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Nouvelles

Attractivité et compétitivité de la région Ouidah-Kpomassè-Tori Bossito: L’aménagement du territoire, un précieux outil de développement
La ville de Ouidah a abrité, hier jeudi 28 novembre, une conférence sur l’attractivité du territoire Ouidah-Kpomassè-Tori Bossito. Une activité qui traduit la volonté du gouvernement de renforcer le processus de territorialisation du développement afin de garantir une mutualisation harmonieuse des forces et des opportunités de développement au niveau des communes. La loi N° 97 029 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes en République du Bénin offre aux communes la possibilité de coopération intercommunale par la réalisation d’équipements et la création de services d’intérêts et d’utilité intercommunaux. Une faculté laissée aux communes qui a été complétée par la loi portant modalités de l’intercommunalité au Bénin qui permet désormais aux regroupements intercommunaux d’opérer leur mutation en établissements publics de coopération intercommunale avec des compétences propres. A l’ouverture de la conférence sur l’attractivité du territoire Ouidah-Kpomassè-Tori Bossito, le maire de la commune de Ouidah, Célestine Adjanohoun, a indiqué que ces différentes lois donnent la possibilité aux communes de mobiliser et de capter plus facilement des financements afin d’exercer des compétences en matière d’aménagement de l’espace. Le maire de Ouidah rappelle que depuis le 26 mai 2016, le Bénin s’est doté d’une loi-cadre sur l’aménagement du territoire. Une loi qui, selon Célestine Adjanohoun, définit les règles et principes en matière d’aménagement du territoire. Elle comporte plusieurs innovations dont la contractualisation entre l’Etat et les collectivités territoriales décentralisées et celle de la délivrance de certificat de cohérence spatiale préalable à l’implantation de tous les projets structurants. Le représentant du préfet de l’Atlantique, Bernard Zannoudaho, affirme que l’évènement, au-delà de son caractère solennel, traduit la volonté des citoyens de ces trois communes de raffermir les relations ancestrales en vue de maintenir toujours allumée la flamme du destin commun. Il rappelle que la Politique nationale de décentralisation et de déconcentration s’est fixé pour objectif, de créer les conditions institutionnelles et organisationnelles d’un développement territorial durable et équilibré reposant sur une gouvernance locale concertée et sur la valorisation des potentialités des collectivités territoriales afin de dynamiser le développement à la base. La mise en œuvre efficace de cette politique nécessite, selon Bernard Zannoudaho, une mutualisation des moyens et des ressources entre les collectivités territoriales décentralisées pour construire un destin commun. Viabiliser les régions économiques Il apprécie l’initiative d’une conférence de territoire entre les trois communes à savoir : Ouidah, Kpomassè et Tori-Bossito. « Je voudrais à cet effet saisir l’occasion qui m’est offerte pour inviter les forces vives des trois communes à fédérer davantage leurs efforts pour la concrétisation des grands projets structurants du Programme d’action du gouvernement », lance-t-il à l’endroit des trois maires des communes concernées. Le secrétaire général du ministère du Cadre de vie et du Développement durable, Constant Godjo, affirme que la conférence du territoire qui est une initiative conjointe de l’Agence nationale d’aménagement du territoire, de la préfecture d’Allada et des trois communes Ouidah, Kpomassè et Tori-Bossito s’inscrit parfaitement dans la vision du gouvernement qui préconise la viabilisation des régions économiques et des zones de forte concentration humaine, la promotion d’un environnement sain, durable et résilient aux changements climatiques, la promotion de la gestion durable des ressources naturelles et l’amélioration de la gestion foncière et de l’habitat. Il invite les acteurs des trois communes concernées à plus d’engagement et de solidarité pour faire de cet espace l’un des pôles de compétitivité qui contribue au développement et au rayonnement international du Bénin. Orgainsée par l’Agence nationale d’aménagement du territoire représentée par son directeur général, Salomon Okiri, la conférence a été l’occasion pour ce dernier de présenter les avantages de l’aménagement du territoire pour l’économie locale. Société 29 nov. 2019


