La Nation Bénin...



Résultat pour : unicvv card, 【 Visit Amsiga.com 】 ojM3t2s., high balance bins, bin fullz, cvv me card shop JYCL

Nouvelles

23e journée mondiale des enseignants à Abomey: Les enseignants célébrés

Mercredi 5 octobre, le monde entier a célébré la journée de l’enseignant. Au Bénin, c’est la ville d’Abomey qui a accueilli l’évènement en présence de plusieurs centaines d’enseignants et du ministre des Enseignants maternel et primaire, Karimou Salimane. Cette célébration est placée sous le thème : « Motiver, protéger et respecter l’enseignant, c’est assurer une bonne formation et une excellente éducation du peuple ». A l’occasion, 36 enseignants ont été distingués dans divers Ordres nationaux et d’autres ont reçu des lettres de félicitations.

La Journée mondiale des enseignants est instituée par les Nations unies depuis 1966. Sa célébration au Bénin a reçu un cachet particulier et pris une envergure nationale ces dernières années notamment sous l'impulsion des différents acteurs du secteur éducatif. Cette journée a pour objectif primordial, la valorisation des enseignants et l’amélioration de leurs conditions de vie. Hier, au cours de cette cérémonie qui s’est déroulée à Abomey, les différents intervenants ont mis l’accent sur le précieux rôle joué par l’enseignant et surtout sa contribution au développement national. Des enseignants qui sont en réalité les vrais acteurs du développement socioéconomique d’un pays. Des éducateurs du peuple en somme.

Au Bénin, le secteur de l'éducation a connu une avancée significative avec les différents régimes qui se sont succédé et qui l'ont érigé en priorité des priorités désormais avec des réformes pour lui redonner ses lettres de noblesse.
S'adressant aux enseignants présents à cette célébration, le ministre des Enseignements maternel et primaire Karimou Salimane devait rappeler le sacrifice que consentent les enseignants pour bâtir la société d'aujourd'hui et de demain parfois dans des conditions très pénibles. Des enseignants dont le métier est l’un des plus beaux au monde bien qu’étant un sacerdoce. Vu son rôle dans la société, il est bien irremplaçable. Car, ajoute-t-il, l’enseignant est celui qui libère le potentiel du citoyen et qui éduque le peuple.
Tout en rappelant les efforts en cours pour la restauration de la qualité de l’éducation et de l’image de l’enseignant au Bénin, le ministre Karimou Salimane s’est aussi montré satisfait face aux efforts inlassables pour la promotion d'un partenariat sincère, l'instauration d'un dialogue permanent avec les acteurs et pour l'amélioration de la qualité de l'enseignement et des conditions de vie et de travail de ceux-ci. En les assurant que les choses vont se faire de manière progressive.
Faut-il rappeler que la célébration de la Journée mondiale de l’enseignant vise surtout à mobiliser les pouvoirs publics et les populations afin que le mérite qui revient à l’enseignant lui soit reconnu publiquement et qu’il en soit honoré. C’est l’enseignant qui forme le professeur, le docteur, les ministres, les directeurs, les généraux et même le président de la République de demain, a-t-on d’ailleurs rappelé à maintes reprises au cours de cette cérémonie. C'est donc pour témoigner de la reconnaissance à leurs sacrifices que 36 enseignants ont été distingués dans divers Ordres nationaux. C’est le vice-grand chancelier, Roger Imorou Garba qui a procédé à la remise des médailles aux récipiendaires.

Actualités 06 oct. 2016


Vandalisme sur les campus: Les activités des fédérations, unions, associations et organisations estudiantines suspendues

En attendant la prise d’un décret pour réorganiser le fonctionnement des fédérations, unions, associations et organisations faitières des étudiants sur les campus, ces regroupements sont interdits d’activités dans les quatre universités nationales du pays. La décision émane du Conseil des ministres en sa session du mercredi 5 octobre.

« Toutes les fédérations, unions, associations et organisations faitières d’étudiants sont interdites d’activités dans toutes les quatre universités nationales. Les conditions d’exercice d’activités et / ou de reconnaissance des associations d’étudiants sont définies par décret pris en Conseil des ministres ». Le gouvernement a pris ces deux décisions au cours du Conseil des ministres du mercredi 5 octobre. Ainsi, désormais, les activités des fédérations, unions, associations et organisations faitières dans les universités nationales du Bénin sont mises en veilleuse. Cette option, selon le ministre d’Etat secrétaire général à la présidence de la République fait suite à l’adoption le 28 septembre dernier de la nouvelle carte universitaire du Bénin. Laquelle adoption, précise-t-il, est intervenue « à l’issue de diverses consultations qui ont fait apparaître la nécessité d’offrir au personnel et aux étudiants, de meilleures conditions de travail et d’étude ».
La vie sociale sur les campus pose problème, soutient le ministre d’Etat.

S’y souciant, le Conseil des ministres a pris connaissance des résultats des enquêtes administratives sur les cas de violence et d'actes de vandalisme survenus sur le campus d’Abomey-Calavi. Le résultat de ces enquêtes administratives fait la lumière « sur le mode de recrutement par les organisations estudiantines d’anciens militaires et sur la délimitation de zones dites interdites sur les campus ». Lesquelles zones sont devenues des zones de torture, déplore-t-il. Face à cette situation, le Conseil des ministres « réaffirme que l’université est un haut lieu du savoir où doivent être garantis à tout moment la paix, la sécurité et le libre accès au campus ». Et, face à la recrudescence des faits de violence et de vandalisme et surtout pour des raisons inhérentes à l’ordre public, le Conseil des ministres a pris la décision portant interdiction d’activités des fédérations, unions, associations ou organisations faitières d’étudiants dans toutes les universités nationales du Bénin.
Loin d’être dans un acte visant la restriction des libertés reconnues sur un campus universitaire, « le gouvernement veut créer les meilleures conditions d’accès et de travail pour tout le monde », apaise Pascal Irénée Koupaki. Pour lui, le libre accès au campus est altéré par certaines organisations d’étudiants à travers des actes de violence et de vandalisme. « Il faut que la paix revienne sur le campus », insiste-t-il, rappelant par ailleurs que la responsabilité du gouvernement, est de faire en sorte que l’ordre soit maintenu.

