés peut être dévastateur. Beaucoup d'entre elles provoquent de graves défigurations et des handicaps et ont une incidence sur l'espérance de vie, l'éducation ainsi que les perspectives économiques des personnes touchées et des communautés dans lesquelles elles vivent.
Risque étendu
Parmi les 1,5 milliard de personnes autour du monde qui sont à risque d’au moins une de ces maladies, un grand nombre se trouve dans des pays francophones en Afrique, en Asie, en Europe du Sud et dans les Caraïbes. Des 26 pays de l’OIF en Afrique subsaharienne, où le fardeau des MTN est particulièrement lourd, plus que 200 millions de personnes, ou à peu près deux sur trois individus, sont à risque d’en contracter une.
Aussi, en réponse à la sollicitation des ONG les y exhortant, les chefs d’Etat et de gouvernement ont-ils pris des engagements, au terme du XVIIe Sommet de l’OIF le 12 octobre dernier. Ils visent à inciter les États membres à promouvoir et renforcer la lutte contre les MTN dans la communauté francophone, en prenant des mesures pour contrôler et éliminer les MTN en accord avec les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et les bonnes pratiques internationales.
Ces engagements font des MTN désormais une priorité clé pour l’OIF, et s’inscrivent dans la même perspective que l’Objectif de développement durable 3.3, ciblant l’élimination des MTN avant 2030. C’est incontestablement un marqueur du progrès mondial vers la couverture universelle des soins de santé, surtout en ce qui concerne l’accès équitable aux services de santé, en assurant que personne n’est laissé pour compte. Ces pays peuvent compter sur des financements structurants de la Belgique et de la France qui ont priorisé l’élimination des MTN au sein de leurs politiques de santé étrangères. De même que de l’appui de laboratoires tels que Drugs for Neglected Diseases initiative (DNDi) ou l’Institut Pasteur, des instituts de recherche basés dans des pays francophones et chefs de file dans le développement des nouveaux médicaments, vaccins et dépistages pour les MTN. La coopération au sein de l’espace francophone permettrait d’offrir les soins curatifs et préventifs disponibles à tous les patients et les personnes à risque, et de mener les activités de recherche indispensables à ce secteur défavorisé de la santé mondiale, » a mentionné le Dr Yao Sodahlon, directeur du Programme de Dons de Mectizan.
Aller plus loin
En dépit du progrès scientifique et technologique au cours des cinq dernières années, il est avéré que des investissements soutenus en innovation et en technologie, davantage d’engagements de la part des gouvernements et des compagnies pharmaceutiques et une volonté politique forte et soutenue, sont nécessaires, afin d’assurer que toutes les communautés sont libérées de ces maladies. Il est heureux que le XVIIe sommet ait jugé opportun de prioriser l’objectif d’élimination des MTN dans les pays francophones, dans le prolongement de la résolution « Investir dans le secteur de la santé pour soutenir la croissance partagée dans l’espace francophone» adoptée à la XVIe Conférence des chefs d’État et de gouvernement des pays ayant le français en partage à Antananarivo (Madagascar), les 26 et 27 novembre 2016.
L’engagement pour plus d’actions est indispensable, car les maladies tropicales négligées entrainent des souffrances telles que le trachome cécitant, principale cause de cécité infectieuse dans le monde, ou encore la maladie du sommeil, une infection parasitaire potentiellement mortelle qui peut atteindre le système nerveux central, provoquant des troubles psychiatriques chez ses victimes. Malgré qu’elles soient moins connues que la malaria ou l’Ebola, ces maladies entraînent la défiguration et l’incapacité, enfermant ainsi 1,5 milliard de personnes dans le monde dans un cercle vicieux de pauvreté. Les MTN empêchent, par ailleurs, les parents de travailler et les enfants d'aller à l'école. Aussi, Thoko Pooley, directrice de Uniting to Combat NTDs, un groupe d'organisations engagées dans la réalisation de l'objectif de l'OMS pour 2020, visant à contrôler et à éliminer dix maladies tropicales négligées, pense-t-elle que «L’adoption de cette résolution représente un grand pas pour les dirigeants francophones et les met devant une grande responsabilité d’éliminer définitivement les MTN ». L’élimination passe par la recherche sur les MTN, tant à l'échelle nationale qu'à l'échelle de la Francophonie. Elle ne peut prospérer que si les MTN font partie des stratégies de santé nationales prioritaires et que des efforts pour les combattre sont financés de façon appropriée à travers un budget dédié. Les pays doivent donc faire avancer la couverture de santé universelle à travers le renforcement des systèmes de santé afin de donner des services de santé de qualité et en priorisant l’accès des populations à risque. Mais encore faut-il rendre partout disponibles l’eau potable et les services d’assainissement et d’hygiène, qui sont essentiels pour la prévention et la gestion des MTN.
