La Nation Bénin...



Résultat pour : unicvv card, 【 Visit Amsiga.com 】 ojM3t2s., high balance bins, bin fullz, cvv me card shop JYCL

Nouvelles

Diplomatie parlementaire franco-béninoise: Le président du Parlement français à l’hémicycle vendredi prochain

Le président de l’Assemblée nationale française, Claude Bartolone, sera en mission au Bénin du jeudi 23 au dimanche 26 mars prochain. L’information a été donnée par le président de l’Assemblée nationale au cours de la séance plénière du vendredi 17 mars dernier. Selon l’agenda de la visite présenté par Me Adrien Houngbédji, le président Claude Bartolone sera dans l’après-midi du vendredi 24 mars prochain au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Il sera reçu en audience par son homologue béninois, Me Adrien Houngbédji.

Le président du Parlement français rencontrera ensuite la conférence des présidents de l’Assemblée nationale. A 18 h15, il fera son entrée dans l’hémicycle où il s’entretiendra avec les députés. Une rencontre que saisira certainement l’hôte du Bénin pour mettre l’accent sur la nécessité pour les deux Parlements de renforcer leur coopération. Le samedi 25 mars, il sera encore en compagnie du président de l’Assemblée nationale avec qu'il effectuera une visite touristique dans certaines villes du Bénin. Il est prévu également au cours de son séjour une audience avec le chef de l’Etat, Patrice Talon au Palais de la Marina. 

Il faut signaler que Claude Bartolone est le deuxième président de l’Assemblée nationale française en exercice à visiter le Bénin depuis le renouveau démocratique. Né le 29 juillet 1951 à Tunis, cet homme politique français est président de l’Assemblée nationale française depuis le 26 juin 2012. Cadre commercial de l’industrie pharmaceutique de profession, Claude Bartolone est le 14e président de l’Assemblée nationale de la cinquième République en France. Il est membre du Parti socialiste, parti au pouvoir en France. Il est député de la Seine-Saint Denis depuis le scrutin législatif qui suit l’élection de François Mitterrand à la présidence de la République en 1981. En 1998, il est nommé ministre délégué à la ville dans le gouvernement de Lionel Jospin jusqu’à l’élection présidentielle de 2002. De 2002 à 2008, il préside le conseil général de Seine-Saint Denis. C’est donc une importante personnalité de la politique française qui sera l’hôte du Bénin pendant deux jours n

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Actualités 21 mars 2017


Incendie à Bopa: 19 cases et greniers partis en fumée à Badazouin

Un incendie s’est déclaré, samedi 18 mars dernier à Boclohoué, un village de l’arrondissement de Badazouin, commune de Bopa. Les flammes ont détruit au moins dix-neuf cases et des greniers, selon le maire Frédéric Dandevèhoun. Aucune perte en vie humaine n’a été constatée. En revanche, plusieurs ménages sont sérieusement éprouvés. « Les sinistrés manquent de tout y compris des effets vestimentaires brûlés par les flammes », a détaillé l’autorité communale.

Face à cet état de précarité, la mairie a offert deux colis de fripes. Mais il en faut bien plus pour soulager les sinistrés. Les regards sont tournés vers le conseil communal qui devra prendre une délibération pour aider à reconstruire Boclohoué, localité située sur des terres noires.
« Nous lançons un S.O.S. en direction du Gouvernement et des personnes de bonne volonté pour contribuer à cette œuvre de reconstruction, les moyens de la commune de Bopa étant très limités », a plaidé, à son tour, le maire Frédéric Dandevèhoun.
Le sinistre s’est produit en présence de ce dernier. Il était dans la délégation du professeur Mathurin Nago qui effectuait une tournée politique dans la localité. Les causes de l’incendie ne sont pas encore élucidées. Avant Boclohoué, des cas d’incendie avaient été enregistrés, au cours de cette année, à Houéyogbé et Grand-Popo, dans le même département : le Mono.

Désiré C. VIGAN A/R Mono-Couffo

Société 21 mars 2017


Examen du projet de révision constitutionnelle: Les députés pour la consultation de leur base

Le projet de révision de la Constitution du 11 décembre 1990 pourrait ne pas être examiné en procédure d’urgence comme le souhaite le président de la République. La tendance est à la prudence à l’Assemblée nationale où les députés comptent consulter d’abord leur base avant toute décision.

Le sort du projet de loi portant révision de la Constitution du 11 décembre 1990 déjà transmis au Parlement par le chef de l’Etat semble être dans les mains des populations de qui les députés détiennent leur mandat. Certes, le débat public n’a pas encore eu lieu au Parlement sur le projet de loi affecté à la Commission des Lois, de l’administration et des droits de l’homme. Mais sans attendre l’ouverture de la session extraordinaire telle que demandée par le président de la République, Patrice Talon, les langues se délient dans les couloirs du palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Plusieurs députés pensent qu’il serait très dangereux pour l’Assemblée nationale de rester dans les quatre murs de l’hémicycle pour étudier ce dossier sensible sans aller vers la base. Ils comptent recommander à la plénière l’organisation des tournées parlementaires sur le terrain dans les 77 communes du Bénin pour consulter les populations. Il s’agira d’expliquer à ces dernières les tenants et aboutissants de l’initiative, le contenu du projet et de recueillir leurs observations. 

