La Nation Bénin...
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Les adeptes du culte vodoun de l’Ouémé ont célébré le mardi 10 janvier sur leur site départemental de Malanhoui à Adjarra, la fête nationale des religions endogènes avec comme temps fort la consultation de l’oracle. Le signe « Losso » qui en a été révélé appellerait les populations de l’Ouémé à cultiver tout au long de l’année 2017 l’esprit de tolérance et de patience pour la consolidation de la paix dans le département.
La célébration de la 22e édition de la fête nationale des religions endogènes a drainé beaucoup de dignitaires et adeptes du culte vodoun de l’Ouémé. Les autorités politico-administratives départementales ne se sont pas fait aussi conter l’évènement. Il y avait entre autres le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, les maires d’Adjarra et de Porto-Novo ainsi que le député Augustin Ahouanvoèbla, représentant le président de l’Assemblée nationale.
Pour le président de l’Association des dignitaires et adeptes des cultes traditionnels et endogènes de l’Ouémé, Bienvenu Agossou Assogba, l'oracle a insisté sur la grande richesse que constitue le vodoun qui n’est pas une émanation diabolique comme le pensent certaines personnes. Il est une puissance redoutable et mystérieuse qui a pour capacité d’intervenir à tout moment dans la société. Il aide à conjurer le mauvais sort. Comme toute religion, le vodoun prône la paix, la tolérance, l’amour du prochain et autres, souligne Bienvenu Agossou Assogba. Malgré l’entrée en Afrique d’autres religions importées, le vodoun de par son caractère polysémique a pu résister dans le temps à toutes les pressions jusqu’à retrouver ses lettres de noblesse en tant que culte ou religion, relève le président de l’Association des dignitaires et adeptes des cultes traditionnels et endogènes du Bénin. C’est ce qui a d’ailleurs valu son inscription comme patrimoine culturel mondial à l’Unesco. Bienvenu Agossou Assogba exhorte les dignitaires, prêtres, et responsables du culte vodoun à agir avec doigté pour la promotion de ce trésor hérité des ancêtres. Une exhortation partagée par le maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou et son collègue d’Adjarra, Michel Honga. Ils ont demandé aux filles et fils du Bénin à faire une union sacrée autour des valeurs de partage, de paix et de solidarité qu’enseignent les aïeux aux générations actuelles à travers cette célébration. « Nous devons sauvegarder à tout prix cette richesse du patrimoine ancestral, le valoriser et lui donner plus de visibilité dans la mesure où il contribue au développement du secteur touristique », a insisté le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy. Il salue la cohabitation pacifique qui a toujours régné jusqu’ici entre les dignitaires et des différentes divinités du département de l’Ouémé. Le clou de la cérémonie de lancement officiel des manifestations sera la consultation, comme tous les ans, de l’oracle pour voir sous quel signe sera l'année 2017 dans le département de l’Ouémé. La consultation a révélé le signe « Losso » qui recommande surtout, selon les prêtres du Fâ, la patience et la tolérance en toute circonstance. La cérémonie s’est achevée par une réjouissance populaire ponctuée de défilé des différentes divinités présentes parées de leurs plus beaux accoutrements?
Actualités 11 janv. 2017

Le processus de réconciliation et de réunification, après dix-neuf années de crise de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin (EPMB) avance à grands pas. C’est du moins le constat qui se dégage du synode général extraordinaire organisé du 5 au 7 janvier dernier à Porto-Novo, sous l’égide de l'Organe de transition et de gestion (OTG) en charge provisoirement des affaires de cette église.
L’œuvre du président de la République, Patrice Talon, qui a offert ses bons offices, le 3 juillet 2016, pour réconcilier les deux ailes de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin (EPMB) en crise depuis plus de dix ans, a été vraiment utile. Le processus de réconciliation et de réunification fait son petit bonhomme de chemin sous la direction de l'Organe de transition et de gestion (OTG). Lequel a d’ailleurs organisé du 5 au 7 janvier dernier, un synode général extraordinaire qui a réuni pasteurs et laïcs des deux ailes (synode/conférence).
Cette assemblée générale extraordinaire a été l’occasion pour l’OTG de faire une évaluation à mi-parcours de ses activités depuis sa mise en place il y a six mois. Le révérend pasteur Nicodème Alagbada, président de l’OTG, se dit très heureux du niveau d’exécution des activités. Tout ce qui a été prévu est réalisé, se réjouit-il. Il cite d’abord les tournées de sensibilisation des fidèles de l’église dans les régions et districts.
La rencontre a permis d’appréhender les tâches à abattre pour renforcer le processus de réconciliation et de réunification de l’église. Ce qui passe aussi par la modification du logo d’autonomie de l’église renforcé par la couleur verte et avec inscription en bas « Fondée en 1843 ». Ceci pour rappeler aux fidèles et au peuple béninois que l’EMPB est née d’une grande mission qui date 1843 plus précisément le 1er janvier 1843, a souligné le président de l’OTG. Aussi, le nouveau logo est-t-il composé de deux armoiries : la croix et la bible ouverte qui dégage la lumière et chasse les ténèbres. L’objectif de modification de l’ancien logo est de faire en sorte que celui-ci reflète la vision de l’EPMB depuis sa création à savoir : être la lumière du Bénin. L’autre activité à l’actif de l’OTG est l’habillement des pasteurs. Il a adopté de nouvelles étoles en lien avec la vision de l’église et les couleurs liturgiques en l’occurrence le vert, le rouge, le violet, le doré et le blanc. Le révérend pasteur Nicodème Alagbada et les autres membres de l’Organe de transition et de gestion se disent mobilisés pour conduire à bon port ce processus. Il a rappelé les autres activités qui restent à réaliser avant la fin du mandat de son comité prévu pour le 3 juillet prochain. C’est-à-dire juste après l’élection des nouveaux dirigeants de l’église. Ce synode général électif aura lieu du 24 juin au 2 juillet prochain avec comme thème: «Esprit saint viens, réconcilie ton église», annonce le président de l’OTG.