Travaux budgétaires au Parlement: Fortunet Alain Nouatin défend 41,6 milliards F Cfa
Le ministère de la Défense nationale utilisera un budget de 41,6 milliards F Cfa pour la réalisation de ses ambitions en 2020. Ce montant est en accroissement de 2,2 milliards F Cfa par rapport à celui de 2019 qui s’élève à 39,4 milliards F Cfa. Le ministre de la Défense nationale, Fortunet Alain Nouatin, est allé plaider ce jeudi devant la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale pour le vote de cette allocation budgétaire. Avec ce budget, le ministre envisage de mener plusieurs actions prioritaires notamment la formation des Forces armées du Bénin pour les aguerrir face aux nouvelles menaces, l’achat d’équipements militaires majeurs dont certains sont attendus incessamment. « La préoccupation essentielle des députés, c’est d’être rassurés. Comme nous le disons ‘’dormez tranquillement, l’armée veille''. Ils veulent être sûrs de ce qu’ils peuvent dormir tranquillement et que l’armée veille », souligne Fortunet Alain Nouatin qui rassure la population qu’elle peut être sereine car l’armée veille effectivement. Selon le ministre, face aux défis de la défense nationale, les députés estiment dérisoire ce projet de budget. Ils ont promis d’aider le ministère à faire un plaidoyer auprès du chef de l’Etat et du ministre de l’Economie et des Finances pour augmenter sensiblement cette prévision budgétaire pour la réalisation des ambitions projetées en 2020. « Il faut dire que pour être plus performants, nous avons encore besoin de plus de moyens », relève le ministre Fortunet Alain Nouatin. Actualités 29 nov. 2019


Éléonore Yayi Ladékan, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique: « Nous devons continuer les réformes en 2020 »
"...Nous sommes passée devant la Représentation nationale pour exprimer les grandes actions que nous comptons mener au titre de l'année 2020 avec notre budget. Ce projet de budget est de 63 milliards 769 millions 880 mille F Cfa. Il a connu une légère augmentation d'environ 4 %. Les grandes actions que nous aurons à mener se retrouvent au niveau de nos sous-secteurs. Nous avons quatre programmes à savoir le programme de l'enseignement supérieur où nous devons continuer les réformes pour faire en sorte que l'enseignement soit de qualité. A cet effet, après la mise en place du Conseil national de l'éducation, nous comptons mettre en place l'Agence béninoise de qualité et d'assurance. Cela nous permettra de nous rassurer de ce que le contenu des formations cadre avec les réalités du terrain. Nous avons également la possibilité d'aligner nos ordres de formations avec les réels besoins du secteur industriel des promoteurs d'universités privées. Du point de vue infrastructures, les deux grandes universités thématiques vont être réellement construites. Nous avons déjà l'aval des députés à travers l'accord de ratification. La Badea a déjà donné son accord de non-objection. Il ne reste qu'à accélérer les choses en 2020. Dans ce domaine-là, nous comptons faire en sorte que le plateau technique soit vraiment une réalité dans nos universités. Par rapport à la réaction des députés, je note d'abord leur intérêt pour la vie de l'étudiant. Leur préoccupation est ce que deviennent les étudiants que nous formons. Ils ont souhaité que nous puissions revoir un peu les œuvres universitaires puisque nous voulons les ouvrir aux privés. Nous travaillons pour que les cours ne soient pas écrasants pour nos étudiants. Ils ont également voulu aborder le côté assurance, par exemple l’assurance maladie. Ils nous ont recommandé de voir comment l'intégrer dans le grand projet phare Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) du Programme d'action du gouvernement afin qu'il puisse concerner les étudiants. Nous avons également comme action phare en 2020, l'effort de rendre nos services dans le délai. Il y a beaucoup de tort parce que simplement, la question du numérique n'est pas encore effective. Avec le ministre du Numérique et de la Digitalisation, nous allons informatiser nos services et ainsi, les bourses pourront être données à temps. Les questions d'équivalence des diplômes seront également prises en compte et traitées très rapidement..." Actualités 29 nov. 2019