« Même si le Parlement ne le décide pas, je mettrai sur la place publique le projet de révision de la Constitution avant l’examen en plénière. Vieux, sages, jeunes, femmes, artisans, étudiants, paysans et autres seront consultés sur le dossier », souligne un député des Forces Cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). Il compte organiser une forme de référendum dans sa circonscription électorale. Sa position in fine sur le dossier dépendra des orientations que donneront les populations à leurs députés.« Je ne vois pas ici le collègue qui va prendre le risque de voter publiquement sans l’avis de sa base, sans hypothéquer sa carrière politique », insiste un autre député proche du pouvoir. Il recommande vivement que le Parlement donne les moyens aux députés pour l’organisation de ces consultations populaires sur le terrain. Cette position est largement partagée par plusieurs autres députés. D’ailleurs Rosine Vieyra Soglo, la doyenne d'âge du Parlement, avait même montré le chemin à suivre le jeudi 16 mars dernier à l’hémicycle quand le président Adrien Houngbédji a officiellement informé de la transmission du projet à l’Assemblée nationale par le chef de l’Etat. La ‘’dame de fer’’ du parti La Renaissance du Bénin (Rb) avait annoncé publiquement qu’elle prendra sous peu son bâton de pèlerin pour aller à l’intérieur du Bénin pour recueillir les observations de la population. Ces consultations populaires permettront de rattraper la procédure accusée à tort ou à raison d’être biaisée parce que le projet n’a pas été soumis à un débat populaire. Cette faille pourrait être corrigée surtout avec la jurisprudence de la Cour constitutionnelle qui exige le consensus national avant toute révision constitutionnelle. L’on ne fera plus ce procès au projet si le Parlement arrivait à faire ses consultations populaires. La procédure gagnerait d’avantage en fiabilité et crédibilité en attendant l‘issue du vote au Parlement pour décider du sort définitif de ce projet de loi objet de toute les attentions actuellement au Bénin.

Actualités 20 mars 2017


Examen du projet de révision constitutionnelle: Les députés pour la consultation de leur base

Le projet de révision de la Constitution du 11 décembre 1990 pourrait ne pas être examiné en procédure d’urgence comme le souhaite le président de la République. La tendance est à la prudence à l’Assemblée nationale où les députés comptent consulter d’abord leur base avant toute décision.

Le sort du projet de loi portant révision de la Constitution du 11 décembre 1990 déjà transmis au Parlement par le chef de l’Etat semble être dans les mains des populations de qui les députés détiennent leur mandat. Certes, le débat public n’a pas encore eu lieu au Parlement sur le projet de loi affecté à la Commission des Lois, de l’administration et des droits de l’homme. Mais sans attendre l’ouverture de la session extraordinaire telle que demandée par le président de la République, Patrice Talon, les langues se délient dans les couloirs du palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Plusieurs députés pensent qu’il serait très dangereux pour l’Assemblée nationale de rester dans les quatre murs de l’hémicycle pour étudier ce dossier sensible sans aller vers la base. Ils comptent recommander à la plénière l’organisation des tournées parlementaires sur le terrain dans les 77 communes du Bénin pour consulter les populations. Il s’agira d’expliquer à ces dernières les tenants et aboutissants de l’initiative, le contenu du projet et de recueillir leurs observations. 

« Même si le Parlement ne le décide pas, je mettrai sur la place publique le projet de révision de la Constitution avant l’examen en plénière. Vieux, sages, jeunes, femmes, artisans, étudiants, paysans et autres seront consultés sur le dossier », souligne un député des Forces Cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). Il compte organiser une forme de référendum dans sa circonscription électorale. Sa position in fine sur le dossier dépendra des orientations que donneront les populations à leurs députés.« Je ne vois pas ici le collègue qui va prendre le risque de voter publiquement sans l’avis de sa base, sans hypothéquer sa carrière politique », insiste un autre député proche du pouvoir. Il recommande vivement que le Parlement donne les moyens aux députés pour l’organisation de ces consultations populaires sur le terrain. Cette position est largement partagée par plusieurs autres députés. D’ailleurs Rosine Vieyra Soglo, la doyenne d'âge du Parlement, avait même montré le chemin à suivre le jeudi 16 mars dernier à l’hémicycle quand le président Adrien Houngbédji a officiellement informé de la transmission du projet à l’Assemblée nationale par le chef de l’Etat. La ‘’dame de fer’’ du parti La Renaissance du Bénin (Rb) avait annoncé publiquement qu’elle prendra sous peu son bâton de pèlerin pour aller à l’intérieur du Bénin pour recueillir les observations de la population. Ces consultations populaires permettront de rattraper la procédure accusée à tort ou à raison d’être biaisée parce que le projet n’a pas été soumis à un débat populaire. Cette faille pourrait être corrigée surtout avec la jurisprudence de la Cour constitutionnelle qui exige le consensus national avant toute révision constitutionnelle. L’on ne fera plus ce procès au projet si le Parlement arrivait à faire ses consultations populaires. La procédure gagnerait d’avantage en fiabilité et crédibilité en attendant l‘issue du vote au Parlement pour décider du sort définitif de ce projet de loi objet de toute les attentions actuellement au Bénin.

