La Nation Bénin...
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La police mène désormais la vie dure aux vendeuses de médicaments de rue à Porto-Novo, comme à Cotonou. Celles-ci sont traquées de toutes parts et leurs produits saisis. Le signal de l’opération coup de poing contre les faux médicaments a démarré vendredi 24 février à Porto-Novo où une horde de policiers ont investi le Grand marché de la ville à la recherche des produits prohibés. La moisson n’a pas été mauvaise pour eux.
Des milliers de faux antalgiques, anti-inflammatoires, antibiotiques et anticancéreux qui sont vendus dans les rues et les marchés, ont été interceptés par les policiers. C’était la débandade dans le rang des femmes qui s’adonnent à cette activité pourtant illicite parce que constituant une source d’insécurité pour la santé de la population. Plusieurs autres marchés de la ville devront recevoir également la visite de ces éléments de la police qui ont certainement reçu des instructions du Gouvernement pour enrayer la vente de ces produits pharmaceutiques d’origine douteuse.
Cette lutte témoigne de la volonté des autorités politico-administratives d’enrayer « la criminalité pharmaceutique ».
Plus de 6000 personnes exercent dans le commerce de faux médicaments au Bénin. Plus de 85 % de la population s’approvisionne sur le marché informel et un médicament sur quatre utilisé dans les pays en développement, est un faux médicament, selon l’Organisation mondiale de la Santé (Oms). Des milliers de décès sont imputables au trafic de faux médicaments. Mais les trafiquants et les ‘’vendeurs de la mort’’ se la coulent douce. Les faux médicaments : de potentiels poisons, pullulent toujours les rues et les marchés, plus de sept ans après l’appel de Cotonou du 12 octobre 2009 à l’initiative de la Fondation Jacques Chirac. Un appel qui semble se dissiper peu à peu au grand dam des professionnels de la pharmacie et des populations.
Th. N.

Faute d’éléments matériels, tous les mis en cause dans l’assassinat de l’ex-volontaire américaine du Corps de la paix, Catherine Puzey, à Dompago, dans la commune de Ouaké, ont été acquittés et immédiatement libérés. C’était au cours d’un procès commencé le mercredi 22 février et qui a pris fin au petit matin du samedi 25 février dernier à la Cour d’appel de Parakou.
Tel un puzzle, le dossier relatif à l’assassinat de l’Américaine Catherine Puzey est loin d’avoir été élucidé. Ainsi, les meurtriers de la volontaire du Corps de la Paix précédemment en service au Collège d’enseignement général (Ceg) de Dompago, arrondissement de Badjoudè, commune de Ouaké, courent toujours. Constant Bio Jacques, Aurélien Bio Jacques et Abdou Gafari Amoussa et Joseph Uguwu mis en détention depuis le 23 mars 2009, ont finalement été acquittés et immédiatement libérés. La cour présidée par Hubert Arsène Dadjo, après en avoir délibéré conformément à la loi, les a déclarés non coupables des faits mis à leur charge pour absence de preuves matérielles. C’était à la faveur de l’examen du 31e dossier inscrit au rôle de la première session de la cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou au titre de 2017.
A la barre, Constant Bio Jacques et Joseph Aguwu à qui, il est reproché d’avoir, ensemble et de concert, commis le crime d’assassinat, n’ont pas reconnu les faits. Il en est de même pour Abdou Gafari Amoussa et Aurélien Bio Jacques, poursuivis pour les chefs de complicité d’assassinat et violation du secret professionnel. Des infractions prévues et punies par les dispositions des articles 59, 60, 295, 298, 302 et 378 du Code pénal.Tous les quatre accusés ont clamé leur innocence dans cette affaire tout au long de la procédure.
Les quatre témoins Yolou Angèle, Sayo Mouniratou, Maman Moumouni et Bio Jacques Adam ont aussi déposé à la barre. Deux autres personnes l’ont également fait en qualité de sachant. Il s’agit des sieurs Anatole Lalèyè, l’expert génétique qui a réalisé les tests Adn des accusés Joseph Uguwu et Constant Bio Jacques et Douglas W. Bonaro, senior special agent de Peace Corps, venu de Washington.
Commis pour la défense des intérêts de la partie civile, Me Charles Badou a estimé que l’assassinat de l’Américaine est un acte de vengeance qui a été commis sous l’effet de la colère. « Constant Bio Jacques doit en répondre », insiste-t-il. Même s’il n’est pas parvenu à établir formellement la culpabilité de Joseph Uguwu, Aurélien Bio Jacques et Abdou Gafari Amoussa, faute des preuves palpables, il note que les faits sont constants chez Constant Bio Jacques. Il a, par ailleurs, rendu hommage à la victime et à sa famille, au Corps de la paix et à toute l’Amérique. Selon lui, elle était venue aider les Béninois et ceux qui l’aiment, réclament justice.
