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Nouvelles

Evaluation de l’internet au Bénin: Des avancées significatives relevées
Le gouvernement béninois est conscient du caractère universel de l’internet et en fait une priorité dans son Programme d’action. Il s’investit pour l’accès des populations de toutes les localités du pays. L’étude de l’Unesco sur les indicateurs de l’universalité de l’internet au Bénin révèle des avancées notables. Le gouvernement du président Patrice Talon s’est engagé depuis 2016 à faire du Bénin la plateforme numérique de l’Afrique de l’Ouest. Sous l’égide de la ministre du Numérique et de la Digitalisation, Aurélie Adam Soulé Zoumarou et l’accompagnement des acteurs majeurs, notamment les opérateurs télécoms les Fournisseurs d’accès Internet (Fai), les Fournisseurs de services d’Internet (Fsi), l’Agence pour le développement du Numérique, l’Agence béninoise des Services universels des Communications électroniques et de la Poste et autres, des progrès importants ont été réalisés dans le domaine du numérique. Les politiques mises en place ont abouti à des résultats dont le plus remarquable est l’augmentation du nombre d’abonnements internet qui a atteint 5 368 636 en 2018. En termes de coûts, le rapport Afforbility classe le Bénin parmi les 10 premiers pays en Afrique, 5e en Afrique occidentale et 29e au plan mondial. L’indice de participation en ligne du Département des Affaires économiques et sociales des Nations Unies (Daes/Onu) est de 0.3708. Avec ce chiffre, le pays est passé de la 177e place en 2016 à la136e en 2018 sur 193 pays concernés. Les Technologies de l’information et de la communication (Tic) ont changé les modes de vie, d’acquisition des connaissances et de production de millions de Béninois. Selon le rapport, ces avancées technologiques ont suscité beaucoup d’espoirs dans le pays. L’observation de l’internet au Bénin révèle une multiplicité d’expériences s’appuyant sur le cadre juridique établi, mais relevant à la fois des acteurs étatiques et civils. Dans la catégorie Droit, le Bénin est l’un des pays africains à avoir adopté un code du numérique qui régule le secteur du numérique, des réseaux et services de communications électroniques, le commerce électronique et la protection des données à caractère personnel. Du coup, le pays dispose d’un écosystème numérique dynamique avec un cadre juridique construit autour de la loi n°2017-20 portant Code du numérique en République du Bénin. Il est composé d’un ensemble de lois conformes aux conventions et normes internationales que le pays a ratifiées. Ce cadre juridique garantit, selon l’étude de l’Unesco sur les indicateurs de l’universalité de l’internet au Bénin, à tous les citoyens la jouissance de leurs droits tels que la liberté d’expression, la liberté de la presse, la liberté d’association, etc... Société 19 nov. 2019