Le culte d’actions de grâce célébré à la paroisse Cité de grâces de Porto-Novo qui a clôturé les trois jours de travaux de ce synode général extraordinaire a été l’occasion pour pasteurs et fidèles de l’EPMB de prier Dieu afin qu’il continue de soutenir le processus de réconciliation et de réunification. Et que brille, brille encore la lumière qui est revenue depuis la médiation du chef de l’Etat pour qu’on ne parle plus jamais de division dans leur église. Le célébrant Nicolas Alagbada a invité les fidèles à continuer d’accompagner son organe par la prière pour la réussite de cette mission. Il a prié pour la consolidation de la paix au Bénin sans oublier aussi le Gouvernement et principalement le président Patrice Talon, l’artisan de cette « victoire de Dieu sur les démons de la division à l’EPMB ».

En ce début de l’année 2017, les Forces de défense, de sécurité et assimilés ont l’honneur de sacrifier à la tradition annuelle de présentation de vœux à vous-mêmes, à votre famille à votre gouvernement et à vos collaborateurs
Au-delà de son caractère protocolaire, cette cérémonie demeure un moment privilégié, voire exceptionnel où il vous est donné en votre qualité de chef suprême des Armées d’avoir un contact direct dans un cadre formel avec les représentants des personnels de toutes les catégories des forces de défense et de sécurité et assimilés, c’est également le moment pour vous de faire connaitre aux forces de défenses, des directives pour la nouvelle année.
Monsieur le président de la République
Avant de vous faire le bilan des activités menées au cours de l’année 2016 et de recevoir de votre bienveillante autorité, de nouvelles orientations pour 2017, je voudrais, au nom des personnels toutes catégories confondues de toutes les forces ici représentées et en mon nom propre vous formuler à vous-mêmes, à votre famille, à votre gouvernement ainsi qu’à tous ceux qui vous sont chers, nos vœux de bonne et heureuse année et de succès. Puisse le Tout Puissant, architecte de l’univers vous accorder la sagesse nécessaire à l’exercice de vos hautes fonctions. Qu’il vous donne surtout le santé et les conditions pour mener à bien votre mandat à la tête de notre cher pays.
Monsieur le président de la République, chef suprême des Armées,
l’analyse des grandes tendances géopolitiques actuelles et émergentes nous amène à redouter pour les années à venir des risques de déstabilisation de l’environnement sécuritaire international, régional, voire même national. Les défis sécuritaires classiques de la région de l’Afrique de l’ouest se sont complexifiés avec les nouvelles menaces auxquelles se trouve confrontée toute l’Afrique depuis quelques années. Il s’agit entre autres de la piraterie maritime, de la gestion des espaces frontaliers, de l’instabilité politique et des violences liées au terrorisme et aux extrémismes religieux. L’année 2016 a connu son lot d’évènement ayant eu des répercussions sur l’environnement sécuritaire international et régional. La situation au Moyen-Orient ponctuée par la crise syrienne, la conflictualité qui se développe dans le Sahel, notamment au Mali, les divers attentats revendiqués par des groupes terroristes, avec à leur tête l’organisation état islamique, la montée des extrémismes en Europe, la crise des migrants, la dégradation de la situation en République centrafricaine et en République démocratique du Congo, la crise post- électorale actuelle dans la République sœur de Gambie, la recrudescence de la criminalité et de trafic de tout genre, les menaces liées aux changements climatiques sont autant de sujets préoccupants qui interpellent les Forces de défense, de sécurité et assimilés et exigent d’elles un professionnalisme aigu.
Monsieur le président de la République,
Au cours de l’année 2016 les Forces de défense, de sécurité et assimilés ont mené des actions qui ont permis d’assurer la défense du territoire et la sécurité des personnes et des biens
Pour ce qui est de la défense du territoire, les efforts conjuguées des différentes composantes ont permis d’assurer notre souveraineté sur nos frontières terrestres et maritimes. L’insécurité dans les espaces maritimes de notre pays engendrée par les actes de piraterie maritime de pêches illégales et de trafics illicites a été jugulée par des actions des polices des mers effectuées par nos Forces navales.
Au plan de la sécurité intérieure, les Forces de défense et de sécurité ont eu à faire face à une recrudescence de la criminalité du grand banditisme. Les opérations menées par la Police et la Gendarmerie nationales avec l’appui des Forces de défense en l’occurrence, les opérations Mambas et Faubourg, ont permis de réduire considérablement ces fléaux en neutralisant certains auteurs de ces actes et de restaurer le climat de paix et de sécurité qui garantit la libre circulation des personnes et des biens.
Les Forces de défense, de sécurité et assimilés ont également entretenu un environnement propice au bon déroulement des élections présidentielles de 2016. Malgré les peurs, les intrigues et les intoxications politiciennes, les Forces sont restées neutres, républicaines et opérationnelles.
En ce qui concerne les opérations de soutien à la paix, notre présence sur les théâtres extérieurs contribue à honorer nos engagements internationaux. Ainsi plus de mille militaires, gendarmes et policiers ont été déployés en 2016, en République démocratique du Congo, en République centrafricaine, en Côte d’Ivoire, au Mali, à Haïti, au Libéria, au Soudan et au Tchad.
Dans le domaine de la gestion des ressources humaines, des efforts ont été faits pour améliorer le cadre de vie et de travail du personnel et renforcer ses capacités à travers des formations, stages et séminaires à l’endroit de toutes les catégories de personnel. En ce qui concerne le renforcement des capacités opérationnelles les Forces de défense et de sécurité ont organisé du 5 au 15 décembre 2016, une manœuvre inter-armée, et interministérielle dénommée MIS II. Cette manœuvre avait pour but d’entrainer les Forces à intervenir dans le cadre d’une attaque terroriste, d’évaluer la capacité opérationnelle des unités et de valider les dispositifs d’alerte et de secours aux populations...
...Monsieur le président de la République,
Outre les missions classiques de défense et de sécurité qui participent indirectement au développement socioéconomique du pays en créant un climat de sécurité propice au marché des affaires, des actions de développement ont été menées.
La direction générale des Douanes et Droits indirects, malgré la conjoncture économique internationale très difficile a contribué par ses actions, sur le terrain à renflouer les caisses de l’Etat. Les recettes douanières totales s’élèvent à deux cent quatre vingt seize milliards cent quatre-vingt-onze millions neuf cent quatre-vingt-quatre milles francs Cfa, soit un taux de réalisation de 84, 69% des prévisions.
