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Nouvelles

Coopération bénino-qatarienne: Une délégation béninoise conduite par Agbenonci à Doha
Porteur d’un message du chef de l’Etat, le président Patrice Talon, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, M. Aurélien Agbenonci, à la tête d’une délégation composée, entre autres, du ministre des Infrastructures et des Transports, Hervé Hèhomey, du conseiller spécial du président de la République, Johannes Dagnon, s’est rendu à Doha au Qatar, les 17 et 18 novembre 2019 pour le renforcement de la coopération entre les deux pays. Lors de cette visite de travail, le chef de la diplomatie béninoise a transmis le message spécial du président de la République à Sultan Bin Saad Al-Marikhi, ministre d’Etat du Qatar chargé des Affaires étrangères. Au cours de l’audience, les deux personnalités ont échangé sur divers sujets notamment le renforcement des liens d’amitié et de coopération entre les deux pays. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération a saisi l’occasion pour informer la partie qatarienne des réformes opérées par le chef de l’Etat en vue d’améliorer le climat des affaires afin de faire de la destination Bénin une plateforme d’ouverture pour l’Afrique. Il s’agit des mesures prises pour protéger les investissements étrangers et d’assurer un développement harmonieux du pays. Lors de leur séjour à Doha, le ministre Agbenonci  et sa délégation ont été reçus en audience par le ministre qatarien des Transports et des Communications, Jassim Saif Al-Sulaitti. Les échanges ont porté sur les préoccupations relatives au transport maritime et à l’aéronautique n Pintos GNANGNON Actualités 22 nov. 2019


Fête de la chicotte à Parakou: Le courage Lokpa à travers l’épreuve de la flagellation
Le Kamouhou, la fête de la chicotte, a sonné les grandes retrouvailles entre les membres de la communauté Lokpa résidant dans le département du Borgou, samedi 16 novembre dernier, à Parakou. Agés de 5 à 18 ans, ils se sont soumis sans retenue et sans désemparer à l’épreuve de la flagellation, symbole de courage, d’endurance et de maturité. Considéré comme l’une des valeurs identitaires de l’aire culturelle Lokpa, le Kamouhou célébré à Parakou, samedi 16 novembre dernier, ne sera pas de sitôt oublié. Il en était de même pour ses précédentes éditions. Loin de leur terre natale d’où ils sont partis, pour s’établir à Parakou, N’Dali, Tchaourou et leurs environs à la recherche d’espaces fertiles à cultiver, les membres de la communauté Lokpa n’ont donc pas oublié leur culture. Ils veillent à sa sauvegarde. Cette célébration marque le début des moissons dans leur aire. En effet, torse nu, les bras bardés d’amulettes, les reins ceints d’attirails ou d’accoutrements de toutes sortes, puis les visages barbouillés au kaolin ou au charbon, et pour certains, les têtes ornées de plumes d’oiseaux, c’est par petits groupes qu’ils ont afflué au lieu de rendez-vous. Munis d’impressionnantes chicottes et de bâtons pour parer les coups, ils se sont affrontés à cœur joie entre plus jeunes, adolescents et adultes. C’est sans qu’ils ne laissent transparaître sur leurs visages, le moindre signe de douleur. Soutenus par des groupes d’accompagnateurs, ils se sont fait flageller sous le regard admiratif du public. « Je ne souffre pas. Même si ces traces de lanière me font mal, l’émotion qui m’anime actuellement ne me permet pas de ressentir la douleur. La tradition doit se perpétuer», confie Modeste Nouhoum. Il venait de se livrer à une partie de flagellation. D’ailleurs, son corps meurtri et bien lacéré, portait de nombreux stigmates. Devenir un homme mûr « C’est pour permettre aux jeunes de se préparer pour les combats futurs. Il en est ainsi depuis le temps de nos ancêtres », a expliqué le roi de Dompago, Akpaloba Koumaï, qui, pour la circonstance, a effectué le déplacement. « C’est chaque année et au cours d’un mois donné, que nous organisons cette fête», a souligné le président du comité d’organisation de l’édition 2019 du Kamouhou de la communauté Lokpa à Parakou, Salifou Yorou. Situant l’importance de cette fête, il a indiqué qu’elle permet