Actualités 20 mars 2017


Examen du projet de révision constitutionnelle: Les députés pour la consultation de leur base

Le projet de révision de la Constitution du 11 décembre 1990 pourrait ne pas être examiné en procédure d’urgence comme le souhaite le président de la République. La tendance est à la prudence à l’Assemblée nationale où les députés comptent consulter d’abord leur base avant toute décision.

Le sort du projet de loi portant révision de la Constitution du 11 décembre 1990 déjà transmis au Parlement par le chef de l’Etat semble être dans les mains des populations de qui les députés détiennent leur mandat. Certes, le débat public n’a pas encore eu lieu au Parlement sur le projet de loi affecté à la Commission des Lois, de l’administration et des droits de l’homme. Mais sans attendre l’ouverture de la session extraordinaire telle que demandée par le président de la République, Patrice Talon, les langues se délient dans les couloirs du palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Plusieurs députés pensent qu’il serait très dangereux pour l’Assemblée nationale de rester dans les quatre murs de l’hémicycle pour étudier ce dossier sensible sans aller vers la base. Ils comptent recommander à la plénière l’organisation des tournées parlementaires sur le terrain dans les 77 communes du Bénin pour consulter les populations. Il s’agira d’expliquer à ces dernières les tenants et aboutissants de l’initiative, le contenu du projet et de recueillir leurs observations. 

« Même si le Parlement ne le décide pas, je mettrai sur la place publique le projet de révision de la Constitution avant l’examen en plénière. Vieux, sages, jeunes, femmes, artisans, étudiants, paysans et autres seront consultés sur le dossier », souligne un député des Forces Cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). Il compte organiser une forme de référendum dans sa circonscription électorale. Sa position in fine sur le dossier dépendra des orientations que donneront les populations à leurs députés.« Je ne vois pas ici le collègue qui va prendre le risque de voter publiquement sans l’avis de sa base, sans hypothéquer sa carrière politique », insiste un autre député proche du pouvoir. Il recommande vivement que le Parlement donne les moyens aux députés pour l’organisation de ces consultations populaires sur le terrain. Cette position est largement partagée par plusieurs autres députés. D’ailleurs Rosine Vieyra Soglo, la doyenne d'âge du Parlement, avait même montré le chemin à suivre le jeudi 16 mars dernier à l’hémicycle quand le président Adrien Houngbédji a officiellement informé de la transmission du projet à l’Assemblée nationale par le chef de l’Etat. La ‘’dame de fer’’ du parti La Renaissance du Bénin (Rb) avait annoncé publiquement qu’elle prendra sous peu son bâton de pèlerin pour aller à l’intérieur du Bénin pour recueillir les observations de la population. Ces consultations populaires permettront de rattraper la procédure accusée à tort ou à raison d’être biaisée parce que le projet n’a pas été soumis à un débat populaire. Cette faille pourrait être corrigée surtout avec la jurisprudence de la Cour constitutionnelle qui exige le consensus national avant toute révision constitutionnelle. L’on ne fera plus ce procès au projet si le Parlement arrivait à faire ses consultations populaires. La procédure gagnerait d’avantage en fiabilité et crédibilité en attendant l‘issue du vote au Parlement pour décider du sort définitif de ce projet de loi objet de toute les attentions actuellement au Bénin.

Actualités 20 mars 2017


Ignace Yètchénou, Dga / Centre national du cinéma et de l’image animée: « Si nous faisons du bon travail, le public reviendra au cinéma »

Scénariste, comédien et réalisateur, Ignace Yètchènou occupe depuis quelque temps le poste de directeur général adjoint du tout nouveau Centre national du cinéma et de l’image animée. Il fait partie de la délégation du Bénin ayant pris part à la vingt-cinquième édition du Fespaco qui s’est déroulée du 25 février au 4 mars dernier à Ouagadougou au Burkina Faso. Dans cette interview, il revient sur cette participation du Bénin et décrypte, par la même occasion, le cinéma béninois, les freins à son développement et fait des suggestions.

La Nation : Le Bénin a fait sensation au Fespaco 2017 en décrochant le deuxième prix, alors qu’il était pratiquement dans la posture de figurant, puisqu’il y a très peu de productions chez nous. Comment expliquez-vous cette prouesse ?

