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Nouvelles

1e audience à la Criet : Deux trafiquants de drogue condamnés à 20 ans de prison

La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) est désormais opérationnelle. Elle a tenu, ce jeudi 6 septembre, sa toute première audience à son siège à Porto-Novo. Laquelle a connu la comparution de huit trafiquants de drogue et de chanvre indien dont deux ont été condamnés à 20 ans et un autre à six mois de prison ferme.

Huit mis en cause ont défilé, ce jeudi 6 septembre, à la barre à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Ils sont poursuivis pour des faits de trafic de drogue pour certains et de chanvre indien pour d’autres. L’audience s’est terminée avec des fortunes diverses pour des inculpés. Deux ont été condamnés à 20 ans d’emprisonnement ferme. Il s’agit de Somtochuku Bartholomew Oguegbunam, de nationalité nigériane et du Béninois Rachidi Mamoudou Boukari, tous deux poursuivis pour trafic de drogue dans des dossiers distincts.
Le premier a été interpellé le 20 août dernier dans le « Hall arrivée » de l’aéroport international cardinal Bernardin Gantin de Cotonou, à l’arrivée du vol d’une compagnie aérienne en provenance de Maputo au Mozambique via Addis-Abeba en Ethiopie. Il a été retrouvé sur Somtochuku Bartholomew Oguegbunam une valise de couleur marron, laquelle à la fouille contenait un emballage de poudre beige granuleuse pesant sept kg. Le mis en cause était donc à la barre pour répondre des faits mis à sa charge.
S’agissant du cas du sieur Rachidi Mamoudou Boukari, il a été interpellé, le 31 juillet dernier, toujours dans le « Hall arrivée » de l’aéroport international de Cotonou, à l’arrivée du vol d’une autre compagnie aérienne en provenance de Johannesburg alors qu’il avait sur lui un sac de couleur grise. A la fouille, il a été constaté que ce sac contenait quatre emballages de drogue qui ont pesé 5,686 kilogrammes. Les deux mis en cause ont été inculpés et condamnés chacun à 20 ans d’emprisonnement ferme, en application de l’article 96 de la loi n°97-025 du 18 juillet 1997 sur le contrôle des drogues et des précurseurs.
La même cour a vidé un troisième dossier pour lequel a comparu à la barre, le sieur Brice Awèkoun. Les faits concernant ce dernier remontent au vendredi 3 août 2018 où le mis en cause a été pris, aux environs de 21 h 35, au niveau d’un hôtel à Cotonou, en fragrant délit de détention et d’usage de chanvre indien. Il a été retrouvé sur lui quarante boulettes. Le dealer Brice Awèkoun a été condamné à six mois de prison. La Cour s’est basée sur les dispositions de l’article 142 de la loi n°97-025 du 18 juillet 1997 sur le contrôle des drogues et des précurseurs.
La Criet a connu de cinq autres dossiers de trafic de drogue. Deux ont été rabattus et mis en délibéré et trois autres renvoyés pour examen le 20 septembre prochain. Le report de l’examen de ces derniers a été demandé par la défense des mis en cause. Me Raymond Gbèssèmèhlan a voulu disposer du temps pour s’imprégner le dossier pour une bonne défense de ses clients. La demande lui a été accordée par la Cour présidée par le magistrat Cyriaque Dossa, président de la Criet, qui était entouré de quatre de ses collègues dans le rôle d’assesseurs. Le procureur spécial près la Criet, Gilbert Togbonon occupait le fauteuil du ministère public.

Société 07 sept. 2018


Développement / programme : Fenou Le lauréat de la 1re édition connu le 17 septembre prochain

Après les différentes phases de sélection, le lauréat de la première édition du programme Fenou sera connu, le lundi 17 septembre prochain, à Cotonou, a appris l’Agence Bénin Presse.

De sources proches des organisateurs, l’objectif de cette première édition est d’accompagner un projet de création d’entreprise. Ainsi, le gagnant de cette édition sera soutenu par le programme Fenou. Il bénéficiera, entre autres, d’un accompagnement de 1000 euros, soit environ 655.000 F cfa, d’un suivi personnalisé pour développer ou tester son projet, d’un appui à la recherche de financements et d’une campagne média.
A en croire les initiateurs, ce programme vise à récompenser les innovations qui vont répondre, demain, aux nouvelles attentes, préoccupations et exigences des consommateurs. Aussi, faut-il préciser, les idées de projets ont porté sur plusieurs thématiques dont le numérique, l’agro-alimentaire, les services, la création de valeur ajoutée dans différents secteurs et l’entrepreneuriat social.
Après une pré-sélection en demi-finales, 5 candidats seront retenus par le jury le 10 septembre prochain. Il participeront à la finale au cours de laquelle le gagnant sera connu.
Soulignons que le programme Fenou est une initiative de Mme Alix Gnonlonfoun, membre de la diaspora béninoise en France, en partenariat avec Ajs Patners, Mgt Conseils et MinDo Consultants. Ce programme s’adresse à toutes les personnes ou structures qui innovent dans divers domaines. Le projet vise, en outre, à favoriser le développement de services, d’initiatives d’outils, qui répondent aux évolutions de la société et aux atteintes d’une cible ou de consommateurs.