Le crime parfait
Prenant ses réquisitions, le représentant du ministère public, Emmanuel Opita, a indiqué qu’il s’agit d’un crime parfait. Ce qui fait, selon lui, que les tests d’Adn effectués n’aient pas été concluants. Exposant les indices qui mettent en cause Constant Bio Jacques, il a ensuite démontré à la cour qu’en l’espèce, qu’il était le seul parmi les accusés qui avait intérêt à voir disparaître Catherine. Selon lui, Constant a procédé par instigation. Il demande qu’il soit retenu dans les liens de la détention, pour complicité d’assassinat et le condamne aux travaux forcés à perpétuité. Sur la matérialité de l’acte posé par Joseph Uguwu, l’avocat général note qu’il est constant au dossier que cet accusé était chez lui le jour du crime. « Il a passé la nuit du 11 au 12 mars 2009 à Kétao. Ce qui a été confirmé par son propriétaire. Dans ces conditions, l’accusé Joseph ne saurait avoir pris part à ce crime », explique-t-il, avant de demander à la cour de l’acquitter purement et simplement. Pour les accusés Abdou Gafari Amoussa et Aurélien Bio Jacques, Emmanuel Opita reconnaîtra également qu’ils ne peuvent pas être retenus dans les liens de la détention. Pour lui, seule la directrice pour la formation au Corps de la paix, Florence Honvo Bello, est la principale responsable en ce qui concerne la violation du secret professionnel. Il requiert l’acquittement pur et simple des deux accusés, après avoir salué l’engagement du Corps de la paix, pour ses œuvres humanitaires au Bénin.
Absence d’éléments matériels au dossier
Pour les avocats de la défense, Sévérin Quenum, Paul Kato Atita, Max d’Almeida, Claude Tékounti et Michel Ahoumènou, il n’existe aucune preuve au dossier pour entrer en condamnation. Même le rapport d’expertise génétique produit par les Américains eux-mêmes, après les examens dans les laboratoires du Fbi, note-t-il, n’a rien révélé. La défense reconnait qu’il est constant que la victime a été égorgée. Mais malheureusement, le couteau ayant servi à cet effet, n’a pas été retrouvé dans les mains de l’accusé Constant Bio Jacques, a fait constater Me Paul KatoAtita et ses collègues. «Si c’est une complicité par instigation à qui a-t-il donné des instructions ? », ont-il cherché à comprendre. Le collège fait alors observer que ses questions restent toujours sans réponses. Ce qui fait dire à Me Paul Kato Atita, qu’il y a un doute et le doute profite à l’accusé toutes les fois qu’il n’y a pas de certitude. Pour Me Sévérin Quenum, la cour ne doit pas se rendre coupable d’erreur judiciaire en basant sa condamnation sur des soupçons et des hypothèses. «Nous sommes en présence d’un défaut de preuves manifestesaprès deux non-lieu successifs», soulignent avec insistance les conseils des accusés. Selon eux, les mis en cause dans ce dossier sont des innocents qui ont passé plus de huit ans en détention à la place des vrais auteurs toujours en cavale. Ils plaident pour leur acquittement.
Les faits de la cause
La gorge sectionnée, le corps sans vie de Catherine Puzey baignait dans une mare de sang sur un matelas posé à même le sol de la véranda, jeudi 12 mars 2009 à son domicile. C’est sa coiffeuse, Angèle Yolou, à qui elle avait donné rendez-vous, qui l’a découvert aux environs de 9 heures. Sous le sceau de l’anonymat, elle a souvent dénoncé les abus sexuels dont sont victimes des élèves filles de la part de Constant Bio Jacques. Par e-mail, elle avait informé des responsables de la direction du Corps de la paix au Bénin, le 26 février 2009. Dans la foulée, la directrice pour la formation Florence Honvo Bello a eu un entretien avec Abdou Gafari Amoussa. Sous le sceau de la confidentialité, ce dernier s’en est ouvert le 3 mars 2009 à Aurélien Bio Jacques, frère aîné de Constant Bio Jacques et directeur associé du programme des Petites et moyennes entreprises (Pme) à la direction nationale du Corps de la paix.Une lettre a été adressée le 10 mars 2009 à Constant Bio Jacques, pour mettre fin à son contrat.
L’enquête aussitôt ouverte, a permis d’interpeller Constant Bio Jacques, Aurélien Bio Jacques et Abdou Gafari Amoussa et Joseph Uguwu. La lampe torche retrouvée sur les lieux du crime serait la propriété présumée de ce dernier.
Douze accusés attendus à la barre dès ce matin
Le 32e dossier sur lequel la cour d’assisses de la Cour d’appel de Parakou se penchera à partir de ce jour, porte sur une affaire de coups mortels, de violence et voie de fait, puis d’assassinat. Au total, douze accusés sont attendus à la barre. Ils étaient en détention depuis le 27 janvier 2005.
Société 27 févr. 2017

Les députés de la septième législature sont en conclave depuis le vendredi 24 février et ce, jusqu’au mercredi 1er mars prochain. Ils renforcent leurs capacités par rapport à une douzaine de propositions de loi inscrites à l’ordre du jour de leur prochaine session extraordinaire sollicitée par la majorité de leurs collègues.
