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Nouvelles

Réformes politiques et institutionnelles: Le PRD réitère son soutien à Patrice Talon

Les militants du Parti du renouveau démocratique (PRD) ont présenté, à Porto-Novo, leurs souhaits de l’année 2017 à leur président Me Adrien Houngbédji. A l’occasion, ils ont réaffirmé leur engagement politique derrière le chef de l’Etat, Patrice Talon, pour l’aboutissement des réformes politiques et institutionnelles.

Le président Patrice Talon peut compter sur le soutien du Parti du renouveau démocratique. Fidèles à leurs déclarations le 22 mars 2016, soit deux jours après le second tour du scrutin présidentiel, Me Adrien Houngbédji et les siens sont revenus à la charge pour réaffirmer leur totale adhésion aux idéaux et à la vision du nouveau locataire du palais de la Marina, notamment pour la réforme du système partisan béninois. « De grands défis nous attendent. D’abord, cet engagement que nous avons pris pour accompagner les reformes politiques et institutionnelles annoncées par le chef de l'Etat. Ensuite, accompagner la gouvernance actuelle du pays tout en légiférant parce que nous sommes un parti qui a chevillé au corps, le sens des responsabilités », a souligné d’entrée, au nom des militants, Augustin Ahouanvoébla, président du groupe parlementaire PRD au Parlement. « Nous allons assumer nos responsabilités nouvelles qui conduisent le parti à regarder dans la nouvelle dynamique que pourraient nous imposer les reformes à venir; ces reformes pourraient engendrer des mutations profondes au sein des formations politiques; ces reformes pourraient nous amener  à prospecter d'autres horizons, conduire les partis vers de grands regroupements politiques avec à la clé, la réforme du système partisan », insiste-t-il à la suite du secrétaire général du parti, Wabi Fagbémi. C’est pourquoi il appelle les militants PRD qui ont tourné dos au parti pour une raison ou une autre à revenir à la maison. « L'heure est à la réconciliation, au renforcement de toutes nos structures horizontales et verticales, à la grande ouverture que vous ne cessez de prôner depuis peu, vers les militants qui nous ont abandonnés », poursuit Augustin Ahouanvoèbla. Il a invité les uns et les autres à faire preuve de conscience, de probité et de loyauté, chacun à son poste de responsabilité dans la nouvelle direction qui sera celle du parti bientôt. En réponse aux bons vœux pour 2017 de ses militants empreints de bilan et de perspectives, le président du PRD a laissé entendre que le soutien du parti au président Patrice Talon est sans faille. « Depuis l’avènement du président Patrice Talon, depuis que nous avons dit que nous le soutenons, nous l’avons fait sans faille. Nous l’avons fait avec détermination. Nos députés en sont témoins. Nos maires et conseillers en sont témoins. Nos structures à la base en sont témoins et nous allons continuer comme cela parce que nous sommes restés fidèles à nous-mêmes », souligne Me Adrien Houngbédji. Selon lui, la réforme du système partisan est une urgence. « Nous devons revoir les choses de telle sorte que nous ayons au Bénin, un nombre réduit de partis politiques. …Nous devons revoir les choses de telle sorte que l’Etat finance les activités des partis politiques et que si nous ne le faisons pas, la démocratie va mourir au Bénin », analyse le président du PRD. «Je suis persuadé que si nous restons dans cette direction, le PRD sera encore un parti plus grand dans les prochaines années », conclut Me Adrien Houngbédji?

Politique 16 janv. 2017


Sit-in de l’UMPB à la HAAC : Les professionnels des médias empêchés de manifester

Le sit-in projeté vendredi 13 janvier dernier au siège de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) s’est soldé par un fiasco. Les manifestants ont été accueillis, à chaud, par une horde de policiers bien armés, et prêts à dégainer.

La cour de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) devrait être bruyante dans la matinée du vendredi 13 janvier. C’est ce qu’avait prévu l’Union des professionnels des médias du Bénin (UPMB), instance faîtière des journalistes. Banderoles et vuvuzélas au point, les professionnels des médias étaient résolus à se faire entendre de l’autorité de régulation qui, de leur entendement, a outrepassé ses prérogatives en mettant des scellés aux portiques de plusieurs organes de presse et pour divers motifs. 