« Nous disons en attendant qu’on ne prenne un décret (c’est en cours), les activités de ces structures sont interdites. On n’a rien régi du tout puisqu’il s’agit de mettre un peu d’ordre. Il y a un problème réel sur le campus. Le gouvernement ne peut pas prendre un décret pour restreindre des libertés. Toutes les associations d’étudiants ne sont pas ainsi. Dans la perspective de la rentrée, ces associations sont interdites d’activités. Il ne s’agit pas de nous ingérer dans un domaine qui n’est pas le nôtre. Nous n’avons pas parlé de dissolution parce que ce n’est pas de la responsabilité du gouvernement, mais de la justice. Nous sommes dans notre rôle de protection des biens et des personnes », nuance aussi le ministre d’Etat pour lever toute équivoque sur la question?

Actualités 06 oct. 2016


Conférence Habitat III des Nations unies : Un logement convenable pour tous

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon a délivré à l’occasion de la Journée mondiale de l’habitat, célébrée lundi 3 octobre dernier, un message qui présente la situation peu enviable actuelle du logement dans le monde. Il focalise les attentions sur la prochaine Conférence des Nations unies sur le logement et le développement humain durable (Habitat III) qui se déroulera à Quito en Equateur (Amérique du Sud) du 17 au 20 octobre prochain.

« Faire en sorte que tous disposent d’un logement convenable est l’une des grandes priorités définies dans le Nouveau programme pour les villes. », a soutenu Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies à l’occasion de la Journée mondiale de l’habitat édition 2016.
Dans le courant de ce mois, poursuit le secrétaire général de l’ONU, les gouvernements et leurs partenaires se réuniront à Quito à l’occasion de la Conférence des Nations unies sur le logement et le développement urbain durable (Habitat III). « Tenues tous les 20 ans, les conférences Habitat visent à réfléchir à l’état des établissements humains et au futur que nous voulons pour nos villes», développe-t-il.
Ban Ki-moon explique que la Conférence Habitat III a une résonance toute particulière en cette année où le monde entreprend de mettre en œuvre le Programme de développement durable à l’horizon 2030, qui constitue un plan d’action historique à la fois global, intégré et inclusif et qui doit permettre à tous de vivre dans la paix, la prospérité et la dignité, et à chacun d’avoir des perspectives d’avenir, tout cela sur une planète saine.
La réalisation des 17 Objectifs de développement durable énoncés dans le Programme dépendra en grande partie de notre capacité à faire des villes et des établissements humains des collectivités ouvertes à tous, sûres, résilientes et durables, relève le secrétaire général de l’ONU.
Ban Ki-Moon est convaincu que la réalisation de cet objectif est le but du Nouveau programme pour les villes que les gouvernements adopteront à Quito. « Ce Nouveau programme est un plan d’action pragmatique qui établira des normes mondiales en vue d’un développement urbain durable et qui nous aidera à repenser notre façon tant de planifier la construction et de gérer des villes que d’y vivre. », précise-t-il. Son élaboration, estime-t-il, est le résultat d’une démarche inclusive et participative à laquelle ont été associés les gouvernements et l’ensemble des acteurs travaillant sur les questions d’urbanisme.

Un quart de citadins dans des taudis

Plus de la moitié de la population mondiale vit déjà dans des zones urbaines, constate Ban Ki-Moon. Ainsi, environ un quart des citadins vivent dans des taudis ou dans des implantations sauvages, fait-il remarquer. L’expansion rapide et non planifiée des villes, qu’elles soient grandes ou moins grandes, entraîne l’augmentation du nombre de personnes pauvres et vulnérables qui vivent dans des conditions précaires, dans des espaces de vie inadéquats, sans bénéficier d’un accès aux services de base, comme l’eau, l’assainissement, l’électricité et les soins de santé, relève par ailleurs le Secrétaire général de l’ONU. Ces personnes, conçoit le secrétaire général de l’ONU, sont souvent privées de possibilités d’obtenir un travail décent et risquent d’être expulsées et de se retrouver sans abri.
« Je prie instamment les autorités nationales et locales, les urbanistes et les collectivités partout dans le monde de continuer à placer le logement au centre de leurs préoccupations. Garantir la dignité et l’égalité des chances pour tous passe nécessairement par le fait de veiller à ce que les populations aient accès à des logements abordables et convenables», conçoit Ban Ki-moon qui expose son assurance que la Conférence Habitat III sera fructueuse et qu’elle permettra d’avancer dans la mise en œuvre du programme de développement durable de l’ONU, pour le bien de l’humanité tout entière?

Environnement 06 oct. 2016


Haute cour de Justice: Les deux nouveaux députés-juges prêtent serment ce jour

Espérée depuis trois mois, la cérémonie de prestation de serment des députés-juges Janvier Yahouédéhou et René Bagoudou désignés par l’Assemblée nationale le lundi 30 mai dernier pour siéger au sein de la Haute cour de Justice en remplacement de leurs anciens collègues Sacca Lafia et Candide Azannaï nommés au gouvernement, sera enfin effective ce mercredi 5 octobre.

Les deux personnalités vont sacrifier à cette formalité de prise de fonction cet après-midi à 16 heures à la présidence de la République. C’est le chef de l’Etat Patrice Talon en personne qui recevra leur serment conformément aux dispositions du Règlement intérieur de la Haute cour de Justice. Lesquelles dispositions exigent que les membres de la Haute cour de Justice prêtent serment avant leur installation dans leurs fonctions. La cérémonie connaîtra par ailleurs la participation des membres du bureau de l’Assemblée nationale et des présidents des autres institutions de la République. Avec l’entrée en fonction des deux députés-juges qui rejoignent leurs quatre autres collègues également désignés par le Parlement, les 13 membres de la Haute cour de Justice sont désormais au grand complet.
Th. C. NAGNONHOU,
A/R Ouémé-Plateau

Actualités 05 oct. 2016


Dernier vol retour du Hadj 2016: Le gouvernement accueille des pèlerins satisfaits

Le ministre des Infrastructures et des Transports, Hervé Hèhomey, a accueilli, lundi 3 octobre dernier, à l’aéroport international Bernardin cardinal Gantin de Cotonou, les pèlerins qui sont revenus du Hadj 2016. Ce sont des fidèles satisfaits qui ont foulé le sol de leur pays, après avoir accompli ce devoir du bon croyant musulman.

