La Nation Bénin...
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Dans le combat pour l’émancipation de la femme et le respect de ses droits, les actrices et comédiennes pourraient prendre une part importante. A travers leur art, elles peuvent agir et impacter leurs pairs encore sujettes à de nombreuses violations de leurs droits. C’est ce à quoi l’association Action pour la solidarité (Aps) les a invitées, du 1er au 8 octobre dernier à Cotonou à travers une résidence qui débouchera sur des créations.
Une quinzaine de comédiennes amatrices et professionnelles et d’actrices d’horizons divers mobilisées autour de Carole Lokossou, comédienne, faisant office de formatrice à l’occasion. Du 1er au 8 octobre dernier, le centre culturel Artisttik Africa de Agla a connu des moments assez animés à travers un atelier de formation sur le thème «Regard des comédiennes béninoises sur la dignité féminine : Création et diffusion de représentations théâtrales ». Le projet est porté par l’association Action pour la solidarité (Aps) et se propose, entre autres, de contribuer à la promotion de la pratique théâtrale au profit de la jeunesse féminine au Bénin. Jean Florentin Agbona, président de ladite association précise qu’il s’agit aussi d’un créneau pour valoriser la comédienne dans le domaine de la création artistique et théâtrale, renforcer ses capacités professionnelles, créer une mise en scène théâtrale à partir d’une œuvre littéraire portant sur la dignité de la femme… Mais le projet ne compte pas se limiter à la seule création. Il englobe aussi à la suite de la résidence, une tournée de diffusion des créations dont le lead est laissé à la libre appréciation des impétrantes. Mais ce sur quoi insiste Aps, c’est que lesdites créations permettent de sensibiliser la femme sur ses droits et devoirs et sur sa place dans la construction de la société à travers des spectacles qui permettent à la population béninoise d’en savoir davantage sur l’importance de la femme dans le développement social, économique et politique.
In fine, projette Jean Florentin Agbona, la pratique du théâtre sera valorisée et promue au sein de la jeunesse féminine et les comédiennes auront aussi amélioré leurs capacités professionnelles dans l’exercice de leur métier. Ce projet rendra aussi disponibles des créations spécifiques à la thématique de la dignité féminine. L’exposition itinérante support de cette série de diffusion se fera à travers des villes comme Cotonou, Porto-Novo, Lokossa, Abomey, Parakou, Natitingou.
«Le présent projet s’inscrit dans la dynamique de la reconnaissance des efforts, des réalisations mais aussi des difficultés que rencontrent les femmes exerçant le métier de comédienne et d’animatrice de la création artistique et de la dramaturgie», ont expliqué les organisateurs à l’occasion du lancement officiel de la résidence. En plus des enseignements théoriques mais surtout pratiques dispensées par l’experte Carole Lokossou, il est aussi prévu une conférence-débat sur le thème : «Femme et création théâtrale au Bénin» et les comédiennes béninoises impliquées ou non dans la mise en œuvre des activités dudit projet bénéficieront de diverses récompenses. Plus qu’un projet, il s’agit, comme on le voit, d’un enjeu qui réintègre la femme de théâtre dans le confort et la pleine jouissance de l’exercice de sa profession. Il contribuera aussi à la valorisation et au repositionnement de la femme non seulement dans la société, mais aussi dans l’animation de la vie culturelle ¦

L’Université d’Abomey-Calavi (Uac) a effectué sa rentrée solennelle 2016-2017, vendredi 7 octobre dernier. La cérémonie qui s’est déroulée dans l’amphithéâtre Idriss Itno Déby a été présidée par Brice Sinsin, recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, qui a annoncé certaines réformes pour renouer avec l’excellence.
Le top est donné pour les activités académiques au titre de 2016-2017 à l’Université d’Abomey-Calavi. Une année dont la particularité réside dans les réformes annoncées par les autorités rectorales.
Au nom des enseignants, Alphonse Gaglozoun, secrétaire général du Syndicat des enseignants du supérieur (Snes), a salué la redéfinition de la carte universitaire opérée par le gouvernement Talon. Mais cette réforme requiert, selon lui, que le gouvernement mette à disposition les ressources nécessaires pour faire face aux nouveaux défis subséquents. Entre autres, il a mentionné le besoin de recrutement massif d’enseignants, sans oublier la construction de laboratoires et de salles de cours. Car, explique-t-il, la qualité a un coût. L’autre question qu’il a abordée dans son adresse, c’est la décision du gouvernement interdisant les activités des associations d’étudiants sur tous les campus universitaires du Bénin. Tout en reconnaissant que cela vise à décourager les actes de violence et de vandalisme en ces hauts lieux du savoir, Alphonse Gaglozoun met le gouvernement en garde contre toute tentative de musèlement de la liberté d’association sur les campus et tout acte visant à froisser les franchises universitaires. «Là où la liberté est supprimée, la médiocrité s’installe en corrélation avec la dictature», avertit-il en invitant les autorités à vite prendre les arrêtés d’application de son décret d’interdiction des activités des organisations d’étudiants.
