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Nouvelles

Pour des crimes économiques: 20 cadres des Impôts et de la Sbee devant la Criet
La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) démarre, dès lundi 16 décembre prochain, sa deuxième session criminelle pour le compte de l’année judiciaire 2019-2020. Sont inscrits au rôle, deux dossiers relatifs à des crimes à caractère économique reprochés à des cadres de l’administration béninoise officiant dans divers services relevant de la direction générale des Impôts (Dgi) et de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee). Le procureur spécial près la Criet, Gilbert Ulrich Togbonon, a fait une déclaration à la presse ce jeudi, au siège de la juridiction à Porto-Novo pour annoncer l’ouverture de cette session criminelle et les dossiers inscrits au rôle. Au total, 20 accusés vont défiler devant la cour tout au long de cette session dont 19 au titre du dossier de la Dgi. Le procureur spécial près la Criet a saisi l’occasion pour faire le point du nombre de dossiers examinés par la cour, statuant en matière criminelle, au cours de sa première année d’exercice. Les dossiers concernent, à en croire Gilbert Ulrich Togbonon, des faits d’escroquerie aggravée, de blanchiment de capitaux et de détournement de deniers publics, à l’issue desquels 11 personnes ont été condamnées pour des peines allant de cinq à quinze ans d’emprisonnement ferme et des condamnations à des amendes au profit du Trésor public pour un montant de 1, 030 502 milliard F Cfa. Le procureur spécial près la Criet invite les professionnels des médias et les animateurs des réseaux sociaux à un traitement objectif des informations en relation avec la législation en vigueur sur les infractions économiques, notamment le blanchiment de capitaux, la cybercriminalité, le terrorisme et autres pour «mieux assurer avec une rigueur intellectuelle irréprochable, leur activité d’information ». Gilbert Ulrich Togbonon en a appelé au civisme et à la discipline de tous afin de permettre la conduite des débats dans le calme et la sérénité tout au long de cette deuxième session criminelle. Il n’a pas donné d’autres précisions sur les deux dossiers inscrits au rôle. Mais certaines indiscrétions renseignent que le dossier de la Dgi programmé ne concerne pas l’affaire de présumée disparition de quatre milliards FCfa qui a éclaboussé en septembre dernier l’administration fiscale. Il a trait plutôt, précisent les mêmes sources, à l’affaire de présumé vol de chèques émis par des contribuables et dont le réseau a été démantelé en 2017 impliquant des agents de la direction générale des Impôts et du Domaine. Les 20 accusés pourront être fixés sur leur sort à l’issue de la session criminelle Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau Actualités 13 déc. 2019


9e journée de la Vitalor Ligue 1 de football: Les retrouvailles entre Réal Sports et Buffles pour le derby de Parakou
La Vitalor Ligue 1 de football du Bénin aborde sa 9e journée ce week-end. A cette occasion, le public sportif parakois va vivre une explication aux allures d’un derby entre deux des clubs de la ville, le Réal Sports et les Buffles FC. Le Réal Sports de Parakou, le club cher au président Tundé Yébadokpo, ne paraît pas sa jeunesse. Ses confrontations avec les Buffles FC du Borgou, son aîné, ont souvent donné lieu à des duels âprement disputés. C’est ce à quoi le public sportif espère assister une nouvelle fois, dimanche 15 décembre prochain, au stade omnisports de la ville. En effet, cette confrontation entre ces deux formations s’inscrit dans le cadre des matches de la 9e journée de la Vitalor Ligue 1 de football du Bénin. Promu en division d’élite cette saison, le Réal Sports semble y avoir trouvé ses repères. Il reste sur deux victoires de suite. La première, c’était face à la Jeunesse sportive de Pobè (1-0) à Parakou. Quant à la dernière, elle est également acquise sur le même score (1-0) devant la Jeunesse athlétique de Cotonou (Jac). C’était en déplacement à Cotonou, le week-end dernier, lors de la 8e journée. Que dire du champion en titre, l’équipe des Buffles Fc du Borgou, si ce n’est pas qu’il peine à retrouver sa vitesse de croisière. Pour le moment, les protégés du président Laurent Gnansounou n’enregistrent que des performances en dents de scie. En témoignent leurs deux dernières sorties au cours desquelles ils ont chaque fois été contraints au partage des points (1-1). Après huit journées de compétition, le Réal Sports et les Buffles ont chacun 12 points à leur compteur. Pour ne pas céder le pas dans le classement, chaque club aura pour objectif de remporter le match. Sports 13 déc. 2019


