La Nation Bénin...
Nouvelles

L’opérateur économique Martin Rodriguez était, mercredi 26 avril, à la présidence de la République. Il est allé échanger avec le président Patrice Talon sur des questions de développement du pays et en particulier sur des investissements présents et futurs.
Les échanges entre l’opérateur économique Martin Rodriguez et le président de la République Patrice Talon ont duré plusieurs heures. Certains proches collaborateurs du chef de l’Etat ont aussi assisté aux discussions en raison de l’importance des sujets abordés notamment les investissements au Bénin.
Décontracté et souriant à la fin de cette séance, Martin Rodriguez laisse entendre : « Nous avons tenu une longue séance de travail avec le chef de l’Etat et ses principaux collaborateurs. Les échanges ont tourné autour du programme d’investissement que nous avons déjà dans le pays ». Etaient également au menu des échanges, selon ses propos, des sujets liés à des projets d’investissements futurs. Toutes choses dont semble se satisfaire l’hôte du président de la République qui martèle qu’il n’y a « pas de nation prospère sans hommes prospères ». Martin Rodriguez qui se réclame « acteur du secteur économique au Bénin » n’exclut pas, à l'avenir, de faire davantage d’investissement dans son pays. Car pour lui, « c’est à travers la prospérité des entreprises qu’on peut régler les problèmes liés au social, à l’évolution de notre société ».
Premier opposant déclaré au président Patrice Talon, Martin Rodriguez s’est refusé à des détails sur des sujets relatifs à certaines de ses entreprises comme Bénin Marina Hôtel. Il a préféré s’en tenir aux « sujets liés aux investissements » et soutient qu’il ne peut pas y avoir de politique sans économie, sans investissement. Aussi s’est-il félicité de la convivialité des échanges qu'il a eus avec le chef de l’Etat. « Vous connaissez mon rôle avant et après la campagne. Je n’ai pas été un soutien (au président Talon Ndlr). J’ai été agréablement surpris par l’accueil qui m’a été fait, la disponibilité, l’investissement personnel du chef », a-t-il confié. Il en vient alors à la conclusion qu’il y a eu « des avancées très positives. »
Actualités 27 avr. 2017

Depuis samedi 22 avril dernier, séjourne au Bénin une délégation sénégalaise conduite par Malick Sow, secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. La délégation est venue s’inspirer de l’expertise de l’Office du baccalauréat du Bénin en matière d’organisation du Bac.
« La mission sénégalaise est au Bénin pour s’inspirer du modèle d’organisation du baccalauréat et capitaliser les acquis dans la perspective de la création d’un office national du baccalauréat », a confié Malick Sow, secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique au sortir d’une audience chez Marie Odile Attanasso, ministre de l’Enseignent supérieur du Bénin.
Il confie que le Sénégal a identifié l’Office du baccalauréat du Bénin comme une référence dans la sous-région en matière d’organisation du Bac dans l’espace de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Conformément à son agenda, la délégation a rencontré, lundi dernier, Alphonse da Silva, directeur de l’Office du baccalauréat du Bénin. En dehors de la visite des différents services sensibles du processus d’organisation, la délégation a eu aussi droit, dans cette même journée, à deux communications sur l’organisation du baccalauréat.
Il faut rappeler que depuis 2013, les autorités sénagalaises ont organisé des concertations nationales sur l’avenir de l’Enseignement supérieur. A l’issue de ces assises, des réformes ont été préconisées dont le détachement de l’Office du baccalauréat de la tutelle de l’université afin d’en faire un office national.
Actualités 26 avr. 2017

Le Royaume de Belgique a signé avec le Bénin la convention de financement de deux projets relatifs le premier à la lutte contre le mariage forcé des enfants au Bénin et le second à l’amélioration des résultats de la santé de la reproduction des jeunes et des femmes vulnérables. C’était hier mardi 25 avril, entre le ministre belge de la Coopération et du Développement et les représentants résidents au Bénin de l’Unicef , puis de l’Unfpa, au ministère du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales, en présence du ministre Adidjatou Mathys.
Trois millions deux cent soixante dix mille (3 270 000) euros, soit environ 2 125 500 000 francs CFA. C’est le montant mis à la disposition du Bénin par le Royaume de Belgique pour lutter contre le mariage forcé des enfants et améliorer les résultats de la santé de la reproduction des jeunes et des femmes vulnérables.