Signature de convention sur l’assistance administrative en matière fiscale: Lutter contre la fraude fiscale transfrontalière
Le ministre de l’Economie et des Finances a procédé à la signature de la Convention multilatérale sur l’assistance administrative mutuelle en matière fiscale (Mac), ce mercredi 27 novembre à Paris. C’est en marge de la 12e réunion plénière marquant le 10e anniversaire du Forum mondial sur la transparence et l’échange de renseignements à des fins fiscales de l’Organisation de Coopération et de Développement économique (Ocde) représentée par son secrétaire général, José Ángel Gurría. La Convention multilatérale sur l’assistance administrative mutuelle en matière fiscale est un instrument de coopération qui offre trois principales formes d’assistance fiscale dont  l’échange de renseignements, y compris les contrôles fiscaux simultanés et la participation à des contrôles fiscaux menés à l’étranger, l’assistance au recouvrement des créances fiscales à l’étranger  et la notification de documents, en facilitant une meilleure mise en œuvre des législations fiscales internes, tout en préservant les droits fondamentaux des contribuables. La signature de la Mac fait partie de la stratégie globale de lutte contre la fraude et l’évasion fiscales au plan international mise en place depuis 2016. C’est ainsi que le Bénin a successivement adhéré au Cadre inclusif de lutte contre le Beps (érosion de la base d’imposition et transfert de bénéfice), l’Initiative Inspecteurs des Impôts Sans Frontières (Iisf) et le Forum mondial sur la transparence et l’échange de renseignements à des fins fiscales le 12 mai 2017. Cette signature vient confirmer l’engagement du Bénin à mettre en œuvre les normes relatives à l’échange de renseignements et à la transparence fiscale. Le Bénin devient ainsi le 17e pays africain et le 135e au plan mondial à signer ladite Convention. La signature de la Mac permettra donc au Bénin de faire progresser son programme de transparence fiscale et d’activer un réseau d’échange d’informations avec les 134 autres pays signataires, d’améliorer les contrôles fiscaux des multinationales et de lutter contre la fraude fiscale transfrontalière. Ainsi, avec le Forum mondial, le Bénin réussit progressivement à mettre en place un cadre normatif et organisationnel adéquat pour faire de l’échange de renseignements, un levier de lutte contre la fraude et l’évasion fiscales internationales. Actualités 28 nov. 2019


Alain Orounla au sujet d’un prétendu navire de drogue à destination du Bénin: « Le gouvernement contredit totalement cette rumeur »
Une rumeur répandue sur les réseaux sociaux. Ainsi le ministre de la Communication balaie du revers de la main, les informations faisant état d’un navire chargé de drogue arraisonné dans un pays étranger et dont le contenu serait en route vers le Bénin. Lisez ci-dessous, ses explications. « … Rien n’établit que ce navire est à destination de notre pays et je ne vois pas qui dans ce pays peut se permettre et a les moyens d’importer une telle quantité. Heureusement que ces autorités locales précisent que ce serait de la réexportation. Et à ce titre, le gouvernement réaffirme très clairement la lutte qui est menée depuis plusieurs années afin que notre pays ne soit pas considéré et ne puisse même pas être soupçonné comme étant la plaque tournante d’un quelconque trafic. Dans cette lutte implacable qui est menée par le gouvernement, il y eut une institution redoutée, la Criet dont l’une des attributions est la chasse aux narcotrafiquants et cette institution fonctionne très bien puisqu’à notre connaissance, il n’y a même plus de petits trafiquants qui trainent ou qui aient la vie paisible dans nos villes. Le gouvernement contredit totalement cette rumeur et réaffirme qu’il mène une lutte implacable contre le narcotrafic qui se traduit d’ailleurs par l’exil plus ou moins volontaire de personnes soupçonnées ou accusées de ce type de trafic ». Actualités 28 nov. 2019