«Je suis venu accueillir les pèlerins du dernier vol qui consacre le retour de nos frères qui sont allés en Arabie Saoudite pour le Hadj 2016. Je remercie Dieu que tout se soit bien déroulé de même que toutes les sommités qui ont œuvré pour un bon accomplissement de cette manifestation », a déclaré d’entrée Hervé Hèhomey, ministre des Infrastructures et des Transports, à quelques pas de l’Airbus A 330 de la compagnie Flynas qui venait ainsi de débarquer environ 280 fidèles de retour de La Mecque. Il n’a pas oublié de témoigner sa gratitude aux agents de l’Agence nationale de l’aviation civile (Anac) qui ont également joué une partition appréciable et tous les services impliqués dans cette aventure religieuse qui venait ainsi de prendre fin. Pour lui, à travers leurs prières, les pèlerins ont imploré l’indulgence d’Allah pour la paix et la prospérité sur le Bénin.
Ce que, peut-on dire, confirme Bachirou Gbadamassi, secrétaire général du Conseil national de coordination du Hadj au Bénin visiblement satisfait des conditions d’organisation du voyage en 2016. « On rend grâce à Dieu, car c’est lui qui gère l’aller et le retour », a-t-il déclaré, témoignant sa gratitude au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération et à celui de l’Economie et des Finances pour les rôles qu’ils ont joués dans le déplacement en terre sainte de plus de deux mille pèlerins.
« Le voyage s’est bien déroulé ; les bonnes choses rencontrées l’emportent sur les mauvaises ; nous prions le gouvernement afin qu’il fasse des efforts pour améliorer les conditions l’année prochaine », a expliqué Awaou Boussari qui doit rentrer à Kandi dans l’Alibori les prochains jours.
Des propos que renchérit Alimi Soukéré Maroufou interviewé à sa descente. « Nous avons fait un bon pèlerinage ; les autorités saoudiennes ont pris la mesure d’une meilleure organisation du Hadj cette année. », explique-t-il. La particularité, relève-t-il, est que la discipline était au rendez-vous. Ainsi, poursuit-il, il y a eu prise en compte des événements regrettables du passé et des mesures correctives ont été imprimées à l’organisation.
A titre de recommandations, le fidèle suggère qu’il y ait une uniformisation au niveau des tarifs, car justifie-t-il, il a déploré la dichotomie observée dans les prix de voyage où certains auraient payé moins cher et d’autres plus.
Pour mémoire, rappelons que certains pèlerins béninois avaient subi quelques tracasseries lors du départ, des déboires qui ont été relayés à l’époque. Espérons comme l’ont souhaité quelques pèlerins, que les autorités à divers niveaux se donnent la main pour une meilleure organisation du Hadj 2017 pour davantage de bénédictions qui rejailliront sur les fidèles et le pays?

Actualités 05 oct. 2016


Cour suprême : L’ambassadeur du Japon près le Bénin fait ses adieux à Ousmane Batoko

Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko a reçu, en audience à son cabinet mardi 4 octobre, l’ambassadeur du Japon près le Bénin. DainiTsukahara, en fin de mission au Bénin, est allé faire ses adieux.

L’ambassadeur du Japon près le Bénin, Daini Tsukahara quitte le Bénin. Il part après quatre années de mission diplomatique au cours de laquelle il a renforcé les relations de coopération entre les deux pays. A la veille de son départ définitif du Bénin, le diplomate nippon a jugé utile d’aller faire ses adieux aux présidents d’institutions de la République qu’il a côtoyés lors de l’exercice de sa mission. Daini Tsukahara était mardi 4 octobre à la Cour suprême. C’est dans ce cadre qu’il a échangé avec le président Ousmane Batoko. Selon lui, sa fin de mission au Bénin coïncide avec la fin de sa carrière diplomatique. Il est venu remercier le président de la Cour suprême pour toutes la sympathie et les amitiés qu'il a manifestées en son égard et également à son épouse. Daini Tsukahara a saisi l’occasion pour annoncer à son hôte son successeur en la personne de Kiyotumi Konishi qui a longtemps travaillé à l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica). Il est attendu au Bénin en novembre prochain. Le Bénin peut compter sur ce dernier pour poursuivre le renforcement des liens de coopération entre les deux pays, assure le diplomate japonais en fin de mission. Il s’agira notamment d’insister sur le domaine de renforcement des capacités humaines au Bénin pour lequel le Japon a déjà réalisé la construction de plus d’un millier de salles de classe sur toute l’étendue du territoire national. Il caresse l’espoir que son successeur Kiyotumi Konishi va poursuivre sur la même lancée, voire élargir les domaines de cette coopération entre le Bénin et le Japon à travers la Jica?

Actualités 05 oct. 2016


Fête nationale de la République fédérale d’Allemagne : Walter L. von den Driesch célèbre l’événement à Cotonou

La République fédérale d’Allemagne a célébré, lundi 3 octobre dernier, le 26e anniversaire de son unification. A Cotonou, Walter L. von den Driesch, ambassadeur d’Allemagne près le Bénin, a offert un dîner dans son jardin. Parmi ses invités, on dénombre des représentants des institutions de la République, du corps diplomatique, des membres du gouvernement dont Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération.

Exécution des hymnes nationaux de la République fédérale d’Allemagne et du Bénin, allocutions de circonstance, coupure du gâteau et partage du dîner.

Dans son mot de bienvenue, Walter L. von den Driesch, ambassadeur d’Allemagne près le Bénin, rappelle que la célébration marque le 26e anniversaire de l’unité allemande. Selon lui, cette unité du pays est le fruit d’une révolution pacifique opérée par ses compatriotes Est-Allemands en 1989 et qui a abouti à la chute du Mur de Berlin en 1990. Cet événement est un symbole de courage, voire une source d’inspiration pour ceux qui s’engagent en faveur de la liberté de l’individu, des droits du citoyen et de l’amitié entre les peuples, mentionne l’ambassadeur allemand. Deux forces ont rendu ce triomphe possible. D’une part, l’ambassadeur note la Société civile face à une classe politique qui a eu à réprimer pendant des décennies le désir de liberté. D’autre part, la solidarité internationale, car l’Allemagne n’a pu obtenir l’unité nationale dans la liberté que grâce à ses voisins et à ses partenaires, reconnaît Walter L. von den Driesch.

Il salue la similitude entre cette révolution et le renouveau démocratique de 1990 au Bénin, par la force des mots et non par les armes. Saluant l’alternance démocratique de mars 2016 qui a installé le régime de la Rupture, Walter L. von den Driesch se réjouit de la détermination du gouvernement de Patrice Talon à engager des réformes structurelles dans la vie socio-économique, juridique et politique du Bénin. Par ailleurs, en évoquant les défis du monde actuel à savoir le terrorisme, la pauvreté, le trafic illicite qui affecte la souveraineté des Etats, les conflits ethniques et religieux, etc., il fera comprendre qu’un seul pays ne saurait y faire face pour les relever. « Aucun de ces problèmes ne s’arrête aux frontières nationales et régionales. Il nous faut agir ensemble dans notre monde seul et unique », préconise-t-il.