Il s’agit de deux projets qui ont fait l’objet d’une signature de convention de financement entre le Royaume de Belgique et les représentants résidents de l’Unicef au Bénin et son collègue de l’Unfpa devant le ministre du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales, Adidjatou Mathys.
A la signature de la convention de financement relative à la lutte contre le mariage forcé des enfants, le représentant résident de l’Unicef au Bénin, Dr Claudes Kamenga, a fait savoir que c’est un partenariat salutaire. Car, la signature de la convention intervient à quelques semaines du lancement d’une campagne nationale dénommée « Campagne tolérance zéro aux violences faites aux enfants ». Menée par le Gouvernement béninois, dit-il, cette campagne vise à briser le silence, à combattre la banalisation des violences et les abus sexuels en particulier, le mariage des enfants.
Claudes Kamenga estime que le projet vient soutenir le travail du Gouvernement béninois dans ce combat contre le mariage forcé qui détourne les enfants de l’école. C’est un fléau qui met la santé des enfants en danger, les empêche de maîtriser leur sexualité, bref qui les dépossède de leur choix de vie. C’est pourquoi, l’Unicef, rassure-t-il, ne ménagera aucun effort dans ce combat aux côtés du Gouvernement et ses partenaires.
Pour sa part, le représentant résident de l’Unfpa au Bénin, Koudaogo Ouédraogo a rappelé que c’est grâce aux ressources propres que son organisme finançait ses activités dans ce domaine. C’est pourquoi, il a remercié le Royaume de Belgique pour cet appui avant de relever que c’est la première fois que ce pays appuie un projet relatif à la santé de la reproduction.
Pour sa part, le ministre belge de la Coopération et du Développement Alexander De Croo, se dit heureux de la signature de cette convention de financement des deux projets entre son pays et les représentations au Bénin de l’Unicef et de l’Unfpa. Il s’agit, dit-il, des projets qui visent à éviter aux enfants de subir des violences. « C’est ce que nous faisons avec des organisations non gouvernementales et des autorités », précise-t-il.
Des statistiques
Très fière des deux projets financés par le Royaume de Belgique, le ministre du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales, Adidjatou Mathys, a rappelé que l’enfant est le père de l’homme. A ce titre, il constitue la continuité de la famille et la relève de qualité pour assurer le développement durable d’une nation. Le Gouvernement dans son programme d’actions 2016-2021 accorde, selon elle, une place de choix à cette cible, évaluée à plus de 45% de la population globale.
Adidjatou Mathys regrette que l’enfant ne soit point épargné par les multiples problèmes existentiels, socioculturels et économiques auxquels les pays de l’Afrique subsaharienne sont confrontés. 40% des filles en Afrique subsaharienne, indique-t-elle, sont mariées durant leur enfance.
Au Bénin, les statistiques révèlent que trois filles sur dix sont encore mariées contre leur gré. Ces filles, pour la plupart déscolarisées, exposées aux maladies sexuellement transmissibles, tentées par des avortements clandestins, sont privées de leur liberté, de leur adolescence et de leur joie de vivre. C’est face à cette situation qui fait partie des défis à relever, qu’il a été soumis dans le cadre de la coopération liant le Bénin au Royaume de Belgique, deux projets au profit des enfants et des femmes.
Le ministre du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales a remercié le Royaume de Belgique pour l’appui substantiel qu’il a apporté au Bénin en vue de la mise en œuvre desdits projets. Elle a rassuré le ministre belge de la Coopération et du développement que d’ici une semaine qu’elle organisera une rencontre avec les partenaires privilégiés que sont l’Unicef et l’Unfpa pour définir ensemble avec eux les termes de référence de la mise en œuvre des différents projets.
Actualités 26 avr. 2017

L’agence Bénin presse (Abp) a désormais un plan de relance devant permettre son repositionnement sur l’échiquier médiatique béninois. Elle a organisé ce lundi 24 avril, à son siège à Cotonou, un atelier d’évaluation de la production 2016, de formation au multimédia et d’appropriation de la vision de son directeur général, Joseph Vodounon.
