La Nation Bénin...
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L’Ecole polytechnique d’Abomey-Calavi (Epac) a organisé sur son site au campus, les 14 et 15 octobre derniers, la journée du monde professionnel (Jmp) couplée avec la cérémonie de sortie de 405 diplômés. Cette manifestation vise la mise en place d’un cadre formel pour réfléchir sur l’adéquation formation-emploi, la valorisation des filières et des unités de recherche et d’application de cette école. L’édition 2016 ayant pour thème « L’importance du polytechnicien dans le processus du développement d’un pays », a connu la présence de trois ministres à savoir Hervé Hêhomey, Marie-Odile Attanasso et Adidjatou Mathys.
L’organisation de la journée et de la cérémonie de la sortie des finissants de l’Ecole polytechnique d’Abomey-Calavi (Epac), vise selon son directeur, Mohamed Soumanou, un double objectif. D’une part, elle permet la mise en place d’un cadre formel pour réfléchir sur l’adéquation formation-emploi, la valorisation des filières et des unités de recherche et d’application de l’Epac. D’autre part, poursuit-il, elle vise l’établissement d’un cadre d’échange et de partenariat pour la promotion et l’opportunité d’affaires entre l’Epac et le monde professionnel pour l’insertion des jeunes diplômés. Mieux, l’organisation des deux événements témoigne de l’engagement des responsables de l’école d’accompagner les jeunes diplômés sur le marché de l’emploi et de leur faciliter une réussite professionnelle. Pour le directeur de l’Epac, à travers la 7e édition, l’administration envisage la consolidation et l’élargissement du partenariat en matière de stage et de placement des diplômés de l’école, la stimulation de l’esprit entreprenarial et de leadership.
En tant qu’ancien élève de l’école alors sous l’appellation du Centre polytechnique universitaire(Cpu) et parrain de la promotion des finissants 2014-2015, le ministre des Infrastructures et des Transports, Hervé Hêhomey, a révélé que l’Epac est un pôle reconnu du savoir-faire et du savoir-être. Aussi a-t-il assuré à ses filleuls qu’ils ont reçu une bonne formation pour une vie professionnelle épanouie.
Réfléchir sur l’insertion professionnelle
Au regard des défis en matière de formation et d’emploi, Marie-Odile Attanasso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a souligné que la cérémonie est l’occasion de réfléchir sur l’insertion professionnelle des jeunes finissants. Elle a exhorté les nouveaux diplômés à mettre à profit les échanges avec les acteurs du monde du travail pour avoir une vue plus complète et plus réaliste sur leur future vie professionnelle et sur la meilleure manière d’y entrer. Le souci du gouvernement, a-t-elle souligné, est de faciliter l’insertion dans le monde professionnel et de réduire le taux de chômage des jeunes.
Face au chômage des jeunes, le gouvernement dans ses diverses actions a privilégié l’auto-emploi et la création d’entreprise. Ces deux pistes doivent être, aux dires d’Adidjatou Mathys, ministre de la Fonction publique, du Travail et des Affaires sociales, au cœur de la politique globale de développement économique. De même, pour atteindre des résultats probants alliant la production de la richesse à la lutte contre la pauvreté, elle a souligné la nécessité d’une synergie d’action entre les différentes structures de promotion de l’entreprenariat et les différents centres de formation. Après avoir relevé la pertinence du thème de la 7e édition de la JMP, elle a mentionné qu’un réellement développement au Bénin ne saurait se faire sans « entreprises viables, gagnantes et conquérantes», ni «sans entrepreneurs et travailleurs bien formés et avertis des atouts, opportunités et contraintes du monde des entreprises ». Pour qu’il en soit ainsi, elle a préconisé que les pays africains investissent davantage dans la formation professionnelle pour inverser la tendance du taux de chômage et du sous-emploi des détenteurs de diplômes des formations générales. Les autres solutions pour résorber le chômage, selon le ministre de la Fonction publique, sont l’entreprenariat individuel et l’entreprenariat associatif en dehors de l’emploi salarié. Mais consciente des défis de l’entreprenariat, elle a assuré l’accompagnement de son département aux finissants pour que la création de leurs entreprises soit couplée avec l’adhésion à un système de protection sociale intégrant l’assurance maladie, la formation, le crédit et même la retraite?