Poursuivi pour coups mortels: Le couple Léon Afangnon et Modukpè Boco condamné
Le Tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo, statuant en matière criminelle, ce lundi 9 décembre, condamne l’accusé Léon Afangnon à six ans d’emprisonnement ferme et son épouse, Modukpè Boco à cinq ans d’emprisonnement avec sursis. Le couple est poursuivi pour coups mortels, premier dossier inscrit au rôle de la première session criminelle au titre de l’année 2019 du Tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo. Les accusés du premier dossier de la session criminelle du tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo sont fixés sur leur sort. Reconnus coupables de coups mortels, Léon Afangnon et son épouse Modukpè Boco ont été respectivement condamnés à six ans d’emprisonnement ferme et cinq ans d’emprisonnement avec sursis. A la barre, lundi dernier, les accusés ont tous reconnu les faits. Première à déposer, Modukpè Boco, 26 ans, ménagère à Dangbo, a livré au tribunal sa version des faits mis à sa charge. Selon elle, c’est en légitime défense qu’elle a pris en chasse sa belle soeur qui a proféré contre elle des menaces dans le sens de la faire partir de son foyer et l’a blessée à la poitrine à l’aide d’un coupe-coupe. Mais elle a réussi à la rattraper quand elle est tombée. Elle a asséné un coup à Jeanne Afangnon Agossa à la fesse à l’aide du côté non tranchant du coupe-coupe qu’elle a ramassé par terre. Mais Modukpè Boco a tenté de faire croire que la victime n’est pas décédée des suites de son coup. Instruisant le dossier, le tribunal fait venir à la barre le sieur Léon Afangnon, conducteur de taxi-moto et cultivateur, âgé aujourd’hui de 33 ans. Celui-ci renseigne le juge qu’il était en train de faire la sieste au moment de la scène. Mais il a été alerté de la bagarre par sa maman Kounou Dolou, seul témoin hier à la barre. Au lieu de calmer la bagarre, Léon Afangnon a pris la vengeance de son épouse au détriment de sa grande-sœur. Il dit avoir pris le coupe-coupe chez sa conjointe pour en asséner un coup à sa sœur aînée au niveau de la tempe gauche. Coups mortifères Mais il ne savait pas que ce coup allait être fatal à la victime. A ce sujet, le président de céans, Florentin Gbodou, président du Tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo, a opposé à l’accusé que ce n’est pas le seul coup porté à Jeanne Afangnon Agossa. La preuve, plusieurs autres blessures ont été constatées par les médecins ayant examiné le corps de la victime. A cette préoccupation, l’accusé a persisté et signé, après quelques instants de silence, qu’il n’a porté qu’un seul coup à sa grande-sœur. Il a dit regretter aujourd’hui son acte. Pour mieux cerner les faits, le tribunal a fait venir ensuite à la barre le seul témoin des faits, dame Kounou Dolou, mère de l’accusé et de la victime âgée aujourd’hui d’hui de 63 ans. Mais son intervention n’a pas pour autant éclairé la lanterne du tribunal. Celle-ci a varié dans ses déclarations. Ce qui a obligé le tribunal à lui rafraichir la mémoire avec ses dépositions devant l’officier de police judiciaire et le magistrat instructeur. Elle demande au tribunal de considérer sa déclaration dans les temps voisins des faits. La mère de la victime ne se constitue pas partie civile et implore la clémence du tribunal. Dans ses réquisitions, le ministère public requiert la peine de sept ans d’emprisonnement ferme et cinq ans d’emprisonnement assorti de sursis contre respectivement Léon Afangnon et son épouse Modukpè Boco. Mais avant d’en arriver là, Camille Aristide Fadé démontre que l’infraction de coups mortels prévue et punie par l’article 509 alinéa 5 du Code de procédure pénale est constituée aux plans légal, matériel et intentionnel. Selon lui, il est établi sans fioritures, au regard des éléments du dossier