La relance de l’Agence Bénin presse (Abp) préoccupe le nouveau directeur général et le personnel. Ainsi, le plan de relance de la structure a été défini à la faveur d’un atelier d’évaluation de la production 2016, d’appropriation de la vision du directeur général et de la formation au multimédia, ce lundi 24 avril à son siège à Cotonou.
Selon le directeur général Joseph Vodounon, l’agence connaît, depuis plusieurs années, une léthargie dont les symptômes sont frappants et bouleversants. Laquelle situation, a-t-il fait savoir, se caractérise par la démotivation du personnel et la baisse de forme dans la production.
« Il faut que l’Abp renaisse de ses cendres en se donnant la capacité et la chance de s’adapter au multimédia, la seule voie de sortie », a indiqué Joseph Vodounon. A ses dires, l’Abp est à la croisée des chemins et son avenir dépendra de la façon dont le personnel s’investira pour sa renaissance. Pour gagner ce pari, l’autorité trouve nécessaire d’élaborer « une feuille de route et un plan de relance ». Conscient que sa structure est en retard sur les offres multimédia, Joseph Vodounon entend mettre un accent particulier sur l’acquisition du matériel adéquat d’une part et la formation d’autre part.
Le processus de relance nécessitant la participation de tous les acteurs de l’Abp, son directeur général a muni chaque employé à quelque niveau qu’il se trouve d’une lettre de mission.
En ce qui concerne le bien-être du personnel, l’assistant du directeur général de l’Agence Bénin presse, Hervé Djossè, informe de la création en cours de la caisse de solidarité. « Les fonds de cette caisse devraient permettre à nous agents de l’Agence Bénin presse d’obtenir des prêts mais également des soutiens à des occasions spéciales », a-t-il renchéri.
Société 25 avr. 2017

Le préfet du département du Mono et plusieurs autres filles et fils dont des cadres du département ont tenu une rencontre politique, dimanche 23 avril dernier à Comé, en vue d’apprécier les actions marquant la première année d’exercice du régime du Nouveau départ. Motivés par la qualité du bilan, les participants ont réitéré, à travers une déclaration, leur engagement à soutenir la poursuite des réformes et à rester mobilisés derrière le chef de l’Etat jusqu’en 2021.
« Le silence observé depuis l’avènement du régime de la Rupture peut prêter à confusion. Mais rien ne peut ébranler la confiance des populations du Mono. C’est pourquoi, à l’occasion du premier anniversaire du gouvernement, nous joignons nos voix, à celles des autres, pour dire oui aux réformes ». C’est à partir de ces propos liminaires que des filles et fils du Mono ont donné de la voix, dimanche dernier dans la commune de Comé.
La déclaration, à travers laquelle ils se sont fait entendre, passe en revue les actions et réformes phares ayant marqué ce premier anniversaire d’exercice gouvernemental. Un exercice dont le bilan des acquis a été salué tout comme la vision et les projets du développement contenus dans le Programme d’actions du Gouvernement lancé en décembre 2016. La lecture de la déclaration confiée à Dimitri Kakpo, directeur en charge des microcrédits dans le Mono et le Couffo, a été entrecoupée des applaudissements de l’assistance composée, entre autres personnalités, d’hommes d’affaires du département ayant soutenu la manifestation. Toutefois, la déclaration laisse entendre que 12 mois sont insuffisants pour porter des jugements de valeur sur les capacités de l’équipe gouvernementale et préjuger de l’échec de tout un quinquennat.
« L’heure est plutôt à l’engagement aux côtés du chef de l’Etat. Pour le peuple du Mono, cet engagement signifie une conscience professionnelle assidue dans l’accomplissement des devoirs de chacun de nous mais aussi une mobilisation politique de tous les instants », gagent les participants à la rencontre de Comé.
Avant la phase de la déclaration officielle, Dieudonné Coffi Assouvi, cadre du ministère en charge des Affaires étrangères, et Brice Dossou en charge du volet Environnement à la direction du Cadre de vie pour le Mono et le Couffo, suivi de Georges Houessou, conseiller du ministre chargé de la Décentralisation ont, l’un après l’autre, expliqué en langue locale quelques actes majeurs à l’actif du chef de l’Etat et de son équipe. Les populations mobilisées ont pu être entretenues sur la diminution des actes d’insécurité, la création des nouveaux chefs-lieux de département et la nomination des préfets ainsi que leurs collaborateurs puis l’aménagement du cadre de vie commencé avec la libération des domaines publics et le programme d’asphaltage annoncé. Les réformes au niveau de l’administration centrale vantées par Dieudonné Coffi Assouvi auraient permis, selon lui, de faire du Bénin une destination très fréquentée désormais par des hommes d’affaires qui affluent de l’étranger.