Dans ce cadre, une politique de coopération est nécessaire. C’est pourquoi, confie-t-il, l’Allemagne tient à jouer sa partition en appuyant le Bénin même si elle ne saurait régler tous les problèmes. Elle va lui allouer 44,6 milliards de F CFA suite aux 19es négociations intergouvernementales tenues les 21 et 22 septembre derniers. Trois domaines seront pris en compte, à savoir l’eau et l’assainissement, l’agriculture et la décentralisation et le développement communal, signale le diplomate allemand.
Pour le compte du Bénin, Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, souligne que les relations entre les deux pays datent de plusieurs décennies et que le gouvernement entend les consolider. Selon lui, la confirmation de la poursuite des appuis de l’Allemagne au Bénin le réconforte. Il dira son admiration pour ce pays dont il apprécie la rigueur, la constance dans le choix. Ce sont, relève-t-il, des valeurs qui inspirent le Bénin dans la gestion des finances publiques, la lutte contre la corruption. Parlant de la solidarité, le chef de la diplomatie béninoise fait savoir que le désir du Bénin est de faire du développement inclusif, de respecter chacun dans ses droits. « Le Nouveau départ est une démarche qui accorde une place de choix à la bonne gestion », assure-t-il?

Actualités 05 oct. 2016


Marie Cécile Zinsou, au sujet du retour des trésors culturels du Bénin: « Je pense que c’est un énorme challenge, mais pas impossible.. »

Depuis le 27 juillet dernier, le Bénin a manifesté son intention de faire revenir dans son patrimoine des biens culturels lui appartenant mais gardés à l’extérieur dans des galeries et musées français notamment. Au Bénin comme un peu partout dans le monde, le sujet suscite discussions. Marie Cécile Zinsou, directrice de la Fondation Zinsou y voit une démarche osée et difficile, quoique cela semble tenable. Entretien…

La Nation : Comment appréciez-vous la volonté du gouvernement béninois de faire rapatrier certains biens culturels qui sont restés à l’extérieur ?


La décision du Conseil des ministres du 27 juillet sur la restitution des œuvres est une décision très importante. Je pense que c’est un moment important de notre histoire qui se joue aujourd’hui sur la question de la restitution du patrimoine et la question de la réappropriation de notre histoire. Il me semble que c’est un acte qui aurait pu être posé depuis très longtemps, depuis la décolonisation, et qui intervient 56 ans plus tard. Mieux vaut tard que jamais. C’est une position qui me semble saine parce que ces objets sont issus du pillage de la guerre coloniale et sont donc des biens mal acquis. Ces objets sont le patrimoine du Dahomey et doivent revenir au Dahomey (Aujourd’hui Bénin).

Est-ce-que le retard mis pour solliciter la restitution de ces biens ne va pas jouer contre la demande ?

Non si vous avez été spoliés, quelque soit le temps que cela prend, il ne devrait pas y avoir prescription. Je pense qu’il n’y a pas de temps limite pour réclamer la réparation d’une injustice. C’est un droit. Le cadre légal doit être réfléchi sereinement et une solution doit être trouvée. Le Bénin est pionnier dans sa demande et je pense que la France va accéder à cette demande. Je pense que les dirigeants français sont tout à fait d’accord sur le bien fondé de cette réclamation même si cela oblige la France à se confronter à un sujet qui reste sensible, l’histoire coloniale.

Le Bénin parviendra-t-il à faire conserver dans les conditions idoines ces biens comme ce fut le cas avec le possesseur illégal ?
Oui ! Quand on est un Etat, on fait des choix. Et en l’occurrence, quand on dit qu’on va fait revenir le patrimoine qui a été pillé pendant la colonisation, qui est aujourd’hui conservé dans les musées avec des normes muséales, quand on décide de faire ce choix-là, on ne peut pas juste se contenter de ramener les objets et de les laisser moisir et pourrir dans des caisses. J’imagine, je ne suis pas membre du gouvernement, que si le gouvernement fait la demande de restitution, c’est qu’il a pensé le retour des objets et qu’il sait dans quelles conditions ils vont être accueillis. Il y a deux possibilités, restaurer les musées existants, leur accorder des budgets de fonctionnement et les remettre aux normes ou créer un nouveau lieu, aux standards internationaux pour accueillir les objets. J’imagine que cette question a été forcement pensée puisque aujourd’hui le patrimoine national est dans un état de délabrement terrible. On est en train d’assister à la disparition de notre histoire sous nos yeux. On la voit disparaitre. C’est tangible. L’état d’abandon des palais royaux d’Abomey en est un exemple concret. Quand le gouvernement engage une procédure pareille, il semble indiquer que désormais la culture va être au cœur de ses priorités et qu’il va changer les choses.
Ensuite on a le temps de se préparer, car une demande de restitution ne se prépare pas en un jour. Il faut démarrer une négociation avec l’Etat français or le patrimoine français, est inaliénable. Normalement lorsqu’une œuvre entre dans les collections nationales françaises, elle ne ressort jamais. Là, c’est un cas tellement spécifique de prise illégale pendant la guerre qu’il faut trouver une dérogation. Il va falloir travailler beaucoup sur ce dossier et inventer une solution juridique. Cela nous laisse le temps d’organiser le retour des objets dans des conditions optimales.

Dans le cas contraire, votre fondation serait-elle disposée pour une proposition d’abri par exemple ?

L’Etat béninois est garant de notre histoire, de notre patrimoine parce que cela fait partie de ses fonctions. Quand des gens me disent qu’il faut qu’on collecte des fonds pour sauver le patrimoine à travers du crowdfunding, je leur réponds que ce crowdfunding là existe et qu’il a un nom : les impôts. Les impôts doivent servir à cela. Parmi les missions de l’Etat, il y a la protection du patrimoine. L’entretien de notre histoire fait partie des missions régaliennes de l’Etat. Ce n’est pas à ma fondation privée ou à telle ou telle famille d’assumer le rôle de l’Etat.
Il ne s’agit pas non plus de bloquer le dialogue entre les citoyens motivés et l’Etat mais il faut que chacun assume son rôle, même s’il est arrivé dans un passé récent que nous aidions quand cela était demandé. Vous avez vu l’exposition « Béhanzin, Roi d’Abomey » en 2006 et vous avez pu constater que le public était venu extrêmement nombreux. L’arrivée de ces objets était censée être une convention entre les Etats français et béninois. Mais l’Etat béninois voyant qu’il n’arrivait pas à faire le travail a demandé à la Fondation Zinsou de le faire à sa place, d’être le partenaire technique et d’assumer, à titre privé, l’engagement financier qui devait être national. Nous avons répondu présent. J’ai un engagement citoyen que tout le monde connait pour la culture. Si l’Etat me dit qu’il a besoin de la fondation pour telle ou telle question, et que nous pouvons assumer ce rôle, nous le faisons et l’avons toujours fait. Je vais continuer. Je ne vais pas m’arrêter maintenant, surtout à un moment aussi important pour notre pays.