Mais à l’arrivée, rien ! Le sit-in a été noyé par un détachement d’éléments de la Compagnie républicaine de sécurité (CRS) qui ont matinalement pris possession des alentours du siège de l’institution avant l’arrivée même des manifestants. Les militaires chargés de la sécurité des lieux ont bloqué le portail. Un véhicule anti-émeute, trois pick-ups et des éléments lourdement armés, matraques, gaz lacrymogènes, casques de protection et autres dispositifs de répression à portée de main… C’est l’arsenal qui a accueilli les manifestants qui ont dû se ranger devant la direction générale de la Douane pour définir une alternative.
A 7 h 30, banderoles noires au front, les manifestants seront sommés par un groupe de trois policiers, Honoré Dessou en tête, de libérer la devanture de la direction générale de la Douane et des Droits indirects. Un espace public qui n’a pas à être illégalement occupé, lance-t-il sur un ton menaçant. Les couleurs de la confrontation venaient d’être annoncées. Entre temps, des responsables syndicaux, des défenseurs des droits humains et autres activistes de la liberté ont rallié le mouvement. Parmi eux, Anselme Amoussou, nouveau secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (CSA-Bénin).

Libérer l’espace public

Repliés du côté opposé de la voie, le président de l’UPMB et les siens n’ont pas eu le temps de bien se positionner, qu’une nouvelle sommation leur est faite. Cette fois-ci plus nombreux, très menaçants et prêts à bousculer, les résistants n’ont laissé aucune possibilité d’exploitation. « La voie publique n’est pas faite pour çà. Allez chez vous… libérez cet espace. Dégagez ! Je vous ai avertis », enjoint Honoré Dessou à la tête d’une dizaine d'éléments, dispositifs au point, prêts à agir. Ceinturés, les professionnels des médias ont, à reculons, vidé ce nouvel emplacement choisi sous la menace des policiers dépêchés sur les lieux. Menaces à peine voilées des hommes en bleu qui juraient faire mal à la moindre résistance. Fort heureusement, il n’y en aura pas. Le président de l’UPMB et les siens ont été empêchés de chanter, de siffler les vuvuzélas, de déployer la grande banderole au logo de l’Union avec l’inscription « Non à la fermeture des espaces de libertés. Non au chômage des journalistes au Bénin » et autres pancartes apprêtées pour la circonstance. De la devanture de la direction des Douanes et Droits indirects, les manifestants ont été «raccompagnés» par les flics jusqu’à la devanture de la direction générale de la Sonacop. Ils avaient entrepris de se séparer des manifestants avant de se raviser pour se remettre à nouveau à leurs trousses, les priant d’avancer à pas rapides et de disparaître de leur vue. Cette course-poursuite au cours de laquelle quelques incidents mineurs ont failli déclencher les hostilités, va connaître son point culminant au carrefour camp Ghézo, dernier tournant pour rejoindre la Bourse du Travail. Piqués par une vive colère, les policiers ont brusquement encerclés les manifestants, lacrymogènes au point, les menaçant de charger si le groupe ne s’éclatait pas en plusieurs sous-groupes pour prendre des directions distinctes. Finalement, les acteurs des médias et les autres rejoindront la Bourse du Travail après des sueurs froides.

Plus jamais ça !

Reconnu comme un espace de liberté par excellence, la Bourse du Travail verra enfin les passions se déchaîner. Animations, slogans hostiles, chants, danses… tout y était. Le président de l’UPMB, Franck Kpotchèmè qui, visiblement, avait perdu de sa verve depuis les injonctions policières au siège de la HAAC, va la retrouver pour « exprimer son indignation face au retard extraordinaire qu’accuse la HAAC à procéder à la réouverture des médias audiovisuels arbitrairement suspendus ». « Plus vous prétendez compresser la presse, plus l’explosion sera forte », souligne-t-il en paraphrasant Chateaubriand. « Plus jamais ça ! », scandent-ils alors pour expliquer que le sit-in visait à exiger « une réouverture sans délai et sans condition des organes victimes de l’excès de zèle d’un président de la HAAC qui doit être le seul à connaître les motivations réelles de sa décision ». Les manifestants recevront aussi surplace, le soutien de plusieurs responsables syndicaux. Anselme Amoussou de la CSA-Bénin, Noël Chadaré de la COSI-Bénin, Paul Essè Iko de la CSTB et autres leur ont promis qu’ils ne seront pas seuls dans ce combat pour la défense de la liberté d’expression et qu’au besoin, tous les travailleurs seront mis dans la rue à leurs côtés.

Actualités 16 janv. 2017


Loi de finances de l’Etat gestion 2017: L’OECCA-Bénin outille ses membres sur les nouvelles mesures fiscales

L’Ordre des experts comptables et comptables agréés du Bénin (OECCA-Bénin) aguerrit ses membres sur les nouvelles mesures fiscales contenues dans la loi de finances de l’Etat gestion 2017. En attendant la session de formation prévue pour le mardi 25 janvier prochain à l’hôtel Azalaï de la plage à Cotonou, il a organisé à l’intention de ses membres une session de formation sur la loi. C’était mercredi 11 janvier dernier à Cotonou.