Appréciant, à son tour, la nouvelle carte universitaire, Brice Sinsin, recteur de l’Uac, indique que c’est le retour au bercail de certaines entités. Il attirera également l’attention sur la nécessité d’accompagner cette réforme de moyens. Quant à la vie interne de l’Uac, il annonce que 2016-2017 constitue une année de réformes. Particulièrement, la Faculté des Lettres, Arts et Sciences humaines ne sera plus la grande Flash mais sera éclatée en des instituts de plus en plus spécialisés. Ainsi, cette faculté verra naître des instituts d’arts, de géographie, des sciences sociales, des sciences de l’éducation et accueillera l’Ecole du patrimoine africain. Et pour s’y inscrire, il faudra subir une phase de sélection sur dossier. Cette année sera aussi l’année des cours massifs en ligne, cela facilitera la révision des cours aux apprenants. Pour ce faire, les professeurs doivent mettre leurs cours en ligne. Brice Sinsin annoncera, en outre, l’harmonisation des cursus LMD afin de créer des passerelles entre universités publiques et privées. Des réflexions seront engagées sur la question de la gratuité au sein des universités. « Cela gêne énormément toutes les universités. Car l’Etat n’arrive pas à nous rétrocéder ce qui nous est dû au prorata du nombre d’étudiants concernés par la gratuité. Nous vivons de déficit en déficit», relève Brice Sinsin en tout en faisant observer que cette mesure ne colle pas aux exigences de l’académie.

Les plaintes portant sur des affaires domaniales seraient plus importantes par rapport aux autres préoccupations, objet de saisine du médiateur de la République. Face à cet état de chose, l’institution a dû initier une tournée de sensibilisation sur le Code foncier et domanial au profit de trois communes dont Lokossa qui a reçu la délégation du médiateur, jeudi 6 octobre dernier à l’hôtel de ville. Cette activité a été possible grâce à l’appui financier du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud).
Du point fait des recours enregistrés au niveau du médiateur de la République, ceux liés aux litiges domaniaux constitueraient le gros lot. Et trois villes à savoir, Natitingou, Lokossa et Abomey-Calavi en seraient les terres fertiles. Une réalité face à laquelle il est envisagé une approche pédagogique autour du Code foncier et domanial dont la méconnaissance des dispositions serait source de nombreux conflits, selon Zourkarneyini Toungouh, directeur de cabinet du médiateur.
Et c’est pour mettre en pratique cette approche que l’institution a initié une tournée nationale conduite par Zourkarneyini Toungouh. Après s’être acquittée de cet exercice à Natitingou, la délégation rejoint à Lokossa par le délégué régional de l’institution, Fidèle Danhoundo, était, jeudi 6 octobre dernier à l’hôtel de ville. A cette étape, étaient conviés la représentation des Impôts et bien d’autres services déconcentrés. On notait surtout une forte présence des élus justifiant l’option de traduire systématiquement toutes les interventions dans la langue locale, le Kotafon.
Et c’est le directeur des recours au niveau du médiateur de la République, Bienvenu Padonou, qui s’est chargé d’entretenir sur les nouvelles dispositions contenues dans le Code foncier et domanial, à propos des conflits résultant de leur méconnaissance et des voies de recours. Sa communication a également porté sur d’autres sujets de conflit avec l’administration publique comme des manipulations frauduleuses dénoncées sur des salaires de certains fonctionnaires. Histoire de repréciser la mission du médiateur, il a précisé que les plaintes ne sont donc pas recevables par ladite institution. Dans la même logique, il a été distribué aux participants des imprimés du texte de la loi n°2009-22 du 03 janvier 2014 instituant le médiateur de la République. Ce qui permettra à chacun de revisiter les généralités sur l’institution et surtout son champ d’intervention.
Saluant ce souci de proximité du médiateur avec toutes les populations bien qu’étant installé à Porto-Novo, le directeur de cabinet du maire de Lokossa, Martin Ahété a estimé que ces descentes constituent un mécanisme permettant de recueillir plus tôt les difficultés dans le but de leur résolution efficace. La prochaine audience foraine pour le compte de la région Mono et Couffo, dira Zourkarneyini Toungouh, pourra se dérouler dans une autre commune.

L’Assemblée nationale a organisé à Grand-Popo, du jeudi 6 au vendredi 7 octobre dernier, un séminaire parlementaire avec en point de mire, les enjeux d’une loi sur l’économie numérique. L’atelier qui a bénéficié de la collaboration de l'Organisation internationale de la Francophonie(OIF) permettra aux députés béninois de légiférer désormais dans le domaine du numérique en toute connaissance de cause.
