La Nation Bénin...
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Autrefois appelé de manière dépréciative "impuissance", le dysfonctionnement érectile est un problème auquel sont exposés tous les hommes. Quoi qu’il paraisse anodin, son retentissement sur la vie du couple est si important qu’il pourrait en pâtir. Pourtant, les hommes n’en parlent presque jamais ni avec leurs conjointes, encore moins en consultation. Le médecin Caril Adjagbo, ayant travaillé sur les dysfonctionnements érectiles, fait ici la lumière sur un sujet longtemps resté tabou.
La Nation :Qu’est-ce qu’on entend par dysfonctionnement érectile ?
Dr Caril Adjagbo :Un dysfonctionnement érectile est une incapacité permanente ou récurrente à avoir ou à maintenir une érection suffisamment rigide pour avoir un rapport sexuel normal. C’est ce qu’on appelle aussi dans le langage courant la faiblesse sexuelle.
Le dysfonctionnement érectile est-il une maladie ?
C’est une maladie qui dispose d’un certain nombre de thérapie. Mais généralement, les gens ne consultent pas pour ça. Cela est dû au fait que le sujet sous nos cieux est vu comme un tabou. En plus, un homme n’aime pas souvent dire à quelqu’un de manière aussi ouverte qu’il a ce genre de problème. Parce que cela remet en cause toute sa virilité, le fait qu’il soit un homme vraiment ou pas. C’est ce qui fait que les gens n’aiment pas du tout en parler, que ce soit en consultation médicale ou ailleurs. La deuxième chose, c’est que les gens ignorent qu’il s’agit d’une maladie comme les autres qu’on peut traiter et y apporter des solutions. Pour la plupart, ils pensent que c’est un problème dont il faut chercher les causes ailleurs. C’est ce qui fait qu’ils ne consultent pas. Je tiens alors à dire que c’est une pathologie qui se soigne et il y a même des spécialités qui y sont consacrées.
Quelles sont les causes du dysfonctionnement érectile ?
Les causes du dysfonctionnement érectile, nous les classons en deux grands groupes. Il faut comprendre que pour avoir une bonne érection, il faut que l’organisme soit en bonne santé. Donc, il faut que l’appareil reproducteur de l’homme n’ait pas de problème. Et il y a aussi le facteur psychologique puisqu’il y a l’excitation et tout ce qui va avec qui entrent en jeu dans l’érection. Nous parlerons alors des causes psychologiques et des causes organiques. Mais il arrive souvent qu’on retrouve ces deux causes en même temps à la base d’un dysfonctionnement érectile chez une même personne. Il faut préciser qu’on distingue plusieurs sortes de dysfonctionnements érectiles, soit selon la gravité, soit en fonction de la cause. Il y a les dysfonctionnements érectiles légers, modérés ou sévères. Chez une personne, c’est rare de voir le dysfonctionnement érectile être isolé. Ça s’accompagne souvent d’autres pathologies.
Comment se manifestent les dysfonctionnements érectiles ?
Ils n’ont pas une manifestation à proprement parler. Contrairement aux autres maladies, vous n’avez pas vraiment des symptômes qui vous indiquent que vous souffrez de dysfonctionnement érectile. Tout ce que vous avez souvent, c’est une difficulté à avoir une érection. Ou alors, dès qu’il a une érection et qu’il veut passer à l’acte, quelques temps après il perd cette érection. En bref, il faut dire qu’il s’agit de problèmes liés à l’érection.
Et il faut faire une nuance entre les dysfonctionnements érectiles et l’éjaculation précoce. Ce n’est pas tout à fait la même chose. L’éjaculation précoce, c’est le fait pour l’homme de jouir moins de deux minutes déjà après pénétration de sa partenaire. Il est également utile de parler ici de l’impuissance sexuelle. Là, c’est l’ancien terme utilisé pour désigner les dysfonctionnements érectiles. Le terme est un peu rébarbatif. C’est ce qui fait que par convention, il a été décidé de parler de dysfonctionnement érectile en terme médical plutôt que de l’impuissance.
Quels peuvent être les effets d’un tel mal sur la vie du couple ?
Dans le couple, il peut y avoir des épisodes isolés de soucis d’érection dans certaines conditions. Mais ils sont inévitables, surtout lorsqu’on prend de l’âge. Les dysfonctionnements érectiles sont un véritable défi pour les couples. Lorsqu’une solution n’est pas rapidement trouvée, peu de couples arrivent à y survivre surtout quand la femme est encore jeune. Les conjoints se boudent tout le temps. Il y aura des conflits conjugaux allant jusqu’à l’infidélité ou même le divorce. Chez l’homme, il y aura une hypocondrie ou une dépression avec une importante baisse de l’estime de soi.