Dr Latif Moussé[/caption]Le 28 octobre prochain, le Bénin célèbre la Journée mondiale du cœur sur le thème : «Pour mon cœur et ton cœur, prenons un engagement ». Cette célébration sera marquée par plusieurs manifestations sur toute l’étendue du territoire national. Mais avant, le secrétaire général de la Société béninoise de la cardiologie, Dr Latif Moussé aborde dans cette interview les facteurs de risques liés aux maladies cardiovasculaires.
La Nation : Quels sont les facteurs de risques liés aux maladies cardiovasculaires ?
Latif Moussé : Les maladies cardio-vasculaires représentent les pires tueuses silencieuses au-delà de toutes les autres maladies. Elles sont liées au cœur et aux vaisseaux. Les facteurs liés à ces maladies sont de trois sortes. Il s’agit de l’obésité, du tabagisme et de la pollution sonore. Pour mieux lutter contre ces maladies, il faut agir sur les facteurs de risque en évitant les centres religieux où règnent les bruits, même à des heures indues. Avec ceux-ci, l'on n’arrive pas à bien dormir. Ce qui cause des troubles de sommeil. A cela s’ajoutent les habitudes alimentaires qui désorganisent le système humain. Aussi l’obésité s’installe pour fabriquer de la graisse avec un fort taux de glycémie et son corollaire de cholestérol. Un phénomène qui rend rigides les artères. Il est scientifiquement démontré que le manque de sport ou le sédentarisme aide beaucoup à l’accumulation des risques de maladies cardiovasculaires comme le tabagisme.
C’est pourquoi le premier niveau d’engagement qui incombe, aujourd’hui, doit être de lutter contre l’obésité qui représente une préoccupation. Le second niveau consistera à sensibiliser sur le tabagisme qui commence à prendre de l’ampleur malgré les difficultés socio-économiques. En dehors de ces deux niveaux, il reste le niveau de la pollution. Au-delà du bruit, des bars, des églises et autres, il y a le bruit interne qu’on a avec les nouvelles technologies. Des études ont montré que ceux qui sont aux alentours de l’aéroport, des rails et du trafic routier connaissent une élévation de maladies cardiovasculaire dont l’hypertension artérielle avec les crises cardiaques. Le dérèglement de l’organisme humain ne se ressent pas automatiquement. A bas bruit, cela peut se ressentir sur 20 à 40 ans. Et si les études ont été menées correctement de façon claire, cela va majorer les maladies cardiovasculaires. Ceux qui habitent les zones tumultueuses doivent pouvoir les éviter.
Pourquoi l’obésité prend-elle de l’ampleur ces dernières années ?
Ce que je peux vous dire par rapport à l’obésité aujourd’hui, est révélé par une étude faite en 2015 par l’Oms et selon laquelle 10,1% des femmes sont obèses et 4,6% des hommes. Mais quand on prend l’ensemble des facteurs de risques, cette étude montre que l’obésité monte en flèche par rapport aux autres facteurs comme la tension artérielle, le cholestérol et la sédentarité comparée à ce qui a été fait en 2008. C’est dire que nous faisons moins d’activités physiques, nous mangeons peu de fruits, des aliments riches en potassium, nous n’avons pas une alimentation équilibrée et par rapport au diabète, ça augmente. Le cœur des Béninois nécessite d’être soutenu. Il est capital que nous puissions avoir de l’empathie et nous souhaitons que celle-ci soit une empathie diversifiée et généralisée allant vers les autorités pour que les plans de lutte contre les maladies chroniques non transmissibles puissent se faire avec beaucoup plus de rigueur. Il importe, pour prévenir l’obésité, de s’engager à faire un peu plus de sport ou plus précisément d’activités physiques en marchant. Même chez soi en dansant ou s’arranger pour bouger. Il faut arrêter de fumer et de boire. L’alcool ne fait pas du bien et il faut manger autrement.
