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Comme tous les autres organes, les reins jouent un rôle important dans le corps humain. Lorsqu’ils cessent de fonctionner, il en résulte une accumulation de déchets dans l'organisme. Dans le cadre de la célébration de la journée mondiale du rein le 10 mars prochain, nous faisons une incursion dans l’univers des maladies rénales, à travers une série d’articles pour mieux les connaitre et mieux les prévenir. Dans la première partie de cet entretien avec le docteur Christian Hounsounou, néphrologue au Centre national hospitalier et universitaire (Cnhu) Hkm de Cotonou, nous aborderons la maladie rénale, ses causes et manifestations.
La Nation : Dr Hounsounou, quelle est la fonction des reins dans l'organisme humain?
Dr Christian Hounsounou : Les reins sont de petits organes en forme de haricots situés à l’arrière du péritoine. Malgré leur taille réduite (12x6x3 cm), ils jouent un rôle fondamental dans la physiologie du corps humain. Les reins assurent de façon globale, trois fonctions principales dont la plus connue est la fonction d’épuration (celle qui permet de filtrer le sang et de débarrasser l’organisme des déchets du métabolisme, des toxines, des excédents de sel et d’eau). Mais il existe également deux autres fonctions qui sont le maintien de l’équilibre acido-basique ; et la fonction endocrine qui permet la sécrétion d’hormones notamment l’érythropoïétine pour la production de globules rouges, la vitamine D pour l’absorption du calcium et la rénine qui intervient dans la régulation de la tension artérielle.
Qu’est-ce qu’une maladie rénale ?
Nous pouvons appeler maladie rénale, toutes les pathologies qui se traduisent par une modification morphologique ou fonctionnelle associée ou non à une insuffisance rénale. La présence d’une insuffisance rénale n’est donc pas indispensable pour parler de maladie rénale. Lorsque vous avez par exemple du sang ou des protéines dans les urines, on peut également parler de maladie rénale.
Quels sont les facteurs qui peuvent altérer le bon fonctionnement des reins?
Ces facteurs sont nombreux. En réalité, les urines sont ce que l’on appelle un ultrafiltrat du sang. C’est-à-dire que le sang reçu au niveau rénal est filtré en continu pour être débarrassé de toutes les substances toxiques que nous consommons quotidiennement. Chaque jour, environ 180 litres de sang sont filtrés par nos reins pour produire 1,5-2 litre d’urine. Le bon fonctionnement rénal peut ainsi être affecté par toutes les situations qui modifient ou perturbent le débit sanguin rénal. Il s’agit par exemple des situations d’hémorragies ou de déshydratation ou encore de certains médicaments comme les anti-inflammatoires (que les gens consomment pourtant beaucoup chez nous). Il y a également toutes les maladies qui retentissent sur les reins comme le diabète et l’hypertension ; les maladies infectieuses (bactériennes, virales ou parasitaires) ; et enfin la consommation de substances toxiques.
La consommation abusive ou non contrôlée des médicaments (automédication) ainsi que des tisanes serait également la cause d’une maladie rénale. Qu'en est-il en réalité?
Beaucoup de personnes abusent de traitements divers et variés et pratiquent l’automédication de façon récurrente. Il existe des tisanes pour traiter tout et n’importe quoi. Certains vendeurs d’illusions abusent de la crédulité des populations et diffusent des idées erronées qui concourent à un important retard de diagnostic. Malheureusement, ces pratiques sont très profondément ancrées dans nos cultures et dans nos modes de vie. Les interdire seulement ne suffit pas et n’a d’ailleurs jusqu’ici jamais porté ses fruits. Il faut plutôt choisir l’option de la sensibilisation et de la coopération scientifique. Dans la mesure où plus de 90% des médicaments ingérés sont éliminés par les reins, nous devrions nous entourer d’un minimum de sécurité pour protéger les populations. Ainsi, tout produit ou tisane à usage pharmacologique, doit avoir une forme galénique (comprimés, gélules, pommade, etc…), une posologie, un dosage et des contre-indications clairement identifiés.
Comment savoir que ses reins ne fonctionnent plus correctement ?
Dans un grand nombre de situations, la maladie rénale est souvent silencieuse. Très peu de signes sont évocateurs du dysfonctionnement rénal. On peut ainsi perdre jusqu’à 70% de son capital néphronique fonctionnel sans aucun symptôme ou presque. Cependant, certains signes peuvent vous alerter. On peut citer, la présence de sang dans les urines, la survenue d’œdèmes au visage ou aux pieds, les urines mousseuses, ou encore les mictions nocturnes trop fréquentes (uriner plus de 3 fois la nuit).
Est-ce à dire qu’il y a des personnes qui sont plus à risque que d’autres de développer des maladies rénales ?