Que faire lorsqu’on souffre d’un dysfonctionnement érectile ?
Face aux dysfonctionnements érectiles, surtout lorsque vous êtes dans un couple, dans une relation stable, c’est d’en discuter avec votre partenaire. Généralement pour les sujets de moins de 40 ans, la cause est presque toujours psychologique. Discuter avec sa partenaire permet de trouver les voies et moyens pour pouvoir la satisfaire. En plus, ça permet de regagner confiance en soi. C’est le premier traitement des dysfonctionnements érectiles. Lorsque qu’on ne peut pas le faire soi-même, il est bon de consulter un spécialiste de la question, toujours avec l’aide de la partenaire ou son soutien. Mais il est déconseillé de se lancer dans la consommation de certains produits qu’on retrouve sur le marché. Il faut à défaut de prendre par le dialogue entre partenaires, se référer à un spécialiste?
Santé 15 nov. 2016

La 5e édition des Rencontres internationales des arts de l’oralité (RIAO) se conjugue au passé depuis le samedi 12 novembre dernier. Dix jours ont suffi aux festivaliers pour créer une fête populaire autour du conte, mais aussi et surtout faire parler leur talent respectif.
«RIAO 2016. C’est plié. Ce fut une belle rencontre. Moment intense de bonheur et de partage... » s'extasie le festivalier Alassane Sidibé. Comme lui, la plupart des festivaliers qui ont vécu les dix jours des RIAO 2016 n’en disent que du bien. Le programme concocté, la qualité des spectacles, les prestations des artistes… sont autant de choses qui, de l’avis des participants, ont fait tache d’huile. « Dix jours denses et dans la cadence, de Cotonou à Bohicon, en passant par Porto-Novo, Ouinhi et Abomey-Calavi, la culture béninoise s’est invitée chez elle par la culture du monde à travers douze autres pays : la France, la Belgique, le Canada, l’Italie, l’Algérie, le Maroc, le Cameroun, la Côte-d’Ivoire, le Mali, le Niger, le Burkina Faso et le Togo », commente un autre. « L’art de la parole, les contes, les chants, la musique, des formations artistiques ainsi que des échanges pédagogiques et scientifiques ont meublé le programme de cette édition » et fait dire que la cinquième RIAO « a le mérite de faire penser à la prochaine pendant qu’elle battait encore son plein ».
Mais en attendant d’y être, celle qui vient de clore ses portes fera longtemps parler d’elle. Patrice Toton qui en est l’organisateur avait déjà annoncé les couleurs à l’occasion de la cérémonie d’ouverture. Il promettait une belle fête autour de la parole, du conte et des arts en général. L’édition de cette année a eu le mérite de délocaliser les activités dans plusieurs localités : Cotonou, Porto-Novo, Ouinhi et Bohicon. Spectacles, visites touristiques, plateaux conteurs ont été présentés au public dans plusieurs espaces artistiques au cours desquels, « la parole triturée, maniée, raffinée, murmurée, éjaculée » a été distillée dans les esprits.
Un programme alléchant
C’est d’ailleurs l’esprit de cette rencontre qui se propose de démocratiser le conte et de désacraliser la parole. La visite du village souterrain d’Agongointo s’est voulue à la fois un instant de tourisme et d’apprentissage. Elle a permis d’aller à la découverte des ambitions culturelles des autorités municipales de Bohicon, lesquelles ont marqué de leur présence les manifestations dans leur localité. Le maire Luc Atrokpo, par ailleurs président de l’Association nationale des communes du Bénin (ANCB) se fera même à l’occasion le porte-parole de ses pairs. On retiendra aussi au titre des activités phares, le symposium qui a réuni dans le laboratoire du professeur Dodji Amouzounvi, festivaliers, acteurs culturels, enseignants, étudiants. «L'importance des langues maternelles dans l'art du conte au Bénin et en Afrique», c’était le thème débattu à l’occasion. Lequel a présenté la langue comme ciment de l'unité nationale car l'oiseau ne grandit que dans son plumage. Journée scientifique des Rencontres internationales des arts de l’oralité, elle a permis d’engager des réflexions sur les besoins de la population pour le développement du Bénin via les langues maternelles. La première communication, a été présentée par Charles Babadjidé sur «l’importance et les impacts socioculturels des langues maternelles dans les sociétés africaines». Dans la deuxième communication, Dr Fernand Dansi Nouwligbèto a évoqué le théâtre conté au Bénin. Il le définit comme étant une pratique artistique et toute forme de théâtre qui exploite les ressources des contes que sont les fables, les sujets qu’ils abordent, la disposition ou la configuration scénique, les relations entre la scène et la salle, entre le conteur traditionnel et le public, le jeu d’acteur, le costume, le décor, la littérature, la portée didactique. Au terme de sa présentation, il a suggéré, entre autres, la promotion de la littérature écrite en langue maternelle. Plus intéressant aura été également le spectacle de clôture intitulé « Je suis parce que nous sommes » inspiré de la philosophie Ubuntu à l’Institut français de Cotonou avec Yor Pfeiffer, Neda Cainero, Yanis Baziz, Adébayo Hounsou?