et des débats à la barre, que la victime est décédée des suites des coups que lui ont assénés les deux accusés. Le ministère public en veut surtout pour preuve les conclusions du médecin légiste qui a fait l’autopsie du cadavre de feue Jeanne Afangnon Agossa. Ce qui a révélé que la victime est passée de vie à trépas des suites d’une hémorragie interne due à une décompensation vasculaire consécutive aux coups et blessures encaissés. Circonstances atténuantes Le ministère public a démontré le lien de causalité entre le caractère mortifère des coups reçus et la mort de la victime même si les accusés n’ont pas eu l’intention de la lui donner. Il rappelle que l’ancien Code pénal punit les coups mortels des peines de travaux forcés à perpétuité. Mais le nouveau Code pénal d’application plus douce punit cette infraction de 10 à 20 ans de réclusion criminelle. Dans le cas d’espèce, le ministère public a requis une peine plus souple à l’encontre des deux accusés à cause de certaines circonstances atténuantes qu’il relève dans le dossier, notamment les liens de famille entre les inculpés et la victime et les enquêtes de moralité favorables aux deux. Me Claude Marie Alapini qui défend les intérêts de Modukpè Boco a loué la lucidité du ministère public pour la logique et les recherches dans ses réquisitions. Mais il se dit insatisfait par rapport à la peine requise contre sa cliente. Pour lui, le procès-verbal de l’autopsie du corps et les autres documents sur lesquels le ministère public s’est appuyé ne valent rien. Ils ne reflètent pas la réalité des faits. Me Claude Marie Alapini a plaidé la relaxe pure et simple de sa cliente qui ne serait pénalement responsable de rien. Car, à l’en croire, les éléments du dossier et les faits concourent à une légitime défense tirée de la provocation de la victime qui a poignardé en première sa cliente. Mieux, la défense dénonce l’absence d’élément intentionnel à l’égard de Modukpè Boco pour conforter sa plaidoirie. Me Hugues Pognon assurant la défense de Léon Afangnon tente de battre en brèche les conclusions du médecin légiste qui établit une mort des suites d’une hémorragie interne par décompensation vasculaire consécutive aux coups et blessures encaissés par la victime. Selon l’avocat, aucune preuve n’atteste dans le dossier que Jeanne Afangnon Agossa est décédée des suites du coup de son jeune frère. Il en conclut alors à un doute qui doit profiter à son client. Me Hugues Pognon plaide, au principal, la relaxe pure et simple de son client et au subsidiaire, la relaxe au bénéfice du doute. Faits Les faits remontent à 2016. En effet, le 18 novembre 2016, aux environs de 12 h, à Hondji, dans l’arrondissement de Hozin, commune de Dangbo, une dispute a mis aux prises dame Modukpè Boco et sa belle-sœur Jeanne Afangnon Agossa, au cours de laquelle cette dernière a menacé d’œuvrer à la faire partir du domicile de son frère Léon Afangnon. En risposte, Modukpè Boco s’est jetée sur Jeanne qui la blessa à la poitrine à l’aide d’un couteau qu’elle avait en main, au moment des faits. A cause de cette blessure, Léon Afangnon encouragea son épouse à charcuter sa grand-soeur. C’est ainsi que dame Modukpè Boco ramassa le coupe-coupe qui lui avait été arraché par Marc Agossa puis a pris en chasse Jeanne Afangnon Agossa. Ensemble avec son époux Léon Afangnon, elle a administré plusieurs coups à dame Jeanne Afangnon Agossa. Celle-ci s’écroula et rendit l’âme des suites de ces blessures notamment à la tête, à la tempe gauche et au pied. Interpellés et inculpés pour coups mortels, ils ont tous reconnu les faits Composition du Tribunal Président : Florentin Gbodou Assesseurs : Sosthème Agbowaï Jacob Fidégnon, Justin Agassounon, Parfait Adoun Ministère Public : Camille Aristide Fadé Greffier : Me Véronique Kesso Société 11 déc. 2019


1re session criminelle du Tpi de Porto-Novo : 21 dossiers au rôle pour 31 accusés