« Séminaire parlementaire relatif aux propositions de lois en matière économique, sociale et sécuritaire ». C’est le thème de l’atelier initié par les députés de la septième législature avec l’implication du Gouvernement et qui se déroule du vendredi 24 février au mercredi 1er mars prochain dans la commune de Dassa-Zoumé. Cette retraite parlementaire a été demandée par les présidents des cinq commissions techniques et permanentes du Parlement pour mieux s’approprier le contenu d’une douzaine de propositions de lois. Lesquelles constituent l’ossature de la deuxième session extraordinaire de l’année 2017 qui sera ouverte courant mars prochain à l’initiative de quarante-huit députés. Ce séminaire de renforcement des capacités permettra donc aux députés de s’imprégner des contours et des enjeux de ces propositions de lois initiées par leurs collègues. Ce qui facilitera leur examen et leur vote en séance plénière. Les séminaristes suivent à cet effet une kyrielle de communications présentées par les ministres de la Justice, Joseph Djogbénou ; de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni ; et de la Sécurité, Sacca Lafia.
Les travaux ont été ouverts dans l’après-midi du vendredi 24 février dernier par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji. Il a rappelé que cette démarche de retraite parlementaire s’inscrit dans la vision de la 7e législature qui est d’opter pour une production législative de qualité et à donner une image plus crédible au Parlement béninois. La formule d’imprégnation et d’appropriation préalable à l’examen des propositions de lois, répond surtout à la gestion du temps au sein de l’hémicycle.
Douze propositions de lois
« …Au cours d’un tel exercice, beaucoup de notions seront clarifiées, les points d’ombre seront éclairés, des compléments éventuels seront apportés, nous allons corriger ce qui peut l'être, en un mot, le temps de plénière sera économisé pour d’autres dossiers aussi importants et pour lesquels nos populations manifestent leur impatience. Si nous avons adopté cette formule, c’est parce que nous sommes conscients qu’avant tout, le député doit lui-même être informé, sensibilisé, édifié et acquis à la cause des positions qu’il doit défendre », a souligné Adrien Houngbédji. Le président de l’Assemblée nationale a invité ses collègues députés à faire preuve d’assiduité et d’engagement durant les six jours de travaux, surtout au regard du caractère important de ces propositions de lois touchant plusieurs domaines de la vie nationale, notamment l’économie, la justice, la sécurité et le social. Il s’agit en l’occurrence, faut-il le rappeler, de : la proposition de loi relative à l'activité d'affacturage en République du Bénin, la proposition de loi relative au crédit-bail en République du Bénin, la proposition de loi modifiant et complétant la loi n° 2013-01 du 14 août 2013 portant Code foncier et domanial en République du Bénin, la proposition de loi fixant les conditions et la procédure d'embauche, de placement de la main-d'œuvre et de résiliation de contrat de travail en République du Bénin, la proposition de loi portant régime général d'emploi des collaborateurs extérieurs de l'Etat en République du Bénin et la proposition de loi relative au renseignement en République du Bénin. A ces dossiers, il faut ajouter la proposition de loi modifiant et complétant la loi n°2009-02 du 07 août 2009 portant Code des marchés publics et des délégations de service public en République du Bénin, la proposition de loi portant organisation du secret de la défense nationale, la proposition de loi fixant le régime des zones économiques spéciales en République du Bénin, la proposition de loi portant code du numérique en République du Bénin, la proposition de loi portant identification des personnes physiques en République du Bénin et la proposition de loi portant loi d’orientation relative à la promotion et au développement des micro petites et moyennes entreprises au Bénin.
Toutes ces propositions de lois déjà affectées aux commissions parlementaires permanentes feront l’objet de la prochaine session extraordinaire du Parlement prévue pour courant mars prochain?

Le Rassemblement national pour la démocratie (Rnd), pour mieux faire face aux enjeux futurs, a choisi de renforcer ses bases dans tous les départements de notre pays. Samedi 25 février dernier, le président de cette formation politique, Jean-Michel Abimbola, a officiellement installé à Abomey, les membres élus de la fédération départementale du Zou. C’était en présence des militants venus nombreux soutenir l’évènement.
L’installation des fédérations départementales du Rassemblement national pour la démocratie, samedi dernier, a été marquée par des travaux de synthèses des projets d’activités des secrétaires des fédérations. Cette cérémonie d’installation répond, selon le président du parti, Jean-Michel Abimbola, à l’une des recommandations issues du quatrième congrès ordinaire du parti tenu en octobre 2015.
A l’heure où les réflexions portent sur des rassemblements de forces politiques dans notre pays, Jean-Michel Abimbola affirme que c’est le moment propice pour dynamiser les structures de base du parti pour ensuite aller avec elles vers le rassemblement.
Il a rappelé que le parti au moment de sa création comptait de nombreuses personnalités du département du Zou parmi ses membres fondateurs.
Aux dix-sept membres de la fédération du Zou du parti Rnd, il a indiqué qu’ils deviennent ainsi des acteurs privilégiés chargés d’étendre les bases du parti. Il a indiqué que l’heure n’est plus aux rassemblements régionaux observés jusque-là, avant d’informer les militants que le parti qu’il dirige, fera partie très bientôt d’un grand rassemblement de forces politiques. Aussi, les a-t-il invités à démontrer la qualité de leur militantisme en ce moment où les populations marquent leur désintérêt vis-à-vis de la chose politique. Il a saisi l’occasion pour informer les militants que le logo du parti a connu une légère modification et qu’il est nécessaire pour eux de se faire établir de nouvelles cartes de membre du parti.
