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Le conseil communal d’Athiémé dans le Mono, avec à sa tête le maire Joseph Anani, a lancé ce mardi 7 février, le processus d’élaboration du Plan de développement communal - 3e génération (Pdc 3) pour la période 2017-2021. C’était à travers une cérémonie solennelle qui a regroupé à l’hôtel de ville, citoyens et partenaires au développement de la commune.
Athiémé met un point d’honneur à l’approche participative et planifiée de son développement suivant la prescription de l’article 84 de la loi 97-029 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes au Bénin. L’exécutif communal en a donné encore la preuve hier en marquant de façon solennelle le démarrage du processus d’élaboration du Plan de développement communal - 3e génération, à travers une cérémonie de lancement. Des cadres, notables, responsables de services publics, de projets ou d’associations, partenaires techniques et financiers et autres acteurs de développement d’Athiémé, étaient mobilisés.
Occasion pour le maire de sensibiliser ses administrés à se rendre disponibles aux agents qui seront déployés dans les localités aux fins d’enquêter sur les dysfonctionnements liés au développement de la commune et les actions correctives à prioriser. Dans le nouveau plan de développement communal, seront fixés, hiérarchisés et chiffrés en besoins de financement, les réformes et projets retenus par l’ensemble des composantes sociales de la commune, souligne le maire. Il s’agira, insiste-t-il, de définir où va notre commune suivant des horizons précis et d’ordonner méthodiquement la marche à suivre, étape par étape, pour atteindre le résultat projeté. Car, il n’y a pas de vents favorables pour celui qui ne sait là où il va, dira le maire en paraphrasant le philosophe Sénèque. Aussi, pour la pertinence de ce travail qui s’entend comme un passage obligé, l’autorité communale a-t-elle exhorté le cadre de pilotage chargé d’élaborer le Pdc 3 à être à la fois ambitieux et réaliste afin que le fruit de leurs efforts offre, non seulement des perspectives d’essor individuel et collectif, mais aussi une motivation pour le portage de projets par les ressortissants de la commune.
A la suite du maire qui sollicite leur accompagnement, les représentants des partenaires techniques et financiers estiment que le Pdc 3 doit témoigner d’une certaine maturité en s’inspirant des documents antérieurs et en s’ouvrant à plus de secteurs de développement.
A son tour, le représentant du préfet du Mono, Hugues Dansi, s’est félicité du lancement du processus de la mise en place du Pdc 3 qui, retient-il, place Athiémé en tête des communes du Mono et du Couffo. « Les textes existent mais les respecter n’est pas chose facile. Et c’est pourquoi la préfecture va soutenir le maire et le conseil communal dans ce processus », a promis Hugues Dansi.
Rappelons que c’est en sa 4e session de l’année 2015 que le conseil communal d’Athiémé avait délibéré pour la mise en place d’un cadre de pilotage de l’évaluation du Pdc 2 puis de l’élaboration du Pdc 3. Au sujet du processus devant aboutir à ce plan, une communication a été donnée à l’assistance par le directeur départemental en charge de la Planification et du Développement pour le Mono et le Couffo, Raymond Djossou?

Les maires des communes du Bénin étaient ce mardi 7 février face aux responsables des structures de l’Etat en charge du secteur de l’eau, des partenaires techniques et financiers et les organisations non gouvernementales. Cette rencontre qui s’est tenue à Dassa-zoumè a été l’occasion d’échanges sur les réformes annoncées par le Gouvernement dans le secteur afin de recueillir les contributions des différents acteurs en vue d’assurer la réussite desdites réformes.
Le Conseil des ministres du 21 décembre 2016 a pris la décision d’opérer des réformes dans le secteur de l’eau au Bénin. Cette décision concerne au premier chef les communes qui assurent la maîtrise d’ouvrage en matière d’approvisionnement en eau potable sur le terrain. Pour mieux jouer ce rôle, l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb) s’inscrivant dans la même logique que le Gouvernement, a choisi d’organiser une rencontre avec les autres acteurs du secteur pour apporter sa contribution.
Le maire de la commune de Dassa, Nicaise Fagnon, a dit sa satisfaction de voir cet évènement s’organiser dans sa commune qui a de réels problèmes en eau. Il n’a pas manqué de s’interroger sur le sort qui est réservé aux mairies dans les réformes, en ce qui concerne le secteur de l’eau.
« Nous sommes préoccupés par la gestion des ressources en eau et sur le retard observé dans la réalisation de certains projets », dira-t-il avant de rassurer de la bonne foi des maires en ce qui concerne la gouvernance.
Le président de l’Association nationale des communes du Bénin, Luc Sètondji Atrokpo, a affirmé que les réformes engagées par le Gouvernement dans le secteur de l’eau sont les bienvenues. Il a rassuré qu’aucun maire, aucun élu local ou responsable administratif au niveau local ne peut aller contre cette décision, car à la base, ils sont tous quotidiennement témoins de la misère des populations.