Société 06 sept. 2018


Eliminatoires Can U-17: Le Bénin disqualifié pour tricherie sur l'âge des joueurs

La sélection nationale cadette du Bénin a été disqualifiée du tournoi qualificatif Ufoa B comptant pour les éliminatoires de la Can U-17 Tanzanie 2019, pour tricherie sur les âges des joueurs. Dix joueurs béninois ont été épinglés lors de l'examen de l’IRM et du test cardi, Pcca dont les résultats ont été rendus publics ce week-end.

Il s'agit de Sophiane A. Gounon, Ahmed Shereef Yessoufou, Salami Zouli Koufouli Achamou, Pavlek Septime Ehoué, Toundé Barnabé Tito, Dominique Kougneadjo, Samson Mate Hlakougbe, David Tchetchao, Armel Feliciano Anato et Amir Dossoumou. La délégation béninoise devra donc quitter l'hôtel Gaweye à Niamey où elle a pris quartier pour la compétition depuis vendredi dernier.
En dehors du Bénin, d'autres nations africaines sont également dans le cas. Un joueur est fautif dans les délégations respectives du Burkina Faso, du Niger et du Togo tandis que deux joueurs sont épinglés à l’IRM respectivement dans l'effectif du Nigeria et celui de la Côte d'Ivoire.
Une deuxième disqualification dans l'histoire du football béninois pour les mêmes motifs après celle de 2014. Le Bénin a son honneur à laver dans cette affaire de tricherie sur les âges qui dure depuis des décennies. Il va falloir situer les responsabilités en interpellant tous les acteurs de la chaîne des faux papiers délivrés aux joueurs, des officiers d'état civil jusqu'aux dirigeants de la Fbf?

Ch. H.

Sports 03 sept. 2018


Eliminatoires de la Can U-17: Les Ecureuils cadets rallient Niamey ce jour
[caption id="attachment_30584" align="alignnone" width="1024"]Les Ecureuils cadets[/caption]

La sélection nationale cadette de football va prendre part, du 2 au 15 septembre prochain à Niamey au Niger, au tournoi de l’Union des fédérations ouest-africaines (Ufoa B) de football. Avant leur départ prévu pour ce vendredi 31 août, les Ecureuils ont reçu la visite du nouveau président de la Fédération béninoise de football, Mathurin de Chacus, qui leur a offert une somme de 5 millions F Cfa.

En prélude à la participation des Ecureuils cadets au tournoi de l’Ufoa B prévu du 2 au 15 septembre prochain à Niamey, le nouveau président de la Fédération béninoise de football (Fbf), Mathurin de Chacus, était à leurs côtés, ce mercredi 29 août à Cotonou. L’objectif de cette visite est d’encourager ces jeunes footballeurs béninois en route pour la qualification pour la Can cadets 2019 : « Désormais, rien ne sera comme avant », a déclaré le président de Chacus avant de faire don d'une somme de 5 millions F Cfa et a promis une autre enveloppe financière de 10 millions F Cfa en cas de qualification pour la finale du tournoi qualificatif. Il a également promis d’être à leurs côtés au Niger pour les soutenir.

Le sélectionneur Lafiou Yessoufou a remercié le nouveau comité exécutif pour avoir choisi de faire sa première sortie officielle par une visite aux jeunes Écureuils cadets. Selon lui, c’est une chance pour ces jeunes ambassadeurs de bénéficier de cet honneur. Il a fait le point de la préparation de l'équipe en mise au vert depuis le 18 mai dernier. La sélection a livré 16 matches amicaux marqués par une défaite, et un nul. Lafiou Yessoufou a rassuré le comité exécutif de la capacité des jeunes de défendre valablement les couleurs nationales en terre nigérienne. «  Nous jurons la main sur le cœur de faire honneur au Bénin lors de ce tounoi », a-t-il déclaré.
Le capitaine des Écureuils cadets, Pavlek Ehoué, a salué cette visite du nouveau  comité exécutif qui intervient à 48 heures de leur départ pour Niamey. Au nom, de ses coéquipiers, il a promis de porter haut l’étendard du Bénin et revenir avec la qualification. Le docteur de l'équipe Vincent de Paul Akoutey a rassuré de la santé et de la forme des joueurs. Selon lui, le bilan biologique, l'Irm, l'écho cardiogramme, ont été réalisés et tous les résultats sont rassurants.
Placé dans le groupe B composé du Nigeria, du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire, le Bénin devra batailler dur lors de cette compétition dont le champion sera qualifié pour la Coupe d’Afrique des nations des moins de 17 ans en Tanzanie en 2019. Ils sont attendus le lundi 3 septembre prochain face à la Côte d’Ivoire pour leur première sortie?