En quoi les habitudes alimentaires constituent-elles des menaces pour notre santé ?
En ce qui concerne l’alimentation, surtout dans les pays sous-développés, la facilité avec laquelle les populations consomment certains produits bon marché, par mimétisme ou modernisme, pose de réels problèmes aux enfants et même aux adultes. La malbouffe jusqu’aujourd’hui est une préoccupation dans le monde. Elle s’accroît énormément et singulièrement au Bénin. En 2015, le nombre de personnes obèses est en majoration de façon à devenir une pandémie. Même dans nos écoles, on enregistre des enfants qui ont un surpoids. Tout ce qu’on met dans ces aliments comme les bouillons ne sont pas de nature à favoriser une bonne santé. Alors, il est important de revenir à nos basiques alimentaires. La première des choses, c’est de favoriser la sensibilisation de la grande population en démontrant que la nécessité de manger moderne avec des produits organiques, polluants multiples, est nuisible à notre santé. Une mauvaise alimentation entraîne un dérèglement des glandes importantes qui régissent l’équilibre humain dont la thyroïde. Ce qui pose un grand problème.
Si le législateur devrait se pencher sur la question, quelles pourraient être ses recommandations ?
Il y a trois types d’engagement. Il y a, d’abord, l’engagement individuel, ensuite l’engagement de santé pour la population, enfin l’engagement vers les autorités. Et envers ces dernières, c’est évident que le législateur doit prendre vraiment des mesures en se rapprochant des spécialistes de nutrition, de santé, pour toucher du doigt les dommages que créent les maladies cardiovasculaires. On ne peut pas dormir et regarder les choses nous glisser dessus. D’ici 2025, ce qui se passera dans les pays sous-développés sera plus cruel comparé à ce qui se passera dans les pays développés qui ont déjà pris des dispositions pour prévenir le danger pour en avoir tiré des leçons. Il importe pour les pays en développement comme le nôtre de profiter aussi des leçons. Il est alors important qu’on puisse faire quelque chose. Nos aliments de base sont des aliments biens et, l’essentiel, est de les équilibrer.
Que dites-vous du cholestérol et qu’est-ce qu’il entraîne ?
Le cholestérol est une matière grasse dont on a besoin. On en a besoin au-delà de tout ce qu’on peut divulguer sur les réseaux sociaux avec des faisceaux d'arguments qui ne tiennent pas toujours. Le cholestérol, c'est vrai, il y en a de bon comme il y en a de mauvais. Même dans le bon, il y en a encore de mauvais si l’on ne se protège pas. Il ne faut pas s'affoler en disant que le cholestérol est élevé. Il n'y a pas urgence sauf dans quelques cas qu'il faut courir pour traiter vraiment un taux de cholestérol élevé. La première démarche, c'est l'alimentation. L'essentiel, c'est la qualité de l’huile que nous utilisons. L'huile devrait être mise au dernier moment après la cuisson. Car, lorsque l'huile est brûlée plusieurs fois, elle devient toxique. C'est pourquoi on dit qu'il faut faire en sorte qu’elle soit poly insaturée avec beaucoup de radicaux. A partir de 20 ans, l'homme a déjà quelques plaques de cholestérol dans le sang. C'est un produit qui va s'installer dans le temps. Elle est fabriquée à des degrés donnés selon l'organisme de l'individu. Les individus obèses, hypertendus ou ayant plusieurs facteurs de risque en fabriquent plus. Ainsi, pour un même taux de cholestérol chez un individu donné ou chez un autre, on n’aura pas la même attitude. Mais il faut savoir qu'un taux de cholestérol élevé, sauf cas spécial, n'est pas une urgence de traitement.
La plus fréquente affection cardiaque dont les Béninois souffrent le plus est l'hypertension artérielle qui peut attaquer à partir de 35 ans. Et deux Béninois sur trois sont hypertendus au-delà de 50 ans. Donc nous devons vraiment en tenir compte pour savoir comment bien gérer l'organisme au-delà de 50 ans. Mais globalement, à partir de 35 ans, nous avons beaucoup plus d'hypertension artérielle comparé à d’autres pays.