Jean-Michel Abimbola salue au passage l’ambition affichée du Gouvernement, à travers son programme d’action, d’améliorer le bien-être des Béninois et croit fermement qu’il saura trouver les ressources pour l’exécuter dans une grande proportion. Il a également réaffirmé que son parti est fier de faire partie de la mouvance soutenant l’action du Gouvernement et reste convaincu que dans les prochains mois les choses iront pour le mieux dans notre pays.
Le président de la fédération Rnd du département du Zou, Joseph Agnandji, a salué la décision du bureau politique du parti de faire partie des formations politiques soutenant les actions du Gouvernement du Nouveau départ et surtout d’accompagner les réformes en cours pour réorganiser le Bénin, afin d’amorcer son développement.
Joseph Agnandji, a invité les membres du bureau qu’il dirige à se joindre à lui pour accomplir efficacement la mission qui leur est confiée par les instances dirigeantes du parti.
Il a rassuré le président du parti de la volonté et de la détermination des militants du Zou à asseoir les bases du parti et promet que lors des prochaines échéances électorales, le Rnd fera une bonne performance dans les deux circonscriptions électorales du département?

La Jama’at islamique Ahmadiyya-Bénin a, dans le cadre des activités marquant la cinquantième année de son implantation au Bénin, organisé samedi 25 février dernier une conférence-débat à Bohicon. Le thème retenu est : « Liberté de religion et cohésion sociale ». L’évènement a connu la présence du représentant du ministre de l’intérieur, Ibrahim Garba et des autorités politico-religieuses du département du Zou.
L’objectif de la conférence-débat organisée samedi dernier par la Jama’at islamique Ahmadiyya vise, selon le président du comité d’organisation du cinquantenaire, Loukman Bissiliou, à promouvoir une coexistence pacifique entre toutes les religions, car elles ont toutes le droit de réclamer une véracité divine. Il a affirmé que toutes les religions ont la même origine et doivent prôner la paix et la quiétude dans la société.
Quant au haut dignitaire de la communauté musulmane du Bénin, il a affirmé que la Jama’at islamique Ahmadiyya fait partie des associations musulmanes qui reconnaissent le prophète. Aussi, a-t-il demandé à tous les musulmans du Bénin de se considérer comme des frères en islam.
Il a saisi l’occasion pour remercier le Gouvernement et son chef pour la promptitude avec laquelle ils ont géré la tension née de l’application de la décision interdisant l’occupation de l’espace public dont ont été victimes les fidèles musulmans occupants les devantures et les abords des mosquées.
Le représentant du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Ibrahim Garba, a félicité la Jama’at islamique Ahmadiyya pour les nombreuses actions sociales qu’elle réalise au Bénin depuis son implantation.
Il a apprécié le thème choisi pour la conférence-débat car, selon lui, le Bénin est reconnu dans la sous-région comme un pays où les religions cohabitent facilement. « Nous devons continuer à mériter cette reconnaissance qui nous honore », a-t-il précisé avant de souhaiter que le dialogue interreligieux persiste au Bénin.
Le chef missionnaire Ahmad Rana Farooq, président de la Jama’at islamique Ahmadiyya, a demandé à ceux qui ont pris part à la conférence d’aller répandre ce qu’ils ont entendu. Selon lui, tous les hommes ont été créés par le même Dieu et par conséquent ils doivent entretenir la paix et préserver la cohésion sociale quelles que soient leurs croyances. Il a rappelé que c’est l’amour du prochain qui suscite les œuvres sociales que son organisation fait au Bénin.
Quant au missionnaire, Ibrahim Aziz, conférencier du jour, il a défini la liberté de religion comme l’ensemble des droits ou le pouvoir d’agir selon la détermination ou la conviction de chacune des croyances religieuses, dans la limite des règles. La cohésion sociale traduit, selon lui, l’état d’une société unie, harmonieuse, pacifique.
Ibrahim Aziz a fait des suggestions à l’endroit des autorités à tous les niveaux et particulièrement à l’endroit des leaders religieux et de leurs adeptes. Aux autorités, il a demandé de renforcer et pérenniser les acquis de liberté en matière de religion, de soutenir et protéger chacune des religions existantes lorsqu’elles sont confrontées à des difficultés dans l’exercice de leur mission ou croyance et ceci, conformément aux textes en vigueur, d’éviter l’instrumentalisation des religions à des fins politiques et surtout de prévenir les conflits entre les religions et en cas de conflit, de faire montre d’impartialité.
Il a suggéré aux autorités religieuses et à leurs adeptes d’encourager l’exercice d’un leadership purement basé sur la foi et la spiritualité, de multiplier les rencontres et assises basées sur le fraternité, le respect mutuel des sentiments et des croyances qui permettront de rapprocher les adeptes des différentes religions et de transmettre dans les prédications les idéaux et les valeurs qui sont communs à toutes les religions et éviter des sujets qui sont susceptibles d’engendrer des tensions et la polémique.

‘‘Il y a trop de partis politiques au Bénin’’. Cette affirmation est la plus partagée lorsqu’on aborde la question du système partisan en République du Bénin.
A priori, dire que le Bénin compte trop de formations politiques n’est pas excessif. Sinon que la prolifération des formations politiques ayant voix au chapitre est si visible qu’il n’est pas exagéré de s’en offusquer.