Semaine du Numérique au Bénin: Clap de fin
La troisième édition de la Semaine du Numérique a connu son épilogue, vendredi 16 novembre dernier, à Cotonou. Venus du Bénin et d’ailleurs, plusieurs acteurs de l’écosystème du numérique ont pris part aux activités. Les lauréats des challenges organisés dans le cadre de cet évènement ont été distingués au cours d’une soirée de gala. Organisée par le ministère du Numérique et de la Digitalisation avec le soutien de l’Alliance Smart Africa sur le thème : «Le citoyen à l’ère de l’économie numérique», la troisième édition de la Semaine du Numérique s’est achevée après cinq jours d’intenses activités. Venus du Bénin et d’ailleurs, plus de mille participants étaient présents aux différentes activités et communications de cette édition. Au regard de l’importance de l’évènement, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation a été soutenue par sa collègue de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Eléonore Yayi Ladekan et le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané, qui a présidé la cérémonie d’ouverture au nom du chef de l’Etat Patrice Talon. Selon lui, cet événement répond à la volonté du gouvernement béninois de faire du Bénin un carrefour numérique dans la sous-région. « Les différentes actions et projets numériques mis en place par le gouvernement n’auront d’effet que si les citoyens que nous sommes en font un bon usage », a-t-il déclaré. Il invite les utilisateurs des services numériques à développer des réflexes numériques au quotidien. Pour lui, le gouvernement accorde une place de choix dans son Programme d’action 2016-2021 au secteur du numérique et aux enjeux qui en découlent. Le ministre d’État Abdoulaye Bio Tchané a reconnu et salué le soutien des partenaires techniques et financiers qui contribuent au développement de ce secteur au Bénin. En plaçant le citoyen au cœur de cette troisième édition, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, reste attachée à la vision du gouvernement de rendre l’internet accessible à toutes les populations du pays. « Il est important que le numérique soit présent dans toutes les contrées de notre pays », a-t-elle déclaré. A l’en croire, la spécificité de cette année est la tenue de certaines activités hors de Cotonou notamment dans les villes de Porto-Novo, Natitingou et Avrankou. Les lauréats distingués A la suite du panel d’ouverture animé par Lacina Koné, directeur exécutif de l’Alliance Smart Africa, plusieurs communications ont été présentées lors de cette édition. Le panel ministériel sur le pouvoir d’action du citoyen numérique a marqué également les esprits. Les meilleurs des différents challenges numériques organisés dans le cadre de cette édition ont été distingués lors d’une soirée de gala animée par la troupe folklorique, Les Super Anges Houindonaboua. Initié pour stimuler la création et la croissance des entreprises portées par des femmes en vue de contribuer à la création d’emploi, le concours «Les Amazones du Digital » a été remporté par Raïmatou Coulibaly de Agritech. Elle est suivie de Raïnatou Assa de Think Lab et Mélaine Kiossoun de youMatter arrivées respectivement 2e et 3e du challenge. Bessan Eliezer Augustino Agbémavo de Reading Power est reparti avec le Prix spécial Martial Ahyi destiné aux meilleures innovations numériques dans l’éducation tandis que Martial Koffi Noel Amoussou de Tath Corp et Franck Kangni de Holo System ont occupé les 2e et 3e places. Plusieurs jeunes ont pris part au Fintech challenge, un concours réservé aux innovateurs dans la finance digitale, mais à l’arrivée c’est Gilles da Costa de Tondi, Valvida Ismène Fangninou de la Communauté Zindo et Eudoxie Obinti de Finanfa qui ont enlevé les trois prix de cette compétition. Société 19 nov. 2019


Rencontre de Cotonou sur la Santé communautaire: De nouvelles perspectives pour des soins de santé primaires de qualité
Cotonou a abrité du 12 au 15 novembre dernier, une rencontre d’acteurs et de décideurs sur la santé communautaire et les soins de santé primaires. Les participants se sont séparés sur ce qu’il convient d’appeler désormais la déclaration de Cotonou. Les ministres et représentants des Etats et des gouvernements, de la société civile, des agences partenaires au développement, des organisations internationales dont les agences des Nations Unies, participant au forum régional sur la santé communautaire dans le cadre des soins de santé primaires, tenu du 12 au 15 novembre dernier à Cotonou ont clos leurs travaux. Les quatre jours de concertation ont pris fin par une déclaration dite de Cotonou, avec des exhortations fortes. Ils se sont félicités des progrès notables réalisés dans nombre de pays en faveur de l’institutionnalisation de la santé communautaire comme composante motrice des soins de santé primaires. Ceci, notamment à travers le développement de politiques et de stratégies de santé communautaire, l’allocation adéquate et efficiente de ressources domestiques… Ils ont aussi fait l’heureux constat de «l’engagement de plus en plus croissant des partenaires au développement et des donateurs à soutenir l’institutionnalisation de la santé communautaire comme une composante clé pour la revitalisation des soins de santé primaires dans la perspective de la couverture santé universelle en lien avec les Objectifs du développement durable (Odd) à l’horizon 2030. Dans la perspective de rendements meilleurs, les participants à la rencontre de Cotonou ont aussi plaidé, au terme de leurs travaux, pour que les Organisations de la Société civile, les collectivités locales, les communautés, les familles et les citoyens militent activement à travers les différentes plateformes associatives, communautaires, politiques, confessionnelles. Ils ont émis le vœu que les acteurs sus cités soient davantage soutenus par les gouvernements et les partenaires, afin de se «positionner comme des acteurs du changement, notamment en rapport avec la gouvernance, la responsabilité redditionnelle et la promotion des soins de santé primaires ». Harmoniser les objectifs et investissements Aussi, ont-ils invité les partenaires à aligner et harmoniser leurs objectifs et investissements sur les priorités nationales en rapport avec les soins de santé primaires à base communautaire y compris des cadres d’évaluation des performances et une mutualisation des ressources pour plus d’efficacité et d’efficience. Ils leur demandent aussi d’apporter leur soutien aux programmes nationaux pour l’élaboration et la mise en œuvre de plans nationaux sectoriels et multisectoriels qui intègrent le principe des «Trois Un» et prennent en compte les soins de santé primaires à base communautaire et les contributions des différents secteurs et partenaires. Ces acteurs de soins de santé primaires réunis ont aussi exprimé leurs préoccupations devant les crises humanitaires à répétition, y compris les épidémies récurrentes, dans un contexte régional marqué par des défis multiples en rapport avec une démographie galopante, les changements climatiques, la pauvreté aggravée par l’absence de services sociaux de base, les migrations, les trafics de tous ordres, les inégalités liées au genre… ». La lenteur et l’insuffisance des progrès accomplis en faveur de la santé et du bien-être des populations, la persistance des insuffisances et goulots d’étranglement en rapport avec le faible leadership et la gouvernance, le financement inadéquat et autres constituent autant de faiblesses mises en exergue par la déclaration de Cotonou. Le ministre en charge de la Santé du Libéria, Dr Wilhelmena Jallah, a reconnu l’entrain qui a prévalu au cours des travaux, et salué les conclusions importantes de ce forum qui, de son point de vue, fera date et permettra un bond significatif relativement à la santé ommunautaire. Avant elle, Petas Enagnon Akogbeto, directeur de cabinet du ministre de la Santé a reconnu au nom du Bénin, pays hôte, que c’est un grand pas qui venait ainsi d’être franchi. Société 19 nov. 2019


