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En dépit des chocs exogènes qui l’assaillent, l’économie béninoise se porte globalement bien, du fait des réformes mises en oeuvre par le gouvernement. La cinquième revue du programme économique et triennal appuyé par le Fonds monétaire international (Fmi), a permis à cette institution, après évaluation, de conclure à une solidité de l’économie béninoise avec une croissance haussière.
La cinquième revue du programme économique et triennal appuyé par le Fonds monétaire international (Fmi), dans le cadre des accords au titre de la Facilité élargie de crédit (Fec), conclue en avril 2017 avec analyse globale de l’économie béninoise, s’est achevée sur des notes heureuses. La délégation du Fmi en charge de cette évaluation a noté avec satisfaction que le Bénin maintient ses efforts de réformes au niveau de ses finances. Ce qui permet à ses finances de maintenir un état de solidité. Le rapport de l’institution est plutôt satisfaisant au regard des éléments explorés.
Une note positive qui conforte le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni. Mais, ces « résultats très satisfaisants» ne sont pas le fruit du hasard. Dans sa déclaration à la suite de cette évaluation, Romuald Wadagni a expliqué que le gouvernement a choisi de faire appel au Fmi dans sa volonté d’avoir un œil externe, un œil critique qui vienne observer la manière dont on gère les finances publiques. On retiendra de la «note très satisfaisante» décernée par l’institution que «l’économie du Bénin se porte bien et est beaucoup plus résiliente malgré les chocs ». Selon le ministre, reprenant les conclusions du Fmi, « la croissance se maintient à un niveau des plus forts élevés en Afrique et c’est le résultat de toutes les réformes du gouvernement depuis 2016 ». Pour en arriver là, le pays a agi sur plusieurs leviers notamment des réformes au niveau de l’administration avec la modernisation des régies comme la douane et les impôts, ce qui permet malgré les chocs exogènes de sécuriser les recettes et de garder un niveau de recettes acceptable.
Cette prouesse est aussi le fruit des réformes qui visent la diversification et la transformation structurelle de l’économie, a aussi soutenu Romuald Wadagni. Au niveau du secteur primaire par exemple, l’agriculture connait un sort meilleur avec la culture du coton pour laquelle, le Bénin est passé premier producteur dans la sous-région. La filière vivrière est également touchée. « Nous remarquons que grâce aux réformes faites et aux investissements mis en place, les paysans sont formés, des engrais de qualité et des semences sont rendus disponibles » ; et cela a eu pour effet, « une explosion de la productivité en 2015 ». Selon le ministre des Finances, il y avait un niveau de volume de riz sorti des champs de 200 mille tonnes, qui est passé actuellement à 400 mille tonnes et le chef de l’Etat a donné des instructions à travers un programme d’urgence pour dépasser un million de tonnes de riz d’ici deux ans. Mieux, révèle-t-il, les producteurs ont vu leur niveau de vie et de revenu augmenté grâce aux réformes mises en place. Outre le riz, les rendements au niveau du maïs, du maraichage sont aussi impactés par les réformes avec les accompagnements mis en place.
Une croissance dynamique malgré les chocs exogènes
En somme, de l’avis du ministre Romuald Wadagni, presque tous les secteurs économiques connaissent des réformes et améliorent leur rendement, influençant positivement la croissance économique du pays. C’est ainsi par exemple, que dans tous les départements, les grands travaux auxquels sont associées des entreprises locales permettent de donner du travail aux jeunes qui, en même temps, ont ainsi l’accès à la formation sur les chantiers. Il mentionne également la gestion des déchets, le vaste programme d’investissement dans le secteur d’énergie, le cas des jeunes qui se lancent dans le secteur des services… pour en venir à la conclusion que globalement, « le secteur financier se porte bien avec une diversification de l’accumulation de performances dans l’ensemble de ces secteurs malgré les chocs exogènes ». Ce qui fait davantage la fierté de l’argentier national, c’est que
« sur les vingt dernières années, c’est la première fois dans l’histoire du Bénin que le pays connait pendant trois ans de suite une croissance supérieure à 5 % ». Pour lui, c’est une première et cela veut dire que quelque chose est en construction. Et «quand le Fmi confirme ces performances, on ne peut que s’en réjouir », se satisfait le ministre qui annonce que le Bénin a « une croissance qui reste dynamique et qui évolue malgré les chocs exogènes notamment le choc né de la fermeture des frontières avec le Nigeria». Un beau package qui n’est rien d’autre que le fruit d’un ensemble de décisions parfois difficiles à comprendre aujourd’hui, mais qui demain, sans aucun doute, seront saluées, reconnait le ministre Romuald Wadagni.