Ainsi, nombreuses sont les voix autorisées qui s’en préoccupent et qui réfléchissent tant à haute voix que dans le cadre d’enceintes savantes. Réformer le système partisan au Bénin est donc un impératif incompressible et les actuels gouvernants en ont conscience. Mais, n’y a-t-il pas des pièges à éviter ? La question mérite d’être abordée.
‘‘Il n’y a pas trop de partis politiques au Bénin, mais il y a plutôt une absence de gestion orthodoxe du système partisan’’. Aborder la question ainsi est osé et exige une explication rationnelle. En effet, dans la plupart des grandes démocraties, la classe politique jouit d’une liberté d’association, voire de création de formation politique. Cependant, le fonctionnement des partis est organisé par la loi et des institutions publiques veillent rigoureusement au respect de la législation en la matière. Ainsi dit, le décor est planté pour mettre en évidence le fait qu’au Bénin le fonctionnement du système partisan souffre plutôt de la bonne et diligente application des textes législatifs. Autrement dit, la loi portant Charte des partis politiques est loin d’avoir été éprouvée dans le cadre de sa mise en œuvre diligente. Nous avons déjà soutenu cette approche dans l’un de nos livres intitulé ‘‘Le destin du Bénin’’ et sous-titré ‘‘Le nouveau départ’’. Au début des années 2000, en tant que journaliste politique au quotidien ‘‘Le Matinal’’, nous avions, sur la base des dispositions de la Charte des partis politiques, actualisé une liste des partis politiques en restriction de celle produite par le ministère de l’intérieur à l’attention de la Commission électorale nationale autonome (Cena). Contactées, comme pour avoir leur caution, les autorités de ce département ministériel nous ont interdit de publier ladite liste actualisée sous peine d’une poursuite judiciaire. En réalité, les centaines de partis politiques attribués à la classe politique béninoise sont excessives et ne sont pas conformes à la législation béninoise actuelle.
Ailleurs...
En France, les documents administratifs officiels affichaient en 2013 plus de quatre cents partis politiques. Marine Le Pen, a intégré la formation politique de son père avec son propre parti politique qui épouse les idéaux du Front national. Mais sur la base des idéologies politiques en présence, deux grands blocs se partagent l’échiquier politique français : La Gauche, marquée par la social-démocratie et la Droite, marquée par le conservatisme et le libéralisme. Dans chaque camp, il y a des extrémistes et des modérés qui s’expriment à l’intérieur. Il faut noter qu’en France la loi n’interdit pas les candidatures individuelles à une élection présidentielle par exemple. La preuve est que Emmanuel Macron, actuellement sur la ligne de départ pour la présidentielle, ne se réclame ni de Gauche, ni de Droite. Cependant, pour qu’une candidature soit validée, il lui faut recueillir un nombre qualifié de signatures d’élus. Et à l’issue d’une élection, l’État rembourse les frais de campagne lorsque la candidature considérée obtient une proportion qualifiée de suffrages. Ainsi organisé, le système partisan français n’agace personne au point de l’amener à affirmer excessivement ‘qu'‘Il y a trop de partis politiques en France’’.
Deux grands partis politiques, pour ne pas dire tendances politiques dominent la vie publique aux États-Unis d’Amérique. Le parti Républicain et celui Démocrate. À quelques nuances près, on peut cataloguer idéologiquement le premier comme la Droite française et le second comme la Gauche toujours de l’Hexagone. Mais ce que beaucoup ignorent est qu’à l’intérieur de ces grands partis il y a de nombreuses formations politiques, voire à l’extérieur et même non cataloguées. Seulement, la législation a organisé les primaires au sein des deux grands blocs pour qu’enfin les élections présidentielles ne prennent en compte que deux candidats à l’occasion du scrutin national. Il faut souligner que pour accéder aux primaires aux États-Unis il faut non seulement des soutiens politiques remarquables, mais il faut surtout prouver sa capacité à lever des fonds pour financer la campagne électorale très gourmande dans ce pays. Nous n’ignorons pas le système des ‘‘Grands Électeurs’’ qui réserve aussi ses surprises, parfois désagréables, au personnel politique américain. En absence de financement public aux États-Unis, les plus riches et surtout ceux qui réussissent à séduire les puissances d’argent prennent généralement le dessus.
