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Nouvelles

Révision de la Constitution du 11 décembre 1990: Une procédure corsée franchie au bout de six tentatives

Elle a résisté aux assauts de révision en 29 ans de vie avant de céder face à la sixième tentative. La Constitution du 11 décembre 1990 n’est pas facile à modifier. Tant la procédure est rude notamment du fait des exigences constitutionnelles auxquelles doit obéir toute révision. La sixième tentative aura, sans faille, franchi tous les obstacles.

Pour la rendre difficile à réviser, le Constituant du 11 décembre 1990 a mis la barre assez haut. C’est un processus bien corsé, en deux phases, que décrit le titre XI de la Constitution, consacré à la révision. C’est d’ailleurs cette procédure difficile à franchir qui a fait échouer la plupart des tentatives de révision constitutionnelle. En effet, l’article 154 de la Constitution dispose :
« L’initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au président de la République, après décision prise en Conseil des ministres, et aux membres de l’Assemblée nationale. Pour être pris en considération, le projet, ou la proposition de révision, doit être voté à la majorité des trois quarts des membres composant l’Assemblée nationale ». C’est le premier verrou auquel doit faire face toute tentative de révision de la Constitution béninoise. Il lui faut passer par la phase de la prise en considération qui nécessite l’approbation des trois quarts des membres composant l’Assemblée nationale, soit l’avis favorable d’au moins 63 sur les 83 députés. Pour rappel, la toute première tentative de révision entamée en 2005 sous Kérékou et qui sera rejetée en 2006 par la Cour constitutionnelle, avait escamoté cette première phase. La Haute juridiction alors présidée par Conceptia Ouinsou avait évoqué le non-respect de cette phase dans sa décision de rejet. C’est d’ailleurs à cette première phase qu’a échoué en avril 2017, sous le régime du président Patrice Talon, la première tentative de révision constitutionnelle, fruit du travail de la Commission Djogbénou (60 voix pour et 22 contre).
Pour ce qui est de la deuxième phase que prévoit la loi fondamentale, elle s’impose à toute tentative ayant passé l’étape de la prise en considération. Le constituant dispose en l’article 155 : « La révision n’est acquise qu’après avoir été approuvée par référendum, sauf si le projet ou la proposition en cause a été approuvé à la majorité des quatre cinquièmes des membres composant l’Assemblée nationale ». Une fois pris en considération, le projet émis par le chef de l’Etat ou la proposition émanant des parlementaires, pour être validé, à défaut de référendum, doit être approuvé par au moins 67 députés. C’est à cette phase qu’a échoué la deuxième tentative de révision constitutionnelle sous le président Patrice Talon. Pour rappel, il s’agit cette fois d’une proposition de révision portée par le Bloc de la Majorité parlementaire (Bmp). La proposition a passé l’étape de la prise en considération mais a été bloquée à la phase de l’approbation où 19 députés de la minorité ont eu raison du Bmp, laissant le choix pour un référendum. A noter qu’entre autres verrous, le constituant a prévu un obstacle insurmontable. C’est l’article 156 de la Constitution qui le consacre : « Aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie lorsqu’il est porté atteinte à l’intégrité du territoire. La forme républicaine et la laïcité de l’Etat ne peuvent faire l’objet d’une révision ». Aucune révision touchant à la forme républicaine et à la laïcité de l’Etat ne saurait donc prospérer. Il ressort qu’à travers ces dispositions, le constituant veut s’assurer de ce qu’il y ait  un large consensus avant toute approbation de révision ou de modification de la loi constitutionnelle d’une part et de l’irréversibilité de l’option démocratique embrassée en 1990, d’autre part.

Le Consensus, l’autre obstacle implicite

Posé en principe à valeur constitutionnelle, le consensus sera d’ailleurs consacré par la Cour constitutionnelle lorsqu’en 2006, elle a déclaré contraire à la Constitution, du fait du défaut de consensus entre les institutions notamment l’Exécutif et le Législatif, la proposition de révision qui fait passer de quatre à cinq ans la durée du mandat parlementaire. Cette première tentative entamée sous Mathieu Kérékou avait été adoptée à la va-vite par les parlementaires qui ont lésé la phase de prise en considération. Lors de ses deux mandats, le président Boni Yayi entreprendra également deux tentatives de révision constitutionnelle. Le premier projet du président Boni Yayi, fruit de la Commission Ahanhanzo-Glèlè, a été transmis en 2009 mais finira par être retiré en 2012 face à la méfiance populaire. Puis en 2013, soit un an après, un autre projet, fruit de la commission Gnonlonfoun, sera introduit et essuiera un nouvel échec. Réviser la Constitution béninoise du 11 décembre 1990, à l’aune des dispositions constitutionnelles, est donc contraignant. Au total, il y a donc eu cinq tentatives manquées : une sous Kérékou, deux sous Yayi et deux sous Talon. Mais la sixième tentative, la troisième sous le régime du président Patrice Talon, a réussi à passer tous les verrous pour arriver à bout du géant.

Un mérite ou un concours de circonstances ?