La 7e édition du Tournoi de football de l'Uemoa dénommé ''Coupe de l'Intégration ouest- africaine'' aura lieu du 26 novembre au 3 décembre prochain à Lomé. S’étant vu confié, il y a quelques jours, l’encadrement des Ecureuils locaux qui participeront à cette compétition, l’entraîneur principal Mathias Déguénon a rencontré, vendredi 14 octobre dernier à Cotonou, les membres de son staff technique.
Cette année, le Tournoi de l’intégration de l’Uemoa sera à sa 7e édition. Placée sous le co-patronage du président de la Commission de l'Union, Cheikhe Hadjibou Soumaré et du ministre de la Communication, de la Culture, des Sports et de la Formation civique du Togo, Guy Madjé Lorenzo, la cérémonie de tirage au sort de ses différentes poules est prévue dans quelques jours à Lomé.
Nommé entraîneur principal des Ecureuils locaux devant participer à la compétition, Mathias Déguénon n’entend pas perdre du temps. C’est dans ce cadre qu’il a échangé avec les membres de son staff technique, vendredi 14 octobre dernier.
En fait de séance de travail, il s’agissait surtout d’une prise de contacts entre eux. L’occasion lui a permis de leur présenter le code de bonne conduite de l’encadrement technique. " Chacun doit jouer son rôle pour la réussite de notre combat " a-t-il insisté, en affichant son ambition de revenir à Cotonou avec le trophée de la compétition. " Le staff n’a pas droit à l’erreur. Le Bénin a échoué deux fois en finale à cette compétition et il faut que cet encadrement inscrive son nom dans l’histoire ", a indiqué son adjoint, Bruno Adoula Goudjo.
Quant au coordonnateur Bienvenu Mèhounou,il a tenu à remercier l’entraîneur qui a initié cette première rencontre. Il a rassuré les membres de l’encadrement, que tout se passera bien.
Selon le programme d’activités qui attend d’être validé, le regroupement des joueurs de la sélection nationale débutera cette semaine.
Les centres de formation et les dames bientôt en compétition
Le Comité exécutif de la FBF annonce pour bientôt l’organisation du championnat des centres de formation et académies de football, ainsi que le championnat de football féminin. Il vient d’instruire les Ligues régionales de football amateur à l’idée de lancer un appel à manifestation d’intérêt, à l’intention des centres et académies de formation des jeunes (U-17) de leurs régions respectives. Chaque Ligue régionale se servira de ces championnats de jeunes pour mettre en place une sélection cadette (U-17) dans chaque département. Au cours de la phase finale qui se jouera à la fin de la saison 2016-2017, chaque Ligue régionale présentera deux sélections de cette catégorie (une par département). A terme, l’objectif sera de faciliter la mise en place de l’équipe nationale U-17, dans le cadre des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations des cadets, CAN U-17, Tanzanie 2019.
Sports 17 oct. 2016

Le président du Bureau exécutif de l’Organisation des défenses des droits de l’homme et des peuples (Odhp) Aboubakar Baparape en collaboration avec les responsables syndicaux et mouvements estudiantins a animé une conférence de presse, pour dénoncer la décision du gouvernement qui interdit toute activité des organisations faîtières dans toutes les Universités publiques du Bénin. C’était, jeudi 13 octobre à la Bourse du travail de Cotonou.
« Il y a bien au Bénin des lignes rouges à ne pas franchir et qui s’y frotte, s’y pique», déclare le président du Bureau exécutif de l’Organisation des défenses des droits de l’homme et des peuples (Odhp) Aboubakar Baparapé.