La première session criminelle au titre de l’année judiciaire 2019-2020 du Tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo s’est ouverte, lundi 9 décembre dernier, et va se poursuivre jusqu’au 15 janvier 2020. Au total, 21 dossiers criminels seront jugés impliquant 31 accusés dont 22 en détention préventive. Il s’agit de trois dossiers d’assassinat ; quatre dossiers de coups mortels ; deux dossiers de meurtre ; sept dossiers de viol ; deux dossiers d’association de malfaiteurs connexes à des faits de vol qualifié ; deux dossiers de coups et blessures volontaires ayant entrainé une infirmité permanente et un dossier de faux et usage de faux en écriture publique. Avant le démarrage du procès criminel lundi dernier, le procureur de la République par intérim du Tribunal de première instance de première classe de Porto- Novo, Raymond Codjo Godemin a, animé un point de presse. Il a précisé l’ancrage juridique de la session criminelle du Tpi de Porto-Novo qui, à l’instar de celles des autres tribunaux du Bénin, s’inscrit dans la droite ligne des réformes majeures entreprises dans le secteur judiciaire permettant notamment aux tribunaux de connaitre des faits criminels. Une innovation dont il salue l’intérêt et la portée. Car, selon lui, ces réformes constituent une réponse aux lenteurs procédurales mais aussi rapprochent les justiciables de la justice et enfin instituent le double degré de juridiction pour les affaires criminelles, une garantie contre les erreurs éventuelles des juges du premier degré. Le procureur de la République intérimaire invite la population de Porto-Novo et environs à venir suivre les débats, car les audiences sont publiques, sauf décision contraire du tribunal. « Au-delà du caractère répressif de la justice pénale, elle a aussi un aspect préventif et donc pédagogique», observe Raymond Codjo Godemin. Thibaud C. NAGNONHOU Société 11 déc. 2019


Audience du président de l’Assemblée nationale: Louis Vlavonou reçoit l’association « Dialyse-vie »
Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, a reçu en audience à son cabinet ce mardi 10 décembre, plusieurs délégations dont celle de l’association « Dialyse-vie » conduite par son président Edmond Amoussou. La délégation a fait part au président de l'Assemblée nationale des difficultés et problèmes liés à la prise en charge de l’insuffisance rénale chronique. Elle a saisi l’occasion pour demander son appui auprès du président de la République, Patrice Talon, afin que les malades encore en attente puissent vraiment trouver satisfaction et bénéficier d’une prise en charge de la dialyse. « Sans la prise en charge, les gens meurent simplement et ce n'est pas une bonne chose. Nous souhaiterions que le président de l'Assemblée nationale puisse essayer de faire le plaidoyer avec nous auprès du chef de l'État pour que la dialyse soit mieux revue dans notre pays pour le bonheur des insuffisants rénaux chroniques », plaide Edmond Amoussou. Le président de l’association « Dialyse vie » garde l’espoir que la doléance de sa délégation a été bien enregistrée par le président Louis Vlavonou qui connaitrait bien cette maladie et serait très attristé face à la situation. « Dès qu'il nous a vus, on a lu dans son regard une grande tristesse. Il a partagé avec nous sa douleur et nous a rassurés de ce qu'il mettra tout en œuvre pour accompagner notre plaidoyer auprès du chef de l'État. Nous savons que les compétences de l'Assemblée nationale sont limitées en termes de prise en charge de pathologies chroniques surtout en ce qui concerne les prises de lois », souligne Edmond Amoussou. Le président de l’association « Dialyse-vie » souhaite que l'insuffisance rénale chronique fasse l'objet d'une loi pour permettre aux malades d'aller à la transplantation rénale. Car, poursuit-il, sans une loi,cette opération ne sera pas possible pour soulager les insuffisants rénaux chroniques par des donneurs apparentés. Edmond Amoussou félicite d’ores et déjà le président Louis Vlavonou qui a accepté d’accompagner l’association dans la mise en place de cette législation. Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau Société 11 déc. 2019


1er Symposium régional sur l’Intelligence artificielle: Le Bénin sera représenté