aux jeunes Lokpa de mesurer leur courage, puis de connaître leur place dans le milieu où ils vivent. C’est une initiation à laquelle ne participe pas qui veut. « Elle exige une certaine préparation », a-t-il poursuivi. Ainsi, le jeune Lokpa qui est candidat au Kamouhou a à cœur de ne pas décevoir les membres de sa famille et ses nombreux amis venus pour le soutenir. Il se doit alors de parer les coups. « C’est 3 coups de fouets. Lorsque, sans en donner à votre adversaire, vous vous laissez emporter par la douleur sous leurs effets, c’est un signe d’humiliation pour vos proches », a laissé entendre un participant. Aux rythmes endiablés d’un petit tam-tam qui se joue au cours de cette cérémonie et appelé le Kamou, les participants entrent en transe. Comme s’ils les envoûtaient, ils se livrent à une flagellation. Des jeunes filles ou des femmes, pour les féliciter, leur font passer de la poudre parfumée sur le corps. Par ces temps d’harmattan dans le septentrion, leurs dos, leurs bras et leurs pieds martyrisés et ensanglantés à l’arrivée, se rétabliront très vite. Mais, ce sera en leur laissant des cicatrices indélébiles qu’ils pourront montrer avec fierté. Ils pourront désormais s’asseoir parmi les hommes ayant déjà subi cette cérémonie initiatique. La fête de la chicotte ne saurait donc être assimilée à une partie de pure adversité. Elle prépare le jeune Lokpa à affronter les épreuves de la vie et à devenir un homme mûr. Culture 21 nov. 2019


Défense, formation et solidarité : Le Bénin reçoit le navire belge Godetia
La coopération entre le Bénin et le royaume de Belgique se porte à merveille. Elle se manifeste dans maints domaines, dont celui de la défense. Pour preuve, le navire de commandement et de soutien logistique de la Marine belge, l’A960 Godetia, est actuellement en escale à Cotonou. Le passage à Cotonou de l’A960 Godetia de la Marine belge est tout aussi bénéfique pour la Marine béninoise. Comme à l’occasion de ses précédentes missions en Afrique de l’Ouest ce navire qui a quitté le port de Zeebruges en Belgique le 7 octobre dernier fait escale à Cotonou. Depuis le 9 novembre dernier, à Lomé, des stagiaires togolais et béninois (une dizaine dont trois officiers) ont embarqué à son bord et reçoivent une formation complète sur la lutte contre les incendies, la sécurité à bord, la navigation, la manipulation de l’armement individuel, les premiers soins et les techniques d’arraisonnement et d’abordage de navires. Mais le Bénin ne se contentera pas de ce seul avantage. Le capitaine de Vaisseau Kader Aliassou Aballo, chef division opération à l’état major des forces navales a expliqué au cours d’une conférence de presse donnée à bord de l’A960 Godetia, ce mercredi 20 novembre, qu’une autre équipe belge est aussi présente à Cotonou depuis plusieurs jours pour évaluer les capacités des forces navales béninoises, évaluer un équipage béninois formé en 2018 et donner par la même occasion, une formation à des fusiliers. Le séjour à Cotonou du navire Godetia s’inscrit dans le cadre de l’opération « Maritime capacity bulding 2019 » avec pour finalité d’aider à la professionnalisation des marins et garde-côtes des pays de l’Afrique de l’Ouest afin d’améliorer la sécurité maritime dans la région du golfe de Guinée. Le Bénin, en ce qui le concerne, a tout à y gagner et cette opération lui permet de se mettre davantage en état d’alerte pour faire face à la criminalité maritime, la piraterie et les différentes menaces comme la pêche illégale, les trafics de tous genres (drogue, armes, êtres humains). Xavier Leblanc, ambassadeur du royaume de Belgique près le Bénin, justifie la présence du navire à Cotonou par la tradition de solidarité et de coopération de son pays. Au regard du contexte régional et de l’actualité relativement aux actes de piraterie, il salue l’apport de l’expertise belge pour aider non seulement le Bénin, mais aussi les autres pays à se tenir prêts et outillés pour agir. Le commandant du navire Godetia, le capitaine de Corvette Gert Laenen, pour sa part, rappelle les trois missions essentielles de son bâtiment. Il met entre autres l’accent sur la solidarité militaire