Si dans le fond, la question de la révision constitutionnelle est partagée, c’est souvent la crise de confiance et la présomption de mauvaise foi qui ont plombé toutes les tentatives. Les acteurs politiques et civils et le peuple en général ont souvent craint une révision opportuniste. Et les différentes tentatives de révision, malgré la pertinence de certaines dispositions, n’ont pas suffi à dissiper cette méfiance. En dépit de cette crainte, la sixième tentative qui s’avère être la bonne a prospéré. A quoi attribuer cette réussite ?
 Il est évident que la grande facilité qui a caractérisé la présente révision est surtout le mérite d’un Parlement acquis à la cause du chef de l’Etat qui tôt en avait convenu comme la pierre angulaire de ses réformes institutionnelles. Cela rappelle la tentative entamée en 2005 et conclue en 2006, qui avait été adoptée par les parlementaires mus par le désir de faire cinq ans à l’instar des autres institutions. Mais la Cour constitutionnelle les avait aussitôt ramenés à l’ordre. Quel sera le sort de la présente proposition qui vient d’être approuvée à l’unanimité ? La proposition sera envoyée à la Cour constitutionnelle pour contrôle de conformité. Si la Cour en 2006 avait déclaré la révision contraire à la Constitution du fait de l’escamotage de la phase de prise en considération et du défaut de consensus entre l’Exécutif et le Législatif ; cette fois-ci, la Cour déclarerait-elle cette révision anticonstitutionnelle ? Et pour quel motif alors ?
Y a-t-il eu défaut de consensus ? Lorsqu’on sait qu’a priori, il y a eu un dialogue politique sanctionné par des résolutions consensuelles et que la révision est l’une des conclusions de ce dialogue ?
Lorsqu’on sait que l’Exécutif et le Législatif partagent les préoccupations ayant conduit à la révision, il serait difficile d’évoquer l’absence de consensus. Dans tous les cas, après l’étape du contrôle de conformité, la proposition, si elle n’est pas rejetée par la Cour, sera transmise au chef de l’Etat pour promulgation. Puisqu’il est un homme de parole, il se peut que le chef de l’Etat ne promulgue pas cette loi modificative de la Constitution si cela devrait porter entorse à la paix, tel qu’il le laissait entendre. Et là encore, l’article 57 de la Constitution confère à la Cour constitutionnelle, le pouvoir de rendre une loi exécutoire si la promulgation n’intervient pas dans le délai de quinze jours après la transmission de la loi au chef de l’Etat et si celui-ci n’a demandé aucune relecture. Cet article serait-il applicable à la loi constitutionnelle ?

Actualités 04 nov. 2019


Gestion rationnelle des ressources entre le Bénin et le Togo: La direction exécutive de l’Autorité du bassin du Mono installée

Le Bénin et le Togo, à travers leurs ministres en charge de l’Eau, ont procédé, jeudi 31 octobre dernier, à l’installation officielle de la direction exécutive de l’Autorité du bassin du Mono (Abm). Une instance mise en place en 2014, et qui regroupe le Bénin et le Togo avec pour mission la gestion rationnelle des ressources en eau partagées autour du fleuve Mono.

L’installation officielle de la direction exécutive de l’Autorité du bassin du Mono (Abm), dernier acte fort pour donner vie à une gestion concertée des ressources en eau partagées autour du fleuve Mono, est désormais chose faite. Depuis jeudi 31 octobre dernier, les ministres chargés de l’Eau des deux pays ont renvoyé le directeur général de l’Abm et son adjoint à l’exercice de leurs fonctions respectives, après une brève cérémonie qui a consacré la remise des clés de l’institution aux deux premiers responsables.
Ce processus s’achève ainsi progressivement après de nombreuses études réalisées pour doter l’Abm d’outils et instruments solides. Il s’agit notamment des textes organiques, du plan stratégique, du mécanisme de financement et de la plateforme des Organisations de la société civile… Ce processus, conduit avec diligence, est aussi le fruit du pragmatisme des autorités des deux pays qui ont procédé à la nomination, le 26 juillet dernier, du directeur exécutif Nicolas Gnankpaou et de son adjoint Razaki Sanoussi.  
Deux experts qui, de par leurs parcours et expériences respectifs, présentent les meilleurs profils pour assumer cette charge. « Allons-y pour la mission » ! C’est par ce slogan que le directeur exécutif Nicolas Gnankpaou a renouvelé l’engagement de l’équipe à faire de l’Abm un instrument pour une meilleure gestion des ressources en eau autour du fleuve Mono. Il rappelle en effet que selon l’Organisation des Nations Unies, 90 % de la population mondiale vit dans des pays qui partagent un ou plusieurs bassins versants avec leurs voisins alors que les 267 bassins versants qui traversent une ou plusieurs frontières représentent 45,3 % de la surface du globe. S’agissant de l’Afrique de l’Ouest, elle compte 25 des 60 bassins transfrontaliers d’Afrique.
« Les Etats de la sous-région sont interdépendants en matière d’eau et sont confrontés aux mêmes menaces comme l’augmentation des besoins en eau, les effets des changements climatiques », indique Nicolas Gnankpaou. C’est donc pour répondre aux défis d’une gestion courante que les gouvernements de la région ont mis en place, depuis les années 60, plusieurs initiatives interétatiques de gestion des bassins versants. Au nombre de celles-ci, il retient l’Abm, institution créée le 4 juillet 2014 à Cotonou. A sa suite, la convention portant statut du fleuve Mono et création de l’Autorité du bassin du Mono a été signée par les chefs d’Etat du Bénin et du Togo, le 30 décembre 2014, et les statuts signés par les ministres chargés de l’Eau des deux pays le 31 décembre 2014. Il ne restait donc plus que la mise en place de l’organe exécutif désormais installé dans son siège à Cotonou.  

