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Nouvelles

Présidentielle 2021 : Possible candidature de Patrice Talon

La candidature du président Patrice Talon à sa propre succession en 2021 n’a cesse de nourrir les débats. L’imbroglio né de la volonté du chef de l’Etat d’instaurer un mandat unique de cinq ans à la tête du pays et l’échec du processus de révision de la Constitution qui devrait l’acter continue de déchaîner les passions. S’il se donne le droit d’aviser le moment venu, la sortie du ministre de la Communication et de la Poste, ce mardi, sur RFI au micro de Carine Frenk, se veut, plus ou moins claire sur la question. Quoique le suspense soit toujours entretenu, la possible candidature de l’actuel locataire de la Marina n’est pas à exclure en 2021 pour un nouveau round.

« Je dis qu’il est en droit d’être candidat et qu’en 2026, il ne pourra plus l’être, c’est la certitude », a précisé lors de son entretien, Alain Orounla, abordant la question.

 

Politique 29 oct. 2019


Assemblée nationale: La révision de la Constitution et autres enrôlés en procédure d’urgence

 

Le dossier de révision de la Constitution est désormais sur la table des députés à l’Assemblée nationale. La proposition de loi a été initiée par le député Augustin Ahouanvoèbla et neuf autres de ses collègues. Le dossier a été affecté pour être examiné en procédure d’urgence ce mardi 29 octobre à la Commission chargée des Lois  de l’Assemblée nationale. Outre la révision constitutionnelle, l’Assemblée nationale a enrôlé cinq autres propositions de lois également en lien avec les conclusions du dialogue politique. Il s’agit des propositions de loi sur l’amnistie ; sur le statut de l’opposition et sur le financement des partis politiques ; la proposition de de loi modificative du Code électoral et celle modificative de la Charte des partis politiques au Bénin. Les cinq propositions de lois ont été affectées en procédure d’urgence à la Commission en charge des Lois. L’examen en procédure d’urgence a été adopté ce mardi à l’unanimité des députés. Le président de la commission chargée des Lois, Orden Alladatin a promis de faire diligence pour étudier sans désemparer les six propositions de lois et déposer chacun des différents rapports dans un délai raisonnable. La plénière a décidé de se retrouver dès jeudi prochain pour le démarrage de l’examen de ces dossiers dont certains ne comportent que deux articles. Il faut souligner que l’initiative de ces six propositions de lois s’insère dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations du dialogue politique des 10, 11 et 12 octobre derniers à Cotonou traduites en mesures législatives par le comité d’experts en charge de la mise en forme technique et qui a officiellement transmis son rapport au chef de l’Etat, vendredi 25 octobre dernier.

Politique 29 oct. 2019


Validation du rapport sur les indicateurs de l’Universalité de l’internet: Le Bénin modèle en Afrique et dans le monde

 

Organisé par le ministère du Numérique et de la Digitalisation et celui chargé de la Communication en collaboration avec l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (Unesco), l’atelier de validation du rapport sur les indicateurs de l’universalité de l’internet au Bénin s’est ouverte dans la matinée de ce mardi 29 octobre à Cotonou. A cette occasion, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, s’est félicitée des résultats de cette étude qui fait du Bénin, un modèle en Afrique et dans le monde. Selon elle, la réalisation de cette étude constitue un défi majeur qui vient d’être relevé par le gouvernement béninois. «Toute ma satisfaction est que notre pays sera une référence en cette matière car cette étude pilote est une première en Afrique », a-t-elle poursuivi. Aurélie Adam Soulé Zoumarou pense que les attentes du Bénin sont comblées car cette étude permet de renseigner au moins cent indicateurs, de collecter des informations auprès d’environ 80 cibles par l’administration d’un questionnaire ou à travers des entretiens semi-directs.