Aussi, a-t-il tenu à clarifier que la rencontre initiée par l’association pour discuter des réformes institutionnelles dans le secteur de l’eau vise à apporter la contribution des maires en tant qu’hommes et femmes de terrain, praticiens de la délivrance du service public d’approvisionnement en eau potable depuis plus d’une décennie.
Luc Sètondji Atrokpo a souhaité qu’à l’issue de la rencontre, les membres de l’Ancb puissent adresser au gouvernement leurs contributions pour une réussite sans ambages des réformes.
Le ministre de l’Energie, de l’Eau et des Mines, Dona Jean-claude Houssou, a rappelé que le programme d’actions du Gouvernement lancé le 16 décembre dernier et intitulé « Bénin révélé » a pris en compte tous les secteurs de l’économie nationale sur la base d’un diagnostic profond qui a révélé de graves insuffisances à divers niveaux.
Pour un accès à l’eau potable à tous
En ce qui concerne le département qu’il dirige, Jean-Claude Houssou a cité, entre autres, la mauvaise gestion et la faible capacité d’absorption des ressources financières, la faible capacité des intervenants, des difficultés de mobilisation des ressources en eau dans les zones de socle cristallin et des difficultés de construction d’infrastructures d’hydraulique villageoise dans les zones lacustres.
Il annoncé que pour mieux faire face aux enjeux et répondre efficacement aux défis, sept projets phares dont trois dans le secteur de l’eau et un ensemble de projets prioritaires ont été retenus.
Il est question de moderniser et développer l’exploitation responsable des ressources hydrologiques, donner accès à l’eau potable à l’ensemble de la population rurale et semi-rurale et développer les capacités de production et distribution en milieu urbain et périurbain.
Selon lui, les réformes institutionnelles annoncées dans le secteur de l’approvisionnement en eau potable visent à mettre en place une Agence nationale d’approvisionnement en eau potable en milieu rurale. Elle se chargera de la mise en œuvre des projets phares en matière de réalisation d’infrastructures hydrauliques, d’assurer une coordination effective et efficace des initiatives entre les acteurs, de renforcer les capacités des acteurs publics et privés en vue du développement des partenariats, mettre en place en liaison avec les communes des mécanismes adaptés de partenariat public-privé pour réaliser de nouveaux ouvrages, des extensions ou des réhabilitations ainsi que pour effectuer la distribution d’eau potable et la maintenance des infrastructures d’eau potable. Elle aura également pour mission de scinder la Société nationale des eaux (Soneb) en deux entités dont une société de patrimoine et une société de distribution?

Le mouvement de débrayage de soixante-douze heures déclenché mardi 7 février à 0 h par la Fédération des syndicats de l’enseignement national (Fesen) n’a pas du tout été suivi à Porto-Novo. Les cours se sont déroulés normalement dans les lycées et collèges de la ville comme si de rien n’était. Les responsables départementaux au niveau de l’Ouémé de cette fédération syndicale ne manquent pas de justifier ce boycott.
Echec et mat, a été à Porto-Novo la première journée de la grève de soixante-douze heures déclenchée par la Fédération des syndicats de l’enseignement national (Fesen) affiliée à la Confédération des syndicats des travailleurs du Bénin (Cstb). Les activités pédagogiques ont connu leur cours normal dans les lycées et collèges de la ville. Aucune perturbation n’a été notée dans les établissements parcourus hier par notre équipe de reportage. Les classes ont ouvert leurs portes et les enseignants ont vaqué normalement à leurs occupations pédagogiques. Le constat a été le même partout dans la ville capitale notamment au Lycée Béhanzin, aux collèges d’enseignement général (Ceg) de Davié, Djègan-Kpèvi, Djassin, Dowa et au Lycée des jeunes filles Toffa 1er de Porto-Novo. La plupart des enseignants rencontrés n’étaient pas au courant du déclenchement de cette grève.
Les quelques rares professeurs qui étaient au parfum du mouvement disent l’avoir appris sur les réseaux sociaux et d’autres par les médias. Ce qui n’était pas le cas auparavant où ils sont informés depuis les tractations jusqu’à la signature de la motion de grève. Le déclenchement de ce mouvement de débrayage pèche par défaut de communication et de procédure, dénonce Martial Ahouandjinou, secrétaire général adjoint départemental de l’Ouémé du Syndicat national des professeurs de l’enseignement secondaire (Synapes) affilié à la Fesen/Cstb. Selon lui, c’est par WhatsApp que lui a été balancée la motion de grève sans autre explication.
« Ce qui n’est pas normal. En tant que responsable syndical départemental, je devrais être associé en amont afin d’éclairer la lanterne de mes collègues et les convaincre sur le bien-fondé de cette grève », relève Martial Ahouandjinou qui reconnaît toutefois la pertinence du mouvement de débrayage. « C’est vrai. La motion, une fois déposée au ministre chargé de l’Enseignement secondaire, suffit déjà pour qu’on aille en grève. Mais par courtoisie, il faut que nous la notifiions au directeur, l’autorité administrative du collège avant de suivre le mouvement. Ce qui n’est pas possible, étant donné que nous n’avons pas cette motion sous la main pour voir surtout les syndicats signataires. Dans ces conditions nous ne saurions déposer la craie pour observer la grève», clarifie le syndicaliste. Le secrétaire général adjoint départemental de l’Ouémé du Synapes invite dès lors le bureau national de la Fesen/Cstb à corriger le tir pour rattraper ces flottements afin que la grève soit une réalité la semaine prochaine dans le département.