L’engagement fort des deux Etats

La mise en place de l’Abm et les moyens déployés pour son fonctionnement résultent de l’engagement des deux Etats. A aucun moment, cet engagement n’a faibli, salue Kanfitine Issa Tchédé, ministre délégué de l’Eau, de l’équipement rural et de l’hydraulique villageoise du Togo.  « Plus rien ne pourra freiner l’Abm dans l’accomplissement de la mission», a assuré le ministre togolais qui reconnait le dynamisme, l’efficacité de son homologue béninois et  de la coordination de la mise en œuvre du calendrier préétabli. « La détermination du Togo dans la mise en œuvre de cette vision commune de gestion concertée des ressources en eau partagées autour du fleuve Mono est sans réserve ni ambiguïté. C’est pourquoi, dans l’intérêt de l’intégration socioéconomique sous-régionale et de la réduction de la pauvreté, le Togo veillera à remplir ses obligations », a soutenu Kanfitine Issa Tchédé. Pour lui, en effet, la gestion des ressources en eau transfrontalières est une question délicate qui, abordée de manière inappropriée, peut engendrer des tensions, voire des conflits ouverts.
Pour le ministre de l’Eau et des mines, Samou Séidou Adambi, le Bénin et le Togo sont dans la dynamique internationale de gestion des eaux transfrontalières pour le développement des deux pays à travers la bonne gestion des 24 000 kilomètres carrés du fleuve Mono. C’est pourquoi, illustre-t-il, malgré son jeune âge, l’Abm dispose déjà des outils et instruments pour se hisser très haut à travers son bon fonctionnement. Pour preuve, le budget et le plan de travail 2020 sont déjà disponibles, apprécie-t-il. Samou Séidou Adambi réitère aussi la disponibilité du Bénin qui respecte chacun des engagements pris. L’Abm, pour lui, est la matérialisation de la volonté commune des deux pays de disposer d’une organisation de bassin hydrographique transfrontalière dynamique et surtout au service des populations.

Société 04 nov. 2019


Signature d'accord de siège : Cuso International et le gouvernement se donnent la main

Opérationnelle sur le territoire béninois depuis quelques années, l'Organisation non gouvernementale Cuso International est officiellement reconnue par le gouvernement béninois. Le protocole d’accord de siège a été signé, jeudi 31 octobre dernier, par la représentante Pays de Cuso International, Ernestine Goundété Dénami, et le Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, Hervé Djokpé.

« Aujourd'hui est un grand jour! Jour de reconnaissance et d'alliance, jour de présentation officielle des relations entre Cuso International et le gouvernement de la République du Bénin… Immense est notre joie d’être reconnue par l’Etat béninois et de pouvoir bénéficier des avantages de l’accord de siège… », s’est réjouie la représentante pays de Cuso International, Ernestine Goundété Dénami à l’occasion de la cérémonie solennelle de signature du protocole d'accord de siège. Entre autres avantages liés à la reconnaissance et dont Cuso International pourra désormais bénéficier: les facilitations administratives, les exonérations fiscales et douanières, les mécanismes de suivi… Toutes choses qui permettront à Cuso International de mieux remplir sa mission aux côtés des communautés. «Les premières actions de Cuso au Bénin remontent à 2014 aux côtés de l’Association St Camille de Lellis, avec des coopérants qui, jusqu’à ce jour, accompagnent le centre dans le suivi thérapeutique des patients, la prise en charge psychosociale, la réinsertion professionnelle, les activités génératrices de revenus et les activités ludiques. Plus de 2 574 patients sont touchés directement pour 35 mille familles et communautés impactées », fait savoir la représentante pays de Cuso International Ernestine Goundété Dénami. Elle ajoute que Cuso accompagne le ministère de la Santé et l’Institut médico-social (Inmes) dans la formation des sages-femmes et autres prestataires de maternité sur les Soins obstétricaux et néonataux d’urgence (Sonu) et les soins de maternité respectueux (Smr). Ce partenariat avec l’Inmes a d’ailleurs permis d’inscrire dans les curricula de formation, les Soins de maternité respectueux. Cuso travaille également avec le ministère des Affaires sociales sur le projet de lutte contre les mutilations génitales féminines. «A ce jour, plus de 70 coopérants ont travaillé avec 7 partenaires locaux dans 20 communes réparties sur 8 départements du Bénin. Les secteurs impactés sont ceux de la santé, du social, de l’environnement et de l’agriculture », indique la représentante pays de Cuso International.
Pour le Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération Hervé D. Djokpé, cette reconnaissance est le couronnement des actions de Cuso International au Bénin. C’est aussi la preuve que le gouvernement suit de près toutes les organisations qui participent effectivement au développement du Bénin. Tout en rassurant de la disponibilité de l’Etat béninois à accompagner Cuso International et à lui faciliter la tâche, Hervé D. Djokpé a invité l’organisation à toujours plus d’ardeur pour des actions efficaces.