«Cyber-législations et économie numérique : le député béninois à l’ère des TIC». C’est le thème du séminaire organisé du 6 au 7 octobre dernier par l’Assemblée nationale en collaboration avec l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Cet atelier vise globalement à sensibiliser les députés béninois sur les enjeux et défis des cyber-
législations pour le développement de l’économie numérique. Il s’agissait en d’autres termes, de renforcer la compréhension des enjeux de l’économie numérique en général et du programme eNNOV-Bénin 2021 et de la problématique de l’entreprenariat dans le numérique en particulier. Et de renforcer les compétences dans la perspective d’un cadre législatif favorable à la création et au développement des
entreprises par les femmes et les jeunes. Le séminaire a regroupé près d’une soixantaine de parlementaires, dont des anciens présidents de l’Assemblée nationale, des experts de l’OIF, des représentants du gouvernement, de la présidence de la République, de plusieurs ministères notamment celui en charge de l’Economie numérique. Pendant les deux jours de travaux, les participants ont suivi plusieurs communications portant sur des sous-thèmes variés notamment sur les implications juridiques de l’économie numérique, la transformation digitale de l’économie: enjeux et perspectives pour le Bénin, le paiement et monnaie électronique : défi pour le développement de l’économie numérique en Afrique et d’investissements fiscalité et accès à la commande publique : monnaie électronique. Les travaux en groupes ont permis aux participants de mieux toucher du doigt l’importance et l’urgence de ces réformes législatives sur les cyber-législations.
Procédant à la clôture des assises, le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, hors du pays lors de l'ouverture des travaux, a insisté
sur son engagement, et celle de toute l’'Assemblée nationale, à impulser le développement du numérique au Bénin. Il a martelé son engagement à accompagner toutes les initiatives gouvernementales allant dans ce sens. Me Adrien Houngbédji a salué l'engagement de l'Oif et s'est félicité du fait que c'est désormais en personnes averties que les députés auront à aborder et à légiférer sur le sujet du numérique au Bénin?.

Fidèle à ses interventions au Bénin depuis 1964, le Programme alimentaire mondial (PAM) poursuit la légende en appuyant les efforts du gouvernement dans l’alimentation scolaire désormais mise en œuvre sous une nouvelle approche multisectorielle. Le lancement officiel des activités de ces cantines scolaires au titre de l’année scolaire 2016-2017 s’est déroulé jeudi 6 octobre à l’école primaire publique Zoungodo dans la commune d’Ifangni.
Plus grande agence humanitaire des Nations Unies pour l’élimination de la faim et de la pauvreté dans le monde, le Programme alimentaire mondial (PAM) reste toujours mobilisé derrière le Bénin. En témoigne le lancement officiel au titre de l’année scolaire 2016-2017 des activités des cantines scolaires désormais mises en œuvre par l’Approche intégrée de l’alimentation scolaire à l’échelle nationale avec l’appui du programme onusien. Cette nouvelle approche qui est une recommandation du forum national sur l’alimentation scolaire tenu en 2015 à Cotonou intègre désormais l’Education, la Santé, l’Agriculture, l’Hygiène et l’Assainissement. Elle est en expérimentation dans 50 écoles réparties sur 10 départements et 17 communes du Bénin. Au nombre de ces établissements scolaires figure l’école primaire publique Zoungodo, dans la commune d’Ifangni qui a abrité jeudi 6 octobre, la cérémonie de lancement officiel des activités des cantines scolaire pour le compte de l’année scolaire qui vient de démarrer.
Pour le représentant résident du PAM au Bénin et au Togo, Housainou Taal, son programme soutient cette approche multisectorielle en ce sens qu’elle promeut l’agriculture locale car plus de 50% des produits livrés aux écoles, en l’occurrence le maïs et le haricot blanc, sont achetés sur le marché local. Mieux, l’approche de ce projet prévoit l’aménagement de jardins avec des plantes à valeur nutritive telle que le Moringa, le lavage des mains, la promotion de foyers améliorés et le développement de recueils de menus.