Vous y voyez donc un certain intérêt ?

Faire revenir ce patrimoine a un intérêt s’il est partagé avec le public, s’il est conservé professionnellement, si adultes et enfants y ont accès, s’il permet de se réapproprier son histoire. La Fondation ne peut s’inscrire que dans le soutien à cette initiative et apporter son concours si nécessaire. Le Bénin a les moyens et les compétences pour gérer ce retour. Nul n’est trop pauvre pour avoir une histoire. Il faut faire des choix. L’Etat béninois a un budget et des recettes, il a de l’argent et on voit bien qu’il y a des projets qui se financent. Après, il faut faire des choix. On n’est pas un pays tellement riche où on peut tout faire en même temps. Est-ce que notre histoire est un choix ? Est-ce que notre éducation est un choix ? Est-ce que nos origines sont un choix ? Est-ce que notre culture est un choix ? Pour moi c’est essentiel, c’est une condition absolue du développement.

Que suggérez-vous concrètement pour que le rapatriement de ces objets soit une réussite, vu votre statut de personne ressource dans le domaine ?

Je me pose comme observateur. Si on a besoin de l’appui de la fondation que je dirige, nous réfléchirons à la façon d’aider sur le sujet. Je pense que c’est un énorme challenge, mais pas impossible. C’est une mission qui nécessite beaucoup d’énergies et une motivation sans faille. Si ces objets sont récupérés, il va falloir bien les entretenir pour les générations futures.

Et si le Bénin ne parvient pas à les récupérer ?

Ce n’est pas possible. Nous avons été spoliés et cela peut être prouvé. Si nous ne faisons pas confiance aux lois internationales, ce sera la jungle. Nous pouvons prouver que les objets nous appartiennent. Ils ont été volés dans un contexte de guerre. Ceux qui ont récupéré les objets ont jusque-là réussi à éviter la question des réparations. Nous sommes désormais dans un monde d’Etats indépendants. Je suis sûre que la France aura à cœur de rendre ce patrimoine, parce que la situation la met elle-même dans une position difficile. C’est très problématique d’avoir dans ses musées des objets venant directement de crimes.

Le président du Cran international a séjourné dernièrement à Cotonou. Avez-vous pu discuter avec lui sur le sujet ?

Je ne l’ai pas rencontré, je ne peux pas commenter.

Un lobby fort derrière le gouvernement ne pourrait-il pas aider à gérer efficacement ce dossier de la restitution des trésors culturels ?

Nous sommes un pays qui, il ne faut pas l’oublier, est indépendant. Nous sommes un Etat souverain depuis 1960. Je pense que si le gouvernement du Bénin veut faire une demande de restitution, il est assez grand pour le faire.

La restitution équivaut-elle à la réparation ?

C’est un débat philosophique compliqué. Je ne pense pas que la restitution suffise comme réparation. Mais elle constitue un préalable évident et obligatoire. La restitution n’est pas une option. Les vols commis par les troupes coloniales ne sont pas défendables. La question de la réparation est un autre débat, infiniment complexe, que nous ne pourrons pas éviter éternellement…

Un partenariat public-privé pour la préservation de la culture, cela vous intéresse ?

Sur la question de partenariat public-privé, on a essayé plusieurs fois de faire des choses. Depuis onze ans, nous n’avons jamais rien demandé au gouvernement. Par contre, les autorités n’ont pas hésité à nous solliciter assez largement. Par exemple pour créer l’exposition en partenariat avec le musée du Quai Branly, pour le musée d’Abomey, et pour de nombreux autres sujets, en fonction de chaque ministre. J’ai envie de dire la vérité : c’est une opération très perdante que de travailler avec le ministère de la Culture quand on est une fondation privée. Cela coûte très cher et n’est pas efficace. Les délais imposés ne sont pas du tout réalistes, ce ne sont pas des délais du privé mais des délais de l’administration que nous ne comprenons pas, donc c’est très compliqué de travailler avec une institution comme ça qui est un peu dépassée et où on ne sent pas la motivation. Notre équipe est composée de gens extrêmement déterminés qui se battent au quotidien pour quelque chose dans lequel nous mettons nos propres moyens et cela crée une vocation et demande un engagement inouï. Quand on parle avec des gens du ministère de la Culture, objectivement on n’est pas face à des gens qui ont cette motivation-là, certains l’ont eue mais se sont vite découragés. Nous sommes très déterminés, nous avons une obligation de résultats dans le secteur privé. Quand on fait une exposition on veut que le public vienne, on travaille avec les enfants, les adultes, on fait des programmes pédagogiques, on envoie le bus chercher les écoles gratuitement… enfin on fait vraiment énormément d’actions pour que ça ait de l’impact parce que l’idée c’est de partager ces messages, de partager la parole d’un artiste, de partager les trésors du Dahomey, de partager des photographies de notre temps, de rendre la culture accessible à tous. Il y a un vrai sujet d’engagement qui fait que le partenariat public-privé est compliqué. Quand vous êtes une structure privée et que vous passez votre vie à vous battre, à chercher les moyens de faire les choses et que vous voyez, qu’à côté, des gens qui ont un budget de fonctionnement et des équipes ne font pas avancer les choses, c’est démoralisant. Par contre les partenariats privés sont juste formidables parce que vous avez des gens qui font des choses extraordinaires même lorsque les moyens sont assez limités. Il faut se battre. Vous connaissez la situation culturelle on ne va pas refaire un état des lieux. Donc le partenariat public-privé est compliqué pour des questions de motivation principalement et d’engagement. On n’a pas le même engagement.

Vous voulez dire que la Culture n’est pas encore hissée au rang de priorité ?