En se prononçant sur le décret du gouvernement portant interdiction d’exercice des activités des associations estudiantines, Aboubakar Baparapé a dit que le président Patrice Talon et certains de ses ministres, «hier défenseurs de la démocratie et de l’action citoyenne sont devenus aujourd’hui assassin de cette même démocratie».
Pour revenir aux raisons qui ont poussé le président de la République à prendre ledit décret qui d’ailleurs, est contre signé par les ministres Pascal Irénée Koukpaki, Joseph Djogbénou et Sacca Lafia, Aboubakar Baparapé a affirmé que c’est la politique de diviser pour régner et de réduire au silence certains responsables étudiants gênants. Il se réjouit de la prompte réaction des uns et des autres pour faire conscience au gouvernement de son erreur.
En lieu et place de la satisfaction des légitimes revendications des étudiants, le président du Bureau exécutif de l’Odhp qualifie cette décision de scélérate et exige que soit rapporté immédiatement et sans condition le décret contesté sans lequel aucune négociation n’est possible avec les étudiants. Avec la satisfaction totale et entière des revendications des étudiants à commencer par la fin du système LMD imposé, recrutement massif d’enseignant qualifié en vue d’assurer une instruction de qualité.
Pour Aboubakar Baparapé, le pouvoir qui met en avant la violence sur le Campus avec l’existence de zone interdite, d’acte de vandalisme est celui malheureusement qui, face aux revendications légitimes des étudiants a toujours fait débarquer la police et la gendarmerie pour exercer la violence sur les étudiants en transformant les universités en champ de bataille. « Les griefs articulés dans la décision du Conseil des ministres contre les étudiants à grands renfort de publicité n’ont été étayés par aucune preuve et ne peuvent en aucune manière justifier l’atteinte aux libertés reprochées au gouvernement », a-t-il souligné.

Il y a un an que quittait ce monde l’homme qui a marqué son pays de différentes manières. Le peuple béninois a rendu hommage à l’homme du 26 octobre 1972 dont les comportements et actes continuent d’édifier dans son pays. Peut-on oublier Mathieu Kérékou? Certainement pas.
Il y a un an, exactement le 14 octobre 2015, le peuple béninois a appris la nouvelle de la mort du général Mathieu Kérékou. Celui-là même qui a dirigé le Bénin pendant plus d’un quart de siècle et qui aura marqué plusieurs générations.
Durant les vingt-huit ans passés à la tête du Bénin, l’homme du record de longévité au pouvoir a marqué les Béninois au point où on a pu retenir de lui plusieurs facettes. Ce fut successivement l’homme de la Révolution, l’homme de la Conférence nationale des forces vives de la nation, le père de l’avènement du renouveau démocratique. Le caméléon a été le témoin et l'acteur de tout le parcours de l’histoire politique du Bénin depuis son accession à l’indépendance.
Les Béninois et particulièrement ceux qui l’ont côtoyé, gardent encore de nombreux souvenirs de l’ancien président qui a eu le mérite de se métamorphoser d’une période à une autre.
On se rappelle encore comme si c’était hier, le 29 février 1990 où il a délivré le peuple béninois et sa classe politique de leur crainte lorsqu’il décida de reconnaître et de faire appliquer toutes les décisions issues de la Conférence nationale.
A l’annonce de sa mort, il y a un an, Robert Dossou son ancien ministre et président du Comité d’organisation de la Conférence nationale des forces vives de la nation disait : « je dirai simplement qu’il est un grand citoyen », comme pour rappeler le nom de « Grand camarade » qui lui a été donné dans les années de la Révolution.
Le général Mathieu Kérékou, il faut le rappeler est jusque-là le seul président au Bénin, qui, parti du pouvoir est revenu par la voie des urnes avant de prendre définitivement sa retraite politique. S’il n’était pas frappé entre temps par les conditions d’âge, certains auraient tenté de le persuader de continuer à diriger le Bénin, car ses qualités d’homme de consensus, de paix et de dialogue ont manqué à un moment donné.