Culture 15 nov. 2016

Le capitaine de vaisseau Albert Ezin Badou a pris, lundi 14 novembre, le commandement de l’état-major des Forces navales.
Le navire des Forces navales béninoises a un nouveau capitaine à bord. Son nom, capitaine de vaisseau Albert Ezin Badou. L’officier supérieur des forces armées béninoises a été investi du commandement de l’état-major des Forces navales hier à l’issue d’un cérémonial présidé par Candide Azannaï, ministre délégué chargé de la Défense nationale. La prise de commandement s’est ainsi déroulée, selon les convenances de la grande muette, suivant un protocole simplifié et sans discours.
Le nouveau chef d’état-major des Forces navales prend la direction d’une unité qu’il connait assez bien. Incorporé dans les Forces armées béninoises, le 1er décembre 1984, au titre des transports aériens du Bénin (actuelles Forces aériennes), Albert Ezin Badou, après avoir été un brillant technicien électronicien à bord des aéronefs, a démarré sa carrière de marin en occupant très tôt des postes importants. Après son diplôme d’école de guerre obtenu à l’Ecole royale militaire de Belgique en juin 2010, il a été le premier officier supérieur des Forces navales à commander une structure interarmée, le Centre de formation militaire de Bembèrèkè. Pendant son commandement, il a assuré la formation des recrues militaires, des élèves douaniers ainsi que des appelés au Service militaire d’intérêt national.
Durant son parcours, Albert Ezin Badou a été également sur le théâtre des opérations, en l’occurrence parmi les forces de maintien de la paix de l’Union africaine en 2004 aux Comores ainsi que les forces de maintien de la paix de l’Organisation des Nations Unies (ONU) en 2006 en Côte d’Ivoire. Il succède au capitaine de vaisseau Joseph François d’Assises Gonzalo dont il était l’adjoint?

Préoccupée par la situation qui secoue depuis sept mois leur secteur, la plateforme des confédérations et des fédérations d’artistes et acteurs culturels du Bénin a animé, vendredi 11 novembre dernier au Hall des arts de Cotonou, un point de presse. L’occasion était pour eux de dénoncer le mépris dont ils font objet et d’appeler à une meilleure gouvernance de la part du ministre Ange Nkoué.
A la tête du secteur depuis l’avènement de la Rupture, le ministre du Tourisme et de la Culture, Ange Nkoué, semble ne pas parler le même langage avec les acteurs culturels béninois. Pour preuve, ils ont animé un point de presse pour dénoncer sa gestion actuelle qu’ils qualifient de «hasardeuse, teintée de multiples mépris».
Selon le porte-parole de la plateforme, Pascal Wanou, les acteurs culturels sont déçus de la gouvernance de leur secteur et ils ont le sentiment d’avoir été floués, abusés par le ministre Ange Nkoué qui, précise-t-il, préfère «mépriser les artistes, les textes, les règles, les réalités du secteur, la vérité et l’intelligence de l’autre». «La situation d’ailleurs très préoccupante, nous y contraint à dénoncer la ruse, le démarchage de certaines têtes d’affiches du secteur par le ministre en les soudoyant, répandant des sabotages sur les responsables faîtiers du Fonds des arts et cultures (Fac) dans le but de décrédibiliser, démobiliser les acteurs pour faire valider ses réformes et de s’en prévaloir devant le gouvernement », a-t-il déclaré.
Soucieux de l’avenir du secteur et pour ne pas être complice du désastre certain que tout cela occasionnerait, Pascal Wanou a également fait état des abattements opérés sur le budget du Fac alors que celui du ministère est revu à la hausse dans une large mesure, passant de 6 576 982 000 FCFA à 35 755 346 000 FCFA, et que le budget du FAC soit maintenu à son niveau remanié de 2016, soit 2 400 000 000 FCFA. Aussi, face aux propositions formulées par les acteurs pour rendre leur secteur plus vivant que jamais, Pascal Wanou fustige l’attitude du ministre Ange Nkoué qui, à ses propos, refuse de communiquer mais préfère les actions solitaires et le dilatoire pour priver le fonds de ressources financières pour l’aboutissement des projets et contrats retenus. Dans le même ordre d’idées, il a fait remarquer que des structures dont les activités assurent le rayonnement de la culture béninoise, comme le Fitheb et l’Ensemble artistique national sont dépourvues de ressources. Face à tout ceci, Pascal Wanou a confié que les acteurs ne sauraient rester les bras croisés pour subir, mais plutôt agir au plus vite au risque d’envenimer la situation.