Une assistance du PAM sur trois ans
«Une nutrition, une santé et une éducation de qualité sont essentielles pour le développement des enfants et l’assurance d’un avenir meilleur», souligne Housainou Taal. Ces priorités, à l’en croire, s’inscrivent dans les quatre premiers Objectifs de développement durable (ODD) et permettront de briser le cycle de la pauvreté et de la malnutrition. C’est ce qui justifie d’ailleurs les investissements du PAM dans les projets et programmes de cantines scolaires au Bénin, a précisé le fonctionnaire onusien. Il souligne que le PAM assistera pour une période de trois ans (2015-2018) le gouvernement béninois dans la mise en œuvre de ce nouveau projet qui impactera plus de 120 000 élèves bénéficiaires. Ces derniers bénéficieront chaque jour de repas chauds et bien assaisonnés qui contribueront à assurer leur maintien à l’école et une éducation de qualité. Housainou Tall réitère la détermination du PAM à continuer d’assister le Bénin pour asseoir un vaste programme national d’alimentation scolaire basé sur la production locale. Un engagement que saluera le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou selon qui «…offrir un repas à un enfant à l’école, ne constitue pas un luxe mais une nécessité. Appuyer l’alimentation scolaire, c’est en réalité donner les moyens non seulement d’attirer les enfants vers l’école, de réduire les abandons scolaires, d’améliorer les performances des enfants et aussi de leur apporter des repas nutritifs ». Il a remercié, au nom du gouvernement, le PAM pour sa noble vision d’accompagner les efforts du Bénin pour contribuer à l’atteinte des objectifs de ce projet intégré. Le ministre Salimane Karimou n’a pas manqué de solliciter la mobilisation des uns et des autres surtout des partenaires techniques et financiers dans le relèvement des défis de l’alimentation scolaire pour que désormais aucun enfant béninois n’aille à l’école le ventre vide.
Présent aussi à la cérémonie, le maire d’Ifangni, André Zannou a remercié les autorités du Memp et du PAM pour le choix porté sur sa commune pour abriter ce lancement officiel. Il a assuré du soutien de son conseil communal pour accompagner les cantines scolaires de sa commune. Le directeur de l’école primaire publique de Zoungodo, Coffi Gigla mettra en exergue l’impact des cantines scolaires dans les résultats des élèves de son école lors de l’année scolaire écoulée. Une distribution symbolique de repas chauds aux élèves a été faite par les officiels qui ont ensuite effectué une visite guidée de l’école notamment des jardins, de la cuisine et du magasin des cantines scolaires.

La Plate-forme nationale des organisations paysannes et les producteurs agricoles (PNOPPA) et le projet AgriFam ont initié, jeudi 6 octobre à Cotonou, un diner-débat de plaidoyer pour la promotion de la filière igname. Il était question de sensibiliser les décideurs politiques sur les avantages comparatifs et les contraintes liées au développement de cette spéculation.
La relance de la production vivrière est un leitmotiv des organisations paysannes. Mais la filière igname intéresse plus particulièrement la Plate-forme des organisations paysannes et de producteurs agricoles (PNOPPA) qui, grâce au soutien du projet AgriFam, a lancé un plaidoyer auprès des décideurs politiques pour sa réorganisation. Autour d’un diner-débat, membres du gouvernement, chercheurs et responsables d’organisations de producteurs ont pris langue pour échanger des vues sur les mesures urgentes à prendre pour faire de l’igname l’une des filières porteuses au Bénin. « L’igname aujourd’hui est très importante dans l’alimentation, il suffit de parcourir les coins de rue de Cotonou pour s’en convaincre », reconnait Delphin Koudandé, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Pour avoir été coordonnateur du projet AgriFam qui accompagne la filière, il soutient que le gouvernement auquel il appartient est bien conscient de la nécessité de soutenir cette culture.
« Nous sommes dans le processus de faire remonter l’igname comme une filière à part entière d’autant que nous sommes aujourd’hui le quatrième producteur mondial », assure-t-il.
Bien que l’igname soit retenue parmi les treize filières du Plan stratégique de relance du secteur agricole (PSRSA), cette spéculation reste orpheline de l’accompagnement de l’Etat, fait observer Léopold Lokossou, président de la PNOPPA. Grâce au projet AgriFam, salue-t-il, des efforts ont été déployés pour soutenir des producteurs et mettre en place des outils de valorisation de l’igname. L’enjeu aujourd’hui, soutient le leader paysan, c’est que le gouvernement prenne la balle au bond afin d’aider les producteurs à lever les contraintes liées au développement de cette filière. « Ce que nous voulons, c’est qu’on consomme ce que nous produisons pour nous encourager. Nous voulons être rémunérés à la hauteur des efforts que nous fournissons parce qu’un pays ne peut pas confier son ventre à l’importation », pointe-t-il.
Soutenir la filière !