L’amour du peuple pour lui s’est traduit par l’engouement des populations lors des escales du cortège funèbre dans certaines localités. Mathieu Kérékou était devenu une légende dont les actes resteront encore longtemps dans les mémoires.
On ne pourra l’oublier de si tôt, car ses bienfaits continueront de servir le pays dans plusieurs circonstances?

Le Comité exécutif de la Fédération béninoise de cyclisme (Fébécy) a organisé, samedi 8 octobre dernier à la salle de conférence Marius Francisco du Cnosb au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou, une séance de travail. Au cours de la rencontre à laquelle a participé le directeur technique national, le plan de travail de l’année 2017 de la fédération a également été validé.
Outre la question relative à la participation des coureurs béninois au Tour cycliste international du Faso, les participants à la séance de travail ont également examiné le plan d’activités de la Fébécy au titre de l’année 2017. Ce plan comprend deux grandes parties. La première porte sur les activités aux plans national et international. Sur le plan national, la Fébécy a prévu l’organisation des championnats départementaux dans le Mono-Couffo, l’Ouémé-Plateau, le Zou-Collines et l’Atlantique-Littoral entre mars et juin 2017. Il y aura également le Tour cycliste international du Bénin en mai, puis les phases finales des championnats départementaux et du championnat national, le mois suivant, sans oublier le Grand prix cycliste de la ville de Cotonou en juillet, ainsi que le Grand prix cycliste de l’indépendance du Bénin. Suivra l’organisation du Noël cycliste des enfants en décembre.
Le vélo béninois entend également être présent sur le plan international. Il envisage participer au Tour cycliste international du Togo en avril, être sur les tours cyclistes de l’Est en juin en Côte-d’Ivoire, de la République démocratique du Congo en juin. Le Bénin veut aussi participer au Tour cycliste international de la Côte-d’Ivoire en septembre et au Tour cycliste international du Faso en octobre et au championnat d’Afrique des nations.
Autant d’activités qui attestent de la volonté de la Fébécy et des membres de son Comité exécutif ayant à leur tête Rhétice Dagba, de ne pas naviguer à vue. Mais, reste à mobiliser les moyens pour les réaliser.

Le Secrétariat permanent du Conseil national de l’alimentation et de la nutrition (Sp-Can) replace la lutte contre la malnutrition au cœur des enjeux de développement au Bénin. C’est à travers l’atelier de dissémination des résultats du rapport d’étude portant sur "Les rôles et normes de genre dans la production, la consommation et la santé au Bénin". Les assises qui se sont tenues jeudi 13 octobre à Cotonou, visent à faire un éclairage sur les conditions nutritionnelles alarmantes des communautés béninoises et de proposer des actions. Marraine de l’évènement, Bertille Marcos-Guèdègbé.
Investir dans la malnutrition ou condamner le Bénin au sous-développement ? Le pays a désormais le feu aux fesses pour entrevoir une riposte urgente et efficace contre la maladie, tant il est un facteur de baisse de croissance économique. Les données révélées sur le phénomène par la Note de politique du Secrétariat permanent du Can sont assez édifiantes. Tenez ! Chez les enfants de moins de cinq ans, la prévalence de la malnutrition chronique est de 43% dont 37% chez les filles et 44,6% chez les garçons. Plus de la moitié des enfants de 6 à 59 mois (58%) et 41 % des femmes sont atteints d’anémie. Il s’ensuit que le phénomène porte dangereusement atteinte à la santé, à la vie et limite les efforts en matière de lutte contre la pauvreté.
« Un chiffre qui donne froid dans le dos, c’est que…913 milliards de Fcfa de pertes économiques lui sont attribuables sur cinq années si rien n’est fondamentalement fait pour inverser la tendance», révèle le ministre en charge de l’Agriculture, représentant le ministre d’Etat, secrétaire général à la Présidence de la République, Delphin Koudandé. Pis, l’insécurité nutritionnelle touche 61 des 77 communes du pays.