Fort de cela, le président du conseil d’administration du Bureau béninois du droit d’auteurs et des droits voisins (Bubédra), Eric Thom’son, a, pour sa part, rappelé les difficultés que rencontre actuellement l’organe qui doit désormais faire face à une autre forme de piraterie pour protéger les œuvres des artistes. Sur ce, il a exhorté le président de la République Patrice Talon au contrôle des actions du ministre Ange Nkoué et à la promptitude dans les dispositions de mise en œuvre de la loi n° 2005-30 du 10 avril 2006 relative au droit d’auteur qui, à son entendement, soulagerait énormement les artistes, du fait de l’utilisation et de l’exploitation de leurs œuvres à partir des nouveaux supports de consommation que sont : clef Usb, carte mémoire, disque dur, téléphone portable, etc?

En route pour Sèmèrè, dans le département de la Donga, le chef de l’Etat, Patrice Talon, a effectué une escale à Parakou, vendredi 11 novembre dernier. Le maire Charles Toko a exhorté son soutien pour un mieux-être des populations de la localité.
L’heure était à la grande mobilisation des filles et fils de Parakou, vendredi 11 novembre dernier, à l’occasion de l’escale que le président de la République, Patrice Talon, a bien voulu marquer dans leur ville. A la faveur de cette visite, la première qu’il leur rendait depuis son élection à la tête du pays, ils ont tenu à lui réserver un grand accueil.
C’est sans aucun ministre à ses côtés, que le chef de l’Etat a organisé une séance de travail à l’hôtel de ville, avec ses différents responsables. Il a pris connaissance des difficultés auxquelles cette municipalité qui, selon son maire Charles Toko, l’attendait, est confrontée.
Parakou, un gros village
«Parakou se meurt et cette agonie a commencé depuis très longtemps. Depuis une dizaine d’années, il n’y a pas eu un seul pavé posé dans cette ville », a fait remarquer Charles Toko. « Depuis 1960, Parakou apparaît comme cette jeune fille à qui tout le monde fait une cour assidue, mais une fois qu’elle a cédé et qu’ils l’ont possédée, ils lui tournent le dos. Ils ne la reconnaissent plus. Parakou est l’envers de l’image d’une grande ville bienheureuse, ville qu’on projette d’elle ici et là et qui est malheureusement réduite à ce gros village totalement abandonné. On ne retient d’elle aujourd’hui, que les qualificatifs de 3e ville à statut particulier et de première ville de la partie septentrionale du pays que la loi et la nature ont voulu lui accorder », a-t-il laissé entendre, en présentant sa ville. Laquelle, manque de tout dans les domaines de l’urbanisation, de l’assainissement, de l’éducation, de la culture et de la santé où son CHD, estime-t-il, ne serait qu’un purgatoire pour le cimetière. « Aucun programme d’envergure n’a été mis en œuvre. Ceux qui sont en cours ont été montés dans une précipitation tels qu’ils créent aujourd’hui, à la fois des problèmes techniques, socio-économiques et environnementaux », déplore CharlesToko. « La ville est écartée des programmes spéciaux de développement dont Cotonou et Porto-Novo bénéficient », a poursuivi le maire tout en avertissant qu’il ne s’agit pas d’un appel à la délivrance, mais d’un cri de détresse.