Cuso, fidèle à sa vocation

L’histoire de Cuso International remonte à 1961 où un groupe de jeunes diplômés d’universités canadiennes rêvait d’un monde d’échanges et d’ouverture ; un monde où les conditions sociales des gens ne détermineraient pas leur avenir. Un monde où chaque être humain aurait la possibilité de réaliser son plein potentiel. C’est ainsi que naquit Canadian University Services Overseas (Cuso) (entendu Services universitaires des Canadiens à l’étranger). Les protagonistes de cette initiative étaient pour la plupart des enseignants, des infirmiers et des agronomes… Au fil des années, l’organisation s’est répandue et a drainé beaucoup de partenaires qui sont devenus à leur tour, des éducateurs, des professionnels de la santé et des fermiers. Aujourd’hui, les volontaires de Cuso sont des coopérants professionnels expérimentés qui s’investissent auprès des partenaires. « Cuso International est une Organisation non gouvernementale de nationalité canadienne qui apporte assistance aux pays en développement, à travers l’expertise de ses partenaires locaux et internationaux, ses généreux donateurs et de ses coopérants volontaires qualifiés qui s’investissent aux côtés des communautés à la base, principales bénéficiaires de nos actions », a expliqué Ernestine Goundété Dénami. Cuso est présente dans 21 pays dans le monde y compris le Canada, l’Afrique, l’Asie,l’Amérique latine et les Caraïbes. « Nos valeurs reposent sur le respect et l’intégrité dans une collaboration responsable ». Cuso Bénin est le plus jeune bureau des neuf pays bénéficiaires de l’organisation en Afrique; le Nigeria étant le plus ancien depuis 1961.

Société 04 nov. 2019


Révision de la Constitution du 11 décembre 1990: Plus de peur que de mal

Trêve de polémique, la Constitution du Bénin a été révisée sans aucun dommage au processus démocratique en cours depuis février 1990.

Les régimes successifs depuis le président Mathieu Kérékou, passant par Boni Yayi et même Patrice Talon à ses débuts de mandat,  ont tenté de réviser la Constitution sans y parvenir. Simplement parce que l'unanimité n'a jamais été faite au sein de la classe politique autour des motivations qui la sous-tendent.
Les leaders politiques et l'opinion ont toujours craint que cela soit fait à des fins opportunistes, notamment la volonté des chefs d'Etat de se maintenir au pouvoir en se donnant la possibilité d'un troisième mandat et à la longue un mandat à vie.
Malgré la pertinence de certaines raisons, notamment la création de la Cour des comptes, les ambitions personnelles et la peur des uns et des autres ont empêché le Bénin de franchir ce cap.
Aujourd'hui, grâce à la persévérance et la ténacité du président de la République, Patrice Talon, la révision de la Constitution du 11 décembre 1990 a été possible sans que ses fondamentaux soient touchés.
Les articles dont la modification suscite la crainte de certains hommes politiques et leaders d'opinion ont été préservés sinon renforcés.
Quand on prend par exemple, la limitation des mandats, elle a été non seulement maintenue mais renforcée et évite au pays des risques de stagnation. Aujourd'hui, plus aucun président ne peut faire plus de deux mandats, mais en plus il ne peut plus revenir au pouvoir après une trêve de cinq ans. Et cela pourrait se comprendre, car après deux mandants fructueux ou non, on ne sait quel miracle un ancien président pourrait faire à nouveau s’il ne l’a pu en dix ans ou deux mandats. Si ce n’est le désir de s'éterniser au pouvoir.
La révision de la Constitution au Bénin a été une réussite, car il ne s'agit pas d'une révision pour qu'un citoyen se maintienne au pouvoir. Il faut être honnête pour reconnaître qu'il y a des aspects très positifs dans les innovations contenues dans le nouveau texte. Nous avons par exemple la limitation des mandats de députés. Nul ne peut plus faire plus de trois mandants comme député à l'Assemblée nationale. Cela permettra le rajeunissement de la classe politique, car jusqu'à un passé récent, se faire élire député est une question de gros moyens financiers pour les campagnes et surtout la chasse gardée de certaines personnalités au sein des partis politiques.
Patrice Talon aura finalement réussi sans grandes douleurs la révision de la Constitution dans une démarche bien élaborée pour atteindre l'objectif.
Même si certaines innovations constituent de nouvelles expériences à essayer, comme par exemple la création d'un poste de vice-président de la République, un poste électif. Ceci n'est pourtant pas trop nouveau puisque ce type de régime a été expérimenté de manière informelle sans que la Constitution la spécifie clairement.
Aujourd'hui, c'est notre constitution qui prévoit ce poste avec des attributions bien définies. Entre autres, le remplacement du président de la République en cas d'empêchement ou de démission. Vice-président Grand Chancelier, c'est possible, car le poste fait partie des attributions du chef de l’État qui est Grand maître de l'Ordre mais qui délégue cette prérogative à une personnalité. Avec la loi n°2019-40 portant modification de la loi 90-32 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin, une nouvelle personnalité en devient le titulaire de plein droit et cela est consacré par la Constitution.
Il n'y a pas d'œuvre humaine parfaite, mais les Béninois, par l'intermédiaire de leurs mandants, ont posé  un acte historique, jeudi 31 octobre dernier

Actualités 04 nov. 2019


Jeux universitaires 2019: L’Obssu donne le coup d’envoi de la compétition

L’édition 2019 des Jeux universitaires du Bénin (Jub 2019) a démarré, samedi 2 novembre dernier, sur le terrain de l’Université d’Abomey-Calavi par les rencontres d’ouverture en football, handball et basket-ball. En football, le  match inaugural s’est soldé par la victoire de l’équipe de l’Université d’Abomey-Calavi sur celle de la Faculté des sciences humaines et sociales par le score de 4 buts à 1 en présence du ministre des Sports, Oswald Homéky.  