La malnutrition se révélant un facteur de pauvreté et de sous-développement, il importe au pays de désamorcer la bombe en agissant prioritairement sur les tendances lourdes notées à ce niveau. En la matière, le cri de cœur du Sp-Can aussi résonnant et persistant qu’il soit ne suffit pas pour mener le combat. D’où sa sollicitation en direction des maires et élus communaux, des Ong et divers acteurs du monde nutritionnel pour partager des réflexions communes dans ce sens. Pour gagner davantage le pari, la place des femmes dans la lutte pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle ne saurait être banalisée. Or, cette démarche n’est pas toujours adoptée au Bénin, du moins le pays n’exploite pas à sa juste valeur le potentiel nourricier et reproducteur des femmes pour relever ce challenge. Il s’agit-là d’un gaspillage d’énergies et d’opportunités pour la société, dénonce le représentant du ministre d’Etat. D’où la problématique « des rôles et normes de genre dans la production, la consommation et la santé au Bénin ».
Prospérité partagée
Le combat en faveur de la bonne nutrition, la Banque mondiale en a également fait l’une de ses boussoles en matière de lutte contre la pauvreté.De ce fait l’investissement conséquent en la matière devient un facteur déterminant. « Si nous n’investissons pas dans les 1000 premiers jours de la vie de l’enfant, il est condamné à devenir… un fardeau social », explique le représentant de la Banque, Menno Mulder-Sibanda. Les enfants qui échappent à la malnutrition chronique ont 50% de chance d’échapper à la pauvreté à l’âge adulte, et la réduction du taux de malnutrition chronique augmente de 4 à 11% le taux du PIB en Afrique, apprécie-t-il. Pour lui, l’investissement dans la nutrition renforce la prospérité partagée. Il va falloir rapidement réduire le taux de retard de croissance des enfants des pays d’Afrique subsaharienne, dont celui du Bénin, en accordant aussi une attention particulière aux femmes, insiste-t-il.
La mise en place du Can intervient comme une réponse à ces enjeux. Pour son secrétaire permanent, Roch Mongbo, la bonne éducation voudrait que l’enfant ne laisse transparaître aucun signe des privations alimentaires qu’il subirait dans sa chair. S’il est de plus en plus assimilé au sein de la société que la taille courte de l’enfant est un héritage génétique, il l’attribue plutôt à un retard de croissance de l’enfant. Mais la taille courte ou le surpoids de l’enfant n’est que la face visible de l’iceberg. Sur ce point, l’éclairage du Sp-Can intègre les conséquences sanitaires fâcheuses auxquelles l’enfant fait face à l’âge adulte.Il indique par ailleurs que la malnutrition de l’enfant dépend de la manière dont sa mère a conduit sa grossesse et comment elle l’a alimenté durant les deux premières années de sa vie. C’est ce qui explique l’intégration du genre au volet nutritionnel. Toutefois, les investissements en ce qui concerne la sécurisation des ménages au plan alimentaire et nutritionnel restent une épine dans la botte des acteurs à divers niveaux. Là-dessus, l’étude de dissémination du Sp-Can propose une palette de recommandations, en vue de son appropriation par les différentes parties prenantes. Entre autres, l’identification de stratégies novatrices pour infléchir la situation et les rôles des responsables dans leur mise en œuvre et le renforcement des rôles des autorités décentralisées en matière de sécurité nutritionnelle?

Dans une plaquette de douze pages, intitulée « Mes premières rencontres avec Mathieu Kérékou », le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, fait revivre ses relations avec le général Mathieu Kérékou qui est décédé, il y a un an.