Chaque année, l’Ordre des experts comptables et comptables agréés du Bénin (OECCA) organise une formation pour porter l’information aux entreprises et aussi aux cabinets membres de l’Ordre sur les mesures fiscales incorporées à la loi de finances de l’Etat gestion 2017. C’est pour sacrifier à cette tradition que l’ordre a organisé, mercredi 11 janvier dernier, une formation à l’intention des cabinets membres.
En effet, votée en décembre dernier, la loi de finances de l’Etat exercice 2017 comporte de nouvelles mesures fiscales. Pour le président de l’OECCA-Bénin, Cosme Goundété, il est important de savoir ce qui a été apporté comme nouveauté à la fiscalité des entreprises.
« Celui qui ne connaît pas la loi est condamné à la subir mais celui qui connaît la loi a l’opportunité de savoir ce qu’il faut saisir comme atouts et les risques à cerner de manière à les convertir en opportunités et en atouts pour l’entreprise », a déclaré le président de l’OECCA. Au cours de la formation du mercredi dernier, les cabinets membres de l’ordre ont partagé leurs expériences en matière d’application des mesures fiscales avant de prendre connaissance des nouvelles obligations qui sont les leurs et les dispositions à prendre pour les assumer pour éviter d’avoir à subir la loi.
Invité à cette séance de formation, le directeur général des Impôts et des Domaines, Nicolas Yénoussi, indique qu’en l’absence d’entreprises prospères, pas d’impôts. « Je le sais très bien et là-dessus, je ne suis plus qu’un vieux nègre », explique-t-il pour reprendre les termes de Meka dans Le Vieux nègre et la médaille de Ferdinand Oyono.

Epargner le contribuable béninois….

La loi de finances de l’Etat gestion 2017 comporte de nouvelles mesures fiscales créant des obligations à la charge des citoyens que des droits à leur profit. Il va de soi, selon Nicolas Yénoussi, que des partenaires privilégiés des entreprises comme les experts comptables et comptables agréés, soient tous au même diapason pour bien conseiller les dirigeants d’entreprises et les aider à présenter une comptabilité probante. Ainsi, l’accomplissement de la mission de la Direction générale des Impôts et des Domaines serait plus aisé à maints égards avec des entreprises républicaines, connaissant leurs droits et leurs devoirs, en un mot, averties, bien conseillées et bien éduquées.
Pour le directeur général des Impôts et des Domaines, comment un homme peut-il connaître les règles de la vie, ses droits et devoirs s’il n’y a personne pour les lui enseigner ? Il vivrait, selon lui, tel un ignare, un ignare calfeutré. « On me dira que l’ignorance n’est pas un vice, certes, je m’en doute », souligne Nicolas Yénoussi qui estime que sans être un vice, l’ignorance peut, cependant faire perdre tout, comme fortune, boulot, droits, voire la vie elle-même. C’est pour épargner le contribuable béninois de cette déchéance au plan fiscal que la formation du mercredi dernier a eu lieu.

Economie 16 janv. 2017


Déclaration de presse du ministre de la Santé: ''Pas d'épidémie de méningite à Malanville''

« Nous ne sommes en situation d’épidémie de méningite à méningocoques », a rassuré, ce jeudi 12 janvier, le ministre de la Santé, Alassane Séïdou, au sujet d’une supposée épidémie dans le Nord.

Plus de peur que de mal, pourrait-on dire à la suite de la déclaration faite, jeudi 12 janvier par le ministre de la Santé au sujet de la supposée épidémie de méningite qui sévirait dans la commune de Malanville. Selon ses propos, « Le Bénin n’est pas en situation d’épidémie ».

Les décès de quatre écoliers (deux filles et deux garçons) de la tranche d’âge de 8 à 10 ans en classes de CP, CE1 et CE2 issus de différentes familles résidant tous à Madécali centre, survenus les 8, 13, 17 décembre 2016 et le 5 janvier 2017 dernier ont donné lieu à diverses interprétations et même à une profonde inquiétude au sein des solutions. En effet, « Pour tous les enfants décédés, l’interrogatoire des parents a retrouvé une notion de maux de tête à début brutal sans notion de fièvre suivi de décès brutal le même jour en communauté », a expliqué le ministre de la Santé, Dr Alassane Séidou, lors de sa déclaration de presse à son cabinet. Les équipes de la zone sanitaire, précise-t-il, « ont procédé à des séances d’examen systématique des enfants et à ce jour, 22 enfants présentant des signes similaires à savoir maux de tête, fièvre ont été identifiés et mis en observation à l’hôpital de zone de Malanville pour prise en charge et suivi ».
Aussi, précise-t-il, que dans une démarche étiologique, on a procédé à des examens de laboratoire notamment l’examen bactériologique du liquide céphalo-rachidien à la recherche de méningocoque, germe responsable de la méningite épidémique. « Sur les prélèvements effectués, on a obtenu chez un seul enfant la présence de diplocoque gram positif. Les autres prélèvements sont négatifs », a indiqué le ministre de la Santé. Ces résultats, conclut-il, « excluent à l’étape actuelle une épidémie de méningite à méningocoque ». L’évolution du tableau clinique est favorable chez tous les enfants en observation actuellement à l’hôpital de zone de Malanville, a-t-il également souligné. In fine, retient le ministre Alassane Séïdou, « Nous ne sommes pas en situation d’épidémie de méningite à méningocoques ». Par ailleurs, des équipes conjointes du ministère de la Santé, de la direction départementale de la Santé des départements du Borgou et de l’Alibori et de la zone sanitaire Malanville sont actuellement sur le terrain pour poursuivre les investigations, a annoncé le ministre qui promet tenir informé de l’évolution de la situation.