Tout à fait. Les signes que nous avons évoqués précédemment ne sont que des signes d’appel et ne sont pas forcément synonymes de dysfonctionnement rénal. Par exemple dans le diabète, vous pouvez aussi uriner fréquemment sans que ça ne soit de cause rénale. Mais comme vous l’avez dit, certains sont plus à risque notamment les personnes diabétiques ou hypertendues.
La conduite à tenir lorsqu'on constate ces signes?
Ces signes doivent vous faire penser qu’il y a problème et vous décider à consulter un spécialiste ou même un médecin généraliste qui vous orientera en fonction des examens préliminaires qu’il aura réalisé.
Retenons qu’il est important de consulter votre médecin surtout dans les cas suivants : vous êtes hypertendu(e) ou avez des antécédents familiaux d’hypertension; vous êtes diabétique ou avez des antécédents familiaux de diabète ; vous avez-vous-même une maladie rénale connue (calculs, insuffisance rénale, polykystose…) ou vos parents (ascendants ou collatéraux) en souffrent; vous présentez des facteurs de risques cardio-vasculaires (obésité, sédentarité, tabac, alcool) ; ou encore si vous consommez en abondance de nombreux médicaments et autres produits toxiques.
Comment peut-on prévenir les maladies du rein?
D’une façon générale, il faut maintenir une hygiène de vie correcte, éviter l’automédication abusive et limiter au maximum la consommation de sel, de tabac et d’alcool. Il faut lutter contre l’obésité, la sédentarité et maintenir une activité physique régulière. Sauf avis contraire de votre médecin, buvez et hydratez-vous convenablement tout au long de la journée.
Les personnes à risque tels que les diabétiques et les hypertendus de même que les patients porteurs de pathologies urologiques (lithiases rénales, hypertrophie prostatique) ou développant des infections urinaires de manière trop fréquente, doivent quant à elles bénéficier d’un dépistage plus rigoureux et d’un suivi strict pour éviter la survenue et/ou l’aggravation d’une insuffisance rénale?

La Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb) a adopté son budget et son programme d’activités exercice 2017. C’était au cours du premier Conseil confédéral tenu vendredi 16 février dernier à la Bourse du Travail à Cotonou.
Soixante-seize millions neuf cent cinquante-trois milles quatorze (76 953 014) francs Cfa, c’est le montant du budget exercice 2017 qui a été soumis au vote et adopté par la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb) au cours de son premier conseil confédéral vendredi 17 février dernier.
Avant l’adoption de ce budget, le secrétaire général confédéral, Moudassirou Bachabi, a rappelé le contexte dans lequel ces assises sont organisées. Outre l’austérité à laquelle est contrainte la Cgtb depuis quelques années pour des raisons dont les militants de la confédération sont conscients, les travailleurs béninois ainsi que les populations subissent de plein fouet les affres d’une conjoncture économique nationale, régionale et internationale. A cela, il ajoute ce qu’il a appelé « une gouvernance exclusive » depuis avril 2016 faite de remises en cause des acquis sociaux.
Pour Moudassirou Bachabi, pendant que les moyens sont inexistants, l’action syndicale devient de plus en plus exigeante et les responsables plus que jamais exposés à la tentation. Si les militants son réduits à la mendicité, comment leur faire garder espoir et entretenir en eux la flamme du combat, si les responsables mêmes sont exposés faute de munitions pour le combat ? C’est tout le sens des assises du vendredi dernier destinées à armer les militants et à aiguiser chez chacun une ardente jalousie pour l’autonomie de la confédération.
Bien qu’intervenant dans un contexte de si grands défis pour la classe ouvrière béninoise, le budget 2017 de la Cgtb porte la marque d’une austérité, mais aussi d’une responsabilité de chacun et de tous. C’est pourquoi, le secrétaire général de la confédération a appelé à la conscience collective sur la nécessité et l’urgence d’agir pour que la libération spontanée des cotisations syndicales devienne une réalité vécue avec enthousiasme et militantisme.

Le 27e dossier inscrit au rôle de la première session 2017 de la cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou, examiné vendredi 17 février dernier, a porté sur un crime de vol à main armée. Sur les trois accusés attendus, seul Ali Belco, bouvier de nationalité nigériane et repris de justice, né vers 1980 à N’Dali, était présent à la barre. Condamné à dix ans de réclusion criminelle, il recouvre la liberté, pour avoir été placé sous mandat de dépôt depuis le 28 octobre 2005.
En dehors d’Ali Belco, Honoré Bah N’Gobi et Camille Yamadjako alias « Adjasko », les deux autres prévenus attendus, ont brillé par leur absence à la barre, vendredi 17 février dernier. La cour a disjoint leurs cas de celui de l’accusé Ali Belco, l’arrêt de renvoi n’ayant pu être notifié au premier et le second étant déjà décédé.