Il faut une visite préscolaire pour tous les enfants. Au-delà de 35 ans, il faut voir un cardiologue au moins une fois l’an. Parce qu’on peut être surpris de se découvrir avoir une glycémie qui monte un tout petit peu. Donc, il est important, à partir de 35 à 40 ans, de consulter un cardiologue.
Il faut aussi que l’Etat nous aide. Il faut également que nous équilibrions notre alimentation, menions une activité physique régulière de 30 à 40 minutes par jour ou tous les 10 jours. Ça nous permettra de vivre moins en compression. Ceux qui ont une longévité, c’est ceux qui ont une activité physique?
S.E.M. Kiyofumi Konishi et le Frère Rodrigue Djitrinou signant l'accord[/caption]L’hôpital St Jean de Dieu de Tanguiéta vient de bénéficier d’un don de deux ambulances grâce à la coopération entre le Japon et le Bénin. La remise de ces ambulances a été confirmée, ce mardi 9 octobre à Cotonou, à travers la signature du contrat de don entre le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, et l’ambassadeur du Japon près le Bénin, Kiyofumi Konishi.
D’un coût global de 40 438 437 FCFA, les deux ambulances officiellement mises à la disposition de l’hôpital St Jean de Dieu de Tanguiéta, grâce à la coopération entre le Japon et le Bénin contribueront à l’amélioration de la santé des populations béninoises. Aussi l’hôpital pourra-t-il renouer avec sa tradition de toujours porter secours aux malades de la zone pour leur transport des différents centres de santé.
En effet, a expliqué le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, le parc d’ambulance de l’hôpital St Jean de Dieu de Tanguiéta se trouve dans un état de rebus avancé qui le réduit à une seule ambulance qui malheureusement est actuellement accidentée. Face à cette situation, a-t-il poursuivi, l’ambassade du Japon près le Bénin sollicitée à travers le consul d’Espagne près le Bénin a répondu favorablement à la requête par la promesse de deux ambulances il y a seulement quelques mois. Désormais, cette promesse est devenue une réalité avec la signature du contrat de don entre les deux pays.
Ce don japonais, dira le ministre de la Santé, s’inscrit parfaitement dans le programme d’action du gouvernement et témoigne, encore une fois, de l’attachement du Japon au peuple béninois. Ainsi, ces ambulances permettront d’augmenter la fréquentation de cet hôpital qui déploie déjà une activité très intense et qui s’étend chaque jour un peu plus. Elles permettront aussi de réduire la mortalité en général et celle des mères en accouchement. Car, dit-il, une population en bonne santé est un facteur de production, donc de développement pour l’émergence de la nation.
Très soucieux de l’amélioration des conditions de vie de la population béninoise, l’ambassadeur du Japon près le Bénin, Kiyofumi Konishi, reste persuadé que l’acquisition des ambulances contribuera à sauver la vie des patients venant des centres périphériques et dont l’état de santé nécessite une évacuation sanitaire à l’hôpital St Jean de Dieu de Tanguiéta.
Le représentant de l’hôpital de St Jean de Dieu de Tanguiéta, Rodrigue Djitrinou a, pour sa part, pris l’engagement de veiller personnellement à une utilisation rationnelle et conséquente de ces ambulances.
Madame Lucy Tamlyn reçu par Joseph DJOGBENOU[/caption]Le président de la Cour constitutionnelle a accordé trois audiences ce mercredi 3 octobre. L’ambassadeur des États-Unis d’Amérique près le Bénin et les responsables de la Confédération nationale des employeurs du Bénin (Coneb) et de l’Association eau et électricité pour tous (Aeet) se sont succédé au cabinet de l’institution pour échanger avec Joseph Fifamè Djogbénou.
La première personne reçue par Joseph Fifamè Djogbénou est l’ambassadeur des États-Unis d’Amérique en fin de mission au Bénin. Avant de rejoindre son nouveau poste en Centrafrique dans un mois, Lucy Tamlyn, qui s’est abstenue de s’exprimer à sa sortie d’audience, a entamé une tournée qui la conduit vers les présidents des institutions de la République, pour faire le point avec eux de son séjour. Elle a profité de cette audience pour féliciter le président de l’institution pour sa désignation puis son élection comme président. Une occasion pour les deux personnalités d’échanger sur l’état de la démocratie au Bénin et les perspectives.