Maintenance informatique: La Chine forme 45 enseignants béninois
Les relations de coopération entre la République populaire de Chine et le Bénin se raffermissent au fil du temps. Depuis hier mardi 26 novembre, une équipe d’experts chinois venus de l’Institut polytechnique de Ningbo forment 45 enseignants venus de tous les départements du Bénin en maintenance informatique. La cérémonie de lancement de cette formation présidée par le ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Kakpo Mahougnon, a connu la présence de l’ambassadeur de Chine près le Bénin, Peng Jing Tao. Le 26 avril 2018, au cours d’une cérémonie organisée au Lycée technique d’amitié entre la Chine et le Bénin d’Akasato, le ministre des Enseignements secondaire technique et de la Formation professionnelle, Kakpo Mahougnon, sollicitait une coopération accrue dans le domaine de la formation technique et professionnelle entre notre pays et la République populaire de Chine. Depuis hier, ce vœu connaît un début de concrétisation avec la formation de 45 enseignants des lycées techniques venus de tous les départements du Bénin sur l’éducation des techniques professionnels en maintenance informatique, par des experts chinois envoyés par l’université de Ningbo. Cette formation qui se déroule du 26 novembre au 16 décembre prochain souhaitée par le gouvernement a pour objectif de constituer un vivier dans le domaine du numérique et plus particulièrement dans la spécialité maintenance informatique. Le directeur général de l’Institut professionnel et technique de Ningbo, Wu Yu, affirme que cette formation donne la preuve que malgré la distance qui sépare Cotonou et Ningbo, les deux villes sont étroitement liées dans plusieurs domaines. Le représentant des enseignants bénéficiaires de la formation, Ephrem Sessinou, affirme au nom de ses collègues que l’atelier de formation revêt une importance particulière ; car elle ouvre, selon lui, les portes d’une collaboration qui portera de bons fruits pour le secteur de l’enseignement technique et de la formation professionnelle. Il rappelle qu’ils sont sélectionnés pour être les pionniers d’un processus qui permettra de relever le faible niveau des apprenants, car selon lui, il n’y a pas d’éducation de qualité sans enseignants bien formés. Ephrem Sessinou rassure les autorités que les enseignants en formation venus des lycées de tous les départements ont pris les dispositions pour suivre avec assiduité les cours qu’ils recevront pendant 21 jours. L’ambassadeur de la République populaire de Chine près le Bénin, Peng Jin Tao, revenu tout fraîchement des congés a voulu partager une anecdote avec l’assistance. Il s’est senti étranger dans son pays, car là-bas en Chine, à part les vieux de soixante ans, tout le monde fait les paiements avec son portable. En Chine, on compte plus d’un milliard d’internautes mobiles. Selon Peng Jin Tao, le marché béninois des Tic est le plus dynamique au monde. « Nous sommes un pays en développement, et pour rattraper les autres, nous devons prendre par un raccourci, donc par le numérique », affirme-t-il. Peng Jin Tao félicite le Bénin d’être l’un des rares pays au monde à avoir un ministère du numérique. Ce qui démontre l’importance que notre pays accorde au secteur. Le ministre des Enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle, Mahougnon Kakpo, fait savoir que l’amélioration de la gouvernance dans tous les secteurs est l’ambition du gouvernement. Pour réaliser cette ambition, des réformes sont engagées dans tous les secteurs. Présentant un bref état des lieux du secteur de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, il déclare : « Le système éducatif béninois est marqué par plusieurs dysfonctionnements. Il a une capacité d’accueil insuffisant et des équipements obsolètes ». Mahougnon Kakpo rappelle que face à la situation, le gouvernement s’est engagé pour inverser la tendance et atteindre les Objectifs du développement durable. Une volonté qui s’est traduite, selon lui, dans le plan pour l’éducation post 2015. Société 27 nov. 2019


