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Nouvelles

Vernissage à Porto-Novo : Les œuvres d’art des malades mentaux en exposition

Les œuvres artistiques réalisées par des malades mentaux, pensionnaires du centre d’art-thérapie Vie et Solidarité sont exposées au centre culturel Ouadada à Porto-Novo, du 19 octobre au 1er décembre prochain. Le vernissage a mobilisé plusieurs acteurs culturels ainsi que des psychiatres et des diplomates accrédités près le Bénin.

Une centaine d’œuvres d’art sont exposées au centre culturel Ouadada à Porto-Novo. Elles y seront du samedi 19 octobre au dimanche 1er décembre prochain. La particularité de cette exposition qui suscite beaucoup de curiosité est que ces chefs-d’œuvre sont réalisés par des malades mentaux du centre d’art-thérapie Vie et Solidarité de Porto-Novo. Le vernissage a permis samedi dernier au public composé notamment d’acteurs culturels, de psychiatres, de psychanalystes et de diplomates dont l’ambassadeur des Etats-Unis près le Bénin d’apprécier les œuvres de ces personnes psychologiquement   affectées et de découvrir les talents qui sommeillent en elles. A travers ce vernissage, l’artiste photographe Louis Oké Agbo, promoteur du centre d’art-thérapie Vie et Solidarité, entend mettre en lumière pour la première fois au Bénin la notion innovante consistant à mettre l’art au service de la santé mentale. Selon lui, l’art-thérapie peut contribuer à soulager, traiter voire « guérir » les malades mentaux souvent marginalisés dans la société. Il dit avoir eu la géniale idée lors de sa collaboration avec le centre psychiatrique de Jacquot à Cotonou. Ce qui l’a motivé à créer sa structure pour promouvoir l’art-thérapie à travers des ateliers de photographie, de peinture, de musique et de sport qu’il anime avec les personnes ayant des troubles de comportements et errant dans la ville de Porto-Novo.
« A partir des œuvres d’art produites par un malade mental, on peut apprécier l’évolution de son état de santé, c’est-à-dire voir s’il y a davantage de précision dans le travail réalisé», soutient Louis Oké Agbo. La question a même fait l’objet de communication samedi dernier sur le thème : « Des couleurs sur des maux, l’expression de tous les possibles». Laquelle communication a été animée par Claude Jamart, psychanalyste belge entourée de son confrère Pierre Marchall de la Belgique et des psychiatres béninois Moïse Dossa et Gilles Aizan. Les quatre experts ont tous félicité Louis Oké Agbo pour son initiative. Il a su trouver le bon filon pour redonner du sens, du goût et des couleurs à la vie de ces personnes ayant un handicap mental et intellectuel. En cela, il leur permet de s’exprimer et de s’extérioriser à travers les œuvres d’art réalisées. Selon les communicateurs, même si c’est prétentieux de dire que l’art peut guérir le malade mental à la place de la médecine moderne, il peut offrir des éléments d’appréciation du traitement du patient. «La santé mentale est une chose trop sérieuse pour la confier aux seuls psychiatres », insiste Dr Moïse Dossa pour montrer toute l’importance de l’art-thérapie aux côtés de la médecine moderne dans la prise en charge des personnes souffrant de maladie mentale.

Culture 22 oct. 2019


Difficile circulation sur le lac Djonou à Godomey: La libération de l’exutoire de l’eau envisagée

Le ministre des Infrastructures et des Transports,Hervé Hèhomey, est descendu sur le pont du lac Djonou, situé à quelques encablures du marché de Godomey dans la matinée de ce lundi 21 octobre. L’objectif est de constater le débordement de l’eau qui rend la circulation difficile afin d’envisager une solution.