À la suite de la diplomate, Albin Fèliho, président de la Confédération nationale des employeurs du Bénin (Coneb), à la tête d’une délégation, est reçu pour discuter de deux lois relatives aux petites et moyennes entreprises (Pme), en étude au Parlement. Satisfait de la législation au profit des Pme, le président de la Coneb affirme avoir exposé quelques préoccupations au sujet des deux lois, qu’il qualifie de majeures. Il a salué l’accompagnement dont ils ont bénéficié par le passé du président de la Cour, alors ministre de la Justice.
La dernière personne reçue par le président de la Cour est Andoche Amègnissè. En sa qualité de président de l’Association des consommateurs d’eau et d’électricité, il déclare être allé exposer au président de l’institution, les problèmes auxquels sont confrontés les consommateurs d’eau et d’électricité. Évoquant la vulnérabilité des consommateurs face aux deux entreprises distributrices, il affirme avoir eu une oreille attentive de la part du président de la Cour constitutionnelle. Cette attitude laisse présager qu’il bénéficiera de l’accompagnement de l’institution pour corriger cet état de choses.

Lors de son audience plénière ordinaire, hier mardi 2 octobre, la Haute juridiction a connu de 11 recours regroupés en 8 dossiers. Entre autres, des requêtes faisant état de violations de la Constitution, d’actes discriminatoires ou d’injustice. Mais la Cour, à travers ses décisions, a fait ressortir les erreurs d’appréciation des requérants et son incompétence pour les matières relevant du juge de la légalité.
La fonction de député est incompatible avec toute autre fonction publique et élective. C'est en vertu de cette disposition que le sieur Olivier Noël Koko a formé un recours pour violation par le député Mathurin Coffi Nago des articles 35 de la Constitution et 366 de la loi portant Code électoral. Il allègue qu'il cumule son poste de député à l'Assemblée nationale avec celui de facilitateur en chef de la conduite de l'examen stratégique national "Faim zéro", un poste auquel il a été nommé par décret présidentiel. Appelé à faire ses observations, le député Mathurin Coffi Nago précise que sa nomination répond au besoin du Programme alimentaire mondial et du gouvernement béninois de recourir à une personne politico-administrative pour l’examen et le suivi dudit programme. Ce rôle n'est ni assimilable à une fonction salariée ni ne figure au nombre des hauts emplois publics. Corroborant les explications de l’ancien président de l’Assemblée nationale, la Cour a estimé qu’il s’agit d’un rôle de médiation, d'une mission de bons offices. Cette mission ne peut se confondre avec une fonction salariée qui ferait du parlementaire un subalterne de l’Exécutif. Il y a donc erreur d’appréciation et par conséquent, la Cour a débouté le requérant.
Alléguant d’injustice, le sieur Latifou Adédiran a formé un recours en inconstitutionnalité des arrêtés préfectoraux. Par requête en date du 23 juin 2017, il dénonce ces arrêtés par lesquels le préfet du Littoral lui aurait retiré sa parcelle puis l'aurait attribuée au sieur Moïse Gbédji. Ces arrêtés portent atteinte, selon lui, à l'article 22 de la Constitution pour défaut de cause d'utilité publique et de juste et préalable dédommagement. Il allègue aussi une atteinte à son droit de défense car il n'a pas été entendu avant la prise desdits arrêtés.
En outre, le requérant précise qu'il est objet d'un traitement discriminatoire au bénéfice du sieur Moïse Gbédji. Or, fait savoir la préfecture, le Tribunal de première instance de Cotonou a déjà débouté le requérant dans une procédure judiciaire après avoir constaté que celui-ci n'a pas de titre foncier et qu'il s’est établi sur une parcelle appartenant au sieur Moïse Gbédji. Examinant ce recours, en ce qui concerne les conditions de retrait de la parcelle, la Cour s'est déclarée incompétente, car une telle appréciation relève du juge de la légalité. Quant à son droit à la défense, le requérant l'a déjà exercé devant le juge judiciaire et, pour ce qui est du traitement discriminatoire, il n'existe aucune preuve l'établissant. La Cour a alors déclaré qu’il n'y a ni violation des droits de la défense ni traitement discriminatoire.