Lorsque vous allez au musée d’Abomey, on doit beaucoup au roi Agoli-Agbo qui a effectué un vrai travail de conservateur. Il a fait faire des copies des objets qui venaient de partir avec les troupes françaises. C’est incroyable comme démarche. On peut se féliciter d’avoir eu un dirigeant qui était un vrai conservateur de musée. C’était quand même une de ses particularités. Depuis Agoli-Agbo, on ne peut pas dire qu’il y a eu beaucoup de gens qui se sont intéressés à la question de la culture que ce soit la colonisation française dont on a hérité quelques musées, aujourd’hui en déréliction ou bien les dirigeants depuis l’indépendance qui n’ont jamais manifesté un intérêt fou pour le patrimoine. Heureusement quelques fondations privées se sont penchées sur le berceau d’Abomey pour refaire de grandes restaurations dans les années 80, 90 et pour que cela ne s’effondre pas complètement, mais aujourd’hui on voit bien les limites de notre système et de l’absence de politique culturelle béninoise.
Ce qui permet aux gouvernements successifs de se dédouaner à chaque fois c’est évidemment les réflexions du type : le musée n’est pas prioritaire sur l’hôpital, le musée n’est pas prioritaire sur l’école, le musée n’est pas prioritaire sur l’eau potable, le musée n’est pas prioritaire sur l’électricité… Mais doit-on vraiment faire un choix ? Est-ce qu’on est vraiment dans un pays si pauvre qu’on serait obligé de renier notre culture ? Est-ce qu’on ne peut pas trouver de l’argent pour la culture ? Il y a des fondations partout dans le monde qui donnent de l’argent pour ce genre de questions, il y a des fonds chez les bailleurs, nous avons un budget national. Est ce que le choix c’est toujours la maternité contre le musée ? Naturellement on ne peut pas faire passer un musée devant le budget d’un hôpital dans un pays comme le nôtre mais ne pouvons-nous pas faire les deux? Il faut repenser un tout petit peu ce qu’on nous dit sur la culture parce que la culture est toujours présentée comme la dernière option. Mais est- ce que vous pensez vraiment que la culture est à négliger ? Ce que nos gouvernants nous imposent depuis des dizaines d’années ne correspond pas à l’état d’esprit des gens. Pourquoi les Béninois viennent-ils, si nombreux, visiter des expositions si ça ne les intéresse pas, pourquoi les écoles trouvent-elles que c’est important d’envoyer leurs élèves au musée, pourquoi à Abomey on nous dit de venir aider, pourquoi nous demande-t-on la même chose à Porto-Novo ou à Natitingou ?

Est-ce ce que votre Fondation a fait à travers l’exposition sur le roi Béhanzin ?

Lors des trois derniers jours de l’exposition Béhanzin, il y avait 56000 personnes devant les portes de la fondation qui voulaient voir les œuvres avant qu’elles ne partent, cela démontre l’intérêt fou des populations, et ces populations savent très bien que cette histoire disparaitra si on ne la transmet pas et pour la transmettre il faut ces objets, ce patrimoine, ces sculptures, ces photographies… Tout ça la population le sait. Ce sont nos dirigeants qui ont fait des choix. Ce n’est pas la population. La population elle est consciente des enjeux cultuels. Donc aujourd’hui on a une vraie réflexion à mener sur la politique culturelle qui va peut être changer. Tous les gouvernants font des promesses en disant que la culture sera au centre de leurs préoccupations. Accordons-leur le bénéfice du doute, la nouvelle équipe vient d’arriver. La précédente n’a pas fait grand-chose, mais on ne va pas condamner celle-là d’avance.
Peut-être que nos dirigeants actuels vont se mobiliser. Et s’ils le font et ont besoin d’être accompagné, on va le faire avec eux, parce que c’est toujours bien de faire les choses ensemble. On a toujours proposé des choses aux autres et on va le leur en proposer aussi et aux suivants encore. On ne va pas lâcher l’énergie, ni l’enthousiasme.
Tout le monde est conscient que c’est un patrimoine tout à fait important. C’est un patrimoine qui n’a pas été vu depuis longtemps. Nous avons présenté une partie de ce patrimoine à la Fondation Zinsou, 275 000 personnes sont venues le voir, c’est un petit pourcentage de la population mais cela reste très significatif, pour nous c’était important. Il reste néanmoins un très grand nombre de personnes, à l’échelle des dix millions de Béninois que nous sommes, qui ne l’ont pas vue. Je pense qu’aujourd’hui on est dans une situation telle que si ces objets reviennent, la population va demander des comptes, ils vont demander à les voir. C’est l’intérêt des gens qui va obliger le gouvernement à tenir sa parole, au Bénin, la culture est populaire. Et une dernière chose dans le cadre de la restitution, je pense que ce sont les vrais Béninois qui vont être garants de la sécurité de ces objets. Ce ne sont pas les politiciens, encore moins les gens de la culture qui vont être garants de la sécurité de ces objets et de leur entretien. Ce sera plutôt les vrais Béninois.

Vous avez été il y a peu, sous les feux de la rampe avec la destruction d’une œuvre d’art à Ouidah. Doit-on y voir aussi d’autres options prioritaires au détriment de la culture ?

En l’occurrence, c’est un ancien ministre en charge de la Culture qui, sans autorisation et sans justification, a envoyé un bulldozer détruire une installation de Bruce Clarke. C’est un acte de terrorisme culturel. C’est très rare. Les gens ne s’enorgueillissent pas habituellement de ce genre de chose. Nous avons vu ce que les talibans avaient pu faire, ce qu’Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique) avait pu faire au Mali en détruisant les mausolées de Tombouctou… Donc au Bénin, un ministre de la Culture se réveille un matin, envoie un bulldozer et fait détruire une œuvre d’art. Heureusement que des gens comme ça sont rares sur la planète parce que, c’est vraiment exceptionnellement nul. La raison pour laquelle nous n’avons pas trop voulu communiquer sur le sujet, c’est que cela allait dégrader l’image du Bénin au plan international. Détruire une œuvre d’art, mais qui fait ça à part Daesh ? Personne ! C’est que notre pays aurait été le grand perdant de l’histoire. Le président de la République est rentré dans une très grande colère lorsqu’il a compris ce qui avait été fait et les effets que pourraient avoir ce geste sur l’image du Bénin qui rayonne par la force de ses créateurs, par Romuald Hazoumè, Cyprien Tokoudagba, Gérard Quenum, Angélique Kidjo…
Nous étions mortifiés vis-à-vis de l’artiste, en plus c’était le seul projet de la route de l’esclave, soutenu par l’Unesco (puisque le classement au patrimoine mondial n’a jamais été fait). C’était une première, une première malheureuse, une première ridicule qui ne mérite que du mépris et il ne faut pas se laisser inspirer par ce genre de chose négative. C’est un acte minable d’une personne malhonnête intellectuellement. Heureusement, cela ne caractérise pas les Béninois, ne représente ni l’état de la culture au Bénin, ni la richesse de la création, encore moins l’intelligence de ce pays. C’est une exception.