A sa suite, le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, a fait le bilan de la tournée statutaire qu’il a effectuée tout dernièrement, pour s’enquérir des difficultés auxquelles les communes du département sont confrontées. Il a entre autres appelé au renforcement de l’effectif des Forces de sécurité et de la dotation en matériel roulant adéquat en vue de lutter efficacement contre l’insécurité surtout dans les zones frontalières, à la réfection des pistes rurales, à la réfection et au bitumage des axes routiers Parakou-Kabor, Nikki-Kalalé, Guessou Sud-Sinendé, Gando-Sinendé, Parakou-Pèrèrè-Nikki-Sègbana.D’autres difficultés, selon le préfet, ont trait à la couverture intégrale radiophonique et télévisuelle du département. « Nous osons espérer que votre arrivée ce jour, marquera le début de la résolution de ces problèmes afin de donner à cette cité, le vrai visage de chef-lieu du département du Borgou, de métropole du Nord Bénin. »
Les assurances du président de la République
En réponse aux préoccupations du maire et du préfet, le président de la République, Patrice Talon, va réitérer son engagement pour le développement de Parakou, secteur par secteur. Il a annoncé sa volonté de marquer positivement la cité des Kobourou au cours de son mandat. « Parakou manque de tout comme un peu tout le Bénin. En écoutant son maire, j’ai eu l’impression que Parakou est le seul enfant malade du Bénin. Malheureusement non, tout le Bénin est malade. Que ce soit aux plans du développement général, des infrastructures, de l’éducation, de la santé, de la sécurité, tout est à refaire », a indiqué le chef de l’Etat, Patrice Talon. « Vous savez, lorsqu’on n’a faim, on est impatient. Mes compatriotes qui ont fondé tant d’espoirs dans mon élection, on l’impression que les 7 mois qui viennent de s’écouler constituent déjà presque tout le mandat. Et c’est avec raison qu’ils sont si impatients, parce que nous manquons de tout. On a beau avoir faim, mais il n’est pas convenable de manger un plat mal préparé. Il faut avoir la patience d’attendre qu’il y ait les ingrédients qui soient mélangés et portés au feu. Que la sauce mijote et que le repas soit digeste », a-t-il souligné. « Nous venons de finaliser, tout en gérant le quotidien des Béninois, notre plan d’actions pour les quatre ans et demi qui nous restent. Je voudrais vous dire ici, qu’à la fin de mon mandat, vous serez fiers de moi », a expliqué le président de la République. Il a confié que Parakou occupe une place de choix dans les réformes proposées par son gouvernement, lequel a entamé les diligences pour que d’ici 2021 au plus tard, qu’il n’y ait plus une seule rue non asphaltée dans cette ville. Son gouvernement investira pour restaurer la qualité du plateau technique du CHD Borgou-Alibori. Pour rassurer davantage les populations, il leur a promis, avant la fin de son mandat, la couverture à 100 % de leurs besoins en eau potable et beaucoup d’amélioration en ce qui concerne la fourniture en énergie électrique?
Sortie salutaire
Le peuple ne vit pas que de pain et de paix, mais aussi de toute parole, surtout lorsqu’elle est rassurante, venant de la bouche de son dirigeant. C’est en cela que la sortie du chef de l’Etat du week-end dernier à Parakou, Djougou et Ouaké est salutaire. Les populations du septentrion n’avaient pas revu leur président depuis son élection à la tête du pays. Dans une clameur totale, une ferveur remarquable, elles sont sorties pour écouter celui qui paraissait loin d’eux depuis sept... longs mois. Le principal mobile du déplacement serait le drame de Sèmèrè ou six personnes ont péri dans une querelle entre praticiens de même culte. On ne pourrait souhaiter mieux en de pareille circonstance. Mais il aurait fallu que le chef de l’Etat fasse de même à la suite du drame d’Avamè où l’incendie a décimé une partie de la population et celui de Malanville ou plusieurs morts ont été également enregistrés dans les conflits entre agriculteurs et éleveurs. Certes, le chef de l’Etat n’est pas resté insensible face à ce drame mais les populations auraient certainement aimé se sentir soutenues par la présence physique du président de la République en ces moments de douleur, au-delà des diligences et des missions dirigées sur ces théâtres pour apaiser les cœurs.
Chose salutaire, le déplacement de la délégation présidentielle s’est fait par voie de terre et non par hélicoptère ou par avion comme on en a eu l’habitude ces dix dernières années. Cela témoigne d’un souci de rationnalisation des resources du pays et de vivre les réalités des populations, qui ont ainsi la preuve qu’elles ne sont pas administrées de haut. C’est aussi un acte salutaire.
Bref, le président est sorti, les populations ont aimé. Vivement que ça continue ! Par exemple, dans un contexte de morosité ambiante renforcée par la crise monétaire au Nigeria, les populations ont certainement besoin d’être rassurées sur tout ce que fait leur président ou ce qu’il compte engager pour atténuer les effets du choc économique. Cela est d’autant plus nécessaire que l’on sort d’une gouvernance à forte connotation médiatique avec un président omniprésent. Les caciques du régime actuel diront qu’à chaque dirigeant, son type de gouvernance. Qu’à cela ne tienne ! Quoique méthodique, un chef trop discret laisse libre cours aux « intoxications et autres machinations ». Quoique le président rassure que la foi du gouvernement ne s’ébranlera pas pour autant et ce, malgré les éventuelles erreurs sur le parcours, des paroles fortes du chef sont de nature à réconforter la troupe et tout le monde.
Voir une seule fois vaut mieux qu’entendre mille fois. Les fiches de renseignement ne suffisent pas toujours pour se mettre au parfum des réalités. L’Egun (revenant), excellent danseur soit-il, lorsqu’il fait morfondre le public par une longue attente, finira par agacer ses propres fans.