La circulation au niveau du pont de Houédonou, sur le lac Djonou non loin du marché de Godomey est, depuis quelques jours, difficile. Cette situation causée par le débordement des eaux suite aux pluies diluviennes de ces derniers jours, n’a pas laissé les autorités en charge des Infrastructures et des Transports insensibles. Hier lundi 21 octobre, le ministre Hervé Hèhomey y a conduit une délégation des cadres de son département pour apprécier la situation et apporter une solution.
En effet, avec les pluies diluviennes de ces derniers jours, l’eau est déviée de sa trajectoire pour se retrouver en dehors de l’infrastructure construite pour son écoulement. Devant cette situation, fâcheuse pour les usagers de ce tronçon qui mène dans la commune d’Abomey-Calavi, le ministre Hervé Hèhomey rassure. « Nous allons conjuguer nos efforts pour favoriser l’écoulement des eaux. Voyez-vous, les gens ont même fait obstruction à l’eau. Il faut refaire le lit du cours d’eau pour favoriser  son écoulement, parce que l’eau est détournée un peu de son lit. Voilà l’ouvrage ici, mais nous avons vu l’eau qui coule de l’autre côté. Nous allons rétablir un peu tout ça et je crois que d’ici quelques jours, nous aurons satisfaction », a laissé entendre le ministre au terme de sa visite. La solution définitive au problème figure déjà dans le Programme d’action du gouvernement, confie le ministre. Il en veut pour preuve le projet du contournement nord-est de Cotonou envisagé par le gouvernement. D’après lui, les études techniques de ce projet sont avancées et elles prévoient en lieu et place de l’ouvrage actuel, la construction d’un pont en deux fois trois voies pour faciliter la circulation aux usagers.
Il faut rappeler qu’à la suite de la visite du ministre, le préfet du département de l’Atlantique, Jean Claude Codjia et le directeur départemental des infrastructures ont pris langue avec les riverains et tous ceux qui occupent l’exutoire naturel des eaux pour que le lit du lac Djonou soit libéré pour une meilleure circulation de l’eau. Une équation que les occupants sont appelés à résoudre dans quelques heures au regard de l’inondation de la route sur environ vingt mètres, causant des ennuis aux usagers.

Société 22 oct. 2019


Affrontement entre Peuls et paysans à Aklampka : Un mort et un blessé enregistrés

Dans la nuit du dimanche 20 octobre  dernier, un groupe de peuls a abattu par balles un paysan âgé de 30 ans et blessé grièvement un autre. Le drame s’est produit dans la localité d’Aklamkpa dans la commune de Glazoué.

Devenus récurrents, les affrontements entre paysans et des groupes de peuls ne cessent de faire des victimes. Le dernier cas qui vient de se produire à Aklamkpa dans Glazoué s’est soldé par la mort d’un paysan du nom de Kabli Awossou, père de 4 enfants et un blessé grave référé à l’hôpital de zone de Dassa-Zoumé. Les éléments de la police sont déployés sur les lieux pour prendre le contrôle de la situation.
En effet, le paysan est abattu à sa ferme un peu en retrait des habitats d’Aklamkpa. A côté, il  a implanté une cabane pour en faire son abri. Selon les témoignages de ses proches, c’est après avoir fini ses activités champêtres, le dimanche soir, qu’il s’est rendu à sa cabane. Mais, à sa grande surprise, celle-ci  est occupée par de jeunes peuls. Une altercation survient entre eux. L’un des peuls sort une arme et tire à bout portant sur le paysan. Les proches de la victime parlent de trois impacts de balles sur le corps du paysan déposé à la morgue.
Appelé d’urgence à la rescousse, le frère de la victime descend sur les lieux du drame. Il ne va pas non plus échapper au courroux des peuls qui lui tirent dessus. Il est grièvement blessé et transporté à l’hôpital de Dassa pour être pris en charge.    
De sources bien renseignées, ce groupe de peuls serait celui qui a perpétré un braquage, il y a de cela deux semaines dans la localité de Bantè. Recherchés par la police, ils s’étaient volatilisés dans la nature, profitant de la forêt, avant de se retrouver, dimanche dernier, dans la cabane du paysan qu’ils ont tué.  
La police s’est mise à leurs trousses pour les rattraper.

