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Le ministère d’Etat chargé du Plan et du Développement a abrité, mardi 5 novembre, la deuxième revue conjointe du portefeuille des projets financés par l’Agence française de développement au titre de l’année 2019.
L’aperçu du portefeuille des interventions de l’Agence française de développement (Afd) laisse entrevoir cet organisme comme un partenaire de taille aux côtés du Bénin. En procédant, ce mardi 5 novembre, à l’ouverture officielle de la deuxième revue conjointe du portefeuille des projets financés par l’Afd, le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané n’a pas manqué de le souligner. On dénombre au total vingt-quatre projets actifs dont quinze en cours, cinq en instruction, en phase de démarrage et deux en phase de clôture. Ces projets couvrent des secteurs d’intervention comme le renforcement des capacités, l’appui au secteur privé, l’agriculture, l’énergie, l’assainissement/urbanisme/environnement, l’enseignement, la formation professionnelle, la gouvernance, le tourisme et la santé. Le montant global du portefeuille actif est estimé à environ 212,65 milliards de francs Cfa alors que le taux de décaissement du portefeuille est de 11,25 % au 27 mars dernier.
Pour Véronique Brumeaux, ambassadrice de France près le Bénin, le portefeuille de l’Afd au Bénin va croissant et fait de cette revue, un exercice indispensable. Elle devra aussi permettre de faire le point des actions engagées et celles à venir. Ce qui la réjouit, c’est que les projets financés par l’Afd sont des projets à fort impact dans des secteurs stratégiques comme le développement urbain, l’agriculture, la santé. Le tourisme n’est pas du reste, et à ce niveau, c’est bien le projet «Réinventer Ganvié » qui retient l’attention de Véronique Brumeaux. Autres centres d’intérêts relevés par elle dans la coopération entre le Bénin et l’Afd, l’assainissement de la ville de Cotonou, la formation de 30 000 agriculteurs à l’agroécologie, l’amélioration de la qualité des soins offerts aux femmes et aux enfants dans le département des Collines et à Parakou, le soutien à l’érection du musée de l’épopée des amazones, l’appui à la formation technique et professionnelle… Au total, l’ambassadrice de France se félicite du « niveau inédit des engagements » entre les deux parties. Malgré cette satisfaction, Véronique Brumeaux a formulé trois recommandations majeures tenant entre autres à l’amélioration du taux des décaissements relativement à l’objectif annuel fixé et à la levée des contraintes.
Apprécier la performance globale du portefeuille
L’objectif de cette rencontre est d’apprécier la performance globale du portefeuille, d’échanger avec tous les acteurs sur les difficultés et les contraintes qui entravent leur bonne exécution, en vue d’apporter des solutions appropriées, rappelle le ministre d’Etat, Abdoulaye Bio Tchané. Cette revue, de son avis, est l’occasion pour apprécier le point de la mise en œuvre des recommandations formulées à la dernière revue tenue en juillet 2019. Toujours est-il que la coopération entre le Bénin et l’Afd se porte assez bien et repose, sur l’accord cadre général de partenariat (2018-2021) signé le 9 mars 2018 à Paris. Fort de cet accord, précise à nouveau le ministre d’Etat, plusieurs domaines comme le tourisme, l’économie, le numérique, la transformation agricole, la recherche scientifique et l’enseignement sont impactés. Occasion pour lui de réitérer les remerciements du gouvernement pour l’appui de la France à la mise en œuvre du Pag. « Nous apprécions fortement les efforts consentis par votre pays pour l’exécution des projets retenus de commun accord dans le cadre de notre coopération », s’en est-il félicité.
A titre illustratif, Abdoulaye Bio Tchané met l’accent sur trois interventions phares de l’Afd. En premier, le projet de préservation et de rénovation de la cité lacustre de Ganvié, qui vise la promotion du tourisme mais surtout la création d’un meilleur cadre de vie pour les habitants, est en phase de concrétisation. 27, 3 milliards de francs Cfa y seront engloutis, faisant de la rénovation de Ganvié, la première intervention d’envergure du groupe Afd en milieu lacustre en Afrique. Chef de file dans le secteur de l’énergie, la France accompagne également le Bénin en vue de relever le défi de la lumière pour tous, pour la population béninoise, reconnait également le ministre d’Etat.
Les quatre projets financés dans ce secteur permettront entre 2019 et 2020, de réaliser des avancées significatives pour consolider le réseau de distribution d’électricité, salue-t-il.
Autre domaine en vue, le sous-secteur de la formation professionnelle. Là encore, l’Afd joue un important rôle, indique Abdoulaye Bio Tchané. « La formation professionnelle est devenue un enjeu important pour la jeunesse de notre pays qui se trouve en proie au chômage et à la précarité. Notre ambition est de favoriser l’insertion de la jeunesse sur le marché du travail», laisse-t-il entendre. « Nous sommes reconnaissants pour vos appuis dans ce secteur », conclut le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané.