La direction générale des Eaux, Foret et Chasse, quant à elle, poursuit ses efforts pour la gestion durable des ressources forestières et fauniques de notre pays. Les opérations de sécurisation des parcs Pendjari et W menées avec l’appui des Forces armées permettent de lutter contre les braconniers et de déguerpir les paysans installés illégalement.
Sur le plan de la protection civile, les Forces armées béninoises à travers le groupement national des sapeurs-pompiers ont lutté contre les incendies et les inondations et porté secours à plusieurs victimes.
La direction du service de Santé des Armées continue de déployer des efforts louables pour assurer le soutien sanitaire au personnel militaire et aux populations civiles.
Enfin, la direction centrale du Génie des Armée a apporté son savoir –faire dans la construction d’infrastructures et les travaux d’aménagement et d’assainissement de routes et pistes.
Monsieur le président de la République
Toutes ces actions se sont déroulées dans un environnement marqué par l’insuffisance et la vétusté des matériels et équipements, et ce , malgré les efforts louables, déjà consentis par votre gouvernement. Les Forces de défense, de sécurité et assimilés souffrent du manque de matériels de mobilité terrestre et de moyens d’intervention. Les Forces aériennes ne disposent pas de vecteurs pour l’exécution de leur mission. Ce qui engendre un niveau de capacité quasi nul pour cette composante qui relève d’une importance capitale dans le renforcement de la défense et de la sécurité de notre pays. Les appareils de transmission nécessaires et indispensables à la communication entre les unités et la coordination des actions dans le cadre opérationnel, font sérieusement défaut.
Monsieur le président de la République
Le spectre des menaces actuelles exigent de nos Forces de défense, de sécurité et assimilés, un professionnalisme qui ne peut être obtenu que par une réforme réaliste de l’outil de défense et de sécurité. Vous avez très bien perçu cette réalité et avez lancé dès votre prise de fonction les travaux devant mener à cette réforme. Ces travaux ont abouti à la rédaction des projets des textes qui soutiendront l’édification d’un outil de défense et de sécurité efficace et adapté.
Monsieur le président de la République
Malgré l’insuffisance des matériels adéquats de travail et le caractère de plus en plus inopérant de ceux existant, les personnels militaires et paramilitaires ont rempli avec courage, persévérance et dévouement les missions républicaines à eux confiées. Grâce à leur sens aigu de responsabilité, de disponibilité et de discipline, ces personnels ont sensiblement maitrisé la sécurité en imprimant une tendance à la baisse aux statistiques en matière de criminalité pour l’année 2016.
L’année 2017 qui commence constitue une année clé pour le renforcement de la sécurité et de la défense décrit dans le Programme d’actions du gouvernement (PAG 2016-2021). Aussi, des actions fortes devront être menées dès cette année pour accroitre la capacité opérationnelle des Forces de défense, de sécurité et assimilés. La mise en œuvre de ces réformes à travers l’adoption des textes de base élaborés en 2016 permettra la mise en place de nouvelles structures et amorcera l’édification d’un outil de défense et de sécurité professionnel efficace et adapté aux nouvelles menaces.
Etant donné que la lutte pour le développement passe également et inévitablement par l’engagement à relever les défis en matière de défense et de sécurité, je voudrais solliciter, une fois de plus, l’écoute soutenue et indéfectible de la Haute autorité aux doléances des Forces militaires et paramilitaires pour l’équipement en matériels de mobilité, terrestre, maritime et aérienne, en matériels spéciaux et d’intervention, en matériels de transmission et de communication modernes et performants et la construction d’infrastructures au profit de toutes les composantes.
Monsieur le président de la République
Les Forces de défense, de sécurité et assimilés consacreront l’année 20117, à la poursuite de l’accomplissement de la part qui est la leur dans l’œuvre de développement de la nation. Pour vous accompagner dans votre politique de réforme, elles ont ouvert plusieurs chantiers au nombre desquels, le renforcement des valeurs morales et fondamentales de discipline et de cohésion, le renforcement de la capacité opérationnelle des Forces, l’élaboration d’une instruction relative à la partition des Forces aux nombreuses tâches de développement.
Monsieur le président de la République
Qu’elles contribuent au rayonnement de notre pays sur des théâtres extérieurs, veillent à la sécurité et à la défense des populations, ou qu’elles apportent leurs pierres à l’édifice de développement et de la croissance économique, les Forces militaires et paramilitaires du Bénin sont résolument convaincues de l’importance de leur rôle à servir l’Etat et la Nation.
En vous renouvelant en cette circonstance solennelle notre détermination et notre disponibilité à continuer à servir le peuple béninois, nous nous tenons à votre disposition pour un nouvel engagement pour l’année 2017.
Monsieur le président de la République
Je voudrais, au nom des personnels des Forces militaires et paramilitaires, vous réitérer, à vous-même, à votre famille et à votre gouvernement ainsi qu’à tous ceux qui vous sont chers, les meilleurs vœux de bonne et heureuse année 2017. Puisse le Tout Puissant, dans sa grande miséricorde et dans son infini bonté, continue à faire rayonner la paix, l’unité et la concorde sur notre cher pays le Bénin.
Vive les Forces de défense de sécurité et assimilés
Vive la République et que Dieu bénisse le Bénin. Je vous remercie?
Les voeux du chef de l'Etat en réponse à ceux des corps constitutés
Monsieur le général de brigade, chef d’état- major général des Forces armées béninoises
Monsieur les officiers supérieurs, membres du haut commandement militaire
Monsieur le contrôleur général, directeur général de la Police nationale
Monsieur le colonel, directeur général des Eaux et Forêts et Chasses
Monsieur le colonel, directeur général adjoint des Douanes et Droits indirects
Mes premiers mots seront pour exprimer combien je suis sensible aux vœux que vous venez de m’adresser ainsi qu’à mon gouvernement et ma famille.
Je voudrais à mon tour vous formuler mes vœux de bonne année.