Société 22 oct. 2019


Diplomatie et mondialisation : « Il faut que l’Afrique passe de la passivité à la proactivité », dixit Bernard Badie
[caption id="attachment_33745" align="alignnone" width="1040"]L’Afrique doit se montrer unie et responsable pour s’imposer dans le jeu diplomatique[/caption]

De plus en plus, l’Afrique est au cœur de la politique étrangère des grandes nations. Sa place devient prépondérante dans la diplomatie et plus encore dans le processus de mondialisation. Mais pour que l’Afrique s’impose dans le jeu diplomatique, il lui faudra apprendre à faire confiance à ses acteurs locaux, à moins de se tourner vers les grandes nations. Un point de vue défendu et illustré par le professeur émérite de Sciences politiques Bertrand Badie.

Loin d’être la partie la moins nantie, la moins apte du monde, l’Afrique tient une place prépondérante dans la diplomatie et plus encore dans le processus de mondialisation. C’est ce qu’a soutenu et expliqué le professeur Bertrand Badie face à la presse béninoise dans la matinée de lundi 21 octobre à l’Institut français de Cotonou. Quand bien même elle est sous-estimée, souvent exploitée bon gré mal gré, l’Afrique pèse inéluctablement dans la balance des relations internationales. Plus qu’hier, l’Afrique dispose d’atouts déterminants, et est devenue incontournable dans la politique étrangère des grandes nations. « Mais l’Afrique sera dans la mondialisation comme un poisson dans l’eau, si elle prend véritablement conscience de ses potentialités et de sa position centrale », a laissé entendre le professeur de Sciences politiques Bertrand Badie. Considérant les trois piliers de la mondialisation que sont : l’Inclusion, la mobilité et surtout l’interdépendance ; le spécialiste des relations internationales Bertrand Badie affirme que le jeu diplomatique peut basculer à tout moment si l’Afrique prend sa part active. « Quand de plus en plus, le fort dépend du faible, c’est que l’hégémonie n’est plus totale et tout peut arriver », fait-il remarquer.

Mais comment l’Afrique prendrait sa part active dans la mondialisation ? Pour le professeur, il importe de réhabiliter les acteurs locaux. L’Afrique doit faire confiance en ses acteurs et cesser de se tourner vers l’Occident pour relever ses défis. « Il faut absolument rendre le continent aux acteurs locaux… Ce sont eux les plus à même à faire face aux défis de l’Afrique… Ce n’est pas la France qui va régler les problèmes de l’Afrique… », précise Bertrand Badie. La co-gouvernance reste, selon lui, l’autre chantier qui devrait réunir les Etats africains autour d’un idéal. « Que l’Afrique prenne l’initiative de s’organiser, d’organiser une grande convergence des Etats africains où la gouvernance sera globale », suggère-t-il avant de renchérir : « Je pense que c’est possible de réinventer le monde. Et cela sera faisable dès lors que l’Afrique passe de la passivité à la proactivité ».

Actualités 21 oct. 2019


Concertation avec la Conférence des présidents du Parlement: Propos liminaire du président de la République

Monsieur le président de l’Assemblée nationale,
Mesdames et messieurs les membres de la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale,

A la suite du Dialogue politique auquel j’ai convié les partis politiques, le gouvernement a examiné, ainsi que vous l’avez suivi dans le compte rendu du Conseil des ministres d’hier mercredi 16 octobre 2019, les conclusions qui en sont issues.
Il est apparu que les recommandations consensuelles contenues dans la synthèse du rapport, concernent essentiellement l’organisation des partis politiques, l’organisation des élections, une meilleure présence des femmes dans les instances de décision, le statut de l’opposition et les mesures d’apaisement politiques liées aux événements des mois d’avril, mai et juin 2019.
A l’analyse, la mise en œuvre effective de ces recommandations appelle l’intervention de la représentation nationale.
C’est à cette fin que j’ai pris l’initiative de la présente rencontre pour partager avec vous la pertinence des recommandations qui ont été formulées par les participants au Dialogue politique.
A mon sens, ces recommandations participent à la consolidation de la Concorde nationale.
C’est pourquoi je vous prie de voir dans ma démarche un plaidoyer qui appelle votre responsabilité historique.
Monsieur le président de l’Assemblée nationale,
Je n’ai pas de doute que votre institution jouera sa partition avec diligence et efficience pour satisfaire les légitimes attentes de notre peuple.
D’ores et déjà, je vous assure de ma disponibilité personnelle et de celle de mon gouvernement en vue de la mise en œuvre diligente des délibérations qu’il vous plaira de prononcer.