Organisée par l’Office béninois du Sport scolaire et universitaire (Obssu), la 8e édition des Jeux universitaires met aux prises depuis ce week-end sur le terrain de l’Université d’Abomey-Calavi des formations universitaires du pays. Il s’agit de l’Uac, l’Ucao, l’Injeps, du Centre universitaire d’Adjarra (Cua), de l’Université de Parakou (Up), de l’Upao, des Cours Sonou, l’Eneam, l’Esgis, l’Insti-Lokossa, l’Enstp-Abomey, de l’Ine, la Fss et de la Fashs. Les rencontres d’ouverture de cette compétition se sont déroulées, samedi 2 novembre dernier, dans les différentes disciplines. Avant de donner le coup d’envoi de ces Jeux, Donald Alexis Acakpo, directeur général de l’Office béninois du Sport scolaire et universitaire (Obssu), a invité les équipes paricipantes au fair-play.
En football, le match inaugural s’est déroulé en présence du ministre des Sports, Oswald Homéky et a connu la victoire de l’équipe de l’Université d’Abomey-Calavi sur celle de la Faculté des sciences humaines et sociales par le score de 4 buts à 1. La grande pluie qui s’est abattue sur la commune d’Abomey-Calavi n’a pas émoussé l’ardeur des 22 acteurs qui ont offert un beau spectacle au public sportif. En basket-ball, l’Ecole supérieure les Cours Sonou s’est imposée par le score de 91-38 face à l’Institut universitaire de Lokossa. Contrairement au football et au basket-ball, deux matchs ont été joués en handball. La formation de l’Uac s’est débarrassée de la Fss par le score de 52-03 tandis que celle de l’Injeps a battu l’Université de Parakou par le score de 35-32.
La compétition va se poursuivre ce lundi avec les matchs de la deuxième journée en football, ou la Fashs va affronter l’Ine tandis que l’Institut universitaire de Lokossa sera aux prises avec l’Université protestante de l’Afrique de l’Ouest.  En handball, l’Uac va jouer l’Eneam tandis que l’Université de Parakou va défier la Fss. En basket-ball, Esgis et les Cours Sonou se donnent rendez-vous ce matin tandis que l’Ine et l’Unipar s’affronteront dans l’après-midi. La compétition va s’achever le week-end prochain avec des distinctions individuelles et collectives aux meilleurs dans chaque discipline.

Sports 04 nov. 2019


Tour de cadrage retour-Coupe de la Caf: Esae Fc à 90 minutes d’un exploit

Esae Football club accueille, ce mardi 5 novembre, au stade René Pleven de Cotonou, Génération Foot du Sénégal dans le cadre du tour de cadrage retour de la Coupe de la Confédération africaine de Football. Vainqueurs au match aller à Thiès, Alfred Linkpon et ses coéquipiers auront à cœur de confirmer leur prestation du match aller afin d’accéder à la phase de poule pour la première fois de leur histoire.

Après sa victoire (1-0), mercredi 30 octobre dernier, au stade Lat Dior de Thiès lors du match aller du tour de cadrage de la Coupe de la Confédération africaine de Football (Caf),  Esae Football club du Bénin reçoit demain, mardi 5 novembre, Génération Foot du Sénégal au stade René Pleven de Cotonou. Surpris à domicile par le but de Maxime Kokpon, Génération Foot fera le déplacement de Cotonou dans l’espoir de rattraper leur retard afin de se qualifier face à Esae Football sur ses installations. Mais, c’est sans compter avec le club béninois qui allie depuis l’entame de cette expédition, réussite et détermination pour se débarrasser de ses adversaires.
Ayant pris une sérieuse option pour la qualification à Thiès, les joueurs d’Esae Football club débuteront cette rencontre en toute confiance. Conscients de l’enjeu,  ils donneront une fois encore le meilleur d’eux-mêmes pour accéder au prochain tour. De retour du Sénégal, ils se préparent activement pour atteindre leurs objectifs. Depuis jeudi dernier, les joueurs d’Esae FC ont eu droit à quelques séances qui leur ont permis de récupérer et de mettre leur dispositif de jeu en place pour ne pas se faire surprendre par l’adversaire. L’entraîneur Richard Bio s’est appesanti sur les schémas tactiques et comportements à adopter par sa formation pour confirmer sa suprématie à domicile.  
Esae Football club va miser à nouveau sur ses atouts offensifs et défensifs pour arriver à bout des Sénégalais. Avec un compteur de 8 buts marqués contre zéro encaissé en 5 sorties, cette équipe qui s’est imposée doublement à l’As Snim (5-0) et (2-0) lors du premier tour à Nouakchott puis à Cotonou, n’a encaissé aucun but au deuxième tour face à Salitas Football club avant d’atteindre le tour de cadrage. Avec l’avantage d’un but marqué à Thiès,  Alfred Linkpon, Antonin Hounsou, Maxime Kokpon et leurs coéquipiers n’auront qu’à confirmer tout le bien qu’on pense d’eux. Ils sont attendus pour rééditer cet exploit historique pour permettre au Bénin de placer une équipe dans la phase de poule de la Coupe de la Confédération africaine  de Football. Faut-il le rappeler, aucune équipe béninoise n’a réussi à réaliser cette performance ces vingt dernières années.