Je voudrais vous exprimer à chacun, à vos familles respectives, à vos personnels, mes vœux les meilleurs d’une année nouvelle pour nos Forces de défense, de sécurité et assimilés. Puisse le Ciel vous garantir la santé, le bonheur, la paix et le succès dans vos différentes et multiples occupations quotidiennes. Sans vous, il n’y a pas d’Etat, parce que vous en êtes le protecteur absolu. Ce sont vos missions qui incarnent le mieux la souveraineté d’un Etat et porte la lourde responsabilité de ses frontières, de sa défense contre les ennemis de l’intérieur et de l’extérieur. C’est de ce point de vue que je rejoins votre analyse générale par laquelle vous décryptez l’environnement mondial géopolitique actuel, par laquelle vous rappelez le chemin parcouru et bien entendu, par laquelle vous exposez les difficultés rencontrées au cours de l’année.
Monsieur le général de brigade, chef d’état- major général
J’apprécie à juste valeur les efforts que les Forces armées béninoises, la Police nationale, les Eaux, Forets et Chasses, ainsi que la Douane, ne cessent de déployer pour se rendre dignes de la confiance du peuple et de l’Etat. Elles accomplissent, tant bien que mal, les missions et les tâches que leur a assignées l’Etat malgré les difficultés de tous ordres. Je vous invite à poursuivre ces efforts afin d’incarner davantage les aspirations profondes de paix, de justice et de concorde pour garantir un environnement de quiétude indispensable à la construction d’un Etat de droit prospère. Je saisis cette opportunité pour vous inviter à compter sur mon entière disponibilité à mettre en œuvre au cours de cette nouvelle année les reformes pertinentes qui nous permettrons de relever les grands défis sécuritaires sur toute l’étendue du territoire national.
Mon général,Messieurs les officiers supérieurs
La relation armée et nation doit s’identifier par une implication accrue des Forces de défense, de sécurité et assimilés dans la sécurisation des personnes et des biens et dans les tâches de développement socio-économiques.
Je vous exhorte donc à poursuivre plus que par le passé cette œuvre de cohésion nationale facteur d’un développement harmonieux de notre jeune nation. Mon gouvernement est décidé à assurer la sécurité des personnes et leurs biens ; conditions sine qua non de développement et d’amélioration du bien-être des Béninois. A cet effet, je réitère mon engagement à mettre à la disposition des Forces des moyens indispensables à l’accomplissement de leur mission républicaine. Les efforts entamés dans ce sens vont se poursuivre et s’intensifier. Toutefois, en vous demandant de demeurer des Forces républicaines, je vous exhorte à combattre en votre sein, le laxisme, la mal gouvernance, les actes anti patriotiques qui sont incompatibles avec votre devoir. L’exemplarité, la discipline et le professionnalisme doivent rester les qualités fondamentales dont vous avez besoin dans vos missions respectives. Seules ces qualités peuvent asseoir votre légitimité aux yeux de nos concitoyens.
Je souhaite donc à ce début d’année que des réflexions soient engagées dans le sens d’une amélioration continue du processus de formation et d’encadrement de nos hommes en uniformes.
Je reste persuadé que vous êtes convaincus de l’importance de vos missions et de la confiance que la nation place en vous et que vous ne faillirez pas.
C'est sur cette note, note de confiance et d’exhortation que je vous réitère, à nouveau, à chacun de vous, à vos familles, à vos personnels, mes vœux de bonne et heureuse année 2017.
2017 sera votre année. Nous mettrons en place les reformes qui sont indispensables à notre ambition.
Bonne année!

Implanté depuis quelques mois dans la commune d’Abomey-Calavi, le centre culturel et de documentation allemande « Deutsch bei uns » a bénéficié il y a quelques jours d’un important lot d’ouvrages allemands offerts par l’association socioculturelle Arts vagabonds Rézo Afrik Bénin.
Il y a quelques mois, alors qu’il était en pleine installation dans un cadre encore provisoire, le centre culturel et de documentation allemande « Deutsch bei uns » a reçu la visite de Christel Gbaguidi, acteur culturel béninois vivant et travaillant en Allemagne. Celui-ci avait alors promis une contribution de l’association dont il est le premier responsable à savoir l’association socioculturelle « Arts vagabonds rézo Afrik Bénin ». Une promesse qu’il a honorée le 2 janvier dernier, de passage à Cotonou, à travers un important don d’ouvrages et de manuels en langue allemande au centre. Cette dotation prend en compte plusieurs domaines d’activités allant de la science à l’art, sans oublier quelques ouvrages spécifiques dont l’un des plus en vue est une publication sur Thomas Sankara. « Les autres peuples s’intéressent à nos héros et il est important que nous essayions aussi d’en faire autant », a laissé entendre le donateur. Ce geste, dira-t-il, n’est que le prélude à une longue collaboration entre ces deux structures dont les ambitions se rejoignent. Selon lui, le centre culturel et de documentation allemande « Deutsch bei uns » est un exemple patent de la jeunesse en action, engagée et déterminée et pour ce faire, il faille les accompagner. L’initiative de ce centre qui, au-delà de l’éducation fait également beaucoup dans l’art et la culture a été fortement saluée par lui. Ce qui l’a davantage fasciné, c’est qu’en peu de temps, l’espace a changé de visage. « J’étais ici il y a quelques semaines, mais je suis heureux de constater que beaucoup de choses ont changé », apprécie Christel Gbaguidi.
Le centre culturel et de documentation allemande « Deutsch bei uns » a vu le jour grâce à la volonté et surtout à l’apport de quelques jeunes Béninois. Il est situé juste derrière le campus universitaire d’Abomey-Calavi et se veut une institution au service du partenariat culturel entre l’Allemagne et le Bénin. Il offre prioritairement aux ressortissants des deux pays, des possibilités d’échanges culturels. Dans cette veine, l’apprentissage de la langue allemande s’impose comme un préalable à la partie béninoise et c’est là, l’une des priorités sur lesquelles travaille actuellement le centre.
Des appréciations qui ont laissé sans voix le premier responsable du centre Marc Bonou. Témoignant sa gratitude à l’association donatrice, il a soutenu que les efforts de son équipe et de lui-même seront constants. Composé de quelques ouvrages seulement au lancement de ses activités, l’institution peut actuellement se targuer d’avoir un important fonds documentaire qui réjouit ses visiteurs pour la plupart en quête d’informations et de connaissances en langue allemande, sur l’Allemagne?