Santé 13 janv. 2017


Contrôle de l’action gouvernementale à l’Assemblée nationale: L’agonie de la filière de véhicules d’occasion en débat

Comme tous les jeudis désormais, les députés ont écouté hier le Gouvernement dans le cadre de leur mission de contrôle de l’action gouvernementale. Quatre ministres dont Hervé Hêhomey en charge des Transports ont planché. Ce dernier a, quant à lui, donné des explications à la Représentation nationale par rapport à la chute de la filière des véhicules d’occasion au Bénin.

La filière des véhicules d’occasion est malade au Bénin. Elle est en dégringolade. Cette situation a préoccupé le député Dakpè Sossou qui a posé une question orale avec débat au Gouvernement pour amener celui-ci à éclairer la lanterne de l’Assemblée nationale par rapport au dossier notamment les causes de la chute. La réponse du Gouvernement a été fournie par le ministre chargé des Transports. Hervé Hêhomey est parti des statistiques de la filière depuis 2010 à 2016. Lesquelles révèlent que le nombre de véhicules mis à la consommation en 2010 est de 66 785 contre 360 223 de véhicules en transit à destination des pays de l’Hinterland c’est-à-dire le Niger, le Burkina Faso et le Mali ; et pour une large part vers le Nigeria, pays côtier. En 2011, les chiffres sont respectivement de 48 800 véhicules et 352 181 ; 70 534 et 334 488 en 2012 ; 63 147 et 343 890 en 2013 ; 92 810 et 353 146 en 2014 et 77 067 et 285 587 en 2015. Ces chiffres ont chuté de façon drastique en 2016 où ont été enregistrés 58 752 véhicules mis en consommation au Bénin et 103 412 en transit en direction des pays voisins. 

Analysant ces statistiques, le ministre Hervé Hêhomey a relevé que l’évolution des flux des véhicules a été plus ou moins constante avec un pic en 2014. En 2015, la filière a dégringolé représentant 20% du volume des transactions de l’année précédente. Cette chute représente 12 % de la moyenne annuelle par rapport à 2014. En 2016, la chute s’est aggravée et représente 75% du volume annuel en transaction. Ces statistiques sont révélatrices de ce que la filière traverse une véritable crise. Et les causes sont nombreuses et multiformes, a expliqué le ministre chargé des Transports. Hervé Hêhomey cite entre autres la grande corruption dans le secteur caractérisé par des contrats et des avenants sans cahiers de charges, le paiement parfois sans contrepartie en termes de prestation de contrat sans aucun lien direct avec l’activité proprement dite, les pratiques de rançonnement des clients sur les parcs de véhicules à l’occasion des formalités d’enlèvement, la sortie frauduleuse des véhicules sur la base de documents privant l’Etat de ses ressources. Un récent rapport d’audit commandité par le Gouvernement du président Patrice Talon a montré à suffisance ses grandes irrégularités et dysfonctionnements qui ont asphyxié la filière.