et humaine, la surveillance et la défense. Sur le premier point, il rappelle que la Belgique est un partenaire fiable et loyal et que la coopération bilatérale est très importante pour son pays, dans son ambition de soutenir les autres pays et de les aider à restaurer leur stabilité. Quant à la mission de surveillance, elle se résume à la participation à des exercices pour stimuler la coopération et faire face aux activités illégales qui se développent. La mission d’entrainement se résume à la préparation des troupes pour la défense. « La coopération avec le Bénin est très importante pour la Belgique », tranche-t-il. Cette coopération est vieille de bientôt vingt ans et prend essentiellement en compte la formation des cadres béninois dans les écoles de formation agréées par le royaume de Belgique, la formation des personnels militaires qui participent aux opérations extérieures et enfin l’acquisition de matériels, selon les explications du colonel Didier Ahouanvoedo, porte-parole des forces armées béninoises. Avant de partir de Cotonou pour Dakar, avec à son bord les trois officiers stagiaires béninois, l’A960 Godetia acheminera 40 mètres cubes de matériel de solidarité destiné aux populations de Cotonou (écoles et hôpitaux). Actualités 21 nov. 2019


Audience à la Haac: Œuvrer pour le mieux-être des journalistes
Le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), Rémi Prosper Moretti, a reçu en audience, mardi 19 novembre à Cotonou, une délégation du Conseil national du patronat de la presse et de l’audiovisuel (Cnpa). Objectif : discuter avec le président de l’institution de régulation des médias des questions relevant du domaine de la presse. Une délégation du Conseil national du patronat de la presse et de l’audiovisuel du Bénin (Cnpa) avec à sa tête son premier vice-président a été reçu, mardi 19 novembre à Cotonou, par le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac). A sa sortie d’audience, le premier vice-président a laissé entendre qu’il s’agit d’une visite d’échanges sur des préoccupations relevant du domaine des médias. Entre autres préoccupations, Saturnin Comlan Hounkpè, affirme qu’il a été abordé avec le président de la Haac la question de l’aide de l’année 2018 à la presse privée qui se trouve actuellement en souffrance. Il ajoute que le président les a rassurés de ce qu’un travail est en train d’être fait dans ce sens et que dans les tout prochains jours, les patrons de presse qui figurent sur la liste et qui remplissent les conditions vont entrer en possession de leurs fonds. Le premier vice-président du Cnpa précise que la délégation a également discuté avec le président de la Haac du sujet relatif à la délivrance de la carte de presse qui, selon lui, est un outil indispensable pour les entreprises de presse. Saturnin Comlan Hounkpè indique que par rapport à cette question, le président de la Haac a informé qu’un travail de fond est en train de se faire actuellement afin que les réels bénéficiaires de la carte de presse entrent en possession de leurs cartes. « Vous savez que c’est une nouvelle mandature de la Haac et dans ce cas, les dossiers qui sont en souffrance ont besoin d’être toilettés pour qu’au finish, les journalistes entrent en possession de leurs cartes de presse », a-t-il expliqué. Par ailleurs, Saturnin Comlan Hounkpè indique que le dernier sujet abordé par la délégation a trait à la fiscalité et au code sur la publicité. Il note que le code de l’information et de la communication stipule en son article 40 que les entreprises de presse doivent bénéficier d’un allègement fiscal. Selon lui, il s’agit pour le président de la Haac, de se rapprocher du ministre de la Communication et de celui des Finances pour trouver solution à ce problème. Actualités 21 nov. 2019


Collaboration entre la Haac et l’Upmb: Les deux parties en pourparlers pour un nouveau départ
La Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) et l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb) souhaitent réinventer leurs relations. Au terme d’une séance d’échanges, ce mercredi 20 novembre, au siège de la Haac à Cotonou, les membres des deux structures entendent poursuivre les discussions en vue de définir les modalités de leur collaboration. Une nouvelle ère de collaboration s’annonce entre les professionnels des médias et la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac). Ce mercredi 20 novembre, les membres de la Haac ont tenu une séance de travail avec le bureau de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb) afin d’échanger sur les modalités de leur collaboration. Ceci, dans l’optique d’éviter une éventuelle pomme de discorde. Au cours de la séance, les deux parties ont évoqué différentes préoccupations liées au fonctionnement interne de la faîtière des hommes des médias et autres difficultés qu’ils rencontrent. « Entre autres difficultés que nous avons portées à l’attention de la Haac, il y a la question de la délivrance de la carte de presse. Nous faisons le plaidoyer pour qu’aujourd’hui, les conditions de délivrance de cette carte soient revues. Dans le même temps, dès qu’il s’agit du renouvellement de la carte, qu’on puisse faciliter son obtention à tout professionnel des médias ayant déjà bénéficié d’une première délivrance », a déclaré Zakiath Latoundji, à l’issue de la rencontre. La présidente de l’Upmb informe qu’il a également été question de l’aide de l’Etat à la presse privée dont l’octroi connaît des difficultés. «Vous n’êtes pas sans savoir qu’il y a plusieurs arriérés d’octroi de l’aide de l’Etat à la presse privée. C’est dans ce cadre-là que les associations professionnelles arrivent à avoir les ressources nécessaires pour mener leurs différentes activités (…). Donc nous avons fait le plaidoyer pour que la Haac puisse nous aider dans la mesure du possible à trouver des solutions à ces problèmes de trésorerie», a-t-elle confié. «En somme, ce qu’on peut retenir, explique la présidente de l’Upmb, c’est que l’actuelle mandature de la Haac est prête à collaborer avec nous ». Pour le moment, les deux parties ont souhaité se retrouver autour d’une table de négociations et échanger davantage sur les termes de leur collaboration. Ceci, « parce que les relations ne sont pas toujours au beau fixe. Il y a des moments où tout va bien, et il y a également des moments où ça ne va pas. Mais la Haac a voulu qu’à chaque fois, nous puissions nous retrouver pour poser les problèmes, et qu’ensemble, on puisse réfléchir pour trouver des portes de sortie», a renseigné Zakiath Latoundji. A l’en croire, les deux structures vont d’abord échanger et décider des modalités de leur collaboration afin que « le mariage » soit consommé. Actualités 21 nov. 2019


Le ministre Alain Orounla sur la rencontre Talon-Yayi : « Il s’agit d’une rencontre festive entre deux grands hommes d’Etat »
L’ancien président de la République Boni Yayi sera dans les heures qui suivent au palais de la Marina où il rencontrera son successeur Patrice Talon. Une rencontre festive entre deux grands hommes d’Etat, annoncé le ministre Alain Orounla. Une rencontre festive entre deux grands hommes d’Etat. C’est ainsi que le ministre de la Communication et de la Poste Alain Orounla résume la rencontre à venir dans les prochaines heures entre les deux derniers chefs d’Etat du Bénin. Le président Patrice Talon et son prédécesseur auront un moment d’échange très attendu. Interrogé sur la question au cours de son point de presse à la suite du Conseil des ministres, le ministre a soutenu que « le président de la République qui est un homme d’Etat et qui prend beaucoup de hauteur par rapport aux évènements a déjà exprimé son oubli des incompréhensions qui ont pu naître à la suite de certains incidents déplorés et qui ont été plus ou moins reliés à l’activité de l’ancien président ». La page est tournée et nous sommes allés au dialogue et l’une des mesures fortes à été l’amnistie des faits délictuels, fait-il observer. Mieux, le président a exprimé son souhait de voir revenir l’ancien président que rien n’a contraint à l’exil. C’est donc « tout naturellement qu’il le recevra à sa demande », appuie-t-il. Mais s’agit d’une mission d’une organisation communautaire ? A ce sujet, sa réponse se fait sans ambages. « Des chefs d’Etat de la sous région ont été constamment associés aux discussions entre le président Boni Yayi et le président Patrice Talon. Il y a eu beaucoup de missions diplomatiques. Donc certains chefs d’Etat et de gouvernement ont désigné des représentants pour être les témoins de cette rencontre au sommet. Il ne s’agit pas forcément d’une mission d’une institution mais l’accompagnement et le témoignage des personnalités politiques de la sous-région à ce retour en famille pour accompagner et célébrer ce grand moment », a-t-il expliqué. Actualités 20 nov. 2019