Claude Urbain PLAGBETO

L’état-major de l’Armée de terre a changé de commandement depuis lundi 14 novembre. Le colonel Abdoul Baki Sanni Bachabi après trois ans cinq mois de commandement, a passé le témoin au colonel Fructueux Candide Ahodégnon Gbaguidi sous la supervision du ministre délégué auprès du président de la République chargé de la Défense nationale, Candide Azannaï.
Hymne national suivi de la revue de troupe sous un soleil ardent. Le temps choisi pour la cérémonie de passation de commandement à l’état-major de l’Armée de terre (13heures) n’a pas empêché le ministre délégué auprès du président de la République chargé de la Défense nationale, Candide Azannaï, de présider le passage de témoin entre les colonels Abdoul Baki Sanni Bachabi et Fructueux Candide Ahodégnon Gbaguidi. Ce dernier a été nommé par décret pris en Conseil des ministres le 26 octobre dernier.
En présence du ministre de l’Energie, des Mines et de l’Eau, du chef d’état-major général des Forces armées béninoises, des têtes couronnées venues de Savalou, des hommes de rang, des sous-officiers de l’Armée de terre, Candide Azannaï a pris le commandement des mains du chef d’état-major sortant pour remettre à l’entrant avant de prononcer la formule consacrée : « militaires hommes de rang, sous officiers de l’Armée de terre, vous reconnaîtrez désormais comme chef, le colonel Fructueux Candide Ahodégnon Gbaguidi. Vous obéirez à ses ordres, ….. ». Un protocole au terme duquel le ministre délégué auprès du président de la République chargé de la Défense nationale a invité le promu à prendre officiellement les troupes en main.
La prise du commandement par le nouveau chef d’état-major de l’Armée de terre a été suivie d’un défilé militaire des différentes troupes présentées sous le soleil ardent.
Attaché de Défense près l’ambassade du Bénin à Paris en France depuis juillet 2014, le colonel Fructueux Candide Ahodégnon Gbaguidi a fait le Prytanée militaire Saint-Louis au Sénégal de 1979 à 1986 où il a obtenu le baccalauréat série C.
Après son baccalauréat, le nouveau chef d’état-major de l’Armée de terre a suivi des formations professionnelles avant d’occuper plusieurs fonctions dans l’Armée béninoise. Attaché de Défense adjoint près l’ambassade du Bénin à Paris en France, il a été également commandant de l’Ecole nationale des sous-officiers de Ouidah, poste qu’il a occupé après celui de directeur des Etudes à l’Ecole nationale supérieure des Armées de Porto-Novo de septembre 2008 à décembre 2010. Le colonel Fructueux Candide Ahodégnon Gbaguidi a dirigé plusieurs formations et coordonné plusieurs missions dans le cadre du maintien de la paix dans les pays en conflit?

La 3e édition de Tennis open fait son grand retour à Cotonou pour le bonheur des amoureux de la petite balle. Ce rendez-vous d’échanges sportifs se déroulera du 5 au 10 décembre prochain au TCA du stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou de Cotonou.
L’ONG ‘’Play your game ‘’et ’’ l’agence Manglam Tour ’’ se donnent désormais la main pour faire revivre de grands moments de tennis à Cotonou et environs. Après deux ans de suspension, les acteurs de la petite balle reviennent rehausser encore l’évènement qui avait fasciné par le passé les amoureux de cette discipline sportive. Ils s’engagent pour l’organisation de la troisième édition du tournoi Tennis open qui se déroulera du 5 au 10 décembre prochain. A en croire les organisateurs, l’objectif visé est de donner un coup de pouce aux joueurs béninois qui manquent de compétition à l’interne pour se mesurer, et de leur donner une visibilité digne du nom. La participation des joueurs venus de la sous-région et de l’Europe rehaussera plus l’événement et lui donnera son caractère d’envergure internationale.
Trois joueurs béninois sont sélectionnés pour défendre les couleurs nationales. La participation des autres joueurs est subordonnée au paiement d’un montant de 10 000F et reste ouverte à tout compétiteur de tennis. La somme de 1 million de francs CFA est en jeu pour le premier prix. Ce faisant, les acteurs de cette discipline allument définitivement le calumet de la paix pour que la réunification de ce sport soit une chose effective, ce qui est d’ailleurs le premier souci du ministre des Sports et Loisirs, Oswald Homéky.