« Favoriser l’enseignement de l’anglais parlé chez les apprenants béninois ». C’est le titre d’un livre lancé, mercredi 30 octobre dernier, à Cotonou. Il met en évidence les fondements de l’incapacité des apprenants à s’exprimer en anglais, même après sept ans de pratique de cette langue. Pour inverser la tendance, l’auteur du livre, Dr Jérémie Dovonou, spécialiste en didactique anglaise, propose un package de solutions dont la valorisation de l’anglais parlé dans les écoles au même titre que l’écrit, tout en y associant les outils du numérique.
Un nouveau livre traitant de la didactique anglaise dans les écoles béninoises vient de paraitre. Intitulé, « Favoriser l’enseignement de l’anglais parlé chez les apprenants béninois », il évoque l’importance de la langue anglaise pour les élèves béninois, tout en faisant ressortir, à travers une analyse Swot, les causes de l’incapacité des apprenants à mener un dialogue acceptable dans cette langue.
« Je me suis rendu compte que nous enseignons l’anglais de la classe de sixième jusqu’en terminale. Mais les apprenants ne sont pas en mesure de communiquer dans cette langue. Je ne dis pas qu’ils doivent parler couramment la langue anglaise. Mais ils devraient normalement, après sept ans d’apprentissage de l’anglais, être capables de communiquer dans cette langue de manière orale. Ce qui n’est pas le cas… », déplore l’auteur du livre, Dr Jérémie Dovonou, à la cérémonie de lancement de cet ouvrage, mercredi dernier, à Cotonou. « De la classe de sixième en terminale, l’apprenant béninois est évalué 44 fois à l’écrit s’il fait une école publique, et 65 fois s’il fait une école privée contre une évaluation orale qui se fait à l’examen du Bepc (…). Autrement dit, c’est seulement au Bepc que l’oral est fait pour la plupart », a-t-il poursuivi. Comme solution à ce problème, l’auteur propose la refonte de la méthode d’enseignement de l’anglais dans les écoles béninoises.
Il suggère donc la valorisation de l’anglais parlé au même titre que l’écrit. Ce qui voudrait dire que l’évaluation orale des apprenants, en classe comme à l’examen, doit être logée à la même enseigne que l’écrit. « Il faut que l’apprenant sache qu’il y a deux volets : l’oral et l’écrit ; et qu’il sera doublement évalué de la sixième en terminale. Avec cette méthode, déjà en classe de troisième, l’élève est bon et peut toutefois se débrouiller sur le marché de l’emploi », assure l’auteur du livre.
Curricula
D’autres réformes sont également nécessaires pour favoriser l’anglais parlé chez les apprenants béninois, selon cet universitaire, qui propose désormais que les cours de grammaire soient réduits. Pour ce faire, il a mis au point une approche pédagogique qui minimise la grammaire. « On n’apprend pas une langue à travers sa grammaire. Il y a des enfants qui parlent nos langues locales et le français depuis la maison. Pourtant, on ne leur a pas appris la grammaire de ces langues. C’est un apprentissage fonctionnel. C’est ce que je propose pour enseigner désormais la langue anglaise », précise Dr Jérémie Dovonou. Mais ce n’est pas tout puisqu’à l’entendre, la refonte de la méthode d’enseignement de cette langue passe aussi par l’étude des ouvrages de littérature. Pour lui, il est également possible, avec les outils du numérique, que les apprenants reçoivent des textes audio de la part de leurs enseignants, en guise d’exercices de maison, afin de pouvoir les écouter, et répondre de manière orale aux questions qui y seront posées.
Mais en amont de tout ceci, l’angliciste propose une redéfinition du profil de l’enseignant d’anglais. D’après lui, il faut désormais s’assurer que le professeur lui-même maitrise couramment la langue qu’il veut enseigner. Pour ce faire, il propose, entre autres, que le futur professeur d’anglais soit soumis à un entretien oral lors de son recrutement.