Dans l’introduction de la plaquette, le président Ousmane Batoko affirme que c’est à la suite d’une sollicitation pressante dont il a fait l’objet de la part du secrétaire général et porte-parole de la Fondation Mathieu Kérékou, qu’il a pris l’initiative d’écrire cette plaquette sur ses premières rencontres avec le feu président Mathieu Kérékou. En se lançant dans cet exercice, il affirme être envahi par une foule immense de souvenirs qu’il a eus l’occasion de partager, pendant près de quarante ans, avec ce grand homme de l’histoire récente. Il lui a fallu choisir le bout par lequel commencer son devoir de restitution, en s’en tenant à ce qui pourrait intéresser ses compatriotes. Il a précisé qu’il espère avoir le courage et l’opportunité d’écrire de nombreuses autres pages de sa riche, dense et longue relation avec Mathieu Kérékou. De lui, affirme-t-il, il a beaucoup appris de son pays le Bénin, de la politique, de lui-même et de la vie. Le président de la Cour suprême Ousmane Batoko a confié que beaucoup de ses compatriotes et même ses amis qui vivent à l’étranger, lui demandent, avec insistance, d’écrire quelque chose du parcours et de l'expérience de l'illustre homme. Ils souhaiteraient qu’il les fasse ainsi profiter aux plus jeunes et la génération future.
L’auteur a aussi indiqué qu’en regardant autour de lui et particulièrement vers ses aînés, il ne se donne aucune prétention d’écrire ses mémoires, mais voudrait partager avec tout le monde, ce que Dieu lui a permis, avec sa famille, d’apprendre de la vie.
Il confie que la toute première rencontre qu’il a eue avec le feu président Mathieu Kérékou s’est tenue au camp militaire de Ouidah, l’une des grandes villes du Bénin, le vendredi 7 janvier 1977, soit une dizaine de jours avant l’agression de l’armée impérialiste du 16 janvier de la même année. Il était en ce temps-là, le responsable et porte-parole élu par environ sept cent collègues fonctionnaires de la troisième promotion des jeunes enrôlés dans le cadre de la formation civique, patriotique, idéologique et militaire. Il a précisé qu’environ mille cinq cent étudiants faisaient également partie de la promotion. « La veille de son arrivée, en assemblée générale, mes collègues mandants m’ont pratiquement dicté ce que je devais dire en leur nom au président de la République. Ce que j’ai exécuté quasiment mot pour mot devant le président Kérékou », a-t-il révélé à la page 4 de sa plaquette.
« La deuxième rencontre que j’ai eue avec le président Mathieu Kérékou date de juin 1985 », indique-t-il à la page 7.
« L’un des tous derniers tête-à-tête qu’il m’a été donné d’avoir avec le général Mathieu Kérékou, avant qu’il ne se cloître ou qu’il ne soit cloîtré, date de janvier 2015, quelques mois avant son décès en octobre 2015»?

Le ministre de l’Economie numérique et la Communication, Rafiatou Monrou, s’est rendue ce jeudi 13 octobre, à l’Agence béninoise des technologies de l’information et de la communication (Abetic). L’objectif de sa sortie, est d’aller visiter et galvaniser les 18 stagiaires qui suivent la formation Woman DNS Academy.
Agées de 18 à 30 ans et résidant toutes au Bénin, elles sont au total 18 femmes à suivre cette formation de Woman DNS Academy qui dure du 13 au 14 octobre.
Organisé avec le soutien de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif), Woman DNS Academy est un programme de formation essentiellement destiné aux femmes et consacré à l’initiation aux systèmes dns et leurs administrations. Cette formation purement pratique, vise à offrir aux participantes, une connaissance approfondie des technologies du dns, des protocoles autour du dns et d’internet. Elle vise également à susciter un véritable engouement au sein de la gent féminine pour l’amener à s’intéresser aux questions liées au dns.
Hervé Hounzandji, le formateur principal, après avoir présenté au ministre Rafiatou Monrou l’équipe qui dirige de mains de maître ladite formation, a souligné qu’il est important de donner aux fonctionnaires d’Etat, une formation pratique et technique. C’est, selon lui, l’objectif que poursuit Woman DNS Academy.