Ignace Yètchènou. Le Bénin heureusement n’a pas été au Fespaco comme figurant. Le Bénin y était avec un total de dix productions. Il y a les films d’écoles de l’Institut supérieur des métiers de l’audiovisuel (Isma), les films d’auteurs, des documentaires, un long métrage. On était assez représenté cette fois-ci. Donc une dizaine de réalisateurs, une dizaine de productions dans lesquelles des techniciens ont travaillé. En somme, le Bénin était bien représenté. Le seul long métrage, c’est celui de Sylvestre Amoussou intitulé « L’Orage Africain, un continent sous influence ». Cette production était en compétition long métrage. Avec ce film, on s’est arrogé la deuxième marche du podium. On a connu le succès 50 ans après la création du festival, après 50 ans de récompense de différents acteurs. Le Bénin est donc honoré. Il est vrai que, dans le passé, on a eu quelques prix notamment celui de meilleur son avec Tidjani de l’Ortb, un prix avec la production du regretté Joseph Kpobli. Toutefois, ces prix n’ont pas la même envergure que l’étalon du diamant qu’a décroché Amoussou Sylvestre à la 25e édition du Fespaco.

Pour vous spécialiste du cinéma, l’étalon du diamant est donc quelque chose de grandiose ?

Oui. Une comparaison avec le sport, on a le champion, le vice-champion et la troisième place. Ainsi, c’est le vice-champion. Le premier prix a été remporté par Alain Gommis du Sénégal. Le deuxième prix est revenu à notre compatriote Sylvestre Amoussou et le troisième prix a été remporté par un film algérien.

Depuis que le rideau est tiré sur le festival, on ne voit pas notre compatriote. Qu’en est-il ?

Au-delà de ce que 90% du tournage du film s’est effectué au Bénin, notre compatriote réside en Europe précisément en France. A cet effet, il est retourné sur Paris à la clôture du festival. Voilà la raison pour laquelle nous ne l’avons pas vu au Bénin. Mais il faut admettre que nous n’avons pas été bons diplomates, car on pouvait le détourner. Cependant avec les ambitions de l’actuel Gouvernement, j’espère que le tir sera corrigé pour que ce dernier reçoive l’honneur de sa prouesse.

Sylvestre Amoussou est donc le déclic. Mais comment se porte le cinéma béninois aujourd’hui ?
Le cinéma béninois se porte très mal quand bien même il y aurait des notes d’espoir. Parce que nous avons au Bénin, l’une des écoles où l’on forme de manière professionnelle les hommes de l’audiovisuel et du cinéma. Je voudrais parler de l’Isma. C’est un point positif. On a un circuit de distribution amateur. Mais en dehors de ces choses, le milieu a besoin d’assainissement, car tout est mélangé. Au Bénin, tout le monde est réalisateur, ce titre conférant toutes les prérogatives dans la chaîne de production de l’œuvre. Donc, tout le monde est réalisateur alors que ce n’est pas qui veut qui fait la réalisation. C’est au minimum trois ans d’études universitaires après le baccalauréat, voire cinq ans. Cependant vu l’évolution des choses au Bénin, il suffit de tourner dans un coin avec tous les défauts possibles et l’on se décrète réalisateur. Le domaine cinématographique est complexe. Ce n’est pas pour rien que l’on parle d’industrie cinématographique parce qu’il a plusieurs cloisons, l’ossature est là. Plusieurs corps de métiers s’y trouvent. Par exemple, il y a les producteurs qui s’occupent de la recherche des financements des œuvres ; il y a les réalisateurs qui sont les responsables artistiques de la production ; il y a les scénaristes, les acteurs, les costumiers et autres. Pourtant, au Bénin on ignore toutes ses composantes. Si on était dans un système hospitalier, cet état de choses s’explique par l’échange de rôle, c’est-à-dire qu’on observe des garçons de salle devant procéder au nettoyage des lieux devenir de grands praticiens au point d’intervenir sur des malades. C’est ainsi que se décrit le cinéma béninois en ce moment. Or, tout le monde a son rôle à jouer. C’est pourquoi nous pensons que, dans un Bénin ambitieux tel que le Bénin d’aujourd’hui où de grands coups sont donnés dans la fourmilière par rapport à moult pratiques, il faut saisir cette opportunité pour assainir le domaine cinématographique. D’ailleurs, c’est notre ambition à la tête de la structure que nous dirigeons.

Justement parlant de cette structure, d’où est-elle sortie ?

Dans tous les pays sérieux du monde, le cinéma est géré par un centre national. Pendant longtemps au Bénin, le cinéma a été géré par une direction technique à savoir : la direction de la cinématographie. Une direction technique est une direction technique, car elle est vraiment sous ordre. Alors qu’un centre est une structure autonome qui a un conseil d’administration. Si on lui trouve un bon chef avec de nobles ambitions dans le domaine, le centre réalisera des exploits. Ainsi, je pense qu’un centre est plus adapté dans la prise en charge de l’administration cinématographique d’un pays. Ceci d’autant plus que pour parler de partenariat, les pays ayant un centre nourrissent plus d’engouement. Les artistes ont la spécificité d’être orgueilleux. Ils s’entendent plus facilement entre eux qu’avec des structures étatiques. Donc, le Centre national du cinéma et de l’image animée qui a été créé par l’actuel gouvernement montre l’attachement des dirigeants à l’éclosion du cinéma béninois. C’est vrai que nous sommes à l’étape de la création mais après l’installation de toutes les structures dans le domaine, les ambitions s’imposent à nous. A ce propos, nous devons faire preuve d’audace pour que les réformes nécessaires s’opèrent. Mais il y a de l’espoir. J’en veux pour preuve le prix obtenu au Fespaco.