Composé de 422 pages réparties en 10 chapitres, l’ouvrage, selon Dr Jérémie Dovonou, est une œuvre purement scientifique d’autant plus que son contenu est la quintessence de sa thèse doctorale datant de janvier 2014. Il invite, dès lors, les autorités béninoises à expérimenter ses solutions, les densifier, si possible, pour un bilinguisme parfait chez les apprenants béninois.

La lutte contre le travail des enfants entre dans sa phase répressive au Bénin. Le préfet de l’Atlantique, Jean-Claude Codjia, vient de donner le ton à travers un arrêté préfectoral en date du 30 octobre 2019. Les récidivistes subiront la rigueur de la loi.
La lutte contre le travail des enfants prend une nouvelle allure au Bénin. Le préfet de l’Atlantique, Jean-Claude Codjia, annonce la répression à travers un arrêté en date du 30 octobre 2019.
Aucune excuse ne sera désormais acceptée. « Il est formellement interdit sur toute l’étendue du territoire du département de l’Atlantique, l’utilisation de la main-d’œuvre infantile dans les marchés, les ateliers, sur les chantiers et autres zones d’exploitation économique », précise l’arrêté préfectoral.
La décision de l’autorité préfectorale est loin d’être une menace. Elle doit être considérée comme un soulagement pour les milliers d’enfants, victimes de ce phénomène et les défenseurs de leurs droits qui multiplient les efforts pour en arriver à bout.
L’exploitation de la main-d’œuvre infantile crée d’énormes préjudices et assombrit les perspectives de vie des enfants. A la résistance des parents contre les nombreuses campagnes de sensibilisation au phénomène, s’ajoute la naïveté des victimes qui s’adonnent à la pratique sans pour autant mesurer les risques sur leur santé, leur éducation, leur avenir et leur vie.
Le phénomène perdure malgré les Conventions qui régissent le travail des enfants. La loi n°2015-08 du 08 décembre 2015 portant Code de l’enfant en République du Bénin n’y a rien fait non plus.
On les retrouve dans divers ateliers, au niveau des carrefours et feux tricolores. Les grands marchés du Bénin sont le théâtre de l’exploitation économique des enfants.
Selon les données du Bureau international du travail (Bit), en 2013, le nombre d’enfants travailleurs était de 168 millions. On estime à 7008, ceux exploités économiquement en 2013 dans les marchés Dantokpa à Cotonou, Arzékè à Pararkou, Ouando à Porto-Novo. Ces chiffres qui sont toujours d’actualité renseignent sur l’importance des actions à mener en vue de corriger la situation des enfants commerçants.
Mise en garde
La mesure préfectorale vient mettre fin aux préjudices causés aux enfants dans le département de l’Atlantique et sur le territoire national. En son article 2 elle met en garde les auteurs : « Quiconque s’adonne ou tire des revenus d’une telle pratique est sévèrement puni conformément aux dispositions de la loi ».
La pauvreté est souvent invoquée comme raison pour justifier le phénomène. Mais pour les pouvoirs publics, l’enfant est sacré et aucun motif ne saurait expliquer des préjudices qu’on lui fait subir. Selon le recensement général de la population et de l’habitat (Rgph4), les enfants de moins de 15 ans représentent 45 % de la population béninoise. Ils constituent donc une frange non négligeable pour le développement et sur laquelle le Bénin doit concentrer ses efforts pour répondre aux impératifs des Odd.
Leur situation requiert des actions fortes pour étendre la protection sociale en leur faveur conformément à la recommandation 202 de l’Organisation internationale du travail (Oit).
C’est conscient de ces enjeux que le préfet de l’Atlantique met les acteurs de la chaîne de protection devant leurs responsabilités : « Les institutions de la protection de l’enfant en service dans le département sont chargées de veiller à l’application stricte et correcte du présent arrêté ».
Les gouvernements se sont succédé sans jamais réussir à relever ce défi. La Rupture à travers le préfet, Jean-Claude Codjia vient de donner le ton ferme de la lutte contre l’utilisation de la main-d’œuvre infantile. Il reste que les autres départements lui emboîtent le pas pour le bonheur des enfants.
Les normes en matière de travail des enfants
Le travail des enfants est proscrit par les articles 66 et 166 de la loi 98-04 du 27 janvier 1998 portant Code du Travail en République du Bénin. L’article 66 stipule que « nul ne peut être apprenti s’il n’a l’âge de 14 ans révolu ». L’article 166 du même code établit que « les enfants ne peuvent être employés dans aucune entreprise avant l’âge de 14 ans ».