Il faut noter que selon la motion de grève signée de son secrétaire général Rodophe Sègnaka, la Fesen/Cstb exige la satisfaction des revendications libellées en onze points. Il s’agit, entre autres, de la parution des avenants notamment pour les contractuels locaux reversés en agents contractuels de l’Etat (Ace) depuis 2008 mais maintenus au même salaire ; l’accélération du processus de reclassement ; le paiement des 5% impayés des 25% d’augmentation des salaires conformément au décret 2011-505 du 5 août 2011 et le rappel des mois impayés. La motion ajoute l’accélération des travaux de relecture des différents arrêtés querellés dans le sous-secteur de l’enseignement secondaire et la génération du principe d’élection et de révocation des responsables des administrations scolaires par le personnel enseignant, en vigueur dans les universités nationales aux sous- secteurs des enseignements maternel, primaire et secondaire?
Société 08 févr. 2017

Le Conseil des ministres s’est réuni mercredi, le 1er février 2017, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef l’Etat, chef du Gouvernement.
Au cours de la séance, le Conseil a approuvé plusieurs dossiers.
1. Au titre des Affaires
1.1. Projet de décret portant transmission à l'Assemblée nationale, pour autorisation d'adhésion, de l'Acte de 1991 de la Convention internationale pour la protection des obtentions végétales (UPOV) adopté à Genève, le 19 mars 1991.
Dans son plan d'action 2013-2017, l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle a prévu l’adhésion à certaines conventions internationales dont la Convention de l’Union pour la protection des obtentions végétales (UPOV), signée le 2 décembre 1961, puis révisée pour la dernière fois le 31 mars 1991.
La convention UPOV instaure un système général de protection de la propriété intellectuelle spécialement adapté au processus d’amélioration des plantes et vise à encourager les obtenteurs à créer de nouvelles variétés de plantes.
L’adhésion à cette convention comporte plusieurs autres avantages en ce que le système de protection des obtentions végétales de UPOV :
- permet à tout agriculteur ou producteur d'utiliser les meilleures variétés protégées disponibles pour ses activités de création variétales ;
- offre un système transparent, efficace et facilement accessible aux PME:
- permet aux agriculteurs et aux producteurs béninois de créer des entreprises locales, nationales et internationales ;
- encourage la création de nouvelles variétés permettant aux agriculteurs de relever les défis économiques et environnementaux.
1.2 Projet de décret portant transmission à l'Assemblée nationale du projet de loi portant octroi d'une pension spécifique et autres avantages aux anciens présidents des Institutions prévues par la Constitution.
Les présidents des Institutions constitutionnelles concourent, avec le président de la République, à la conduite des affaires de l’Etat.
Or, à l’heure actuelle, seul le président de la République bénéficie d'une pension spécifique et d’autres avantages à la cessation de ses fonctions.
Il paraît donc logique qu’à la fin de l'exercice de leurs fonctions, ces présidents d'Institutions continuent, en terme de représentation, d’incarner une image de marque de l’institution qu’ils ont eu à diriger.
C’est pour rétablir cette équité institutionnelle qu’un projet de loi a été élaboré et transmis, conformément à l’article 105 de la Constitution, à la Cour suprême pour avis. Cet avis favorable a été notifié au président de la République en juin 2014.
C’est dans le cadre de la poursuite de ce processus que le Gouvernement a décidé de transmettre le projet de loi à l’Assemblée nationale.
1.3 Projet de décret portant modification du décret n°2005-104 du 9 mars 2005 fixant les tarifs des actes d'huissiers de justice en matière civile et commerciale.
La profession d’huissier de justice est réglementée par la loi n° 2001-38 du 08 septembre 2005 portant statut des huissiers de justice en République du Bénin. Ce sont des officiers publics et ministériels dont les prestations sont rémunérées par les personnes avant recours aux actes de leur ministère.
En raison de la mission de service public de laquelle participent leurs activités, les tarifs des actes des huissiers de justice sont réglementés. Ceux actuellement en vigueur sont fixés par le décret n° 2005-104 du 09 mars 2005.
Après plus d'une dizaine d’années d'application, certains de ces tarifs se révèlent inadaptés au regard de l’évolution du coût de la vie et des diligences que requièrent les actes de leur ministère,
De même, les éléments de comparaison recueillis dans la sous-région fondent la révision de la tarification de leurs émoluments fixée par les articles 1er et 2e du décret cité supra.
La modification des articles précités permettra de moduler la dégressivité de la tarification du droit de recette, tout en maintenant la limite maximale fixée à 10% par ce décret.
1.4 Projet de décret portant approbation des statuts des Agences territoriales de développement agricole
La réforme du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche vise la création de Pôles de développement agricole à travers les Agences territoriales du développement agricole.