Des dizaines de jeunes venus de huit pays d’Afrique francophones prennent part, depuis lundi 4 novembre à Cotonou, à la deuxième édition du Forum francophone de partage de bonnes pratiques sur les Droits sexuels et santé de reproduction (Dssr). Une initiative de jeunes pour les jeunes, dans la perspective de mieux assurer les droits sexuels des adolescents et des jeunes.
Le forum régional de partage de bonnes pratiques sur les Droits sexuels et santé de reproduction (Dssr) est une initiative du Mouvement d’action des jeunes (Maj) soutenu par plusieurs organisations et partenaires militant pour les droits sexuels et santé de reproduction. La rencontre a lieu à Cotonou, pour la deuxième fois et se tient du 4 au 7 novembre prochain. Moments d’échanges, de débats, de partage d’expériences, de confrontation de points de vue et surtout de prise de résolutions et de recommandations en faveur des droits sexuels des adolescents et des jeunes, ce forum mobilise des participants venus de la Mauritanie, du Niger, de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, de la Guinée, du Mali, du Sénégal, des Iles Comores, du Togo, du Cameroun, de la République démocratique du Congo, du Burundi, de la République centrafricaine, du Tchad et du Bénin.
Elvis Seriki, président du Maj Bénin, en recevant ses pairs à Cotonou, leur rappelle qu’il s’agit d’un forum inclusif prenant en compte les aspirations des jeunes et des femmes pour mieux répondre aux défis en matière de santé de reproduction. Les droits sexuels sont une composante des droits humains, lesquels contribuent à l’égalité, à la dignité et ne peuvent être ignorés, plaide-t-il. « Nous devons être intransigeants dans notre détermination à réduire la stigmatisation à tous les niveaux et faire en sorte que la sexualité soit de plus en plus reconnue comme une dimension positive», soutient-il. Elvis Seriki est formel. Tout ce qui se décide pour les jeunes sans les jeunes est fait contre eux, avance le jeune leader qui invite les adultes à prendre place à la table de discussions que représente ce forum, afin que leurs expériences et expertises apportent de la valeur ajoutée à leurs idées.
Oumar Tao, président sous-régional francophone du Maj, met plutôt les gouvernements face à leurs responsabilités et les invite à favoriser un meilleur accès des jeunes aux services de santé reproductive. Le thème du forum intitulé « Santé, droits sexuels et reproductifs des adolescents et jeunes : une priorité des gouvernements en Afrique» est assez illustratif et pose un double défi de son point de vue. Le premier, celui de l’Etat qui doit se porter garant en faveur du respect de ces droits, et le second, celui des jeunes qui doivent prendre des décisions qui sidèrent, indique-t-il.
Pour l’heure, ce sont des acteurs non étatiques qui se battent aux côtés des jeunes. Parmi eux, l’Association béninoise pour la promotion de la famille (Abpf), cheville ouvrière de l’organisation de ce forum. « Notre mission est d’œuvrer à une meilleure qualité de vie de la population du Bénin, à la défense des droits de la santé sexuelle et reproductive à travers l’amélioration de la demande et de l’offre des services y afférents», souligne Judith Gbehinto Maffon, sa présidente nationale. Selon elle, jeunes et adolescents sont exposés à de nouvelles formes de vulnérabilités notamment les relations sexuelles non consenties, les grossesses avec leurs corolaires, les difficultés d’accès aux services dont ont besoin les jeunes… Malgré cette situation, la capacité des jeunes à innover et à penser autrement séduit Marius Gnintoungbé, représentant Care Bénin Togo. Les idées pour aider les participants concernent les extrascolaires qui n’ont pas accès à l’information formelle pour se prémunir contre tout risque en matière de santé de reproduction.
Dr Haingo Rabearimonjy, directeur régional Afrique de l’Ippf, 25 ans après les combats engagés reste confiant quant au bilan. «Les femmes et les jeunes sont mieux en mesure d’exercer leurs droits sexuels et en santé de reproduction et sont de plus en plus nombreux à accéder aux services de qualité », se satisfait-il. Conséquence, le taux de prévalence de la contraception a augmenté, le taux de natalité a baissé et le taux de mortalité maternelle est aussi en baisse. Ces progrès lents et inégaux d’un pays à l’autre donnent des raisons d’espérer et c’est ce message d’espoir que To Tjoelkler-Kleve, ambassadrice du Royaume des Pays-Bas est allée partager avec les jeunes. Aussi, salue-t-elle le leadership des jeunes qui influent sur les choix des décideurs « La force des jeunes qui remettent en cause les options des adultes par leur capacité novatrice », est particulièrement appréciée par la diplomate.

La Fédération des associations professionnelles de plasticiens et graphistes du Bénin (Faplag-Bénin) a marqué d’une pierre blanche, la célébration de la Journée internationale des arts plastiques. A l’occasion, Serge Mikpon, artiste plasticien et spécialiste de la récupération a entretenu les journalistes sur l’importance des artistes et des arts plastiques dans la vie de l’homme.