Par ailleurs, le sieur Michel A. Dossou-Yovo, agissant au nom de la collectivité Dossou-Yovo Vigan 1er et de la succession Dossou-Yovo Alexis, a saisi la cour d'un recours en vue de signaler des actes d'injustice du Parquet du Tribunal de première instance (Tpi) de Calavi et de la Police républicaine visant à troubler la jouissance de leurs biens d'une part et d'autre part de solliciter le rétablissement desdits biens. Le parquet fait savoir, à propos, que les faits allégués portent sur des contestations domaniales relevant du territoire du Tpi de Calavi et que les opérations font suite à une dizaine de procédures contre le requérant et les membres de sa famille. Il ne s'agit ni d'actes d'injustice, ni de traitements inhumains. Faisant remarquer qu'il est question d'une affaire pendante devant le Tpi de Calavi, la Cour s'est déclarée incompétente en vertu du principe à vertu constitutionnelle de la non-immixtion par un organe institué par la Constitution dans les attributions non "dérogeables" d'un autre organe institué par la Constitution.

La Haute juridiction dira ce jour mardi 2 octobre si la loi n°2018-31 portant Code électoral en République du Bénin est conforme ou non à la Constitution. Après l’audience spéciale de mise en état préparatoire qui s’est tenue vendredi dernier, la Cour va rendre son verdict aujourd’hui au terme d’un examen en audience plénière.
Les dés seront jetés aujourd’hui ! Et le sort du nouveau Code électoral, à moins d’une mise en délibéré, sera connu. En effet, la Cour constitutionnelle procède ce jour à l’examen de la loi n°2018-31 portant Code électoral en République du Bénin. Le président de l’Assemblée nationale, ou son représentant, est attendu à l’audience plénière pour d’éventuelles observations.
Adoptée par l’Assemblée nationale le lundi 3 septembre dernier, la loi n°2018-31 portant Code électoral en République du Bénin est sur la table des sages depuis le 13 septembre dernier où, par requête, le chef de l’Etat, Patrice Talon, a saisi la Cour constitutionnelle aux fins de son contrôle de conformité. Au regard de la sensibilité de la question, la Haute juridiction a décidé de procéder à un premier examen de la loi lors d’une audience spéciale de mise en état qui s’est tenue vendredi dernier. Lors de cette audience, le représentant du chef de l’Etat a exposé aux sept sages les observations du président Patrice Talon sur ledit texte. Il en ressort que le texte adopté ne présente, selon le chef de l’Etat, aucune entorse à la Constitution. S’agissant de la caution, l’émissaire du chef de l’Etat a fait savoir que le cautionnement est une disposition du Code électoral en vigueur. Dès lors, qu’il soit revu à la hausse ou à la baisse, il ne saurait constituer une disposition anticonstitutionnelle. Abordant le quitus fiscal, l’envoyé de l’Exécutif indique qu’il s’agit d’une pièce qui certifie la régularité du candidat devant le fisc. Or l’obligation de satisfaire aux impôts est une disposition prévue à l’article 33 de la Constitution. Abordant la dernière question objet de polémique, le taux de représentativité de 10% pour avoir droit au siège, le mandaté a expliqué que cette disposition répond au souci de limiter les individus qui, par trafic d’influence dans leurs localités, deviennent députés sans convictions réelles pour cette noble mission.
Dire le droit et rechercher le consensus
Au regard des débats et désaccords engendrés par certaines dispositions du nouveau Code électoral, notamment en ce qui concerne les questions de caution, de quitus fiscal et de représentativité, la Cour constitutionnelle est une fois de plus appelée à laisser s’exprimer toute sa sagesse. C’est d’ailleurs l’impression qu’elle donne en décidant de faire d’abord passer la loi en pré-examen lors d’une audience spéciale de mise en état pour la prise en compte effective des diverses opinions et des implications du nouveau texte. En outre, le soin accordé à l’examen de cette loi, à travers l’attente d’éventuels recours ou observations des députés, augure des germes du souci de consensus et d’impartialité attendu de la Cour constitutionnelle et exprimé par la plateforme des Organisations de la société civile (Osc).