En effet, dans le souci de trouver les moyens financiers pour récupérer la motocyclette de Honoré Bah N’Gobi saisie entre les mains d’Ali Belco par le commissariat de camp Adagbè, les deux amis ont projeté un plan de braquage. C’est dans ce cadre qu’Ali Belco s’est procuré un pistolet de fabrication artisanale. Avec Honoré Bah N’Gobi, il a pris le départ du domicile de Camille Yamadjako, un ancien détenu comme eux, dimanche 23 octobre 2005. Arrivés à Tourou, ils ont rendu visite à Boubé Alassane, un autre de leurs amis de prison, qui leur a offert du thé. Mais ils ont pris le soin de ne pas l’informer de leur plan de braquage. A la tombée de la nuit, les deux prennent congé de leur hôte, et armés d’un bâton et d’un pistolet, tendent une embuscade au niveau de la rivière Abouékou. Aux environs de 20 h, Mohamed Douerougui et deux de ses frères qu’il remorquait, tombent dans le piège. Honoré Bah N’Gobi lui asséna un coup de bâton et il se retrouva par terre avec ses deux passagers. Mohamed Douerougui se releva aussitôt et tenta de se défendre. C’est alors que le même Honoré Bah N’Gobi braqua son pistolet sur lui, pour l’en dissuader. Par maladresse, il se logea une balle dans la jambe gauche. Pris de peur, suite à la détonation du coup de feu, Mohamed Douerougui et ses frères prennent la fuite. Ce qui permet à Honoré Bah N’Gobi de s’emparer de leur motocyclette qu’il est allé confier à Camille Yamadjako, avant d’aller se faire soigner au Chd-Parakou, en faisant croire aux médecins et à la police, qu’il a été victime d’un braquage. Pendant ce temps, Camille Yamadjako dissimule l’engin chez un de ses locataires, sans lui révéler sa provenance.
Appréhendés et inculpés, Ali Belco et Honoré Bah N’Gobi ont reconnu les faits mis à leur charge à toutes les étapes de la procédure. Ils ont tenté dans un premier temps d’impliquer Boubé Alassane, avant d’admettre qu’il n’y a pas participé.
Les débats
L’accusé Belco Ali déposant à la barre, n’a pas nié les faits qui justifient son renvoi devant la cour pour y être jugé conformément à la loi, même s’il a varié comparativement à certaines de ses déclarations à l’enquête préliminaire. Il a reconnu avoir commis un braquage avec Honoré Bah N’Gobi, un acte qu’il regrette par ailleurs.
Le représentant du ministère public, Lucien Mahulé Aballo, dans ses réquisitions, a fait observer qu’il s’agit d’un vol aggravé. Selon lui, la cour de céans doit tenir compte de ce qu’il s’agit d’un vol à main armée et de tentative d’assassinat pour juger convenablement. Convaincu de ce que ces deux infractions sont établies, il requiert qu’il plaise à la cour de déclarer l’accusé coupable et de le condamner à onze ans de réclusion criminelle.
En tenant compte de la constance des déclarations de son client, depuis l’enquête préliminaire, devant le magistrat instructeur et à la barre, Me Paul Avléssi plaide coupable. Toutefois, il estime, au regard des faits, qu’il est difficile de retenir les chefs de vols à main armée et tentative d’assassinat que l’avocat général a retenus dans ses réquisitions contre Ali Belco. Il relève que l’accusé n’était pas parti pour tuer mais plutôt pour braquer, sinon il aurait fait usage du pistolet de fabrication artisanale au lieu du bâton. Tout en soulevant quelques circonstances atténuantes auxquelles son client est éligible, Me Paul Avléssi a demandé à la cour de retenir le crime de vol à main armée. Pour ce faire, il a rappelé la collaboration de l’accusé avec la justice et son « honnêteté criminelle ». Mieux, il a déploré l’indisponibilité de l’enquête de moralité qui installe le doute devant profiter à l’accusé, selon lui. C’est au bénéfice de ces observations, que Me Paul Avléssi implorera la cour de condamner son client au temps qu’il a déjà passé en détention.
Au délibéré, la cour déclare Ali Belco coupable de crime de vol à main armée prévu et puni par les dispositions des articles 295, 298 et 302 du Code pénal. Elle le condamne à dix ans de réclusion criminelle. Ali Belco recouvre donc sa liberté.