La mise en place de ce dispositif plus, approprié permettra la réalisation de programmes spécifiques par filière en fonction des caractéristiques agro-écologiques des zones regroupées en pôles agricoles.
Les Agences territoriales de développement agricole sont des structures opérationnelles de mise en œuvre de la politique agricole du Gouvernement.
Ces Agences sont régies par la loi n° 94-009 du 28 juillet 1994 portant création, organisation et fonctionnement des Offices à caractère social, culturel et scientifique.
L’adoption du présent décret vise à faciliter l’opérationnalisation de la réforme du nouveau cadre institutionnel du développement agricole dans notre pays.
1.5 Projets de décrets portant création, attributions, organisation et fonctionnement de l’Université nationale des Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques (UNSTIM) et de l’Université nationale d'Agriculture (UNA)
Le Bénin vient d'adopter une nouvelle carte universitaire comprenant quatre universités nationales à savoir : deux universités pluridisciplinaires et deux universités thématiques.
Le décret n° 2016-638 du 13 octobre 2016 qui crée ces quatre universités corrige certaines insuffisances de l’ancienne carte universitaire et traduit, dans les faits, la vision du Gouvernement pour l’enseignement supérieur et la recherche scientifique. Ledit décret stipule en son article 4 :
« des décrets pris en Conseil des ministres fixeront les attributions, l’organisation eu le fonctionnement de chacune des universités ».
C’est donc en vertu de ces dispositions que le Conseil des ministres a adopté les présents décrets relatifs aux deux universités thématiques, à savoir, l'Université nationale des Sciences. Technologies, Ingénierie et Mathématiques (UNSTIM) et l’Université nationale d’Agriculture
L’adoption de ces décrets permettra à ces deux universités thématiques de mettre en place l’organisation et les outils nécessaires â leur fonctionnement effectif.
1.6 Projet de décret portant émission de titres publics par la direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique au cours de l'année 2017.
Le ministre de l’Economie et des Finances a présenté au Conseil des ministres, une communication relative à l'émission de titres publics par la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique au cours de l’année 2017.
Ce projet se justifie par la nécessité de couvrir le besoin de financement de plus de 1002 milliards de francs CFA à travers l’émission de titres publics sur le marché des capitaux.
L’ancrage légal de cette opération se trouve dans la loi n°2016-33 du 26 décembre 2016 portant loi de finances pour la gestion 2017 en son article 38 qui dispose : le ministre en charge des Finances est autorisé à procéder, en 2017, dans les conditions fixées par décret, à des emprunts à court, moyen et long termes libellés en francs CFA, devant servir à contribuer au financement de la loi de finances ».
Ce programme d'émission de titres publics du Bénin pour l’exercice 2017 a été retenu de commun accord avec l'Agence UMOA-Titres et les spécialistes en Valeurs du Trésor agréés au Bénin.
II. Au titre des communications
2.1 Mise en œuvre de l’Accord d’établissement de l’Institut national des Recherches agricoles du Bénin (INRAB)
Le Conseil des ministres a examiné une communication du ministre de l’Agriculture, de l'élevage et de la Pêche, relative à la mise en œuvre de l’Accord d’établissement de l’Institut national des Recherches agricoles du Bénin
L’Institut national des Recherches agricoles du Benin (INRAB) a pour mission, la production de technologies agricoles pour le monde rural, en harmonie avec la préservation des ressources naturelles. Cet institut joue un rôle clef dans la mise en œuvre de la stratégie de l’Etat en matière de développement agricole, notamment en ce qui concerne le développement de variétés et la production de semences de qualité.
Il fait également des recommandations sur l'utilisation des intrants améliorés, la mécanisation adaptée et la mise à disposition des informations sur le marché.
L'INRAB est confronté depuis quelques années à la réduction drastique de son personnel, à cause des départs massifs à la retraite, des décès et de la fuite des chercheurs titulaires du doctorat vers des centres universitaires, à la quête de meilleures conditions de travail et de rémunération.
La mise en œuvre de cet accord d'établissement comporte plusieurs avantages, notamment, des conditions de travail plus confortables, la dotation d'un plan de carrière, le renforcement de la performance de l'Institut et l'amélioration du ratio chercheur/technicien. Elle facilitera en outre :
- le relèvement de l’âge de départ à la retraite à soixante (60) ans pour le personnel d'appui à la recherche, à soixante-trois (63) ans pour les chercheurs titulaires de doctorat et inscrits sur les listes d’aptitude du CAMES
- l’institution d’un système d’évaluation du rendement individuel axé sur le mérite
- la fixation d'indemnités et de primes plus motivantes (indemnités de départ à la retraite, prime de risque) et l'élévation des taux existants
- l’arrimage de la grille des salaires du personnel de l’INRAB sur celle des chercheurs de rang doctoral, en vigueur dans les universités publiques béninoises.
Toutes ces dispositions visent le renforcement du secteur agricole, la promotion de la recherche de filières porteuses pour un développement économique harmonieux et par conséquent, une lutte efficace contre la pauvreté.
