La Nation Bénin...
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Rationaliser et assurer la transparence dans la nomination des cadres aux emplois de la chaîne des dépenses publiques, pour plus d’efficacité au service de la République. Telle est la volonté du gouvernement à travers la prise du décret n°2016-477 du 11 août 2016 portant fichier national d’admission et de nomination des cadres aux emplois de la chaîne des dépenses publiques. Le processus, après une campagne d’ouverture, entre ce jour dans sa phase active.
Le décret n°2016-477 du 11 août 2016 intègre les cadres proposables à nomination aux postes de la chaîne des dépenses publiques. Il prend corps ce mercredi 23 octobre avec le lancement de la procédure de constitution dudit fichier par appel à candidatures. Les postulants doivent faire acte de candidatures sur la plateforme https://fichiernational.gouv.bj, suivi du dépôt d’un dossier physique comprenant les pièces constitutives exigées, au Secrétariat de la direction du Recrutement des Agents de l’Etat (Drae) du ministère du Travail et de la Fonction publique, au plus tard deux semaines après la soumission de la candidature en ligne. Ainsi, seules les candidatures en ligne suivies de dépôt de dossiers physiques seront prises en compte.
Les postes ouverts sont ceux de directeur de l’administration et des finances, de spécialiste des marchés publics, de directeur des systèmes d’information, de spécialiste en gestion des projets. Les candidats qui remplissent les conditions spécifiées par les fiches descriptives des postes ouverts, doivent également passer un test psychotechnique, puis des entretiens individuels à la suite du test psychotechnique. Il est prévu une enquête de moralité sur les candidats retenus à l’issue du test psychotechnique avant l’inscription, en définitive, au fichier national des candidats dont les résultats de l’enquête de moralité sont satisfaisants. A noter que la candidature en ligne, au titre du présent appel à candidatures qui court du mercredi 23 octobre 2019 à 0 heure au mardi 12 novembre 2019 à minuit, ne peut être soumise que pour un seul poste. Les candidats déjà inscrits dans le fichier à l’issue de la première campagne peuvent également faire acte de candidature.

Il y a eu de nombreuses avancées depuis la prise en main par le gouvernement de l’organisation du hadj au Bénin. Plus structuré, mieux suivi et organisé que par le passé, le pèlerinage à La Mecque souffre moins des aléas qui le rendaient il y a quelques années encore pénible.
Mais pour l’édition de l’année prochaine, le Comité d’organisation, sous l’égide du ministère des Affaires étrangères qui en a le lead désormais, envisage de nouvelles dispositions pour le convoyage des pèlerins. Aussi, par un communiqué en date de ce mardi 22 octobre, informe-t-il les candidats au hadj, à ne souscrire à aucun engagement auprès des groupes habituels de convoyage, promettant de faire connaitre les modalités de payement des frais afférents au pèlerinage d’ici à là.
Alexis I. GOZO (Stag.)

En prélude à la 32e édition du Tour cycliste international du Faso qui aura lieu du 25 octobre au 2 novembre, une délégation béninoise a rallié la capitale burkinabé, ce mardi 22 octobre. Contrairement à l’édition précédente, l'équipe du Bénin compte deux dames qui seront sur la ligne droite à Ouaga. Selon les organisateurs, l’édition 2019 du tour du Faso va regrouper les cyclistes de 15 équipes provenant de 13 pays dont 4 d’Europe (Belgique, Hollande, Allemagne et Suisse) et 11 d’Afrique. Le tour sera couru en 10 étapes.
Sports 22 oct. 2019
Le Cos-Lépi invite les personnes concernées à ne pas attendre les derniers moments pour faire part de leurs réclamations[/caption]Les opérations d'actualisation du Fichier électoral national sont officiellement lancées avec l'affichage des extraits sur toute l'étendue du territoire. Le bureau du Conseil d'orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi), par la voix de son président Jérémie Adomahou, l'a fait savoir ce mardi 22 octobre lors d'un point de presse.
Du lundi 21 octobre au lundi 11 novembre, se déroulent les opérations d'affichage et de recensement des requêtes des citoyens dans le cadre de l'actualisation du Fichier électoral national. C'est ce qu'a annoncé le président du Conseil d'orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi) Jérémie Adomahou. Il rappelle qu'au terme de l'article 137 de la loi 2018-31 portant Code électoral en République du Bénin, les concernés par ces opérations sont : ceux qui auraient été précédemment omis ; ceux qui ont acquis nouvellement les qualités exigées par la loi pour figurer sur le Fichier électoral national ; ceux qui ont atteint l'âge de huit ans depuis le dernier recensement porte-à-porte ; les électeurs figurant déjà au Fichier électoral national et ayant changé de résidence et qui sont demandeurs de transfert de leurs centres de vote ; les citoyens béninois figurant déjà au Fichier électoral national et réclamant une ou plusieurs modifications de leurs données personnelles ; les personnes naturalisées au cours de l'année ; les immigrants en République du Bénin au cours de l'année et remplissant les conditions requises pour être électeurs. Le président du Cos-Lépi précise que cette phase prendra également en compte la radiation des citoyens décédés ou ayant perdu leurs droits civiques et politiques conformément à la loi. Toutefois les citoyens béninois détenteurs de la carte d'électeur biométriques et dont les données personnelles sont exactes ne sont pas concernés par cette opération. « Au regard de l'importance que revêt cette opération pour la fiabilité de notre système électoral, je voudrais exhorter toutes les personnes concernées à se rendre dans les centres de vote et les lieux publics proches de leurs localités respectives à vérifier leurs données personnelles sur les extraits du Fichier électoral national » ; c’est l’invite du président du Cos-Lépi à l’égard des personnes concernées.