La ministre du Numérique et de la Digitalisation, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, est annoncée aux côtés de son homologue du Togo, Cina Lawson, ministre des Postes, de l’Economie numérique et des Innovations technologiques au symposium Aneho 2019 sur l’Intelligence artificielle (Ia), les 16 et 17 décembre prochains. Plusieurs cadres béninois sont également attendus à ces assises dont l’objectif est de donner l’opportunité aux participants d’échanger et de s’imprégner davantage des enjeux et opportunités de l’Ia en Afrique. Une forte délégation de cadres béninois est attendue, les 16 et 17 décembre prochains, au 1er Symposium régional sur l’Intelligence artificielle à Aneho au Togo. Selon le programme de l’Agence francophone pour l’Intelligence artificielle (Afria), la ministre du Numérique et de la Digitalisation, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, va faire une allocution lors de la cérémonie d’ouverture de ce rendez-vous régional. Aux côtés de son homologue Cina Lawson, ministre des Postes, de l’Economie numérique et des Innovations technologiques du Togo, elle va prendre part aux travaux de cette rencontre qui se tient autour du thème: «Pour une Intelligence artificielle éthique et inclusive au service du développement durable, de la paix et de la sécurité en Afrique de l’Ouest ». Deux panels seront animés lors de ce symposium régional par d’éminentes personnalités. Le premier autour de la problématique ‘’Quelles contributions de l’intelligence artificielle au développement de l’éducation, des sciences et de la culture en Afrique ?’’ sera conduit par Jean-Martin Jaspers, directeur du Centre des hautes études du ministère de l’Intérieur (Chemi) en France ; le professeur Germaine Kouméalo Anaté, députée à l’Assemblée nationale togolaise, le professeur Kossi Atchonouglo, directeur du Centre d’informatique et de calcul (Cic) de l’Université de Lomé et Dr Alain Capo-Chichi, président du Réseau des établissements privés de l’enseignement supérieur du Cames. Le second sur ‘’La paix, la sécurité, les droits et libertés publiques: opportunités et défis de l’intelligence artificielle’’ sera animé par le Colonel Guelpétchin Ouattara, directeur de l’Informatique et des Traces technologiques de Côte d’Ivoire et Pierre Dandjinou, vice-président Afrique de l’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers du Bénin, Arnaud Tessalonikos, avocat, président de l’Association francophone de prévention des risques numériques et Edgard Kpatindé, président du Cabinet Intelligence, Sécurité, Stratégies, Service (I3s) en France. Les travaux en ateliers vont, entre autres, se focaliser autour de quatre thématiques dont ‘’Intelligence artificielle, éducation, sciences et culture en Afrique’’, ‘’Intelligence artificielle, paix et sécurité en Afrique : opportunités et défis’’, ‘’Intelligence artificielle, agriculture, santé, développement durable et local et Intelligence artificielle, innovations, opportunités de partenariat, de création d’entreprises et d’emplois’’. L’intérêt de ce symposium, selon le site de l’Afria est de permettre aux États membres de l’Unesco, de l’Oif, de la Cedeao et de l’Uemoa, aux universitaires, à la jeunesse, aux start-up, aux milieux d’affaires, aux collectivités territoriales, aux associations et aux professionnels de tous les secteurs, dans toute leur diversité, de mieux répondre aux grands défis éthiques, scientifiques, écologiques, technologiques, économiques, juridiques et sociétaux des décennies à venir. Signalons qu’en marge de ces assises, il y aura la pose de la première pierre de l’Agence francophone pour l’intelligence artificielle (Afria) dirigée par le Béninois Eric Adja. Société 10 déc. 2019


Approche genre au sein des Forces armées: A la quête de stratégies pour son respect
Des forces armées qui intègrent l’approche genre et valorisent l’égalité des sexes. C’est le but de l’atelier sur l’Intégration des femmes et de la perspective des genres dans les forces armées (Ifpgfa) qui se tient à Ouidah, du 9 au 13 décembre prochain. L’initiative est portée et soutenue par le Canada dont l’ambassadeur au Bénin a effectué le déplacement à l’ouverture des travaux. Le Bénin possède une riche histoire en matière d’intégration des femmes dans les forces armées. Les célèbres amazones du royaume du Dahomey sont l’illustration parfaite de la capacité des femmes à jouer un rôle prépondérant dans tous les secteurs et à tous les niveaux hiérarchiques des forces armées. « La mise en place de cette unité d’élite démontre la vision avant-gardiste de nos