Avec l’avènement des réseaux sociaux aujourd’hui, y a-t-il encore espoir d’aller s’asseoir un jour dans une salle de cinéma pour regarder un bon film au Bénin ?

Il est vrai que les salles de cinéma sont à l’abandon en ce moment. Toutefois, cela ne signifie absolument rien. Il faut simplement dire qu’au Bénin, nous ignorons le cinéma. Cette ignorance se manifeste au niveau du bas peuple, de la classe intellectuelle et même de l’Etat. Nous ne savons pas la place de choix que devrait occuper le cinéma dans une économie sérieuse. L’image que les cinéastes béninois laissent entrevoir de leur métier est qu’après la réalisation d’un film, il faille se mettre au carrefour des grandes rues pour procéder à sa vente. Mais qu’est-ce que l’on vend à ses lieux ? C’est de la pacotille. Il en ressort donc que lesdits films sont aussi des objets de peu de valeur. Cette idée que nous avons, par notre comportement, inculqué aux citoyens ne peut pas favoriser l’envie des salles de cinéma. Pour redéfinir l’historique de la rentabilité d’un film, je puis dire qu’au terme de la réalisation d’un film, la projection doit se faire en salle. Par exemple, nous avons aujourd’hui douze chefs-lieux de département, qu’il y ait des salles de cinéma dans lesdits chefs-lieux de département. Avec un film racontant le quotidien des citoyens, je vous assure que les salles de cinéma feront le plein, le temps de la projection de l’œuvre. Au finish, si le réalisateur a dépensé 100 millions de F Cfa pour la confection du film, après deux semaines de projection en salle dans les douze départements, il a déjà ses fonds et pourrait au-delà réaliser du bénéfice. Ce n’est qu’une caricature du cas Bénin.
Dans les pays sérieux tels que les Etats-Unis, la projection en salle du nouveau film se déroule au même moment sur plusieurs continents le temps du lancement. Outre la projection en salle, les télévisions s’approprient le film en l’achetant.Tel n’est pas le cas du Bénin. Notre télévision n’achète pas les films, nous les lui donnons. Car il n’est d’aucune utilité que tu réalises un film pour que le public ne le regarde pas. Cela nous contraint à être très généreux mais il faut souligner que parfois on supplie même pour que le film soit diffusé. C’est une anomalie. L’ambiance à suivre un film en salle est différente de l’ambiance à suivre un film chez soi. A la maison, il y a des éléments de distraction ; ce qui n’est pas le cas lorsqu’on est en salle pour une projection. Il faut dire que c’est après la diffusion du film par la télévision que l’auteur s’auto-pirate.
Il s’auto- pirate en produisant les versions DVD du film particulièrement à un prix de vente très bas pour décourager la rivalité des pirates. Le processus ainsi expliqué est ignoré par le peuple et les gouvernants. On pense qu’on vient au cinéma parce qu’on n’a plus rien à faire. Or, le cinéma est un travail intellectuel fort puissant à tous les niveaux. C’est ce qui fait malheureusement que l’absence des salles nous met dans une situation difficile. Autrefois avec l’Office béninois du Cinéma (Obéci), on avait le circuit de distribution. D’ailleurs, cela a été l’un des meilleurs circuits au Bénin parce qu’avec Ciné Bopéci, la distribution était fluide au Nord, Rex et Iri Akari à Porto-Novo, Okpè Oluwa, Ehuzu aujourd’hui Concorde, les Cocotiers à Cotonou. Malheureusement pour des raisons diverses, ces salles sont tombées dans l’abandon. Il faudrait qu’on travaille sérieusement pour leur résurrection parce que le cinéma reste le cinéma. Je me rappelle, on se cotisait pour se rendre au cinéma, car c’est la première occasion devant nous permettre de charmer la petite copine qui est aujourd’hui notre femme. Bref, on a besoin de cela. Voilà pourquoi il faut saisir l’opportunité que nous donne le Fespaco en primant notre compatriote afin de projeter son film dans toutes les salles de cinéma sur le territoire national. En particulier, il faut œuvrer pour le retour des citoyens dans les salles de cinéma.