Pour viol sur mineure âgée de 10 ans: Barnabé Edou écope de 15 années de réclusion criminelle
Inculpé et poursuivi pour des faits de viol commis sur une mineure âgée de 10 ans, Barnabé Edou a été jugé, vendredi 15 novembre dernier, par le tribunal de première instance de deuxième classe de Lokossa, siégeant en matière criminelle. Déclaré coupable, il a écopé de 15 ans de réclusion criminelle. Inculpé pour viol sur mineure âgée de 10 ans, Barnabé Edou, de nationalité béninoise, mis en cause du douzième dossier, ayant comparu, vendredi 15 novembre dernier, au tribunal de Lokossa, n’a pas pu se défaire des liens de la Justice.Il a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle et va devoir poursuivre son séjour à la prison civile de Lokossa jusqu’en 2027.Les faits pour lesquels il est condamné sont prévus et punis par l'article 332 de l’ancien Code pénal et les articles 6 et 353 du Code pénal nouveau. Mais à la barre du Tpi de Lokossa, l’accusé n’a pas reconnu les faits. Pourtant, il ne les avait pas niés aux autres étapes de la procédure, selon le président du tribunal, le magistrat Bienvenu Anagonou. Dans la logique de son client, Me Julien Togbadja assurant sa défense argumente que ce douzième dossier présente assez de faiblesses. L’avocat relève l’absence de la partie civile pour apporter la contradiction à son client ainsi que l’absence des témoins à charge. « Il n’y a pas de pièces à conviction », insiste-t-il. « Il est prétendu que la robe kaki de la victime serait maculée de sang mais on ne nous a présenté aucune robe à l’audience. Il est prétendu que la photo présentée est celle de la fille au moment des faits, ce que conteste l’accusé », note Me Julien Togbadja pour qui, il ne faut statuer qu’en étant convaincu à partir de constatations irréfragables, à partir de choses bien établies. « Dans le doute, il faut s’abstenir de peur de commettre une erreur judiciaire », a soutenu la défense en espérant convaincre le tribunal de ne pas suivre le ministère public dans ses réquisitions ni l’avocat de la victime, Me Jean-Claude Gbogblénou. Mais au délibéré, le jugement a sonné telle une désillusion pour l’accusé et sa défense. Le tribunal, en déclarant Barnabé Edou coupable d'avoir entretenu des relations sexuelles non consenties avec la nommée Ch. S. âgée de 10 ans et d'avoir ainsi commis le crime de viol sur mineure, a fondé sa décision sur l’ensemble des articles 249 à 383 ; 361 et 826 à 833 du Code de procédure pénale ainsi que sur les articles 34, 35 du Code pénal, 359, 15 à 818 du Code de procédure pénale, 36 et 37 du Code pénal et 365 du Code de procédure pénale. La scène du viol Vendredi 15 juin 2012, à Sokouhoué, dans la commune de Djakotomey, la nommée Ch. S., alors âgée de dix ans, rentrait de l'école, ensemble avec ses camarades Gbada Sossou et Sévi Tchodo, lorsque surgit de la brousse Barnabé Edou. Armé de coupe-coupe et menaçant, il réussit à entraîner la petite dans les profondeurs d'une palmeraie où il entretint avec elle des rapports sexuels forcés. Après son forfait, il l’abandonna sur les lieux, et elle a été retrouvée gisant dans du sang, par sa mère alertée par la nommée Gbada Sossou. Conduite d'urgence à l'hôpital où des soins lui ont été prodigués, elle a été sauvée de justesse. Interpellé et inculpé de viol sur mineure, Barnabé Edou a reconnu les faits à toutes les étapes de la procédure. Composition du tribunal Président : Bienvenu Anagonou Assesseurs : Jocelyn Gbaguidi, Firmin Amoussou, Gédéon Adjiboye, Mohamed Obonou Ministère public : Éric E. Fidematin Greffier : Olivier Alognon Société 20 nov. 2019