La cour ayant examiné ce dossier avait pour président, Jean-Pierre Yérima Bandé. Arlen A. Dossa-Avocè et Richard Akodossi l’ont assisté en tant qu’assesseurs. L’avocat général a nom Lucien Mahulé Aballo et le greffier, Me Hippolyte Ofrin. Charlotte O. Ombari, Adizatou C. SéroKpéra, Bio Dancoré et Tidjani El-Hadj Issa étaient les jurés¦

Le représentant résident de Direct-Aid au Bénin, Hamid El Absodi, a présidé, vendredi 17 février dernier, la cérémonie de présentation du Programme d’actions 2017 de l’organisation internationale koweitienne. C’était à son siège sis à Fidjrossè, en présence de l’ambassadeur du Koweit près le Bénin et d’autres personnalités dont le chargé de mission du chef de l’Etat, Zulkifl Salami.
« Accompagner les gouvernements africains dans leurs politiques de lutte contre le triangle de la terreur (pauvreté-ignorance-maladie) ». Tel est l’objectif principal que vise l’organisation internationale koweitienne, rappelle Hamid El Absodi, représentant résident de Direct-Aid au Bénin. Il s’agit, retient-il, de consentir d’énormes efforts pour impacter directement les populations démunies. Cette ambition, poursuit le diplomate, s’est traduite au Bénin à travers la prise en charge de mille orphelins et orphelines, la construction et la gestion de 22 écoles (maternelles, primaires, collèges et lycées), la mise en service d’un hôpital moderne et de cinq dispensaires, des dons divers, des micro-crédits aux couches défavorisées, la formation professionnelle et la promotion de l’emploi.
« Direct-Aid Bénin entend élargir ses interventions dans le domaine de l’enseignement à travers la construction d’une université moderne à vocation sous-régionale qui est déjà en chantier dans la commune de Comè », ambitionne Hamid El Absodi.
Pour 2017, l’organisation qui emploie environ 500 employés, veut bien évidemment impacter davantage les populations. « Il urge de faire un pas de plus vers les démunis. C’est tout le sens de la synthèse de son programme d’actions 2017 qu’elle compte partager avec vous », relève le représentant résident.
Le programme d’actions qui nécessite un peu moins de 5 milliards pour son exécution a été présenté par Fadile Mohamed, directeur financier de Direct-Aid. Ledit programme englobe divers domaines à savoir la santé, l’enseignement, la santé, les projets de développement, l’éducation-culture, les affaires sociales, les secours, le fonctionnement et le budget exceptionnel.
A titre illustratif...
Le directeur financier a précisé, entre autres, pour l’éducation qui constitue l’un des domaines d’intervention prioritaires de l’organisation, qu’il est prévu un peu plus de 85 millions, 200 millions pour la santé, plus de 90 millions pour les projets de développement, environ 79 millions pour la culture, 500 millions pour les affaires sociales, 1,729 milliard pour la construction de projets et 1,275 million pour le fonctionnement, soit à peu près 5 milliards F Cfa à investir en 2017.
Ce plan d’actions emporte l’adhésion du chargé de mission du chef de l’Etat, Zulkifl Salami qui souligne que Direct-Aid fascine le monde à travers l’originalité de ses actions. Il s’est appesanti sur l’utilité des puits forés, les bourses octroyées aux démunis et la création d’orphelinats, toutes œuvres qui permettent d’impacter effectivement les plus démunis. Témoignant sa gratitude au donateur, le chargé de mission a félicité le bureau de Cotonou pour son travail professionnel. « Votre plan d’actions est ambitieux. Que peut-on offrir de mieux à un pays si ce n’est l’éducation ? », salue ZulKifl Salami.
Avec le même élan, l’ambassadeur du Koweit près le Bénin, Dr Faisal S.A. Musaileem, souhaite que beaucoup d’autres domaines d’intervention soient pris en compte. Il a souligné les efforts que déploient les cadres de Direct-Aid et souhaité la réalisation effective des différents programmes et projets ainsi présentés.
Sur la base de l’excellence des relations bénino-kowéitiennes, Dr Faisal S. A. Musaileem plaide que celles-ci se développent davantage pour le bonheur des populations impactées.

Les membres du Conseil de régulation de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste ont rencontré les opérateurs Gsm vendredi 17 février dernier. L’objectif est de suivre la mise en œuvre des recommandations issues des différentes rencontres du ministre en charge de l’Economie numérique avec ces opérateurs de téléphonie mobile au sujet de la qualité et surtout des coûts des services des télécommunications au Bénin.
L’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep-Bénin) fait pression sur les opérateurs Gsm pour qu’ils mettent immédiatement en application les recommandations issues des différentes réunions avec le ministre de l’Economie numérique et de la Communication au sujet de la qualité et de la diminution des coûts des services des télécommunications au Bénin. Vendredi 17 février dernier, les membres du Conseil de régulation de l’Arcep-Bénin sont revenus sur les points qui ont fait l’objet de la rencontre du 10 février dernier entre le ministre et ces opérateurs. Selon le président du Conseil de régulation, Flavien Bachabi, la rencontre avec les opérateurs a été une occasion comme c’est la première rencontre, de présenter les nouveaux membres du Conseil aux opérateurs Gsm. C’est également, selon lui, une occasion pour amplifier les plaintes que son organe reçoit des usagers de la téléphonie mobile ; parler des cartes Sim box qui constituent une manière frauduleuse qui causent des dommages non seulement à l’Etat, mais aussi aux opérateurs Gsm. Flavien Bachabi souligne qu’au cours de la rencontre du vendredi dernier, un accent particulier a été mis sur la tarification des services des télécommunications.