Sale, mal occupée, encombrée, la ville de Cotonou et aussi les autres grandes villes du Bénin sont appelées à avoir un nouveau visage. Cela passe par des opérations de déguerpissement des espaces publics enclenchées par l’Etat depuis peu. Mais au-delà du dégagement, de vrais problèmes sans solutions pour l’heure subsistent et pourraient remettre à l’eau l’œuvre de salubrité engagée.
Les grandes villes du Bénin n’ont plus le même visage depuis quelques semaines. L’opération de libération des trottoirs et terre-pleins centraux des axes routiers enclenchée par le Gouvernement depuis quelques semaines est entrée dans sa phase active ces derniers jours. Les occupants des espaces concernés, du moins la plupart obtempèrent à la décision gouvernementale. Depuis hier, la phase répressive a démarré. Du coup, Cotonou (surtout) change d’attrait. Les abords des voies publiques jadis occupés par des petits commerces, des boutiques, bars, restaurants et autres installations ont disparu au profit de nombreux gravats et tas de ruines. L’opération de déguerpissement devenue réalité, va redonner à Cotonou les attributs d’une belle ville. Ambition légitime, fortement souhaitée et portée par le Gouvernement mais qui pose par la même occasion, de nombreux autres problèmes. Le premier, et sans doute l’un des plus importants, c’est l’avenir des déguerpis ou du moins le sort réservé à leur business.
Appelées à se reloger pour les unes, à changer d’activité pour les autres, les personnes sommées de dégager l’espace public illégalement occupé depuis des lustres n’ont pour le moment aucune alternative. Ni le Gouvernement, encore moins les municipalités qui les avaient autorisés (pour certains) à s’installer ne leur offre aucune solution de rechange. Dans ces conditions, prestataires de services, vendeurs de produits et bénéficiaires s’en retrouvent privés du jour au lendemain. Pour ces petits commerçants et autres revendeurs, l’opération en plus de faire disparaître leurs lieux de travail, les condamne à un chômage forcé dont les conséquences sur leur train de vie ne seront pas des moindres par ces temps d’austérité. Dans des quartiers comme Aïbatin, Fidjrossè, Mènontin et autres, la plupart des boutiques et autres bicoques ont été réduites en tas de briques, de ferrailles et de tôles. L’autre conséquence immédiate de l’opération, c’est que la restauration dans la ville de Cotonou devient un casse-tête. Il n’est, en effet, un secret pour personne, que les métiers et le commerce de bouche constituent des activités phares dans la cité économique du Bénin et marchent d’ailleurs fort bien. Mais les promoteurs de ces activités sont pour la plupart installés aux abords des voies et subissent ces jours-ci, les conséquences de la décision gouvernementale visant la libération des espaces publics. Double impact donc dans ce secteur qui n’est pas le seul visé.
Qu’adviendra-t-il après ?
La ville de Cotonou offre depuis quelques jours le physique d’un vaste chantier avec un peu partout, des démolitions. Mais si dans la foulée de l’opération déclenchée par le Gouvernement, les habitants de la ville s’accommodent de cette insalubrité, ils la voudraient surtout de courte durée. « Personne n’est contre l’opération. Le plus important, c’est que les débris ne trainent pas dans la ville », indique Karl Houndégni, venu superviser la démolition d’un bar au quartier Fidjrossè. Selon cet habitant, il devrait être envisagé des solutions alternatives pour que « Cotonou ait un nouveau visage » dans un délai optimal.
Pour rappel, cette vaste opération se déroule sur deux phases. La première prend en compte une première série de villes et centres urbains notamment Cotonou, Porto-Novo, Parakou, Abomey-Calavi, Ouidah, Bohicon, Abomey, Sèmè- Kpodji, et consistera à libérer effectivement tous les trottoirs et terre-pleins centraux des principaux axes routiers dans les villes concernées. La seconde phase portera sur le reste du domaine public (trottoirs et terre-pleins centraux des autres axes urbains, espaces publics entre trottoirs et alignements des propriétés de toutes les voies primaires et secondaires urbaines, tous espaces publics naturels). La crainte ici, c’est qu’une fois l’espace libéré, mais abandonné et sans solution à court terme, les occupants dégagés ou même de nouveaux trouvent des moyens détournés pour s’installer à nouveau, ce qui mettrait à mal l’ambition de départ, de même que l’embellissement souhaité.

Le déguerpissement forcé a démarré dans la matinée du mercredi 4 janvier sur la route Houéyiho-Fidjrossè. Plusieurs bulldozers ont transformé en ruines en l’espace de quelques heures les boutiques, ateliers et autres magasins situés aux abords de la route qui longe les rails dans le quartier Fidjrossè. Les cris de détresse régulièrement lancés par la foule n’y ont rien fait. Récit d’une journée mouvementée.
Dénis Kindjiho a été réveillé brutalement très tôt ce mercredi 4 janvier par sa femme qui l’informe que des équipes du ministère du Cadre de vie, de la préfecture et de la mairie sont déjà sur le terrain en train de casser son atelier de menuiserie où il a entreposé beaucoup de ses meubles et matériels. Il saute de son lit et sans avoir le temps de faire la toilette matinale, il se porte en urgence sur le terrain dans l’espoir de récupérer quelques objets. C’était trop tard. A son arrivée, une partie de son lieu de travail était déjà transformée en champ de ruine. Il regarde de très loin le bulldozer achever sa besogne sans pouvoir l’approcher. « Je n’ai pas pu retirer quelque chose sauf une seule table laissée au dehors que le préfet m’a permis de prendre. Je n’ai pas enlevé mes objets parce que je ne savais pas qu’ils allaient vraiment casser les boutiques », se lamente-t-il.