 

 

Economie 29 oct. 2019


Face au déficit d’enseignants relevé dans le primaire: La réponse du gouvernement pour soulager l’école béninoise

Des mesures idoines pour combler le déficit d’enseignants relevé. Une telle solution gouvernementale est prévue courant cette semaine. Pour le bonheur de l’école béninoise confrontée, il est vrai, à une relative difficulté, qui va sous peu se conjuguer au passé, apprend-on.
 

Depuis la rentrée scolaire 2019-2020, la polémique enfle au sujet  du déficit en personnel enseignant. Situation qui aurait favorisé, rapporte-t-on, le jumelage de classes provoquant par endroits des effectifs pléthoriques. La possibilité de recruter des enseignants communautaires, pratique courante antérieurement, n’étant plus de mise, l’attente de l’affectation d’enseignants pour combler le gap dans l’enseignement primaire s’est fait longue et même mal vécue.
Cependant, selon des indiscrétions, le gouvernement est à pied d’œuvre pour pourvoir au déficit, sans doute en procédant au redéploiement des aspirants retenus. Cette semaine-ci, la mesure devrait prendre effet. C’est du moins l’assurance que donnent certaines indiscrétions bien introduites.  

Réalisme

Ne niant pas l’évidence, le Conseil des ministres du 31 juillet dernier a même chiffré à 7 397 le gap d’enseignants pour le primaire et à 14 332 pour le secondaire général. La situation au niveau du secondaire étant en bonne partie résolue, reste le primaire donc. L’Exécutif béninois, conformément à sa ligne de conduite, va piano. Il en est de même dans sa politique de doter l’école béninoise d’enseignants qualifiés. Aussi, une base de données des aspirants qualifiés pour l’exercice du métier d’enseignant est-elle disponible, suite au test d’évaluation du 11 mai dernier. Le nombre de postulants pré-qualifiés retenus à l’issue des premiers tests, étant en deçà des besoins exprimés, un test complémentaire pour la sélection de postulants au métier d’enseignant à la maternelle, au primaire et au secondaire général (phase 2) a été organisé le 14 août dernier et a concerné près de 50 000 candidats. L’extraction qui en découlera devrait combler les attentes, apprend-on. Au-delà même, c’est le bonheur de nombreux diplômés et donc de plusieurs familles qui profile à l’horizon, dans ce qui a tout lieu d’être une prochaine et énième décision gouvernementale à portée hautement sociale.  

Année 2019, année éminemment sociale

Le mercredi 11 septembre dernier, en Conseil des ministres, le gouvernement prenait des mesures à fort caractère social, confortant les enseignants reversés en 2008 dont certains ne l’avaient pas été dans des conditions réglementaires et régulières. Mais tout en faisant la part des choses, le gouvernement, compatissant, a maintenu dans la fonction enseignante, ceux qui pouvaient l’être. Comme mesure sociale, au cours du même conclave gouvernemental, le gouvernement, sensible à leur sort, s’était penché sur la situation de 2476 agents qui sont restés sans salaire depuis le 30 décembre 2007 et qui, pis encore, n’ont pu bénéficier de la mesure de reversement avant la suspension du processus le 11 janvier 2017 pour vérifications.  Levant la mesure de suspension les frappant, le gouvernement a depuis prononcé leur réintégration dans le corps des agents de l’Etat.
Jamais deux sans trois, des mesures sociales d’accompagnement avaient été prises également au profit de certains agents contractuels de l’Etat retraités. Corrigeant les disparités les frappant, le gouvernement avait pris des mesures pour les mettre à l’abri de la précarité. Preuve que l’année 2019, comme annoncé par le gouvernement, est éminemment sociale.

Actualités 29 oct. 2019


Audience au Ces: Redorer le blason de la chefferie traditionnelle

Faire l’état des lieux et formaliser des recommandations afin de redorer le blason de la chefferie traditionnelle au Bénin. C’est l’objectif de la visite du roi des Shabè, Kabiyessi Adetutu Akinmu au président du Conseil économique et social (Ces), Augustin Tabé Gbian, vendredi 25 octobre dernier, à Cotonou.