Liste des joueurs retenus
Gardien de but
Sophiane A. Gounou
Aimé Nouatin

Défenseurs
Imourane Hassane
Rabiou Sankanmao
Maboumou Alassane
Matéï Hlakougbé
Luc Bia
Tamimou Ouorou

Milieux
Cyrille Aloya
David Tchétchaou
Shereef A. Yessoufou
Tadjou Dine Sakibou
Septime P. Ehoué
Attaquants

Méïté D. Kougbeadjo 
Moumounih Zakari
Zoul Salami
Barnabé Tito
Dine Hassane
Armel F. Anato,
Amir A. Dossoumou

Sports 31 août 2018


Audiences du président de l’Assemblée nationale: Des questions de religion et d’hommage à feue Rafiatou Karimou au menu
[caption id="attachment_30553" align="alignnone" width="1024"]Le révérend docteur Kponjesu Amos Hounsa de l'Epmb en tête-à- tête avec le président de l'Assemblée nationale, Adrien Houngbédji[/caption]

Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, s’est entretenu, ce mercredi 29 août à Porto-Novo, avec plusieurs invités dont les délégations du président de l’Eglise protestante-méthodiste du Bénin, le révérend docteur Kponjesu Amos Hounsa, et de l’Association nationale des anciens parlementaires du Bénin.

Le président de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin, le révérend docteur Kponjesu Amos Hounsa, est allé porter, ce mercredi, un message de remerciements au président de l’Assemblée nationale. Il a exprimé la gratitude et la reconnaissance de tous les fidèles de l’église à Me Adrien Houngbédji pour son implication personnelle dans la résolution de la crise au sein de cette communauté religieuse. Il a rassuré le président du Parlement du soutien spirituel de l’Epmb, non seulement dans tout ce qu’il entreprend pour la paix au Bénin mais également pour que les décisions prises à l’Assemblée nationale soient propices à la paix et au développement du Bénin. 

« Depuis la réunification, notre église se porte de mieux en mieux et elle s’attelle de jour comme de nuit à jouer pleinement son rôle pour la vie de la société, pour la vitalité de notre démocratie et pour pérenniser la paix au Bénin», assure le président de l’Empb. Elle a néanmoins des défis à relever, notamment et sur les plans de l’évangélisation, du social, de l'économique, aux plans intellectuel et culturel, ajoute le révérend docteur Kponjesu Amos Hounsa.
A la suite de l’Empb, le président Adrien Houngbédji s’est entretenu avec le consultant principal du cabinet Almic service, Michel Mèhinto. Ce dernier est venu recevoir des orientations du président de l’Assemblée nationale sur l’opportunité d’un réaménagement de l’horaire de travail dans l’Administration publique béninoise. Michel Mèhinto a expliqué que son cabinet conduit depuis plusieurs semaines déjà une étude sur la question. «Nous avons déjà interviewé bon nombre d’acteurs de l’Administration publique, mais il fallait coûte que coûte venir voir le président du Parlement, la deuxième personnalité de l’Etat béninois, pour obtenir des orientations afin de pouvoir véritablement déposer un rapport consistant et de qualité», précise l’expert sollicité par le gouvernement pour enquêter sur l’opportunité d’un réaménagement de l’horaire de travail dans l’administration publique béninoise.
Une délégation de l’Association nationale des anciens parlementaires conduite par son vice-président Timothée Adanlin a été aussi reçue. Elle est allée solliciter l’appui de l’Assemblée nationale dans le cadre d’une cérémonie d’hommage national qui sera bientôt organisée pour honorer la mémoire de feue Rafiatou Karimou décédée, jeudi 4 janvier dernier à Paris en France dans sa 72e année?

Actualités 30 août 2018


Audience spéciale publique à la Cour constitutionnelle: Cinq décisions rendues et deux requêtes renvoyées (La Cour fait appel aux experts sur une question d'égalité entre ethnies)
[caption id="attachment_30539" align="alignnone" width="1024"]Les membres de la Cour constitutionnelle lors de l'audience spéciale publique du mardi 28 août[/caption]

Sous l'égide de son président Joseph Djogbénou, la Cour constitutionnelle a tenu, ce mardi 28 août, une audience spéciale publique. La particularité de cette audience tient en ce qu'elle a connu d'une mise en état avec la contribution d'experts au regard de la délicatesse et de la sensibilité du recours. Au demeurant, sur les sept dossiers au rôle de l'audience, cinq décisions ont été rendues et deux dossiers ont été renvoyés.

Adoptée par l'Assemblée nationale, jeudi 26 juillet dernier et transmise le 9 août à la Cour, la loi n°2018-23 portant Charte des partis politiques en République du Bénin est passée au scanner de la Haute juridiction. Faisant usage de ses prérogatives, le chef de l'Etat, par requête en date du 22 août 2018 a soumis à la Haute juridiction le contrôle de conformité de ladite loi. 