On sent tout de même une volonté politique aujourd’hui !

Jusque-là on a eu des dirigeants que la culture n’intéressait pas trop. Mais maintenant, nous en avons qui ont l’air de dire que la culture les intéresse. Voyons ! Méfions-nous des effets d’annonce, mais voyons ! Laissons-leur une chance. La demande officielle n’est pas encore introduite. Apparemment, la France n’a reçu aucune demande officielle du Bénin donc pour l’instant, c’est surtout une annonce de fin de Conseil des ministres en conférence de presse et si ça a été fait publiquement, on imagine bien que derrière il va y avoir une demande et on imagine bien qu’il va y avoir un entretien formidable des musées. Attendons de voir, encourageons et aidons.

Le petit musée de la Récade de Lobozounkpa, vous avez eu la chance de le visiter ?

Je peux dire qu’on a un secteur privé très dynamique, des créateurs exceptionnels, des artistes incroyables… Aussi petit que nous soyons, avec un secteur culturel public si peu organisé, nous avons dans le secteur privé de la culture des artistes incroyables et des initiatives privées formidables. Les gens de ce pays ou qui aiment ce pays, font des efforts sidérants et ce musée en est une preuve supplémentaire. On a tout un groupe de gens qui se fédère autour de Bob Vallois et Dominique Zinkpè et qui crée un musée de la récade, un espace d’exposition et un centre de résidence. C’est juste hallucinant que les gens aient autant envie de faire des initiatives citoyennes, qu’ils aient autant envie de partager la culture. Le nombre d’exposition, de festival, de lieux qui s’ouvrent et de toutes les initiatives en fait quelque chose à célébrer. Il ne faut pas se jeter des fleurs en permanence mais honnêtement on peut dire au Bénin qu’on a quand-même des gens qui n’hésitent pas à célébrer la culture et je crois que maintenant il faut que les autorités accompagnent cela puisque c’est un mouvement qui vient vraiment de la majorité des gens, c’est impressionnant. Le musée de la Récade, c’est juste une initiative géniale.

Peut-être que la fondation Zinsou aussi nous présentera bientôt un autre musée ?

La fondation de Zinsou présentera une surprise en novembre.

On peut en avoir la teneur ?

C’est une surprise et vous me connaissez. C’est assez rare que je communique avant mes événements.

Propos recueillis par Josué Fortuné MEHOUENOU

Culture 05 oct. 2016


24e édition de la Semaine mondiale de l’allaitement maternel (SMAM): Contribuer au développement durable

Dans le cadre de la célébration de la 24e édition de la Semaine mondiale de l’allaitement maternel (SMAM), le ministre de la Santé, Seydou Allassane a officiellement lancé, mardi 4 octobre à Lobogo dans la commune de Bopa la Semaine de l’allaitement maternel au Bénin. Il était entouré du préfet du département du Mono, des partenaires techniques et financiers, du maire de la localité pour une sensibilisation accrue, des populations venues nombreuses, sur le thème: «L’allaitement maternel : Clé du développement durable».

« Ces dernières années, nous assistons à un relâchement de plus en plus prononcé de la pratique de l’allaitement maternel surtout exclusif pendant les six premiers mois de vie aussi bien en milieu urbain que rural », a déclaré le directeur du service de la mère et de l’enfant, Franck Robert Zannou. Pour étayer ses propos, il a précisé que le taux d’allaitement maternel exclusif est resté sans grande variation depuis 2001 à nos jours, où ce taux est de 41,4% selon le rapport de l’enquête Multiple indicateur Cluster Survey de 2014. Il a fait observer que de grandes disparités s’observent au niveau des départements avec des performances meilleures dans les départements de l’Ouémé et du Couffo qui affichent un taux d’allaitement maternel exclusif respectivement de 52,1% et 51,6%. Plus précisément dans le département du Mono, ce taux n’est que malheureusement de 29,8%. Toute chose qui justifie le choix de Lobogo pour améliorer la tendance. Ce lancement, justifie-t-il, permettra de donner un élan pour la mobilisation autour de la pratique de l’allaitement maternel exclusif dans le département du Mono et sur toute l’étendue du territoire national.

Les avantages

Franck Robert Zannou a rappelé au public de Bopa que l’allaitement maternel est le mode d’alimentation le plus efficace et le plus sûr qui permet de garantir aux nouveau-nés et aux nourrissons les nutriments et anticorps nécessaires pour sa croissance et son développement harmonieux. Lorsque le lait maternel, ajoute-t-il, est donné exclusivement à l’enfant sans l’apport d’eau, de tisane et de bouillie durant les six premiers mois de la vie, cela diminue considérablement le risque de morbidité et de mortalité chez l’enfant tout en lui garantissant un développement physique et mental harmonieux plus de nombreux autres avantages à la mère, à la famille et à la communauté.
Pour exhorter les mères à allaiter leurs enfants sans hésiter, Franck Robert Zannou les a rassurés qu’on peut bel et bien donner le lait maternel aux nourrissons tout en continuant ses activités professionnelles ou économiques. La clé pour de meilleures pratiques de l’allaitement, souligne-t-il, est simplement un soutien constant envers la mère qui allaite au sein de son foyer, sur la place du marché, au champ, ou en tout lieu de travail, dans un contexte culturel et religieux favorable.
C’était aussi l’occasion de rappeler le rôle que doivent jouer les employeurs à travers l’application de la législation du travail au Bénin qui prévoit à toute femme allaitante des congés de maternité pour faciliter l’allaitement maternel exclusif. L’aménagement d’espace dans des lieux de travail constitue un acte fort pour soutenir les femmes qui désirent allaiter leur enfant au service. Le représentant résident de l’organisation mondiale de la Santé, Pierre Mpele a indiqué qu’un enfant qui n'est pas nourri au sein, ou même celui qui n'est pas exclusivement nourri au sein durant les six premiers mois de sa vie, perd tout ou partie des avantages de l'allaitement maternel.