Je vous remercie.

Société 18 oct. 2019


Lutte contre les grossesses en milieu scolaire: Quand les victimes d’hier s’en mêlent

Difficile d’évoquer les défis de la nouvelle rentrée des classes sans faire allusion au cas des jeunes élèves qui, enthousiastes dès le premier jour des classes, ont pourtant très peu de chance de finir l’année scolaire. Une grossesse, non désirée dans la plupart des cas, pourrait y mettre un frein. Pour y remédier, de plus en plus d’anciennes victimes donnent de la voix afin que leurs cas servent d’exemples.

Stéphanie Montcho Fagbohoun. Le nom est bien connu dans le milieu des médias et même du showbiz au Bénin. Journaliste et animatrice, la jeune dame dont la voix est sollicitée pour bien des émissions et animations a pourtant une vie que très peu de personnes connaissent. Mais Stéphanie ne s’en cache pas. Depuis des années, elle mène une lutte acharnée contre les grossesses en milieu scolaire. Campagne de sensibilisation, journée d’écoute et de conseils… Tous les moyens sont mis à contribution par la jeune dame pour éviter à d’autres de connaître le même sort qu’elle. « L’activité de sensibilisation aux grossesses en milieu scolaire est partie d’une histoire personnelle. Il y a plus d’une vingtaine d’années, je suis tombée enceinte sur les bancs. J’avais 16 ans, très naïve. A partir de ce moment, toute mon existence a changé. Des étapes qui m’ont fait traverser des difficultés énormes. Quelques années plus tard, j’ai commencé à aller vers les élèves afin de leur éviter de tomber dans certains pièges qui non seulement affectent la vie scolaire, les affectent sur le plan psychologique et aussi mettent l’élève face à des maladies sexuellement transmissibles », raconte-t-elle.
Si elle en est arrivée là, c’est parce que sa propre vie a pris un autre tournant depuis sa grossesse précoce. Un mal qui aurait pu être évité, reconnait-elle, remontant le temps. « J’étais une jeune fille très renfermée. J’étais timide et fille unique pour mes parents. J’avais commencé le collège à l’âge de 12 ans. Je souffrais d’un mal chronique qui faisait dépenser énormément mes parents alors que nous étions une famille pauvre. Le luxe ne nous connaissait pas et on vivait pratiquement au jour le jour. En classe de 5e, j’ai fait la connaissance d’un monsieur largement plus âgé que moi. Ce qui m’a poussée vers lui en premier, c’était que je retrouvais auprès de lui cette illusion d’affection parentale », raconte Stéphanie au sujet de son vécu. « Un an plus tard, un jour de la fameuse fête de la St Valentin, je me suis rendue chez lui à la maison et je me suis offerte à lui en guise de cadeau. C’était ma première fois d’aller au sexe. J’avais 15 ans. Deux mois plus tard, je me suis rendu compte que j’étais en état ». Quid de l’auteur ? « Ce dernier n’a pas nié, mais il est reparti pour ne revenir que douze ans plus tard. Pendant ce temps, il fallait continuer mon cursus scolaire, nourrir un enfant et subvenir à tous ses besoins… J’étais la risée de tout mon établissement. Je n’étais pas fréquentable. J’ai fait pas mal de tentatives de suicide. Mais ça n’a pas marché ». Un récit de vie plutôt douloureux qui l’oblige à devenir auprès des jeunes adolescentes, l’apôtre de la bonne nouvelle pour leur éviter de tomber dans les mêmes travers.