A noter que les partis politiques régulièrement constitués, conformément à l'article 150 du Code électoral, peuvent demander des informations sur l'actualisation au niveau communal et peuvent se rapprocher de l'Ant pour demander toutes informations entrant dans le cadre de l'actualisation.
Actualités 22 oct. 2019

Les patrons japonais réitèrent leur engagement à investir au Bénin. Les projets devraient se concrétiser d’ici là.
Les retombées des engagements pris par les investisseurs japonais en août dernier à l’occasion du symposium organisé pour présenter les atouts du Bénin sont déjà perceptibles. En séjour depuis lundi dernier en terre japonaise, le président Patrice Talon échange à nouveau avec ces investisseurs pour s’enquérir de l’évolution des projets. Tout est en bonne voie et les goulots d’étranglement se lèvent à petits coups pour la concrétisation de ces projets, pourrait-on dire.
Ce mardi, le président de la République, en marge de sa participation aux manifestations marquant l’intronisation du nouvel empereur a reçu en audience une délégation de la société japonaise Marubeni conduite par son manager général Shigeru Yamaguchi. Avec les responsables de cette entreprise avec laquelle le ministre de l’Economie et des Finances avait signé un mémorandum d’entente en août dernier, les échanges ont porté sur l’évolution du projet de construction d’une usine de textile à Sèmè Kpodji.
« La recherche d’un investisseur stratégique partie prenante du projet a été la principale préoccupation soulevée par le groupe », au cours de l’audience avec le chef de l’Etat.
Politique 22 oct. 2019

Plusieurs communes du Bénin étaient sous les feux de la rampe, il y a peu, du fait de la gestion qu’elles font de leurs patrimoines. Une manière de les aider à être plus attentives à la protection de ces patrimoines et à les valoriser pour en faire des facteurs de développement. Pacôme Alomakpè, gestionnaire de patrimoine de formation et porteur du projet, revient dans cet entretien sur les motivations et perspectives de cette initiative.
La Nation : Pourquoi un projet de valorisation des patrimoines en direction des communes ?
Pacôme Alomakpè : Le projet les Prix villes patrimoine culturel du Bénin vient régler certains problèmes de gouvernance du patrimoine culturel et touristique des collectivités locales. Il s’agit notamment de la faible intégration des biens et éléments hérités de nos civilisations dans le processus du développement durable, de la défaillance dans l’appropriation des enjeux et opportunités liés au patrimoine culturel et touristique, de la mauvaise conservation ou protection du patrimoine culturel et touristique. La liste des maux sous lesquels ploie le patrimoine culturel et touristique est longue. Notre initiative vient donc apporter une contribution porteuse. Elle engage les communes sur la voie de la conscience, de la responsabilisation et l’implication effective dans les actions de gestion du patrimoine culturel. C’est un projet qui vise le développement durable et le rayonnement des communes du Bénin à travers la capitalisation et la bonne gestion du patrimoine culturel et touristique.
Nous sortons à peine de la première édition. En quoi ont consisté les grandes étapes de ce projet ?
L’édition 2019 du projet les Prix villes patrimoine culturel du Bénin s’est déroulée autour des activités principales que sont le renforcement de capacités, en matière de gestion du patrimoine culturel et du tourisme, une visite guidée et pédagogique du patrimoine culturel de la ville de Grand-Popo, la dégustation culinaire et la soirée crépuscule de distinction des meilleures communes engagées pour le développement culturel et touristique de leurs localités.
Le renforcement des capacités des représentants des communes à Grand-Popo dans le cadre du projet a été le fruit des efforts conjugués aussi bien des organisateurs du projet que des formateurs venus du Bénin, de la Belgique et de l’Afrique du Sud. Ils étaient une dizaine de professionnels, de praticiens et de scientifiques invités à partager avec les représentants des communes les connaissances, les savoirs et savoir-faire. La formation a été théorique et pratique. Elle a mis à l’agora des discussions plusieurs sujets d’ordre théorique que sont ‘’Patrimoine culturel et touristique au service du Développement communal: outils, stratégies et mesures’’, ‘’Conservation et sauvegarde du patrimoine culturel communal: la responsabilité des acteurs communaux,’’ ‘’Concevoir et appliquer le Tdl sur les activités liées à la capitalisation du Patrimoine culturel et touristique dans les communes’’.
Ces thématiques ont été décortiquées, décryptées et rendues assimilables aux représentants des communes par les formateurs tels que le docteur Paul Akogni, Evelyne Alitonou, Fabrice Noukpakou, Happy Goudou, Anne-Mauricette Kodjo.
Qu’est-ce qui ressort de toutes ces présentations ?