Aux dires de Brice Dossou appuyé par le préfet du Mono, Komlan Zinsou, les perspectives sont bonnes et les quatre prochaines années sont porteuses d’espoir pour le peuple. « Il y a donc lieu de soutenir les actions du chef de l’Etat et de rester mobilisés pour contrer les velléités de désinformation et de manipulation des populations », ont-ils retenu.
Cette sortie, laisse entendre le porte-parole Dimitri Kakpo, annonce la création, dans les prochains jours, du Mouvement des forces engagées pour la démocratie (Mfed). Un creuset qui, selon la déclaration, va s’inscrire dans la mouvance présidentielle et prendre une part active à la gestion du pouvoir aux côtés du président Patrice Talon.
Société 24 avr. 2017

La famille boursière au Bénin s’est élargie, vendredi 21 avril dernier, avec le lancement officiel à Cotonou des activités de la Société de gestion et d’intermédiation Africaine de gestion et d’intermédiation.
« La Bourse en toute sécurité ». C’est le slogan du dernier-né du marché boursier au Bénin, la Société de gestion et d’intermédiation, Africaine de gestion et d’intermédiation. Sa mission: accompagner les Etats, les collectivités locales, les institutions, les entreprises et autres dans toutes leurs opérations financières et leur offrir un accès facilité aux marchés de capitaux. La vision de la Sgi-Agi, c’est d’être « un acteur panafricain majeur dans la fourniture de services financiers de qualité répondant aux besoins de développement des Etats, des collectivités locales et institutions du continent ». Fort de ses atouts, de son expérience, de son réseau de partenaires institutionnels régionaux et internationaux et confiante quant à la maîtrise de l’environnement et des enjeux, la Sgi-Agi intervient dans le courtage de valeurs mobilières, des conseils en investissement et placements financiers. La conservation des titres, le conseil et l’ingénierie financière font également partie du métier de cette nouvelle société d’intermédiation dont les activités ont été officiellement lancées, vendredi 21 avril à Cotonou.
Occasion pour son directeur général, Théodore Ganfle, d’insister sur la « gamme de services financiers » que propose la Sgi-Agi pour impacter sa clientèle. La société, a-t-il déclaré, a été créée le 26 février 2016 et a reçu son agrément le 8 septembre 2016. Antoine Tossa Zounon, président du Conseil d’administration de la nouvelle société, soutient de son côté que cette structure se veut « un creuset de spécialistes de la bourse qui propose à la clientèle des services innovants en lien avec le développement économique local mais aussi en relation avec la stratégie de développement actuelle prônée par les autorités de la Bourse régionale ». Une société qui, s’engage-t-il, « jouera sa partition pour contribuer au rayonnement du marché boursier ». Elle accompagnera aussi, selon ses dires, « les entreprises respectueuses des conditions et qui partagent ses valeurs ». Valeurs que sont : transparence, loyauté et intégrité. Antoine Tossa Zounon n’occulte pas le professionnalisme, l’innovation et le dynamisme du personnel. Ces qualités devraient permettre, selon lui, de faire de la Sgi Agi « un leader dans les cinq prochaines années ».
Pour Pauline Atioupè, représentant de la Bourse régionale, les liens entre le développement et la Bourse ne sont plus à démontrer. La mobilisation de l’épargne à long terme et sa réaffectation pour des investissements à long terme, une des activités à laquelle se livrera la Sgi-Agi a été appréciée par elle comme un élément à même d’impacter le développement des pays. Et cela, illustre-t-elle, traduit le dynamisme du marché financier béninois qui enregistre ainsi sa quatrième Sgi. Servais Adjovi, directeur de cabinet du ministre en charge des Finances, au regard des missions de la nouvelle société rappelle que la Sgi-Agi doit s’inscrire dans le développement des marchés boursiers nationaux.