Sensibilisation tous azimuts

Pour mieux tenir ce challenge, une association a été créée en soutien. Son nom, « La vie est belle ». Chaque année, les membres font des tournées dans les établissements privés et publics pour sensibiliser les filles mais en général les élèves aux dégâts des grossesses en milieu scolaire. « Il y a deux ans, nous avons reçu les chiffres sur les taux de grossesses en milieu scolaire, et ceci nous a encore réconforté dans cette lutte que nous menons depuis quelques années. Nous n’avons pas le droit de nous taire », rétorque Stéphanie Montcho. « Un élève est en apprentissage des fondamentaux pour être utile à sa nation demain. Un élève est une personne vulnérable parfois vite déroutée à l’adolescence par des désirs incontrôlables. Il n’a forcément pas la maîtrise de soi pour sortir de l’adolescence sans tomber dans la dépravation et autres vices qui mineront sa vie scolaire, sa jeunesse et donc sa vie d’adulte », poursuit-elle.
Son association n’est pas la seule à travailler dans ce sens, bien d’autres organisations portent cette cause. « Nous devons toujours parler, sensibiliser et tenir un langage qui favorise l’ouverture de ces élèves à nous parler lorsqu’ils font face à des situations difficiles comme le harcèlement, les mariages forcés, les propositions indécentes, la sexualité précoce », soutient pour sa part Ambroisine Lokossou, responsable elle aussi d’une structure d’écoute qui aide spécifiquement les jeunes filles à s’épanouir à travers une sexualité responsable. Cette autre victime de la maternité sur les bancs dit avoir eu « une adolescence difficile et douloureuse », du fait de sa grossesse à l’âge de 17 ans. « Je sais ce que c’est qu’être jeune fille mère. J’ai vécu cela et le but de notre association, c’est d’éviter aux jeunes que nous allons rencontrer de vivre cette tragédie. Peu sont ceux et celles qui s’en sortent. Pour beaucoup, cela est parfois fatal », note Stéphanie.

Agir sur toutes les cibles

L’action portée par ces organisations et surtout les mesures mises en place par le ministère en charge de l’Enseignement secondaire ont fait que les chiffres sont quelque peu en baisse. De 3045 grossesses au cours de l’année scolaire 2016-2017, on est passé à 2912 cas en 2017-2018 contre seulement 1122 grossesses en 2018-2019. Il devrait encore chuter à la fin de la nouvelle année scolaire. Mais en attendant, ce sont les auteurs des grossesses, notamment les élèves-garçons que visent les actions de sensibilisation. Il faut changer d’approches, disent ces responsables d’organisations. « Le message est adressé et aux jeunes filles et aux jeunes garçons. L’un ne va pas sans l’autre. Il faut sensibiliser les filles oui mais aussi sensibiliser les jeunes garçons. Faire le message uniquement à l’endroit de la jeune fille c’est comme si nous vivons dans un monde où le sexe masculin est inexistant », disent-ils. « Nous ne pouvons réussir à faire régresser le taux de grossesses en milieu scolaire sans y impliquer la couche des jeunes garçons. Non seulement il y a de la sensibilisation à faire à ce niveau mais aussi aujourd’hui, nous les appelons pratiquement des partenaires pour réussir cette mission », indique Stéphanie Montcho.
La participation de ces jeunes élèves aux campagnes initiées est très encouragée. Leur part dans le taux élevé de grossesses enregistrées en milieu scolaire n’est pas négligeable. Sur les 3045 grossesses au cours de l’année scolaire 2016-2017,  307 auteurs étaient des élèves ou étudiants. Quand on a noté 2912 cas en 2017-2018, ils y étaient pour 371 et sur les 1122 grossesses en 2018-2019, on notait 185 pères, ou du moins « engrosseurs » émanant du milieu scolaire. Des chiffres non moins inquiétants qui obligent à agir du côté de ces jeunes qui, comme les filles, se laissent aussi aller à des comportements qui finissent par leur porter préjudice.