« Arts plastiques et récupération », c’est le thème de la 6e édition de la journée internationale des arts plastiques.Selon l’artiste Serge Mikpon, l’art a de tout temps été le miroir de l’époque et de la sensibilité des hommes qui le vivent. Il note que cette journée constitue un creuset de reconnaissance des performances des artistes plasticiens et du rôle qu’ils jouent au sein de la société. Selon lui, l’organisation de cette conférence-débat va ouvrir les horizons pour les artistes plasticiens. Il laisse entendre que la récupération d’objets s’est rendue utile à l’art pour être le reflet d’une société actuelle où la surconsommation et les gaspillages dictent leur loi. « Je suis un artiste engagé et je fais toutes sortes de représentation dont les animaux, les objets, les hommes pour dénoncer tout ce qui est anormal dans la société. L’artiste est fait pour dénoncer un certain nombre de faits afin d’amener la société à être plus juste », a-t-il complété.
Serge Mikpon indique que redonner vie à un objet ou à un matériau destiné à la destruction ou à la disparition est devenu une préoccupation pour maints créateurs en arts plastiques. Il précise que c’est bien là, la force et la puissance d’un détournement savant. Il invite les décideurs à promouvoir et à vulgariser les arts plastiques et graphiques afin de susciter des jeunes talents, donner une formation académique de base aux artistes locaux et renforcer les capacités techniques et artistiques des artistes.
En détournant les matériaux ou des objets qui ont déjà servi ou non, de leur usage habituel pour en faire des sculptures ou des tableaux, les artistes donnent un sens aux devises «Faire du beau avec du vieux » et «redonner corps et vie à ce qui est voué à la mort ou à la disparition».

Le Bénin est arrivé en tête du classement de l’édition 2019 de l’Open international de Taekwondo de Porto-Novo qui a connu également la participation des athlètes venus du Burkina-Faso, du Togo, du Ghana et du Niger. La compétition s’est déroulée du 1er au 3 novembre dernier, sur l’esplanade de l’Assemblée nationale.
La Ligue régionale Ouémé- Plateau de Taekwondo et la Fédération béninoise de Taekwondo se donnent la main pour révéler l’art martial béninois dans la sous-région. Une compétition internationale a été organisée du vendredi 1er au dimanche 3 novembre dernier, avec la participation du Burkina Faso, du Togo, du Ghana, du Niger et du Bénin. Les hostilités de l’Open, le 3e du genre à Porto- Novo, ont démarré par d’alléchants combats et des démonstrations qui n’ont pas fait regretter au public son déplacement, surtout les anciennes gloires de l’art martial dont le général François Kouyami, ex-président de la Fédération béninoise de Taekwondo et Pierre Ogoudjobi, grand-maître de Taekwondo et plusieurs ceintures noires. Les athlètes béninois ont émerveillé le public en donnant le meilleur d’eux-mêmes.
Le Bénin est sorti premier avec 14 médailles en or au niveau des catégories Juniors et Séniors, 19 en argent et 17 en bronze. Il est suivi du Niger qui a décroché 6 médailles en or, et une en bronze puis du Togo avec 2 médailles en argent et 3 en bronze, du Burkina Faso, avec une seule médaille en or. Le Ghana a été la lanterne rouge avec 0 médaille. Les fruits viennent ainsi de tenir la promesse des fleurs.
Le président de la Fédération béninoise de Taekwondo, Victorien Kougblénou, félicite la Ligue régionale Ouémé/Plateau pour son initiative. Selon lui, c’est pour la première fois que cet événement revêt réellement un caractère international avec la participation de plusieurs pays de la sous-région. Il salue cette initiative qui est en phase avec le plan d’actions de son comité exécutif visant à restaurer la pratique olympique et à faire rayonner le taekwondo béninois. Il a expliqué que c’est cette vision que son équipe et toute la grande famille de l’art martial béninois mettent en œuvre depuis un certain temps pour une marche progressive et irrévocable vers l’atteinte des objectifs.
Le président de la Fédération béninoise de Taekwondo se réjouit de l’engagement, de l’implication et de la détermination de tous les acteurs à différents niveaux, en dépit des contingences et autres difficultés. Il assure qu’une telle motivation trouvera toujours une réponse positive auprès du comité exécutif pour les autres ligues régionales et probablement d'autres promoteurs sportifs engagés à accompagner la fédération pour le rayonnement du taekwondo. Le président de la Ligue régionale Ouémé/Plateau de Taekwondo, Jiles Yèkpè, n’a pas manqué de préciser les objectifs de cet Open international qui vise à apprécier le niveau des athlètes béninois et aussi à permettre aux arbitres d’acquérir de nouvelles connaissances en matière d’arbitrage.
Pierre Ogoudjobi, grand-maître de Taekwondo a invité les compétiteurs à faire preuve de fair-play. Car, selon lui, gagner une compétition c’est une bonne chose mais il faut savoir aussi perdre. Il a salué l’accompagnement des autorités en charge du sport.