ancêtres et il est de notre devoir de perpétuer cette vision en l’améliorant et en l’adaptant aux réalités actuelles », s’est engagé le Contre-amiral Patrick Jean-Baptiste Aho, chef d’état-major général des Forces armées béninoises, lundi 9 décembre à Ouidah à l’occasion de l’atelier sur l’Intégration des femmes et de la perspective des genres dans les Forces armées (Ifpgfa). L’évolution de l’environnement sécuritaire mondial exige une adaptation notamment en ce qui concerne la participation des femmes aux organisations militaires, a reconnu le chef d’état-major général à l’ouverture des travaux. « La prise en compte des sexo-spécificités et l’égalité des sexes sont devenues une obligation mondiale » et il est important de promouvoir au sein des forces, une culture inclusive et efficace sur le plan opérationnel, insiste-t-il. Cet atelier sur l’Ifpgfa témoigne de la vitalité des relations entre deux pays et du partenariat grandissant entre les Forces armées du Bénin et du Canada, salue-t-il. Bien plus encore, le Contre-amiral, Patrick Jean-Baptiste Aho, prêche dans le contexte sécuritaire actuel, un approfondissement des relations bilatérales en matière de défense et de sécurité afin de mieux faire face aux défis. Cet atelier rencontre qui réunit des participantes venues d’armées de plusieurs pays ne pouvait donc mieux tomber, analyse-t-il, non sans les inviter à se familiariser avec les théories du genre, le leadership et la diversité de l’équité et de l’égalité des sexes. L’intégration des femmes dans les Forces armées L’ambassadeur du Canada près le Bénin, Carol Vivian McQueen, lui revaudra cette marque de reconnaissance en mettant en lumière l’engagement soutenu des autorités béninoises aux côtés de leurs homologues canadiennes. Toutes choses qui auront été déterminantes pour la tenue de cet atelier dont les participants, en majorité des femmes, viennent des armées du Bénin, du Burkina Faso, du Mali, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Tunisie, du Maroc et du Canada. « Je suis comblée et fière de constater que le ministère de la Défense du Canada, par l’entremise de sa direction de l’Instruction et de la Coopération militaire, s’investit de façon régulière pour contribuer au renforcement des capacités des Forces armées d’Afrique en général », s’est aussi réjouie la diplomate canadienne. Mais, ce sont plutôt les objectifs de la rencontre qui la séduisent davantage. Cet atelier se veut une occasion pour discuter de l’intégration des femmes dans les Forces armées, des engagements internationaux envers les femmes, et de l’importance du leadership dans une culture militaire inclusive et efficace sur le plan opérationnel, a-t-elle souligné. Son constat, c’est que la participation des femmes dans toutes les armées reste faible (malgré des disparités par région). Mais il n’y a pas que dans les armées que la problématique de la représentation de la femme se pose, reconnait-elle. Bien que dans le contexte actuel, il soit remarqué une participation plus croissante des femmes dans les organisations militaires, beaucoup reste encore à faire pour relever ce défi, fait savoir Carol Vivian McQueen. Pour elle, « l’inclusion doit être la nouvelle donne pour faire de l’espace à la femme et l’égalité des genres ». Aussi, faudra-t-il qu’individuellement, tout le monde soit convaincu que « les êtres humains ont les mêmes capacités et que leurs aspirations et besoins doivent être tous pris en compte ». Son souhait à partir de cette rencontre est qu’il soit mis en place des stratégies et des approches en faveur de l’égalité pour tous. Carol Vivian McQueen soutient que le monde entier a besoin d’organisations militaires qui s’engagent pour un monde plus efficace, plus juste, dans le respect de l’égalité des genres et des droits de la personne qui sous-tendent cette égalité. « Le Canada est fier de susciter la discussion et de renforcer les capacités des Forces armées de la région et d’Afrique », conclura-t-elle. Actualités 10 déc. 2019


15e Tour cycliste international de Madagascar: Le vélo béninois sera présent