Les communications présentées ont permis aux participants à la formation de cerner la notion du patrimoine culturel, d’en avoir une compréhension approfondie, leur permettant de distinguer le patrimoine culturel matériel du patrimoine culturel immatériel, de connaître les acteurs clés qui génèrent, protègent et valorisent cette richesse capitalisable par le tourisme. Elles leur ont aussi permis de se faire une idée sur les dispositions juridiques nationales et internationales qui règlementent le secteur du patrimoine culturel, de maîtriser le système d’établissement des taxes sur les activités qui font du patrimoine culturel une matière première par excellence.
Quant à la formation pratique, elle a été faite en salle et sur le terrain. Elle a favorisé des échanges scientifiques et techniques sur les thématiques à savoir : ‘’Création et entretien d’une saine et fructueuse collaboration entre les mairies et les communautés détentrices en vue de la bonne gestion du patrimoine culturel et touristique’’, ‘’Conception et mise en œuvre de la politique culturelle et touristique d’une commune’’, ‘’Montage de projet culturel pertinent pour capter les investisseurs et mobiliser les partenaires financiers’’, ‘’Conception et mise en œuvre des stratégies de commercialisation d’une destination’’…
Comme des médiateurs de la connaissance objective, les communicateurs à ce niveau ont transmis les idées et les techniques pour outiller les représentants des communes à disposer de l’arsenal nécessaire pour mieux organiser les secteurs culture et tourisme et faire d’eux des créneaux porteurs pour le développement durable de leurs localités.
Vous avez également distingué des communes !
La rencontre de Grand-Popo a été aussi un moment de consécration des communes ayant à leur actif des actions, projets et activités pertinents contribuant au développement durable dans lequel le patrimoine culturel et le tourisme ont une place de choix. C’est la soirée crépuscule de distinction des communes qui a mis sous les feux de la rampe cette reconnaissance. En effet, un jury mis en place pour apprécier les dossiers déposés par les communes a, sur la base de critères bien définis, procédé à la sélection des meilleures communes. Celles-ci ont été sélectionnées en fonction des actions menées pour la conservation et la sauvegarde du patrimoine culturel, pour le financement des secteurs culture et tourisme, pour l’accompagnement des acteurs culturels et touristiques. Les communes consacrées par le jury sont Porto-Novo avec le prix « Meilleure des meilleures communes », Parakou avec le prix « Bonne gouvernance du patrimoine culturel et du tourisme», Grand-Popo avec le prix « Bonne conservation et bonne sauvegarde du patrimoine culturel et touristique », Adjohoun avec le prix « Révélation culturelle et touristique». La remise des trophées à ces communes lauréates a été faite lors d’une soirée artistique.
Que retenir en termes d’acquis pour cette édition ?
En termes de résultats obtenus, nous pouvons citer l’éveil de conscience des représentants des communes formés et la compréhension qu’ils ont de la valeur que constitue le patrimoine culturel et touristique dans leurs localités, la mise en place d’un réseau d’acteurs communaux autour des défis liés à la gestion du patrimoine culturel, la promesse des représentants formés de susciter des actions pertinentes sur le patrimoine culturel et touristique notamment l’inventaire, la valorisation et la mise en tourisme... En plus de ces acquis, il y a aussi le rayonnement et le sens de responsabilité qui animent le lauréat d’une reconnaissance comme celle accordée par les trophées et prix donnés.
Peut-on déjà saluer la mise en place d’un réseau d’acteurs au service du patrimoine dans les communes ?
Les actions de pérennisation des acquis de cette initiative définissent la suite. Il s’agira, entre autres, d’entretenir le réseau des acteurs communaux mis en place afin qu’il y ait une veille citoyenne et administrative sur le patrimoine culturel et touristique. Il s’agira aussi de faire du coaching continu et soutenu pour les représentants formés afin qu’ils soient productifs et efficaces dans la conduite des activités et projets communaux des secteurs patrimoine culturel et tourisme. Il s’agira enfin de contribuer à la promotion du patrimoine culturel et touristique de ces communes.
Existe-t-il un mécanisme de suivi pour que les communes reconnues meilleures cette année maintiennent le cap ?
Oui. Ce mécanisme est le réseau des experts et consultants mobilisés autour du projet et qui travailleront pour assister constamment les communes lauréates des prix, les relancer sans cesse sur le respect des engagements pris et les guider à tout moment avec des conseils, des recommandations... Mieux, un système d’auto-évaluation est établi pour que les chargés des affaires culturelles et les secrétaires généraux jouent dans leurs communes respectives le rôle de gardien du patrimoine culturel et touristique.

Le marché des téléphones 5G va croître à un rythme impressionnant au cours des prochaines années. Les principaux fournisseurs envisagent des investissements importants et adoptent des stratégies visant à accroître les taux de demande et d’approvisionnement en ce produit à l’horizon 2024.
Le marché des Téléphones 5G va connaître une hausse en Amérique du Nord, en Europe, en Asie-Pacifique, en Amérique latine, au Moyen-Orient et en Afrique à l’horizon 2024, selon le rapport de recherche sur le marché mondial 2019 de 5G technologie et infrastructure 5G. Cette étude présente une analyse approfondie de la taille du marché, de la croissance, des segments, des fabricants et des technologies, des tendances clés, des facteurs de marché, des défis, de la standardisation, des modèles de déploiement, des opportunités, des futures Prévisions 2025.