Les difficultés actuelles de la filière tiennent notamment aux tracasseries routières, aux problèmes de positionnement sur les marchés, à la baisse de la fertilité des sols, à l’absence de financement. Si la demande en l’igname s’est accrue ces dernières années, Anne Floquet, agroéconomiste, s’inquiète du déclin éventuel de l’offre si rien n’est fait pour accompagner les acteurs. Patrice Adébola, directeur général de l’Institut national de la recherche agricole du Bénin (INRAB) a décliné les actions entreprises par le projet AgriFam dans la commune de Tchaourou, la plus grande commune productrice d’igname du pays. Les notes de politiques établies par les acteurs soutiennent l’urgence d’élaborer des propositions techniques de fertilisation organo-minérale spécifiques aux cultures d’igname, de proposer des variétés performantes et veiller à la qualité sanitaire des semenceaux, et d’intégrer ces technologies dans les programmes d’appui-conseil aux producteurs et autres acteurs. De même, la levée des contraintes liées à l’accès au marché et l’investissement dans les infrastructures de commercialisation pourront aider à mieux positionner l’igname dont la demande ne cesse d’augmenter.
Représentant le chef de l’Etat, le ministre Joseph Djogbénou indique que le devenir de l’igname intéresse le gouvernement parce que cela intéresse la société. « Promouvoir l’igname, c’est renforcer la solidarité nationale, c’est asseoir l’identité nationale. Le gouvernement est disposé à accueillir les préoccupations des acteurs pour porter loin la filière igname », rassure le ministre.
Dans les grandes villes du pays, l’igname et ses dérivés arrivent en troisième position dans les dépenses de consommation des céréales et tubercules, après le riz et le maïs. On l’estime à plus de trois millions de tonnes de production en 2013, faisant passer le Bénin au quatrième rang des producteurs mondiaux, après le Nigeria, le Ghana et la Côte d’Ivoire. La part de l’igname au PIB est de l’ordre de 6% en 2010.

« … Le monde va mal. Mais nous avons espoir que l’Homme est capable de vaincre les difficultés qui se posent à lui dans son développement. L’Homme est capable d’opérer les changements qu’imposent son développement et son épanouissement»
Patrice Talon, président de la République du Bénin
« Nous devons avoir à l’esprit que la lutte menée par nos aïeux serait vaine si nous nous arrêtons à admirer seulement leurs acquis. Les symboles de l’Etat et les armoiries de la République, nous rappellent chaque jour notre devoir et notre responsabilité devant notre propre destin. Chacun est appelé à leur donner un sens réel »
Alidou Démolé Moko, maire de Kandi
« Je sais que la population de Cotonou et du Bénin traverse une période difficile. C’est vrai, partout quand on voit les routes, quand on voit les pistes, dans quel état ça se trouve, on se rend compte que notre pays est malade. Il n’y a pas de développement si on n’apaise pas le cœur, si on n’apaise pas l’âme de ceux qui nous ont précédé ; qui nous ont donné la vie, et bien il n’y a pas de développement»
Nicéphore Soglo, ancien président de la République du Bénin
Politique 07 oct. 2016

Les responsables de l’hebdomadaire catholique "La Croix" du Bénin ont animé, jeudi 6 octobre, une conférence de presse. Celle-ci portait sur la dissémination des résultats de leurs investigations sur la montée de l’insécurité au Bénin, un dossier conduit par Guy Dossou-Yovo, dans le cadre du Projet "Médias pour le développement" (Média-dév) appuyé par Open society initiative for West Africa (OSIWA).
«On dévalise en plein jour en tirant à bout portant sur les paisibles populations », déplore Guy Dossou-Yovo, l’animateur du desk Politique et Société de l’hebdomadaire "La Croix". Il expliquait ainsi le mode opératoire des braqueurs qui investissent les supermarchés et tous les endroits où l’argent "sent". « Ils entrent en toute confiance. Ils déballent leurs sacs avec assurance... Puis quelques-uns d’entre eux, les plus costauds et trapus s’avancent vers moi furieux, très menaçants et brandissent leurs armes ». Tel est le témoignage d’une miraculée du phénomène qui sévit dans la capitale économique du Bénin. Pour Guy Dossou-Yovo, les braquages sont devenus si fréquents que les Béninois commencent à s’y habituer. Ce qui, du reste, n’est pas normal, estime-t-il.
C’est justement pour travailler à aider les gouvernants à voir là où il faut agir, que l’abbé Crépin Magloire Acapovi, coordonnateur du projet Média-Dév, plantant le décor, confie que le développement a plusieurs facettes.
«Nous ne pouvons pas prétendre être un peuple démocratique, s’il n’y a pas de liberté, s’il n’y a pas de sécurité des personnes ou des biens », soutient le directeur de publication de "La Croix". Un manque qu’entend combler le projet qu’il coordonne par une remarquable contribution. La preuve, justifie Guy Dossou-Yovo, les derniers exploits de la police qui a démantelé ou anéanti plusieurs éléments troublant la quiétude des populations ne sauraient voiler l’ampleur qu’a prise le phénomène.