Etude du projet de loi de finances gestion 2020: Didier Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable,« Nous sommes dans une progression de l’ordre de 26,49 % »
«…Pour l’année 2020, le budget du ministère du Cadre de vie et du Développement durable, selon la demande faite, est de 86 milliards 300 millions FCfa par rapport à 68 milliards 300 millions FCfa que nous avons eu pour l’année 2019. Nous sommes dans une progression de l’ordre de 26,49 %. Ce montant couvre en capital 80 milliards Fcfa, soit pratiquement 93 % et à peu près 7 % pour les dépenses de fonctionnement. Au sein du ministère, nous avons quatre grands programmes techniques. Nous avons le Programme environnement et climat, le Programme Eaux, Forêts et Chasse, le Programme villes et territoires durables et le Programme Habitat. Les principaux projets que nous conduisons concernent ces programmes-là. Ils concernent la protection côtière pour laquelle nous avons terminé pour Cotonou. Nous sommes en train de finir Avlékété pour enclencher Ouidah. C’est également tout ce qui concerne les aires protégées. Nous avons totalement maîtrisé le projet délégué de la gestion de la Pendjari. Nous entamons l’audit du Parc W pour y installer le même principe de gestion. Nous avons un projet de développement forestier qui part du programme intensif de reboisement qui s’appuie également sur certains projets pour vraiment prendre une dimension importante en matière de reboisement et surtout des foresteries sur-urbaines. Je voudrais également parler du projet asphaltage qui concerne neuf villes et axé sur le développement des pôles pour régler le problème d’aménagement urbain, de voirie urbaine, d’assainissement, mais aussi de mobilité urbaine… Autour de ça, il y a le programme des marchés urbains concernant 35 marchés urbains qui sont en rénovation. La première tranche de 20 a démarré et nous aborderons la deuxième tranche l’année prochaine. Pour le projet de la modernisation de la gestion des déchets, la société s’est installée, a commencé par opérer, va lancer officiellement ses activités (…) Aujourd’hui, le site de Ouèdo qui accueille 20 000 logements est en viabilisation. Nous sommes en train de passer les premiers marchés pour lancer la construction réelle des tout premiers logements. Nous avons d’autres projets pour lesquels nous sommes accompagnés par des partenaires. Il y a par exemple l’assainissement pluvial de Cotonou. C’est un projet emblématique que les partenaires avaient planifié pour 2038 et que le président Patrice Talon a ramené dans son mandat. Les travaux démarrent effectivement l’année prochaine. Sur les 228 milliards Fcfa de financement, nous avons six partenaires dont cinq ont déjà confirmé leur accord au niveau de leurs conseils d’administration. Il y a la Banque mondiale, la Banque africaine de développement, la Banque ouest-africaine de développement, la Banque européenne d’investissement et l’Agence française de développement. Il reste la Banque islamique de développement qui, certainement dans les semaines qui suivent, va donner sa confirmation. Au sujet de l’asphaltage, lors de nos différentes descentes sur le terrain, nous avons noté quelques retards, mais ce sont des retards maîtrisés. Chaque fois, nous avons fait le point. Nous avons établi des calendriers actualisés et nous conduisons ce projet dans un creuset où nous maîtrisons totalement les agendas de la première phase. La première préoccupation des députés concerne le siège de l’Assemblée nationale. Nous les avons rassurés que nous sommes actuellement en train de travailler pour recruter un maître d’œuvre. Les études sont terminées. Le cabinet d’architecture est là et nous allons valider cette étape-là. Dans le même temps, nous avons eu de la coopération chinoise l’appui financier pour construire ce siège. L’autre siège de l’Assemblée nationale en construction puis abandonné suit un circuit judiciaire dont nous attendons la suite… » Propos recueillis par Thibaud C. NAGNONHOU Actualités 20 nov. 2019


Etude du projet de loi de finances gestion 2020: Aurélie Adam Soulé et deux autres ministres devant le Parlement