7e nuit du marketing: Les professionnels du secteur en quête d’innovations
Pour la septième fois d’affilée, la nuit du marketing, organisée par le cabinet béninois Steeve conseil, a eu lieu, samedi 16 novembre dernier, à Cotonou. Les participants à cette soirée ont eu l’occasion de découvrir les avancées technologiques et stratégiques,ainsi que les structures locales spécialisées dans le marketing. La septième nuit du marketing, à l’instar des éditions précédentes, est une opportunité exceptionnelle pour les chefs d’entreprises et autres structures qui hésitent encore, les néophytes et les marketeurs, toutes catégories confondues,de découvrir ou redécouvrir le vrai sens du marketing. Car, « le constat fait sur le terrain, d’après Laetitia Adjovi, directrice générale du cabinet Steeve conseil inter, c’est que les entreprises ne pratiquent pas vraiment le marketing. Beaucoup font de la publicité et du coup, la publicité est confondue au marketing alors que c’est le marketing qui appelle même l’innovation au sein de l’entreprise ». C’est alors l’une des raisons pour lesquelles la nuit du marketing a vu le jour, et elle s’évertue depuis plusieurs années déjà à changer la donne et contribuer à la transformation des entreprises, explique la promotrice de l’événement. Au cours de cette édition de la nuit du marketing, les participants, venus d’horizons divers, ont pu découvrir, à travers la plénière d’ouverture, les avancées technologiques et autres outils incontournables en matière de commerce du futur. Ils ont également été entretenus par des experts sur comment créer son propre empire de l’e-commerce et communiquer efficacement sur les réseaux sociaux grâce au brand content ou marketing de contenu. La soirée a également été marquée par des échanges d’expériences entre les participants, notamment sur les problématiques de l’e-commerce et de l’e-marketing. Sans oublier l’instant business, dédié aux échanges de contacts entre participants, et à la promotion de champagne, des structures d’études et conseils en publicité ou communication, puis de produits manufacturés fabriqués au Bénin et exposés lors de cette soirée. Le tout a été couronné par un cocktail dinatoire de haut standing. De quoi rendre heureux, les participants. Satisfaction Au terme de la soirée, les participants ont exprimé leur satisfaction quant à la qualité de l’organisation et à la richesse des échanges. «Comme d’habitude, nous sommes très heureux de rencontrer des spécialistes du marketing et d’échanger avec eux. C’est vraiment un cadre exceptionnel, on apprend beaucoup de choses, on rencontre beaucoup de personnes et on ressort de là avec un plus que ce qu’on avait en arrivant », s’est réjoui Bernard Mpeck, directeur marketing à Sotibe. Tout comme lui, Marlyse Bada, directrice commerciale et marketing à Isocel, s’est dite très heureuse d’avoir participé à cette soirée qui offre « l’opportunité aux grandes entreprises et aux différentes Pme d’échanger et de partager leurs expériences »sur divers sujets ayant rapport au marketing et surtout de tisser de nouvelles relations d’affaires. Cette septième édition de la nuit du marketing a été soutenue par de grandes entreprises de la place dont l’Office national d’imprimerie et de presse qui a été représenté,au cours de cette soirée, par une forte délégation conduite par Marie-Madeleine Akoffodji, responsable du Service commercial et marketing de l’Office. Côté organisateurs, c’est également la satisfaction.« A chaque édition, les thématiques changent en fonction des innovations marketing. Nous apportons de nouveaux outils, et de plus en plus nous recevons de nouvelles personnes (…). Aujourd’hui, même les grandes entreprises qui, hier, étaient réticentes ont compris qu’il faut être sur la nuit du marketing », confie Laetitia Adjovi, toute souriante. Une fois encore, les attentes ont été comblées, et les regards sont désormais tournés vers la huitième édition. Société 19 nov. 2019