Ainsi, l’analyse de marché Global Téléphones 5G fournit des informations complètes sur les principaux acteurs du marché, les taux de demande et d’approvisionnement, les taux de croissance et les prévisions à l’horizon 2024. Selon Kevin Thomas, sur la plateforme Occitanie Tribune, les principaux fournisseurs dans différents secteurs : Huawei, Samsung, LG, XiaoMi, Sony, Motorola, Htc, Oppo, Google, et d’autres envisagent des investissements importants sur ce marché. Les fournisseurs ont été identifiés en fonction du portefeuille, de la présence géographique, des canaux de marketing et de distribution, de la génération de revenus et d’investissements importants dans la recherche et le développement. En conséquence, le marché devrait croître à un rythme impressionnant au cours des prochaines années. Les principaux acteurs adoptent diverses stratégies de croissance, tant organiques qu’inorganiques, telles que les fusions et acquisitions, la collaboration et les partenariats, les coentreprises et d’autres stratégies visant à renforcer la position de marché.

Invité de la session Askgouv du jeudi 17 octobre dernier, Sylvain Adokpo-Migan, directeur général de l’Agence nationale d’approvisionnement en eau potable en milieu rural (Anaepmr) s’est prononcé sur les efforts du gouvernement dans le cadre de la fourniture de l’eau potable dans les localités rurales du pays. ll a informé les internautes que 2020 sera l’année de grands travaux en vue de l’accès pour tous à l’eau potable.
Quelle est la vision du gouvernement pour l’eau potable en milieu rural ?
La vision du gouvernement pour l’eau potable en milieu rural est une vision nouvelle, simple et claire qui a motivé la création de l’Agence que je dirige depuis septembre 2017 et qui a la lourde mission d’atteindre les Objectifs du développement durable avant 2030. Nous nous y attelons assez méthodiquement. La vision du gouvernement vient de l’état des lieux que nous sommes venu constater à notre prise de service en septembre 2017. La vision est de donner de l’eau potable à tout le monde d’ici 2021. Mais donner de l’eau potable d’ici 2021, ce n’est pas construire des équipements, des châteaux. C’est toute une réforme sectorielle, un nouveau cadre de gouvernance, une nouvelle façon de gérer les équipements qui seront construits à coût de milliards de F Cfa.
Qu’est-ce qui a changé depuis la création de l’Agence ?
Il est vrai qu’on ne voit pas des choses, mais énormément de choses ont été faites. Dans cette vision de couverture en maillant l’ensemble du territoire, nous ne pouvons pas y aller sans méthode et sans partenariat avec les communes. Sans cela, nous ne pouvons pas y arriver. C’est ce que nous avons essayé de faire dès le départ en dotant le pays d’une Stratégie nationale, d’un Plan d’investissement national qui maille le territoire et qui a été converti en un Programme national que nous avons appelé « Programme national d’accès universel en eau potable en milieu rural ». Ce programme est financé dans des proportions assez satisfaisantes qui nous permettent aujourd’hui d’avancer avec des perspectives intéressantes de couverture avant terme.
Aujourd’hui, est-ce que le rêve d’être à un taux de desserte de 100 % d’ici 2021 peut être concrétisé ?
Je pense que la vision, avec les moyens et les conditions dans lesquelles nous travaillons, nous amène à faire la promesse qu’en 2021, le bilan sera un bilan reluisant par rapport à ce que nous sommes venus voir. D’où est-ce qu’on est parti pour pouvoir rêver d’un accès universel d’ici 2021 ?
Le taux de desserte en juin 2017, quand nous étions en train de faire la stratégie pour pouvoir pondre un Programme national d’investissement, était autour de 42 %. Ce n’était pas ce qui était annoncé quand on était arrivé. A notre arrivée, on avait pensé qu’avec les taux qui étaient affichés (69.7 %) le gap à rattraper n’était pas important. Quand on a fait le diagnostic du pays et qu’on est allé voir ce qui se passe sur le terrain, qu’on a inventorié avec l’état de fonctionnement de ces anciens ouvrages, les 42 %
d’offre de service public que nous avons à travers les équipements existants peuvent être moindres si on intègre les taux de panne. L’état des lieux n’est pas reluisant.
Avec la maîtrise du patrimoine que nous avons actuellement, nous avons 649 adductions d’eau villageoises, 180 postes d’eau autonomes, 12009 forages. La plupart des ouvrages sont dans un état de fonctionnement pas correct. Le taux de panne est important et peut avoisiner un chiffre supérieur à 25 %. Ces pannes sont liées essentiellement au cadre de gouvernance des ouvrages existants. La gestion n’est pas professionnelle. Elle est un peu hasardeuse. Les délégataires qui gèrent ces ouvrages en affermage depuis 2007 ne sont pas dans des liens contractuels solides. Les obligations contractuelles ne sont pas respectées. Les redevances ne sont pas effectives, les redevances qui devraient servir à mettre de l’argent de côté pour pouvoir effectuer les renouvellements et les réparations quand c’est nécessaire ne sont pas effectives. Donc, l’état des lieux est quelque chose qui renforce même la position du gouvernement de décider, même en complétant l’équipement existant qui sera réhabilité, de confier la gestion à des professionnels.
Quelle est la vision du gouvernement pour l’affermage des Adductions d’eau villageoises et où en sommes-nous à la date d’aujourd’hui ?