Une exhortation à l’endroit de nos compatriotes

Je n’ai pas de mot à leur endroit. J’ai plutôt de mot à l’endroit des collègues qui veulent vivre du cinéma. Je crois que nous devons nous dire la vérité. On doit se distribuer les rôles de façon convenable. Chacun doit rester dans son couloir. Quand on le fait bien, le public viendra. J’en suis certain parce que dans mon adolescence, j’ai eu la chance de suivre « Ajani Ogun » d’Ola Balogun. Malgré mon handicap de langue, j’avais du plaisir à me mettre dans un interminable rang devant le ciné Rex à Porto-Novo pour accéder à la salle de cinéma, le temps de la diffusion de ce film. Le peuple continue d’aller au cinéma pour suivre la projection des films burkinabé. Pourquoi ne le ferait-on pas au Bénin ? Je crois que si nous faisons du bon travail, le public reviendra au cinéma.

Culture 17 mars 2017


Enlèvement et décès du roi de Pèrèrè en 2005 (37e dossier): Réclusions criminelles et acquittements prononcés

Interpelés et poursuivis des chefs de coups mortels, violences et voies de fait, et complicité de coups mortels, violences et voies de fait, les douze personnes impliquées dans l’enlèvement et le décès de l’ancien roi de Pèrèrè, ont été condamnées à diverses peines, mardi 14 mars dernier. C’était par la cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou, au cours d’un procès qui a duré 48 heures.

Les têtes couronnées et autres gardiens de la tradition jouent un rôle important dans leurs différentes localités d’intervention. Malheureusement, leur désignation donne souvent lieu à des contestations aux conséquences imprévisibles et regrettables. Ce fut le cas à Pèrèrè où, depuis le 20 décembre 2004, date de sa désignation en qualité de roi de la localité, feu Goundé Bio Yérima, âgé de 65 ans environ, a été contesté par une frange de la population. Certains préféraient Yarou Koto pour occuper le trône. Dès lors le roi contesté a régulièrement fait l’objet de menaces de tout genre. Un tract avait même été apposé sur la clôture de sa maison, lui enjoignant de quitter Pèrèrè au plus tard le 31 décembre 2004. Le 1er janvier 2005, vers 14 h, alors qu’il priait avec des parents et amis, une horde d’individus firent irruption à son domicile, certains par escalade. Ils le molestèrent et le traînèrent avec son frère Daki Bouko, avant de les jeter dans une camionnette Peugeot 404 bâchée louée pour la circonstance et prirent la direction de Nikki. En cours de route, le roi malmené rendit l’âme et ses ravisseurs rebroussèrent chemin, abandonnant son corps sous un manguier au bord de la voie, à quelques encablures du village de Gbaouchi. Toutefois, le chauffeur du véhicule Zakari Amidou Issa a déclaré qu’ils lui ont demandé de les conduire chez le maire de la commune, Inoussa Issaou Babio, à qui ils doivent rendre compte des opérations, notamment du décès du roi. 

Douze personnes sont soupçonnées d’avoir participé à l’enlèvement et au décès du roi contesté. Elles ont écopé de diverses peines. Reconnus coupables de coups mortels, infraction prévue et punie par l’article 309 alinéa 4 du Code pénal, Yaya Salissou Alassane, Moussa Bakarou Alidou Ousmane, Séïdou Dobo, Adam Séïdou alias Boni Ghana et Alassane Mama Woré alias Siki ont été condamnés chacun, à sept ans de réclusion criminelle. La cour présidée par Hubert Arsène Dadjo a acquitté au bénéfice du doute Gounou Issiaka Saka, Gani Simé Séko, Abdoulaye Ibrahim, Moumouni Saka et l’ancien maire de Pèrèrè, Inoussa Issaou Babio. Quant à Boni Soufianou Ibrahim et Karim Gourma Sabi, ils ont été purement et simplement acquittés. La cour a ordonné la mise en liberté immédiate de ceux qu’elle a acquittés. Elle demande que les cautions soient restituées à ceux qui l’ont versées au Trésor public pour leur liberté provisoire.

Des positions diverses adoptées

Par rapport aux faits pour lesquels ils sont poursuivis, les mis en cause ont adopté des positions diverses. A l’enquête préliminaire, devant le juge instructeur et à la barre, Alassane Yaya Salissou, Moussa Bakarou Alidou Ousmane, Seidou Dobo, Abdoulaye Ibrahim, Soufianou Ibrahim Boni, Adam Seidou, Karim Gourma Sabi et Alassane Mama Woré alias Alassane Siki ont reconnu leur participation. Mais ils ont clamé n’être en rien impliqués dans l’assassinat du feu Goundé Bio Yérima. Ils ne nient pas avoir organisé au vu et au su des autorités locales, des réunions les 30, 31 décembre 2004 et le 1er janvier 2005, à l’issue desquelles il a été décidé de son enlèvement pour le conduire devant le roi de Nikki, chef suprême des Batombu.
Quant à Moumouni Saka, il n’a pas reconnu avoir pris part aux faits, mais dit avoir suivi la 404 bâchée pour être auprès du roi de Nikki, le porte-parole des jeunes.
S’agissant de Gani Séko Simé, Gounou Issaka Saka et Inoussa Issaou Babio, ils soutiennent n’être pas impliqués dans les faits d’assassinat.
Au total, il ne ressort pas des éléments du dossier que les accusés aient pu former à l’avance le dessein de donner la mort au roi. Leur préoccupation principale était de le faire quitter la localité, au besoin par la violence et d’aller soumettre à l’arbitrage du roi de Nikki, le contentieux de sa désignation par le collège électoral mis en place par le préfet de l’époque.