Les députés membres de la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale ont reçu, ce mardi, à tour de rôle, le ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Mahougnon Kakpo, la ministre de l’Economie numérique et de la Digitalisation, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, et le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, Didier José Tonato, dans le cadre de l’exercice annuel de présentation du projet de budget sectoriel au titre de 2020. Le ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle a défendu son budget sectoriel devant la Commission budgétaire du Parlement. Ce projet est d’un montant de 87 milliards 892 millions 981 mille FCfa contre 75 milliards 6 millions 732 mille Fcfa en 2019, soit un accroissement de plus de 17,18 %. Pour le ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Kakpo Mahougnon, qui a planché devant les députés, ce mardi, cette hausse est due à l’augmentation de l’effectif des enseignants et aussi à l’évolution des enseignants dans les différents grades. Le ministre évoque les autres programmes mis en place pour 2020, notamment le Programme de professionnalisation de l’enseignement et de la formation technique. La stratégie pour la professionnalisation et la relance de l’enseignement et de la formation technique sera également une priorité pour le ministère en 2020. Dans ce cadre, Mahougnon Kakpo rappelle l’ambition du gouvernement qui a décidé d’accorder désormais une grande importance à la formation professionnelle sans laquelle aucun pays ne peut se développer. Or, l’état des lieux de l’enseignement technique et de la formation professionnelle est désolant. Raison pour laquelle, informe-t-il, le gouvernement a décidé d’élaborer cette stratégie pour professionnaliser l’enseignement à travers l’implication du secteur privé et des professionnels dans la formation des apprenants. Un plan d’urgence qui s’étale sur 12 mois est prévu à cet effet. Tout ceci justifie l’accroissement des ressources allouées à mon ministère en 2020, détaille Mahougnon Kakpo. « J’ai été moi-même surpris de la réaction positive des députés. Ils ont été très positifs dans leur appréciation », se réjouit-il. Tout en saluant à leur juste valeur les réformes du gouvernement dans le secteur de l’éducation, les députés n’ont pas manqué de recommander notamment la sédentarisation des enseignants vacataires. Là-dessus, le ministre assure qu’une base de données existe non seulement pour professionnaliser davantage la profession enseignante mais également pour offrir aux populations une meilleure qualité d’aptitude pour enseigner avec le déploiement de plus de 12 mille aspirants dans les écoles. 5,1 milliards FCfa alloués aux projets numériques et à la digitalisation Le budget du ministère de l’Economie numérique et de la Digitalisation s’élève à 5,1 milliards F Cfa en 2020. Cette allocation budgétaire va permettre de mettre en œuvre les projets du secteur du numérique et les chantiers de la digitalisation de l’administration béninoise. C’est l’essentiel à retenir du passage de la ministre de l’Economie numérique et de la Digitalisation, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, qui a présenté les grandes lignes de ce projet de budget aux députés membres de la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale. Ce budget, assure la ministre, va permettre d’adresser l’ensemble de la population à travers la généralisation de l’Internet à très haut débit. Mieux, il sera également question pour le ministère de poursuivre en 2020 l’implantation des sites sur l’ensemble du territoire national avec le secteur privé. Et ce, pour que la population puisse avoir accès à des services numériques de qualité, précise Aurélie Adam Soulé. Il y a ensuite le projet relatif au portail national du service public, une plateforme visant à permettre aux citoyens béninois, quel que soit l’endroit où ils se trouvent, d’accéder aux services publics en ligne. Selon la ministre, ce projet va connaître toute son ampleur en 2020 notamment avec les étudiants qui seront adressés à travers l’interconnexion des sites universitaires. « Nous allons interconnecter 10 sites universitaires publics entre