Sports 14 nov. 2016

En marge de sa visite à Sèmèrè, le président Patrice Talon a dévoilé aux populations un pan des réalisations prévues par le gouvernement à leur profit. Une réponse qui fait suite aux nombreuses doléances faites par le maire de Ouaké au nom de ses populations. Ce dernier avait en effet attiré l’attention du président de la République sur certaines difficultés liées aux voies d’accès, au marché, à l’assainissement…
«Bientôt sept mois et un peu plus que vous m’avez confié les rênes du pays. Vous n’avez pas encore vu grand-chose et je sais combien vous êtes impatients. Il me fallait à moi-même et à mon équipe, un peu de temps pour mettre en musique, organiser, définir avec intelligence et pertinence les actions à mener pour résoudre un par un les problèmes qui se posent à notre société », a répondu le président de la République, avant de dévoiler ses priorités. L’accès à l’eau potable, est la principale préoccupation, selon le chef de l’Etat. Son ambition, a-t-il signifié, c’est de faire en sorte qu’à l’horizon 2020, le problème d’accès à l’eau potable soit définitivement résolu dans la localité et dans le pays en général. Cette proposition, insiste-t-il, relève de ses ambitions pour le pays, loin de tout engagement démagogique et propagandiste. « Nous avons décidé de régler, par nos propres forces et par les moyens que nous allons mobiliser auprès de nos partenaires, le problème d’eau en apportant l’eau à tous les Béninois avant la fin du mandat », promet le président Patrice Talon. Le gouvernement, poursuit-il, n’a pas la prétention de régler tous les problèmes du pays en cinq ans. Mais des priorités ont été définies « au regard des moyens dont nous disposons et que nous pouvons mobiliser pour faire face à certains de ces problèmes», apaise-t-il. Au sujet des voies d’accès, le chef de l’Etat reconnaît qu’en cinq ans, il n’est pas en mesure de satisfaire toutes les demandes, mais reste convaincu que celles retenues comme essentielles seront réalisées. Aussi, s’est-il engagé à faire en sorte que toutes les voies soient pratiques.
La route de la paix !
Une route de la paix ! C’est ce que le président de la République se propose d’offrir aux populations de la localité de Sèmèrè, pour graver dans les esprits, l’unité retrouvée par la communauté musulmane de cette localité après la longue et fratricide crise qui a opposé deux ailes rivales. La voie qui donne accès à la localité, jusque-là en terre rouge, sera bitumée, promet le chef de l’Etat suite à la doléance formulée par le maire de la commune de Ouaké qui a insisté sur l’importance de ce tronçon d’une quarantaine de kilomètres aussi bien pour les populations de Sèmèrè que pour celles des localités voisines. « Nous n’avions pas encore planifié dans notre plan de bitumer la route qui vient à Sèmèrè. Mais comme je suis venu ici aujourd’hui, un grand jour, et qu’il vous tient tant à cœur que venir à Sèmèrè ne soulève plus la poussière, alors je vais décider tout seul, alors que je n’ai pas tenu de séances avec les ministres, d’inscrire votre doléance », a déclaré le président Patrice Talon. « Cette route on va l’appeler la route de la paix… Mon arrivée à Sèmèrè ouvre la voie d’une amitié profonde qui s’établira entre vous et moi », a-t-il poursuivi. Cette annonce a été accueillie avec enthousiasme par les populations, les sages, notables et dignitaires de Ouaké qui l’ont accompagnée de leurs bons vœux et prières.
J.F.M
Actualités 14 nov. 2016

Le chef de l’Etat était, samedi 12 novembre dernier, en apôtre de paix à Sèmèrè dans la commune de Ouaké. Il y est allé pour sceller la paix au sein de la communauté musulmane de la localité minée par une crise qui a fait cinq morts.
Samedi 12 novembre dernier, c’est avec des « Amiiiiii » et des «Allah ak baar» que la communauté musulmane de Sèmèrè a répondu à la toute première prière de son nouveau chef, l’imam Abdallah Hamam. Plus qu’une simple prière, cette cérémonie qui s’est déroulée sur la place publique de Sèmèrè en présence du président Patrice Patron et d’une impressionnante foule composée de toutes les couches sociales de la localité et de délégations étrangères, a permis de célébrer le retour au calme et à la paix dans la localité. La paix retrouvée, c’est ce que le président de la République est venue constater par lui-même. Un acte de grandeur, note le maire de la commune de Ouaké, Alimiahou Titchale Alassane. Pour lui, le chef de l’Etat à travers son implication personnelle dans cette crise et surtout le dénouement qui s’en est suivi, s’affiche comme un homme épris de développement, un leader dont le charisme se fait sentir à travers la paix désormais retrouvée à Sèmèrè. Et comme personne ne voulait se faire conter cet événement historique, de nombreuses personnalités, députés, responsables de confessions religieuses dont l’évêque de Djougou et bien d’autres leaders d’opinion ont pris part à la séance.