L’endroit où les engins lourds étaient en train de travailler, était bien encerclé par des dizaines de policiers, gendarmes, sapeurs pompiers et autres agents de sécurité. Cette horde de forces de l’ordre est dirigée par le préfet Modeste Toboula du Littoral. Ils ont bloqué la voie pour éviter que les curieux ne s’approchent de très près des engins en manœuvre. Plusieurs centaines de curieux sont massés le long de la route où se déroule l’opération de destruction. Quelques minutes après le passage des machines, des dizaines de curieux ont déjà investi les lieux. Hommes, femmes et enfants retournent les gravats, à la recherche de quelques objets qui pourraient être encore utiles. « Je ramasse les fers dans les décombres que je vais revendre plus tard, je n’ai pas de boutique ici mais comme ils ont tout gâté, on va profiter des petits objets », affirme Grégoire Hounsa, apprenti mécanicien. Sur ces ruines, des femmes et des enfants ramassent du sable pour remblayer leurs maisons. Ils sont chassés par les forces de l’ordre qui les obligent à fuir dans tous les sens, mais ils reviennent à la charge. Ils jouent à plusieurs reprises au jeu de cache-cache avec les hommes en uniformes qui sont décidés à tenir tout le monde en respect. « Je vous en prie : n’insistez pas ! Je risque de ne pas vous plaire », lance un agent de sécurité à Gisèle Attou qui vient chercher quelques objets dans les débris de son atelier qui vient d’être rasé. « Vous avez tout détruit et vous voulez nous empêcher encore de récupérer nos petits objets, vous travaillez vraiment pour nous ou bien vous travaillez pour vous-mêmes ? », demande-t-elle avec la peur de voir l’agent bondir sur elle. Celui-ci est déjà préoccupé par une autre situation. Celle d’un tuyau de canalisation de la Soneb qui a été rompu par la machine qui broyait tout sur son passage. En quelques minutes, une partie des décombres est inondée.
Affolement et désolation
Dès que le bulldozer fonce sur une nouvelle boutique, la foule réagit et scande le nom du préfet du Littoral pour l’encourager à continuer. Des propriétaires assistent impuissants à la destruction de leurs boutiques, magasins, ateliers et autres baraques construits illégalement sur le domaine public et qui n’ont pas été enlevés après l’expiration du délai accordé par le Gouvernement. Certains sont tristes, pleurent et appellent le président de la République au secours. « Ça, c’est du gaspillage, ils détruisent tout, même des choses qui ne dérangent pas les passagers. Le conducteur de l’engin est fou, il n’est même pas sensible à nos cris de détresse, on dirait qu’il s’est drogué avant de monter au volant », lance une propriétaire de boutique avec colère. A peine finit-elle de parler que la machine fonce dans sa direction pour continuer son travail. Elle court sur plusieurs mètres et crie. « Tu as rasé ma boutique, ça ne te suffit pas, tu me cherches aussi ? Si jamais… ». Elle n’aura pas le temps de terminer sa phrase, elle soulève la tête et aperçoit une demi-douzaine de policiers qui courent vers elle, non pas pour s’occuper d’elle, mais pour aller régulariser la circulation qui semble bloquée du fait du contournement imposé aux usagers par leur dispositif.
Non loin de là, à l’ombre d’un arbre, se trouvent assises cinq femmes dont la plus jeune porte au dos un bébé. Les ménagères discutent avec peine du sujet et sont toutes angoissées par le ravage qui se fait sous leurs yeux. Chacun dessine dans sa tête l’image qui va rester de sa devanture après le passage du client particulier de la journée qui les visitera incessamment. Ceci ne saurait tarder car l’engin est déjà à quelques mètres de la porte de leur voisine. L’ambiance est désagréable à vivre. Le ronronnement assourdissant des machines, le bruit des camions chargés de transporter les gravats et qui se relaient au ramassage, les cris de détresse des populations, rendent insoutenables la scène. Pourtant, les engins foncent et travaillent comme s’ils ont une seule journée pour terminer le déguerpissement.
A l’approche de ces machines, c’est l’affolement et la panique totale. Car personne ne sait vraiment à l’avance ce qui sera détruit et ce qui sera laissé. « Oh, j’ai eu trop peur pour la porte en vitre de ma boutique car l’engin ne fait pas attention aux objets environnants, mais il est passé sans dégât, je suis contente », se réjouit Elvire Dovonon, propriétaire d’une boutique à Aïbatin dont la façade a été détruite par la machine. Cependant, elle dit être contente de ce travail entrepris par le Gouvernement dont elle apprécie le bien-fondé. « Il faut que le Gouvernement achève le travail commencé, la route est bien dégagée, et on voit maintenant plus loin, ce travail va transformer la ville de Cotonou », estime-t-elle.
Une bonne initiative mais...
Yvonne Adékambi, sa voisine immédiate, salue également l’initiative et demande que l’Etat s’occupe du problème social que cette libération des espaces publics va engendrer. « Ceux qui ont été délogés de force et qui n’ont pas où aller, il faut que le Gouvernement leur trouve une solution, pour le reste, je suis d’accord qu’on libère les espaces illégalement occupés », explique-t-elle. C’est également le sentiment de Sébastien Agbota, ancien journaliste à ‘’La Nation’’ à la retraite. Selon lui, « Tout le monde aspire avoir une ville propre « c’est une question de discipline, ils ont été prévenus, il y a eu un battage, les propriétaires les plus disciplinés ont procédé eux-mêmes à leur destruction, ce sont les autres qui ne se sont pas exécutés qu’on est en train de casser aujourd’hui ». « C’est un problème social qui se pose, où doivent se mener désormais les activités commerçantes pour les gens délogés, il faudrait qu’on revoit ça avec eux mais dans la discipline toujours, l’intérêt général doit être le plus important », ajoute-t-il.
Une femme dont la véranda est en train d’être rasée, lance dans la foule : « On n’a plus droit à la véranda maintenant ? ». « On t’a laissé la maison et tu parles encore de la véranda alors que tu occupes illégalement le domaine public », lui répond un inconnu dans la foule. Au milieu de cette foule, des voix s’élèvent pour saluer le courage du gouvernement du président Patrice Talon.