Des officiels  nigériens sur le match

Cette rencontre qualificative  entre Esae Football club et Génération Foot sera officiée par un quatuor nigérien. Mohamed Ali Moussa,  jeune arbitre nigérien de 27 ans, a été désigné par la Confédération africaine de Football pour officier ce match retour. Il sera assisté de Mahamadou Yahaya Gado (1er assistant), Soufia Abdou Garba (2e assistant) et Moussa Ahamadou Alou (arbitre de table). Cette information a été notifiée à la direction de Esae Football club depuis le 28 octobre dernier. Signalons que c’est l’arbitre Mohamed Ali Moussa qui a dirigé le match retour de l’Association des conducteurs de Kosah contre les Buffles Football club au premier tour préliminaire de la Ligue des champions Total Caf, le 25 août dernier à Lomé.

Sports 04 nov. 2019


Isidore Gnonlonfoun, maire de la ville de Cotonou : « Des mesures curatives et préventives sont prises contre les inondations »

Cotonou, comme bien d’autres villes du Bénin, connait de fortes pluies depuis des semaines. La ville draine une quantité importante d’eau qu’elle a du mal à évacuer. Une situation récurrente certes, mais particulière cette année et qui oblige la mairie de Cotonou à prendre le taureau par les cornes. Rencontré à ce propos, Isidore Gnonlonfoun, maire de la ville, fait une synthèse des mesures préventives, mais surtout curatives prises pour aider les Cotonois à moins sentir la douleur liée aux inondations.

La Nation : Monsieur le maire, Cotonou est à nouveau sous les eaux. Que fait de manière concrète votre Conseil municipal pour soulager les populations ?

Isidore Gnonlonfoun : Je peux vous dire que nous mettons beaucoup l’accent sur la prévention. Nous revenons d’ailleurs d’Accra, où il y a eu un sommet qui a regroupé les décideurs locaux pour que l’on puisse intégrer dans le quotidien des populations une manière de vivre qui puisse permettre de prévenir, de sauvegarder les inondations futures dans le sens du développement durable. Cotonou est coincé entre le lac Nokoué et l’océan Atlantique, ce qui fait que nous sommes en plein milieu de la mer.
Cotonou reçoit, dans la journée, un flux important des populations des communes voisines qui viennent mener des activités économiques et commerciales, tous ces aspects ont un impact sur la gestion de la  ville. Il faut ajouter la mauvaise politique d’occupation, surtout aujourd’hui, quand vous prenez le centre-ville, c’est plus ou moins très bien tracé, mais quand on va dans les périphéries, on constate que les installations humaines sont faites sur les passages ou sur le couloir où transitent les eaux pluviales pour aller se jeter soit dans le lac Nokoué, soit dans la lagune de Cotonou pour retourner par la suite dans l’océan. Quand nous prenons le quartier Missèbo, il y a des vons qui ont été fermées. Dans ces vons, il y avait des ouvrages qui accéléraient l’évacuation des eaux pluviales. Tout cela salit l’image de la ville de Cotonou, qui est déjà très exposée aux conséquences néfastes du changement climatique. Ce que nous vivons aujourd’hui, ce sont les conséquences du changement climatique. Habituellement, il ne pleut pas tellement dans le mois d’octobre. C’est à partir du mois d’août et du mois de septembre. Ces pluies favorisent souvent l’inondation mais cette fois, c’est dans le mois d’octobre qu’il pleut et ce n’est pas seulement à Cotonou. Il y a eu pluie abondamment aussi à Accra où j’étais à une conférence. C’est la zone côtière qui subit ces actions intenses de la pluie.

Vous parliez tantôt de mauvaise occupation de la ville de Cotonou. Que devons-nous y comprendre ?

Quand je parle de mauvaise occupation dans la ville de Cotonou, c’est pour dire qu’il y a des populations qui se sont installées sur les couloirs de l’eau. C’est pourquoi les efforts que la ville fait pour prévenir en curant les caniveaux ne portent pas leurs fruits. Quand vous prenez les canalisations primaires, par exemple, j’étais sous la pluie, il y a quelques jours pour observer un peu le phénomène, les voies pavées étaient envahies par l’eau. Mais du fait que les canalisations étaient curées à temps, cela a favorisé un peu l’évacuation. Le mouvement inverse est que le lac Nokoué aujourd’hui, au lieu d’absorber, rejette par ailleurs de  l’eau. Il y a des ouvrages d’assainissement qui posent problème. Il y a des grands travaux qui sont prévus dans ce cadre pour résorber ce problème.