A la date d’aujourd’hui, nous sommes sur la très bonne piste. Parallèlement, comme je l’ai dit, l’accès universel n’est pas seulement des forages, des stations de pompage, des châteaux d’eau, mais c’est aussi garantir la qualité de service qui soit à la hauteur des attentes et qui soit professionnelle. C’est pour cela que la professionnalisation est un sujet très important. Il n’est pas courant qu’on professionnalise la gestion de l’offre de service public en eau potable en milieu rural dans un pays sur l’ensemble du territoire de façon systématique. Je viens d’un milieu où j’ai travaillé sur ces sujets pendant des années. Je ne connais pas de pays africains où la professionnalisation à l’échelle du pays a été pensée, structurée, conceptualisée et organisée. C’est ce que nous sommes en train de faire. Mailler non seulement le territoire avec des équipements structurants, parce qu’à la fin, 612 systèmes multi-villageois seront construits et viendront progressivement compléter ce qui existe déjà. Il y aura donc plusieurs options. Il ne s’agit pas exclusivement du système multi-villageois mais confier la gestion des équipements structurants à des opérateurs professionnels.
Où en sommes-nous ? Nous avons décidé de faire une transaction. La transaction est de faire des contrats d’affermages dignes de ce nom, selon les règles de l’art, en définissant clairement les périmètres. Nous avons organisé le Bénin en trois périmètres. Nous avons fait de sorte que ces trois périmètres soient attractifs pour les opérateurs professionnels en mixant les zones plus attractives avec les zones les moins attractives de façon à ce qu’aucune portion du territoire ne soit pas sous la gestion d’un opérateur professionnel. Nous avons organisé à Cotonou en juin 2019 une publicité à l’échelle du monde pour cette délégation de gestion des ouvrages. Nous avons eu sur place, une vingtaine de firmes professionnelles qui sont venues au Bénin pendant cette journée d’information pour s’informer de ce que nous voulons faire et qui ont remarqué l’ampleur de l’innovation et de la gouvernance que nous sommes en train d’introduire dans ce secteur en le transformant.
A cette date, nous avons fini la phase de préqualification des firmes qui peuvent se lancer en compétition de façon transparente dans une sélection par appel d’offres ouvert à l’international. Nous avons eu le nombre de firmes qu’il faut pour pouvoir aller de l’avant. Prochainement, nous allons lancer l’appel d’offres international avec des consortiums qui ne sont pas qu’étrangers. Nous avons vu des firmes qui se sont associées aux entrepreneurs et aux fermiers locaux qui étaient déjà dans le métier pour venir à la préqualification. Cela veut dire qu’on ne délègue pas la gestion de ces équipements qu’à des étrangers. Les locaux ont su s’allier avec les internationaux qui arrivent pour qu’il y ait un transfert de compétence dans la façon dont ces équipements seront gérés avec un respect strict des obligations contractuelles par l’autorité contractante qu’est l’Etat béninois et ces opérateurs privés.
Comment la maintenance et l’entretien des ouvrages se font aujourd’hui ?
Aujourd’hui, nous avons 67 petits fermiers qui gèrent les 649 adductions d’eau villageoises existantes. Mais ils ne sont pas dans des liens contractuels solides si bien que les problèmes de maintenance, de réparation et d’entretien, de renouvellement se posent. C’est cela qui dégrade le taux de desserte réel et si on ne fait pas vite, en installant ces opérateurs professionnels que nous sommes en train de recruter, le taux peut encore se dégrader.
Combien de temps faut-il pour qu’une réparation soit faite quand une Aev tombe en panne ?
Si un opérateur professionnel est sur une Aev, il n’est pas dans son intérêt que l’Aev tombe en panne, qu’il y ait des fuites et que les factures ne soient pas recouvrées. La réparation devrait être une affaire d’heure. Mais elle est une affaire de semaine, de mois, voire d’abandon. C’est toutes ces situations que nous sommes en train de repenser avec les communes pour régler ces problèmes. Je vais lever un point de précision de vocabulaire. Il n’y aura pas de concessionnaires dans le milieu rural parce que la délégation de la gestion des ouvrages publics à un privé peut revêtir plusieurs formes. La concession, c’est lorsque vous transférez les risques de construction et d’investissement au privé qui va recouvrer sa mise, donc il va la reporter sur le tarif. Ceci fait que le tarif usager à la fin peut exclure les pauvres. Le gouvernement, en toute responsabilité, n’a pas voulu aller à la concession. Il a opté pour l’affermage où on appelle simplement un opérateur privé qui gère les équipements publics qui appartiennent à l’Etat. L’Etat le rémunère pour le risque d’exploitation, de maintenance et de renouvellement de certains équipements de façon à ce que sa rémunération ne pèse pas sur le tarif par rapport aux usagers.
Donc, nous sommes en affermage et sur les trois périmètres, on aura les fermiers professionnels. Je rassure qu’il n’y aura pas de concession. Cette délégation que nous faisons par affermage va concerner tous les équipements structurants qui sont sur le territoire.
Pourquoi ne permet-on pas aux villageois d’avoir des pompes dans leurs maisons comme en ville ?
C’est l’option que nous sommes en train d’envisager. Vous allez voir dans les mois et années à venir, que pour avoir un branchement particulier dans un ménage en milieu rural, le coût du branchement sera autour de 20.000 F Cfa. Cela permet à n’importe quel ménage, s’il s’organise, d’avoir accès à un service amélioré avec un robinet dans la concession. Tout ce que je dis peut paraître du rêve. Certains peuvent se dire d’où tout cela vient ? Est-ce qu’ils l’ont testé quelque part ?