Travaux budgétaires au Parlement: 7, 7 milliards F Cfa pour les Affaires sociales et la Microfinance
Le projet de budget 2020 du ministère des Affaires sociales et de la Microfinance s’élève à un montant de 7 700 995 500 F Cfa contre 6 173 013 000 F Cfa en 2019, soit une hausse de 24,75 %. 77,60 % de cette cagnotte est consacrée aux dépenses ordinaires et 22,40 % aux dépenses en capital. La ministre Véronique Tognifodé en charge de ce département a défendu ces prévisions budgétaires ce mardi au Parlement. Selon elle, ce projet de budget est subdivisé en trois programmes essentiels à savoir le pilotage et soutien aux services pour 36,8 %, la promotion socioéconomique des couches vulnérables pour 49,8 % et le développement de la microfinance pour 13,4 %. La ministre annonce des changements majeurs dans son secteur en 2020. Il s’agit du Programme de modernisation des espaces publics de protection sociale et de promotion du genre dont la dotation passe de 300 millions F Cfa à 1, 725 milliard F Cfa. Cette somme servira, à en croire l’autorité ministérielle, à construire, réhabiliter et équiper les infrastructures de protection sociale et de promotion du genre afin de mettre aux normes les infrastructures de protection sociale. En dehors de ce programme, il est prévu également la poursuite de la mise en œuvre des actions d’autonomisation économique des femmes et de promotion du genre ; l’exécution des actions de protection des couches vulnérables notamment des personnes du troisième âge et les personnes handicapées ; la mise en place d’un nouveau mécanisme de coordination des actions genre et protection sociale ; la poursuite de la vulgarisation et de l’utilisation du nouveau Système intégré de données sur la famille, la femme et l’enfant (Sidoffe) en vue d’assurer la production effective des données statistiques fiables sur le secteur des Affaires sociales. Véronique Tognifodé ajoute plusieurs autres actions phares dont la poursuite des efforts pour garantir l’efficacité et la pérennité des actions publiques à travers le projet de finance digitale et l’extension de l’offre de services des deux premiers volets (Assurance maladie et crédit) et le bénéfice de la formation à l’ensemble des bénéficiaires enrôlés dans le cadre du projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch). La réalisation de ces projets, assure Véronique Tognifodé, permettra au ministère des Affaires sociales et de la Microfinance d’atteindre ses objectifs à savoir la définition, la mise en œuvre et le suivi-évaluation de la politique de l’Etat en matière de protection sociale, de famille, de l’enfant, de solidarité nationale, de microfinance et d’égalité des chances. Actualités 27 nov. 2019


Salimane Karimou, ministre des Enseignements maternel et primaire: « Les communautés ont repris confiance vis-à-vis de l’école publique »
«…Le projet de budget, exercice 2020 du ministère des Enseignements maternel et primaire s’élève à un montant de 118 milliards 931 millions 343 mille F Cfa contre environ 114 milliards F Cfa pour le compte de l’année 2019, soit une augmentation de 4,28 %. Ce budget nous permettra de poursuivre la politique du ministère en matière d’enseignement à la maternelle et au primaire. Ce budget, à travers son augmentation, nous permettra de faire face à la résorption amorcée du déficit d’enseignants à la maternelle comme au primaire. Au-delà de la résorption du déficit d’enseignants, ce budget permettra d’améliorer les conditions d’accès à l’école parce qu’en termes de transfert pour la construction et la réhabilitation des infrastructures scolaires, nous passons pour le Fadec investissement de trois milliards F Cfa pour le compte de 2019 à 3,6 milliards F Cfa en 2020 ; ce qui augmente sensiblement le nombre de salles de classe à construire et le nombre de salles de classe à réhabiliter. Cela ne prend pas non plus en compte ce que l’Agence de construction des infrastructures pour le système éducatif mettra à notre disposition. Ce budget nous permettra de prendre en compte le volet qualité de l’enseignement. Le budget nous permettra d’aller vers cet objectif. Les préoccupations des députés se résument autour des questions de déficit d’enseignants, de déficit