Le Bénin va participer au 15e Tour cycliste international de Madagascar du 6 au 15 décembre prochain. Cinq coureurs vont défendre les couleurs nationales à cette randonnée cycliste dont le coup d’envoi sera donné à Mahajanga le 8 décembre prochain. Cinq cyclistes béninois vont prendre part du 6 au 15 décembre prochain au 15e Tour cycliste international de Madagascar. Il s’agit de Romuald Soudji, Idiwane Ahouandjinou, Emmanuel Sagbo, Rémi Sowou et Idrissou Abdoul Bashiki. Selon le président de la Fédération béninoise de Cyclisme, Romuald Hazoumè, la participation du Bénin à cette compétition va boucler le programme de l’année 2019 de la fédération. Après avoir représenté le vélo béninois à différentes randonnées au plan international, les coureurs vont tenter de finir l’année en beauté. La délégation béninoise en route pour cette compétition est conduite par Papoen Osho, l’entraîneur national accompagné du mécanicien Eugène Hansinon. Selon le journal Midi-Madagasikara, cinq pays étrangers ont répondu à l’invitation des organisateurs de ce tour international. Il s’agit de La Réunion, de la France, de Djibouti, du Bénin et de la Belgique. Madagascar, la Grande Ile sera représentée par deux équipes de six coureurs avec deux remplaçants qui ont brillé lors du dernier championnat de Madagascar. Les participants vont parcourir une distance de 1978 km, allant de Mahajanga à Anosy en passant par Ambondromamy, Maevatanàna, Antsapanana, Moramanga, Ampitatafika et Analavory. Afin de relever le niveau technique des coureurs, la compétition va se dérouler en sept étapes. Selon le président de la Fédération malgache de Cyclisme, Jean Claude Relaha, « l’objectif de cette randonnée est de valoriser et de rehausser le niveau du cyclisme à Madagascar qui a déjà une envergure internationale ». Organisateur principal, Francis Ducreux, quant à lui, espère que ce tour verra l’éclosion de nouveaux champions. « Le tour de Madagascar est un vecteur d’intégration que nous partagerons ensemble avec les pays invités et les suiveurs dans cette grande fête du vélo », a-t-il fait savoir au Midi-Madagasikara. Sports 06 déc. 2019


2e journée de la Coupe de la Caf: Esae Fc reçoit Dc Motema Pembe dimanche prochain
Esae Football club du Bénin reçoit, dimanche 8 décembre prochain, au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo, le Daring club Motema Pembe de la République démocratique du Congo dans un match comptant pour la 2e journée des matchs de la poule B de la Coupe de la Confédération africaine de Football. Battus (3-0) lors de la première journée par la Rs Berkane, Alfred Linkpon et ses coéquipiers devront remporter ce match à domicile pour se relancer dans la compétition. Battus par la Renaissance sportive Berkane du Maroc (3-0) lors de la première journée des matchs du groupe B de la Coupe de la Confédération africaine de Football, Esae Football club joue, ce dimanche 8 décembre, le Daring club Motema Pembe de la République démocratique du Congo, au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo. Les poulains de Richard Bio auront à cœur de se relancer dans la compétition. Au regard des enjeux, ils ont démarré les préparatifs de cette rencontre depuis mercredi dernier au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo. Les séances d’entrainements se sont déroulées dans les conditions du match. Sous le regard du directeur sportif du club Quentin Didavi, les joueurs se sont entraînés entre 13 h 30 min et 15 h 30 pendant trois jours. L’entraîneur Richard Bio a travaillé sur le pressing, le jeu collectif et la précision devant les buts. Leader provisoire de la Vitalor Ligue 1 avec 13 points en 7 sorties, Esae dispose d’atouts nécessaires pour gagner ce match sur ses installations. Pour y parvenir, les Béninois devront déjouer le plan des Congolais contraints au nul le week-end dernier par les Zambiens de Zanaco Football club lors de la première journée. Douze fois champion de la République démocratique du Congo et treize fois vainqueur de la Coupe de ce pays, Dc Motema Pembe ne fera pas le déplacement de Cotonou en victime expiatoire. Avec des joueurs comme Peter Kolawole et William Likuta Luezi respectivement buteur et passeur lors de la première journée, ce club congolais fera parler son expérience. Auteurs de 19 tirs dont 5 cadrés et 402 passes face aux champions zambiens, les joueurs du Daring club partent favoris dans