Autres explications

A ces causes, le ministre complète la dépréciation récente du coût du naira. Toutes choses qui compromettent, selon lui, l’avenir de la filière. Face à tous ces problèmes, le Gouvernement n’est pas resté les bras croisés, a insisté le ministre. Il a entrepris un certain nombre de réformes pour redresser tant soit peu la pente. Au nombre de ces réformes, Hervé Hêhomey cite la révision du barème des tarifs et des taxes relatives à l’enlèvement des véhicules en transit pour les rendre compétitifs par rapport aux autres ports, la prise en main de la sécurisation des corridors en renforçant les moyens matériels, la lutte contre le rançonnement et la corruption dans le secteur, la création d’un comité de suivi de la filière n’impliquant que les structures dont la présence est nécessaire à son bon fonctionnement. Ces explications du Gouvernement ont partiellement satisfait le député Dakpè Sossou, l’auteur de la question orale avec débat. Il souhaite voir le ministre aller plus loin en donnant les noms des personnes et personnalités qui ont contribué à mettre en agonie la filière. « Nous voudrions savoir ceux qui bénéficiaient de ces fonds tous les vendredis. Nous savons que ce n’est pas le Gouvernement actuel. Mais il faut qu’il nous fasse connaître la liste des personnes qui ont conduit la filière dans le gouffre », a martelé le député de la 18e circonscription électorale.
Son collègue Valentin Djénontin se veut plus concret. Il a recommandé la mise sur pied d’une commission d’enquête parlementaire pour fouiller la gestion de la filière depuis 2006 jusqu’en 2016. Ce qui permettra de ressortir les causes profondes de sa chute. En tout cas, pour Gildas Agonkan, la disparition de cette filière sera source de perte d’emplois pour des milliers de jeunes que consomme ce secteur. C’est pourquoi, les députés ont été unanimes pour inviter le Gouvernement à faire tout possible pour relever cette filière. Et la solution existe et n’est pas dans la mise en concession de cette filière, soutient l’honorable Marcellin Ahonoukoun. Il suffit pour le Gouvernement de sortir les privés et de responsabiliser les structures publiques telles que la Douane, le Trésor, et les Services de sécurité pour qu’ils fassent efficacement leur travail, propose le député et cadre de la Douane à la retraite.

Actualités 13 janv. 2017


Atelier de validation du Cadre national Ecoagris (CNE) Bénin: Renforcer le système d’information agricole

Les acteurs du monde agricole au Bénin ont tenu lundi 9 janvier dernier à Cotonou, un atelier de validation portant sur le renforcement du système d’information national et international sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans l’espace Cedeao.

L’atelier sur le renforcement du système d’information du Cadre national Ecoagris (CNE) vise à garantir non seulement l’appropriation dudit système mais aussi et surtout permettre son fonctionnement dans tous les pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) à travers le projet Ecoagris. Ce projet constitue une plate-forme mise en place par les différents acteurs et institutions partenaires du secteur agricole pour promouvoir la sécurité alimentaire dans les dix-sept pays membres de la communauté. 

Après la première phase pilote d’Ecoagris d’octobre 2010 à août 2013, financée par l’Union européenne et mise en œuvre par le programme de facilité Alimentaire UE-Fida-Cedeao, l’atelier du lundi dernier s’inscrivait dans le cadre du lancement de la deuxième phase pilote du projet (2015-2019) dite phase d’extension également financée par l’Union européenne. Les participants ont eu pour tâches spécifiques d’élaborer un aperçu du projet Ecoagris, de présenter les instances membres du comité national, de définir l’orientation générale de ses activités et un plan de travail.
Pour le président du CNE-Bénin, Irénée Bio Aboudou, le fonctionnement d’une structure aussi récente nécessite un appui pour sa mise en place effective et son fonctionnement, d’où l’intérêt de ces assises qui permettent aux uns et aux autres de réfléchir sur l’avenir du système.
La finalité d’Ecoagris est d’amener les décideurs à disposer et utiliser des données et des informations pour des analyses fiables. Lesquelles permettront, entre autres, la formulation et le suivi des politiques et stratégies de développement agricole et de mieux gérer les questions de sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest puis de promouvoir les échanges commerciaux de produits agro-alimentaires.

Actualités 11 janv. 2017


Troisième conseil sectoriel sur le dialogue social: Les enseignants indélicats du secondaire visés par des mesures

Les enseignants indélicats du secondaire qui s’adonnent au rançonnement de leurs apprenants sont désormais dans le collimateur de l’autorité de tutelle. Le conseil sectoriel sur le dialogue social du ministère de l’Enseignement secondaire, technique et de la Formation professionnelle tenu du 3 au 5 janvier dernier à Bohicon s’est, entre autres, penché sur cette question. Des instructions ont été données aux directeurs départements pour relever de leurs fonctions tout enseignant qui se serait rendu coupable de rançonnement sur ses apprenants et contre lequel des preuves seraient réunies.

En dehors de cette question, les assises se sont intéressées au reclassement des ACE, à la reconnaissance des diplômes, au retour en formation des ACE formés en 2012 au Brevet d’aptitude au professorat du secondaire (Bapes) en vue de l’obtention du Certificat d’aptitude au professorat du secondaire (Capes), aux statuts particuliers. Elles ont débattu aussi de la correction des arrêtés concernant les professeurs principaux, les animateurs d’établissement (AE), le redéploiement des nouveaux lauréats des concours, la définition des interlocuteurs entre le cabinet et les directeurs départementaux.
La fin des travaux a été sanctionnée par quelques recommandations. Il s’agit, entre autres, de réactiver et de renforcer la commission de reclassement, de mettre à sa disposition des moyens adéquats, de reconstituer la carrière des enseignants dont les diplômes (académique et professionnel) obtenus après le recensement n’ont pas été pris en compte. Les recommandations portent aussi sur la révision des arrêtés à polémique, l’accélération de la rédaction des avant-projets d’arrêtés d’application des statuts.
Diplômes de Licence et de Master au Bénin: Un examen national pour les obtenir désormais