Statuant sur la forme, la cour a déclaré la requête recevable au motif que la demande du chef de l'Etat trouve son ancrage légal dans la Constitution et sa requête a été envoyée dans le délai légal de quinze jours entre la transmission de la loi objet de la requête et sa soumission à la cour, conformément aux textes en vigueur.
Traitant du fond, la Haute juridiction a déclaré tous les articles de la loi conformes à la Constitution et par ricochet, la loi 2018-23 portant Charte des partis politiques en République du Bénin conforme à la Constitution.
Le nommé Basile Badjito a saisi la Cour constitutionnelle d'un recours en inconstitutionnalité du décret portant statut et règlement intérieur de l'Association nationale des praticiens de la médecine traditionnelle
(Anapramet). Il rappelle qu'une association ne saurait être créée par décret puisqu'elle est régie par la loi 1901 du 1er juillet 1901. Le requérant s'offusque de ce que les dispositions dudit décret réorganisent l'association, bafouant les prérogatives de l'assemblée générale de l'Anapramet.
Le représentant du ministre de la Santé explique plutôt que par ledit décret, le gouvernement reconnaît simplement
l'Anapramet et autorise la collaboration entre la médecine moderne et traditionnelle. Réaffirmant la liberté d'association et l'impact de ce décret sur le libre fonctionnement de l'Anapramet, la Cour a déclaré qu'un tel décret viole effectivement la Constitution.
Egalité devant la loi sans distinction de sexe, de race, de région ou de religion... C'est ce principe constitutionnel que le sieur Arnaud Houessou demande à la Cour de rétablir lorsqu'il forme un recours sur la violation du principe d'égalité par le ministre de la Fonction publique. Le requérant expose une inégalité de traitement entre agents ayant les mêmes qualifications. L'un aurait été promu et avancé au détriment des autres. La Cour constitutionnelle est bien le défenseur de l'égalité, hélas le requérant n'a apporté aucune preuve établissant qu'il est lésé dans des privilèges dont il devrait bénéficier. La cour a donc déclaré qu'il n'y a pas violation de la Constitution.

Propriétés et statuts en cause

Voyant leurs biens immeubles menacés, l'ensemble des acquéreurs du domaine Aho a sollicité, par requête, l'intervention de la Haute juridiction dans le règlement des conflits domaniaux les opposant à d'autres particuliers. Les requérants indiquent qu'ils ont acquis les terres Aho légitimement et en ont été reconnus nouveaux propriétaires par décision de justice. Mais ils se plaignent de l'entêtement des occupants illégaux qui avaient été déguerpis d'une part et d'autre part du gouvernement qui a déclaré ces terres indisponibles. Juge de la constitutionnalité, la Cour constitutionnelle s'est déclarée incompétente car cette affaire tend, précise-t-elle, à faire apprécier l'application du Code foncier par la Haute juridiction.
Saisie par une requête du président du Tribunal de première instance de première classe de Cotonou par intérim, la Cour a statué sur une exception d'inconstitutionnalité soulevée par le sieur Gafar Aliou assisté de Me
Nicolin Assogba. L'exception porte sur une disposition du Code de procédure civile, commerciale, sociale, administrative et des comptes qui ne favoriserait un procès équitable. Ce code ayant déjà été déclaré conforme à la Constitution, la cour a conclu que la requête est irrecevable pour autorité de la chose jugée.
Par requête, le sieur Adjamonsi Worou a soumis à la cour un recours en inconstitutionnalité de trois décrets portant respectivement sur le statut particulier des corps du personnel de la douane et assimilés, le statut particulier des corps du personnel de la police nationale et le statut particulier du personnel des eaux et forêts. Le requérant évoque des manquements et discriminations dans le reclassement et l'avancement. Représenté par son secrétaire général, le gouvernement fait savoir que les décrets objets de la requête sont des décrets d'application qui avaient déjà été retirés de l'ordonnancement juridique avant d'être réintégrés d'une part et que le recours portant sur le statut du personnel de la police nationale est sans objet au regard de la réforme intervenue au niveau des forces de sécurité d'autre part. Il en découle que le gouvernement prend déjà les mesures idoines pour procéder à un juste reclassement. Au regard des évolutions dans le dossier, la cour a renvoyé l'examen de l'affaire pour l'audience du 2 octobre après communication des nouvelles pièces.