Lait maternel gratuit

Alors que le lait maternisé coûte très cher pour le budget d'une famille pauvre d'un pays en développement, le lait maternel est gratuit.
Pour le ministre de la Santé, Seydou Allassane, l’occasion du lancement a permis de rappeler aux populations la place combien importante de l’allaitement maternel dans les stratégies nationales de réduction de la mortalité infantile au Bénin. Tout en exhortant toutes les populations à allaiter leurs enfants, il a dit que le lait maternel est l’aliment idéal pour les enfants. Il est sûr, pur et contient les anticorps qui les aident à se protéger contre les nombreuses maladies qui sont fréquentes chez les enfants. Les enfants allaités au sein obtiennent de meilleurs résultats lors des tests d’intelligence et ont un risque moindre de devenir obèse et sujet au diabète dans leur vie ultérieure. Les femmes qui pratiquent l’allaitement au sein ont également un risque réduit de cancer du sein et de l’ovaire.
Cela en se basant sur les améliorations des capacités cognitives si chaque nourrisson est allaité au sein jusqu’à au moins six mois et sur les revenus plus importants qui en découleront plus tard dans leur vie. Stimuler les taux d’allaitement au sein réduirait de façon importante pour les familles et les gouvernements les dépenses entraînées par le traitement des maladies infantiles comme la pneumonie, la diarrhée et l’asthme.
De manière générale, l’allaitement maternel exclusif, durant les 6 premiers mois de la vie du nourrisson, est le meilleur rempart contre les maladies, les infections et la malnutrition.
Au terme de la cérémonie de lancement, les mères modèles qui observent l’allaitement maternel exclusif ont reçu des présents de la part du ministre de la Santé. La délégation n’a pas manqué de visiter le centre de santé de Lobogo.

Santé 05 oct. 2016


Lutte contre l’extrême pauvreté: Les recettes de la Banque mondiale contre les inégalités

Une étude de la Banque mondiale, publiée le 2 octobre dernier constate un repli de l’extrême pauvreté dans le monde même. En même temps, elle suggère des stratégies pour contrer les inégalités dont le niveau reste toujours critique.

L’extrême pauvreté est en recul dans le monde, conclut une nouvelle étude de la Banque mondiale. Le rapport intitulé ‘’Pauvreté et prospérité partagée’’ informe qu’environ 800 millions d’individus vivaient avec moins de 1,90 dollar par jour en 2013, soit moins de 100 millions de personnes de moins qu’en 2012. Dans 60 des 83 pays couverts par cette étude, le revenu moyen des 40% les plus pauvres de la population a augmenté entre 2008 et 2013, malgré la crise financière.

Les progrès enregistrés sur le front de l’extrême pauvreté découlent des performances de l’Asie de l’Est-Pacifique, notamment la Chine, l’Indonésie et l’Inde. Ces statistiques prometteuses au niveau mondial trahissent les réalités du continent africain qui abrite aujourd’hui le plus grand contingent de personnes pauvres. « Désormais, la moitié des individus extrêmement pauvres vivent en Afrique subsaharienne et un tiers en Asie du Sud», note le rapport.
Pour renverser la tendance à l’horizon 2030, la Banque mondiale estime que la réduction des fortes inégalités est un passage obligé. «À moins de parvenir à relancer la croissance mondiale et à réduire les inégalités, nous risquons de rater l’objectif que la Banque mondiale s’est fixé : mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici 2030. Le message est clair : nous n’y parviendrons qu’en faisant en sorte que la croissance profite aux plus pauvres. Et, pour cela, il faut absolument s’atteler aux fortes inégalités, surtout dans les pays qui concentrent un grand nombre de pauvres», souligne Jim Yong Kim, le président du Groupe de la Banque mondiale.
Les recettes que proposent les chercheurs de la Banque pour agir sur les inégalités sont de plusieurs ordres. À partir d’un riche corpus de données probantes, ils ont identifié six stratégies qui ont toutes entraîné une hausse des revenus des pauvres ainsi qu’une amélioration de leur accès aux services essentiels et de leurs perspectives de développement à long terme.

Des stratégies à efficacité probante !

La première stratégie consiste à développer la petite enfance et la nutrition. «Il s’agit d’aider les enfants au cours des
1 000 premiers jours de leur vie, puisque des carences nutritionnelles et un sous-développement cognitif pendant cette période peuvent provoquer des retards d’apprentissage et une moins bonne réussite scolaire plus tard», soutient le rapport. Secundo, les chercheurs préconisent la Couverture médicale universelle. Cette stratégie, défendent-ils, permettent à ceux qui en sont exclus d’accéder en temps voulu à des soins abordables réduit les inégalités et améliore les capacités d’apprentissage, de travail et d’épanouissement des individus. La troisième recette tient à l’accès universel à une éducation de qualité. «Maintenant que les efforts visant à améliorer la scolarisation dans le monde ont porté leurs fruits, il s’agit de s’assurer que chaque enfant bénéficie dorénavant partout d’une éducation de qualité. Cet enjeu rejoint le programme «Education pour tous» des Nations Unies qui met l’accent sur les apprentissages, les connaissances et l’acquisition de compétences comme sur la qualité de l’enseignement. Le rapport suggère aussi les transferts monétaires aux familles démunies. Ces programmes, expliquent les chercheurs, fournissent aux ménages pauvres un revenu de base qui permet aux enfants d’être scolarisés durablement et aux mères d’accéder à une prise en charge médicale essentielle. «Ils peuvent également les aider à acheter des semences, des engrais ou du bétail et à surmonter des chocs dévastateurs, comme les sécheresses, les inondations, les pandémies, les crises économiques... Il a été établi que ces programmes réduisent fortement la pauvreté et ouvrent des perspectives, pour les parents comme pour les enfants », ajoutent-ils.
Cinquième axe d’intervention, les infrastructures rurales, en particulier les routes et l’électrification. L’étude constate que les routes, quand elles existent dans les zones rurales, réduisent les frais de transport, relient les agriculteurs aux marchés qui peuvent y écouler leurs produits, facilitent les déplacements des travailleurs et améliorent l’accès aux écoles et aux dispensaires. Grâce à l’électricité, les petites entreprises familiales gagnent en viabilité et productivité, deux facteurs critiques dans les communautés rurales pauvres. Enfin, le rapport soutient la promotion de la «fiscalité progressive». Des impôts équitables et progressifs permettent de financer les politiques et les programmes publics requis pour équilibrer la donne et transférer des ressources aux plus pauvres, sachant que des régimes fiscaux peuvent être conçus pour réduire les inégalités tout en limitant au maximum les coûts d’efficacité. Loin de constituer des recettes miracles, la Banque mondiale, rassure que toutes reposent sur des données probantes qui ont impacté positivement les couches les plus vulnérables.

Economie 05 oct. 2016


1396 - 1580