d’infrastructures scolaires notamment la question liée à la dernière fusion ; ce que nous mettons dans la réorganisation de l’Atlas scolaire. Alors, nous leur avons donné l’assurance que ces problèmes sont pris en compte dans le budget 2020. Avec l’augmentation de ce budget en ressources, s’agissant du personnel enseignant, nous pourrons déjà faire face aux charges liées au recrutement massif que le gouvernement vient de faire ; c’est-à-dire les 10.686 enseignants suppléants qui sont récemment déployés dans les écoles. C’est dire également que le plan de résorption de la pénurie va être mis en œuvre de façon progressive. Nous leur avons donné l’assurance que la question de fusion qui s’est posée est beaucoup plus liée à la réussite des mesures prises par le gouvernement. Lorsque les cantines scolaires ont commencé par fonctionner normalement dans les écoles, lorsque les mesures prises permettent d’avoir désormais les enseignants à plein temps, c’est évident que les communautés ont repris confiance vis-à-vis de l’école publique. C’est ce qui a justifié les effectifs pléthoriques que les uns et les autres ont constaté en début d’année scolaire. Nous avons dit que pour le programme des cantines scolaires, nous voulons atteindre les 51 % de couverture à l’horizon 2021 et les 51 % ont déjà été atteints à l’orée de 2018. Nous maintenons le cap et nous allons vers une école/une cantine scolaire ; c’est-à-dire les 100 %. Nous allons consolider l’existant et nous allons travailler pour que l’extension puisse se réaliser de façon progressive. Par rapport au Programme national d’alimentation scolaire intégré, là où le gouvernement met directement des fonds gérés par le Programme alimentaire mondial (Pam), il n’y a pas d’inquiétudes. Le programme se porte à merveille… » n Actualités 27 nov. 2019


Production de preuves d’inculpation pour la justice: Les Opj exhortés à bien formaliser les procédures
Le procureur général près la Cour d’appel de Cotonou et le directeur général de la Police républicaine, recommandent aux officiers de Police judiciaire (Opj) du Littoral, de bien formaliser les procédures de justice dont ils ont la charge afin de fournir au parquet des preuves pouvant lui permettre de dire le droit. Pierre Dassoundo Ahiffon et Soumaïla Yaya ont fait cette exhortation à l’occasion de la première réunion de l’année judiciaire 2020, tenue le vendredi 22 novembre dernier, à Cotonou. C’est d’abord le directeur général de la Police républicaine (Dgpr) qui lance la balle au terme de la communication qu’il a présentée sur les bilan et perspectives de la lutte contre les vols avec violence dans le département du Littoral. « Des efforts restent à faire pour atteindre de meilleurs résultats (…). Mais pour y parvenir, les officiers de police judicaires (Opj) dont l’apport est déterminant dans la chaine de justice pénale se doivent désormais de bien conduire les investigations de manière à fournir aux magistrats des éléments de preuves irréfutables », affirme Soumaïla Yaya. Le procureur général (Pg) près la Cour d’appel de Cotonou saisit alors la balle au bond. C’est à la fois une exhortation et une mise en garde systématique que Pierre Dassoundo Ahiffon fait aux Opj au sujet de la conduite des procédures de justice à eux confiées.En réalité, ces acteurs dont l’importance dans la chaîne de procédure judiciaire n’est plus à démontrer ont été exhortés par le Pg« à bien formaliser les procédures », notamment celles concernant les cas de vols avec violence enregistrés à Cotonou. Ceci, pour permettre au Tribunal de première instance de disposer de preuves irréfutables pour coffrer les hors-la-loi. « Ce que je nous demande, et ce sur quoi nous insistons, c’est que les procédures soient formalisées comme elles se doivent, pour être judicieusement exploitables », déclare Pierre Dassoundo Ahiffon. Selon lui, les procédures que les Opj formalisent ne sont pas uniquement à l’intention du procureur de la République qu’ils voient en première ligne. « Nous sommes dans un pays de droit, et nous avons des avocats. Ils savent très bien lire les procédures et ils maîtrisent très bien le code de procédure pénale. Donc, ce que nous vous