Avis d'experts sollicités sur un recours sensible

Le dernier recours dont a connu la Haute juridiction a porté sur une question d'égalité entre ethnies. Le requérant David Nahouan fait savoir que dans la classification des ethnies par l'Institut national des statistiques et de l'analyse économique (Insae), plusieurs ethnies ont été classées sous la désignation "Gua, Otamari et apparentés". Une classification qui tendrait à léser les autres groupes sociaux dans leur identité culturelle. Par ailleurs, il précise que le terme Otamari désigne un individu dont la langue est le ditamari. Or, il existe plusieurs groupes sociaux ayant des langues distinctes (Berba, Gourma, Ossori, Natema, Wama, Yende) mais qui ont été confondus sous la classe "Gua, Otamari et apparentés", souligne-t-il. Un terme opprimant pour les autres groupes qui ne peuvent pas accepter une identité qui n'est pas la leur.
Ayant pris fonction, il y a moins d'une semaine, le directeur général de l'Insae, Laurent Houssa, a rappelé qu'un recours portant sur le même objet avait déjà été introduit et jugé en 2017. La Haute juridiction s'était alors jugée incompétente. Après avoir reconnu l'égalité des peuples, il a exposé que l'Insae n'a jamais eu l'intention de brimer des peuples au détriment d'autres en désignant ces groupes ethniques de "Gua, Otamari et apparentés". C'est un travail purement statistique conforme aux prescriptions internationales qui ne tient pas compte des détails de langue mais des regroupements. Le terme "apparenté" fait référence aux interprénétrations entre regroupements, a-t-il fait savoir.
Au regard de la nécessité de disposer de connaissances techniques et scientifiques pour mieux apprécier le recours, la Haute juridiction a sollicité quatre experts. Il s'agit du professeur Didier N'dah, maître de conférences en archéologie et histoire, du professeur Emmanuel Tiando, du professeur de sociologie Nassirou Bako Arifari et du professeur de droit public à l'université de Kara, Adama Kpoda.
Le maître de conférences en archéologie et histoire, Didier N'dah a déploré le fait que l'Insae ne tienne pas compte de toutes les spécificités culturelles dans ses recherches. « Le terme Gua, par lequel l'Insae désigne ces groupes sociaux, n'a aucune signification pour les populations de l'Atacora. C'est une langue parlée dans la région Est du Ghana. Par contre le terme Gu désigne un ensemble de langues qui se retrouvent dans la zone voltaïque dont le Nord-ouest du Bénin », a-t-il indiqué.
« Il n'y a pas de peuple Gua, il existe plutôt la langue Gur », certifie le professeur Emmanuel Tiando. Selon lui, la méthodologie en matière de recherches scientifiques au Bénin pose problème. Or, une mauvaise méthodologie amène à de mauvais résultats. La désignation "Gua, Otamari et apparentés" cause bien de préjudices aux autres groupes inclus. Il nuit à l'identité des autres groupes de langue Gur et peut représenter, selon le professeur Emmanuel Tiando, une menace à la paix sociale. « Au regard du fait que les Français, les Italiens, les Espagnols, les Portugais sont des peuples latins, si l'on désignait ces peuples par "Les Espagnols et les autres" pensez-vous que les Français seraient contents? C'est la même chose qui se passe ici », a-t-il argumenté. Selon lui, l'Atacora comprend une diversité de groupes socioculturels qui, chacun, réclament leur identité. Et tous ces peuples ont leurs langues.
Pour le professeur sociologue Nassirou Bako Arifari, les statistiques et les classifications de l'Insae sont une catastrophe scientifique. Le groupe Gua est une invention de l'Insae. « Dire que le requérant est "Otamari et apparentés" alors qu'il est Wao (singulier de Waba) et parle le Wama, est une violation de son droit à l'identité. Mettre les Waba sous "Otamari et apparentés", c'est renier leurs origines », a-t-il déclaré. Faisant ressortir quelques distinctions entre les groupes sociaux, il ajoute que les Waba sont considérés comme les seuls forgerons métallurgiques alors que les Bètamaribè (pluriel de Otamari) étaient essentiellement des cultivateurs. Selon lui, l'impact de cette confusion est si grande qu'aujourd'hui, certains Waba pensent que ce sont ces statistiques qui font que le ditamari est perçu comme la langue la plus représentative des groupes assimilés. Conséquence, elle est la seule langue parlée dans les médias et probablement la langue choisie pour l'apprentissage des langues endogènes.
Le dernier expert sollicité, le professeur titulaire de droit public Adama Kpoda fait remarquer que les réflexions scientifiques et historiques ne sont pas systématiquement considérées comme des vérités juridiques. Car le juge doit tenir compte de certaines clarifications et qualifications. Selon lui, l'impératif de l'unité l'emporte sur les revendications ethniques. « L'identité culturelle ne s'apprécie devant une juridiction que lorsqu'on apporte la preuve d'une discrimination et tant que cette preuve n'est pas apportée, le juge n'a pas d'éléments objectifs pour apprécier. Or la requête ne fait mention d'aucune discrimination palpable », précise le juriste. Au regard de la complexité du sujet et des apports considérables, la Cour a renvoyé l'examen du dossier pour l'audience du 9 octobre prochain?

Actualités 29 août 2018


Ratification de prêts au Parlement: Plus de 73 milliards F Cfa pour des routes et la santé
[caption id="attachment_30537" align="alignnone" width="1024"]Cette autorisation de ratification de deux accords de financement renforcera les nombreux chantiers de bitumage et d’asphaltage en cours dans plusieurs régions du pays[/caption]

Les députés ont autorisé, ce mardi 28 août, le gouvernement à ratifier trois accords de financement d’un montant total de 73 025 017 410 F Cfa dont deux estimés à 65 025 017 410 F Cfa pour la réhabilitation du corridor Cotonou - Niamey: section Béroubouay - Malanville longue de 169,4 km, et les 8 milliards F Cfa restants pour le Projet régional d’amélioration des Systèmes de surveillance des maladies en Afrique de l’Ouest (Redisse III).