Révision de la Constitution: L’opérationnalisation de la loi actée
Le Conseil des ministres de ce mercredi 6 novembre a décidé, entre autres, d’accomplir les diligences nécessaires dans le cadre de l’opérationnalisation de la Constitution après le contrôle de constitutionnalité de la loi portant révision de la Constitution par la haute juridiction. Suppression de la peine de mort, discrimination positive au profit des femmes et des personnes handicapées, création de la Cour des comptes, reconnaissance par l’Etat de la chefferie traditionnelle…Les points objet d’innovations suite au vote de la loi n°2016-40 portant modification de la loi n°90-32 du 11 décembre 2019, sont nombreux. Après les avoir examinés, hier, à travers un compte rendu, présenté à cet effet, le Conseil des ministres note que la Constitution consacre la suppression et la modification de plusieurs dispositions et introduit des innovations motivées par la nécessité de renforcer les acquis démocratiques et politiques du Bénin. De plus, il souligne qu’à l’occasion de la révision de la Constitution, jeudi dernier, à l’Assemblée nationale, les élus du peuple ont veillé à la préservation des piliers fondamentaux du modèle démocratique et politique. Il s’agit du caractère républicain et unitaire de l’Etat, de la laïcité, de la limitation de mandats présidentiels et la limitation de l’âge des candidats à l’élection présidentielle. Ce toilettage de la loi fondamentale entraine la prise de plusieurs textes de lois en vue de rendre opérationnelles les nouvelles institutions, indique le Conseil des ministres, qui rappelle, à toutes fins utiles, que les diligences nécessaires à cet effet seront accomplies après le contrôle de constitutionnalité de la haute juridiction. Notons que, ce même mercredi, parallèlement à la tenue du Conseil des ministres, la Cour constitutionnelle a déclaré cette loi conforme à la Constitution. Elle devrait donc la notifier à l’Exécutif béninois, dans les jours à venir en vue de l’accomplissement des diligences. Il est également important de rappeler que la révision de la Constitution découle de la mise en œuvre des recommandations consensuelles issues du récent dialogue politique. Actualités 07 nov. 2019