Le président du Conseil économique et social (Ces) a reçu en audience, vendredi 25 octobre dernier, le roi des Shabè, Kabiyessi Adetutu Akinmu. A sa sortie d’audience, ce dernier a précisé qu’il s’agit d’une visite d’échanges sur  la chefferie traditionnelle au Bénin. Il a expliqué que cette rencontre intervient suite à la visite d’une délégation du Conseil économique et social, notamment la commission chargée des Affaires sociales et de l’Education au palais royal le vendredi 11 octobre dernier.  Selon lui, la chefferie traditionnelle est représentée par la Chambre nationale des rois et chefs traditionnels. Elle est chargée notamment de la valorisation des us et coutumes, de la conservation et de la valorisation des patrimoines culturels et cultuels, de la promotion des idéaux de paix, de développement et de cohésion sociale et enfin du règlement non juridictionnel des conflits dans les villages et entre les communautés. Le roi des Shabè a indiqué qu’il est temps que les pouvoirs en place puissent les reconnaitre en tant que gardiens des us et coutumes. Selon lui, l’ensemble des possessions françaises de la côte occidentale d’Afrique, situé sur la côte des esclaves, entre la colonie anglaise de Lagos à l’est et le Togo allemand à l’ouest, porte la dénomination de «Dahomey et dépendances». Il note que le découpage territorial colonial montre clairement que «Dahomey et dépendances» est une juxtaposition pure et simple de royaumes et chefferies. «Nous, les descendants des fondateurs de ces royaumes et chefferies qui avons su faire prospérer ou, tout au moins, maintenir leurs territoires malgré toutes sortes de vicissitudes à travers les siècles jusqu’à la colonisation intervenue en 1894 et 59 ans après l’indépendance, nous nous retrouvons aujourd’hui écartés, exclus de la gestion de la cité et de la chose publique», a-t-il souligné.
Kabiyessi Adetutu Akinmu a ajouté que c’est important pour le gouvernement de prendre en compte les apports des gardiens des valeurs traditionnelles pour une meilleure gouvernance. Il s’est dit satisfait de l’audience à lui accordée par le président du Ces. «Le président du Ces a promis de faire des recommandations à l’endroit du chef de l’Etat et du bureau de l’Assemblée nationale afin que des solutions soient trouvées pour redorer le blason de la chefferie traditionnelle au Bénin», a-t-il conclu.

Société 29 oct. 2019


Eclaircissements de l’ambassadeur Kemal Onur Özçeri: « La Turquie aspire à un environnement de sécurité autour d’elle »

Ambassadeur de la République de Turquie près le Bénin, Kemal Onur Özçeri a pris fonctions en décembre 2018. Habitué des arcanes de la diplomatie, cet ancien Directeur général adjoint au Département Afrique du Nord du ministère des Affaires étrangères de son pays, a également occupé des postes diplomatiques successivement à Paris, Tbilissi, Berne, Vienne (Osce) et Kiev (Mission Osce). Diplômé de l’Université Libre de Bruxelles-Ecole de Commerce Solvay, Kemal Onur Özçeri lève un coin de voile, à travers la présente interview, sur la Turquie qui célèbre ce mardi 29 octobre le 96e anniversaire de la proclamation de sa République.

La Nation : Monsieur l’ambassadeur, comment se portent les relations entre le Bénin et la Turquie ?