Le Bénin, à l’instar des autres pays membres de l’Organisation internationale du Travail (Oit), a ratifié deux conventions fondamentales relatives au travail des enfants. Il s’agit des conventions 138 de l’Oit sur l’âge d’admission à l’emploi et 182 sur les pires formes du travail des enfants. Selon la Convention 138, les enfants doivent nécessairement aller à l’école jusqu’à un certain âge avant de se lancer dans une activité économique. Mais le Bénin peine à mettre efficacement en pratique ces mesures.

Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, s’est entretenu ce mardi 5 novembre, à son cabinet, avec plusieurs délégations dont celles de l’Association des anciens parlementaires du Bénin (As-nap), du président de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin (Epmb), Amos Kponjesu Hounsa et le roi d’Ifangni, Sa majesté Oba Rafiu Adébowalé.
La délégation des anciens parlementaires est allée faire le point de sa tournée à l’intérieur du pays pour la vulgarisation de certaines lois votées par le Parlement. Selon Timothée Adanlin, président par intérim de cette association, il a saisi l’occasion pour informer le président de l’Assemblée nationale de la nécessité de relancer le dossier relatif au statut des anciens parlementaires. La délégation a partagé avec Louis Vlavonou certains des chantiers de l’association tels que l’organisation d’un colloque sur le militantisme féminin au Dahomey et au Bénin et le projet d’activité génératrice de revenu dans le cadre du tourisme. Timothée Adanlin se réjouit des échanges au cours desquels le président de l’Assemblée nationale aurait marqué son accord à le soutenir.
Le président de l’Epmb, pour sa part, dit avoir abordé avec Louis Vlavonou, les préparatifs de la cérémonie de dédicace en février 2020 du nouveau siège de l’église qui est en chantier. Le pasteur Amos Kponjesu Hounsa a invité le président de l’Assemblée nationale à honorer de sa présence cette cérémonie de dédicace. Laquelle consacre définitivement l’unité et la réconciliation de l’Epmb réussie par le président Patrice Talon. Le président de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin confie avoir saisi l’occasion de cette audience pour prier pour le président Louis Vlavonou et le Bénin afin que la paix, la joie et la concorde puissent continuer de toujours régner.
Le roi d’Ifangni est allé féliciter le président de l’Assemblée nationale pour tous ses efforts à la tête de l’institution parlementaire et lui donner toutes ses bénédictions pour plus de résultats.
Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Le Centre pour le développement des affaires et la coopération avec la Russie (Cdacr) et ses partenaires dont Encadrement Design, organisent du 27 au 29 novembre prochain, à Moscou, un forum commercial, culturel et artistique au profit des hommes d’affaires béninois et russes. L’objectif est, entre autres, de mettre en relation les entrepreneurs et investisseurs des deux pays. La nouvelle a été annoncée à la presse, ce mardi 5 novembre, à Cotonou.
Contrairement à certains pays africains, le Bénin entretient moins de relations d’affaires avec la Russie qui est un pays incontournable en matière de business et dans la géopolitique internationale. C’est pour corriger le tir, booster les échanges économiques entre les deux pays, que se tiendra à Moscou, les 27, 28 et 29 novembre prochains, le forum dénommé « Perspectives et opportunités de coopération entre la Russie et le Bénin ».
Ces assises inédites auxquelles sont conviés les hommes d’affaires et entrepreneurs, les artisans et les commerçants béninois seront, pour eux, l’occasion de présenter le potentiel commercial, culturel et artistique du Bénin aux investisseurs russes. De plus, elles permettront de créer un cadre propice et idéal pour les échanges commerciaux entre Béninois et Russes, et surtout de mettre en relation les entrepreneurs béninois et les investisseurs russes, expliquent les organisateurs de ce forum qui étaient face aux professionnels des médias, hier mardi. Au menu de cette rencontre, une séance de vernissage de l’exposition « Bénin Lumière » en présence de deux artistes béninois (un peintre et un sculpteur) de renommée mondiale, des rencontres B to B, un concert et une exposition qui, elle, durera jusqu’au 3 janvier 2020.