Seul contre tous

Prenant ses réquisitions, l’avocat général, Emmanuel Opita, a démontré que les infractions retenues contre les accusés sont constituées. Considérant les douze personnes comme les auteurs de l’apologie de la violence à Pèrèrè, il invite la cour à les décourager. Enfin, Emmanuel Opita requiert dix ans de travaux forcés à chacun d’eux, après avoir fait constater qu’ils sont accessibles à la sanction pénale, selon les expertises psychiatriques effectuées.
Suivront alors les plaidoiries du collège des douze avocats pour la défense des douze accusés. Tour à tour, chacun d’eux plaidera non coupable pour le client pour lequel il a été commis à la défense, après avoir indiqué que les infractions n’étaient pas constituées. A l’unanimité, ils demandent l’acquittement pur et simple de leurs clients.
Appréciant les réquisitions de l’avocat général, Me Cyrille Djikui fera remarquer que « ce ne fut qu’une perte de temps ». Pour Me Hélène Kèkè-Aholou, elles ressemblent à « une fosse commune » et manquent de discernement. Selon elle, « La montagne a accouché d’une souris ». Me Cécil Igor Sacramento a, quant à lui, fait remarquer que l’avocat général a laissé de côté les principes de la présomption d’innocence et de l’imputabilité des peines, qu’il a oublié les limites de l’instruction. Au même moment, Me Aboubakar Baparapé a révélé les dessous politiques du dossier et Me Zakari Baba Body, ses incohérences et insuffisances.
Alexis A. Métahou et Richard T. Limoan ont assisté le président Hubert Arsène Dadjo. A leurs côtés, il y avait comme jurés, Oumar Baparapé, Nata Antoine N’Tcha, Imorou Abdoulaye, Mamoudou Dafia. La mémoire de la cour a été tenue par Me Ambroise Alassane.

Société 17 mars 2017


Révision de la Constitution: Le projet de loi transmis au Parlement, les députés sous pression

L’Assemblée nationale a officiellement été saisie du projet de loi portant révision de la Constitution du 11 décembre 1990. Le dossier a été transmis avec une lettre de demande de session extraordinaire pour l’examen en procédure d’urgence de cette réforme politique et institutionnelle chère au chef de l’Etat.

Les regards sont désormais tournés vers l’Assemblée nationale où est le projet de loi portant révision de la Constitution du 11 décembre 1990. Le Gouvernement a envoyé le dossier juste après l’adoption du décret de transmission par le Conseil des ministres du mercredi 15 mars dernier. La balle est désormais dans le camp des députés. Les différentes correspondances du chef de l’Etat ont été lues au démarrage des travaux de la séance plénière d’hier. 

Le décret de transmission est accompagné d'une demande de session extraordinaire et d’examen « en procédure d’urgence » du projet de révision de la Constitution ; ce qui a fait monter l’adrénaline dans l’hémicycle. Les députés qui sont intervenus ont trouvé que le Gouvernement a « exagéré », d’autant qu’une session extraordinaire dure au plus quinze jours. Rosine Soglo a voulu savoir ce qui presse si temps le chef de l’Etat pour qu’il demande à l’Assemblée nationale en pleine session extraordinaire d’ouvrir une autre pour examiner tous travaux cessants ce projet de révision constitutionnelle. Son collègue André Okounlola abonde dans le même sens et y voit « une provocation » du chef de l’Etat. En fait, pour les députés, le temps ne va pas s’arrêter si la Constitution béninoise n’est pas révisée en urgence. Ils comptent prendre leur temps pour aller consulter les populations sur le contenu du projet et prendre leur avis avant toute décision.
Tout en comprenant ses collègues, le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji les renvoie aux textes, notamment au Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Lesquels textes donnent droit au chef de l’Etat de demander une session extraordinaire et aussi l’examen en procédure d’urgence de tel ou tel dossier. Ainsi, même en sa qualité de président de l’institution parlementaire, il ne peut juger de l’opportunité d’une demande de convocation de session extraordinaire d’examen d’un dossier en procédure d’urgence. L’Assemblée nationale n’aura dès lors qu’à donner une suite favorable à cette sollicitation de session extraordinaire. Le président Adrien Houngbédji explique que la suite de la procédure revient à la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale. Il revient en effet à cet organe de retenir la date de la convocation de cette session extraordinaire, la troisième de l’année 2017. Il ne fallait pas plus pour faire dire à certaines personnes que les députés sont sous pression. Ils sont tenus d’ouvrir cette session demandée par le chef de l’Etat, alors que celle en cours va jusqu’au 27 mars prochain. Et dans le même temps, les députés devront ouvrir les travaux de la première session ordinaire de l’année 2017 au plus tard fin de la première moitié du mois d’avril. C’est dire donc que les députés n’auront pas du tout de repos jusqu’au 15 avril prochain avec leur saisine par le chef de l’Etat à propos du projet de révision de la Constitution.