Application de la loi portant amnistie: Les personnes interpellées lors des législatives désormais libres
Les personnes détenues après décisions de justice pour des faits criminels, délictuels et contraventionnels commis dans le cadre des législatives d’avril dernier sont désormais libres de leurs mouvements. Cette décision a été prise en Conseil des ministres de ce mercredi 6 novembre. Lors du Conseil des ministres de ce mercredi 6 novembre, le président de la République Patrice Talon a rendu compte au conseil du vote par l’Assemblée nationale de la loi portant amnistie des faits criminels, délictuels et contraventionnels commis lors des élections législatives d’avril 2019. Le conseil note que par le vote de cette loi, la Représentation nationale a décidé de donner,sur le plan législatif, une réponse favorable aux recommandations consensuelles issues du dialogue politique. Ainsi, sont absoutes les infractions de nature criminelle, délictuelle et contraventionnelle, commises au cours des mois de février, mars, avril, mai et juin derniers et se rapportant aux élections législatives. Alain Orounla, porte-parole du gouvernement, a indiqué que les peines prononcées à l’encontre de certains de leurs auteurs déjà jugés sont effacées.Les procédures engagées contre d’autres sont dépourvues d’objets, les jugements ou arrêts prononcés sont non avenues et les personnes détenues à titre provisoire aux fins de l’exécution des jugements ou arrêts prononcés sont éligibles à la mise en liberté immédiate, si elles ne sont retenues pour d’autres causes légales. Le ministre Orounla a informé que le président de la République promulguera la loi d’amnistie dès que la Cour constitutionnelle se sera prononcée sur sa conformité avec la Constitution. Alain Orounla a précisé que le ministre de la Justice et de la Législation devra instruire les procureurs généraux près les cours d’appel en vue d’arrêter sans délai les poursuites à l’égard des personnes visées par la loi d’amnistie, de faire procéder à la mise en liberté immédiate des personnes détenues en vertu des décisions judiciaires (jugements, arrêts, ordonnances de placement, mandats d’arrêt ou de dépôt) à raison des faits criminels, délictuels et contraventionnels commis dans le cadre des élections législatives d’avril 2019, si elles ne sont retenues pour d’autres causes ; et de veiller à ce que les condamnations consécutives aux faits visés ne soient pas mentionnées sur les casiers judiciaires des personnes concernées. Actualités 07 nov. 2019


Revue conjointe au ministère d’Etat chargé du Plan: Le Bénin et l’Afd évaluent le portefeuille des projets financés

Le ministère d’Etat chargé du Plan et du Développement a abrité, mardi 5 novembre, la deuxième revue conjointe du portefeuille des projets financés par l’Agence française de développement au titre de l’année 2019.

L’aperçu du portefeuille des interventions de l’Agence française de développement (Afd) laisse entrevoir cet organisme comme un partenaire de taille aux côtés du Bénin. En procédant, ce mardi 5 novembre, à l’ouverture officielle de la deuxième revue conjointe du portefeuille des projets financés par l’Afd, le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané n’a pas manqué de le souligner. On dénombre au total vingt-quatre projets actifs dont quinze en cours, cinq en instruction, en phase de démarrage et deux en phase de clôture. Ces projets couvrent des secteurs d’intervention comme le renforcement des capacités, l’appui au secteur privé, l’agriculture, l’énergie, l’assainissement/urbanisme/environnement, l’enseignement, la formation professionnelle, la gouvernance, le tourisme et la santé. Le montant global du portefeuille actif est estimé à environ 212,65 milliards de francs Cfa alors que le taux de décaissement du portefeuille est de 11,25 % au 27 mars dernier.
Pour Véronique Brumeaux, ambassadrice de France près le Bénin, le portefeuille de l’Afd au Bénin va croissant et fait de cette revue, un exercice indispensable. Elle devra aussi permettre de faire le point des actions engagées et celles à venir. Ce qui la réjouit, c’est que les projets financés par l’Afd sont des projets à fort impact dans des secteurs stratégiques comme le développement urbain, l’agriculture, la santé. Le tourisme n’est pas du reste, et à ce niveau, c’est bien le projet «Réinventer Ganvié » qui retient l’attention de Véronique Brumeaux. Autres centres d’intérêts relevés par elle dans la coopération entre le Bénin et l’Afd, l’assainissement de la ville de Cotonou, la formation de 30 000 agriculteurs à l’agroécologie, l’amélioration de la qualité des soins offerts aux femmes et aux enfants dans le département des Collines et à Parakou, le soutien à l’érection du musée de l’épopée des amazones, l’appui à la formation technique et professionnelle… Au total, l’ambassadrice de France se félicite du « niveau inédit des engagements » entre les deux parties. Malgré cette satisfaction, Véronique Brumeaux a formulé trois recommandations majeures tenant entre autres à l’amélioration du taux des décaissements relativement à l’objectif annuel fixé et à la levée des contraintes.