cette rencontre quand bien même Esae est difficile à manœuvrer. Avec un seul point au compteur dans cette poule B, Dc Motema Pembe a également besoin d’une victoire pour jouer les premiers rôles aux côtés de Rs Berkane, 3 points et Zanaco, 1 point après la première journée. Seul club à n’avoir marqué aucun point lors de la première journée, Esae Football club doit faire preuve d’efficacité sur ses installations au cours de cette rencontre qui sera officiée par un trio arbitral égyptien. Le directeur de la partie est Ibrahim Nour El Din, juge central. Il sera assisté d’Ahmed Tawfik Teleb Ali et Hany Abdelfattah Mahmoud Elsnadidy. Le quatrième arbitre est Ahmed Elghandour tandis que le Burkinabé David Koudougou Yaméogo est désigné comme commissaire au match. L’inspecteur des arbitres est le Sierra-léonais Sanusie Rashid alors que Yoland Mavouroulou est le coordonnateur général. Sports 06 déc. 2019


Leadership des femmes et jeunes au Bénin: La Charte d’équité pour un sursaut politique
Signature ce jeudi 5 décembre à Cotonou de la Charte d’équité hommes/femmes en politique au Bénin. Elle s’inscrit dans le cadre du «Renforcement du leadership politique des femmes et des jeunes au Bénin». Un pas historique vient d’être franchi en faveur de la participation des femmes à la vie politique au Bénin. Il s’agit de la signature, ce jeudi, par les partis politiques de la Charte d’équité hommes/femmes en politique au Bénin. « Cette charte est un gage de création des conditions nécessaires à la mise en place des réformes politiques qui répondent aux objectifs et aux aspirations du peuple, notamment des femmes », explique le représentant résident par intérim du Pnud, Ginette Mondongou Camara. Elle y trouve un levier puissant en faveur de la promotion de la femme : « Cet engagement est un pas crucial vers le renforcement de capacités et le leadership des femmes pour une gestion efficace des partis politiques et une bonne gouvernance démocratique au Bénin ». Le déficit démocratique de genre demeure un grand challenge au Bénin. Le tableau que peint la présidente de Social Watch-Bénin, Blanche Sonon, de la représentativité des femmes en politique n’est pas reluissant: « Malgré les grandes mutations politiques induites par le Renouveau démocratique de 1990, qui ont contribué à la floraison des partis politiques, de la Société civile et la mise en place de la décentralisation à partir de 2003, la participation des femmes à la vie politique demeure un défi au Bénin ». Si ce n’est pas leur faible participation aux élections politiques nationales, c’est encore l’environnement politique et social peu favorable à leur accès aux postes électifs ou nominatifs. « Au regard des données disponibles au Bénin sur la participation des femmes aux instances de prise de décision, nous devons agir avec les diligences nécessaires afin que toutes les parties prenantes prennent part à l’action en vue de relever ce défi », souligne le représentant résident du Pnud. D’où la présente charte d’équité hommes-femmes en politique au Bénin qui promeut la démocratie inclusive et qui vise à accompagner les Objectifs de développement durable. Elle permettra de corriger certaines disparités du genre et d’anticiper sur les prochains défis dans la perspective des élections. « Dans la perspective des élections communales et locales en 2020, il apparaît nécessaire de développer des stratégies et actions pouvant réduire l’inégalité observée au sein des partis et blocs politiques afin de donner les mêmes chances aux hommes et aux femmes », soutient Blanche Sonon. Elle poursuit : « La signature de la Charte d’équité Hommes/femmes élaborée bien avant la dernière réforme constitutionnelle est un évènement de grande importance en ce sens qu’elle consacre un engagement des responsables des formations politiques à contribuer à la promotion d’un environnement favorable à l’équité entre les femmes et les hommes dans le domaine politique au Bénin d’ici 2021 ». Sa mise en œuvre exige l’engagement de tous en faveur de la promotion du genre dans tous les cycles électoraux en vue d’une meilleure représentativité des femmes dans les instances décisionnelles. Société 06 déc. 2019


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