En gros, il s’agit d’« une mission commerciale à Moscou », a laissé entendre Serge Phocas Odunlami, président du Cdacr, qui, au passage, regrette que le Bénin soit au rang des pays qui n’entretiennent pratiquement aucune relation commerciale avec la Russie alors même que ce pays dispose de sa propre technologie que convoitent certains pays développés. Il invite alors les entrepreneurs béninois à saisir l’opportunité qu’offre ce forum pour aller découvrir la technologie russe, une des meilleures dans le monde, afin de l’importer et d’en profiter longuement. « La Russie fabrique également des matériaux de construction » à l’instar de ce que les opérateurs économiques béninois importent de certains pays développés, rappelle-t-il.
En sa qualité de citoyen béninois épris de développement, Georges Bada et les sœurs Awounou qui coordonnent le volet culturel dudit forum, ont largement démontré l’intérêt que cette rencontre revêt pour le Bénin. «Aucun pays ne se développe sans sa culture… Nous irons révéler le potentiel économique, culturel et artistique du Bénin en
Russie…», assurent ces dernières en rappelant, au passage, que la culture et les arts sont également pourvoyeurs de devises. Et pour le maire d’Abomey-Calavi, la Russie regorge d’énormes potentialités dont le Bénin peut profiter. Georges Bada dévoilera à cet effet des statistiques qui, à son avis, montrent la puissance de ce pays en matière de développement économique dans le monde. De sa position de maire, il pense que la commune d’Abomey-Calavi a beaucoup à gagner en attirant des investisseurs sur son territoire. « Une ville ne doit pas tout attendre de l’Etat ! », s’exclame-t-il.
Autant qu’ils sont, les conférenciers espèrent que les entrepreneurs et autres investisseurs béninois seront nombreux à prendre part à ces assises.

Dans le cadre du projet de généralisation de l’usage du numérique par l’éducation et la formation, le gouvernement, à travers l’Agence béninoise du service universel des communications électroniques et de la Poste (Absu-Cep), a doté douze établissements secondaires et douze écoles primaires du Bénin de salles multimédias. C’est au Collège d’enseignement général n°1 Allada que la ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou du Numérique et son collègue Mahougnon Kakpo de l’Enseignement secondaire ont procédé au lancement des infrastructures, hier mardi 5 novembre.
Le gouvernement du Bénin vient de sortir de l’enclavement numérique vingt-quatre établissements scolaires dont douze dans le secondaire et autant dans le primaire en les dotant de salles multimédias. Le lancement officiel desdites salles hier au Collège d’enseignement général n°1 Allada a permis d’en savoir plus sur cet outil destiné à généraliser l’usage du numérique par l’éducation et la formation.
Au nom des apprenants et des enseignants, le directeur du Ceg 1 Allada a pris l’engagement de sécuriser l’infrastructure. Il s’est réjoui que son établissement soit le point focal de cette innovation dans le département de l’Atlantique.
Conscient de l’importance de cet outil pour le relèvement du niveau de l’enseignement, Eloi Dounon a assuré avoir déjà fait former les enseignants pour l’intégration du numérique dans les cours. Le censorat aussi est rentré dans la danse pour la coordination des programmes.
Au regard des bienfaits du numérique dans l’éducation, Jean-Claude Codjia, préfet de l’Atlantique et du Littoral, a noté que ce jour est à marquer d’une pierre blanche. S’adressant aux bénéficiaires, il leur a signifié que par la mise à disposition de cette salle, le gouvernement leur permet de voyager à travers le temps et le monde en élargissant leur champ de connaissances.
Le ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Mahougnon Kakpo, s’est d’abord considéré comme l’un des bénéficiaires de la salle multimédia, avant de souligner qu’elle constitue l’un des outils mis à disposition pour faire avancer l’éducation au Bénin. A l’en croire, le gouvernement positionne l’éducation comme l’un des leviers pour faire décoller l’économie. Pour y parvenir, a-t-il retenu, on ne saurait négliger le numérique. L’intégration du numérique dans l’enseignement passe par les outils de travail dont la salle multimédia, a-t-il laissé entendre. Promesse du gouvernement de la Rupture, cette infrastructure a été réalisée par l’Agence béninoise du service universel des communications électroniques et de la Poste (Absu-Cep) dont il a loué la perspicacité. « Cette salle permettra aux enseignants et aux apprenants d’être connectés aux bibliothèques du monde», a-t-il noté.