"Le ver est dans le fruit", la 2e pièce du dossier permet de révéler comment certains policiers, gendarmes et autres chargés de la sécurité des citoyens sont accusés de complicité, d’incompétence et d’inorganisation et mettent de fait en péril la collaboration avec la population. La déclaration de Nestor Béhéton, ancien responsable de la sécurité au Bénin est assez éloquente, relève Guy Dossou-Yovo, déclaration faite lors d’une causerie-débat de l’Amicale des gendarmes retraités le 16 septembre dernier sur le thème «Braquage et vindicte populaire : quelle place pour les gendarmes ? »
L’orateur, selon lui, a confessé publiquement qu’il y a un véritable problème. La police et la gendarmerie ne fonctionnent plus comme elles devraient. « La population a perdu confiance ; les populations n’ont aucun tort en participant à la vindicte populaire. Que les gendarmes jouent correctement leurs rôles et ils verront une population qui collaborera », a expliqué l’ancien responsable de la sécurité. « Le ver est donc bien dans le fruit », insiste Guy Dossou-Yovo.
C’est à toute l’organisation du système sécuritaire béninois avec ses agents, ses responsables et structures qu’il faut s’attaquer par des mesures hardies et efficaces.
Les autres articles
Guy Dossou-Yovo expose les autres articles du dossier afin de montrer l’ampleur du phénomène et la thérapie de choc qu’il faudra lui administrer pour espérer l’émergence de notre peuple et de notre pays. Le manque criard de moyens humains, financiers et d’équipements assez modernes pour les forces de sécurité publique, le relâchement de la discipline et la corruption au sein des forces de sécurité, la non-protection des sources de renseignements par les agents de la sécurité eux-mêmes et l’insuffisance de la protection des citoyens et de leurs biens plombent les actions des agents. Le déficit des compétences sécuritaires face à l’évolution de la criminalité, la trop grande vulnérabilité des travailleurs en général et des hommes du micro et du papier exposés à toutes sortes de risques et l’incivisme grandissant des citoyens sur les routes béninoises devenues plus meurtrières, ont également été relevés. Il y a aussi, indique Guy Dossou-Yovo, trois défis pertinents à relever pour contenir l’insécurité : poursuivre la dotation des forces de sécurité en moyens humains, matériels et financiers à la hauteur de l’enjeu sécuritaire, travailler à reconquérir la confiance des populations en vue d’une plus franche sincère et loyale collaboration avec les agents et s’employer à réduire à défaut de l’éradiquer, la vulnérabilité des travailleurs de tous ordres à travers une meilleure application de la législation du travail.
Au total, sur la montée de l’insécurité, la sécurité étant une question délicate justifie le fait qu’elle ait été la dernière à être publiée. « Nous ne voulons pas mettre l’huile sur le feu », assure le rédacteur en chef, Alain Sessou, mais pour autant insiste le directeur de publication, la sécurité effective révèle un autre nom du développement et il faut que l’Etat fasse tout pour l’assurer?

Après l’installation des membres des Conseils communaux d’arrondissement (Cca) chargés de l’actualisation du fichier électoral, le président du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi), Badirou Aguèmon, a procédé, mercredi 5 octobre, au lancement officiel des opérations d’affichage des extraits dudit fichier. C’était dans les locaux de l’organe à Agblangandan en présence des membres du bureau exécutif et des cadres techniques de l’Agence nationale de traitement (Ant).
En charge de l’actualisation de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi), les membres du bureau exécutif du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi) dans l’accomplissement de leur devoir n’entendent plus désormais perdre du temps. Avec le bras technique qu’est l’Agence nationale de traitement (Ant) malgré les difficultés rencontrées, ils ont procédé au lancement des opérations d’affichage des extraits du Fichier électoral national (Fen).
En retard de deux mois sur ces opérations selon les dispositions de la loi n° 2013-06 du 25 novembre 2013 portant Code électoral en République du Bénin, le député Badirou Aguèmon, président du Cos-Lépi a affirmé qu’en référence à l’article 264 alinéa 1 et 271 dudit code, cette mise à jour concerne uniquement les citoyens précédemment omis, les nouveaux majeurs, les personnes naturalisées, les Béninois migrants, les réclamants et tous ceux qui ont nouvellement acquis les qualités exigées par la loi pour figurer sur le fichier. Aussi, a-t-il laissé entendre que toutes ces opérations d’affichage et de recensement des requêtes des citoyens prévues pour durer 21 jours, consistent à prendre en compte la radiation des citoyens décédés ou ayant perdu leurs droits civiques et politiques.
Au regard de l’importance que revêt cette opération pour la fiabilité de l’outil électoral, Badirou Aguèmon a rappelé que les citoyens béninois détenteurs de la carte d’électeur biométrique et dont les données personnelles sont correctes, ne sont pas concernés. Ainsi, après avoir salué l’importance du rôle des élus communaux et locaux dans le processus, il les a invités à appuyer de leur savoir-faire, tous les agents déployés sur le terrain pour la collecte des informations fiables nécessaires à la radiation des citoyens décédés ou ayant perdu les qualités requises par la loi.