Kemal Onur Özçeri : Permettez-moi avant tout, en tant qu'ambassadeur de Turquie près le Bénin, de dire que c'est un plaisir pour moi de m'adresser aux lecteurs du quotidien béninois de référence, La Nation, à l'occasion du 96e anniversaire de la proclamation de la République de Turquie. Et pour répondre à votre question, je dois dire que les relations entre la Turquie et le Bénin se développent dans tous les domaines. Les entretiens qu’ont eus le président de la République, Patrice Talon avec son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, à deux reprises, le 6 décembre 2016 et le 6 septembre 2018 à Ankara, ont permis de donner une impulsion aux relations turco-béninoises et de tracer les contours de la coopération entre les deux pays. Celles-ci se veulent pragmatiques avec des effets visibles et dans une perspective de partenariat gagnant-gagnant.
L'agriculture, les infrastructures et les liens dynamiques entre les secteurs privés respectifs figurent parmi les domaines de coopération. La Turquie émerge ainsi comme un partenaire supplémentaire du Bénin, dans une posture où elle veut contribuer davantage au développement et à la prospérité du Bénin.  L'ouverture de l'ambassade de Turquie à Cotonou en 2014 ainsi que celle du Bénin à Ankara en 2013, constitue un instrument permettant de gérer les flux générés de façon accrue par les opérateurs économiques des deux pays.

Malgré la bonne entente entre les deux pays, la Turquie reste peu connue des Béninois. A quoi cela est-il dû ?

Mes premiers contacts en tant qu’ambassadeur de Turquie ont montré que la Turquie est peu connue au Bénin et les informations véhiculées par les médias étrangers, créent une confusion supplémentaire. Je voudrais profiter de cette occasion pour donner des éléments d’information pour le public béninois.
La Turquie est à cheval entre l’Europe et l’Asie. D’une superficie de 774 mille mètres carrés, elle se trouve sur l’ancienne route de la soie. D’approximativement 2000 km de longueur et 700 km de largeur, elle a 7200 km de côtes. Sa population est actuellement de 82 millions d’habitants.
Il est bien sûr difficile de résumer en quelques lignes notre histoire. Chassés de leur empire d'Asie centrale par les Mongols, les Turcs seldjoukides migrèrent en Anatolie aux XX-XIe siècles. En 1453, la dynastie des Turcs ottomans conquiert Constantinople qui devient Istanbul. A la fin du XVIe siècle, l’Empire Ottoman, multi-ethnique, couvrait un large territoire en Europe et sur d’autres continents. A partir de 1774, les diverses puissances européennes se sont progressivement impliquées dans ce qui est appelé la "question d'Orient", afin d'acquérir des privilèges politiques et commerciaux. Avec l’addition de l’avènement des nationalismes, le démembrement de l’Empire Ottoman se produisit. En 1918, Istanbul et le territoire furent envahis par des forces Alliées. Alors que le dépeçage de l’Anatolie devenait presque réalité, un engouement populaire national turc mené par Mustafa Kemal Atatürk, réussit à bouter l'envahisseur hors d'Anatolie. La victoire sur le terrain fut parachevée par un traité de paix avec les Alliés. Le 29 octobre 1923, l’Assemblée nationale turque proclama la République de Turquie.
La Turquie, pays laïc avec une population à très grande majorité musulmane, accéda par la suite aux principales organisations européennes. Ceci était dû aux réformes effectuées après son indépendance. Parmi celles-ci, on peut citer l’adoption du Code civil moderne en 1926. Notons également que les femmes ont obtenu le droit de vote et celui d’être élues en 1934, bien avant d’autres. En 1928, les caractères latins pour transcrire la langue turque, furent adoptés, le dimanche devint le jour de repos hebdomadaire, l’obligation de choisir un patronyme édictée. Au fur et à mesure, la Turquie a solidifié les fondements de son Etat, ancré irrémédiablement à la démocratie. Cela s’est vu en juillet 2016 quand le peuple turc s’est battu contre des putschistes qui avaient bombardé le Parlement.
 
La Turquie, c’est aussi une puissance militaire de nos jours…

Comme toute nation, la Turquie aspire à un environnement de sécurité autour d’elle. Cependant, les convulsions chez ses voisins méridionaux, des zones de non-droit dans son entourage, des groupes terroristes avec des visées contre la Turquie ont nécessité une défense sans concession du pays. Les informations qui alarment les pays occidentaux, les afflux de réfugiés, les menaces terroristes et la prolifération d’armes nucléaires émanent souvent de pays qui sont directement nos voisins. Dans cette géographie difficile, la Turquie se tient ferme et anticipe contre les menaces pour assurer la stabilité du pays.