En effet, le Gouvernement, selon lui, a fait des efforts en diminuant les taxes aux opérateurs Gsm : de 23% à 10%, soit plus que la moitié. Donc, il revient à ces derniers aussi de faire des efforts pour diminuer les tarifs des services des télécommunications aux usagers. Pour Flavien Bachabi, si les opérateurs Gsm baissent les tarifs, ils verront leur chiffre d’affaires augmenter dans la mesure où les populations vont communiquer plus.
Le président du Conseil de régulation annonce qu’avec les opérateurs Gsm, des propositions ont été faites dans le sens d’une diminution significative des tarifs, des propositions qui feront l’objet d’une décision qui sera prise dans cette semaine.
A en croire Flavien Bachabi, les opérateurs Gsm ont apprécié l’effort du Gouvernement. Ils devront en retour reconnaître cet effort, en répercutant cette baisse des taxes sur les tarifs des communications, espère-t-il.
Il faut rappeler que l’Arcep est un organe qui fait un trait d’union entre les consommateurs des produits Gsm, les opérateurs et l’Etat. Son rôle est de faire en sorte qu’il y ait une plateforme pour que la concurrence soit saine et où chaque partie respecte ses engagements. Quand l’Etat donne la licence, il y a un cahier des charges qui suit et qui fixe certaines obligations réciproques aux opérateurs. Le président du Conseil de régulation souligne que le souhait est que les opérateurs respectent ces obligations.

Le Centre culturel chinois de Cotonou a rendu, dans la soirée du samedi 18 février dernier, le verdict des concours organisés dans le cadre de l’édition 2017 de son festival de Nouvel an. Prix, bourses de voyage, enveloppes financières, ont été offerts aux lauréats.
Comme à l’accoutumée, au terme du festival qui consacre le Nouvel an chinois au Bénin, les meilleurs acteurs de l’événement sont récompensés. Cette année encore, ils ont été nombreux à a avoir diversement contribué au rayonnement de l’évènement. C’est en leur honneur, que samedi 18 février dernier dans ses locaux, le Centre culturel chinois a organisé une soirée de délibération qui a permis de lever un coin de voile sur les heureux lauréats de la présente édition.
Le photographe d’art Didier Kpassassi a été retenu comme étant le meilleur de sa catégorie. Une reconnaissance saluée avec ovations par le public qui, tout au long des manifestations et bien même avant, a eu la latitude de constater l’engagement et l’engouement de ce professionnel de l'image son objectif. L’autre dont l’objectif a été apprécié et reconnu par le jury, c’est Obed Djossou, cadreur à la télévision privée « Carrefour télévision ». Dans la même veine, Patrick Djossou de la télévision nationale a été distingué comme meilleur journaliste (télé) du festival du Nouvel an chinois. Dans la catégorie presse écrite, Saturnin Hounkpè du journal ‘’L’Autre vision’’ s’est fait remarquer. Les collèges d’enseignement général de Sainte Rita, Vèdoko et Houéyiho ont été reconnus comme meilleurs établissements partenaires du festival.
Le centre a également témoigné sa reconnaissance à de nombreux autres partenaires dont l’apport à la réussite de l’évènement n’a pas été des moindres. Il s’agit par exemple des ministères en charge des Sports, de la Culture, de l’Enseignement secondaire, de l’espace Adjadi, de l’Office de radiodiffusion et télévision du Bénin.
L’année prochaine, la fête sera davantage belle, ont promis les organisateurs, surtout que la neuvième édition coïncidera avec le 30e anniversaire du Centre culturel chinois au Bénin.

Le cabinet Afrique Conseil renforce son partenariat avec sa clientèle. Sacrifiant à la tradition en ce début d’année, et autour d’un dîner organisé, jeudi 17 février à Cotonou, elle a convié ses principaux partenaires à la présentation des vœux du Nouvel an, mais aussi pour établir les bases d’une nouvelle collaboration et définir ensemble des approches pour un bon management.