A compter de cette année académique, l’obtention des diplômes de Licence et de Master au Bénin est désormais subordonnée à un examen national. Dès lors, il n’est plus question que les établissements privés d’enseignement supérieur délivrent ces diplômes à leurs étudiants. Mieux, l’Etat béninois ne cosignera plus ces diplômes avec ces établissements.
Selon le directeur général de l’enseignement supérieur, le professeur Jean-Baptiste Mensah, le critère principal pour passer cet examen national est l’obtention de l’attestation de Licence ou du Master délivrés par les établissements privés à leurs apprenants ayant rempli la condition du nombre de crédits. Cette mesure permet, selon lui, de garantir une formation de qualité aux étudiants. Le Bénin a besoin des ressources humaines bien formées qui pourront mettre leurs compétences au service de son développement.
A. A.

Education 11 janv. 2017


Organisation du concours de recrutement des enseignants: Adidjatou Mathys explique le déroulement du processus

Après la délibération, le 28 décembre 2016, des résultats du concours de recrutement des enseignants contractuels au profit des enseignements maternel, primaire et secondaire, le ministre du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales, Adidjatou Mathys, s’est prononcé devant la presse, lundi 9 janvier dernier, sur le déroulement du processus.

La grande majorité de la population se dit satisfaite du déroulement du premier concours organisé par le régime de la Rupture, se félicite Adidjatou Mathys, ministre du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales. A son avis, cette prouesse qui a consisté à organiser ce concours sans fraude ne tient pas d’un secret mais elle est le fruit d’une vision. Se référant à la récente annulation des concours, elle a relevé que les populations n’avaient plus confiance en l’administration en matière de concours. Ainsi, pour redorer le blason de l’administration, il s’avère nécessaire d’opérer des réformes conformément au programme d’actions du Gouvernement. 

Rappelant les différentes étapes du processus, elle a mentionné l’élaboration et la validation du manuel de procédures de gestion des concours de recrutement dans la fonction publique en août 2016, la mutualisation des expériences à travers la collaboration de la direction des Examens et Concours et la direction de l’Office du baccalauréat à toutes ces étapes, la mise en place d’une plate-forme informatique bien équipée. A l’en croire, toutes ces mesures ont été prises pour que l’organisation du concours de décembre 2016 se passe dans la transparence. « Nous sommes tous égaux devant la loi, les enfants sont égaux devant la loi. Il n’est pas question de privilégier les enfants de telle région ou de tel parent », a expliqué Adidjatou Mathys. Ainsi, a-t-elle poursuivi, en dehors des conditions d’éligibilité au concours, le critère qui a prévalu est le mérite. Abondant dans le même sens, Alphonse da Silva, directeur de l’Office du baccalauréat, n’a pu s’empêcher de souligner que c’est la première fois qu’il y a eu une telle collaboration. Mieux, il a précisé que ce sont les candidats les plus méritants qui sont déclarés admis et qu’ainsi, on a rompu avec « le système du quota qui n’a pas fait du bien au pays».
Alfred Kokou Nobimé, directeur du recrutement des agents de l’Etat, a souligné que l’informatisation a démarré depuis l’étape de l’inscription des candidats et s’est étendue sur tout le processus. Mettant l’accent sur la transparence qui a caractérisé l’organisation, il a assuré que les différentes étapes se sont déroulées sous anonymat. Mieux, a-t-il ajouté, les membres de jury ont agi de façon souveraine. « Il n’y a pas eu d’ingérence, ni d’influence », a-t-il juré ajoutant qu’ils ont procédé au contrôle des résultats en confrontant les relevés générés par le système informatique aux copies sous anonymat. Cette confrontation a permis de retenir les candidats admis toujours sous anonymat. Et pour connaître la liste réelle des candidats, il aura fallu introduire le code secret détenu par le directeur des recrutements des agents de l’Etat. Mais, après la sortie de cette liste, les jurys ont eu à nouveau à vérifier si celle-ci est conforme à ce qu’ils ont fait à leur niveau, a indiqué Alfred Kokou Nobimé. «  Ce sont les membres de jury qui ont apposé leurs signatures sur les listes affichées », a-t-il fait encore observer.