« Le jeune homme aussi a des défis de jeunesse »

Dans la sensibilisation que mènent les organisations, Ambroisine Lokossou pense que « un jeune homme bien sensibilisé est capable de dire à la jeune fille de faire attention à ses fréquentations ». Stéphanie Montcho dira pour sa part que ce  genre de message porté par cette couche, est peut-être beaucoup mieux assimilé par la jeune couche féminine. « Aujourd’hui, nous ne pouvons pas les exclure. Ils ne sont pas à abattre, ils ne sont pas mal vus, les mettre au banc des accusés, ne fera qu’augmenter le mal. Le jeune homme aussi a des défis de jeunesse. Adolescent, il fait face à certains changements qui sont plus difficiles à canaliser chez lui que chez la jeune fille. Nous devons absolument mener le dialogue avec les deux couches », insiste-t-elle. On devrait aussi se poser la question de savoir l’appréciation que portent les jeunes apprenants sur ces actions diligentées à leur endroit. Ruth Leslie Faton dit en être venue à « devenir méfiante des hommes ». Pour cette élève en classe de Première, « fuir les hommes » et remettre à leur place les camarades qui lui tournent autour est sa formule pour se tirer d’affaire. Pour mieux se prémunir contre, elle milite dans une organisation de sensibilisation des élèves à la sexualité précoce. « A force d’entendre tout le temps le même message et de le véhiculer aussi, on finit par être aguerri contre les assauts », estime-t-elle. Tout près d’elle, son camarade Jude-Hubert Houédété peine à se convaincre de cet argumentaire. Il est même formel. « Il faut agir beaucoup plus sur les filles », suggère-t-il.
Mener un tel combat sans tendre la main aux parents serait illusoire, pensent aussi nos interviewées. « Les premières personnes que nous sollicitons pour nous aider dans la régression du taux de grossesses en milieu scolaire, ce sont les parents. Aujourd’hui, au vu de l’évolution des choses, le langage rigide ne fonctionne plus avec les jeunes. Il faut plutôt aller vers eux en tant qu’ami, en personne expérimentée », ont-elles proposé.

Société 18 oct. 2019


Audiences à la Haute Cour de Justice: L’archidiocèse de Cotonou organise une foire agricole et de la foi

La présidente de la Haute cour de Justice,  Marie Cécile de Dravo Zinzindohoué s’est entretenue avec quatre délégations porteuses de diverses préoccupations.  

L’archidiocèse de Cotonou organise du 21 au 27 novembre prochain à Toffo, une foire de l’agriculture et de la foi. Une délégation du comité d’organisation de cette activité est allée informer la présidente de la Haute cour de Justice, Marie Cécile de Dravo, de ce projet initié par l’archevêque de Cotonou, Mgr Roger Houngbédji. Selon Léon Okioh, responsable de ce comité préparatoire, sa délégation a expliqué à la présidente de la Hcj, les objectifs du projet et le programme des manifestations qui se dérouleront autour de la fête liturgique Christ roi. L’organisation de cette foire, à l’en croire, vise à attirer l’attention des fidèles sur l’importance de l’agriculture, un secteur valorisant mais qui n’est pas suffisamment mis en valeur. Ce qui se traduit, au niveau de l’archidiocèse de Cotonou, notamment par un fort exode rural; une faiblesse de la production agricole; la pauvreté des populations et la précarité des conditions de vie. Raison pour laquelle, explique Léon Okioh, le prélat a décidé de faire quelque chose dans ce sens pour faire bouger davantage les lignes et faire reculer la pauvreté. L’organisation de cette foire se veut donc une contribution de l’archidiocèse aux nombreux efforts qui se font ça et là sur le terrain pour bouter la pauvreté hors du Bénin en général et de l’archidiocèse de Cotonou en particulier, précise Léon Okioh.
A la suite de ce comité, la présidente de la Haute cour de Justice a échangé avec le nouveau bureau directeur du Conseil national de la presse et de l’audiovisuel du Bénin (Cnpa-Bénin) installé le 12 septembre dernier. Ce dernier est allé se présenter à la présidente de l’institution et solliciter ses riches conseils afin de conduire à bon port sa mandature.

Société 18 oct. 2019


Concertation avec la Conférence des présidents du Parlement : Patrice Talon comble les attentes de l’opposition

Plus qu’une question de jours, sans doute le temps que le Parlement agisse, pour que les doléances de l’opposition béninoise, du moins celles issues du dialogue politique trouvent satisfaction. Un pas de géant vers la décrispation de la tension politique qui couve depuis peu dans le pays.