Economie 23 avr. 2017
Tamou Bio Sarako (Maire de Banikoara)[/caption]A travers une déclaration, vendredi 21 avril dernier à Banikoara, des conseillers communaux ont réaffirmé leur engagement aux côtés du maire Tamou Bio Sarako. Ils ont dénoncé les tentatives visant à le destituer.
Depuis quelques jours, une ambiance délétère et de suspicion règne au sein du Conseil communal de Banikoara. Au centre de cette situation, des menaces de destitution sur fond de rumeur qui planent sur le maire Tamou Bio Sarako. Ce que ne cautionnent pas 17 des 28 conseillers communaux. Ils l’ont fait savoir, vendredi 21 avril dernier, à travers une déclaration.
De sources concordantes et avérées, rapporte leur porte-parole, Karim Garba, il leur est revenu que des manœuvres visant à déstabiliser leur Conseil communal sont en cours. Selon lui, elles seraient orchestrées à coup d’achat de conscience. « De nos investigations, il ressort que ces initiatives malsaines et peu responsables ne visent qu’à satisfaire des intérêts égoïstes », a-t-il indiqué.
Prenant l’opinion publique à témoin, les 17 conseillers signataires de la déclaration déplorent et condamnent ces agissements. L’occasion leur a également permis de réitérer leur soutien au maire Tamou Bio Sarako. Ils ont, par ailleurs, salué son engagement quotidien et son leadership au service du développement de Banikoara. Les signataires de la déclaration ont ensuite tenu à rassurer la population de la commune, de leur sens élevé de responsabilité, d’intégrité et de loyauté pour instaurer la cohésion en leur sein.
Pour le deuxième adjoint au maire Alou Toko N’Douro, il n’y a pas de quoi fouetter un chat. Avec d’autres conseillers ne faisant pas partie des 17, il balaie du revers de la main toute volonté de travailler pour la destitution du maire Tamou Bio Sarako. « Il y a eu des malentendus au sein de notre groupe, mais pas au point de réclamer la destitution du maire », reconnaît-il. « Ayant constaté qu’il s’éloignait du groupe, nous avons tout simplement voulu le rappeler à l’ordre », s’est justifié Alou Toko N’Douron.
Politique 23 avr. 2017

Le projet d’appui au développement du maraîchage (Padmar) a été officiellement lancé, vendredi 21 avril dernier à Cotonou. 28,7 milliards F Cfa sont ainsi prévus pour accompagner 17 000 producteurs maraîchers dans 27 communes du pays.
L’espoir renaît dans la production maraîchère, l’une des treize filières prioritaires du Gouvernement. La raison, le projet d’appui au développement du maraîchage (Padmar) devient une réalité, avec au total 28,7 milliards de francs Cfa financés par un pool de partenaires avec le Fonds international de développement agricole (Fida) comme chef de file.
Le projet lancé, vendredi 21 avril dernier, vise à contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et surtout à accroître les revenus des maraîchers et leur résilience aux changements climatiques, soutient Oloulotan Sikirou Alabi, coordonnateur du Programme cadre des interventions du Fida en milieu rural au Bénin (Procar). A l’en croire, le Padmar qui s’étale sur sept ans se décline en trois composantes que sont : la valorisation et la mise en marché de la production maraichère, l’amélioration de la productivité et le suivi-évaluation. Dans son déploiement, il est prévu la construction de 520 km de pistes, l’aménagement de 2100 hectares de périmètres maraichers, l’accès aux technologies améliorées pour accroître la productivité, l’appui à la professionnalisation des maraîchers. Vingt-sept communes sont concernées dans sept départements du Sud-Bénin. Le projet devra impacter 20 000 personnes dont 17 000 maraîchers et 3000 emplois associés.
« Le Padmar s’aligne parfaitement sur les orientations stratégiques nationales du Bénin. Son objectif est d’accroître durablement les revenus des exploitations maraîchères, tout en améliorant leur résilience aux effets des changements climatiques », souligne Luyaku Loko Nsimpasi, directeur Pays du Fida pour le Bénin. Tirant leçons des projets déjà financés par l’organisme, il préconise des approches d’intervention simples et transparentes qui permettent de démarrer rapidement et d’avoir un impact maximal au profit des populations rurales. « Il faut une gestion orientée vers les résultats et l’impact. Le projet devra chaque année saisir, documenter et publier les résultats quantitatifs et qualitatifs obtenus. Il devra transmettre annuellement des indicateurs du système de gestion des résultats et de l’impact », insiste-t-il. Luyaku Loko Nsimpasi accorde aussi de l’intérêt à la démarche inclusive. Il soutient que la bonne compréhension du projet par tous les acteurs impliqués dans sa mise en œuvre est indispensable à sa réussite.