recommandons, c’est que vous preniez toutes les dispositions pour formaliser les procédures (…). Prenez le temps de rassembler les éléments de preuves. Prenez le temps d’auditionner ceux que vous devez auditionner », a-t-il martelé, avant de les mettre en garde contre tout laxisme dans la conduite desdites procédures. « J’ai eu, l’occasion de dire à monsieur le directeur général de la Police républicaine que s’il est porté à sa connaissance que des Opj traitent avec laxisme ou légèreté les procès-verbaux de vols avec violence ; que cela soit porté à notre connaissance. C’est pour vous dire qu’à notre niveau, nous sommes engagés à prendre nos responsabilités », insiste le procureur général. Par ailleurs, il a encouragé l’ensemble des policiers à poursuivre leurs efforts pour l’atteinte des résultats escomptés. Société 26 nov. 2019


Pour complicité d’assassinat: Félicien Sènadé Koudjèga condamné à 6 ans de réclusion criminelle
L’avant-dernier dossier examiné publiquement, contradictoirement et en premier ressort, mardi 19 novembre dernier, pour le compte de la session criminelle du tribunal de première instance de deuxième classe de Lokossa,porte sur des faits d’assassinat commis sous fond de superstitions. Le mis en cause, Félicien Sènadé Koudjèga, a été condamné à six ans de réclusion criminelle. Nul n’a le droit de se faire justice. Et pour s’être mêlé à l’assassinat de sa voisine, le nommé Félicien Sènadé Koudjèga, cultivateur de nationalité béninoise, âgé de 31 ans, l’a appris, mardi dernier, à ses dépens au tribunal de première instance de deuxième classe de Lokossa, siégeant en matière criminelle. En statuant publiquement, contradictoirement et en premier ressort sur son cas, le tribunal l’a jugé coupable et l’a condamné à 6 ans de réclusion criminelle. Ayant déjà fait plus de six ans en prison, pour avoir été incarcéré le 5 février 2013, Félicien Sènadé Koudjèga devrait retourner chez lui, en famille.Il était poursuivi pourcomplicité d’assassinat commis sur la nommée Élisabeth Kouessi Monleme, sa voisine d’une habitation commune à Dogbo, dans le département duCouffo. A la barre, l’accusé n’a pas reconnu les faits tout comme il les avait niés aux étapes précédentes de sa poursuite. De nature calme, il est d’une personnalité stable, selon l’expertise médico-psychologique et psychiatrique.L’enquête de moralité lui est globalement favorable et il n’avait écopé, auparavant,d’aucune condamnation pénale. La défense assurée par Me Aboubakar Baparape, commis d’office, soutenant l’innocence de son client, avait plaidé l’acquittement au bénéfice du doute contre le ministère public qui a requis contre lui 15 ans de réclusion criminelle. Les faits Félicien Sènadé Koudjèga a perdu sa fillette, samedi 26 janvier 2013, dans une atmosphère de méfiance entre voisins d’une même habitation à Dévè, dans la commune de Dogbo. Ensemble avec certains de ses parents dont son frère utérin Coffi Adannou, il a suspecté dame Élisabeth Kouessi Monleme, avec qui la mère de la fillette décédée a, précédemment, eu une altercation, d’être l’auteure de la mort de cette fillette, se fondant sur des considérations superstitieuses.Il en a fait la confidence à son ami Séto Sogloga, en lui promettant de venger sa fillette décédée. Le lendemain de ce décès, soit le 27 janvier 2013, alors qu’Élisabeth Kouessi Monleme s’est rendue au champ pour faire de la cueillette, elle a été surprise et assommée de coups de machette par le nommé Coffi Adannou, vêtu d’une chemise rouge, puis abandonnée dans un bain de sang. Après son forfait, CoffiAdannou a pris la fuite, et dame Élisabeth Kouessi Monleme a été conduite au centre hospitalier départemental du Mono-Couffo à Lokossa, où elle est décédée des suites de ses blessures. Les investigations ont conduit à l’interpellation et à l’inculpation de Félicien Sènadé Koudjèga comme complice de cet assassinat, mais il n’a jamais reconnu les faits. Composition du tribunal Président : Alphonse Gbossou Assesseurs : Bienvenu Sohou, Herbert Solevo, Alain Raoul Noutaï Hounmanakan Ministère public : Ousmane Aledji Greffier : Rony Esther prince Degbessou Société 26 nov. 2019


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