Pour Damien Magnon, le directeur général de l’Agence béninoise des technologies de l’information et de la communication, les 18 participantes doivent s’inspirer de l’exemple de la ministre de la Communication, car estime-t-il, elle est aussi une personne de renom quand on parle des Tics. Il n’a pas manqué aussi de profiter de l’occasion, pour rappeler les diverses difficultés auxquelles font face les formateurs. «La volonté y est mais ils manquent de soutien », a-t-il martelé.
Le ministre de l'Economie numérique et de la Communication, Rafiatou Monrou, quant à elle, soutient que cette initiative s’inscrit dans la droite ligne de la vision du président Patrice Talon qui encourage l’excellence. « On ne peut pas inventer l’excellence mais on peut la concurrencer et la vivre. Seul le travail peut nous aider », indiquera-t-elle. Tout en rassurant les participantes de son entière disponibilité à les accompagner, elle les a invitées à s’armer de courage pour réussir dans ce domaine qui est le leur. «Lorsque je vois les femmes évoluer dans un tel domaine, c’est la preuve que l’espoir est permis.», s’est-elle réjouit avant de leur souhaiter bonne chance.
La visite des équipements de l’Agence béninoise des technologies de l’information et de la communication par la ministre Rafiatou Monrou, a mis fin à cette sortie?

Dans le cadre des activités marquant la célébration de l’édition 2016 de la Journée mondiale de la Poste, le ministre de l’Economie numérique, de la Communication, Rafiatou Monrou, a rencontré jeudi 13 octobre, les acteurs du secteur postal du Bénin. L’objectif pour elle, est d’échanger avec eux, sur les enjeux du secteur postal. C’était dans la salle de conférence de son cabinet à Cotonou.
Echanger sur les enjeux du secteur postal pour le développement de l’économie numérique au Bénin et sur la relance des activités du cadre de concertation, tel est l’objectif que poursuit le ministère de l’Economie numérique et de la Communication. C’est du moins ce qu’on peut retenir de cette rencontre de la ministre Rafiatou Monrou avec les opérateurs postaux.
D’entrée, José Singbo, directeur des Affaires postales, a exposé les actions menées et en cours pour le développement du secteur. Il a, à l’occasion, présenté les opportunités offertes par les technologies de l’information et de la communication (Tics) et les stratégies de l’économie numérique.Il n’a pas aussi manqué de souligner que le secteur postal souffre de l’absence de réglementation et de régulation strictes. «Il n’y a pas un cadre juridique», a-t-il déploré.
Au nombre des problèmes soulevés par les opérateurs postaux, il y a entre autres : le manque de visibilité sur les possibilités réelles du secteur, les difficultés de collaboration avec la Poste du Bénin, la faiblesse et l’état désastreux du réseau routier béninois, l’inadaptation des ressources humaines et l’insuffisance des formations en logistique et transport.
En ce qui concerne les stratégies de l’économie numérique, les acteurs ont plaidé pour la construction des infrastructures numériques de bonne qualité, le développement de l’usage des Tics à travers le e-gouvernement et le e-service public et la mise en place d’un cadre règlementairepropice à l’éclosion de l’économie numérique.
Pour Edith Ezin, directrice générale adjointe de Top Chrono, le secteur postal est un vieux secteur et il est important que chaque acteur joue sa partition pour lui assurer un avenir meilleur.
Gilbert Bossa, président du Conseil d’administration de la Poste du Bénin,pense quant à lui, que si les acteurs postaux définissent les objectifs à atteindre et conjuguent leurs savoir-faire, il est certain que le développement des Tics plutôt que d’être un handicap, sera une immense opportunité pour tous.
Revoir le cadre de concertation
A en croire Nestor Amoussou-Kpakpa, directeur général de Mta-Bénin, pour mieux faire face aux difficultés que rencontrent les acteurs postaux, il faudra revoir les modalités de fonctionnement et les objectifs du cadre de concertation. « Le cadre de concertation est encore à une étape embryonnaire », a-t-il décrié.