Les structures publiques, parapubliques et privées en quête de performance et de meilleurs rendements en cette nouvelle année 2017 peuvent y parvenir en se référant au cabinet Afrique Conseil pour ses offres dans les domaines de la recherche, des études, du marketing, de la formation, du management et de la gouvernance. Jeudi 17 février dernier, à la faveur d’une cérémonie de présentation des vœux de Nouvel an, à la salle des fêtes de Majestic de Cadjèhoun à Cotonou, le cabinet a réitéré sa détermination à accompagner les sociétés et entreprises qui le désirent. A la faveur du dîner d’échanges organisé à cette occasion à l’intention de ses clients et partenaires fidèles, cette structure a tenu à honorer la confiance placée en elle et renforcer le partenariat avec sa clientèle. A ce jour, se réjouit son directeur général, Emmanuel Guidibi, Afrique Conseil cumule 30 ans de vie grâce aux clients. Trois décennies au service des entreprises, couronnées de succès et qui l’autorisent à rêver plus beau et plus grand. « Nous nous sommes préparés pour faire de 2017 une année meilleure pour les clients qui veulent faire chemin avec nous », souligne Emmanuel Guidibi. « Nous comptons aller à fond dans la résolution de vos problèmes », s’est par ailleurs engagé le numéro un d’Afrique Conseil devant un parterre de chefs d’entreprises, de responsables administratifs, de dirigeants à divers niveaux de structures publiques et privées.
Autour de la dégustation des mets apprêtés pour la circonstance, les échanges se sont voulus cordiaux et chaleureux avec au point de mire, la réussite des affaires en 2017 et la prospérité pour tous. « Il n’y a pas de problème, il n’y a que des solutions. L’esprit de l’homme invente le problème ensuite ». Cette citation d'André Gide sert de devise à Afrique Conseil dont l’expertise repose sur un important réseau de consultants-formateurs dans divers domaines avec une réputation et une forte expérience.
2017, année de prospérité
Le dîner offert par Afrique Conseil à sa clientèle a été surtout l’occasion pour échanger sur les défis de l’année 2017 en ce qui concerne le management de leurs structures respectives. « Comment pouvons-nous faire de 2017, une année merveilleuse et de prospérité pour nos affaires ? ». Ainsi s’intitule le thème de la présentation faite par Emmanuel Guidibi. Ce qui lui a permis de partager avec l’assistance des innovations et une nouvelle approche méthodologique que sa structure entend mettre en œuvre pour, non seulement apporter des solutions aux besoins de ses clients, mais être aussi le partenaire stratégique de leur performance et de leur réussite. Pour y arriver, Afrique Conseil compte s’imprégner davantage des problèmes et préoccupations liés à la gestion de leurs activités afin d’apporter une solution adéquate et pertinente.
Cette soirée a vu également la projection d’un film sur « Les huit leçons du management de la rigueur ». Partant de l’exemple du bateau Titanic, les invités ont eu droit à la présentation d’outils essentiels pour un bon management au sein de l’entreprise. Le syndrome du tout va bien, l’orgueil qui recommande le prestige, la gestion de l’information et sa transmission, la cohérence d’équipe, la négligence des moyens, des réunions, la formation de l’autorité, la promotion des hommes d’expérience, la chance comme fruit de la rigueur, constituent autant de facteurs à risque ou de réussite sur lesquels les débats ont eu lieu. Lesquels débats ont donné l’opportunité aux participants de soumettre à Emmanuel Guidibi, quelques-unes des difficultés qu’ils rencontrent. Afrique Conseil compte ainsi « apporter sa contribution à la relance de l’économie béninoise en général et des affaires de ses clients en particulier. La soirée a pris fin avec une remise d’étrennes.

Le Conseil national du patronat de la presse et de l’audiovisuel (Cnpa-Bénin) organise depuis ce jeudi 16 février à Grand-Popo, un atelier de renforcement de capacités en fiscalité à l’intention des responsables d’organe de presse.
« Comprendre la fiscalité pour mieux gérer les entreprises de presse ». C’est le thème de la formation dont bénéficient depuis hier à Agoué, dans la commune de Grand-Popo, vingt-cinq responsables d’organes des médias traditionnels (presse écrite, radio et télévision). Initiative du Cnpa-Bénin soutenue par l’Esae, une école de formation professionnelle, l’atelier est meublé par trois communications majeures. A savoir « Analyse financière des entreprises de presse », « Maîtrise de la fiscalité des entreprises de presse » et « Le contentieux fiscal ».
Les deux premières communications, œuvre du consultant Constant Kobity, ont mobilisé l’attention des participants au cours de la journée de ce jeudi 16 février qui aura été également marquée par la cérémonie de lancement des travaux. Une cérémonie sobre présidée par Basile Tchibozo, président du Cnpa-Bénin et le représentant de l’Esae, Cyriaque Bocco.