Il n’aura fallu que sept jours après la fin des travaux du dialogue politique pour que le chef de l’Etat pose l’acte déterminant qui permettra de donner corps aux attentes des délégués à ces assises. En invitant la Conférence des présidents du Parlement pour envisager avec elle les solutions aux recommandations issues de la rencontre, le chef de l’Etat honore ses engagements.
« Il est apparu que les recommandations consensuelles contenues dans la synthèse du rapport concernent essentiellement l’organisation des partis politiques, l’organisation des élections, une meilleure présence des femmes dans les instances de décision, le statut de l’opposition et les mesures d’apaisement politiques liées aux événements des mois d’avril, mai et juin. A l’analyse, la mise en œuvre effective de ces recommandations appelle l’intervention de la Représentation nationale. C’est à cette fin que j’ai pris l’initiative de la présente rencontre pour partager avec vous la pertinence des recommandations qui ont été formulées par les participants au dialogue politique ». Ainsi s’exprimait le président
Patrice Talon, un peu comme pour illustrer son engagement à aller au bout des attentes des participants, même si la mise en application de ce qui a été convenu n’est pas de son ressort. Non seulement, il souhaite voir le Parlement jouer « sa partition avec diligence et efficience pour satisfaire les légitimes attentes de notre peuple », mais il assure aussi de sa disponibilité personnelle et de celle de son gouvernement.
Autant d’éléments qui devraient réconforter l’opposition, surtout lorsqu’on sait que ses attentes majeures sont désormais prises en compte, en tout cas en voie de résolution. La première, la relecture des textes législatifs à l’origine de la tension. « Il faut revoir les parties qui fâchent au niveau de la Charte des partis politiques, au niveau du Code électoral… Nous sommes d’accord au niveau du Parlement pour jouer notre partition afin que tout cela se fasse et que la quiétude revienne », s’est engagé le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou. Vient ensuite la prise en compte du cas des personnes impliquées dans les violences post-électorales. « La plupart des dispositions à prendre sont des dispositions au niveau du Parlement. Nous avons vu la pertinence et l’opportunité de ces actions que nous devrons prendre… Au total, entre cinq et six lois pour concrétiser toutes les décisions qui ont été prises au niveau du dialogue politique, une loi d’amnistie pour permettre à tous ceux qui sont impliqués dans les évènements issus des élections législatives » de retrouver leur quiétude, a confié le  président Louis Vlavonou à l’issue de la séance. De quoi rassurer ceux qui se posaient des questions sur l’issue de ce dialogue et les recommandations et doléances qui en découlent.

Société 18 oct. 2019


Audition publique à la Haac: La radio Soleil Fm mise en demeure

Suite à une plainte déposée à son encontre par la direction générale des médias, les responsables de la radio Soleil Fm ont été auditionnés, hier jeudi 17 octobre, par les membres de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac). Apres audition des mis en cause, les conseillers de la Haac ont prononcé une sanction de mise en demeure.

« Etant donné que la radio Soleil Fm a récidivé dans la violation des textes régissant la presse et la communication en République du Bénin, ses responsables sont mis en demeure de respecter les dispositions des articles 211 du Code de l’information et de la communication, 16 et 17 de la convention signée avec la Haac et l’article 2 du Code de déontologie de la presse béninoise». C’est la décision prise par les conseillers de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication, hier jeudi 17 octobre, à l’encontre de la radio Soleil Fm pour avoir diffusé un élément de son correspondant, Belhassen Belco Boukari, au cours de l’édition du journal parlé du mardi 15 octobre dernier.

Les faits

Le rapporteur a affirmé que dans ledit reportage, le correspondant a indiqué que l’honorable Adam Bagoudou a été pris à parti, lors de la cérémonie de huitaine de sa tante à Tchaourou, quartier Ayegoun. Le conseiller Bastien Salami indique que le correspondant a précisé que la tension serait apaisée avec le départ du député et de ses accompagnateurs. Le correspondant ajoute également que les élections législatives du 28 avril 2019 ne se seraient pas déroulées dans la commune de Tchaourou et le matériel électoral saccagé. Le conseiller de la Haac révèle que Belhassen Belco Boukari a fait observer que le bilan des violents affrontements postélectoraux n’a pas été fait à ce jour et a, pour finir, mentionné que l’honorable Mariam Chabi Talata Zimé, première vice-présidente de l’Assemblée nationale, aurait été éconduite à Tchaourou, après un tête-à-tête avec le roi de la localité. Suite à la diffusion de cet élément, les conseillers ont noté que des incidents sont survenus à Tchaourou et ont occasionné des dégâts matériels et des blessés graves.