Apprécier la performance globale du portefeuille

L’objectif de cette rencontre est d’apprécier la performance globale du portefeuille, d’échanger avec tous les acteurs sur les difficultés et les contraintes qui entravent leur bonne exécution, en vue d’apporter des solutions appropriées, rappelle le ministre d’Etat, Abdoulaye Bio Tchané. Cette revue, de son avis, est l’occasion pour apprécier le point de la mise en œuvre des recommandations formulées à la dernière revue tenue en juillet 2019. Toujours est-il que la coopération entre le Bénin et l’Afd se porte assez bien et repose, sur l’accord cadre général de partenariat (2018-2021) signé le 9 mars 2018 à Paris. Fort de cet accord, précise à nouveau le ministre d’Etat, plusieurs domaines comme le tourisme, l’économie, le numérique, la transformation agricole, la recherche scientifique et l’enseignement sont impactés. Occasion pour lui de réitérer les remerciements du gouvernement pour l’appui de la France à la mise en œuvre du Pag. « Nous apprécions fortement les efforts consentis par votre pays pour l’exécution des projets retenus de commun accord dans le cadre de notre coopération », s’en est-il félicité.
A titre illustratif, Abdoulaye Bio Tchané met l’accent sur trois interventions phares de l’Afd. En premier, le projet de préservation et de rénovation de la cité lacustre de Ganvié, qui vise la promotion du tourisme mais surtout la création d’un meilleur cadre de vie pour les habitants, est en phase de concrétisation. 27, 3 milliards de francs Cfa y seront engloutis, faisant de la rénovation de Ganvié, la première intervention d’envergure du groupe Afd en milieu lacustre en Afrique. Chef de file dans le secteur de l’énergie, la France accompagne également le Bénin en vue de relever le défi de la lumière pour tous, pour la population béninoise, reconnait également le ministre d’Etat.
Les quatre projets financés dans ce secteur permettront entre 2019 et 2020, de réaliser des avancées significatives pour consolider le réseau de distribution d’électricité, salue-t-il.
Autre domaine en vue, le sous-secteur de la formation professionnelle. Là encore, l’Afd joue un important rôle, indique Abdoulaye Bio Tchané. « La formation professionnelle est devenue un enjeu important pour la jeunesse de notre pays qui se trouve en proie au chômage et à la précarité. Notre ambition est de favoriser l’insertion de la jeunesse sur le marché du travail», laisse-t-il entendre. « Nous sommes reconnaissants pour vos appuis dans ce secteur », conclut le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané.

Actualités 06 nov. 2019


Santé de reproduction et droits sexuels: De jeunes africains en quête de bonnes pratiques

Des dizaines de jeunes venus de huit pays d’Afrique francophones prennent part, depuis lundi 4 novembre à Cotonou, à la deuxième édition du Forum francophone de partage de bonnes pratiques sur les Droits sexuels et santé de reproduction (Dssr). Une initiative de jeunes pour les jeunes, dans la perspective de mieux assurer les droits sexuels des adolescents et des jeunes.