La Turquie reste également une puissance économique. Quelle est la recette du succès turc ?

Malgré cet environnement, la Turquie a réussi un important essor économique, social, culturel. Le PIB par habitant qui était de 4000 dollars en 1960 a atteint 12.000 dollars en 2013. Elle a réussi à attirer l’investissement étranger et à intégrer le G20 qui réunit les vingt plus grandes économies du monde. Mais la recette du succès turc est à chercher dans la capacité entrepreneuriale de sa population. La Turquie s’est orientée vers des produits à haute valeur ajoutée intégrant de plus en plus de technologies. Ainsi, la part des machines et véhicules exportés est en constante hausse. La Turquie est devenue le premier fabricant européen de téléviseurs, le premier constructeur de bus et d’autocars. Le nombre total d'abonnés au téléphone mobile a atteint 75 millions en 2016. Les entreprises turques disposent d’un grand marché intérieur, mais vendent leurs biens à l’étranger. Le textile, les produits électroménagers, l’ameublement, les pièces pour camions, les lits d’hôpitaux sont quelques exemples de secteurs dans lesquels les entreprises grâce à leur rapport prix/qualité concurrentiel, excellent dans plus d’une centaine de pays. Aujourd’hui, sept entreprises turques de construction figurent parmi les cent plus grandes du monde selon le classement Enr (Ndlr : Engineering News Record, classement des ingénieries internationales). Le total des exportations turques en 2018 se chiffrait à 167 milliards de dollars contre des importations de 223 milliards de dollars.

Qui sont les principaux partenaires de la Turquie ?

L’Union Européenne est actuellement le premier partenaire commercial et premier investisseur en Turquie. Avec l’union douanière Turquie-Eu en vigueur depuis 1996, les entreprises européennes et turques opèrent dans le même environnement économique, la concurrence des entreprises européennes ayant dopé les entreprises turques. En 2018, la Turquie a envoyé vers l’Ue, 50 % de ses exportations et en a reçu 36 % de ses importations.

Qu’en est-il de la coopération économique avec le Bénin ?

Cet environnement concurrentiel a fait que la Turquie est un pays dont les entreprises ont réussi à atteindre un stade avancé dans la conception et la production de leurs produits et elles sont prêtes à s’associer avec les entreprises du Bénin pour satisfaire leur envie de diversifier les sources d’approvisionnement avec des produits de qualité.  C’est dans ce contexte que de plus en plus de contrats se nouent entre entreprises turques et béninoises. L’organisation faîtière officielle du secteur privé turc, le Conseil des Relations économiques extérieures, Deik peut être contacté. Son secrétariat est à Istanbul, il dispose d’une section responsable notamment du Bénin avec des collaborateurs francophones. Toute entreprise voulant trouver une contrepartie turque peut contacter le Secrétariat de la Deik (sgulmez@deik.org.tr) qui dispose d’une banque de données de tous ses membres par secteur d’activité.
De plus en plus d’entreprises turques sont intéressées par un investissement au Bénin pour s’associer à la transformation de produits agricoles. Une entreprise turque figure dans le projet de construction d’une usine de textile près de Cotonou, génératrice d’emplois, actuellement en discussion avec le gouvernement. Une autre entreprise turque vient de prospecter le Bénin pour y établir également une usine. D’ailleurs, cette année 2019, une entreprise turque vient, pour la première fois au Bénin, de terminer un projet de rénovation d’un complexe hôtelier. Une autre entreprise, cette même année 2019, s’est installée à Abomey-Calavi pour y produire du béton prêt à usage. Les entreprises turques, par leur compétence, leur capacité d’adaptation à toutes les conditions, sont à même d’assumer des projets à des coûts concurrentiels et avec une production de qualité. Elles sont prêtes à contribuer au changement structurel du Bénin actuellement en cours dans tout le pays.
Quant à notre ambassade, elle adopte une approche accommodante vis-à-vis des demandeurs de visas qui veulent se rendre en Turquie pour des affaires. Les demandes doivent être effectuées sur le site evisa.gov.tr, qui indique la date de l’interview qui se fait dans nos locaux. La compagnie aérienne nationale turque, la Turkish Airlines, qui dessert quotidiennement Istanbul à un prix concurrentiel, est en train d’accroitre l’offre au départ du Bénin.