Doper la croissance agricole
Pour le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Delphin Koudandé, le Padmar constitue l’un des projets prioritaires du Programme d’actions du Gouvernement. Sa mise en œuvre devra doper la croissance agricole et favoriser une meilleure gouvernance à une filière maraîchère résiliente et compétitive à travers des Tables de filière maraichère. « Le maraîchage recèle des potentialités aussi bien en termes de contribution à la sécurité alimentaire et nutritionnelle et à la croissance qu’à la création d’emplois en milieux périurbains et ruraux. C’est une filière à haute valeur ajoutée », soutient le ministre. Il estime que le projet permettra à des milliers de jeunes et de femmes du Bénin de sortir de la précarité.
Le financement du Padmar est assuré par un prêt et un don du Fida, un don du Programme d'adaptation de l'agriculture paysanne (Asap), un prêt du Fonds de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) ainsi qu’une contribution du gouvernement béninois et des bénéficiaires.
Actualités 23 avr. 2017

La séance plénière des députés ce jeudi 20 avril, s’est penchée sur trois questions d’actualité posées au Gouvernement et relatives toutes aux difficultés de la campagne cotonnière 2016-2017. Le ministre chargé de l’Agriculture, Delphin Koudandé, a tenté de dissiper les inquiétudes des députés auteurs de ces questions qui s’inscrivent dans le cadre de la mission du contrôle de l’action gouvernementale dévolue à l’Assemblée nationale.
Les problèmes de la campagne cotonnière 2016-2017 avec à la clé la lenteur dans l’évacuation et l’égrenage du coton-graine dans toutes les zones de culture et le risque de mouille de l’or blanc, la diminution du prix de transport de la tonne de coton et les difficultés d’évacuation du coton vers les usines, ont constitué le menu des questions d’actualité sur lesquelles se sont penché ce jeudi 20 avril les députés à l’hémicycle. Les parlementaires avaient en face d’eux le Gouvernement représenté par le ministre en charge de l’Agriculture, Delphin Koudandé.
Dans sa réponse, le ministre a rappelé le contexte dans lequel le Gouvernement du Nouveau départ a hérité en avril 2016, de la campagne cotonnière 2016-2017 pour laquelle le régime défunt n’avait rien préparé. C’est alors qu’il a été décidé de remettre dans le secteur l’Association interprofessionnelle du coton (Aic) pour qu’elle reprenne les choses en main. Les chiffres aujourd’hui prouvent que le Gouvernement du président Patrice Talon ne s’est pas trompé en confiant le secteur aux acteurs du coton. En effet, sur une prévision de 350 000 tonnes, informe le ministre, la production cotonnière a franchi la barre des 400 000 tonnes. Ce qui constitue un score record jamais égalé au Bénin. A la date d’aujourd’hui, la production est de 401 200 tonnes de coton graine égrené, indique-t-il. Elle pourrait atteindre 436 000 tonnes avec le coton qui reste encore dans les champs.
Face à cette belle performance, il fallait pour le Gouvernement réadapter le calendrier d’évacuation du coton des champs vers les usines. Lequel calendrier avait été établi sur la base des prévisions de 350 000 tonnes. C’est la gestion de cette situation qui explique quelques flottements observés sur le terrain, reconnaît le ministre. Delphin Koudandé a promis aux députés que d’ici 30 avril prochain, l’évacuation de tout le reste de coton sera chose effective. Ce qui pourra éviter le risque de mouille du coton par ces temps de pluie. Le Gouvernement suit le dossier comme du lait sur le feu et travaille d’arrache-pied en bonne intelligence avec l’Aic, assure le ministre.
Quant aux variations des coûts des transports de coton des champs vers les usines, Delphin Koudandé a expliqué qu’il ne peut y avoir un prix moyen d’évacuation. D’autant que le chargement du coton est évacué vers les usines les plus proches. La rémunération devrait donc varier selon les distances. Mieux, les prix sont calculés sur le nombre de kilomètres à parcourir et non la valeur des tonnes, une pratique qui se faisait par le passé, a martelé Delphin Koudandé avant de préciser que le Gouvernement n’est trop engagé dans le processus conduit actuellement par l’Aic. Le ministre se réjouit que tout se déroule bien aujourd’hui après les quelques mouvements d’humeur des transporteurs au début de l’opération d’évacuation du coton.