Après avoir visité l’infrastructure, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, a indiqué que l’une des façons de préparer les écoliers et élèves à affronter l’avenir avec confiance, c’est d’intégrer le numérique dans l’enseignement à travers la mise à disposition des salles multimédias. Elles sont au nombre de 24 sur toute l’étendue du territoire national dont 12 dans des collèges et 12 dans des écoles primaires. Equipées de 40 ordinateurs pour les apprenants, d’un ordinateur enseignant, d’un tableau interactif avec projecteur,d’une armoire (chariot) de rangement et de charge des ordinateurs, ces salles sont dotées de deux climatiseurs. Connectées à internet, a-t-elle poursuivi, elles sont autonomes en énergie, car alimentées par l’énergie solaire. Elles sont aussi équipées d’un logiciel de gestion de classe et des contenus numériques pédagogiques sans oublier les accessoires tels que 10 multiprises, un système d’alarme, un kit de laboratoire.« Les douze départements ont été servis, soit un centre pour un collège et un centre pour un établissement primaire », a-t-elle récapitulé.
Pour l’animation des salles, Emile Kougbadi, directeur général de l’Absu-Cep, a promis de tout mettre en œuvre pour que les élèves n’hésitent plus devant l’ordinateur mais qu’ils parviennent à l’utiliser comme leur cahier. Notons que les travaux ont duré cinq mois.

Esae Football club a fait le plus difficile en se qualifiant ce mardi 5 novembre, au stade René Pleven de Cotonou pour la phase de poules de la Coupe de la Confédération africaine de Football (Caf). Alfred Linkpon et ses coéquipiers ont réussi à se débarrasser des Sénégalais de Génération Foot au terme de l’épreuve fatidique des tirs au but. Il a fallu deux arrêts du gardien Marcel Dandjinou pour voir les Béninois faire la différence (4-3) face à cette formation sénégalaise. Et pourtant, les académiciens menaient au score à la fin du temps réglementaire grâce à un but de Chérif Bayo à la 40e minute. Après cette qualification historique, Esae Fc devra attendre jusqu’au 12 novembre prochain pour connaitre ses adversaires lors du tirage au sort des quatre poules de la compétition. Il héritera de trois des 16 équipes qualifiées à savoir Bidvest Wits (Afrique du Sud), Paradou Ac (Algérie), Esae Fc (Bénin), FC San Pedro (Cote d'Ivoire), Al-Masry (Egypte), Pyramids Fc (Egypte), Horoya Ac (Guinée), Al-Nasr (Libye), Djoliba (Mali), Hassania Agadir (Maroc), Rs Berkane (Maroc), Fc Nouadhibou (Mauritanie), Enyimba (Nigeria), Enugu Rangers (Nigeria), DC Motema Pembe (RD Congo), Zanaco (Zambie).
Sports 05 nov. 2019

Les dignitaires, sages et imams des communes du Borgou ont été sensibilisés mardi 29 octobre dernier, à Parakou, à la lutte contre le mariage des enfants. L’occasion a permis au préfet du département, Djibril Mama Cissé, qui a initié la séance, de faire un plaidoyer auprès d’eux afin qu’ils s’impliquent davantage dans l’éradication de cette pratique.
Dans le département du Borgou, le dispositif communautaire de lutte contre le mariage des enfants se renforce davantage. En témoigne la séance de mobilisation, de sensibilisation et de plaidoyer du préfet auprès des leaders religieux du département, organisée, mardi 29 octobre à Parakou. Djibril Mama Cissé souhaite de la part des dignitaires, imams et sages présents à la rencontre qu’il a initiée, plus d’engagement et de disponibilité pour la réussite de la campagne « Tolérance zéro au mariage des enfants» dans les communes du Borgou.
Cette campagne lancée depuis 2017 par le ministère des Affaires sociales appuyé par l’Unicef suit son cours. Elle vise à assurer un monde respectueux du bien-être et du développement harmonieux de l’enfant.
Préoccupé par la situation de ces enfants qui constituent la relève de demain, et soucieux de la réussite de la campagne déclenchée, le préfet estime que l’implication des acteurs à tous les niveaux s’avère déterminante. « L’heure est très grave. Nous sommes tous concernés. C’est pourquoi, nous devons nous lever comme un seul homme pour aller combattre ce fléau qui entrave l’épanouissement de l’enfant dans notre département», a-t-il poursuivi. Pour ce faire, il compte beaucoup sur les leaders religieux dont la voix, dans certaines circonstances, porte plus que celle des autorités politico-administratives.