De belles perspectives en somme entre les deux pays…

La présence turque au Bénin qui va s’accroître au fil des années prochaines, répond également aux attentes du Bénin pour des opérateurs économiques avec des produits de qualité à des prix compétitifs.  Le renforcement des relations commerciales et des investissements entre la Turquie et le Bénin permettront de solidifier les bases d'un partenariat dans tous les domaines entre les deux pays à l’avenir.

Actualités 29 oct. 2019


Taïbou Ba, naturaliste et écologue sénégalais: «Les Africains doivent aller vers la mer pour faire l’économie bleue»

En marge des ateliers sur la planification spatiale marine et les aires marines protégées auxquels il a pris part en tant que facilitateur, à Cotonou au Bénin, du 15 au 18 octobre dernier, le naturaliste et écologue sénégalais, Taïbou Ba, estime que les Africains doivent se tourner vers la mer pour faire de l’économie bleue.   

La Nation : Monsieur Taïbou Ba, vous êtes naturaliste et écologue venu du Sénégal. Vous êtes bien au courant des pressions exercées aujourd’hui sur les zones marines et côtières des pays de l’Afrique de l’Ouest. Quelles en sont, selon vous, les causes?   

Taïbou Ba : Les pressions sont de deux ordres: les pressions directes et les pressions indirectes. Les pressions directes sur les milieux marins et côtiers sont exercées aussi bien par les populations qui sont des usagers qui vivent dans ces milieux, que par des bateaux étrangers qui viennent pêcher dans nos eaux et même d’autres bateaux qui n’ont pas de licence mais qui viennent faire la surveillance sur nos eaux marines pour pêcher.  
Les causes indirectes, c’est notamment le changement climatique. Tout le monde est confronté à ce phénomène de changement climatique avec une augmentation du niveau de la mer. Il y a même des pluies qui sont à la base des inondations dans les zones côtières. Tout cela contribue à la dégradation de notre environnement marin et côtier et il est temps que nous y prenions garde.        

De quels moyens dispose-t-on pour éviter tout ce qui est perturbation et qui est du fait  de l’homme ?
Le projet de gestion intégrée des zones marines et côtières signé dans le cadre de la Convention d’Abidjan va dans ce sens. Quand on parle de planification spatiale marine, cela renvoie à comment planifier les espaces marins et côtiers, comment appeler tous les usagers de ces espaces à gérer leurs activités sans pour autant gêner l’autre tout en conservant l’environnement. C’est un outil qu’on veut mettre en place à titre préventif. L’autre élément, c’est la sensibilisation de tous les acteurs, mais aussi l’éradication de la pauvreté. Car, tant que les gens n’ont pas les moyens de subsistance, vous avez beau dire de ne pas aller pêcher dans les zones interdites, ils vont y aller, parce que c’est une question de survie.

Les espaces marins et côtiers regorgeraient de valeurs inestimables. Quelles sont ces valeurs, selon vous ?

La mer regorge de plusieurs valeurs et tout le monde le sait. Il y a des valeurs écosystémiques, des valeurs économiques, des valeurs sociales ainsi que des valeurs environnementales. Presque 72 % de ce que nous mangeons vient des mers. C’est un milieu que nous, Africains, nous négligions avant. Mais avec la rareté des ressources maintenant, les Africains doivent se tourner vers la mer pour faire ce qu’on appelle de l’économie bleue qui est déjà développée au niveau des pays occidentaux. On sait que la mer est maintenant l’avenir des pays du continent, surtout que dans plusieurs pays, on a fait des découvertes de projets de gaz et d’offshore qui peuvent être des leviers de notre développement si on y prend garde et si on planifie les activités également.