Actualités 17 mars 2017


Révision de la Constitution: Le projet de loi transmis au Parlement, les députés sous pression

L’Assemblée nationale a officiellement été saisie du projet de loi portant révision de la Constitution du 11 décembre 1990. Le dossier a été transmis avec une lettre de demande de session extraordinaire pour l’examen en procédure d’urgence de cette réforme politique et institutionnelle chère au chef de l’Etat.

Les regards sont désormais tournés vers l’Assemblée nationale où est le projet de loi portant révision de la Constitution du 11 décembre 1990. Le Gouvernement a envoyé le dossier juste après l’adoption du décret de transmission par le Conseil des ministres du mercredi 15 mars dernier. La balle est désormais dans le camp des députés. Les différentes correspondances du chef de l’Etat ont été lues au démarrage des travaux de la séance plénière d’hier. 

Le décret de transmission est accompagné d'une demande de session extraordinaire et d’examen « en procédure d’urgence » du projet de révision de la Constitution ; ce qui a fait monter l’adrénaline dans l’hémicycle. Les députés qui sont intervenus ont trouvé que le Gouvernement a « exagéré », d’autant qu’une session extraordinaire dure au plus quinze jours. Rosine Soglo a voulu savoir ce qui presse si temps le chef de l’Etat pour qu’il demande à l’Assemblée nationale en pleine session extraordinaire d’ouvrir une autre pour examiner tous travaux cessants ce projet de révision constitutionnelle. Son collègue André Okounlola abonde dans le même sens et y voit « une provocation » du chef de l’Etat. En fait, pour les députés, le temps ne va pas s’arrêter si la Constitution béninoise n’est pas révisée en urgence. Ils comptent prendre leur temps pour aller consulter les populations sur le contenu du projet et prendre leur avis avant toute décision.
Tout en comprenant ses collègues, le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji les renvoie aux textes, notamment au Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Lesquels textes donnent droit au chef de l’Etat de demander une session extraordinaire et aussi l’examen en procédure d’urgence de tel ou tel dossier. Ainsi, même en sa qualité de président de l’institution parlementaire, il ne peut juger de l’opportunité d’une demande de convocation de session extraordinaire d’examen d’un dossier en procédure d’urgence. L’Assemblée nationale n’aura dès lors qu’à donner une suite favorable à cette sollicitation de session extraordinaire. Le président Adrien Houngbédji explique que la suite de la procédure revient à la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale. Il revient en effet à cet organe de retenir la date de la convocation de cette session extraordinaire, la troisième de l’année 2017. Il ne fallait pas plus pour faire dire à certaines personnes que les députés sont sous pression. Ils sont tenus d’ouvrir cette session demandée par le chef de l’Etat, alors que celle en cours va jusqu’au 27 mars prochain. Et dans le même temps, les députés devront ouvrir les travaux de la première session ordinaire de l’année 2017 au plus tard fin de la première moitié du mois d’avril. C’est dire donc que les députés n’auront pas du tout de repos jusqu’au 15 avril prochain avec leur saisine par le chef de l’Etat à propos du projet de révision de la Constitution.

Actualités 17 mars 2017


Opération de libération des espaces publics: Le Gouvernement interpellé au Parlement

Onze députés demandent des comptes au Gouvernement par rapport à l’opération de déguerpissement des occupants illégaux des espaces publics qui se déroule dans les grandes villes du Bénin. Ils ont conjointement déposé, mardi 14 mars dernier, une question orale avec débat sur la table du président de l’Assemblée nationale qui va le notifier ensuite à l’Exécutif.

Les signataires de la question avec en tête l’honorable Mohamed Atao Hinnouho, estiment que cette opération conduite par le Gouvernement avec un contingent de forces de sécurité a créé une violence morale chez les populations. « Face à la conjoncture économique actuelle, cette opération impacte négativement le panier de la ménagère et le taux de chômage dans notre pays. Les conséquences sont multiples et vont beaucoup plus être visibles si rien n’est fait à la rentrée scolaire et universitaire prochaine », indiquent-ils. Les députés demandent au Gouvernement de dire, conformément aux textes sur la décentralisation au Bénin, si l’occupation du domaine public est illégale avec la conditionnalité de paiement d’un droit de citoyen à la mairie dans une commune. Aussi, les initiateurs de la question orale avec débat voudraient-ils savoir l’autorité habilitée à procéder à une opération de déguerpissement dans une commune, les sites et zones concernés et le coût global de l’opération dans l’ensemble des villes ciblées?

Thibaud C. NAGNONHOU,
A/R Ouémé-Plateau

Actualités 16 mars 2017


1364 - 1579