Le Conseil des ministres, en approuvant cette communication, a autorisé la mise en œuvre de l’Accord d'établissement de l’Institut national des Recherches agricoles du Bénin.
2.2 Organisation de sessions de renforcement des capacités des cadres nouvellement nommés par décret
Une communication du ministre du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales, relative à l’organisation de sessions de renforcement des capacités des cadres nouvellement nommés par décret a été examinée.
Elle est fondée sur le décret n° 2016-292 du 17 mai 2016 fixant la structure-type des ministères, qui a prévu, en son article 83, que le ministre chargé du Travail et de la Fonction publique organise chaque année, en collaboration avec le secrétariat général du Gouvernement, des séminaires de renforcement des capacités administratives et de leadership au profit des cadres nouvellement nommés par décret.
Lesdits séminaires de formation visent à renforcer les capacités des cadres concernés pour de meilleures performances dans l’exercice de leurs fonctions et, de ce fait, contribuer à l'amélioration de la qualité du travail dans l'administration publique.
Les modules de formation portent sur des thèmes transversaux dont le leadership, le Programme d’actions du Gouvernement, etc.
Ces sessions de formation regrouperont notamment, les cadres ci-après :
- les directeurs de cabinet des ministres et les secrétaires généraux adjoints des ministères
- les secrétaires généraux des ministères et les directeurs adjoints de cabinet des ministres :
- les directeurs de l’administration et des Finances et les directeurs de la Programmation et de la Prospective ;
- les conseillers techniques des ministres et les directeurs de
L’Informatique et du Pré-Archivage ;
- les directeurs généraux des structures centrales des ministères ;
- les directeurs généraux des sociétés et offices d'Etat.
Le Conseil des ministres a approuvé la communication et a instruit le ministre du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales, à l’effet de prendre les dispositions nécessaires, en collaboration avec le secrétariat général du gouvernement et tous les ministres, pour un bon déroulement- des sessions de formation.
3. Comptes rendus
3.1. Travaux de la Commission d’ajustement des prix des produits pétroliers pour le compte du mois de février 2017
Le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat a présenté au Conseil des ministres, le compte rendu des travaux de la Commission d’ajustement des prix des produits pétroliers pour le mois de février 2017.
La Commission d’ajustement des prix des produits pétroliers, conformément au décret n°2004-432 du 04 août 2004 portant mécanisme d'ajustement des prix des produits pétroliers, a procédé à l’analyse et à l’ajustement desdits prix. En appréciant ce compte rendu, le Conseil a globalement constaté une stabilité du cours desdits produits sur la période, sauf pour le gaz domestique qui a connu une légère hausse. En conséquence, les prix ont été fixés comme ci-après, pour compter du 1er février 2017 :
- Essence : 500 F/l;
- Pétrole : 505 F/1.
- Gasoil : 50017l;
- Mélange : 580 F/l;
- Gaz domestique : 585 17kg.
3.2. Comptes rendus de mission à l’étranger.
Le Conseil des ministres a approuvé plusieurs comptes rendus relatifs à la participation de notre pays :
- à la vingt-troisième (23e) session ordinaire du Conseil des ministres de la Conférence interafricaine de la Prévoyance sociale (CIPRES), qui s’est tenue à Niamey, au Niger, les 7 et 8 décembre 2016 ;
- au Forum de l’Economie et des Affaires Turquie-Afrique, qui a eu lieu à Istanbul, en Turquie, les 2 et 3 novembre 2016 ;
- à la cinquante-sixième (56e session ordinaire du Conseil d’administration de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI), qui s’est tenue à Nouakchott, en Mauritanie, du 29 novembre au 7 décembre 2016.
4. Nomination
Une nomination a été prononcée.
Au Ministère de l’Economie numérique et de la Communication,
Sur proposition du ministre :
Directeur de l’Informatique et du Pré-archivage : monsieur Désiré Luc Cocou Soukpo.
Fait à Cotonou, le 1er février 2017
Le secrétaire général du
Gouvernement,
Edouard Ouin-Ouro
Actualités 08 févr. 2017

La Journée internationale de la « Tolérance zéro à la mutilation génitale féminine » a été commémorée ce lundi 6 février. A l’occasion, le ministre de l’Enseignement secondaire, de la Formation technique et professionnelle, Lucien Kocou, assurant l’intérim de sa collègue en charge des Affaires sociales, a délivré un message à la nation, exhortant les communautés à mettre fin à la pratique.
Les statistiques sont sans appel. Plus de 25 millions de filles et de femmes actuellement en vie dans 29 pays d’Afrique et du Moyen-Orient ont subi une forme de mutilation génitale féminine/excision (MGF/E). Au total, 30 millions d’autres filles risquent d’en être victimes au cours de la prochaine décennie, avertit le ministre de l’Enseignement secondaire, de la Formation technique et professionnelle, Lucien Kocou, intérimaire du ministre en charge des Affaires sociales.