Citez-nous des zones qui ont bénéficié de phase pilote à cette échelle d’amélioration du niveau de service en milieu rural ?
Je vais communiquer des adresses mails sur le site de l’émission. Ou si vous allez sur Google vous tapez mon nom Sylvain Adokpo-Migan ou Ppp eau potable rurale Bénin, vous allez tomber sur des publications de tout ce qui a été fait en pilote ou ce schéma que je suis en train de vous décrire et qui sera généralisé sur l’ensemble du pays avec la vision du gouvernement de maillage du territoire et de délégation de service, vous allez constater que nous avons trois sites au Bénin et c’est déjà une réalité. Vous allez dans la commune de Sakété, vous allez voir qu’à partir des Aev existantes, les opérateurs privés sont sous contrat et améliorent le service en fournissant de l’eau à l’échelle des concessions.
Vous allez à Gogounou, vous allez voir la même chose. Vous allez à Zogbodomey, vous allez voir la même chose. Donc, on a fait ce pilote pour voir si le modèle que nous proposons est possible. On s’est rendu compte après quelques années que c’est quelque chose qui est faisable.
Les gens peuvent avoir l’eau potable chez eux en milieu rural. Des opérateurs peuvent gérer comme il faut ce service tout en remplissant les obligations contractuelles et le tarif peut être amoindri.
Donc, il y a de la documentation. Si vous êtes sur le territoire, faites un tour dans ces zones et vous allez voir que c’est possible et généralisable.
Quel est le mode de financement et qu’en est-il du coût des infrastructures ?
J’ai parlé du mode de gestion des Aev qui est l’affermage en cours depuis 2017. Le mode de financement des Aev aujourd’hui, c’est l’Etat. Ce sont les fonds publics. Nous avons un programme d’investissement lourd qui va consister à construire 612 systèmes d’alimentation en eau potable multivillage, le Programme d’investissement que nous avons aujourd’hui engage déjà 166 de ces systèmes avec un montant de 187 milliards F Cfa qui seront engagés sur le Programme d’investissement à court terme. L’effort de mobilisation de ressources est sans précédent dans le secteur de l’eau potable en milieu rural où on n’a jamais exécuté plus de 10 milliards F Cfa par an dans l’histoire du secteur. Nous sommes en train d’engager des montants inégalés de façon annuelle. Ce sont des engagements lourds. Nous sommes loin de tout ce qui a été fait jusqu’à aujourd’hui et nous sommes en train de mailler le territoire à ce rythme. Et l’effort de mobilisation de ressources se poursuit.
Comment s’organise le remboursement des emprunts publics contractés par l’Etat pour réaliser ces ouvrages ?
Il est de la responsabilité de l’Etat dans ce secteur social de mobiliser les ressources pour permettre que les populations puissent avoir l’eau potable à moindre coût. C’est pour cela qu’on ne peut y aller de façon préférentielle que par les fonds publics. Mais ce n’est pas n’importe quel type d’endettement. Nous avons aujourd’hui à peu près, l’équivalent de 400 millions de dollars mobilisés. Tous les montages financiers que nous avons eu à faire avec le gouvernement pour pouvoir mobiliser en moins d’un an ces ressources pour pouvoir engager le programme d’investissement de l’accès universel de l’eau potable en milieu rural, vous n’avez aucun prêt dont le taux d’intérêt dépasse 2 %. Nous n’avons aucun montage financier dont la période de grâce est inférieure à 5 ans et nous n’avons aucun financement dont le délai de remboursement est inférieur à 30 ans. Cela veut dire quoi ? Il se dégage dans cette forme de mobilisation des ressources de financement, des éléments de don qui sont entre 60 et 70 %.
Donc, on se préoccupe de la capacité d’endettement en n’allant pas sur le marché financier ou commercial mais en ayant recours aux financements de type concessionnel qui nous permettent vraiment de régler un problème social qui est un problème d’équité nationale et d’amélioration des conditions de vie de nos citoyens des zones rurales.
Combien coûte un litre d’eau en milieu rural ? Est-ce que les populations ont les moyens de payer les tarifs pratiqués. Quel sera le coût du mètre cube après l’atteinte des Odd au Bénin ?
Le coût du service se construit et dans le coût réel de service, vous avez globalement quatre choses. Vous avez les investissements, la rémunération de celui qui va fournir le service, le renouvellement et la part de patrimoine qui vont aux entités qui organisent le service que sont les communes, l’Agence afin qu’elles continuent de faire le travail qu’ils sont en train de faire. Généralement, dans le principe de « l’eau paie l’eau », chaque mètre cube d’eau fourni permet d’alimenter différents comptes pour rendre le secteur viable et équilibré. Donc, le coût du mètre cube d’eau doit tenir compte de ces rubriques qui sont des pourcentages qui permettent de constituer le prix moyen. Mais le prix moyen n’est pas forcément le prix usager. L’Etat peut décider de prendre à son compte un certain nombre de coût de façon à permettre aux usagers d’avoir un accès au service. C’est exactement ce que nous sommes en train de faire aujourd’hui. La compétition que nous sommes en train d’organiser en recrutant les opérateurs privés régionaux, après appel d’offres permettra de connaitre le montant de leur rémunération au mètre cube pour le travail qu’ils feront pour maintenir, entretenir et fournir le service. C’est le prix exploitant. C’est un coût qu’il faut isoler parce que c’est le prix que l’opérateur entend percevoir en termes de rémunération pour livrer un service de qualité. A ce prix exploitant se rajoutent les trois autres éléments que j’ai eu à citer. Mais l’Etat peut décider par exemple pour les investissements structurants, de mettre à son compte et non dans le prix usager même si c’est contenu dans le prix moyen. Nous nous sommes assis avec le gouvernement pour conceptualiser les choses afin qu’elles soient transparentes.