A sa suite, d’une voix tonique empreinte d’autorité, Abdallah Hamam, le nouvel imam récite des versets coraniques, avant de procéder à une courte exhortation en faveur de la paix. Son sermon est repris en chœur par les centaines de fidèles présents, preuve que les clivages ont disparu au sein de la communauté. C’est surtout cette unité retrouvée que le chef de l’Etat est venu célébrer en personne. C’est «en deux séances marathons», rappelle le ministre d’Etat
Abdoulaye Bio Tchané, natif du département, que le président Patrice Talon a amené les protagonistes à trouver eux-mêmes, à travers l’un de leurs fils, la personne indiquée pour mettre un terme à cette crise qui dure depuis 2012. Portant l’émotion des populations, il a salué «la vision du dialogue» du président de la République et «son soutien inestimable» pour la résolution de cette crise, en faisant preuve de célérité, de discrétion et d’efficacité.
Apaisement, exhortation à la fraternité
«Tout ce qui divise une famille, une communauté, divise forcément une partie du pays donc nous sommes tous concernés. Je viens consacrer la réconciliation. Je viens constater et sentir par moi-même que désormais il règne à Sèmèrè, la paix et la concorde. Je suis fier et content. Je me sens honoré. La paix n’a pas de prix». C’est par cette adresse que le président Patrice Talon a introduit son mot à l’intention de la foule venue l’écouter. Le retour à la tranquillité après les événements meurtriers qui ont émaillé l’imamat dans cette localité, a été aussi salué par le président de la République. Il a tenu à dire son admiration aux acteurs qui fument désormais le calumet de la paix. Toute chose qui, note-t-il, n’aurait pas été possible sans l’engagement pour la paix des deux imams rivaux d’antan qui ont fini par se donner la main pour laisser le siège tant convoité à un autre élu. Ils sont des grands hommes, indique le chef de l’Etat. « Etre un grand homme, c’est être capable d’avoir fait des combats, d’avoir connu des conflits parce que les combats et les conflits font partie de la vie et d’être capable à un moment donné de faire la paix et d’accepter de faire des sacrifices pour l’intérêt commun. Je salue et félicite tous ceux qui ont été partisans de l’un ou de l’autre. Vous avez fait tous preuve de grandeur en acceptant d’oublier le conflit. Votre action de paix honore Sèmèrè», a également laissé entendre le président Patrice Talon à la foule en liesse. Aussi, a-t-il émis le vœu que l’Imam Abdallah Hamam réussisse sa mission avec l’aide de tous et surtout qu’il «conduise spirituellement les fidèles » à bon port. Une fois la paix retrouvée et la page de la crise tournée, place doit être faite au développement, a-t-il indiqué. «Désormais dans cette nouvelle ambiance, nous allons pouvoir faire face à nos défis, parce que les défis nous en avons beaucoup. Il nous manque beaucoup de choses au Bénin et à Sèmèrè», souligne le président de la République ?
Actualités 14 nov. 2016

Dans le cadre du concours d’agrégation au titre de 2016 en médecine, l’Université de Parakou vient d’être honorée. En témoigne l’admission de 11 de ses enseignants sur 12 qui étaient présents à Dakar, au Sénégal. Soit plus de 91,66 % de taux de succès. D’où la fierté de son recteur, le professeur Prosper Gandaho.
« Il faut reconnaître que nous avons connu beaucoup de succès, parce que les premiers candidats en médecine à ce concours étaient partis, il y a 4 ans. Ils n’étaient que deux. Aucun d’eux n’avait pu y réussir. Il y a deux ans, trois candidats avaient été présentés par l’Université de Parakou. Sur les trois, deux étaient reçus. Ce qui faisait 66, 66 %. Et cette année, sur 12, il y a eu 11 », a expliqué le recteur Gandaho. Cette performance place son université parmi celles qui arrivent en tête du classement. Sur les 13 qu’elle a envoyés à Dakar, l’Université d’Abomey-Calavi a quant à elle obtenu 10 admis.
Pour le recteur Prosper Gandaho, cette prouesse réalisée par ces 11 enseignants de la Faculté de médecine de l’UP, leur permettra d’évoluer en grade. Aussi estime-t-il qu’ils ne doivent pas s’arrêter après cette étape. « Il faudrait qu’ils poursuivent le travail dans leurs spécialités à travers des publications de haute facture et en faisant la preuve de leurs connaissances, avant de soumettre encore leurs dossiers au Cames, dans trois ou quatre ans, pour devenir professeur titulaire », a confié le recteur. Maintenant qu’ils ont le statut de Maîtres conférences agrégés, l’idéal pour eux, insiste Prosper Gandaho, serait de devenir professeur. « Vu la volonté qui les anime et leur motivation, nous avons pleinement confiance en eux. Nous allons les aider et ils vont devenir des professeurs afin que l’Université de Parakou soit considérée comme un haut lieu du savoir digne de nom et hautement respecté avec les personnes ressources indiquées », s’est engagé le recteur.?
Maurille GNASSOUNOU
A/R Borgou-Alibori