Certaines artères de la ville deviennent quasiment impraticables, dès qu’il y a pluie, monsieur le maire...

Je sais à quoi vous faites allusion. Pour ce qui concerne la situation qui prévaut devant le supermarché « Franc prix », les dispositions sont en train d’être prises en commençant par les canalisations qui passent sous l’échangeur, pour passer à côté de l’aéroport avant de descendre dans la mer. Après, nous allons revenir pour analyser les conséquences de ces travaux sur la résorption de l’évacuation des eaux qui stagnent devant
« Franc prix ». Il y a des canalisations que nous allons devoir curer en profondeur aussi parce qu’à un moment donné, quand on va finir ces curages, nous allons sensibiliser les riverains surtout et le supermarché «Franc prix » pour qu’ils assurent la garde afin que les gens ne viennent pas combler encore les canalisations. Nous menons des actions préventives par rapport à la tenue quotidienne des citoyens vis-à-vis des ouvrages.

Quelle place occupe l’installation anarchique d’immeubles dans ce phénomène ?

Quand vous allez dans le premier arrondissement, Dandji, l’eau n’a nulle part où aller. Le sol est surchargé, là où l’on ne doit pas ériger des immeubles d’un certain niveau, vous avez des immeubles à six ou sept étages. Il aurait fallu limiter cela. C’est pourquoi actuellement, dans le plan d’urbanisme de la ville de Cotonou, nous sommes en train de déterminer un certain nombre de zones. Il y a des zones où le niveau des immeubles ne doit pas dépasser R+2. Il y a des zones où l’on peut aller à R+4, à R+6, c’est-à-dire que, quand le sol est surchargé, même si vous pompez l’eau, ça rejette. La morphologie du sol de
Cotonou est un fait qui rend la ville vulnérable aux conséquences néfastes du changement climatique. Donc actuellement, il y a des mesures préventives qui sont prises. Quand on était à la veille des examens, on pompait l’eau et puis on assèche par des apports de sable pour remblayer. Toutes ces actions sont menées en liaison avec le  ministère du Cadre de vie et l’Agence de la protection civile logée au ministère de l’Intérieur. Indépendamment de tout ça, nous sommes en  contact avec les structures compétentes du ministère de la Santé, du ministère de la Famille et de la Microfinance qui nous aident à mener des actions coordonnées au profit des populations par ces temps de pluie.

Malgré ces mesures, la situation est devenue si préoccupante que vous envisagez des déplacements de populations dans certains quartiers de la ville !

Quand vous allez à Vossa par exemple, nous avons envisagé le déplacement des populations, mais elles aussi ne manifestent pas le désir de se faire déplacer. Malheureusement, la rentrée a commencé, nous avions l’habitude pendant les vacances d’utiliser les écoles pour loger les gens temporairement. Aujourd’hui, on a pris des maisons, la maison du peuple de Cotonou, la maison du peuple d’Agla, l’ancien siège du troisième arrondissement et on  a dit qu’on va y installer des tentes pour abriter provisoirement les sinistrés. Mais, nous avons été confrontés à la résistance des populations de se faire déplacer. C’est le cas de Vossa, Djidjè, Hindé et même Agla. Au niveau du neuvième arrondissement à Fifadji, des populations ont préféré se faire héberger par leurs voisins, par les riverains. On entrevoyait de les déplacer totalement hors du quartier, mais elles ont affiché  une certaine résistance.

Cotonou en campagne contre les inondations (3CI). Qu’est devenu ce projet ?

Ce projet revêt actuellement une autre forme. Comme je l’ai déjà dit, il y a des mesures préventives avant la saison des pluies. Nous sommes plus dans la prévention aujourd’hui. Il faut toujours curer les caniveaux primaires et secondaires et on le fait à temps avant que la pluie ne commence. Je pense que, même au titre des mesures curatives, on est obligé de curer encore les caniveaux à des endroits donnés puisque nos concitoyens continuent toujours de salir l’image de la ville. Nous sommes obligés d’être à la fois dans les mesures à titre préventif et curatif. Actuellement, nous travaillons avec le ministère du Cadre de vie et le ministère de l’Intérieur à travers l’Agence de protection civile et même le ministère des Travaux publics pour que certaines infrastructures connaissent quelques réaménagements pour favoriser la circulation.
 
Vous avez maintes fois mentionné au cours de cet entretien, le comportement des habitants de la ville. Quelle est votre politique, le bâton ou la carotte ?

Nous avons déjà suffisamment sensibilisé les populations. Nous avons donc sollicité l’appui du Parquet de Cotonou. Il y a eu des mesures coercitives qui ont permis de réduire considérablement l’incivisme. Quand nous prenons la zone de Dantokpa, on est obligé de descendre régulièrement sur le terrain appuyé par la police républicaine pour ramener les populations à l’ordre. Malgré quelques actions du Parquet, le phénomène d’incivisme reste encore permanent dans la ville et même si cela a baissé de façon notoire, le problème est qu’il faut renforcer  le dispositif de façon permanente au niveau de la police pour surveiller. La ville a appelé chaque citoyen à installer devant sa devanture  des poubelles. Nous avons associé les élus locaux, les chefs quartiers et d’arrondissement pour que chacun, dans son ressort territorial, puisse travailler dans ce sens, pour discipliner les concitoyens afin qu’au bout du rouleau,  nous ayons un cadre de vie attrayant où il fait bon vivre et où il est possible de se déplacer d’un point A vers un point B .C’est dire que les habitants, la société civile et même les citoyens doivent se dire que la ville doit être tenue propre. Ce n’est pas uniquement une question  des autorités mais aussi le fait de toute la population.