Comment faire pour éveiller la conscience des Africains afin que ces espaces leur profitent réellement ?

C’est ce que nous développons. Premièrement, dans le cadre du projet de gestion intégrée des zones marines et côtières signé dans le cadre de la Convention d’Abidjan, nous élaborons actuellement un document sur l’environnement côtier. Ceci permettra aux différents gouvernements de savoir quel est l’état des mers et des côtes. Deuxièmement, nous faisons la planification de la pêche marine pour que l’espace soit planifié. Que le pêcheur artisanal connaisse sa zone et le pêcheur industriel la sienne ; et que ceux qui font le transport maritime respectent leur zone de même que ceux qui exploitent le pétrole. Chacun respecte sa zone et exerce ses activités sans pour autant gêner l’autre. La planification est un processus qui se rapproche de l’écosystème. Si c’est vraiment mis en place et appliqué, on aura une meilleure gestion de nos ressources. C’est un défi pour nous. Car, il n’y a pour le moment que trois pays africains qui sont en train de le faire. Il s’agit du Bénin, de la Côte d’Ivoire et du Ghana. Avec cela, on espère commencer par gérer nos océans.

Quels sont les résultats dans ces pays-là ?

On vient de commencer. Le projet n’a que deux ans. Ces trois pays n’ont commencé par faire que des exercices de planification. En Afrique, le seul pays qui a fait déjà la planification, c’est l’Afrique du Sud. En Afrique de l’Est, du Centre et de l’Ouest, on est vierge pour le moment. Grâce à la Convention d’Abidjan avec ce projet, on a essayé de commencer à intégrer le processus.                      

Environnement 29 oct. 2019


Concours de recrutement d’auditeurs de justice: La liste des admis

La direction du recrutement des agents de l’Etat de la direction générale de la Fonction publique a rendu publiques les délibérations des jurys ayant supervisé le concours de recrutement d’auditeurs de justice lancé par le ministère de tutelle. Sous réserve d’ultimes vérifications et contrôles, douze (12) candidats à ce concours ont été déclarés admis, ainsi que le confirme le communiqué de la direction du recrutement des agents de l’Etat N° 016/MTFP/DC/SGM/DGFP/DRAE/STCD/SA du 08 août 2019. Il s’agit de Quenum Euloge Philibert Mahutin Comlan, Deguenon Astrid Véronique Fifamè, Zivon Amènouglo Fidèle, Lokossou Sèhigbénan Chimène Joanita, Nouwakpo Crespin Anselme, Djossou Gbètondji Bienvenu, Houndjenoukon Ahissou Jérôme, Soude Belami Esquil, Bodi Ganiou, Kpognihoue Abidémi Isidore, Atannon Towanou Cyriaque et Rafiou Enagnon Sikirou.    

Société 29 oct. 2019


Crue du fleuve Mono: Les mesures du gouvernement pour protéger les populations

Le gouvernement du président Patrice Talon est à pied d’œuvre pour assister les populations des départements du Mono et du Couffo affectées par les inondations, suite au débordement du fleuve Mono. A cet effet, les sinistrés ont reçu en début de semaine dernière, une délégation conduite par le directeur de cabinet du ministre en charge des Affaires sociales, Nicolas Dandoga, venue leur exprimer, la solidarité du gouvernement et celle de la nation toute entière.