Eclairage sur les chiffres

Selon Alfred Kokou Nobimé, 3601 enseignants ont été prévus pour les enseignements maternel et primaire contre 3432 pour le secondaire. Mais à l’issue du processus, on n’a pu recruter que 3484 instituteurs pour l’enseignement maternel et primaire. Cela, a-t-il expliqué, est dû au fait que sur les 140 places ouvertes au niveau de la maternelle, sa direction n’a enregistré que 23 candidatures. Selon lui, il y a un gap de 117 à combler. Cette différence sera reportée sur le prochain concours de recrutement d’enseignants, a annoncé Adidjatou Mathys. Quant à l’effectif d’enseignants recrutés pour l’enseignement secondaire, technique et de la formation professionnelle, il est inférieur au besoin exprimé. Ainsi, au lieu des 3432, ils ne sont plus que 2710 enseignants du secondaire, technique et de la formation professionnelle. Cette situation s’explique par le critère du mérite. « Ce sont ceux qui ont mérité qui ont été déclarés admis », a-t-il soutenu. Pour lui, « Ce n’est pas parce que nous avons besoin de 3432 qu’il faut prendre tous ceux qui ont déposé leurs dossiers. Il y a des critères », a-t-il martelé. En dehors du facteur mérite, il y a également le fait que dans certains corps et spécialités, le nombre de candidats inscrits soit inférieur au nombre de places disponibles au concours. « Tout cela explique qu’au lieu des 7033 enseignants dont on a besoin, on n’ait recruté que 6194 », a conclu Alfred Kokou Nobimé.
La non-implication des partenaires sociaux a été expliquée par Adidjatou Mathys par le fait qu’ils doivent rester à l’écart pour mieux critiquer. « S’ils mettent la main à la pâte, ils ne peuvent plus rien dire », a-t-elle souligné, en nuançant qu’ils seront associés à l’occasion des examens et concours professionnels comme le prévoient les textes.
Après l’étape de la proclamation des résultats, on en est actuellement à la vérification des diplômes des admissibles pour sortir les détenteurs de faux titres.?

Education 11 janv. 2017


Célébration du vodoun, édition 2016; Athiémé fête dans l’unité, Lokossa en rangs dispersés

Des adeptes et dignitaires du culte vodoun du Mono et du Couffo n’étaient pas en marge de la célébration de ce 10 janvier. Pour le compte de cette édition 2017, quelques localités notamment Athiémé et Lokossa ont affiché un nouveau visage à l’occasion de la fête des religions traditionnelles.

Athiémé, 13h, ce mardi 10 janvier. Des adeptes de Mami, de Thron et d’autres chapelles du vodoun ont pris leur quartier de fête au pied du pont de franchissement du fleuve Mono. C’était sous l’égide d’un comité d’organisation présidé par Bessan Ahougnonsi qui aura réussi à faire échec aux élans de division des années précédentes. Contrairement à l’édition de 2016 par exemple, aucune autre manifestation publique n’était perceptible hier, dans la commune.

Dignitaires, vodounsis, autorités et une foule de curieux ont pris d’assaut la place commune. Une place très colorée et qui a vibré au rythme de zandro, des animations des Mamissi (adeptes de Mami), des démonstrations des adeptes de Thron Sofo d’Avédji puis des Zangbétos suivis des prestations des groupes folkloriques et des chants du fâ. Des prêtres du fâ n’ont pas manqué de faire des consultations en vue de scruter les présages de l’année en cours. Il ressort de leurs manœuvres, que l'année sera favorable et que les mânes des ancêtres bénissent l'unité retrouvée.
Et pour conjurer les mauvais sorts et apaiser les dieux, ils ont immolé un cabri blanc puis fait des libations. Tout ceci en communion avec leurs coreligionnaires de la préfecture du Bas-Mono (Togo) spécifiquement des cantons d’Afangna et d’Agomé-Glouzou. Leur chef de délégation, Hounkpè Dadessimè et hounnon Comlan Dadégnon, ancien directeur de cabinet du président de l'Assemblée nationale, ont salué, tour à tour, l’unité retrouvée au sein des dignitaires du vodoun à Athiémé. Pour Hounkpè Dadessimè, ça fait plaisir de voir toutes les chapelles célébrer ensemble vodoun, culte d'amour, à Athiémé. Cette unité retrouvée, plaide Comlan Dadégnon, doit s'accompagner de la restauration de la fonction protectrice de vodoun qui s’accommode mal de la surenchère.
« Vodoun n'est pas destiné à tuer et nous ne devons non plus laisser les politiciens nous diviser», a-t-il clamé.