Nous attendons si avec les simulations, nous arrivons à savoir ce qu’un opérateur peut percevoir en termes de rémunération (je ne vais pas vous le dévoiler car nous savons raison garder avec nos propres modélisations financières), et après en toute responsabilité avec l’Etat, nous allons voir ce qu’on rajoute au prix exploitant pour constituer le tarif usager qui va être le coût qui revient au consommateur pour avoir un litre d’eau ou un mètre cube d’eau. Mais aujourd’hui, je vous dirai quelque chose qui va vous étonner. Les populations rurales du Bénin ont l’eau potable plus cher que les populations des zones urbaines. En zone urbaine, nous avons l’eau potable autour de 435-450 F Cfa le mètre cube pour les tranches usuelles. En zone rurale, les populations ont l’eau potable entre 800 et 1000 F Cfa le mètre cube à l’achat. La réforme que nous sommes en train de produire et l’approche que nous sommes en train de suivre à travers la délégation de gestion des opérateurs professionnels avec une maîtrise des simulations financières des coûts et des risques que nous voulons transférer à ces opérateurs, feront que d’une façon ou d’une autre, le tarif usager en milieu rural ne peut que baisser. Soyez certains que si nous arrivons au bout de cette réforme, que les 800 F Cfa et 1000 le mètre cube pratiqués actuellement sur le terrain seront du passé. Nous allons passer à des tarifs responsables. Des tarifs qui tiennent compte de l’équité nationale et qui feront que les populations des zones rurales ne paieront pas l’eau plus cher que celles des zones urbaines.
A qui reviennent les ouvrages que le gouvernement construit et est-il possible de les transférer aux communes ?
Les communes sont la continuité de l’Etat et sont le public. Les ouvrages appartiendront à l’Etat. Ce sont des ouvrages publics et les communes et l’Etat s’entendront pour transférer la gestion à des opérateurs qui ne deviendront jamais des propriétaires de ces ouvrages. C’est un patrimoine public mais ils vont utiliser les installations pour pouvoir fournir un service public durable aux populations tout en respectant les clauses contractuelles qui les lient au public. Donc, quant à la question relative au transfert Etat-communes, il faut juste retenir que les ouvrages restent publics et appartiennent à l’Etat.
Quels sont les moyens dont dispose l’Agence sur le territoire national pour exercer un contrôle sur l’ensemble du patrimoine et quelle est la structure qui fera le suivi technique lorsque l’Agence va disparaître ?
L’Agence ne disparaitra pas. Elle peut revêtir d’autres formes parce que nous sommes dans une réforme et les choses évoluent. Aujourd’hui, l’Agence n’est qu’une Agence d’exécution qui n’a que deux missions : développer de façon rapide et massive le patrimoine et organiser la gestion.
Demain, les communes et le gouvernement peuvent définir une autre stratégie dans le cadre de la continuité de cette réforme qui fera que le patrimoine public de l’hydraulique soit maitrisé. Dans certains pays, pour le faire, on met en place des Sociétés de patrimoine à qui l’Etat transfère un certain nombre de risques et d’obligations tels que le service de la dette, le financement en plus de la surveillance de la délégation de ces équipements. On n’en est pas là. Pour le moment, nous sommes dans la phase de construction de l’organisation et de la gestion. Donc, l’Agence n’est pas éternelle et ne va pas rester dans la forme actuelle de façon éternelle. Elle peut disparaitre, se transformer pour remplir d’autres fonctions qui sont différentes des fonctions actuelles.
Nous avons deux moyens pour le contrôle. Le premier moyen, ce sont des moyens classiques. L’Agence n’est pas déconcentrée. On travaille avec les services déconcentrés de l’eau qui sont dans chaque département et nous sommes en train de formaliser ce relais de terrain pour qu’ils soient nos yeux et nos oreilles sur le terrain.