Persuadé de la pleine conscience, de la participation des uns et des autres dans la réussite des opérations, le président du Cos-Lépi a exhorté toute la population à sortir massivement pour exprimer leurs réclamations. Toutefois, il a tenu à remercier le gouvernement, les membres du Cos-Lépi, de l’Ant et les ministres sectoriels concernés qui n’ont pas ménagé leur disponibilité pour l’effectivité du démarrage des opérations.

Une mission conjointe AIC - MAEP est allée galvaniser, mardi 4 et hier mercredi 5 octobre, les producteurs de coton des départements du Borgou puis de l’Alibori, pour les performances réalisées dans le cadre de la campagne en cours. Avec 418 000 ha d’emblavures au niveau national, la campagne de commercialisation qui démarre dès le 3 novembre prochain, augure d’un bond quantitatif et qualitatif pour la filière.
« L’Association interprofessionnelle du coton (AIC) est de retour. Elle est revenue pour assister les producteurs de coton afin que les réformes qui ont été pensées, se poursuivent avec toutes les forces, les moyens, l’efficacité et l’intelligence qu’il faut. » C’est le message d’encouragement porté aux cotonculteurs par le président de l’AIC, Mathieu Adjovi, à la faveur d’une tournée conjointe avec le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP). L’étape du Borgou a eu lieu mardi 4 octobre dernier au siège de l’Union communale des coopératives villageoises des producteurs du coton (Ucom CVPC) de N’dali. Avant les échanges, la délégation a visité le champ du sieur Adam Kaboura à 3 km de N’dali centre sur la voie de Nikki. Sur une prévision de 5 ha, le cotonculteur a emblavé une superficie de 6,10 ha toute verdoyante de plants qu’il fait visiter fièrement à la mission.
L’étape de l’Alibori s’est déroulée hier au siège de l’Union départementale des CVPC (UD CVPC) de Kandi où les producteurs sont venus des six communes pour écouter le message de la délégation. Mais avant, elle a visité l’exploitation de 35,64 ha du sieur Kongoro Aladji à Alfakoara à 30 km de la ville. Les uns et les autres sont enchantés par le bon développement des plants qui augure d’un bon rendement (1,5 tonne à l’hectare attendue) si les fruits tiennent la promesse des capsules (25 par cotonnier en moyenne). La campagne de commercialisation du coton qui sera lancée le 3 novembre prochain à Ségbana s’annonce prometteuse, espère le président de l’AIC tout enthousiaste. Abdoulaye Toko, secrétaire général du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP), partage également cette espérance qu’il fonde sur le fait que les producteurs ont dépassé pour la plupart les prévisions en ce qui concerne les emblavures estimées à 418 000 ha et les consommations des intrants. « C’est vraiment quelque chose de jamais atteint. Cela veut dire que les producteurs ont écouté l’appel du chef de l’Etat et celui de leur cœur pour ce qu’ils savent si bien faire », en déduit Mathieu Adjovi, président de l’AIC. Il saisit l’occasion pour remercier les producteurs « qui ne se sont pas laissés distraire » et saluer l’adhésion et la forte mobilisation des trois grandes familles des producteurs à savoir l’Association nationale des producteurs de coton (ANPC), le Conseil national des producteurs de coton (CNPC) et la Fédération nationale des coopératives villageoises des producteurs de coton (FNCVPC) ainsi que le comité transitoire mis en place. Mais, il convient à présent de « faire disparaître rapidement le monstre à trois têtes pour mettre en place au plus tard fin novembre prochain une organisation unique, légitime et représentative des producteurs à l’instar des égreneurs, pour discuter avec l’AIC et mieux profiter du programme de développement de la filière que le gouvernement mettra en place», préconise-t-il. Il a également félicité le Centre d’action régionale pour le développement rural (Carder) du Borgou-Alibori dont la directrice générale Zénabou Ali Babio Chrysostome fait partie de la délégation, les responsables du développement rural, les maires et les élus locaux pour leur contribution.
Prémices d’un bon cru
On note 58 000 ha d’emblavures dans le Borgou et 200 000 ha dans l’Alibori sur un total de 418 000 ha à la date du 20 juillet dernier pour une prévision de 400 000 ha, ce qui constitue un record par rapport aux quatre dernières campagnes, se réjouit Abdoulaye Toko.