eux, ce qui représente 80 % de la population étudiante du Bénin et on va mettre à disposition des ressources pédagogiques », assure la ministre. Il est également prévu l’interconnexion de ce réseau au réseau central ouest-africain des centres de recherche qui est lui-même connecté au réseau mondial. Le ministère de l’Economie numérique et de la Digitalisation entend ainsi donner la possibilité aux étudiants d’être au cœur de la révolution numérique dans l’apprentissage qui est actuellement en cours. Les députés n’ont pas manqué de féliciter la ministre pour ses efforts dans le secteur du Numérique et de la Digitalisation. Ils sont revenus sur le point des salles multimédias dans les établissements scolaires. Ce projet des salles multimédias, selon la ministre, est très important pour le gouvernement. Il se concrétise à travers la mise à disposition des ressources numériques aux écoliers et élèves des établissements scolaires. « Aujourd’hui, avec les réformes majeures dans l’enseignement technique et professionnel, il est de plus en plus important que le numérique trouve son chemin vers les salles de classe pour les enseignants, pour les apprenants et pour la société en général », conclut Aurélie Adam Soulé Zoumarou. Actualités 20 nov. 2019


Digitalisation des paiements pour le secteur financier dans l’espace Uemoa: La Bceao lance la deuxième édition de l’inclusion financière
La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) a lancé, lundi 18 novembre dernier, depuis son siège à Dakar au Sénégal, la deuxième édition de l’inclusion financière dans les huit pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine. Pendant une semaine, les différentes parties prenantes échangeront sur les enjeux de la digitalisation des paiements pour le secteur financier des Etats de l’Union, les risques liés à l’utilisation des nouvelles technologies financières ainsi que les mesures à mettre en œuvre pour protéger les consommateurs des services financiers. « La digitalisation au service de l’inclusion financière : enjeux pour le secteur financier et les Etats membres de l’Uemoa ». C’est le thème de la deuxième édition de la semaine de l’inclusion financière autour de laquelle la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) mobilise depuis ce lundi les différentes parties prenantes de l’Union. En initiant la semaine de l’inclusion financière dont la première édition s’est déroulée dans les huit pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine, il y a un an, la Bceao visait un objectif : promouvoir l’utilisation des services financiers à partir des nouvelles technologies. Après la première édition, les autorités monétaires se rendent compte aujourd’hui des nombreuses réformes qui ont été engagées dans le secteur par les différents pays de l’Union. Que ce soit le gouverneur de la Bceao, Tiémoko Meyliet Koné ou le ministre sénégalais des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo, l’inclusion financière a connu une évolution terrible dans les différents pays de l’Uemoa ces dernières années. Outre la cérémonie d’ouverture de la semaine qui a regroupé au siège de la Banque centrale à Dakar, les acteurs du secteur de même que dans les huit pays de l’Union, plusieurs sessions de formation et d’information sont organisées durant toute la semaine. Au-delà de toutes ces sessions de formation qui se déroulent également au Bénin à travers différents ateliers qu’organise la direction nationale de la Bceao jusqu’au samedi prochain, il est prévu des séances de sensibilisation des populations. Ces séances porteront sur l’éducation financière et la protection des consommateurs dans chaque Etat, ainsi que les perspectives. Les risques inhérents à l’utilisation des technologies financières et les défis majeurs liés à la protection des clients au regard du développement des nouvelles technologies seront également abordés. Sans oublier la foire sur l’inclusion financière qui sera une occasion pour les institutions financières de présenter aux populations leurs projets ainsi que leurs produits et services. Economie 20 nov. 2019


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