Seulement, cette réponse du ministre n’a pas totalement convaincu les députés auteurs des trois questions d’actualité. Abdoulaye Gounou, Bida Nouhoum et Eric Houndété reprochent au Gouvernement de faire trop confiance à l’Aic. Ils invitent l’Exécutif à avoir un droit de regard rigoureux sur le processus afin de limiter tant soit peu les grincements de dents dans le secteur.
Actualités 23 avr. 2017

Le Conseil des ministres s'est réuni mercredi, le 19 avril 2017, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l'Etat, chef du Gouvernement.
Au cours de la séance, le Conseil a approuvé plusieurs dossiers.
I. Au titre des mesures normatives.
Le projet de décret suivant a été adopté :
Projet de décret portant nomination des membres du Conseil d'administration de l'Agence béninoise pour l'Environnement (ABE).
Le mandat des membres du Conseil d'administration de l'Agence béninoise pour l'Environnement (ABE) est arrivé à expiration.
Le Conseil des ministres a donc adopté le présent décret portant nomination des nouveaux membres et instruit le ministre du Cadre de Vie et du Développement durable, de prendre les dispositions nécessaires pour leur installation.
II. Au titre des communications.
2.1 Situation financière de l'ambassade du Bénin à Bruxelles
Le Conseil des ministres a examiné une communication du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, relative à la situation financière de l'ambassade du Bénin à Bruxelles.
Il s'agit d'une accumulation de dettes irrégulièrement contractées dans le cadre du fonctionnement de l'ambassade. Ces dettes envers quatre organismes belges, d'un montant total de 321 769,25 euros, requièrent un règlement dans les meilleurs délais, afin de préserver les relations de coopération entre le Royaume de Belgique et notre pays.
Le non-règlement de ces dettes risque par ailleurs de compromettre les efforts de mobilisation de ressources et/ou de leurs garanties, actuellement en cours pour la mise en œuvre du Programme d'actions du Gouvernement.
En approuvant la communication, le Conseil des ministres a autorisé le ministre de l'Economie et des Finances, à mettre à la disposition de l'ambassade du Bénin à Bruxelles, par procédure d'urgence, les ressources nécessaires pour le règlement des dettes envers les quatre institutions belges concernées.
Dans le même temps, le Conseil des ministres a autorisé la mise sur pied d'une commission d'enquête spéciale, dirigée par l'Inspection générale des finances, qui se rendra dans de brefs délais à Bruxelles, pour vérifier la gestion administrative et financière du chef de mission sortant au cours de la période concernée et proposer des mesures administratives conséquentes.
Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération et le ministère de l'Economie et des Finances assureront conjointement la mise en œuvre diligente des mesures sus-évoquées.
2.2 Organisation d'une rencontre au Bénin.
Le Conseil des ministres a marqué son accord pour la tenue, dans notre pays, du séminaire national sur les enjeux, défis et perspectives du droit d'auteur et des droits voisins au Bénin, qui aura lieu à Cotonou, du 19 au 21 avril 2017.
2.3 Participation du Bénin à des rencontres internationales.
Le Conseil des ministres a autorisé la participation de notre pays :
- à la visite de travail d'une délégation béninoise, à Oslo, en Norvège, qui se déroulera, du 27 au 28 avril 2017, dans le cadre des négociations pour le financement du démantèlement des installations situées en mer sur le champ pétrolifère de Sèmè;
- à la formation sur le thème :
« l'interministériel et le processus normatif », qui se déroulera à Paris, en France, du 19 au 30 juin 2017;
- aux réunions de la quarante-quatrième (44ème) session du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l'Organisation de la Coopération islamique (CMAE/OCI), qui se tiendra à Abidjan, en Côte d'Ivoire, courant les mois d'avril et juillet 2017.
2.4 Réunions statutaires
Le Conseil des ministres a marqué son accord pour la participation aux différentes réunions statutaires, au titre de l'année 2017, des ministères suivants :
- ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique ;
- ministère de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche.