Pour ce dernier, le thème de l’atelier cadre parfaitement avec la période que traversent des entreprises, celle de production et de dépôt des états financiers, source de redressements fiscaux à l’encontre des structures défaillantes. La fiscalité, insiste-t-il, est un outil majeur de gestion qu’il convient de maîtriser en vue d’optimiser les choix au regard des contraintes liées à la vie des entreprises.
A sa suite, le président du Cnpa-Bénin retient qu’une entreprise qui ignore sa fiscalité est plus ou moins vouée à l’échec, qu’une entreprise qui oublie sa déclaration fiscale connaîtra le même sort. « L’expérience dans la gestion de nos entreprises, rappelle-t-il, a montré que la maîtrise des notions et du processus de la déclaration fiscale est un volet extrêmement important. Nous devons nous outiller pour réagir efficacement face aux contraintes du management ». A cet effet, Basile Tchibozo annonce que d’autres formations soldées par la délivrance de certificat vont suivre le présent atelier qui prend fin ce vendredi.

« Les groupes d’épargne : plus que des services financiers », c’est le thème d’un atelier organisé par le Fonds des Nations unies pour le développement et ses partenaires, ce jeudi 16 février, à Cotonou. Cet atelier dont les travaux ont été lancés par le ministre du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales, Adidjatou Mathys, a pour objectif de contribuer à la réflexion stratégique sur le rôle de la méthodologie des groupes d’épargne dans le développement économique et social à la base du Bénin.
En dépit de l’accroissement spectaculaire du champ d’intervention de la microfinance au plan mondial, quelques 2,7 milliards d’habitants de la planète n’ont toujours pas recours à des services financiers. Environ 56% des adultes n’utilisent pas de services bancaires de par le monde et plus de 2 milliards d’adultes n’ont toujours pas accès aux services financiers. Ces remarques de la directrice régionale de l’organisation non gouvernementale Freedom From Hunger, Sybil Chidiac, porte-parole des autres partenaires, justifient bien la tenue de l’atelier sur « Les groupes d’épargne : plus que des services financiers ».
En effet, les groupes d’épargne, selon lui, constituent un instrument puissant de développement des pays. Et, en Afrique de l’Ouest, rappelle-t-elle, 500 000 groupes d’épargne avec 12 millions de membres opèrent dans les différents pays.
L’atelier d’hier a rassemblé les acteurs impliqués dans la promotion des groupes d’épargne ainsi que ceux susceptibles de contribuer à leur développement. Ces acteurs ont échangé et discuté sur des expériences et des idées concernant l’utilisation des groupes d’épargne comme plateforme de développement économique et social à la base du Bénin, notamment dans les domaines des services financiers, des services de la santé et de vulgarisation agricole.
Pour le ministre du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales, Adidjatou Mathys, l’intérêt que revêt cet atelier pour le Gouvernement, va de soi. Puisqu’il est de notoriété que l’inclusion financière est un levier important de développement économique et de lutte contre la précarité des populations à faibles revenus. C’est la raison pour laquelle elle témoigne de sa gratitude à l’endroit de toutes les organisations partenaires qui ont permis la tenue de l’atelier et surtout pour l’opportunité offerte aux acteurs du développement de partager leurs expériences en matière d’utilisation de la méthodologie des groupes d’épargne et de crédit.
Adidjatou Mathys rappelle qu’au Bénin, seulement 20% de la population utilisent les services financiers. Or, c’est l’accès à de tels services qui sous-tend la possibilité pour ces personnes à bas revenu, de faire des progrès durables selon les paramètres qu’ils se seront eux-mêmes fixés. Et dans le même temps, le taux de pénétration des téléphones mobiles est en nette progression : 92% en 2014 contre 50% en 2011. Elle explique que malgré ce progrès, une frange importante de la population continue d’avoir recours à des systèmes de financement informel comme les groupes d’épargne et de crédit.
L’atelier a permis aux différents acteurs de faire des recommandations pour la généralisation au Bénin des meilleures pratiques dans l’utilisation de la méthodologie des groupes d’épargne couplée à l’utilisation de la technologie afin d’enregistrer des impacts positifs à grande échelle sur les populations cibles?

La cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou a connu, mercredi 15 février dernier, du 25e dossier inscrit au rôle. Ali Méré Tamou Orou était à la barre, pour répondre du chef d’accusation de coups mortels. Mis en détention le 20 janvier 2014, il a été condamné à la peine de dix ans de travaux forcés.
Qu’est-il arrivé, en réalité, à l’ouvrier agricole Noël Bio Orou N’Gobi ? Un vrai mystère que seul Ali Méré Tamou Orou pouvait bien aider à élucider. Pour ce qui est de son implication, il sait, depuis le mercredi 15 février dernier, à quoi s’en tenir.