Par rapport à la gestion par les opérateurs privés que nous sommes en train de recruter, nous avons complètement la maitrise de l’exploitation et du patrimoine parce qu’on innove. Les 649 systèmes sont numérisés et connus et l’exploitation qui en est faite est remontée au fur et à mesure en temps réel sur une plateforme numérique avec des terminaux mobiles. Mieux, nous avons aujourd’hui sur cette plateforme la maitrise du portefeuille clients. Nous connaissons tous les clients et tous les robinets qui sont dans la nature. Nous sommes à l’aise aujourd’hui pour parler du patrimoine. En un clic, vous pouvez voir sur votre ordinateur, le nombre d’Aev, le taux de desserte réelle parce qu’aujourd’hui, avec une gestion rationnelle, sans rien faire on peut passer à 52.28 %. Aujourd’hui, nous connaissons le nombre de châteaux d’eau que nous avons dans le pays. Ils sont de 653. Nous avons 740 types d’énergie et nous connaissons le nombre exact de robinets pouvant desservir en milieu rural. Il est de 16.956 robinets. On n’a jamais eu dans ce pays, cette précision dans la maitrise du patrimoine. C’est en connaissance de cause que nous déléguons le patrimoine. Nous savons ce qu’on délègue et dans quel état, et on peut leur prescrire des attentes que nous sommes en droit d’espérer lorsqu’ils vont utiliser ces équipements que nous maitrisons. Rassurez-vous, nous sommes en pleine innovation. On n’a pas besoin d’envoyer quelqu’un en mission avec des voitures pour voir ce qui se passe. Sur la plateforme, on peut avoir toutes les informations liées au patrimoine mais également l’exploitation qui est faite de ces équipements qui sont des équipements publics.
Les communes aussi seront au courant lorsque nous allons lancer cette plateforme afin que tout le monde soit au courant de ce qui se passe en toute transparence. C’est l’une des facettes de la réforme. C’est la transparence et un meilleur cadre de gouvernance. C’est cela qui nous a crédibilisés et a fait qu’aujourd’hui, nous avons 5 gros partenaires financiers qui sont revenus alors qu’en 2017, on avait zéro bailleur.
Qu’est-ce qui se passe à Savalou et à Parakou ?
A Savalou, les gens n’ont plus l’eau. C’est une situation connue. Le Gouvernement a engagé en urgence un projet qui consiste à renforcer la production sur le réseau de Savalou. Ce projet suit son cours. Les forages ont été exécutés et actuellement la Soneb est en train de procéder avec les entreprises aux travaux d’injection qui vont faire effet d’ici à là et qui vont permettre de pallier les problèmes à Savalou en attendant la mise en œuvre d’un projet plus important du gouvernement, qui est imminent et qui prendra la suite. A Parakou, un projet est également en cours avec la Soneb. Il est en réception provisoire suivie de mise en service en ce mois d’octobre. Je crois qu’à la fin de ce mois les problèmes qui ont été soulevés par rapport à la situation à Parakou seront réglés.
Nous sommes restés cachés pour faire un travail de fond. Nous avons fini les premières campagnes de forage. On passe en génie dans la plupart des sites dans lesquels nous sommes. Par exemple à Tchaourou, à Bembèrèkè, dans le Zou et dans l’Ouémé, nous sommes en train de passer en génie et cela va être continuel jusqu’en 2021. Nous allons mettre tout le pays en chantier. 2020 sera une année de chantier. 2020 sera une année des châteaux et des réseaux.
Réalisation : La Rédaction
Source : Askgouv

Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, s’est entretenu, tour à tour, en audience ce lundi, avec Dr Faïsal Sulaïman et Rachid Rguibi, respectivement ambassadeurs de Koweït et du Maroc près le Bénin.
Avec le président Louis Vlavonou, le diplomate koweitien, reçu en premier, a fait le tour d’horizon de la coopération entre son pays et le Bénin. Il a réitéré son engagement à travailler pour la réchauffer davantage surtout sur le plan institutionnel notamment entre les Parlements des deux pays. Dr Faïsal Sulaïman a souhaité que le renforcement de ces liens bilatéraux aboutisse jusqu’aux échanges de visite de haut niveau surtout entre parlementaires. Il n’exclut pas non plus les hommes d’affaires des deux pays sur qui il souhaite voir aussi rejaillir les fruits de la bonne santé de ces relations diplomatiques pour booster les échanges commerciaux et les investissements au niveau des deux Etats.
L’ambassadeur du Maroc près le Bénin, quant à lui, est venu partager la joie de l’excellent état des relations de coopération entre son pays et le Bénin. Il a insisté sur la nécessité de dynamiser ces liens bilatéraux dans le domaine interparlementaire pour rapprocher davantage la Chambre des représentants du Maroc et l’Assemblée nationale du Bénin qui sont tous deux actifs dans plusieurs institutions parlementaires régionales et internationales. Rachid Rguibi a exprimé son souhait de voir créer dans les tout prochains jours au niveau du Parlement béninois le Groupe parlementaire d’amitié Maroc-Bénin.
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Patrice Talon séjourne actuellement au Japon. Le chef de l’Etat béninois, à l’instar d’autres dirigeants, a été invité pour prendre part aux cérémonies d’intronisation du nouvel empereur Naruhito.
Le président Patrice Talon s'est rendu au Japon ce lundi. Quelque cinq semaines après son dernier séjour dans le cadre de sa participation à la Ticad 2019, le chef de l’Etat béninois séjourne à nouveau au pays du soleil levant. Cette fois, il y est pour prendre part, ce 22 octobre, aux cérémonies marquant le couronnement de l’empereur Naruhito. Le précédent séjour du président Patrice Talon dans ce pays avait été l’occasion pour lui et les membres de sa délégation, non seulement de prendre une part active aux travaux de la Ticad, du 28 au 30 août, mais aussi et surtout de susciter l’intérêt des entreprises japonaises pour le Bénin à travers un symposium consacré aux potentialités et atouts du Bénin. Après Tokyo, le président de la République se rendra en Russie où il prendra part à un sommet entre les pays africains et la Russie.
Actualités 22 oct. 2019