Avec la pluviométrie abondante de cette année (809,51 mm de pluie en 52 jours à N’dali par exemple), le producteur Adam Kaboura s’attend à un rendement de 1500 kg à l’hectare, en dépit du retard et de l’insuffisance d’herbicide total et le manque de crédit de campagne. Pour la commune de N’dali, le responsable du développement rural, Mamoudou Baba Maboudou, signale que pour une prévision de 5000 ha dont 2876 ha pour la zone semencière, 4059,67 ha sont emblavés soit 81,2%. A Kalalé, le RDR Salifou Abdou Nourou indique qu’une production de 16 000 tonnes est attendue avec un rendement de 1100 kg à l’hectare sur une superficie emblavée totale de 14 875,977 ha contre une prévision de 15 700 ha (soit 94,75%) pour les 136 CVPC engagées de la commune.
Au niveau de l’Alibori, le responsable du développement rural de Banikoara, Taofik Patè Batta, indique une superficie emblavée de 90403,98 ha contre une prévision de 95 000 ha soit 95,64%, pour une production attendue de 100 000 t au profit du bastion du coton. Celui de Ségbana, Karim B. Z. Ouorou fait état de 13 983, 5 ha contre une prévision de 14 662 ha, soit 95,37%. A Kandi, le RDR Chabi Mohamed Akimou signale, quant à lui, une production attendue de 48 752,19 t sur une superficie emblavée de 48752,19 ha avec un rendement de 1t/ha. La tendance est pareille dans les autres communes : Gogounou, Karimama et Malanville.
« Ces chiffres augurent de beaucoup d’espoirs et sont dus aux conditions générales de la campagne qui a enregistré une bonne pluviométrie soit une moyenne de plus de 900 mm d’eau, une mise en place des semences et des intrants en quantité et en qualité, même si elle est intervenue avec retard par endroits», apprécie Abdoulaye Toko. «Le gouvernement de Patrice Talon dans son option a privilégié les producteurs: au moment où le nouveau gouvernement s’installait, il y avait 35 milliards FCFA de fonds coton non payés mais aujourd’hui, il n’y a pas un seul producteur qui n’a pas été payé », ajoute-t-il.
Difficultés et solutions
Si l’on se réjouit pour le moment d’une faible pression parasitaire, d’une charge capsulaire appréciable ainsi que d’un bon développement végétatif des cotonniers dans la plupart des communes, certains producteurs comme Mora Abdoulaye de N’dali et leurs encadreurs se sont plaints toutefois de l’insuffisance et du retard observé à certains endroits dans la mise en place des herbicides totaux et autres produits, des appareils de traitement. Sabi Kpéra Orou Miti, président de l’UD CVPC Kandi, insiste sur l’état défectueux des motos des agents d’encadrement dont certains sont suspendus, l’indisponibilité des fournitures de bureau.
Les flottements autour de la livraison des intrants sont dus au fait que des opérateurs retenus par l’Etat qui gère la filière depuis quatre ans, ont fait défaillance, explique Abdoulaye Toko. Seulement deux des onze opérateurs retenus se sont exécutés pour les engrais et les herbicides, précise-t-il. Et c’est la Sodéco qui a suppléé cette défection grâce aux stocks résiduels importants issus de la dernière campagne. A cela, s’ajoutent la dégradation des pistes, le non paiement des frais de marché et de commercialisation et de transport. «Le gouvernement en est très conscient et dans les tout prochains jours, les paiements vont partiellement commencer», rassure le secrétaire général du MAEP. «A cet effet, 750 millions F CFA ont été déjà mobilisés sur les 919 millions de francs pour les frais de marché et de commercialisation; le solde interviendra après», précise-t-il.
En ce qui concerne les transporteurs, sur à peu près 2,5 milliards dus, il est déjà inscrit des paiements partiels dès la semaine prochaine, annonce Abdoulaye Toko. Pour ce qui est des pistes à réfectionner, poursuit-il, les dispositions sont en cours pour que le ministère des Infrastructures et des Transports démarre effectivement les traitements sommaires avec l’implication des producteurs, du MAEP, de l’AIC et des maires.
L’autre difficulté est relative à l’approvisionnement en engrais et insecticides. Certes, les besoins ont été couverts au-delà de 100% dans nombre de localités ; mais cela cache une vérité: des CVPC ont reçu des intrants au-delà de 150% pendant que d’autres n’ont pas reçu suffisamment, créant du fait une pénurie artificielle et une spéculation des produits à certains endroits, dévoile Abdoulaye Toko. D’autres se sont même organisés pour l’importation frauduleuse d’intrants non homologués aux risques de leur santé, se désole-t-il. «C’est un danger pour la filière qui risque de sombrer si on retourne aux vieux démons des années 2000 et 2010 qui ont fait que beaucoup ont abandonné le coton», alerte-t-il.
Mais le président de l’AIC rassure: «A partir de maintenant, les défauts d’avant seront corrigés afin que nous reprenions le bon chemin nous permettant de mettre à la disposition des producteurs ce qui leur revient», surtout que le gouvernement promet jouer convenablement sa partition.