Selon lui, la pratique crée beaucoup de dégâts sur la vie des victimes. Le Bénin, ayant cerné l’enjeu, s’est illustré dans la lutte contre le phénomène ces dernières années à travers le renforcement des lois et actions visant à lutter contre les violences faites aux femmes, rappelle-t-il.
La 4e édition de l’enquête démographique et de santé montre que la proportion des femmes excisées au Bénin a diminué depuis 2006 passant de 13% à 7% en 2012 avec de grandes disparités entre les départements. Toutefois, relève le ministre, « La pratique de l’excision persiste et on note encore des poches de résistance surtout dans les zones frontalières du Bénin ». Les départements en tête de liste, selon lui, sont l’Atacora, la Donga, le Plateau avec une forte prévalence dans le Borgou et l’Alibori où l’on enregistre respectivement 41% et 26%.
Au regard de ces facteurs, indique-t-il, « La nécessité de poursuivre des initiatives de protection des filles et des femmes contre cette pratique s’impose ». Pour y arriver, il convient « de conjuguer nos efforts pour découdre définitivement avec l’excision et ses nouvelles stratégies transfrontalières », préconise-t-il.
D’ores et déjà, le Gouvernement rassure de son engagement à éradiquer le fléau, à en croire le ministre. Dans la même perspective, il invite les victimes, les autorités locales, les leaders religieux, les chefs coutumiers et les chefs de famille à prendre des initiatives visant à mettre fin à cette pratique rétrograde. Aussi, insiste-t-il sur l’engagement de tous à soutenir les actions de prévention des MGF et à faire progresser l’égalité des sexes et les droits fondamentaux des filles et des femmes.
Communément appelées excision, les mutilations génitales féminines sont un ensemble d’interventions visant à enlever tout ou en extraire une partie de l’appareil génital de la fille et de la femme. Ces pratiques sur l’être excisé, souligne Lucien Kocou, puisent leur origine dans la sociologie, la culture et la croyance religieuse. Leurs conséquences sur la femme et la fille sont d’ordre psychique, psychologique, physique et physiologique, indique-t-il?

L’administration publique engloutit chaque année des montants faramineux dans la location d’immeubles, faute d’assez de bâtiments pour abriter des services publics. Pendant ce temps, pour on ne sait quel motif, les travaux de construction lancés par l’Etat marquent le pas au lieu d’avancer. Mais la situation ne saurait durer davantage, pourrait-on dire, au regard de la détermination du Gouvernement.
« Il serait en effet indiqué qu’à l’avenir, la construction des bâtiments publics soit financée dans le cadre de BOT, les loyers devant servir à acquérir les bâtiments construits pour renforcer le patrimoine de l’Etat » au lieu de payer les loyers à perte. Si le Gouvernement en est arrivé à cette conclusion révélée par le ministre d’Etat secrétaire général à la présidence de la République, Pascal Irénée Koupaki, mercredi 4 janvier dernier, c’est sans doute pour limiter les dégâts et faire retenir dans les caisses de l’Etat, les montants décaissés chaque année pour payer le loyer d’une partie de l’administration publique.
« L’Etat aujourd’hui loue beaucoup de bâtiments administratifs et le montant global des loyers est estimé à dix milliards de francs Cfa », avait lâché le ministre d’Etat dans ses explications. Il poursuit : « Si l'on trouve de nouveaux mécanismes, le patrimoine de l’Etat sera renforcé ». Ce que tente déjà le Gouvernement en instruisant le ministre du Cadre de vie et du Développement durable pour revoir la politique de financement direct par l’Etat de la construction des immeubles administratifs. A ce propos, le Partenariat public-privé (PPP) sur lequel mise fortement le président Patrice Talon pour mener à bien son programme d’actions sera fortement sollicité.
« On réalise que toutes les fois que l’Etat doit construire un bâtiment administratif, que cela ne se passe jamais bien. Le siège de l’Assemblée nationale est encore là. Il y a d’autres immeubles, d’autres centres de santé qui ne sont pas achevés », fait observer aussi le ministre d’Etat Pascal Irénée Koupaki qui en vient à la conclusion qu’il y a un mal quelque part. De ce constat, les constructions confiées à des privés connaissent un aboutissement heureux et accouchent, dans bien de cas, de joyaux alors que ceux conduits par l’Etat marquent le pas pour connaître à la fin l’abandon. Les exemples sont légion. Et le cas de la construction du siège de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication évoqué par le Conseil des ministres du 4 janvier dernier est patent. Fort heureusement, dans ce cas au moins, la mission d’expertise diligentée sur le chantier a pu noter « la bonne qualité des fondations de l’ouvrage », ce qui autorise donc à rechercher de nouveaux financements privés pour son achèvement.
L’état paie des loyers tous les mois à des privés pour abriter ses bureaux. Ces privés peuvent aussi construire et l’Etat paiera des loyers mais à la fin, l’Etat est propriétaire.