Deux dossiers d’autorisation de ratification d’accord de prêt ont été adoptés à l’unanimité des députés, ce mardi 28 août à l’Assemblée nationale. Le premier dossier est relatif au projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de financement signé à Cotonou, le 11 juin 2018, entre la République du Bénin et l’Association internationale de développement (Aid) dans le cadre du 

Projet régional d’amélioration des Systèmes de surveillance des maladies en Afrique de l’Ouest (Redisse III). Le montant de l’accord est de 8 milliards F Cfa.
Le second dossier concerne le projet de loi portant autorisation de ratification des accords-cadres de pré-mise en œuvre et de mise en œuvre, signé le 3 avril 2018, entre la République du Bénin et la Banque islamique de développement (Bid) dans le cadre du financement du projet de réhabilitation du corridor Cotonou-Niamey : section Béroubouay - Malanville longue de 169,4 km.
Les deux accords-cadres de la Bid font un montant cumulé de 65 025 017 410 F Cfa sur un coût total hors-taxes et hors-douane du projet estimé à
78 209 753 110 F Cfa. Le reste du financement du projet, c’est-à-dire les 13 184 735 700 F Cfa est à la charge du Fonds de l’Opep pour le développement international (Ofid) dont la ratification est prévue pour sous peu.
Le financement obtenu de la Bid dont la ratification a été autorisée hier par les députés est assorti de certaines conditions.
L’accord-cadre de pré-mise en œuvre, d’un montant de
3 870 146 300 F Cfa, est conclu pour une durée de remboursement de 20 ans dont 4 ans de différés en capital. La marge bénéficiaire est de 1,8% l’an sur le montant décaissé l’an et non encore remboursé.
Pour ce qui est de l’accord-cadre de mise en œuvre estimé à un montant de 61 154 871 110 F Cfa, il est assorti d’une durée de remboursement de 20 ans dont 3 ans de différé en capital. Le taux d’intérêt est de 1,8 % l’an sur le montant décaissé l’an et non encore remboursé. Ce qui permet de dégager un élément don moyen des deux accords-cadres de 29,6 %. La périodicité de remboursement de chacun des deux financements est la semestrialité.

Cris de cœur parlementaires

Les travaux seront réalisés par allotissement. Le lot 1, d’une durée de 36 mois, concerne le tronçon Béroubouay - fleuve Goubafari soit 148,6 km constitué essentiellement de travaux de revêtement, d’assainissement et de drainage, de signalisation et d’éclairage ainsi que d’équipement de sécurité routière à la charge de la la Bid. Il est prévu par ailleurs l’aménagement de 65 km de piste en terre; la construction de 15 salles de classe, la construction de 2 centres de santé ; la construction de 8 marchés ; la réalisation de 10 forages ; la réalisation de 5 retenues d’eau, la construction de 52 latrines et la construction de 4800 ml de clôture de bâtiments administratifs et scolaires.
Le lot 2 d’une durée de 20 mois se rapporte au tronçon fleuve
Goubafari -Malanville long de 20,8 km à la charge du fonds de l’Opep pour le développement international (Ofid). La signature de cet accord de prêt interviendra incessamment, informe le président de la Commission des Finances et des Echanges de l’Assemblée nationale, Raphaël Akotègnon qui a présenté les deux accords-cadres adoptés hier par les députés. Selon lui, le projet de réhabilitation du corridor Cotonou - Niamey : section Béroubouay -
Malanville s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du quatrième axe stratégique du Programme d’action du gouvernement (Pag) qui vise à faire des infrastructures de transport un levier important pour soutenir la croissance économique et faciliter le développement des exportations.
L’objectif visé par le projet est de promouvoir l’intégration régionale et d’accroître les échanges commerciaux entre le Bénin et les pays voisins, notamment le Niger, le Burkina Faso, le Togo et le Nigeria, à travers l’amélioration des conditions du transport sur ce corridor international. Lequel objectif a été vanté par tous les députés intervenus au cours du débat général dont Parfait Houangni, André Okounlola Biaou et Benoît Dègla. Ils ont tous reconnu que le gouvernement fait beaucoup d’efforts dans le sens de l’amélioration du réseau routier national. Selon eux, cette autorisation de ratification de deux accords de financement vient renforcer les nombreux chantiers de bitumage et d’asphaltage en cours dans plusieurs régions du pays. Tout en reconnaissant que tout le Bénin surtout le Nord-Bénin est en chantier, les députés Benoît Dègla et André Okounlola Biaou relèvent que le centre-Bénin semble être marginalisé. Ils plaident pour une répartition équitable des projets routiers pour permettre un désenclavement total du pays. Les cas de l’axe Kilibo-Ouèssè, Glazoué-Ouèdèmè-Aklamkpa et Oké Owo-Savè aujourd’hui impraticables avec impossibilité pour les paysans d’écouler leurs produits vivriers, ont été cités en exemple par les deux députés qui disent porter les cris de cœur de ces populations.
Présent à la séance plénière, le ministre chargé des Infrastructures a rassuré les deux députés. Alassane Séïdou a expliqué que toutes les routes évoquées ont été recensées par son ministère. Elles font partie des axes priorisés dans le cadre des travaux d’entretien routier devant démarrer très bientôt sous le financement du Fonds routier?
Une Convention internationale approuvée

Les députés ont également examiné et adopté, à la faveur de leur séance plénière de ce mardi 21 août, le projet de loi portant autorisation de ratification du Protocole facultatif à la Convention à l’égard des femmes, adoptée à New York aux Etats-Unis d’Amérique, le 2 octobre 1999. Ce dossier a été approuvé à l’unanimité des parlementaires présents ou représentés, tout comme d’ailleurs les deux autres sur lesquels ils se sont penchés hier au titre des travaux de la troisième session extraordinaire de l’année 2018.
Th. C. N.