2.5 Comptes rendus de missions à l'étranger
Les comptes rendus suivants de la participation de notre pays à des rencontres internationales ont été approuvés. Il s'agit :
- de la dix-neuvième (19ème) session des négociations intergouvernementales bénino-allemandes, qui s'est tenue à Berlin, en Allemagne, du 21 au 22 septembre 2016;
- de la réunion sur la feuille de route pour la fièvre aphteuse en Afrique de l'Ouest, qui s'est tenue à Lomé, au Togo, du 7 au 8 septembre 2016:
- de la douzième (I2ème) édition du marché africain de Distribution du Contenu du Programme Audiovisuel (DISCOP AFRICA), qui s'est tenue à Abidjan, en Côte d'Ivoire, du 30 mai au 2 juin 2016 ;
- de la formation interrégionale sur les systèmes de management de la qualité, le renforcement en audit interne et le contrôle assurance/qualité des laboratoires, qui s'est déroulée à Bogor, en Indonésie, du 12 au 16 décembre 2016.
Le Conseil des ministres a également approuvé le compte rendu des missions itinérantes de délivrance de passeports ordinaires biométriques aux Béninois de l'extérieur, qui se sont déroulées dans certains pays d'Afrique, d'Europe, d'Amérique et d'Asie, du 8 août au 5 octobre 2016.
2.6 Agréments pour nomination d'ambassadeurs
Le Conseil des ministres a donné son agrément pour la nomination de quatre nouveaux ambassadeurs étrangers près le Bénin.
Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération a été instruit des dispositions d'usage à prendre pour la suite découlant de ces agréments.
III. Au titre des mesures individuelles.
Des nominations ont été prononcées à la Présidence de la République et au ministère de la Défense nationale.
3.1 Au Cabinet militaire du président de la République :
Chargé de mission du président de la République :
Colonel Yaya Soumaïla ;
Chef de la Division Législation et Contentieux:
Lieutenant-colonel Ossah H. Pierre ;
Chef de la Division Gendarmerie et des Forces paramilitaires :
Lieutenant-colonel Boko Firmin ;
Chef du Service Sécurité des Systèmes d'information et de Communication :
Chef de bataillon Hounton
Saturnin ;
Chef de la division Air :
Commandant Alapini Josélyto Gildas.
3.2 Au ministère de la Défense nationale :
Directeur de Cabinet :
Colonel Kérékou Homère Montan ;
Directeur adjoint de Cabinet :
Colonel Fassinou Vincent ;
Secrétaire général :
Colonel Vigan-Mèdji
Bonaventure;
Secrétaire général adjoint :
Colonel Adandédjan Biaise;
Conseiller technique aux Affaires Maritimes :
Capitaine de Vaisseau Gonsallo F. J. d'Assise,
Directeur de l'Administration et des Finances :
Intendant militaire de 1ère classe Hounkpè Antoine ;
Directeur de la Coopération Militaire et des Opérations de Maintien de la Paix :
Colonel Alizannon S. Mathias ;
Conseiller technique juridique:
Intendant Militaire de 1ère classe Koda Alidou ;
Conseiller technique aux Relations extérieures :
M. Kohoungo Eké Appolinaire ;
Inspecteur général des Armées:
Colonel Sanni Bachabi Abdoul Baki ;
Inspecteur général des
Armées adjoint :
Intendant Militaire de 1ère classe Chanhoun M. José ;
Attaché de Défense adjoint près la Mission permanente du Bénin à New York :
Colonel Adjaho Antoine ;
Directeur de l'Organisation et du Personnel des Armées adjoint
Intendant militaire de 1ère classe Assogba Alfred ;
Directeur du service de Santé Adjoint des Armées :
Médecin Colonel Ahouanvoéké Léonce ;
Directeur du Matériel des Armées Adjoint :
Lieutenant-colonel Sacca
Alassane ;
Directeur du Renseignement militaire adjoint
Colonel Dassi Doctrové ;
Conseiller technique aux Sports et Loisirs du chef d'état-major général :
Colonel Medeto Chimato ;
Conseiller technique aux Opérations du chef d'état-major Général :
Colonel Tétédé Idjouola.
Fait à Cotonou, le 19 avril 2017.
Le Secrétaire général du Gouvernement,
Edouard Ouin-Ouro,