Une option bénéfique
Lorsque le bâtiment est construit, personne ne s’intéresse de savoir qui l’a financé puisque le bâtiment répondra aux normes prévues par l’administration publique dans un partenariat entre l’Etat et le secteur privé. Cela soulage les finances publiques et les ressources seront utilisées à d’autres fins », projette aussi Pascal Irénée Koupaki dans la même veine que la nouvelle dynamique du Gouvernement. Cette option, comme on le voit, semble bénéfique à tout point de vue. Primo, elle permettra d’en finir avec les nombreux cas de chantiers publics abandonnés dans le pays, Et Dieu sait qu’ils sont nombreux. L’exemple de la construction du siège du Parlement à l’entrée de la ville de Porto-Novo, « le musée de la corruption » comme l’appellent certains, est devenu aujourd’hui un exemple édifiant de cet état de chose. Secundo, cette politique voulue par la Rupture aura entre autres pour gain de mettre un terme à l’éparpillement des services de l’administration publique. Et si dans cette vision, il peut être envisagé la construction de tours ou de grands immeubles, la concentration du service public dans un même espace géographique sera chose effective. Et c’est l’usager qui va s’en frotter les mains, obligé qu’il sera de ne plus parcourir mille et un lieux avant de se voir satisfait?
Actualités 07 févr. 2017

Les secrétaires généraux des syndicats de l’enseignement maternel et primaire réunis au sein du Conseil sectoriel pour le dialogue social ont levé sans surprise la motion de grève déclenchée depuis le mardi 17 janvier dernier.
Ils ont invité leurs syndiqués à reprendre le chemin des classes ce lundi 6 février à 7 heures et à reprendre résolument les activités pédagogiques en attendant que de nouveaux mécanismes consensuels soient trouvés pour leur encadrement et leur suivi sur le terrain. C’était à l’issue d’une assemblée générale nationale tenue le vendredi 3 février dernier à l’école urbaine centre de Porto-Novo. Cette décision vient entériner la position de la base réunie en assemblées générales sur toute l’étendue du territoire national, le jeudi 2 février dernier, précise le communiqué rendu public à cet effet par les secrétaires généraux des syndicats en lutte. Ces derniers font foi aux engagements pris d’accord partie comme consignés dans le relevé des conclusions qui a sanctionné les négociations entre eux et le ministère des Enseignements maternel et primaire.
Les secrétaires généraux félicitent tous les éducateurs, éducatrices, enseignants et enseignantes de la maternelle et du primaire du secteur public « pour le respect du mot d’ordre de désobéissance et de l’observance de la motion de grève malgré toutes les manœuvres dilatoires ». Ils remercient le peuple béninois pour son soutien franc et constant. Les secrétaires généraux n’ont pas distribué que des lauriers. Il y a eu aussi des notes salées. Les responsables syndicaux entérinent l’exclusion pour « haute trahison » de quatre de leurs camarades qui les ont abandonnés en cours de chemin et se sont désolidarisés de la grève.
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Actualités 06 févr. 2017

Les sept centrales et confédérations syndicales ont répondu, ce jeudi 2 février, à l’appel du Gouvernement dans le cadre de la Commission nationale permanente de concertation et de négociations collectives Gouvernement/centrales et confédérations syndicales. Ce sont les revendications du secteur de la santé qui ont été examinées au cours de cette séance.
Après septembre 2016, les négociations gouvernement centrales et confédérations syndicales ont repris hier avec les revendications du secteur de la santé passées en revue. La rencontre a été présidée par Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’Etat chargé du Plan, assisté d’Adidjatou Mathys, de la Fonction publique et de Salimane Karimou et Lucien Kokou respectivement ministres des Enseignements maternel et primaire et secondaire, technique et de la formation professionnelle.
Au sortir de la séance, Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’Etat chargé du Plan, s’est dit satisfait de la convivialité qui l’a caractérisée. Par rapport au point dont les représentants du Gouvernement ont débattu avec les secrétaires généraux des confédérations syndicales, il a précisé qu’ils n’ont pu examiner que les revendications du secteur de la santé. Selon lui, ces doléances ont été actualisées au regard de ce qui s’est passé cette semaine. « Les réponses apportées par le Gouvernement ont été jugées satisfaisantes », a-t-il confié en reconnaissant qu’il y a néanmoins la question des médecins qui n’est pas encore réglée. En ce qui concerne le retard dans la tenue des assises, il a expliqué que cette situation est due aux « différents concours de circonstances ». Mieux, il a fait savoir que « le dialogue social est et demeure une préoccupation au Gouvernement et une vertu ».
Pour le compte des centrales et confédérations, Paul Essè Iko, de la Confédération des syndicats des travailleurs du Bénin (Cstb), a noté que les revendications datent de plus de cinq ans. Toutefois, il a reconnu que certaines d’entre elles ont connu «une satisfaction partielle» mais d'autres non. A l’en croire, le combat continue.