Actualités 29 août 2018


Football / Préparatifs éliminatoires de la Can U-17: Les Ecureuils cadets sur la dernière ligne droite
[caption id="attachment_30532" align="alignnone" width="1024"]Les Ecureuils cadets[/caption]

La sélection nationale cadette de football prendra part du 2 au 15 septembre prochain à Niamey au Niger au tournoi de l’Union des fédérations ouest-africaines (Ufoa B) de football. Les Ecureuils ont remporté (3-2) leur dernier match amical face à Oasis du Nigeria, avant leur départ pour cette compétition comptant pour les éliminatoires de la Can U-17 Tanzanie 2019.

Les Ecureuils cadets ont battu Oasis du Nigeria (3-2), ce dimanche 26 août au stade René Pleven, lors de leur dernier match amical avant leur participation au tournoi de l’Ufoa B prévu du 2 au 15 septembre prochain à Niamey. 

Placé dans le groupe B composé du Nigeria, du Burkina Faso et de Côte d’Ivoire, le Bénin devra batailler dur lors de cette compétition dont le champion sera qualifié pour la Coupe d’Afrique des nations des moins de 17 ans en Tanzanie en 2019. Le Niger, pays hôte, va affronter le Togo et le Ghana dans le groupe A.
Les deux premiers de chaque groupe devant se qualifier pour les demi-finales du tournoi, le vainqueur en finale représentera la zone Ufoa B à la phase finale de la Can U-17, Tanzanie 2019.
Désormais, sur la dernière ligne droite des préparatifs, l’encadrement technique des Ecureuils cadets dirigé par le sélectionneur Lafiou Yessoufou joue son va-tout pour permettre au Bénin de s’en sortir face au Nigeria, à la Côte d’Ivoire et au Ghana, favoris de ce tournoi.
Ce nouveau mode de qualification sur la base des éliminatoires régionales est une décision prise lors du premier symposium de la Caf sur le football africain tenu en juillet 2017 à Rabat (Maroc).
Le tournoi va démarrer le 2 septembre avec un match d’ouverture entre le pays hôte, le Niger et le Togo au stade Seyni Kountché de Niamey tandis que les Ecureuils cadets sont attendus par la Côte d’Ivoire pour le compte de leur première.
Le champion de ce tournoi rejoindra l’Angola, le Cameroun, la Tanzanie, pays-hôte, et l’Ouganda qui ont déjà validé leur billet pour la phase finale de la Can U-17 Tanzanie 2019?

Sports 28 août 2018


Assemblée nationale: La session extraordinaire 2018 lancée avec 57 députés
[caption id="attachment_30519" align="alignnone" width="1024"]Durant deux semaines, les députés sont appelés à examiner douze dossiers[/caption]

L’Assemblée nationale a ouvert, ce lundi 27 août, sa troisième session extraordinaire de l’année 2018 prévue pour connaître de douze dossiers dont le Code électoral et les autorisations de poursuites devant la Haute cour de Justice de cinq anciens ministres. Les travaux de la plénière inaugurale ont été présidés par le président du Parlement, Me Adrien Houngbédji, en présence de cinquante-six de ses collègues.

C’est reparti, depuis ce lundi 27 août, pour quinze jours de travaux parlementaires au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Les députés ont entamé leur troisième session extraordinaire de l’année 2018 sollicitée par 51 d’entre eux. Les travaux ont été officiellement ouverts par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji. Cette ouverture a été rendue possible grâce au quorum qui était atteint.
En effet, après vérification du quorum, il a été relevé que 57 députés ont répondu présents à l’invitation du président de l’Assemblée nationale. Le quorum de la moitié plus un des députés, c’est-à-dire 42 députés, était donc largement atteint. Ce qui donne ainsi carte blanche à Me Adrien Houngbédji de procéder, conformément à la procédure parlementaire, à la lecture des douze points inscrits à l’ordre du jour de cette troisième session extraordinaire. Le président de l’Assemblée nationale a informé la plénière de ce que plusieurs des dossiers programmés ont été déjà examinés en Commission technique et les rapports disponibles puis distribués aux députés pour examen en plénière. Quant aux autres dossiers dont les rapports ne sont pas encore disponibles, il a reçu l’assurance des présidents des Commissions techniques qui promettent de faire les diligences nécessaires et les apprêter avant la fin des quinze jours que dure la session extraordinaire.
Au nombre des dossiers déjà prêts pour être examinés, Me Adrien Houngbédji cite, entre autres, la proposition de loi portant Code électoral en République du Bénin et le projet de loi portant autorisation de ratification de la convention de crédit signée à Paris le 5 mars 2018 entre la République du Bénin et l’Agence française de développement (Afd) dans le cadre du financement du Programme d’appui des villes au changement climatique (Pavicc). Ces différents dossiers pouvaient être examinés déjà ce lundi ; mais le président de l’Assemblée nationale a donné encore la journée d’hier à ses collègues pour qu’ils approfondissent le contenu de ces dossiers. Il a souhaité que ces textes soient examinés en priorité au cours de la séance plénière de ce mardi 28 août à l’hémicycle. Et cela, en attendant le traitement et l’adoption des autres dossiers en instance d’examen devant les Commissions techniques concernées suivant leur spécificité. Il s’agit notamment de la proposition de loi modifiant et complétant la loi n°2001-09 du 21 juin 2002 portant exercice du droit de grève en République du Bénin ; la proposition de loi abrogatoire de la loi portant statut de la magistrature en République du Bénin ; de la proposition de loi modifiant et complétant la loi n°2015-18 du 1er septembre 2017 portant statut général de la fonction publique en République du Bénin et sans oublier les dossiers d’autorisations de poursuites, devant la Haute cour de Justice, des anciens ministres Komi Koutché, Fatouma Amadou Djibril, Valentin Djènontin Agossou, Simplice Codjo et Aboubakar Yaya.