Le préfet Modeste Toboula qui dirige en personne les équipes, a été sollicité à plusieurs reprises pour décanter certaines situations. C’est le cas à Aïbatin où le bulldozer s’apprêtait à raser une maison légalement installée, et il est intervenu pour jouer son rôle. La pelle de l’engin était déjà en l’air pour commencer la destruction. La foule remplie de curieux s’est mise à crier au secours. Le préfet rentre dans la maison et demande le propriétaire. « Cette maison par son aspect ne ressemble pas à une maison légalement construite, où est le propriétaire ?», lance l’autorité. Une jeune femme se présente et dit être la fille de la propriétaire décédée, il y a six mois. Le préfet demande les papiers de la maison. Antoinette Hessou, la fille de la propriétaire explique brièvement à l’autorité comment le domaine est devenu une propriété privée. Elle n’a pas encore fini son exposé quand un des collaborateurs de Modeste Toboula vient lui chuchoter à l’oreille que la maison a un titre foncier dont le numéro est inscrit sur un panneau placardé au mur à l’entrée de la maison. Le préfet réagit. « Ah bon ! Ils ont un titre foncier ». Il approche de l’inscription et lit « Adjignon Françoise épouse Hessou Aïbatin C/1659 titre foncier n°7634 ». Aussitôt, il calme ses ardeurs et lance aux enfants de la propriétaire « Je veux voir tous les papiers de la maison avec le titre foncier à la préfecture », dit-il avec un ton d’autorité. Il ordonne au conducteur du bulldozer d’abandonner d’abord cette maison et de continuer le travail ailleurs. Ce genre de scène a été répété tout le long du trajet. Après le passage des machines, de vastes espaces se sont dégagés et changent déjà l’aspect des quartiers parcourus. Les usagers saluent déjà la force de l’Etat central?

Au nombre des réformes dans l’enseignement supérieur sous la Rupture, figure la suppression du Brevet de technicien supérieur (BTS). Cette option répond aux exigences du système Licence-Master-Doctorat (LMD) dans lequel le Bénin s’est engagé depuis quelques années déjà.
Conformité aux exigences du système Licence-Master-Doctorat (LMD), les jours du Brevet de technicien supérieur (BTS) sont désormais comptés au Bénin. Ce diplôme obtenu deux ans après le baccalauréat va bientôt disparaître, a laissé entendre Marie-Odile Atanasso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, récemment sur une chaîne de télévision privée. « En principe, si nous sommes dans ce système LMD, le BTS doit disparaître. Les pays dans lesquels le LMD est en vigueur l’ont déjà supprimé », explique le ministre. Toutefois, poursuit-elle, il y aura un autre examen pour évaluer la qualité de l’enseignement dispensé dans les écoles et établissements d’enseignement supérieur.
Cette réforme annoncée du Gouvernement n’est pas appréciée des apprenants. Pour Gicasse Hessou, étudiant dans un établissement privé d’enseignement supérieur, cette décision du Nouveau départ n’arrange pas les enfants issus des milieux défavorisés. Car, explique-t-il, leurs parents n’ayant pas les moyens se contentent de les aider juste pour avoir le BTS et commencer à travailler. « Avec la suppression prochaine de ce diplôme, c’est comme si la porte de l’université est fermée aux enfants des pauvres », déplore Gicasse Hessou.
Analysant cette décision sous divers angles, Marius Dakpogan, un promoteur d’établissement privé d’enseignement supérieur et pionnier du BTS au Bénin, trouve d’abord qu’une telle décision ne saurait être prise sans consulter les promoteurs privés. Selon lui, avant 1997 où a eu lieu le premier BTS au Bénin, les apprenants allaient composer en Côte d’Ivoire. Cela faisait beaucoup dépenser les parents. Mais il reconnaît que le BTS a fait son temps et de plus en plus, ne promeut plus l’emploi des jeunes. « A quoi bon faire un BTS et ne plus trouver du travail ? », se demande Marius Dakpogan.
Sous l’angle des salaires à payer aux employés, la suppression du BTS va poser problème aux entreprises, estime-t-il. Car, ce n’est pas le salaire du BTS que percevra le titulaire d’une Licence, justifie-t-il. S’il comprend que l’on puisse se conformer aux principes du système LMD, il n’est tout de même pas d’accord pour une suppression de tous les BTS. A ce propos, Marius Dakpogan indique qu’il y a des BTS à supprimer et d’autres à sauvegarder. Parmi les BTS à conserver, il mentionne ceux en informatique et en électronique qui pourront permettre à leurs titulaires de s’installer à leur propre compte ou se faire recruter. « Il faudra qu’on évalue les BTS pour voir ceux qui sont vraiment porteurs d’emplois sûrs et abandonner les autres », suggère-t-il.
Si l’on supprime le BTS, des promoteurs qui ne font que ce diplôme seront obligés de mettre la clé sous le paillasson. « Il faudra examiner tous les contours de la question avant de s’engager », insiste Marius Dakpogan?

Les femmes du marché de Missèbo et autres ont toutes arboré le rouge ce lundi 2 janvier, comme elles l’avaient prévu à l’issue de leur assemblée générale tenue vendredi 30 décembre dernier. Elles protestent toujours contre la mesure de déguerpissement qui devrait commencer hier.
Se vêtir de rouge ce lundi 2 janvier, c’était le mot d’ordre donné par l’assemblée générale tenue vendredi 30 décembre dernier par le Comité national des revendeurs, vendeurs et artisans du Bénin pour la liberté et le pain (Conarab). Effectivement, la plupart des dames à Missèbo dont les boutiques ont été marquées comme érigées dans le domaine public, ont arboré le rouge. «Nous allons marquer la ligne rouge à ne pas franchir», avait déclaré Thérèse Waounwa, présidente du Conarab, lors de l’assemblée générale de vendredi dernier. Ce lundi, les dames et quelques hommes ont suivi le mot d’ordre. Nombre d’entre eux ont opté pour des t-shirts rouges attendant ainsi de pied ferme les autorités en charge de la casse des bâtiments sur le domaine public. A leur arrivée, les femmes du marché devraient se mettre à faire du tapage à l’aide des gongs et des sifflets comme convenu à la dernière réunion. De 7 h à 12 h au sein du marché Missèbo, ‘’la ligne rouge’’ a été tracée. Mais elle n’a pas été franchie par ceux pour qui elle a été tracée. Le mot d’ordre a été suivi, se réjouit Thérèse Waounwa. Aussi, ajoute-elle, les femmes des autres marchés ont également suivi le mouvement. Elle dit avoir reçu les informations grâce aux cellules du Conarab implantées dans les autres marchés. Thérèse Waounwa croit que cette action porte et portera ses fruits. Mais pour ne pas dormir sur leurs lauriers, les femmes du Conarab veulent aller plus loin. Elles ont prévu marcher jeudi prochain dans la ville de Cotonou. Même si le préfet a interdit toute marche durant cette période, Thérèse Waounwa entend avec ses camarades braver cette décision de l’autorité préfectorale qu’elle juge «liberticide». «D’autres actions suivront dans le temps », a-t-elle également annoncé. Les femmes du marché réclament leur relogement avant toute casse de leurs anciens commerces.