Le forum régional de partage de bonnes pratiques sur les Droits sexuels et santé de reproduction (Dssr) est une initiative du Mouvement d’action des jeunes (Maj) soutenu par plusieurs organisations et partenaires militant pour les droits sexuels et santé de reproduction. La rencontre a lieu à Cotonou, pour la deuxième fois et se tient du 4 au 7 novembre prochain. Moments d’échanges, de débats, de partage d’expériences, de confrontation de points de vue et surtout de prise de résolutions et de recommandations en faveur des droits sexuels des adolescents et des jeunes, ce forum mobilise des participants venus de la Mauritanie, du Niger, de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, de la Guinée, du Mali, du Sénégal, des Iles Comores, du Togo, du Cameroun, de la République démocratique du Congo, du Burundi, de la République centrafricaine, du Tchad et du Bénin.
Elvis Seriki, président du Maj Bénin, en recevant ses pairs à Cotonou, leur rappelle qu’il s’agit d’un forum inclusif prenant en compte les aspirations des jeunes et des femmes pour mieux répondre aux défis en matière de santé de reproduction. Les droits sexuels sont une composante des droits humains, lesquels contribuent à l’égalité, à la dignité et ne peuvent être ignorés, plaide-t-il. « Nous devons être intransigeants dans notre détermination à réduire la stigmatisation à tous les niveaux et faire en sorte que la sexualité soit de plus en plus reconnue comme une dimension positive», soutient-il. Elvis Seriki est formel. Tout ce qui se décide pour les jeunes sans les jeunes est fait contre eux, avance le jeune leader qui invite les adultes à prendre place à la table de discussions que représente ce forum, afin que leurs expériences et expertises apportent de la valeur ajoutée à leurs idées.
Oumar Tao, président sous-régional francophone du Maj, met plutôt les gouvernements face à leurs responsabilités et les invite à favoriser un meilleur accès des jeunes aux services de santé reproductive. Le thème du forum intitulé « Santé, droits sexuels et reproductifs des adolescents et jeunes : une priorité des gouvernements en Afrique» est assez illustratif et pose un double défi de son point de vue. Le premier, celui de l’Etat qui doit se porter garant en faveur du respect de ces droits, et le second, celui des jeunes qui doivent prendre des décisions qui sidèrent, indique-t-il.
Pour l’heure, ce sont des acteurs non étatiques qui se battent aux côtés des jeunes. Parmi eux, l’Association béninoise pour la promotion de la famille (Abpf), cheville ouvrière de l’organisation de ce forum. « Notre mission est d’œuvrer à une meilleure qualité de vie de la population du Bénin, à la défense des droits de la santé sexuelle et reproductive à travers l’amélioration de la demande et de l’offre des services y afférents», souligne Judith Gbehinto Maffon, sa présidente nationale. Selon elle, jeunes et adolescents sont exposés à de nouvelles formes de vulnérabilités notamment les relations sexuelles non consenties, les grossesses avec leurs corolaires, les difficultés d’accès aux services dont ont besoin les jeunes… Malgré cette situation, la capacité des jeunes à innover et à penser autrement séduit Marius Gnintoungbé, représentant Care Bénin Togo. Les idées pour aider les participants concernent les extrascolaires qui n’ont pas accès à l’information formelle pour se prémunir contre tout risque en matière de santé de reproduction.
Dr Haingo Rabearimonjy, directeur régional Afrique de l’Ippf, 25 ans après les combats engagés reste confiant quant au bilan. «Les femmes et les jeunes sont mieux en mesure d’exercer leurs droits sexuels et en santé de reproduction et sont de plus en plus nombreux à accéder aux services de qualité », se satisfait-il. Conséquence, le taux de prévalence de la contraception a augmenté, le taux de natalité a baissé et le taux de mortalité maternelle est aussi en baisse. Ces progrès lents et inégaux d’un pays à l’autre donnent des raisons d’espérer et c’est ce message d’espoir que To Tjoelkler-Kleve, ambassadrice du Royaume des Pays-Bas est allée partager avec les jeunes. Aussi, salue-t-elle le leadership des jeunes qui influent sur les choix des décideurs « La force des jeunes qui remettent en cause les options des adultes par leur capacité novatrice », est particulièrement appréciée par la diplomate.

Actualités 06 nov. 2019


Journée internationale des arts plastiques: Pour une reconnaissance du mérite des artistes

La Fédération des associations professionnelles de plasticiens et graphistes du Bénin (Faplag-Bénin) a marqué d’une pierre blanche, la célébration de la Journée internationale des arts plastiques. A l’occasion, Serge Mikpon, artiste plasticien et spécialiste de la récupération a entretenu les journalistes sur l’importance des artistes et des arts plastiques dans la vie de l’homme.

« Arts plastiques et récupération », c’est le thème de la 6e édition de la journée internationale des arts plastiques.Selon l’artiste Serge Mikpon, l’art a de tout temps été le miroir de l’époque et de la sensibilité des hommes qui le vivent. Il note que cette journée constitue un creuset de reconnaissance des performances des artistes plasticiens et du rôle qu’ils jouent au sein de la société. Selon lui,  l’organisation de cette conférence-débat va ouvrir les horizons pour les artistes plasticiens. Il laisse entendre que la récupération d’objets s’est rendue utile à l’art pour être le reflet d’une société actuelle où la surconsommation et les gaspillages dictent leur loi. « Je suis un artiste engagé et je  fais toutes sortes de représentation dont les animaux, les objets, les hommes pour dénoncer tout ce qui est anormal dans la société. L’artiste est fait pour dénoncer un certain nombre de faits afin d’amener la société à être plus juste », a-t-il complété.
Serge Mikpon indique que redonner vie à un objet ou à un matériau destiné à la destruction ou à la disparition est devenu une préoccupation pour maints créateurs en arts plastiques. Il précise que c’est bien là, la force et la puissance d’un détournement savant. Il invite les décideurs à  promouvoir et à vulgariser les arts plastiques et graphiques afin de susciter des jeunes talents, donner une formation académique de base aux artistes locaux et renforcer les capacités techniques et artistiques des artistes.
En détournant les matériaux ou des objets qui ont déjà servi ou non, de leur usage habituel pour en faire des sculptures ou des tableaux, les artistes donnent un sens aux devises «Faire du beau avec du vieux » et «redonner corps et vie à ce qui est voué à la mort ou à la disparition».