Actualités 04 nov. 2019


Fermeture des frontières du Nigeria: Une délégation de la Task Force/Cedeao au Bénin
  Une délégation de la Task Force sur le schéma de Libération des échanges de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) séjourne au Bénin depuis ce dimanche 3 novembre. Ceci suite à la fermeture des frontières terrestres du Nigeria à ses voisins. Au cours de cette visite, la délégation composée de Salou Djibo, ancien président de la République du Niger (chef de la délégation), de Moustapha Gnankambary, secrétaire permanent de la Task Force et de Kenneth Ukaoha, membre de la Task Force, rencontrera les autorités béninoises à travers une réunion interministérielle ce lundi 4 novembre au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération pour s’informer des conséquences de cette fermeture et rechercher ensemble les solutions qui permettent une mise en œuvre des Protocoles sur le schéma de Libération des Echanges de la Cedeao (Sle) et la libre circulation des personnes dans la région. Elle fera aussi le déplacement à la frontière de Sème-Kraké dans la même journée de ce lundi. Selon un rapport de la Task Force sur les Protocoles sur le schéma de Libération des Echanges de la Cedeao (Sle) et la libre circulation des biens et des personnes remis au président burkinabé en juin 2019, le Bénin est le seul pays à avoir respecté les règles de libre circulation lors des missions inopinées de plaidoyer et de monitoring entreprises par la commission dans l’ensemble des 15 pays membres de la Cedeao. La Task Force a été créée en novembre 2015 sur instruction des chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao. Son mandat est d’inciter les Etats membres de la Cedeao à la mise en œuvre effective des Protocoles sur la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace communautaire, notamment par le biais de l’arbitrage et du règlement à l’amiable des litiges entre Etats membres. La Task Force travaille sous la supervision du président du Burkina-Faso désigné par ses pairs pour le suivi de la libre circulation au sein de la Cedeao et la coordination du président de la Commission de la Cedeao. Economie 03 nov. 2019


Révision de la Constitution: Gérard Gbénonchi affiche sa fierté

Gérard Gbénonchi, député de l’Union progressiste, ne cache nullement sa satisfaction quant à l’aboutissement du processus de révision de la Constitution. Au lendemain de cet acte historique, c’est tout souriant qu’il se confie.

« Je suis fier d’avoir été un acteur vivant  de cette révision. Une constitution vieille de 29 ans que nous avons préservée comme un fétiche alors que nous avons des défis nouveaux de développement, des impératifs de développement, le désir de moderniser. Nous avons choisi l’immobilisme au nom de ''Ne touche pas à ma Constitution''. Nous sommes pourtant unanimes à reconnaître qu’elle a des imperfections à corriger », indique-t-il.  

Ardent défenseur de ce processus à l’instar de ses pairs, il dévoile que rien de mauvais n’a été fait contre les intérêts du peuple qu’ils représentent. Au contraire, cette révision n’a contribué qu’à renforcer les piliers de la démocratie. Elle n’a aucunement touché aux fondamentaux de la Constitution.

Politique 02 nov. 2019


Modification constitutionnelle: Les impressions à chaud de Louis Vlavonou

Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, se réjouit de l’heureux aboutissement de la procédure de modification de la Constitution du 11 décembre 1990 sanctionnée par un vote à l’unanimité de ses collègues députés. Lire la substance de ses impressions à chaud. … 

« Notre Parlement vient de poser un acte majeur et historique qui fera tâche d'huile. En effet, les 83 députés siégeant à l'Assemblée nationale au titre de la huitième législature viennent de voter unanimement  la loi N°2019-40 portant révision de la loi N°90-032 du 11 décembre 1990 portant constitution de la République du Bénin. Cette nouvelle loi fondamentale dont la seule vocation est de moderniser notre système démocratique ne consacre ni une nouvelle République ni un nouveau type de régime. Bien au contraire, elle limite le nombre de mandats des députés,  renforce la limitation du nombre de mandats du président de la République, supprime la peine de mort,  constitutionnalise la création de la Cour des comptes... Dans l'intérêt supérieur de la Nation béninoise et prenant sur nous le sens de la responsabilité républicaine, mes collègues et moi avons donc bien voulu écrire enfin cette nouvelle page de l'histoire de notre pays qui voit alors de très beaux jours devant lui. En attendant les étapes  de  contrôle de constitutionnalité et de la promulgation,  je voudrais d'ores et déjà féliciter tout le peuple béninois et rendre grâce au Seigneur qui a porté son choix sur nous pour l'accomplissement d'une mission aussi noble.

Je n'ose pas oublier tous les acteurs politiques du Bénin pour leurs diverses formes d'accompagnement.

Mes gratitudes vont enfin au président de la République pour son sens élevé de l'Etat et à l'ensemble de son gouvernement.

Vive la démocratie béninoise !

Dieu bénisse le Bénin ! »

Politique 01 nov. 2019


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