Réquisitions

À la suite des faits relatés, les conseillers ont martelé que le journaliste a fait preuve de légèreté et de manque de professionnalisme dans le traitement de l’information relative à l’incident survenu le mardi 15 octobre dernier à Tchaourou. Ils notent que la radio Soleil Fm n’a pas pu apporter la preuve de ses allégations, encore moins justifier l’objectif poursuivi en diffusant une telle information. Reconnaissant la gravité de tout ce qui leur a été reproché, le directeur de la radio, Jérôme Kassa et le rédacteur en chef Saturnin Djossou ont sollicité l’indulgence et la clémence des conseillers. Ces derniers à leur tour, après s’être concertés,  ont  décidé de la mise en demeure de l’organe. Les informations relayées par la radio seraient de nature à inciter à la violence.

Société 18 oct. 2019


2e édition de « Karaté Noël des enfants »: Les inscriptions ouvertes aux karatékas âgés de 6 à 15 ans

La Ligue départementale Atlantique-Littoral de karaté-do (Lalk) organise, dimanche 15 décembre prochain, au profit des jeunes talents une compétition dénommée

« Karaté Noël des enfants ». Les responsables d’associations sont invités à inscrire leurs jeunes athlètes de 6 à 15 ans jusqu’au 9 novembre prochain.
Permettre aux jeunes pratiquants de karaté d’améliorer leur niveau technique et de célébrer les fêtes de fin d’année en toute convivialité. C’est le but visé par la Ligue départementale Atlantique-
Littoral de Karaté-do (Lalk) en rééditant la compétition dénommée « Karaté Noël des enfants ». Le comité d’organisation a lancé les inscriptions pour la deuxième édition de cette compétition qui se tiendra, le 15 décembre prochain, à la maison du peuple d’Agla à Cotonou. Pour le responsable à l’organisation, Charlemagne Comlan, les responsables d’associations ont jusqu’au samedi 9 novembre prochain pour inscrire leurs athlètes. « Toutes les dispositions sont en train d’être prises pour l’organisation de cet évènement, qui constitue une occasion pour fêter avec les jeunes karatékas béninois », a-t-il déclaré. Pour le bon déroulement des combats, il indique que seuls les compétiteurs ayant une licence fédérale peuvent participer à ce tournoi. Aussi,  sont-ils tenus de prouver leur âge avec une photocopie de leur acte de naissance. « Car, le comité d’organisation se réserve le droit de disqualifier tout partisan de fraude sur les âges des enfants », a-t-il prévenu. Les trois premiers de chaque catégorie vont repartir chacun avec une médaille et des cadeaux-surprise.
Selon le président de cette ligue, Eric Gbègbo, la compétition est ouverte aux catégories pupilles (6-7ans), aux poussins (8-9 ans) aux benjamins (10-11ans), minimes (11-12 ans) et aux cadets (14-15 ans).  A l’en croire, la compétition concerne tous les jeunes pratiquants de karaté des deux sexes : « La compétition est individuelle et concerne tous les pratiquants de karaté (shotokan, goju ryu, shito ryu et wado ryu) des deux sexes des départements de l’Atlantique et du Littoral », a-t-il précisé. Il confie que toutes les dispositions sécuritaires et sanitaires seront prises pour permettre aux jeunes athlètes de bien participer à cette compétition: « Une équipe médicale sera à la disposition des athlètes pour les premiers soins», a-t-il promis. Signalons que le tirage au sort de la compétition aura lieu, dimanche 1er décembre prochain, au Dojo Jka en présence de tous les responsables d’associations.
Ch. H

Société 18 oct. 2019


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