Abondant dans le même sens que Nestor Amoussou-Kpakpa, Mamadou Aw, directeur général de DHL Bénin estime que le cadre de concertation permettra d’aller en profondeur des problèmes du secteur. «Il va permettre aux parties prenantes de comprendre et de prendre en compte, les préoccupations du secteur», a-t-il fait observer.
Selon Rafiatou Monrou, ministre en charge de l’Economie numérique et de la Communication, la Poste a de beaux jours devant elle et il faut œuvrer à ce que la population sache que c’est un secteur vivant et avantageux. «Tout le secteur postal, avec l’accompagnement de tous, doit être profitable à la population », a-t-elle indiqué. Elle a précisé que le Bénin ne peut pas aujourd’hui, s’abstenir de procéder à la mutation de son secteur postal. « C’est une mutation qui s’opère au plan mondial et c’est à cette seule condition que la poste sera profitable à la population», martèlera-t-elle.
Tout en manifestant sa disponibilité à accompagner les acteurs postaux, elle a rassuré les uns et les autres de l’organisation très prochainement d’une rencontre qui prévoit réellement le cadre de concertation, ce qui, affirme-t-elle, connaitra la participation des différentes structures concernées. « Il y aura un agenda précis pour faire le point des réalisations et les défis à relever », a-t-elle conclu?

Une réunion statutaire du Comité sectoriel de dialogue du ministère en charge des Infrastructures et des Transports se tient depuis hier, jeudi 13 octobre à Grand-Popo dans le Mono. Le démarrage des travaux de ces assises a été marqué par une cérémonie d’ouverture présidée par le ministre, Hervé Hêhomey.
Après plusieurs reports, c’est finalement hier, jeudi 13 octobre, que s’est réunie pour le compte de l’année en cours, une session du Comité sectoriel de dialogue social du ministère en charge des Infrastructures et des Transports. Et ceci grâce à l’engagement personnel du ministre Hervé Hêhomey en charge du secteur. Ce dernier aurait pesé de tout son poids afin que soient mobilisées les ressources nécessaires à l’organisation de la session, selon le directeur de l’Administration et des Finances, Placide Ayatode. Ceci étant, la session a battu le rappel des partenaires sociaux du secteur, au total les 13 organisations syndicales ont répondu toutes présentes. A leurs côtés, on notait une forte présence des responsables portés à la tête des entreprises et organismes sous-tutelle et beaucoup de membres du cabinet du ministre.
Tenant à rappeler son attachement au fonctionnement correct du Comité sectoriel de dialogue social, l’autorité ministérielle aussi s’est portée sur les lieux de la session. Occasion pour le ministre Hervé Hêhomey d’exhorter ses collaborateurs à percevoir le mécanisme du dialogue social telle une « arme privilégiée de négociation» voire un outil devant garantir la paix sociale en complément, dira-t-il, des séances de concertations inclusives qu’il ne cesse d’initier. En somme, le crédit que le ministre accorde aux assises n’est que grand quant à leur vertu à promouvoir la culture de la différence, le sens d’écoute mutuelle et la capacité à anticiper les crises. C’est pourquoi, laisse-t-il entendre, «malgré les diverses contingences qui semblaient défavorables à son organisation, j’ai insisté pour que se tienne ne serait-ce qu’une session cette année».
Laquelle session va débattre de nouvelles revendications des travailleurs après avoir fait le point de la mise en œuvre des décisions issues de la dernière session de l’année 2015. Au nombre des préoccupations du secteur, figure la cessation de paiement de salaires au niveau de la Société du matériel des travaux publics (Smtp). Mouftaou Adjiboïcha, secrétaire général du syndicat de la structure, estime à environ 11mois, le nombre de salaires arriérés. Une situation contre laquelle le ministre a promis des solutions dans le cadre du budget exercice 2017. Celui-ci fait d’ailleurs l’objet d’une communication au cours de la présente session qui devra aussi procéder à la relecture du règlement intérieur du Comité sectoriel de dialogue et au renouvèlement de son bureau exécutif. Les neuf membres à élire seront installés pour un mandat de deux ans.