En effet, depuis l’adoption du nouveau code électoral, les organisations de la société civile ont déjà mené moult démarches et formulé plusieurs adresses à l’endroit de la Cour constitutionnelle quant à l’examen minutieux des nouvelles dispositions de la loi. Vendredi 14 septembre dernier, le président de la Cour constitutionnelle, le professeur Joseph Djogbénou, a d’ailleurs reçu en audience une délégation de la plateforme des Osc sur la question. « Nous partons d’ici, confiants que la Cour constitutionnelle travaille dans le sens de la recherche du consensus », avait déclaré la présidente de la plateforme des Osc, Fatoumata Batoko Zossou, au terme des échanges.
A.P.A.
Actualités 02 oct. 2018

L’ouvrage "Vincent Codjo Djossou, une vie consacrée à Dieu" peut être assimilée aux mémoires de son auteur. Chirurgien-dentiste à la retraite, l’auteur laisse découvrir son parcours, mais surtout sa foi qui lui vaut de consacrer toute sa vie d’après fonctionnaire à l’avancement de l’œuvre de Dieu.
Vincent Codjo Djossou est-il un exemple de réussite au plan professionnel ? Un modèle de vie ? Autant de questions qu’on pourrait se poser à l’idée de savoir que Vincent Codjo Djossou a publié une œuvre autobiographique dans la collection intitulée "Bio le repère" aux éditions Wéziza. "Vincent Codjo Djossou, une vie consacrée à Dieu" est un ouvrage de 138 pages présentant différents aspects de la vie de cet homme qui pour beaucoup, « est un exemple aussi bien au plan professionnel que social ».
Dans la première partie du livre intitulé "Du chirurgien-dentiste au professeur assistant d’odontologie", l’auteur laisse lire une bonne partie de sa vie professionnelle. Il en a profité pour mettre en lumière de nombreuses interrogations qui subsistent encore quant aux études au Bénin (ex-Dahomey), mais aussi en France. L’Hexagone a-t-il de justes raisons de faire rêver les jeunes Africains? Quid des Dahoméens et plus généralement des noirs africains francophones qui y étaient bien accueillis, surtout s’ils débarquaient avec un bon bagage intellectuel ? Autant de préoccupations abordées par l’auteur dans cette première partie, du haut de son expérience et de son parcours. Puis, dans la deuxième titrée "Les expériences professionnelles et les postes occupés", il y détaille bien de révélations sur son cursus exceptionnel de professeur. Bien d’autres notes et statistiques sont à lire dans cette partie de l’ouvrage.
Difficile de dire pourquoi l’auteur a préféré se laisser découvrir en activité et en fonction avant d’introduire dans la troisième partie de son livre, "Une enfance entre Lomé, Grand-Popo et Porto-Novo". Le lecteur part ainsi à sa rencontre, non plus comme l’homme accompli, mais comme l’enfant qui, entre sourire et soupir, est parvenu à se forger un destin. La force de la providence en a été pour beaucoup dans ce pan de sa vie et il se laisse y aller de sa plus belle plume.
Vincent Codjo Djossou parachève sa biographie par une dernière partie intitulée "Réflexion sur certains sujets de la vie". Et réflexions, il en a été question dans cette partie de l’ouvrage qui a permis à l’auteur d’accoucher noir sur blanc, bien de pensées et d’idées qui édifieront plus d’un. In fine, l’ouvrage est vu comme un outil d'élévation dans la vie, mais aussi une source d'inspiration pour éteindre les doutes, surmonter les obstacles, donner corps et vie à ses rêves et donc affronter toutes les péripéties pour parvenir au sommet de son art. Le non moins édifiant parcours de Vincent Codjo Djossou se laisse en tout cas lire entre les lignes de son livre et le lire permettra de chercher, ou mieux, sonder sa propre voie dans la voie de Dieu.
Il faut rappeler que Vincent Codjo Djossou est né à Grand-Popo en 1933. Il est le premier professeur d’odontologie du Bénin. Après son baccalauréat au lycée Victor Ballot, il a poursuivi ses études pour devenir chirurgien-dentiste puis professeur d’odontologie. Admis à faire valoir ses droits à la retraite, il consacre aujourd’hui toute sa vie à Dieu.