En effet, courant janvier 2014, Noël Bio Orou N’Gobi, originaire de la commune de Kouandé, s’est fait engager en qualité d’ouvrier agricole par Méré Tamou Orou. C’est pour travailler aux côtés de son fils Ali Méré Tamou Orou, dans sa ferme située à 50 km du village de Manou, commune de Kérou. Mais dans la nuit du 3e jour, l’enfant de son employeur estime l’avoir surpris en train de voler sa moto et son téléphone portable. Au cours de la lutte qui s’en est suivi, qu’il l’a terrassé et ligoté aux mains et pieds, avant de le détacher quelques heures plus tard. Le lendemain des faits, voyant les mains et pieds de Noël Bio Orou N’Gobi enflés, Ali Méré Tamou Orou l’a conduit chez son père, Méré Tamou Orou, qui l’a amené à l’hôpital pour les soins. Malheureusement, il rendit l’âme quelques jours après, des suites de ses blessures avec écoulement de sang par le nez et la bouche.
A la barre, mercredi 15 février dernier, ses propos ne sont pas venus corroborer la version des faits telle que rapportée dans le dossier, aussi bien à l’enquête préliminaire que devant le magistrat instructeur.C’est le bruit émis par la porte, au moment où Noël Bio Orou N’Gobi s’apprêtait à faire sortir de la chambre, l’engin qu’il essayait de lui voler, qui l’a éveillé, a expliqué Ali Méré Tamou Orou. Une lutte s’engagea entre eux et il parvint à prendre le présumé voleur de dos, à le terrasser et à lui attacher les mains. Il n’a pas reconnu avoir attaché la victime au niveau des pieds, pour l’empêcher de s’enfuir ou de l’attaquer. Des arguments qui sont loin d’avoir convaincu le président Adamou Moussa et l’avocat général, Lucien Mahulé Aballo.
« Si ce n’est déjà pas facile, à une seule personne, de terrasser un mouton et de le ligoter, qu’en sera-t-il avec un homme ? Qu’est-ce qui a pu fatiguer jusqu’à ce point Noël Bio Orou N’Gobi, afin qu’il se laisse attacher aussi facilement ? », insiste le président Adamou Moussa. « Si ce sont seulement les mains que tu lui as attachées, comment se fait-il qu’il avait également ses pieds enflés ? », a-t-il poursuivi.
« S’en tenant à la description des faits, il est évident que Ali Méré Tamou Orou n’a pas agi seul », fera remarquer l’avocat général, Lucien Mahulé Aballo. L’accusé n’ayant pas admis avoir porté des coups à la victime, il dénoncera au passage sa volonté de vouloir se jouer des membres de la cour.
Le grand flou
« Qu’est-ce qui provoque l’écoulement du sang par la bouche et le nez, chez une personne qui est en train de mourir ? », demande le président. « Je ne sais pas », lui répondra l’accusé, avant d’avouer que ce ne sont pas des signes cliniques que laisse transparaître quelqu’un qui a été attaché au niveau des mains.
Malgré toutes les questions du président et de l’avocat général visant à une meilleure compréhension du dossier, Ali Méré Tamou Orou est resté ferme dans sa logique. Même, le rappel à l’ordre de son conseil, Me Maurice Thomas Ligan, ne l’ont pas amené à lâcher prise.
Dans ses réquisitoires, l’avocat général Lucien Mahulé Aballo a indiqué que la culpabilité de Ali Méré Tamou Orou pour le crime de coups mortels prévu et puni par l’article 309 alinéas 4 du Code pénal est établie. Après avoir déploré le manque de collaboration de l’accusé, il a invité la cour à le condamner à quinze ans de réclusion criminelle.
Estimant la sanction du représentant du ministère public hors de la démesure, Me Maurice Thomas Ligan plaidera au principal, l’acquittement au bénéfice du doute pour son client. Au subsidiaire, il appellera la cour à tenir compte du temps déjà passé en prison par l’accusé, au cas où elle voudrait le condamner à tout prix.
Après sa délibération, la cour déclare Ali Méré Tamou Orou coupable d’avoir volontairement porté des coups et fait des blessures à Noël Bio Orou N’Gobi, avec cette circonstance que les coups portés et les blessures faites ont entraîné la mort sans intention de l’occasionner. Elle a condamné Ali Méré Tamou Orou à la peine de dix ans de travaux forcés. En prison depuis le 20 janvier 2014, il y restera encore pendant sept ans.
La cour qui a examiné ce 25e dossier a été présidée par Adamou Moussa. Marius Houndji et Bienvenu Sohou étaient ses assesseurs. Dans le fauteuil du représentant du ministère public, il y avait Lucien Mahulé Aballo. La mémoire de la cour a été assurée par Me Ambroise Alassane ; Quant aux jurés, ils avaient noms Tidjani El Hadj Issa, Emile N’Dah N’Yaba, Anselme Sossou et Célestin Maféïrou Babahoum.