Le mariage des enfants est un phénomène qui a la peau dure au Bénin, surtout dans le Borgou. Malgré toutes les sensibilisations et les interventions du gouvernement, des institutions internationales à l’image de l’Unicef, des Organisations non gouvernementales et de la Société civile, il perdure et impacte négativement les petites filles. Selon l’enquête Mics réalisée en 2014, trois filles sur dix sont mariées avant l’âge de 18 ans de même qu’une fille sur dix âgées de moins de quinze ans. La même source place le Borgou en tête des trois départements présentant les taux les plus élevés de mariage d’enfants au Bénin, soit 37,2 % contre un taux de 31,5 % sur le plan national.
En effet, c’est un fléau qui, chaque année, fait des victimes dans les rangs des jeunes filles en compromettant leur avenir. Très préoccupé par la situation, le préfet a décidé de prendre le taureau par les cornes, en invitant ces leaders religieux à s’impliquer très sérieusement dans la bataille au niveau de leurs mosquées ou au sein de leurs communautés.
« C’est le lieu de saluer l’engagement de notre pays qui non seulement, a adhéré à tous les accords internationaux relatifs à la protection de l’enfant, mais aussi, a mis en place un dispositif législatif et institutionnel pour une meilleure prise en compte de la situation de cette couche très fragile», a indiqué Djibril Mama Cissé. Il a également remercié l’Unicef qui ne ménage aucun effort pour accompagner l’Etat béninois.
C’est afin de renforcer l’engagement du Bénin à respecter les droits de l’enfant, insiste son chef Bureau à Parakou, Bertin Danvidé, que l’Unicef travaille aux côtés du gouvernement et des communautés, pour la mise en place d’actions visant à mieux les protéger, puis à promouvoir leurs droits. Il nourrit l’espoir que cette rencontre contribuera à aboutir au slogan «Zéro mariage d’enfants dans nos villages et quartiers de villes ».

Ce week-end, les populations sinistrées suite aux dernières inondations de Docodji dans la commune de Ouinhi et de Kpokissa dans Zogbodomey ont fait l’objet d’une attention particulière de la part de la communauté Jama’at islamique Ahmadiya au Bénin. Elles ont bénéficié de vivres et de camps médicaux gratuits.
Les dernières inondations ont fait de nombreuses victimes et des dégâts dans plusieurs localités du département du Zou. Très sensibles au drame que vivent ces populations, les responsables de la Jama’at islamique Ahmadiyya Bénin ont décidé d’aller au secours de ces sinistrés. A Docodji comme à Kpokissa, des familles ont tout perdu dans ces inondations. Désespérées, elles ne savent même plus à quel saint se vouer. Mais, la descente «surprise» de la Jamat’at islamique Ahmadiyya dans ces localités encore difficiles d’accès aura permis à beaucoup de retrouver l’espoir.
A Dasso comme à Kpokissa, ce sont 40 sacs de riz de 50 kg, 20 sacs de 110 kg de maïs, 40 cartons de savons, des cartons de biscuits pour les enfants et autres qui ont été offerts aux populations. En plus des vivres, le donateur Ahmadiyya était venu avec des équipes de médecins pour des camps médicaux au cours desquels des consultations ont été faites et des médicaments distribués gratuitement aux populations. Les uns et les autres ont exprimé leur reconnaissance à la Jama’at islamique Ahmadiyya pour ce geste plein de symboles pour les sinistrés.
A Dasso comme à Kpokissa, l’Amir Rana Farooq Ahmad, président de la Jama’at islamique Ahmadiyya du Bénin, a souligné que ces gestes sont bien insignifiants face aux besoins exprimés. Pour lui, c’est une action spontanée face à l’urgence et aux détresses des familles sinistrées sur le terrain. Ceci pour efficacement assurer sa mission de solidarité et de prière à travers ces actions humanitaires. Un geste qui accompagne aussi le gouvernement du Bénin dans ses efforts. A cet effet, les missions d’Ahmaddiyya interviennent au Bénin depuis plusieurs décennies dans les secteurs de la santé et de l’eau potable.