Culture 06 nov. 2019


Open international de Taekwondo de Porto-Novo 2019: Le Bénin, 1er de la compétition

Le Bénin est arrivé en tête du classement de l’édition 2019 de l’Open international de Taekwondo de Porto-Novo qui a connu également la participation des athlètes venus du Burkina-Faso, du Togo, du Ghana et du Niger. La compétition s’est déroulée du 1er au 3 novembre dernier, sur l’esplanade de l’Assemblée nationale.  

La Ligue régionale Ouémé- Plateau de Taekwondo et la Fédération béninoise de Taekwondo se donnent la main pour révéler l’art martial béninois dans la sous-région. Une compétition internationale a été organisée du vendredi 1er au dimanche 3 novembre dernier, avec la participation du Burkina Faso, du Togo, du Ghana, du Niger et du Bénin. Les hostilités de l’Open, le 3e du genre à Porto- Novo, ont démarré par d’alléchants combats et des démonstrations qui n’ont pas fait regretter au public son déplacement, surtout les anciennes gloires de l’art martial dont le général François Kouyami, ex-président de la Fédération béninoise de Taekwondo et Pierre Ogoudjobi, grand-maître de Taekwondo et plusieurs ceintures noires. Les athlètes béninois ont émerveillé le public en donnant le meilleur d’eux-mêmes.
Le Bénin est sorti premier avec 14 médailles en or au niveau des catégories Juniors et Séniors, 19 en argent et 17 en bronze. Il est suivi du Niger qui a décroché 6 médailles en or, et une en bronze puis du Togo avec 2 médailles en argent et 3 en bronze, du Burkina Faso, avec une seule médaille en or. Le Ghana a été la lanterne rouge avec 0 médaille. Les fruits viennent ainsi de tenir la promesse des fleurs.   
Le président de la Fédération béninoise de Taekwondo, Victorien Kougblénou, félicite la Ligue régionale Ouémé/Plateau pour son initiative. Selon lui, c’est pour la première fois que cet événement revêt réellement un caractère international avec la participation de plusieurs pays de la sous-région. Il salue cette initiative qui est en phase avec le plan d’actions de son comité exécutif visant à restaurer la pratique olympique et à faire rayonner le taekwondo béninois. Il a expliqué que c’est cette  vision que son équipe et toute la grande famille de l’art martial béninois mettent en œuvre depuis un certain temps pour une marche progressive et irrévocable vers l’atteinte des objectifs.
Le président de la Fédération béninoise de Taekwondo se réjouit de l’engagement, de l’implication et de la détermination de tous les acteurs à différents niveaux, en dépit des contingences et autres difficultés. Il assure qu’une telle motivation trouvera toujours une réponse positive auprès du comité exécutif pour les autres ligues régionales et probablement d'autres promoteurs sportifs engagés à accompagner la fédération pour le rayonnement du taekwondo. Le président de la Ligue régionale Ouémé/Plateau de Taekwondo, Jiles Yèkpè, n’a pas manqué de préciser les objectifs de cet Open international qui vise à apprécier le niveau des athlètes béninois et aussi à permettre aux arbitres d’acquérir de nouvelles connaissances en matière d’arbitrage.  
Pierre Ogoudjobi, grand-maître de Taekwondo a invité les compétiteurs à faire preuve de fair-play. Car, selon lui, gagner une compétition c’est une bonne chose mais il faut savoir aussi perdre. Il a salué l’accompagnement des autorités en charge du sport.

Sports 06 nov. 2019


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