La  délégation conduite par le directeur de cabinet du ministre en charge des Affaires sociales, Nicolas Dandoga et le directeur du Fonds d’appui à la solidarité nationale (Fasn), Alphonse Sogadji a sillonné mardi 22 et mercredi 23 octobre derniers, Dévé, dans la commune de Dogbo, Wèdèmè-Adja dans Lokossa, puis Grand Popo. A chaque étape, la délégation a offert aux sinistrés, des sacs de riz, des bidons d’huile, des nattes et des vêtements.
A Dévé, la mission s’est d’abord rendue au siège de l’arrondissement où s’est installée une partie des sinistrés. Selon le chef dudit arrondissement, il y a au total 845 sinistrés dans sa localité. Koami Tona affirme que certains sinistrés ont occupé la salle de conférence et d’autres sont dans les tentes offertes par l’Agence nationale de protection civile. Le directeur de cabinet, représentant le ministre, Nicolas Dandoga, a dit la peine du gouvernement de voir les populations chassées de leurs maisons par les eaux. Il les a rassurées de ce que le gouvernement est à pied d’œuvre pour les sauver de cette situation. « Le ministre des Affaires sociales et de la Microfinance me charge de vous dire qu’elle suit de très près la situation et que ses services compétents sont instruits pour vous assister de façon permanente », a-t-il ajouté.
Christophe Megbedji, préfet du département du Couffo, a quant à lui, salué la mobilisation générale et spontanée des services compétents aux côtés des populations sinistrées.

Des dispositions

Il est à rappeler que l’ouverture des vannes au niveau du barrage de Nagbéto a été annoncée, quelques semaines à l’avance et l’Agence nationale de protection civile (Anpc) a pris des dispositions pour non seulement informer les mairies des localités concernées, mais aussi déployer des équipes sur le terrain avec du matériel nécessaire. Les chefs de centres de promotion sociale ont aussi anticipé en sensibilisant les populations concernées afin qu’elles quittent le champ de passage des eaux. C’est ce qui a permis d’éviter des noyades, malgré le degré trop poussé des inondations cette année.    
Dans un second temps, les services compétents du gouvernement sont restés mobilisés auprès des populations depuis le 5 octobre dernier que Nagbéto a commencé par ouvrir les vannes pour évacuer le trop plein d’eau qu’il y a au niveau du barrage suite aux pluies diluviennes du nord Togo, nord Bénin et le Burkina Faso. Cette crue est la plus grande depuis 1987, mais les mesures anticipatives ont permis de contenir la situation et d’éviter un bilan négatif lourd. Cette inondation dépasse le cas de 2010 qui avait pourtant fait de nombreux morts par noyade et emporté des hectares de cultures.

Société 28 oct. 2019


  Mise en œuvre des recommandations du dialogue politique: Les modifications envisagées à la Constitution et aux lois électorales

 

Les neuf membres du comité d’experts mis en place pour mettre en forme les recommandations issues du dialogue politique en vue de permettre au Parlement d’y donner suite ont rendu ce vendredi 25 octobre leur rapport au président de la République.

Des travaux du comité d’experts mis en place pour mettre en forme les recommandations issues du dialogue politique, il ressort que plusieurs modifications sont envisagées à plusieurs textes de lois y compris la constitution béninoise du 11 décembre 1990. S’agissant de la Constitution, ils entrevoient une modification des articles 50, 80 et 81.

Le comité a proposé la modification de la Loi portant Charte des partis en ses articles 21, 23 et 25. Pour ce qui est du Code électoral, ses articles 41, 46, 241 et 242 devraient être modifiés et/ou complétés par de nouveaux textes.

Dorothée Sossa, facilitateur du dialogue politique, Victor Prudent Topanou, rapporteur général du dialogue politique, les premier et deuxième rapporteurs du dialogue politique Orden Alladatin et Luc Sinzogan, l’ancien président du Parlement, Mathurin Nago et le député André Okounlola (tous deux nommés par le chef de l’Etat) et les députés Augustin Ahouanvoèbla, Barthélémy Kassa et Abdoulaye Gounou proposés par le Parlement composent ce comité.

Les recommandations à intégrer concernent l’effectivité du financement des partis politiques avec un effet immédiat de tous les partis régulièrement constitué, l’organisation d’élections générales pour  uniformiser tous les mandats politiques en leur appliquant la même durée, l’introduction de dispositions discriminatoires dans le droit positif favorisant une meilleure représentative du peuple par les femmes…

Politique 25 oct. 2019


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