Actualités 28 août 2018


Enseignement maternel et primaire: 17 640 diplômés des Eni et Epfi évalués
[caption id="attachment_30506" align="alignnone" width="1024"]Le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou[/caption]

Le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, a procédé, vendredi 24 août dernier, au lancement des épreuves d’évaluation des enseignants formés dans les Ecoles normales d’instituteurs (Eni) et des Etablissements privés de formation des instituteurs (Epfi) qui pourraient être recrutés par l’Etat.

Jauger les programmes de formation dispensés dans les Ecoles normales des instituteurs (Eni) et des Etablissements privés de formation des instituteurs (Epfi) d’une part, et disposer d’un fichier fiable de la liste des enseignants formés dans les Eni et Epfi et non encore recrutés par l’Etat d’autre part. Tels sont les objectifs visés à travers l’évaluation diagnostique lancée, vendredi 24 août dernier, par le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou.
Au total, 17 640 diplômés des Eni et des Efpi, toutes catégories confondues, ont pris part à ladite évaluation après une inscription volontaire dans les régions pédagogiques. On y dénombre 5 477 diplômés de Certificat d’aptitude pédagogique option Enseignement primaire (Cap/Ep), 10 443 nantis du Certificat élémentaire d’aptitudes pédagogiques option Enseignement primaire (Ceap/Ep) et 1720 diplômés du Certificat élémentaire d’aptitudes pédagogiques option Enseignement maternel (Ceap/Em). Les 17 640 instituteurs diplômés, mais sans emploi, sont répartis dans 85 centres de composition et 650 salles sur toute l’étendue du territoire national. Ils ont été évalués, les vendredi 24 et samedi 25 août derniers, selon les catégories, à travers des sujets de dissertation en pédagogique appliquée, dissertation en pédagogie générale, études de cas en pédagogie appliquée, mathématiques et en français.
Pour le ministre Salimane Karimou, cette évaluation diagnostique s’inscrit dans le cadre du Programme d’amélioration de la qualité de l’éducation dans le sous-secteur des enseignements maternel et primaire. Lequel programme a démarré avec le diagnostic physique dans les écoles maternelles et primaires publiques suivi de l’évaluation intellectuelle et professionnelle des enseignants de la maternelle et du primaire, y compris une partie du privé, précise le ministre. Salimane Karimou estime logique l’extension de l’évaluation diagnostique également à tous ceux qui ont été formés dans les différents établissements de formation d’instituteurs qu’ils soient publics ou privés. « Tout cela vise à mettre en place un Plan de renforcement de capacités au profit de tous ceux qui interviennent dans les écoles maternelles et primaires comme enseignants en vue d’apporter de l’amélioration à la qualité de ce qui se fait aujourd’hui dans les écoles», souligne le ministre des Enseignements maternel et primaire.
Selon lui, le constat révèle que le système éducatif béninois a de la peine à vraiment promouvoir l’excellence. « Il faut aider l’école béninoise à décoller. L’école a des difficultés. Elle est déficitaire et il faut trouver des remèdes », insiste Salimane Karimou. Il reste convaincu de ce qu’il ne faut pas espérer avoir de bons résultats au niveau du supérieur si l’enseignement de base est malade. C’est tout le sens des efforts du gouvernement qui a fait l’option de s’intéresser beaucoup plus à tout ce qui se passe au niveau du sous-secteur de l’enseignement maternel et primaire, explique-t-il. « Le gouvernement met le paquet là pour que les produits qui sortiront soient des produits de qualité que le secondaire pourrait aider à aller de l’avant jusqu’au niveau du supérieur », détaille l’autorité ministérielle qui était vendredi dernier, dans les Collèges d’enseignement général 2 de Ouidah et d’Ekpè dans la commune de Sèmè-Podji pour le lancement des épreuves de cette évaluation diagnostique.

Actualités 27 août 2018


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