Ce que nous pensons
Nous ne sommes pas aussi paresseux que çà pour ne pas donner notre point de vue à la fin. Nous ne sommes pas favorable au système américain qui privilégie les puissances d’argent. Surtout lorsqu’on sait ce que représente déjà, dans le déficit de norme actuelle, la force de l’argent dans les élections au Bénin. Nous allons opter pour le système français. Cependant, nous ne sommes pas naïf pour penser qu’un copier-coller est possible. Tout au moins pour quelque chose qui lui ressemble. Mais nous ne sommes pas dupes. Le Bénin est-il capable de plafonner raisonnablement les dépenses de campagne électorale en faisant en sorte que les candidats qui n’y obéiront pas soient systématiquement sanctionnés ? Au-delà de cette question essentielle, le plus délicat est relatif à la référence idéologique qui permettra de cataloguer les partis politiques au Bénin. L’observation générale nous laisse voir, à quelques nuances près, que toutes les formations politiques intervenant au Bénin prônent la social-démocratie. Pourtant, sous l’injonction des organes de promotion de la ‘‘mondialisation’’, il n’est pas exagéré d’affirmer que la politique économique pratiquée au Bénin est tirée vers le libéralisme, même si celui-ci peine à être une réalité. Mais le fait de pouvoir cataloguer idéologiquement les formations politiques au Bénin n’est pas le plus préoccupant. Ce qui tourmente le plus est la capacité des acteurs politiques à s’identifier eux-mêmes idéologiquement et à se délimiter des lignes rouges. Des limites infranchissables au moment des ralliements en vue des alliances électorales, des ralliements autour du pouvoir, autour d’un président élu. Toute la délicatesse pour le cas du Bénin est à ce niveau. Mais à l’heure des crises identitaires idéologiques même dans les grandes démocraties, le Bénin peut faire fi de la considération idéologique pour légiférer en faisant suivre l’application rigoureuse de la loi pour un début sur le chemin de la moralisation de la vie politique. Une lutte sans fin pour tout peuple.
*Journaliste-écrivain
Par Aubin R. Towanou*
Société 24 févr. 2017

La loi n°2015-18 portant statut général de la Fonction publique est désormais conforme à la Constitution béninoise. La session extraordinaire de l’Assemblée nationale sollicitée par le Gouvernement et consacrée à ce sujet, s’est tenue ce jeudi 23 février à l’Hémicycle à Porto-Novo.
Plus rien ne devrait empêcher désormais la promulgation de la loi n°2015-18 portant statut général de la Fonction publique précédemment déclarée contraire, en certaines de ses dispositions, à la Constitution béninoise. A la demande du Gouvernement, les députés se sont réunis en session extraordinaire ce jeudi 23 février pour revisiter le texte et rendre conforme à la loi fondamentale les dispositions incriminées. Il s’agit au total de neuf articles sur les 385 que comporte cette loi. Les députés ont corrigé le texte sur la base des observations tant de forme que de fond de la Cour constitutionnelle sur le texte initial. Soumis au vote, le dossier de mise en conformité à la Constitution du 11 décembre 1990 de la loi n°2015-18 portant statut général de la Fonction publique a été adopté à l’unanimité des députés présents et représentés.
Selon le rapport de la commission chargée des lois qui a étudié le dossier avant son examen en plénière hier, la haute juridiction demande, entre autres, au Parlement de retenir l’âge d’admission à la retraite des fonctionnaires de l’Etat à 60 ans et non après 30 ans de service. Ainsi, tant que l’agent de l’Etat n’a pas encore fermé 60 ans d’âge, il reste dans la fonction publique même s’il a déjà passé 30 ans de service. Or, la loi déférée au contrôle de constitutionnalité retenait deux conditions d’admission à la retraite. Le fonctionnaire fait valoir ses droits à une pension de retraite soit après 30 ans de service ou après avoir fermé 60 ans d’âge.
Au terme de l’étude de mise en conformité c’est la deuxième condition qui est désormais de mise. Les députés ont inséré dans la loi la condition de 60 ans d’âge révolu même si le fonctionnaire a passé plus de 30 ans de service.
Tout en trouvant logique et cohérente l’observation de la Cour constitutionnelle sur cette disposition de la loi, le député Abdoulaye Gounou, lors du débat général, relève que cette mise en conformité n’arrange pas les jeunes en quête d’emploi. Car selon lui, il n’est pas bien de chercher à maintenir en activité des fonctionnaires après 30 ans de service sous prétexte qu’ils n’ont pas encore atteint 60 ans d’âge. Ceci pendant que des milliers de jeunes diplômés sont au chômage et attendent à la maison. A l’en croire, si la loi querellée était entrée en vigueur, plus de 5000 fonctionnaires ayant déjà fermé 30 ans de service doivent faire valoir leurs droits à la retraite. Ce qui constitue des emplois libérés pour les jeunes. Mais avec cette mise en conformité, ils sont obligés de rester encore en poste jusqu’à l’âge de 60 ans. Le député Abdoulaye Gounou promet de revenir à la charge avec une proposition de loi rectificative pour corriger cette aberration et ramener la condition d’admission à la retraite à 30 ans de services pour sauver la jeunesse. Il propose dès lors à l’Etat de signer des contrats pour faire ramener dans la fonction publique certains cadres compétents dont le départ à la retraite peut désorganiser le service.

Le Gouvernement béninois a lancé, hier jeudi 23 février, le Projet de compétitivité et de tourisme transfrontalier (Pctt). Ses principaux investissements sont orientés vers la ville touristique de Ouidah et l’attrait des touristes en provenance du Nigeria.