Lokossa en rangs dispersés

Dans la cité des Kotafons aussi, la donne a changé mais dans le sens négatif. Beaucoup de dignitaires voire des arrondissements entiers ont refusé, contrairement à l’ambiance de 2016, de s’associer aux manifestations de la Place de l’indépendance. Une place censée être le lieu officiel au plan communal. Parmi les dissidents, il y a notamment Ouèdème-Adja et Houin. Deux arrondissements habitués à convoyer d’importants groupes d’adeptes au chef-lieu de la commune pour faire prévaloir l’esprit de discipline et d’union au sein des religions endogènes à Lokossa. En cause, selon quelques indiscrétions, la qualité de gestion des fonds dédiés aux éditions précédentes de la fête et surtout la difficulté à boucler, cette fois-ci, le budget des manifestations à travers des souscriptions propres.
Hier donc, les différentes chapelles de Ouèdème-Adja sont restées sur leur terre et ont célébré la fête à l’école primaire publique groupe A autour de Tossou Azonhoubo Bagnonsi, prêtre du vodoun Sakpata. Ceux de Houin, inscrits dans la même logique, ont choisi la forêt sacrée de leur localité pour faire des libations présidées par Sozèhouè Tchannoukin Koutougbo.
Toutefois, Koutougbo Missihou et ses groupes n’ont pas manqué d’égayer les populations ayant effectué le déplacement de la place de l’Indépendance dans la ville de Lokossa. En moins d'une heure d'horloge, toutes les étapes de la cérémonie ont été accomplies, signe d'une certaine morosité que Koutougbo Missihou a mis sur le compte de l'absence des subventions publiques.
Du côté du Couffo, le prêtre Gogoué Mèdjiko du vodoun Dan et un collège de dignitaires du département ont, eux-aussi, honoré les religions ancestrales. Selon quelques témoignages, ces dignitaires et adeptes ont surpassé leurs clivages en optant pour une célébration conjointe qui s’est déroulée sur la place publique d’Aplahoué, chef-lieu du Couffo?

Actualités 11 janv. 2017


22e édition de la fête des religions endogènes du Bénin : Sous le signe de la tolérance et de la patience dans l’Ouémé

Les adeptes du culte vodoun de l’Ouémé ont célébré le mardi 10 janvier sur leur site départemental de Malanhoui à Adjarra, la fête nationale des religions endogènes avec comme temps fort la consultation de l’oracle. Le signe « Losso » qui en a été révélé appellerait les populations de l’Ouémé à cultiver tout au long de l’année 2017 l’esprit de tolérance et de patience pour la consolidation de la paix dans le département.

La célébration de la 22e édition de la fête nationale des religions endogènes a drainé beaucoup de dignitaires et adeptes du culte vodoun de l’Ouémé. Les autorités politico-administratives départementales ne se sont pas fait aussi conter l’évènement. Il y avait entre autres le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, les maires d’Adjarra et de Porto-Novo ainsi que le député Augustin Ahouanvoèbla, représentant le président de l’Assemblée nationale. 

Pour le président de l’Association des dignitaires et adeptes des cultes traditionnels et endogènes de l’Ouémé, Bienvenu Agossou Assogba, l'oracle a insisté sur la grande richesse que constitue le vodoun qui n’est pas une émanation diabolique comme le pensent certaines personnes. Il est une puissance redoutable et mystérieuse qui a pour capacité d’intervenir à tout moment dans la société. Il aide à conjurer le mauvais sort. Comme toute religion, le vodoun prône la paix, la tolérance, l’amour du prochain et autres, souligne Bienvenu Agossou Assogba. Malgré l’entrée en Afrique d’autres religions importées, le vodoun de par son caractère polysémique a pu résister dans le temps à toutes les pressions jusqu’à retrouver ses lettres de noblesse en tant que culte ou religion, relève le président de l’Association des dignitaires et adeptes des cultes traditionnels et endogènes du Bénin. C’est ce qui a d’ailleurs valu son inscription comme patrimoine culturel mondial à l’Unesco. Bienvenu Agossou Assogba exhorte les dignitaires, prêtres, et responsables du culte vodoun à agir avec doigté pour la promotion de ce trésor hérité des ancêtres. Une exhortation partagée par le maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou et son collègue d’Adjarra, Michel Honga. Ils ont demandé aux filles et fils du Bénin à faire une union sacrée autour des valeurs de partage, de paix et de solidarité qu’enseignent les aïeux aux générations actuelles à travers cette célébration. « Nous devons sauvegarder à tout prix cette richesse du patrimoine ancestral, le valoriser et lui donner plus de visibilité dans la mesure où il contribue au développement du secteur touristique », a insisté le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy. Il salue la cohabitation pacifique qui a toujours régné jusqu’ici entre les dignitaires et des différentes divinités du département de l’Ouémé. Le clou de la cérémonie de lancement officiel des manifestations sera la consultation, comme tous les ans, de l’oracle pour voir sous quel signe sera l'année 2017 dans le département de l’Ouémé. La consultation a révélé le signe « Losso » qui recommande surtout, selon les prêtres du Fâ, la patience et la tolérance en toute circonstance. La cérémonie s’est achevée par une réjouissance populaire ponctuée de défilé des différentes divinités présentes parées de leurs plus beaux accoutrements?

Actualités 11 janv. 2017


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