Pour sa part, Noël Chadaré, secrétaire général de la Confédération des organisations des syndicats autonomes du Bénin (Cosi-Bénin) qui intervient aussi au nom de l’Unstb, de la Csa-Bénin, de la Cgtb, Cspib, de la Csub, a déploré que la commission ne respecte pas la périodicité de ses réunions. Quant aux discussions proprement dites, il a aussi relevé que le Gouvernement n’a pas tenu compte de la version actualisée des revendications. A ce sujet, il a souligné que le ministre d’Etat a demandé que les nouvelles revendications soient intégrées. Au total, il s’agit de dix-sept points à actualiser pour qu’on puisse mesurer le niveau de satisfaction, a-t-il laissé entendre. « On n’est pas satisfait par rapport à ce qui est dit au niveau du secteur de la santé», a déclaré Noël Chadaré, en précisant qu’il y a des problèmes qui demeurent mais rien n’est fait pour les résoudre.
Les travaux suspendus seront repris jeudi prochain avec les questions de l’enseignement dont l’urgence et la sensibilité ont été soulevées par les responsables des centrales et confédérations. Le dossier des contractuels suspendus au niveau du ministère de l’Agriculture aussi tient à cœur aux confédérations syndicales pour la semaine prochaine, selon Noël Chadaré.

Le comité d’organisation du concours national d’écriture Plumes dorées a révélé, il y a quelques jours, les noms des cinq finalistes dudit concours pour la neuvième édition.
Ainsi, s’affronteront pour le sacre et la désignation de la meilleure plume dorée, Calmine Sèna Agbofoun avec « Péché de sang », Grégoire Codjo Gbèho avec « Lampe torche », Noutaï Charbel avec « Dansi, l'amour ambigu », Innocent Akpatchari Yarigo avec « Actes manqués » et enfin Akkilou Yaboubou avec « Inconstances ». La prochaine étape du processus devant conduire à la désignation du lauréat consistera en une résidence d'écriture qui aura lieu à Comé du 17 au 28 février prochain
Pour rappel, la huitième édition du concours national d’écriture « Plumes dorées », célébrant la nouvelle comme genre littéraire a livré son verdict le samedi 22 août 2016. Des dix œuvres en compétition, le sacre est revenu à Eve Natacha Fanou, auteur de la nouvelle « La tranchée »?
Josué F. MEHOUENOU

Le ministère du Cadre de vie et du Développement durable organise du 2 au 3 février à Cotonou un atelier national de lancement du projet d’évaluation initiale du mercure. L’objectif est d’identifier les défis spécifiques liés au mercure afin de mieux lutter contre ses effets néfastes en protégeant la santé humaine et l’environnement.
Le projet d’évaluation initiale du mercure est un vaste programme qui fait suite à la ratification par le Bénin le 7 novembre 2016 de la Convention de Minamata sur le mercure. Cet accord qui attire l’attention des conséquences lourdes du mercure sur la santé humaine et sur l’environnement. L’une des premières conséquences de ce produit est sa capacité à détruire tout ce qui est au niveau de l’organisme infantile. Il est donc neurotoxique. Le Gouvernement du Bénin a ratifié cette convention parce qu’il a pris conscience de l’impact du mercure sur les différents compartiments de l’environnement. L’atelier national de lancement du projet d’évaluation initiale du mercure qui s’est ouvert jeudi 2 février va permettre de lancer l’inventaire et faire le profil du mercure en identifiant les poches de concentration de mercure qui existent dans les compartiments afin de pouvoir éradiquer les conséquences de ce produit sur l’environnement.
La convention de Minamata sur le mercure vise justement à protéger la santé humaine et l’environnement contre les émissions et rejets anthropiques de mercure et de ses composés. Le Bénin se doit donc de faire face à ses obligations vis-à-vis de cette convention dont la principale est la finalisation des activités préalables à la gestion du mercure sur le plan national. Ceci va permettre, selon Sandra Gonou, coordonnatrice nationale dudit projet, de « favoriser une prise de décision stratégique et une hiérarchisation des futurs domaines d’intervention ».
Pendant les deux jours que durent les travaux, les participants vont pouvoir collecter les données et répartir clairement les rôles et responsabilités afin que toutes les parties prenantes contribuent efficacement à l’élaboration de l’inventaire et à la manipulation de données confidentielles.
Selon Martin Aïna, représentant du ministre de Cadre de vie, le mercure est présent dans toutes nos activités. C’est un produit dangereux qui se présente sous plusieurs formes. Il peut être à l’état solide, liquide ou encore à l’état gazeux. « C’est pour ça, dit-il, qu’il faut mettre en place une bonne stratégie de gestion du mercure pour éviter les mêmes problèmes que les gens connaissent ailleurs. » « Le Bénin a pris conscience des effets néfastes du mercure sur les populations et son environnement et a décidé de les protéger », ajoute Martin Aïna. Il y a urgence pour le Bénin de lutter contre les effets néfastes du mercure. Car selon Sandra Gonou, la situation de l’inventaire de mercure national au Bénin présente un état d’insuffisance d’informations aussi bien du côté des acteurs publics, de la société civile que ceux du secteur privé. Il faut donc la mobilisation de tous les acteurs. Le Bénin, à travers ce projet d’évaluation initiale du mercure, espère freiner l’élan de ce fléau dans les prochaines années ¦