Ouidah, la porte d’entrée du tourisme béninois a toujours rêvé de transformation. Le projet de compétitivité et de tourisme transfrontalier (Pctt) lui apporte le graal, avec ses 30 milliards d’investissement dont elle serait la principale bénéficiaire. Au lancement du projet hier, Sévérin Adjovi, maire de la ville, ne pouvait que s’en féliciter. « Le Pctt prend d’abord appui sur Ouidah qui représente un point de départ naturel pour la promotion du développement du tourisme au Bénin, un pôle culturel, de loisirs et d’écotourisme », affirme-t-il. Le programme financé par la Banque mondiale à hauteur de 50 millions de dollars, soit environ 30 milliards F Cfa sera exécuté sur une période de cinq ans, sous l’égide de l’Agence nationale de promotion des patrimoines et de développement du tourisme (Anpt). José Pliya, le directeur général de l’Agence est ravi de conduire la barque de la relance touristique de Ouidah, ayant toujours été fasciné par le poids de l’histoire que porte cette ville au-delà des frontières nationales. « Ouidah est une ville d’aller et de retour. Il a un cosmopolitisme qui raconte bien notre pays. Ce projet nous donne l’opportunité de promouvoir cette ville créole qui est une clé exceptionnelle pour rentrer au Bénin », souligne-t-il. Mais derrière l’enjeu de revalorisation du patrimoine historique et touristique de Ouidah, José Pliya relève une série d’investissements qui vont transformer l’économie de la région de Ouidah, à travers les petites et moyennes entreprises, les emplois à promouvoir et les produits touristiques qui vont se déployer. « Pour accueillir les touristes, il faut que les gens soient heureux dans leur vie quotidienne », insiste-t-il.
« Le Pctt est le fruit d’un processus participatif et inclusif qui s’aligne pleinement sur les objectifs du Programme d’actions du Gouvernement et cadre avec le double objectif de réduction de la pauvreté et de partage de la prospérité », soutient Katrina Sharkey, représentante résidente de la Banque mondiale au Bénin. Elle rassure que le projet va accroitre le nombre de touristes, les investissements privés dans le secteur, ainsi que les bénéfices induits vers les secteurs comme l’agrobusiness, l’artisanat, et les services qui interviennent dans l’industrie touristique. Le Pctt, poursuit-il, prévoit ainsi des investissements clés dans l’offre touristique et le bien-être des populations autour de la zone de Ouidah, des réformes réglementaires pour atténuer les contraintes au développement du secteur privé touristique, des mécanismes de financement dédiés au développement des liaisons entre le secteur de l’hospitalité et les petites et moyennes entreprises béninoises. « La capacité à agir contre la pauvreté est entre nos mains. Il est donc de notre responsabilité commune d’assurer le succès de ce premier engagement à grande échelle d’un partenaire au développement dans le secteur du tourisme », suggère-t-elle.
Les effets induits du tourisme
Si le projet a été approuvé par le Groupe de la Banque mondiale en mars 2016, Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, assure que le nouveau régime a mis des semaines et des mois à le redimensionner pour le conformer à sa nouvelle vision du tourisme national. Il rappelle que ce secteur est en première position dans les projets phares du Programme d’actions du Gouvernement pour un financement attendu de 685 milliards F Cfa. « L’expérience que représente le Pctt, compte tenu de son envergure et de sa durée, peut être considérée comme une expérience pilote, une expérience dont la réussite et le succès favoriseront une mise à l’échelle nationale des réformes du secteur du tourisme », parie-t-il. Le ministre d’Etat insiste sur la transversalité du secteur touristique dont les investissements auront des retombées sur les autres secteurs. Et de conclure : « L’ensemble du financement orienté vers les autres secteurs est une forme de financement indirect du tourisme ».
Le Pctt se décline en trois composantes, à savoir l’amélioration du cadre de développement du tourisme, le développement des destinations et produits touristiques, l’appui au renforcement et à l’expansion des micro, petites et moyennes entreprises opérant dans le secteur touristique. Une étude dans les destinations en développement a démontré que chaque dollar investi dans le tourisme peut générer 2,07 dollars à terme. L’ambition du Gouvernement actuel est de porter à terme la contribution du tourisme au Pib de moins de 3% actuellement à 10% ?

Le Conseil des ministres du mercredi 22 février s’est penché sur la situation de l’enseignement supérieur privé. Plusieurs décisions ont été prises et visent à mettre fin aux dysfonctionnements notés.
Seulement 22 établissements sur les 168 autorisés au Bénin présentent leurs étudiants au Brevet de technicien supérieur (Bts), selon le ministre d’Etat, secrétaire général à la Présidence de la République. Au cours de son traditionnel point de presse après le Conseil des ministres, ce mercredi 22 février à la Présidence de la République, il a aussi révélé que « Les étudiants ayant obtenu leurs diplômes dans les Etablissements qui se conforment à la co signature peuvent prendre part aux concours et tests d’entrée à la fonction publique ». Par contre, les autres « en sont exclus, même s’ils sont plus performants », informe-t-il. Il signale « la faible capacité institutionnelle, académique et pédagogique des établissements privés d’enseignement supérieur ou encore l’existence d’établissements d’enseignement supérieur non autorisés, la manipulation constante et frauduleuse des notes des étudiants… ». Face à un tel diagnostic, rapporte-t-il, le Conseil des ministres a décidé primo de surveiller la création des établissements privés pour s’assurer de leur viabilité institutionnelle, pédagogique et financière et secundo, de renforcer le contrôle externe afin d’améliorer leur gouvernance.
Par ailleurs, dans le cadre de la sécurisation des notes, de la maîtrise et de l’harmonisation du calendrier académique ainsi que de la qualité des enseignements dans lesdits établissements, il a été retenu d’organiser des évaluations nationales pour la validation des acquis en licence et master.