Actualités 03 janv. 2017

Jusque-là parent pauvre des travaux parlementaires, le contrôle de l’action gouvernementale est désormais une priorité des députés de la septième législature. Dix questions des députés au Gouvernement sont retenues pour être examinées lors des séances plénières des jeudis 5 et 12 janvier prochains, avant la clôture de la session budgétaire en cours.
La septième législature donne un contenu concret à sa promesse de consacrer les séances plénières des jeudis entièrement à l’examen des questions au Gouvernement. Cette promesse, faut-il le rappeler, fait suite au constat selon lequel le bilan du contrôle de l’action gouvernementale n’est pas reluisant sous cette législature. Le Parlement offre l’occasion au Gouvernement de clarifier dix questions de gouvernance posées par des députés. Ceci, comme convenu fin octobre 2016 peu avant le démarrage des travaux budgétaires ayant conduit après plus de six semaines au vote de la loi de finances gestion 2017, la mission constitutionnelle de contrôle de l’action gouvernementale dévolue à l’Assemblée nationale reprend en effet droit de cité. Deux séances plénières ont été programmées par le bureau et la conférence des présidents de l’Assemblée nationale pour permettre aux députés de s’y pencher.
La toute première séance plénière de l’année 2017 est programmée pour le jeudi 5 janvier prochain et consacrée à l’examen de cinq dossiers de questions orales ou écrites des députés adressées au gouvernement. Il s’agit des questions relatives en l’occurrence à la transhumance et ses corollaires en République du Bénin, la construction de la centrale à turbines à gaz de Maria Gléta n°1, le projet de construction du nouveau siège du Parlement, la chute de la filière de véhicules d’occasion au Bénin et la relance et la réhabilitation de la filière palmier à huile au Bénin.
La seconde séance est annoncée pour le jeudi 12 janvier prochain et sera consacrée à l’étude de cinq dossiers, lesquels concernent la location des groupes électrogènes posée par le député Dakpè Sossou, la délimitation des unités administratives du Bénin qui préoccupe le député Edmond Zinsou et onze autres, les conditions carcérales au Bénin, la gestion des logements sociaux et l’évaluation du projet de construction des logements sociaux et la non application des dispositions de l’article 28 de la loi n°2011-26 du 27 septembre portant prévention et répression des violences faites aux femmes. Les ministres sectoriels concernés auront à donner des clarifications à la Représentation nationale par rapport aux questions posées. Face à l’importance de certains de ces dossiers, ce ne sera pas du tout une partie de balade à certains ministres du Gouvernement attendus de pied ferme à l’Assemblée nationale.

La finale de la neuvième édition du Bénin top 10 a eu lieu, vendredi 30 décembre dernier au palais des congrès de Cotonou. Plusieurs artistes sortis premiers dans différentes catégories sont repartis avec des trophées et des chèques, à l’issue de la délibération du jury.
Bénin top 10 édition 2016 a connu son épilogue vendredi dernier avec une dizaine de trophées distribués. L’initiative qui émane de l’Office de Radiodiffusion et de Télévision du Bénin (ORTB) se veut une manière d’accompagner l’industrie de la musique béninoise. « L’ORTB s’honore depuis neuf ans à participer à la promotion de la musique béninoise », a laissé entendre Eric Abraham, secrétaire général de l’ORTB et président du comité d’organisation de cette neuvième édition de Bénin top 10. « C’est un devoir pour nous de soutenir Bénin top 10 qui vise à élever la musique béninoise», justifie Valère Kakaï Glèlè, parrain de l’événement.
La finale de Bénin top 10 s’est déroulée sous les regards curieux et enthousiastes d’artistes et de leurs fans. Les prix ont été décernés dans dix catégories mettant en compétition plusieurs artistes. Selon les explications du président du jury, Josué Fortuné Mehouénou, une quarantaine d’artistes ont été nominés pour cette finale après une présélection. Au terme d’une soirée riche en couleurs, la plus grande distinction de Bénin top 10 a été attribuée à Richard Flash, meilleur artiste de l’année. En plus de son trophée, il remporte la somme de 1000 000 F CFA. Pour avoir été l’arrangeur du titre qui lui a permis d’être meilleur artiste, Richard Flash a également reçu un trophée plus une enveloppe de 200 000 F CFA.
Pour son titre ‘’Annie’’, Nikanor est reparti avec le prix du meilleur artiste espoir de l’année. Il s’agit dans cette catégorie, des artistes qui ont une jeune carrière, qui n’ont pas encore un album mais qui ont pu se faire promouvoir au cours de l’année. Zeynab Habib s’est vu décernée le trophée des auditeurs en même temps que celui des téléspectateurs sur le même morceau ‘’I no go die’’. Dans ces deux catégories, le choix s’est fait à travers un match au cours de laquelle les auditeurs ou les téléspectateurs sont appelés à voter.
Pour la catégorie de l’artiste porteur du meilleur message, c’est-à-dire, le meilleur parolier, c’est Sèssimè qui l'emporte avec sa chanson intitulée «Paix et unité». Le trophée de la meilleure vidéo lui est également revenu grâce à sa chanson «Fana Fana». La scénarisation, la qualité, l’étalonnage de la vidéo ont été ici évalués. C’est à Marc Quenum qu’est revenu le prix du meilleur réalisateur.
Aline D a enlevé le trophée du meilleur artiste traditionnel. Elle est arrivée à se démarquer de la grande masse des artistes de la musique traditionnelle qui ne se portent toujours pas vers les médias.
L’artiste béninoise vivant en France, Pépé Oléka est sortie de la compétition avec le prix spécial du jury dont la cible est les artistes béninois vivant à l’étranger.
Il faut signaler qu’un chèque de 200 000 F CFA a accompagné chaque trophée. A l’issue des travaux, le jury a fait quelques observations et a formulé des suggestions à l’endroit du comité d’organisation pour une meilleure performance les prochaines éditions.