Le Conseil des ministres a donc « instruit le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, pour mettre fin à la cosignature de diplômes pour lesquels l’Etat n’organise plus d’examen ».
Autorisation de création Iuep
Le Gouvernement est aussi dans la logique d’une réorganisation du système éducatif national et d’une amélioration de la qualité de l’enseignement. Désormais, pendant que les meilleurs candidats admis au baccalauréat seront sélectionnés pour les écoles, instituts et facultés de formation de pointe, les autres seront orientés vers les Instituts universitaires d’enseignement professionnel (Iuep) pour en sortir techniciens supérieurs spécialisés dans les métiers.
« La création de ces instituts traduit la volonté du Gouvernement d’implanter des centres supérieurs de formation professionnelle spécialisée dans chaque département et de favoriser une meilleure employabilité des jeunes diplômés », a expliqué le ministre d’Etat Pascal Irénée Koupaki. Selon ses explications, les filières de formation professionnelle à courte durée sont porteuses d’embauche pour les apprenants et de main-d’œuvre déjà ciblée pour les entreprises. La démarche du Gouvernement consistera à créer des filières permettant d’avoir des compétences professionnelles spécialisées, à travers la valorisation des métiers peu répandus, et l’augmentation des métiers des secteurs industriels en plein essor. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a été alors instruit par le Conseil « à l’effet de prendre les dispositions nécessaires à l’identification des établissements supérieurs publics et privés à même d’assurer les formations ». Le même ministre a été autorisé à délivrer les Diplômes universitaires de technicien (Dut) de niveau Bac+2?

Un nouvel ouvrage pour assouvir tant soit peu la soif des activistes du genre. Il s’agit du livre intitulé « Le déséquilibre », financé par la Fondation Friedrich Ebert Stiftung et dont le lancement a eu lieu hier lundi 20 février, au siège de ladite fondation.
« Le déséquilibre » est un ouvrage qui aborde exclusivement les questions liées aux disparités touchant les femmes, les enfants et les personnes handicapées. Il s’agit d’une compilation d’articles de presse sur le genre et l’équité, riche de 126 pages et quinze chapitres illustrés par une caricature chacun.
Les propos de l’un des préfaciers, Jérôme Carlos, en disent long sur le contenu de l’ouvrage. « Le lecteur lira des chroniques, découvrira des portraits, se délectera des reportages dans le droit fil d’une réflexion qui ne doit rien à un quelconque activisme féministe ».
L’auteur Isabelle Otchoumaré relate des faits liés à l’excision, aux violences et au harcèlement et s’attarde sur l’éducation des jeunes filles. « Ce sens de l’équilibre me laisse admirative de la nouvelle assertion de la notion du genre qui prend en compte la notion de l’équité pour permettre d’apporter un plus à chacun et à tous en vue d’une résilience des plus vulnérables ». C’est ce qui l’a contrainte, souligne-t-elle, à couler quelques gouttes d’encre pour peindre avec des chiffres, des enquêtes et histoires de vie des faits pouvant susciter d’autres initiatives. «Je rêve d’un effet de vague », espère la journaliste de la Radio Capp Fm.
Pour Expédit Ologou, directeur général des médias, représentant le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, l’ouvrage suscite stupéfaction et admiration. Stupéfaction en raison de la qualité du contenu de la réflexion faite dans l’ouvrage ; admiration au regard de l’exploit relevé par la jeune auteure, explique-t-il. Il a souhaité que son exemple puisse inspirer beaucoup d’autres jeunes femmes journalistes à sortir de l’ombre.
Selon le représentant résident sortant de Friedrich Ebert Stiftung, Klaus-Peter Treydte, l’ouvrage « est un appel à la réflexion collective sur le chemin de l’éradication des inégalités entre les sexes afin que des engagements individuels et collectifs concourent à bâtir un monde plus juste axé sur les valeurs cardinales de justice sociale et d’équité ». Expliquant la motivation de la Fondation à soutenir l’auteure, il a fait référence à la rigueur et à la logique des articles qui constituent le socle du « déséquilibre ». Il s’agit en somme, conclut-il, d’une belle œuvre journalistique et d’un travail approfondi sur la thématique du genre.
« Si tous nous nous accordons que la reprécision du nouveau contenu donné à la notion du genre doit être vulgarisé pour faciliter l’équilibre et l’équité sociaux, qui pourra refuser le rôle stratégique qui revient aux acteurs de la presse dans ce combat au Bénin ? », s’interroge pour sa part le président de l’Union des professionnels des médias, Franck Kpochémè. Pour lui, un livre qui reflète les réalités des femmes et des enfants reste une initiative salutaire en ce sens qu’elle permettra de mieux attirer l’attention sur les défis à relever pour rétablir l’équilibre. « Le déséquilibre » de Isabelle Otchoumaré est une invite aux autres femmes et hommes, acteurs des médias,à plus documenter les réalités vécues par les femmes, les personnes vivant avec un handicap, les personnes du 3e âge afin de mieux accompagner les acteurs locaux, nationaux et internationaux dans la lutte contre la pauvreté, avec un accent particulier sur les clichés et stéréotypes à bannir pour un mieux-être de tous.